Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5094
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5094, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Chevat 5717,
Brooklyn,
Au jeune Na’houm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur les coutumes de la Hilloula(2), lorsque celle-ci survient un Chabbat, comme c’est le cas, cette année. Il est clair que toutes les pratiques de la semaine(3) ne peuvent être effectuées pendant le Chabbat, mais doivent l’être à la veille de celui-ci, comme le tranchent les derniers Sages.
Vous consulterez, en particulier, le Kaf Ha ‘Haïm, sur le Ora’h ‘Haïm, chapitre 568, le Ikareï Ha Dat, Yoré Déa, chapitre 36, paragraphe 35. Tel n’est pas l’avis, en revanche, du Guécher Ha ‘Haïm.
J’ai lu, avec plaisir, à la fin de votre lettre, que vous participez aux réunions des jeunes de l’association ‘Habad et, plus généralement, à celles des ‘Hassidim. Il est sûrement inutile de vous souligner que l’essentiel est ce que l’on en tire, la motivation à agir concrètement, dans les pensées, les paroles et les actions.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Le Rav N.Margolis, de Jérusalem. (2) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. Voir, à ce sujet, la lettre n°885. (3) Par exemple le don à la Tsédaka.
Lettre n°5095
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5095, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Tévet, dans laquelle vous me demandez une bénédiction pour vous élever sur les marches qui conduisent vers la maison de Dieu. En un moment propice, je mentionnerai votre nom, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, conformément à votre demande.
Je suis surpris que vous ne me décriviez pas votre programme d’étude, dans votre lettre. Vous ne me dites pas non plus ce que vous faites pour accomplir les Mitsvot de la meilleure façon. De fait, la Torah et les Mitsvot sont également des marches, “ une échelle plantée en terre dont le sommet atteint le ciel ”. Selon une interprétation bien connue, nos Sages disent que cette échelle, Soulam, correspond au Sinaï, les deux termes ayant la même valeur numérique. En outre, il est dit que : “ l’échelle, c’est la prière ”.
Il est bien évident que vous devez renforcer, dans toute la mesure de vos moyens, l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Car, le progrès est toujours possible, ainsi qu’il est dit : “ Les érudits ne connaissent pas le repos… Ils s’élèvent, d’une étape vers l’autre ”. Et, rien ne résiste à la détermination.
Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous les adopterez, au moins à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°5096
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5096, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Tévet, date de la Hilloula de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h :
A) Comment faire pour convaincre un élève qu’il doit poursuivre ses études à la Yechiva ?
Il faut, bien sûr, lui expliquer que notre Torah, Torah de vie, est également à l’origine de la vie de ce monde. En effet, elle fut donnée par le Créateur du monde, en général et de l’homme, en particulier. Or, Lui seul peut savoir ce qui est réellement le bien de l’homme, se trouvant dans ce monde.
Dans notre Torah, le Créateur nous a donné des instructions détaillées et l’une des plus essentielles consiste à étudier cette Torah. Il est particulièrement important de le faire pendant la période au cours de laquelle on se forme et l’on se prépare à la vie(1), à quitter les quatre coudées de sa maison, de la synagogue et de la maison d’étude.
Plusieurs propos d’encouragement et des explications, à ce sujet, se trouvent dans les livres, en général et dans ceux de la ‘Hassidout, en particulier.
B) Comment chasser les pensées étrangères, qui troublent pendant la prière et l’étude ?
L’un des moyens d’y parvenir est d’avoir un livre posé devant soi, pendant l’étude, y compris quand on révise un passage par la pensée ou qu’on y réfléchit. Ce livre sera ouvert à la page sur le contenu de laquelle on médite et, quand on sent que sa pensée commence à s’égarer, on observera les livres. Les mots captent l’attention, expliquent et illuminent.
C) Les rêves qui dérangent.
Nos Sages disent qu’un homme n’y voit que le reflet de ses pensées. Les rêves sont le produit des pensées inutiles que l’on a eues, pendant le courant de la journée. Et, si l’on diminue la cause, on réduira également l’effet.
Toutefois, les rêves peuvent également avoir d’autres causes, comme l’explique le Tanya, au chapitre 29. En conséquence, il faut faire attention au Chema Israël du coucher. Il faut aussi avoir le corps pur, en adoptant l’immersion rituelle selon Ezra(2) et disposer d’une bonne Mezouza, à la porte de sa chambre.
D) Comment renforcer sa foi et sa confiance en Dieu ?
C’est en étudiant intensivement la ‘Hassidout que vous y parviendrez.
E) Quelle attitude adopter face à ceux qui s’opposent à la ‘Hassidout ?
