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Iguerot Kodesh — lettres 5074 à 5093

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5074

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5074, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au jeune Chmouel(1),

Je te salue et te bénis,

Après une longue et importante interruption, j’ai bien reçu ta lettre du 19 Tévet. J’y ai lu, avec plaisir, que le camp de vacances(2) se passe bien.

J’espère qu’à l’issue de celui-ci, on maintiendra le contact avec ceux qui y ont participé, de la manière qui convient. Ainsi, on leur apportera l’enthousiasme pour le Judaïsme, la Torah et les Mitsvot.

J’ai bon espoir qu’au moins une partie d’entre eux deviendront, grâce à leur séjour dans ce camp de

vacance, les élèves des institutions ‘Habad de votre ville.

Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav C.Gurevitch, de Melbourne, Australie. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5068.

Lettre n°5075

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5075, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tévet 5717,

Brooklyn, New York,

A l’attention des responsables communautaires,

“ les yeux de l’assemblée ” de la sainte et

pieuse communauté d’Agadir,

que Dieu vous garde et vous protège,

Je vous salue largement et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 17 décembre, m’annonçant une bonne et réjouissante nouvelle, celle de l’édification, désormais achevée, du luxueux Mikwé, pour lequel un rôle déterminant a été assumé par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, empli d’empressement, l’un de nos bons élèves, Rav Azryel Chaykin(1). Vous avez également eu le mérite de constater l’achèvement de ces travaux et d’inaugurer le bâtiment du Mikwé, le 8 Tévet.

Puisse Dieu faire que cette inauguration soit une introduction positive de celle qui sera profonde et essentielle, l’adoption(2), par les femmes juives, des lois de la pureté familiale, de la meilleure façon et leur diffusion, au sein de chaque foyer juif de votre ville, sans aucune exception.

Vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ la pureté conduit à la sainteté, cette dernière à la vertu et elle-même à l’inspiration divine ”. Et, que s’accomplissent, pour vous et pour toute la maison d’Israël, les termes du verset : “ Je vous aspergerai d’eaux pures et vous serez purifiés. Je placerai Mon esprit en vous. Vous serez Mon peuple et Je serai votre Dieu ”, lors de la venue du juste libérateur, très bientôt et de nos jours.

Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Emissaire du Rabbi dans cette ville. Voir, à son sujet, la lettre n°4874. (2) Le mot ‘Hinou’h signifie à la fois ‘inauguration’ et ‘éducation, adoption’.

Lettre n°5076

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5076, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Binyamin(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 18 Tévet et j’y ai lu, avec plaisir que, malgré les difficultés(2), vous avez participé, cette année aussi, à la préparation de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev(3), date de notre délivrance et de la liberté de nos âmes.

Ces préparatifs semblent se limiter à l’aspect matériel de la réunion. Pour autant, on peut observer concrètement qu’ils ont aussi une incidence sur sa spiritualité. Nos Sages constatent que “ le fait de partager un repas rapproche ” et cette affirmation doit être interprétée au sens le plus littéral.

Certes, nos maîtres on écarté les excès de table, que sont de la gloutonnerie et de l’avidité. Il n’en est nullement de même, en revanche, pour un repas partagé, selon la Torah, de manière agréable et ‘hassidique.

Malheureusement, selon les informations que j’avais reçues auparavant, et votre lettre semble me le confirmer, on ne s’est pas efforcé qu’il y ait autant d’invités que possible, quantitativement et qualitativement. Or, ce jour est propice. Le cœur des Juifs y est en éveil pour la ‘Hassidout et pour ce qui la concerne, en particulier pour ceux qui ont une ascendance ‘hassidique.

Puisse Dieu faire qu’au moins pour les prochaines dates propices, on fasse des efforts en ce sens, de la manière qui convient et que l’on ait, en ce sens, une réussite considérable, d’autant qu’il s’agit d’une réunion ‘hassidique se déroulant à Kfar ‘Habad, où “ Dieu a ordonné la bénédiction, pour l’éternité ”.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav B.Lewin, de Kfar ‘Habad. (2) Du fait de la guerre du Sinaï. Voir, à ce sujet, la lettre n°4890. (3) Fête de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.

