Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5054
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5054, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Tévet.
Vous m’interrogez sur la possibilité de se raser la barbe(1). Vous consulterez les responsa Tséma’h Tsédek, partie Yoré Déa, chapitre 93, qui donnent une longue explication à ce sujet, de même que les responsa citées par le Darkeï Techouva sur le Yoré Déa, chapitre 181, à partir du paragraphe 16.
La question que vous posez sur le passage de la Guemara faisant l’objet de votre étude a été transmise au département qui répond à de telles interrogations(2).
Vous avez sûrement connaissance des trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous les garderez, au moins à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4881. (2) Elle fut transmise au Rav Morde’haï Mentlik, recteur de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch se trouvant auprès du Rabbi.
Lettre n°5055
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5055, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yaakov Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous faites référence à telle matière qui pourrait être enseignée aux élèves(2) par un non Juif. Il est clair que cette question présente plusieurs aspects. Ainsi, il peut s’agir d’un enseignement d’histoire, dépendant, en tout état de cause, des non Juifs, mais pour lequel on a le choix de traiter de celles des nations ou de celle d’Israël. Il y a aussi d’autres aspects, d’autres éléments, qui entrent en jeu. La direction de la Yechiva doit donc se concerter, à ce sujet, en fonction de tous les facteurs dont elle a connaissance.
Bien entendu, il ne suffit pas de connaître l’intitulé de la matière enseignée. Les détails du programme peuvent aussi intervenir dans la façon de la considérer. Concrètement, on peut aisément se procurer ce programme, qui est sûrement publié et connu de quiconque s’intéresse au aujet.
Je suis surpris que vous ne disiez rien du 10 Kislev(3), du 19 Kislev(4) et de ‘Hanouka, bien que votre lettre soit postérieure à ces dates. Sans doute compléterez-vous tout cela dans votre prochain courrier.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles du développement de cette sainte institution,
Notes
(1) Le Rav Y.E. Herzog, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre 4850. (2) De la Yechiva Loubavitch de Melbourne, dans le cadre des études séculaires. (3) Date de la libération de l’Admour Haémtsahi des prisons tsaristes. (4) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.
Lettre n°5056
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5056, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre express. Je suis surpris que ceci traîne depuis plusieurs mois déjà et que l’on ne m’en ait pas informé jusqu’à maintenant. Il serait bon que vous vous efforciez de lui rendre visite(1). Sans évoquer directement le passé, vous lui demanderez s’il peut s’engager, de tout son cœur, pour l’avenir, à adopter une vie juive basée sur le Choul’han Arou’h, le respect de toutes les Mitsvot et des dispositions de nos Sages.
Vous lui expliquerez, s’il ne le sait pas, qu’à chaque pas, un homme respectant la Torah se distingue de celui qui n’est pas pratiquant. Vous lui donnerez des exemples, non seulement des Mitsvot, fondamentales ou non, de la Torah, mais aussi des dispositions de nos Sages. Vous préciserez qu’il doit prendre cet engagement non pas devant vous, mais devant le Créateur du monde, Qui le dirige, Duquel nul ne peut se cacher.
S’il prend effectivement cet engagement et le met aussitôt en pratique, en fonction des moyens dont il dispose actuellement, il serait bon de s’adresser ensuite à l’homme qui, selon la perception des yeux de chair, a le pouvoir de décision, pour ce qui le concerne. Vous faites référence à lui, dans votre lettre. Il serait bon de le faire en l’absence des “ conservative ” et, a fortiori, des réformés. Vous lui ferez part de la discussion que vous avez eue avec lui, de son engagement sincère. Et, vous lui demanderez de lui accorder la possibilité de mettre cet engagement en pratique, au cours d’une longue vie, conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie.
Bien entendu, ceci est uniquement l’idée générale, que vous pourrez moduler en fonction des conditions. Si vous savez, à l’avance, quand vous rencontrerez celui qui prend la décision, il serait bon de le faire savoir ici(2). Vous m’indiquerez également les détails de la discussion que vous avez eue avec lui.
Puisse Dieu faire que vous parveniez à séparer le bon grain de l’ivraie. Vous connaissez la parabole du fils du roi qui était en prison et la joie de son père, quand il s’en revint chez lui. C’est une évidence.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Pour une certaine raison, l’expédition de la présente a été retardée et, entre temps, j’ai reçu la bonne nouvelle selon laquelle sa peine a été commuée(3). Malgré cela, je ressens le besoin de vous adresser cette lettre qui, à n’en pas douter, vous sera utile.