Il est, bien entendu, effroyable de constater que l’on peut s’opposer à une partie de la Torah de Dieu. Une telle attitude résulte sûrement d’un manque de connaissance de ce qu’est la ‘Hassidout. Il est donc préférable de ne pas polémiquer, de diffuser la lumière de la Torah et son luminaire, qui en est la dimension profonde, dans toute la mesure du possible.
Pour cela, il faut intensifier sa propre étude et exercer une influence positive sur son entourage afin qu’elle s’y répande. Encore une fois, il ne faut pas engager la polémique. De la sorte, l’opposition ira en s’amenuisant, alors que la sagesse et la connaissance de la ‘Hassidout se développeront.
Vous savez sans doute que le 10 de ce mois, le saint Chabbat Parchat Bechala’h, sera la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Tous ceux qui désirent se lier à ses instructions et à son enseignement se motiveront et prendront, en ce jour, la décision d’augmenter leur étude de la Torah et leur pratique des Mitsvot de la meilleure façon.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Comme vous me le demandez et à titre exceptionnel, je signe moi-même cette lettre.
Toutefois, sachez que, même quand elle est signée par le secrétaire, je lis l’intégralité du courrier qui m’est adressé, je dicte moi-même les réponses et je les relis, avant expédition.
Je suis surpris par le curieux soupçon selon lequel il pourrait en être autrement. On ne peut suspecter un Juif d’agir de la sorte.
Notes
(1) Pendant la période scolaire. (2) Après chaque relation conjugale et, plus généralement, chaque jour.
Lettre n°5097
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5097, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis satisfait d’obtenir, de temps à autre, de vos bonnes nouvelles. Puisse Dieu faire qu’elles soient uniquement bonnes, non seulement moralement, mais aussi physiquement, car, chez les Juifs, ces deux dimensions sont liées.
Le Rambam dit que “ avoir un corps en bonne santé fait partie des voies de Dieu ” et, de même, commentant le verset : “ Quand tu verras l’âne…(1), tu lui viendras en aide ”, le Baal Chem Tov explique(2) que l’on ne sert pas Dieu par des jeûnes et des mortifications, que le corps doit également participer à ce service, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”.
S’il en est de tout temps ainsi, combien plus est-ce le cas à notre époque, dans laquelle un nombre relativement peu important de personnes se mettent au service de la Torah et des Mitsvot. La présence de chacun est donc beaucoup plus nécessaire, la valeur de chaque action est beaucoup plus décisive.
Concrètement, on peut effectivement observer que, quand le corps est affaibli, les actions que l’âme accomplit par son intermédiaire le sont également, comme l’explique le Tanya, au chapitre 47, que vous consulterez.
Je n’aurais pas imaginé qu’une longue explication, à ce sujet, ait été nécessaire pour quelqu’un comme vous. Toutefois, selon les nouvelles qui me sont parvenues, vous ne faites pas attention à la santé de votre corps, comme cela aurait été nécessaire, d’après ce qui vient d’être expliqué. Or, le verset ne dit-il pas : “ Vous prendrez bien soin de vos âmes ” ? Je suis convaincu que vous le faites dans une bonne intention, mais, comme je le disais, chacun, à notre époque, est un soldat qui doit se conformer aux ordres et aux instructions.
Il nous a été précisé qu’en cette période du talon du Machia’h(3), la forme essentielle du service de Dieu est la Tsédaka et l’action concrète, comme l’explique l’Admour Hazaken, dans Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 9, il faut donc faire tout ce qui dépend de soi afin de pouvoir être le plus actif possible.
Il est un enseignement, donné à plusieurs personnes, que nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi, notre chef. C’est la nécessité de manger, le matin, avant la prière et, pour beaucoup, de prendre même des gâteaux, afin d’être plus fort(4). De la sorte, on pourra prier avec plus de concentration.
Vous connaissez sûrement la fameuse lettre du Baal Chem Tov à son disciple, le Baal Toledot Yaakov Yossef, dans laquelle il écarte la multiplication des jeûnes. Celle-ci est imprimée dans le Ha Tamim, tome 1, dans le Guinzeï Nistarot, tome 1, chapitre 68 et dans plusieurs autres ouvrages.
Je vous remercie de m’écrire qu’au moins à l’avenir, votre attitude sera conforme à l’enseignement de mon beau-père, dont le mérite nous protégera et que vous prendrez bien soin de la santé de votre corps, ce qui renforcera celle de l’âme et son service de Dieu.
Vous remplacerez donc le jeûne par de la Tsédaka ou encore par le jeûne de la parole(5), comme le rapporte le Toledot Maharach(6), à la page 72. De même, vous continuerez à agir pour le compte des saintes institutions, en particulier pour le Collel ‘Habad, sans multiplier vos efforts physiques, ce qui est utile également pour l’efficacité de ce que l’on accomplit, puisqu’on peut alors renforcer l’action.