Lettre n°5077

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5077, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre des 12 et 17 Tévet, dans laquelle vous évoquez les quelques difficultés que vous rencontrez dans votre travail, en particulier pour le Beth Rivka. Rappelez-vous donc de toutes celles qu’il y avait dans le pays où vous vous trouviez auparavant(2) et que vous avez surmonté avec succès. En effet, se sont appliqués, en la matière les termes du verset de la Paracha de la semaine(3) : “ Avec nos jeunes et nos vieux, nos fils et nos filles ”.

Dès lors, qu’importent les difficultés actuelles ? Certes, parfois l’épreuve de l’opulence et de la largesse est plus dure que celle qui est en sens inverse(4). Néanmoins, en réfléchissant à tout cela, vous trouverez en vous l’ardeur qui vous permettra de surmonter les obstacles, dans la joie et avec une forte conviction que vous serez victorieux en tout point.

Entre temps, vous avez sûrement reçu ma lettre, qui faisait réponse à vos précédents courriers.

Concernant la femme à laquelle vous faites allusion, il faut tenir compte du fait que, si elle travaille dans les institutions ‘Habad(5), elle ne fera pas uniquement une action positive. Elle cessera, en outre, un travail qui pourrait entrer en concurrence avec ce qui est réalisé.

Or, la concurrence peut prendre différentes formes. Bien entendu, on ne peut pas renoncer aux principes essentiels(6). Néanmoins, tout peut être exprimé de manière diplomatique. Il faut manifester la fermeté qui convient, tout en parlant agréablement.

En tout état de cause, il ne faut pas créer de tension. Bien au contraire, vous devez susciter une ambiance agréable, sans pour autant renoncer à la dimension profonde et aux points importants.

Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de vos accomplissements communautaires et de vos réalisations personnelles.

Avec ma bénédiction et en saluant tous les ‘Hassidim,

N. B. : Vous profiterez sûrement du jour de la Hilloula(7), le 10 Chevat, qui approche, pour développer les saintes institutions de Loubavitch, dans votre ville.

Notes

(1) Le Rav Y.C. Z. Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4876. (2) En Russie soviétique. (3) Relative à la sortie d’Egypte ”. (4) Dans la pauvreté et l’oppression, comme en Russie. (5) Textuellement, “ dans la vigne de ‘Habad ”. (6) Pour obtenir qu’elle travaille dans une école ‘Habad. (7) Du précédent Rabbi.

Lettre n°5078

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5078, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous me faites part de la proposition, qui vous a été formulée, d’être le guide spirituel d’une communauté. Et, vous me décrivez l’expérience que vous avez accumulée, en la matière.

Il me semble que cette fonction ne vous convient pas. En effet, le point essentiel en est une forte obéissance, au sens le plus littéral. Avec la réflexion qui convient, vous trouverez le moyen de vous servir de vos capacités véritables, dans le domaine de l’éducation ‘Habad.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite.

Sans doute se prépare-t-on, de la manière, qui convient, au jour de la Hilloula(1), qui approche. Bien plus, cette année, ce sera un Chabbat et même celui du passage de la mer Rouge(2). Or, on trouve, à ce sujet, deux explications, l’une du Zohar et l’autre du Ari Zal, qui sont toutes deux exactes. Différents textes de ‘Hassidout les rapportent.

Et, vous connaissez le dicton de l’Admour Hazaken, selon lequel “ on doit vivre avec le temps ”, c’est-à-dire avec le contenu de la Paracha de la semaine.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (2) Le Chabbat Parchat Bechala’h.

Lettre n°5079

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5079, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5717,

Brooklyn,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,

à Kfar ‘Habad, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre, qui avait une portée générale et présentait vos activités. Vous évoquez le renforcement et le développement de votre association, en particulier de l’amélioration qui se manifeste, dans la pratique des Mitsvot, surtout de celles qui concernent les femmes.

En effet, chaque femme est la fille de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa, ce qui veut dire que Dieu lui accorde des forces particulières, émanant des âmes des saintes Mères d’Israël.

En ayant conscience de tout cela, on peut s’en trouver encouragée et ne pas s’affecter devant les difficultés et les obstacles. On peut vérifier concrètement qu’en les affrontant avec détermination et résolution, on les réduit d’emblée et, par la suite, on atteint l’objectif que l’on s’est fixé avec plus de succès.

Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit. A n’en pas douter, ceci multipliera les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins et en ceux des membres de votre famille.

Je vous joins une lettre(1), qui fait référence à la Hilloula(2) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, fondateur de Kfar ‘Habad, qui le dirige encore à l’heure actuelle. Sans l’ombre d’un doute, il se tient là-haut et invoque la miséricorde divine, pour tous les habitants du Kfar et pour tous en général, afin que le Kfar porte, à juste titre, le nom de ‘Habad, qu’il reçoive, en abondance, la bénédiction et la réussite, matériellement et spirituellement.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, très prochainement,

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°5058. (2) Le 10 Chevat.

Lettre n°5080

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5080, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat Chemot.

Vous déduisez de ce que je vous ai écrit que les actions que vous menez actuellement pour une bonne éducation ne sont pas celles auxquelles je fais allusion et que j’encourage. J’en suis surpris, car il est bien évident que l’éducation aux valeurs sacrées, rapprochant le cœur des élèves de notre Père Qui se trouve dans les cieux, de Sa Torah et de Ses Mitsvot, sont effectivement les accomplissements les plus importants et nos Sages les qualifient de “ mission divine ”.

Pour autant, cela ne suffit pas pour s’acquitter de son obligation, de la manière qui convient. Ainsi, nos Sages disent de Nakdimon(1) : “ Il n’a pas fait ce qu’il fallait ”, bien qu’il ait consacré à la Tsédaka un montant considérable(2). C’est une évidence.

S’il en est ainsi pour chacun, combien plus est-ce le cas pour ceux qui ont eu le mérite de goûter à la ‘Hassidout, à ses usages et à ses pratiques. Une capacité d’agir spécifique leur a ainsi été accordée et leurs actions doivent donc s’inscrire dans “ le grand principe de la Torah ”(3), qui est : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. L’un des points essentiels, en la matière, est la diffusion des sources(4), ce qui inclut une éducation basée sur les valeurs sacrées.

Vous écrivez également que votre travail actuel est difficile. Mais, vous déduirez de ce qui vient d’être exposé que toutes les difficultés sont justifiées, pourvu que l’on obtienne un accomplissement aussi important que celui-là.

Que Dieu vous accorde la réussite, afin de redoubler d’ardeur dans tous les domaines qui viennent d’être évoqués. Vous renforcerez également le temps que vous fixez pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Très prochainement, vous me donnerez de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Qui était particulièrement riche. (2) Qui n’était pourtant pas à la mesure de ses moyens. (3) Défini par Rabbi Akiva.

Lettre n°5081

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5081, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez à propos de la coupe de cheveux de votre fils(1), auquel Dieu accordera longue vie. Celle-ci doit avoir lieu en hiver et vous craignez que le brusque changement d’une longue chevelure à une coupe fine lui fasse prendre froid, ce qu’à Dieu ne plaise. Vous envisagez donc d’en repousser la date.

A mon avis, cela n’est pas judicieux. Selon une formulation bien connue, mon beau-père, le Rabbi, a affirmé que cette coupe de cheveux, à trois ans, révèle une sainteté accrue, dans l’âme de l’enfant, dès lors qu’il conserve les Péot(2). En conséquence, pourquoi retarder pareille révélation(3) ?

Par ailleurs, il n’est pas obligatoire de faire une coupe fine et l’enfant peut conserver des cheveux relativement longs, à condition que l’on puisse discerner les Péot.

Que Dieu vous accorde, ainsi qu’à votre épouse, la réussite, afin de l’éduquer à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, en bonne santé et avec largesse d’esprit.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) La première coupe de cheveux, célébrée à trois ans. (2) Aux coins de la tête. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4788.

Lettre n°5082

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5082, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre express du jour de la Hilloula de l’Admour Hazaken(1), dans laquelle vous faites référence à une femme, à sa fille et au fiancée de cette dernière, qui vous ont rendu visite(2). Or, vous pensez qu’il y a eu, pour ce qui les concerne, une conversion et vous avez eu un doute, à ce sujet. Par la suite, ils vous ont indiqué, par téléphone, que cela ne les intéressait plus(3).

Puisque vous avez été confronté à tout cela, il serait bon d’essayer encore une fois de les convaincre, de la manière qui convient, par des explications, que le nom même de “ réforme ”(4) souligne que ce qui a été réformé ne peut plus être vrai, que leur démarche aura une incidence sur toutes les générations, qu’il est donc indispensable de réparer et qu’il faut le faire avant leur mariage.

Je pense que vous-même, ne devez pas appartenir au tribunal rabbinique prononçant la conversion. En revanche, vous pourrez tout organiser et, en particulier, parler avec les trois Rabbanim qui constitueront ce tribunal et avec lesquels vous mettrez ces personnes en relation, quand tout sera prêt.