J’ai bon espoir qu’en adoptant cette attitude, vous observerez très rapidement une réussite accrue et ce succès, dans votre mission sacrée, se poursuivra encore pendant de nombreuses années.
Je vous joins les dernières parutions. A n’en pas douter, vous les mettrez à la disposition du plus grand nombre.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) “ De ton prochain ployer sous son fardeau et voudras ne pas lui venir en aide ”, ‘Hamor, l’âne, étant de la même étymologie que ‘Homer, la matière. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4924. (3) Lorsque sa venue est imminente. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4768. (5) Consistant à s’abstenir de prononcer des paroles inutiles. (6) Dont le Rabbi lui-même est l’auteur.
Lettre n°5098
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5098, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi.
Chaque fois qu’il est possible d’accomplir une Mitsva de la meilleure façon, il est clair que cela est judicieux. Bien entendu, ceci s’applique également aux Tsitsits, au Talith et, commentant le verset : “ Il est mon Dieu et je Le parerai ”, nos Sages expliquent, au traité Chabbat 133b : “ Pare-toi devant Lui par les Mitsvot, en ayant de beaux Tsitsits ”.
Comme vous le savez, on porte les Tsitsits afin de mettre en évidence la Royauté de Dieu, qui est “ la Royauté de tous les mondes ” et l’on s’unifie à elle par cette Mitsva, comme l’explique le Tanya, au début du chapitre 41. En conséquence, chaque fois qu’un homme peut accomplir une Mitsva d’une meilleure façon, il est transformé en tout ce qui le concerne.
Les Tsitsits doivent donc(2) être en laine de brebis, sans le moindre doute, être travaillés, pendant tout le processus, dans le but d’être utilisés pour cet usage, comme l’expliquent, en particulier, le Choul’han Arou’h, celui de l’Admour Hazaken et les responsa Divreï Né’hémya.
Puisse Dieu faire que cette Mitsva en attire une autre, que vous multipliez “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, sa dimension profonde, pour vous-même et dans la part du monde qui vous est confiée, jusqu’à l’accomplissement de la promesse selon laquelle “ la nuit éclairera comme le jour ”, l’exil étant précisément comparé à la nuit, lors de notre délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav D.Huisman, de Brooklyn. (2) Tels sont les moyens de mettre en pratique la Mitsva de la meilleure façon, conformément à la question qui a été posée.
Lettre n°5099
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5099, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Chevat 5717,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la caisse d’entraide,
auprès de la synagogue Karlin et Kouvrin(1),
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, par le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, a de bons comportements, Rav Chlomo Zalman Hecht(2), que vous avez accepté sa proposition avec bienveillance et que vous accorderez donc votre aide à la caisse de bienfaisance du Collel ‘Habad, se trouvant dans la ville sainte de Jérusalem, qui sera restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h. Il m’a également adressé votre chèque, destiné à cette caisse et vous trouverez, ci-joint, un reçu.
En un moment propice, je mentionnerai les noms de toutes les personnes se consacrant à cela, qui m’ont été transmis par le Rav Hecht Chlita, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous vous consacriez à ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, en particulier à la Tsédaka, considérée, à elle seule, comme l’ensemble des Préceptes divins, comme l’explique longuement le chapitre 37 du saint Tanya.
Bien plus, cette Tsédaka constitue également un acte de bienfaisance, c’est-à-dire l’une de ses formes les plus élevées, comme l’explique le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, chapitre 249, paragraphe 7(3).
Dieu nous a fait savoir que “ celui qui a pitié du pauvre prête à Dieu et Il le récompensera ”, selon les termes du verset Michlé 19, 17. Il est donc certain que chacun d’entre vous sera récompensé par la satisfaction de tous ses besoins, de même que de ceux des membres de sa famille, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Vraisemblablement à Chicago. (2) De Chicago. Voir, à son sujet, les lettres n°3930, 4765 et 4985. (3) Puisque la Tsédaka est donnée uniquement au pauvre, alors qu’un prêt, acte de bienfaisance, peut être accordé à la fois au riche et au pauvre.
Lettre n°5100
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5100, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Chevat 5717,
Brooklyn
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chmouel Betsalel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 14 Tévet. Bien entendu, vous n’avez pas à vous excuser de m’écrire à propos du Beth Rivka. Bien au contraire, je dois avoir connaissance de la situation, telle qu’elle est(2) et je préfère obtenir ces informations par des amis, d’autant qu’au final, les difficultés me sont toujours communiquées, d’une manière indirecte et par ceux qui, pour l’heure, ne sont ni des amis, ni des proches, ce qui fait que leurs descriptions sont bien souvent exagérées.