Vous savez de quelle manière on doit considérer la conversion(5). Pour autant, ce cas est particulier, car il semble que ces personnes soient déjà intégrées aux Juifs et qu’elles se confondent à eux. Leur entourage ne sait pas et ne suspecte même pas qu’il y a ici quelque chose qui ne convient pas.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le 24 Tévet. (2) Afin de célébrer leur mariage. Le destinataire de cette lettre est un Rav. (3) Qu’ils n’avaient plus l’intention de se marier par son intermédiaire. (4) Leur intention étant sûrement de faire célébrer ce mariage par un rabbin réformé. (5) Il ne faut pas l’encourager.

Lettre n°5083

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5083, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav A.S.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai été satisfait de recevoir votre lettre du 19 Tévet, avec ce qui y était joint. Je vous remercie de m’avoir décrit la réunion ‘hassidique du 19 Kislev(2), jour de notre délivrance et de la liberté de nos âmes.

Sans doute fera-t-on ce qui est nécessaire pour mettre en pratique les décisions prises et, plus généralement, pour que l’inspiration du Roch Hachana de la ‘Hassidout conduise à une action, tout au long de l’année. Comme vous le savez, notre maître avait coutume de dire, le 19 Kislev : “ Soyez inscrits et scellés pour une bonne année, dans l’étude et les voies de la ‘Hassidout ”.

S’il en est globalement ainsi, combien plus est-ce le cas pour des décisions et l’inspiration résultant d’une réunion ‘hassidique à laquelle participent plusieurs dizaines de Juifs, “ une sainte assemblée ”, en un lieu saint qui se trouve en Terre Sainte.

Il est évident que tous ceux qui sont actifs, en la matière et qui interviennent, par la suite, pour que les décisions soient effectivement mises en application, obtiennent, les premiers, la satisfaction de tous leurs besoins, y compris en leur activité communautaire qui peut s’étendre de plus en plus, d’une étape vers l’autre.

Ce qui vient d’être dit renforce ma conviction que vous faites bien tous les préparatifs nécessaires pour le jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, qui sera le 10 Chevat. Bien plus, cette année, ce jour sera un Chabbat, celui du passage de la mer Rouge(3), lorsque fut prononcé un Cantique pour Dieu, “ car Il est élevé ”, montrant également que “ ils se réveilleront et se réjouiront ceux qui reposent sous terre ” et lui-même(4) sera parmi eux. En effet, nos Sages déduisent tout cela du verset : “ Alors, Moché chantera(5) ”, comme le dit Rachi, dans son commentaire.

Et, l’on sait qu’un véritable dirigeant du peuple juif, un berger fidèle, porte lui-même le nom de Moché, puisque “ il est, en chaque génération, un équivalent de Moché ”.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en saluant tous ceux qui participent à ces réunions et ceux qui le feront au jour de la Hilloula, le 10 Chevat, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien,

Notes

(1) Le Rav A.Shklovski, de Peta’h Tikva. Voir, à son sujet, la lettre n°4298. (2) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) Le Chabbat Parchat Bechala’h. (4) Le précédent Rabbi. (5) Et non “ chanta ”, au passé. Ce futur fait allusion à la résurrection des morts.

Lettre n°5084

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5084, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au jeune ‘Hassid qui craint Dieu et assume une

mission sacrée, le Rav Chmouel Eléazar(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Chemot, dans laquelle vous me décrivez le programme d’étude de la classe préparatoire à la Yechiva Torat Emeth(2), de même que vos paroles d’encouragement aux élèves, auxquels ils ont sûrement été attentifs.

Puisse Dieu faire qu’il y ait là un bon début, qui se développera par la suite, dans la mesure du possible, quantitativement et qualitativement, c’est-à-dire par le nombre des élèves et par la qualité des études, par l’aspect profond de leur comportement.

Le mérite de mon beau-père, le Rabbi et de son père, le Rabbi(3), dont le mérite nous protégera, vient en aide à tous ceux qui se consacrent à Torat Emeth, qui font porter leurs efforts sur cette institution. En effet, c’est eux qui l’ont fondée, qui y ont investi leurs forces profondes et essentielles.