S’agissant de la question proprement dite qui a été posée, il convient, à l’heure actuelle, de saisir toutes les opportunités qui se présentent, dans le domaine de l’éducation. Parfois, il faut engager des dépenses et l’on ne voit pas de quelle manière on va les couvrir. Mais, au final, les problèmes financiers trouvent toujours une solution, au besoin avec quelques mois de retard, même s’il n’est pas agréable de rester en dette pendant cette période.
Il n’en est pas de même si l’on cesse, pendant quelques temps, des dispenser une éducation aux élèves. Ne pouvant attendre, ceux-ci prennent une autre direction, bien souvent différente de celle qui est souhaitée.
J’espère que les ‘Hassidim accorderont à cela toute l’attention nécessaire. La divine Providence leur permet de mener une action à Melbourne, en particulier et, plus généralement, dans toute Australie. L’éducation en constitue une large part. Si on l’assume avec joie, ce qui aura pour effet d’écarter la mélancolie, Dieu également accordera sa bénédiction de manière joyeuse, comme l’explique le saint Zohar.
Et, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi(3), selon lequel un soldat se rend à la parade militaire en chantant une marche victorieuse, ce qui a pour effet de renforcer la victoire et de la hâter.
Vous déduirez également de ce qui vient d’être dit que le temps des enfants, durant toute la poursuite de leurs études, doit être consacré à cela, dans toute la mesure du possible, car, dès lors qu’ils s’en détachent, il est très difficile de les faire retourner à l’étude et, plus encore, d’obtenir que celle-ci soit enthousiaste. C’est bien évident.
Vous me dites qu’un collecteur de fonds pour la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod envisage de se rendre en Australie. Il me semble avoir déjà donné, une fois, mon opinion, sur une question similaire. Il faut qu’en l’occurrence, trois entités en soient satisfaites, les ‘Hassidim d’Australie, la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod et le centre des Yechivot Tom’heï Temimim des Etats-Unis, afin qu’il n’y ait pas d’interférence et que tous se coordonnent.
Que le mérite de celui dont nos célébrons la Hilloula(4), directeur de la Yechiva Tom’heï Temimim et des institutions ‘Habad du monde entier vous protège, afin que vous puissiez me donner de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction pour élargir votre subsistance matérielle et pour donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours, avec la joie qui a toujours caractérisé Nikolayev(5),
Notes
(1) Le Rav C.B. Althuiz, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4911. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°4911. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°4049, 5197 et 5262. (4) Le 10 Chevat, le précédent Rabbi. (5) Ville dont le Rav Althuiz est originaire.
Lettre n°5101
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5101, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 4 Chevat, dans laquelle vous me faites part de la controverse qui a été soulevée, dans la synagogue ou vous exercez vos fonctions(1), concernant la lecture du Ta’hanoun(2). Il en a résulté des cris, des disputes et, même, comme vous l’écrivez, des vexations publiques. Vous me demandez ce que j’en pense.
Je suis surpris que vous m’interrogiez, à propos d’une vexation publique. Vous savez ce qu’en disent nos Sages et plusieurs textes condamnent la dispute, en des termes très clairs.
Pour autant, vous me dites bien que cette synagogue s’appelle “ rite Ari Zal ”. Or, les derniers Sages disent(3) que l’on passer du rite Ashkénaze au rite Sfard ou de ce dernier au rite Ari Zal. En revanche, on ne peut abandonner le rite Ari Zal pour le rite Ashkénaze. Vous exercez vos fonctions en ce lieu et vous vous efforcerez donc de faire respecter ce principe, conformément aux voies de la Torah, qui sont agréables et pacifiques.
Que Dieu vous accorde la réussite.
Vous dites, au début de votre lettre, que vous êtes le Chamach, le secrétaire de cette synagogue. Sans doute vous efforcez-vous donc de mettre en pratique le dicton du Tséma’h Tsédek(4) qui dit, une fois à un Chamach : “ Il appela le soleil (Chémech) et la lumière brilla, Il appela le Chamach(5) et la lumière brilla ”.
Vous devez donc vous efforcer d’illuminer la synagogue par la lecture des Tehilim et par les études publiques. Que Dieu vous accorde le succès en cela également.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) En tant que secrétaire, chargé de faire respecter le bon ordre. (2) Sans doute lorsqu’il y a une différence entre le rite Ashkénaze et le rite Ari Zal sur la nécessité de le dire. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, en particulier, les responsa Divreï ‘Haïm, tome 2, Beth Ha Yotser, parties Ora’h ‘Haïm et Yoré Déa, Min’hat Eléazar, tome 1. ” (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4692. (5) Le mot Chémech, le soleil, peut être lu, avec une ponctuation différente, Chamach, le secrétaire.
Lettre n°5102
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5102, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, qui craint Dieu,
aux multiples accomplissements et
aux bons comportements, le Rav Aryé Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je n’ai pas reçu de lettre de vous depuis très longtemps, bien qu’en réponse à mes questions, j’obtiens, de temps à autre, de vos nouvelles et je sais ce que vous faites.
Je viens d’avoir de vos nouvelles par monsieur Golin. Sans doute redoublez-vous d’ardeur en votre mission sacrée, consistant à renforcer et à encourager le cœur de ceux qui sont malheureux.
De fait, il a été dit, à propos de la présente époque, que “ les pauvres ne disparaîtront pas de la terre ”, y compris dans leur dimension spirituelle. Ceux qui mettent en pratique les termes du verset : “ Donner, tu donneras ”, c’est-à-dire “ même mille fois ”(2), ont donc un grand mérite et une immense responsabilité.
Ils rapprochent ainsi l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ Alors, il n’y aura plus de pauvres ”, pendant la période messianique. Mais, Chmouel donne, à ce propos, un avis divergent, dans le traité Chabbat 151b. Et, le Zohar, tome 3, page 125a, précise : “ De leur côté, il n’y en aura pas. Il n’en sera pas de même pour ceux qui auront goûté l’arbre de vie(3) ”.
Ce sera bientôt la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(4). Il fit don de sa propre personne afin que tous puissent goûter l’arbre de vie. Or, “ un Juste, après qu’il ait quitté ce monde, se trouve dans tous les mondes, plus que de son vivant ”.
Avec mes respects et ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour concevoir beaucoup de satisfaction de tous vos enfants, pendant de longs jours et de bonnes années,
Notes
(1) Le Rav A.L. Lewin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3918. (2) Selon l’interprétation que donnent nos Sages de cette répétition. (3) L’enseignement profond de la Torah. (4) Le 10 Chevat.
Lettre n°5103
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5103, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5717,
Brooklyn,
A madame Esther(1),
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre et l’on confère un mérite à un jour par nature propice et à une période favorable. En effet, j’ai reçu votre courrier quelques jours avant la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(2).
La divine Providence vous a permis de faire usage de vos capacités dans des institutions qui portent son nom et qui sont dirigées selon son esprit. Or, si les bergers d’Israël invoquent la miséricorde de Dieu pour chaque Juif, afin qu’il obtienne la satisfaction de ses besoins, combien plus le font-ils pour ceux qui apportent leur participation et leur contribution aux institutions de ces bergers d’Israël. C’est là le plus grand plaisir que l’on puisse procurer à leur âme.
La compétence d’un berger est d’adapter le pâturage au troupeau(3), selon l’affirmation bien connue de nos Sages, dans le Midrash Chemot Rabba, chapitre 2, paragraphe 2. C’est de cette façon que l’on mit à l’épreuve David, de même que Moché notre maître, le berger fidèle. Il en est de même pour tous les bergers d’Israël, dont le propos essentiel est le bien qu’ils apportent, par leur prière, à ceux qui en ont besoin, un bien visible et tangible, matériellement et spirituellement.
Bien plus, votre mariage sera bientôt célébré, en un moment bon et fructueux. Vous bâtirez donc un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot. En conséquence, vous devez placer votre confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige. Il est l’Essence du bien et Il vous bénira, en tous vos besoins, de sorte que vous soyez heureux, matériellement et spirituellement.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, au sein de l’école ‘Habad, de réussite dans les préparatifs joyeux de votre mariage, qui sera célébré en un bon moment.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Madame E. Lipkin, de Zarnoga, en Terre Sainte. (2) Le 10 Chevat. (3) En donnant à chaque animal l’alimentation qui lui convient le mieux.
Lettre n°5104
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5104, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre de Roch ‘Hodech Chevat, m’annonçant la réussite du camp de vacances(2) et je vous en remercie.
Puisse Dieu faire que les enfants et les parents conservent, d’une manière concrète et tout au long de l’année, l’influence de ces semaines et qu’il en soit de même pour les dirigeants du camp. Qu’ils parviennent à former des élèves pour l’honneur, le renom et la gloire, comme l’explique le Likouteï Torah, Devarim, à la page 42b.
Le mérite de celui dont nous célébrerons bientôt la Hilloula(3) protège chacun de vous, ceux qui travaillent, ceux qui font des efforts, afin de connaître la réussite en tout cela, d’obtenir une bénédiction accrue et le succès également dans leurs réalisations personnelles.