Vous m’écrivez que, quand la Guemara introduit un récit des Sages, vous en profitez pour inviter les élèves à l’étude de la ‘Hassidout. A ce propos, vous leur expliquerez sûrement, en des termes qu’ils comprennent, la notion de vœu, comme la définissent le Likouteï Torah, à la Parchat Matot et les discours correspondant du Dére’h Mitsvoté’ha. Si cela n’a pas encore été fait, plusieurs occasions propices se présenteront pour le faire, par exemple quand vous parviendrez à la fin d’un chapitre(4).

Mais, bien entendu, ces propos d’encouragement ne doivent pas remplacer l’étude proprement dite, comme le souligne le Kountrass Ets ‘Haïm(5) qui, après avoir longuement expliqué la nécessité d’étudier la ‘Hassidout, montre qu’il faut, tout autant, faire des efforts afin de comprendre la partie révélée de la Torah. C’est une évidence.

J’ai été satisfait par la conclusion de votre lettre, dans laquelle vous dites que vous participez aux activités des jeunes de l’association ‘Habad. Sans doute engagez-vous tous les autres membres de cette organisation à recruter des soldats(6). Il s’agit non seulement du besoin, mais aussi de la nécessité du moment. Et, point n’est besoin de développer cette idée, tant elle est évidente.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav C.E. Halpern de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4907. (2) La Yechiva Loubavitch de Jérusalem. (3) Rachab. (4) A l’occasion de la conclusion. (5) Du Rabbi Rachab. (6) De nouveaux membres.

Lettre n°5085

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5085, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Tévet, dans laquelle vous me faites part des doutes que vous éprouvez, à propos du parti que l’on vous propose. En conséquence, vous vivez des jours très pénibles et vous pleurez sans cesse.

Je suis surpris que vos doutes aient eu un tel effet. Il est pourtant fréquent d’en éprouver, en pareil cas. Bien plus, cela est même compréhensible, car il s’agit d’un pas décisif, dans la vie. Or, la perfection n’existe pas, au sein de la création et une place subsiste donc toujours pour le doute.

Mais, s’il est légitime de réfléchir à cela avec tout le sérieux nécessaire, vous ne devez cependant pas vous mettre dans cet état, d’autant que vous ne pourrez prendre la décision qui convient qu’en ayant le calme de l’esprit et non dans la situation contraire.

De même, votre lettre semble indiquer que vos sentiments ne sont pas parfaitement clairs. En pareil cas, le meilleur moyen de les déterminer est de cesser les rencontres et même les échanges de lettres, pendant quelques semaines. Une telle interruption permet presque toujours de clarifier les sentiments que l’on éprouve.

Bien entendu, le nombre de ces semaines dépend de la personnalité de chacun et de chacune, de la capacité que l’on possède de prendre des décisions rapides. Mais, de façon générale, trois ou quatre semaines devraient suffire.

Le Créateur du monde, Qui le dirige, vous conduira sur le bon chemin et vous prendrez la bonne décision, matériellement et spirituellement.

Le mérite de votre activité pour l’éducation aux valeurs sacrées, dans une école de mon beau-père, le Rabbi, vous viendra en aide, pour tout cela.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°5086

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5086, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[29 Tévet 5717]

J’ai appris, avec plaisir le renforcement du cours public que vous donnez. En outre, vous enseignez également, en plus des cours fixés jusqu’à maintenant, les lois du Choul’han Arou’h que l’on applique, au quotidien.

Je me trouvais, ce jour, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. J’y ai mentionné le nom de tous les participants à ce cours et, bien entendu, de celui qui le donne, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins.

Puisse Dieu faire que cette étude se développe, d’une manière conforme à l’enseignement de nos maîtres et “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”. A n’en pas douter, Celui Qui donne la Torah et la Mitsva étendra Sa bénédiction à tous les participants à ce cours, en tous leurs besoins.

Vous vous efforcerez sûrement de multiplier le nombre de ces participants. Que Dieu vous accorde la réussite.

Lettre n°5087

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5087, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5717,

Brooklyn,

J’ai bien reçu votre lettre du jour de la Hilloula de l’Admour Hazaken(1), dans laquelle vous faites référence à l’intensification de l’étude et des heures qui lui sont consacrées.

A la fin de votre lettre, vous précisez que vous vous efforcez d’instaurer le troisième repas du Chabbat(2), pour les élèves du secondaire(3).

Il est inutile de décrire l’importance de tout cela. Et, l’on peut observer concrètement la réussite qui découle du fait d’être proche des élèves. De la sorte, ces souvenirs seront gravés en eux, plus aisément et plus profondément que par d’autres moyens.

Bien plus, la sainteté du Chabbat intervient également. En effet, celle-ci agit même sur l’homme qui est totalement ignorant, comme le fait remarquer le traité Demaï, au début du chapitre 4. Combien plus en est-il ainsi pour des élèves, surtout au moment de la prière de Min’ha du Chabbat, révélation de “ la Volonté de toutes les volontés ”.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite en tous les points pour lesquels vous m’écrivez. Et, nos Sages ont donné, à ce propos, l’assurance suivante : “ Si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”.

Le mérite du fondateur et du dirigeant de la Yechiva, mon beau-père, le Rabbi, qui nous protégera et dont la Hilloula(4) approche, vous viendra en aide, afin de réduire les obstacles, les voiles et de multiplier la réussite.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le 24 Tévet. (2) Après la prière de Min’ha. (3) En anglais dans le texte, “ high school ”. (4) Le 10 Chevat.

Lettre n°5088

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5088, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Tévet. Bien que vous n’en disiez rien, j’espère que vous avez expliqué aux élèves la portée de la Hilloula du 24 Tévet(2). Ceci préparera les explications que vous donnerez à propos de celle du 10 Chevat(3), qui approche.

Vous me dites que l’on vous reproche d’avoir prématurément fait des ‘Hassidim de quelques élèves. En conséquence, vous demandez des explications, à ce sujet.

Or, vous les avez déjà convaincus et peu importe donc comment il aurait fallu faire. En l’occurrence, vous profiterez de leur motivation, au moins dans les domaines qui les concernent, afin, par exemple, qu’ils manifestent un enthousiasme accru.

De même, vous accéderez à leur requête, puisqu’ils vous demandent de pouvoir prier un peu plus longtemps, pendant le Chabbat. Toutefois, il faut leur donner des instructions, en la matière et vérifier qu’ils les respectent. Ils doivent donc penser à ce qui convient. Leurs pensées ne peuvent errer dans tous les sens.

Certes, on ne peut pas sonder les pensées des autres. Néanmoins, une surveillance est possible, en leur posant une question sur ce qu’ils s’apprêtent à penser à l’avance, à la veille du Chabbat, ou bien, pendant le Chabbat, avant la prière. De même, une instruction peut être donnée sur ce qu’ils doivent penser(4), en fonction de la Paracha de la semaine ou bien de la signification des mots de la prière.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le Rav M.Levertov, de Pittsburgh. Voir, à ce sujet, la lettre n°4790. (2) Celle de l’Admour Hazaken. (3) La Hilloula du précédent Rabbi. (4) Sur le thème de cette réflexion.

Lettre n°5089

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5089, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliézer Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, avec ce qu’elle contenait, ce matin, avant de me rendre, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à l’usage de ces derniers mois. Là, j’ai mentionné votre nom et ceux des membres de votre famille, selon le contenu de votre lettre(2).

Vous me faites savoir que votre anniversaire sera le 5 Chevat, qui approche et vous consulterez, à ce propos, les Tossafot, au traité Baba Metsya 106b. Puisse Dieu faire que votre Mazal soit fort et, à ce propos, vous savez comment la ‘Hassidout interprète l’affirmation selon laquelle “ il n’y a pas de Mazal pour Israël ”.

Ayez une année de réussite, en particulier dans votre rôle de “ maître de l’endroit ”(3), de sorte que cette maîtrise se marque sur tout l’endroit, grâce au renforcement du Judaïsme, à sa diffusion, en cet endroit, en particulier celle des sources(4).

Le traité Sanhédrin 98a dit : “ Nous sommes venus, en ce jour ” et la Mitsva de ce jour est, en l’occurrence, la diffusion des sources du Baal Chem Tov et de son successeur. Vous connaissez la lettre célèbre(5) décrivant l’élévation de l’âme du Baal Chem Tov(6).

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, les lettres n°4460, 5130 et 5317. (2) D’après les bénédictions qui étaient demandées. (3) De Rav de la ville. (4) De la ‘Hassidout. (5) Du Baal Chem Tov. (6) Qui rencontra le Machia’h et lui demanda quand il viendrait. Celui-ci lui répondit : “ Quand tes sources se répandront à l’extérieur ”.

Lettre n°5090

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5090, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chalom Mendel(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

Après un silence particulièrement long, j’ai reçu votre lettre du 13 Tévet, qui, toutefois, ne dit rien pour expliquer ce silence.