Sans doute faites-vous les préparatifs qui s’imposent pour le jour de la Hilloula, le 10 Chevat, qui sera, cette année, le Chabbat du passage de la mer Rouge, Chabbat du Cantique de la mer(4).
Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela également.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav H.Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4949. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°5068 et 5074. (3) Le précédent Rabbi, le 10 Chevat. (4) Le Chabbat Parchat Bechala’h.
Lettre n°5105
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5105, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Tévet, dans laquelle vous envisagez que l’un des élèves de la Yechiva vienne poursuivre ses études ici, car, dites-vous, c’est précisément ici qu’il connaîtra la réussite, ce qui n’est pas possible dans l’endroit où il se trouve actuellement.
Vous connaissez mon avis, à ce sujet(1). Je l’ai déjà exprimé clairement à ceux qui m’interrogeaient. Il est également basé sur les conséquences, sur la situation de ceux qui ont procédé de la sorte. Il est le suivant :
Le mauvais penchant se déplace, malheureusement, avec l’élève qui voyage. Ceci s’ajoute aux pensées troublées, à l’impossibilité de se concentrer dans une grande ville(2), au temps considérable qui est perdu, aux préparatifs au voyage, à l’installation dans le nouvel endroit, aux prétextes nouveaux et variés(3), en fonction de cet endroit.
Or, celui qui veut réellement étudier la Torah peut connaître une immense réussite, à la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, dans laquelle il n’y a pas tous les obstacles à l’étude qui caractérisent la grande ville.
Puisse Dieu faire que vous trouviez les mots qui conviennent pour expliquer tout cela, d’abord à vous-même, afin de bien le comprendre, d’observer que cela n’est pas éloigné, puisque telle est la réalité. Grâce à cela, vous pourrez ensuite le faire comprendre à cet élève et à sa mère.
Sans doute fait-on les préparatifs qui conviennent pour la Hilloula du 10 Chevat(4), qui approche. Le mérite de celui dont on célèbre la Hilloula protégera chaque ‘Hassid, parmi tout le peuple d’Israël, afin d’assurer la satisfaction de ses besoins, matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°2371, 2477, 2924, 3768, 4638 et 5106. (2) Comme New York. (3) Pour ne pas étudier la Torah. (4) Du précédent Rabbi.
Lettre n°5106
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5106, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5717,
Brooklyn, New York,
Vous faites référence à un voyage ici(1). Vous connaissez mon opinion, à ce sujet(2).
Les élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod ont une obligation sacrée de faire en sorte que cette institution soit connue, dans tous les coins de la Terre Sainte, pour l’honneur, la gloire et le renom. Or, tout cela dépend uniquement de ces élèves.
Vous ne devez donc pas vous troubler vous-même en pensant à des voyages, en quelque endroit que ce soit. Puisse Dieu faire que vous parveniez à vous convaincre vous-même et à convaincre les autres élèves que ceci est leur bien, matériel et spirituel.
Notes
(1) Cette lettre est adressée à un élève de la Yechiva Loubavitch de Lod désirant poursuivre ses études auprès du Rabbi. (2) Voir la lettre précédente.
Lettre n°5107
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5107, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je viens de recevoir votre lettre du 5 Chevat, avec ce qui y était joint.
Vous savez ce que dit la Guemara, à propos des rêves. Un homme y voit ce qui a fait l’objet de ses pensées, pendant le courant de la journée. S’il s’agit d’un berger d’Israël(1), ce doit être mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Son but est d’apporter le bien à chaque Juif, matériellement et spirituellement. Il s’agit donc assurément d’un bon rêve.
Ce rêve annonce que votre situation sera encore meilleure, en tout ce qui vous concerne. Avant tout, vous-même et votre épouse éduquerez votre fils et votre fille sur la voie du Judaïsme et de la ‘Hassidout. Vous concevrez d’eux beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive et ‘hassidique, pour de longs jours et de bonnes années, en parfaite santé et joyeusement.
Plus l’on transmet aux enfants de valeurs juives, de chaleur et d’enthousiasme, qui sont l’apport de la ‘Hassidout, plus l’on conçoit d’eux une grande satisfaction et, avant tout, on fait en sorte qu’ils soient réellement heureux.
Que le mérite de mon beau-père, le Rabbi, dont la Hilloula sera ce Chabbat(2), celui du Cantique de la Mer, protège, et il les protégera sûrement, tous ceux qui ont eu le privilège de recevoir ses saintes bénédictions, en tous leurs besoins.