J’y ai lu, avec plaisir, que vous avez observé la divine Providence, qu’il était particulièrement utile que vous passiez la fête de Soukkot à Montmorency(2). Avec quelques ‘Hassidim, vous avez eu l’occasion de séparer le bon grain de l’ivraie.

Rien n’est plus important que cela, comme l’expliquent différents textes, en particulier le traité Baba Metsya 85a. Et, point n’est besoin de développer tout cela, tant c’est évident. Heureuse est votre part, de même que celle de toutes les personnes qui ont apporté leur participation.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous l’assurance de la Michna selon laquelle une Mitsva en attire une autre. Vous vous élèverez, d’une étape vers l’autre, en ces actions qui rapprochent les cœurs juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux.

Il est certain que Celui Qui donne la Torah et ordonne la Mitsva vous accordera votre récompense, “ mesure pour mesure ”(3), mais d’une manière largement accrue, par une profonde satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants et de vos actions destinées à apporter l’élévation aux parcelles de sainteté, c’est-à-dire, précisément, à séparer le bon grain de l’ivraie, comme l’explique la ‘Hassidout.

J’ai bon espoir que vous ne vous contenterez pas de ce qui a été accompli jusqu’à maintenant. De la sorte, vous aurez une réussite accrue, par rapport à celle que vous avez pu obtenir jusqu’à maintenant.

Je suis surpris que vous ne me disiez pas de quelle manière vous avez profité des jours propices du mois de Kislev, le 10(4), le 19(5) et ‘Hanouka. A n’en pas douter, vous avez organisé tout cela, à ces dates.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours, de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles,

Notes

(1) Le Rav C.M. Kalmenson, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°4683. (2) Pour les besoins de la Che’hita. (3) De la manière dont on agit envers Lui. (4) Date de la libération de l’Admour Haémtsahi des prisons tsaristes. (5) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.

Lettre n°5091

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5091, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je me suis rendu, ce jour, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et j’ai mentionné le nom de votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie, conformément à votre demande de bénédiction.

Puisse Dieu, Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles, vous accorder le mérite et la réussite de donner de bonnes nouvelles, de cela et de tout ce qui vous concerne.

Nous sommes à la veille de Roch ‘Hodech et c’est en ce mois que sera célébré le nouvel an des arbres(1). Or, “ l’homme est tel l’arbre du champ ”. Bien plus, selon l’avis de Beth Chamaï, exprimé dans la Michna, nous sommes à la veille de ce nouvel an(2). Et l’on sait que “ l’un et l’autre(3) expriment l’idée du Dieu de vie ”. En outre, vous consulterez le Likouteï Torah, Bamidbar, page 54c, affirmant que, dans le monde futur, la Hala’ha retiendra l’avis de Beth Chamaï.

Concernant, plus spécifiquement, les ‘Hassidim et les élèves de la Yechiva, ce mois est celui de la Hilloula du chef de notre génération(4), mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celui-ci invoque la miséricorde de Dieu pour ceux qui sont liés et attachés à lui. Il a lui-même affirmé que les bergers d’Israël ne se séparent pas de leur troupeau.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le 15 Chevat, selon l’avis de Beth Hillel, retenu par la Hala’ha. (2) Qui est le 1er Chevat, d’après Beth Chamaï. (3) Beth Hillel et Beth Chamaï. (4) Le 10 Chevat.

Lettre n°5092

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5092, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Chevat 5717,

Brooklyn,

A monsieur Damyel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites qu’un petit groupe de vos élèves(2) est venu vous demander de réserver un espace de discussion, pendant les cours de formation générale que vous leur dispensez.

Or, cette requête a fait jaillir le doute en vous. En effet, elle fait la preuve que, selon vos élèves, vous avez déjà trouvé votre voie et vous pouvez donc les orienter sur celle-ci, alors que, selon vous, vous êtes encore au début du processus.

J’ai été particulièrement satisfait d’obtenir cette information, car, comme vous le savez, et la pratique en fait la preuve, c’est bien l’autre qui reconnaît les qualités de l’homme, plus que ce qu’il peut observer lui-même.

Et, comme c’est systématiquement le cas, ce principe est pris en compte dans les lois de notre Torah, Torah de vie, selon lesquelles un homme n’est pas habilité à porter témoignage sur sa propre personne, que celui-ci le disculpe ou qu’il l’accuse.

De plus, s’agissant de la situation actuelle, j’ai également bon espoir que, selon la formulation connue, “ l’esprit attire l’esprit et révèle l’esprit ”. En l’occurrence, l’appel de vos élèves suscitera en vous un désir accru de mettre en évidence vos forces cachées et, a fortiori, vos forces révélées.

De cette façon, vous intérioriserez votre foi et, au lieu que celle-ci soit superficielle, elle deviendra profonde. Alors, elle pourra s’exprimer avec encore plus de lumière et de vitalité. Et, vous adopterez la Torah et les Mitsvot, comme un croyant.

Je vous ai déjà écrit que vous avez un sort enviable. Vous avez le mérite d’observer le fruit de votre effort. Et, vous voyez également votre récompense, puisque vous êtes de plus en plus prêt à intégrer la Torah et les Mitsvot, en général, la ‘Hassidout, en particulier.

A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de souligner que chaque action positive qui est accomplie sur les jeunes et sur la jeunesse est multipliée de nombreuses fois, sous la forme de nombreux fruits, au sens le plus littéral, quand ils bâtissent un foyer juif et ont, à leur tour, des enfants. En outre, cette action positive se développe aussi en eux-mêmes et en leurs disciples.

Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en tout cela,

Notes

(1) Voir, à son sujet, les lettres n°4729 et 5196. (2) Ce terme est au féminin, dans le texte.

Lettre n°5093

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5093, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Chevat 5717,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur ‘Haïm,

qui est appelé docteur Shashkes,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos deux livres, “ terres inconnues ”(1) et “ votre monde et le mien ”(2). Je vous en remercie. J’espère que, le moment venu, vous m’adresserez également vos autres ouvrages. Je vous suis reconnaissant pour cette attention.

A cette occasion, je voudrais vous exprimer ma satisfaction d’avoir fait votre connaissance et d’avoir échangé quelques propos avec vous. Selon un dicton bien connu(3), quand deux Juifs se rencontrent, il doit en résulter du bien non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour un troisième juif. J’ai donc bon espoir que ce sera le cas, en l’occurrence. En outre, vous faites le tour du monde et l’on peut donc formuler le vœu que ce bien s’étende à un grand nombre de nos frères, les enfants d’Israël, en différents points du globe.

Je voudrais faire référence à la célèbre affirmation de nos Sages selon laquelle “ le Saint béni soit-Il fit une Tsédaka à Israël en le disséminant ”, ce qui veut bien dire que la finalité d’un Juif, à titre individuel ou collectif, n’est pas de se limiter à agir pour son propre compte. Il doit, en outre, marquer sa bienveillance aux autres, jusqu’à réaliser l’objectif ultime et “ transformer le monde par la Royauté de Dieu ”, ce qui se réalisera lorsque “ Je transformerai toutes les nations, en un langage clair, pour Le servir d’une seule épaule ”.

Telle est également la raison d’être profonde de l’exil, qui n’a pas seulement pour but d’expier les fautes, ainsi qu’il est dit : “ du fait de nos fautes…(4) ”, mais qui, en outre, recèle un contenu positif, comme tout accomplissement divin. Il permet, en effet, de faire du bien, à soi-même et à son entourage. Se trouvant sur le lieu de son action, un Juif peut être plus efficace que s’il était éloigné.

De fait, il est difficile d’imaginer ce qu’un seul Juif peut réaliser dans son entourage, dans toute la ville et même dans l’ensemble du pays. Et, point n’est besoin de demeurer longtemps dans un endroit pour y mener à bien la mission divine(5). Bien souvent, un seul instant y suffit, pourvu que l’on mette en avant la chaleur et la lumière juives, ce qui est un des principes fondamentaux de la ‘Hassidout.

Je formule donc le vœu que vos voyages, quel qu’en soit l’objet affirmé, soient une application de tout cela. Un Juif, où qu’il se trouve, où qu’il parvienne, doit illuminer son entourage, faire en sorte que l’esprit l’emporte sur la matière, de la façon qui est définie par notre sainte Torah.

Et, si l’on souhaite sincèrement atteindre un tel objectif, la divine Providence en accorde, dans la vie, les moyens et les opportunités, là où l’on se trouve et là où l’on se rend.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Titre original en yiddish, de même que l’ensemble de cette lettre. (2) Titre original en anglais. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4384. (4) “ Nous avons été exilés de notre terre ”, selon le rituel de la prière du Moussaf. (5) Cette lettre s’adresse à quelqu’un qui fait des voyages.

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