Je vous joins l’une des dernières parutions, qui est une réédition, spécialement pour ce Chabbat du Cantique de la Mer(3). Ceci intéressera sûrement votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Qui a été vu dans ce rêve. (2) Le Chabbat Parchat Bechala’h, 10 Chevat. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5058.
Lettre n°5108
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5108, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au jeune Acher Massoud Nejar(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu, avec plaisir, votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez la création d’une association des élèves de Yechiva. Son objectif sera sûrement conforme aux mots de la prière : “ Ils formeront tous une assemblée(2) afin d’accomplir Ta Volonté d’un cœur entier ”.
Si on le désire réellement, non seulement on connaît la réussite pour soi-même, mais l’on parvient, en outre, à influencer ses amis et son entourage, afin que tous, à leur tour, accomplissent la Volonté de Dieu, d’un cœur entier.
Vous m’écrivez que vous avez adopté les coutumes de ‘Habad. Vous voulez sûrement dire également que votre comportement est basé sur l’esprit de ‘Habad, dont les deux principes fondamentaux sont : “ Tu aimeras l’Eternel ton Dieu ” et “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. J’espère que ceci vous apportera également de la vitalité et de l’empressement en tout ce qui vient d’être dit.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, que vous redoubliez d’ardeur dans l’étude de notre sainte Torah, dans la pratique de ses Mitsvot de la meilleure façon et que vous engagiez vos amis à en faire de même.
Dieu vous accordera le succès pour donner de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) De Tel Aviv. (2) Agouda
signifie à la fois association et assemblée.
Lettre n°5109
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5109, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au jeune Chlomo Zalman(1),
Au jeune Chlomo Zalman Ha Cohen(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 20 Tévet, dans laquelle vous me décrivez votre étude de la ‘Hassidout, qui se développe de plus en plus.
Sans doute s’accomplira en vous la promesse de nos Sages selon laquelle “ à quiconque ajoute(3), on ajoute(4) ”. Or, l’intérêt accordé par Dieu dépasse le capital. Selon les termes du saint Zohar, tome 3, page 152a, cette étude s’appelle “ l’âme de la Torah ”. Et, chaque expression de notre Torah est particulièrement précise.
On peut constater, ici-bas, qu’un ajout en l’âme se marque également dans tous les membres du corps. On peut en déduire qu’un apport à l’âme de la Torah se manifeste aussi dans le corps de la Torah, dans sa partie révélée, dont l’étude sera plus fructueuse et entrera dans la catégorie que nos Sages appellent “ étude méritante ” ou encore “ émanant du côté droit ”, d’après le traité Yoma 72b et le commentaire qu’en donne Rachi ou bien d’après le traité Chabbat 63a.
Ces enseignements de nos Sages soulignent également qu’en agissant de la sorte, on ajoute de la lumière et de l’enthousiasme à la pratique des Mitsvot, de la meilleure façon, ainsi qu’il est dit : “ Pare-toi devant Lui par les Mitsvot ”. Ceci inclut également la dimension morale, comme le dit le traité Chabbat 133b, citant ces mots.
Commentant le verset : “ Tu aimeras l’Eternel ton Dieu ”, nos Sages disent : “ Que le Nom de Dieu soit aimé grâce à Toi ” et le Sifri ajoute : “ Fais-Le aimer par toutes les créatures ”. Vous consulterez le chapitre 32 du Tanya. Sans doute diffusez-vous tout cela dans votre entourage, tout d’abord en en donnant vous-mêmes un bon exemple.
Puisse Dieu faire qu’en ce domaine également, vous connaissiez la réussite.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction et celles qui lui étaient jointes.
Notes
(1) Le Rav C.Z. Oyerbach, de Bneï Brak. (2) Le Rav C.Z. Reichman, de Bneï Brak. (3) Des efforts. (4) Des bénédictions.
Lettre n°5110
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5110, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me faites part de ce qui vous est malheureusement arrivé(1). Pour l’heure, vous n’avez pas encore de fils.
Il faudrait vérifier si votre mariage n’a pas constitué une atteinte au respect dû à un Juif ou à une Juive(2), c’est-à-dire si une promesse n’avait pas été faite à un jeune homme ou à une jeune fille. De même, respectez-vous les lois de la pureté familiale, conformément aux enseignements de notre sainte Torah, Torah de vie ?
Si vous avez effectivement manqué de respect à un Juif ou à une Juive, il faudra lui demander pardon ou, tout au moins, le faire en présence de dix Juifs. Si votre respect de la pureté familiale n’a pas été conforme à ce qu’il devait être, il vous faut, bien évidemment, commencer par le regretter et prendre la bonne décision de vous conformer à ces lois, à l’avenir, dans toute la mesure de ce qui est nécessaire.
Dieu, Qui sonde les cœurs, verra que vous avez pris une décision sincère. Votre faute disparaîtra et elle sera rachetée. Et, votre cœur se réjouira, en obtenant la satisfaction de votre requête.
En tout état de cause, il faut faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison, afin de s’assurer qu’elles soient cachères, conformément à la Hala’ha.
Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Peut-être une fausse couche. (2) Avec qui l’un ou l’autre aurait été préalablement fiancé et qui n’aurait pas pardonné la rupture de cet engagement.
Lettre n°5111
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5111, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[7 Chevat 5717]
La mission sacrée consistant à diffuser la ‘Hassidout est particulièrement favorable pour permettre d’avoir des enfants.
C’est ce que l’on peut déduire d’une lettre de l’Admour Hazaken qui est imprimée, en particulier, dans Méa Chéarim, tome 2, page 32a et dans Guinzeï Nistarot, tome 3, paragraphe 1.
Lettre n°5112
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5112, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Chevat 5717,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires, est empli
d’empressement, le Rav Mena’hem Ben Tsion(1),
directeur général du fonds de secours de Chicago,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Bo, 2 Chevat, avec la subvention accordée par le fonds de secours à nos saintes institutions Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Afrique du nord et je vous en remercie beaucoup.
J’ai également lu avec plaisir, dans votre lettre, que la subvention de ce fonds pour nos Yechivot de Terre Sainte a été augmentée, cette année. Puisse Dieu faire que vous soyez, chaque année, en mesure de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté, dans l’activité de ce fonds, en général et dans l’aide accordée à nos institutions, en particulier, non seulement en fonction de leur développement et de leur expansion, mais même dans des proportions encore plus larges, afin de permettre que la croissance et l’essor se poursuivent, car tout cela dépend uniquement des possibilités financières(2).
Tout élément, important ou modeste, dépend de la Providence du Créateur. Combien plus est-ce le cas pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, illuminées par la dimension profonde et le luminaire de cette Torah(3). Rien n’est plus important que cela.
En l’occurrence, il faut constater que la subvention du fonds de secours intervient quelques jours avant la Hilloula du 10 Chevat, celle de mon beau-père, le Rabbi, Juste, pilier du monde, dont les saintes institutions d’Afrique du nord portent le nom, dirigeant de ces institutions, qui intercède et prie pour tous ceux qui participent à son œuvre et soutiennent ses réalisations, en particulier au jour propice de sa Hilloula, lorsqu’il se souvient de tous ceux qui agissent et font agir les autres.
Soyez heureux, vous-même, vos amis qui dirigez ce fonds de secours et tous ceux qui participent à cette grande œuvre, qui soutiennent les institutions de mon beau-père, le Rabbi. Vous-même, en particulier, êtes le directeur général de ce fond de secours et le mérite de tous dépend donc de vous et d’eux.
Ces institutions sont les réceptacles et les canaux, révélant la bénédiction et la réussite, en tout ce que vous accomplissez, pour tous vos besoins et ceux des membres de votre famille. Vous recevrez donc tout le bien, un bien visible et tangible.
Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours,
Notes
(1) Le Rav M.B. T. Sacks. Voir, à son sujet, la lettre n°4024. (2) Puisque les besoins existent. (3) La ‘Hassidout.
Lettre n°5113
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5113, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée,
le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 23 Tévet et la demande de bénédiction qui lui faisait suite. J’y ai lu, avec plaisir, que vous observez le fruit de votre effort, puisque vous dispensez une éducation basée sur les valeurs sacrées dans une institution de mon beau-père, le Rabbi.
Puisse Dieu faire que ce mérite vous protège, avec tous les membres de votre famille, afin que vous obteniez la satisfaction de tous vos besoins, matériels et spirituels.
Il est sans doute inutile de vous souligner qu’il faut resserrer les liens avec les soldats, en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Tout d’abord, il est souligné, à propos de chaque Juif, qu’un effort n’est jamais vain. De plus, ceci est, en ce domaine(2), encore plus important, car une Injonction supplémentaire est donnée, ne s’appliquant pas aux autres hommes : “ Ton campement sera saint ”. Enfin, ils(3) se trouvent dans un environnement pénétré de soumission, d’obéissance aux ordres, sans poser de question, sans demander la raison, comme cela a été maintes fois expliqué(4).
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez dans votre lettre, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, à propos de tout cela et également pour ce qui concerne votre mission sacrée, l’éducation aux valeurs juives, qui est, en outre, le canal révélant les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins et en ceux des membres de votre famille.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav A.Herskovits, de Richon Le Tsion. (2) Concernant l’armée. (3) Les soldats. (4) Contexte favorable pour susciter la soumission à Dieu.
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