Notes
(1) Il s’agit, en l’occurrence, d’un homme qui a été condamné à mort, semble-t-il sur la base d’un faux témoignage. (2) Au Rabbi. (3) Et allégée.
Lettre n°5057
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5057, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, me décrivant la situation dans votre maison. L’institution qui y est installée ne parvient pas à couvrir ses dépenses(1) et il y a maintenant un acheteur solvable qui se présente.
Vous n’indiquez pas, dans votre lettre, à quel usage l’acheteur destine cette maison, quand il en aura fait l’acquisition. Vous dites, en effet, qu’elle est conçue pour abriter une institution, mais non pour une habitation privée. Lui-même subira donc également cette limitation.
Bien entendu, s’il pense y installer une institution éducative allant à l’encontre de la Torah, ceci pose le problème de venir en aide…(2). Mais, un autre aspect rend cette question encore plus épineuse. Jusqu’à ce jour, il y a eu, dans ce bâtiment, une bonne école. Les parents en ont retenu l’adresse et n’ont pas nécessairement le temps de vérifier s’il y a eu, ou non, un changement d’institution. Même si le nom est modifié, cela ne sera pas nécessairement suffisant.
Si ce risque est exclu et si, point essentiel, il est absolument impossible que cette institution s’autofinance(3), d’autant qu’elle dispense une bonne éducation, laquelle, à notre époque, permet, littéralement de sauver des vies, vous pourrez effectivement vous intéresser à cette transaction.
Je suis surpris que, dans votre lettre, vous ne disiez rien de vos actions destinées à diffuser les sources(4) à l’extérieur et à vous servir des capacités que Dieu vous a accordées, en la matière. Nos Sages disent, certes, que “ le Saint béni soit-Il ne fit rien d’inutile dans Son monde ”. Pour autant, ceux qui n’ont pas le libre arbitre agissent nécessairement de la manière qui convient(5), alors qu’il n’en est pas de même pour un Juif duquel il est dit : “ L’homme sera comme Nous ”, comme l’explique le Likouteï Torah Emor, à la page 38b. Il peut donc se passer des jours, des mois ou plus encore, pendant lesquels ne s’appliquent pas ces propos de nos Sages(6). C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Et n’est donc pas en mesure de payer son loyer. (2) A ceux qui transgressent la Volonté de Dieu, ce qui va à l’encontre de la Hala’ha. (3) Textuellement “ se transporte par elle-même ”. (4) De la ‘Hassidout. (5) Puisqu’ils ne peuvent pas faire autrement. (6) Et qui sont donc inutiles.
Lettre n°5058
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5058, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tévet 5717,
Brooklyn, New York,
A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,
groupement de …(1), que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
A l’occasion de la Hilloula, anniversaire du décès de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, ce 10 Chevat, je voudrais signaler aux groupements des femmes et jeunes filles ‘Habad, en général et à chacune des participantes, en particulier, qu’il convient de se préparer pour cette date.
Cette préparation doit être conforme à la volonté de celui dont nous célébrons la Hilloula. Les activités des femmes et jeunes filles ‘Habad, en particulier, des femmes juives, en général, doivent, en conséquence, être renforcées et développées, pour tout ce qui concerne les Mitsvot et la crainte de Dieu. C’est là le plus grand plaisir, la plus haute satisfaction que l’on puisse procurer à son âme.
A l’époque, après le décès de son père, le Rabbi Rachab, dont le mérite nous protégera, lui-même écrivit(2) que “ les bergers d’Israël n’abandonnent pas leur troupeau ”, les dirigeants d’Israël et les guides spirituels ne se séparent pas, même après leur décès, de ceux qu’ils dirigent et dont ils satisfont les besoins.
Cette année, le jour de la Hilloula sera le Chabbat Parchat Bechala’h, Chabbat Chira(3). Vous trouverez donc, ci-joint, une causerie(4), présentant un récit, à ce sujet, rapporté par celui dont nous célébrons la Hilloula.
J’espère que l’on trouvera les explications justes et les mots qui conviennent afin d’en expliquer la signification à toutes les participantes.
A n’en pas douter, ceci contribuera à renforcer et à développer votre activité, dans tous les domaines. Puisse Dieu faire que vous connaissiez le succès.
En formulant le souhait que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, de même que de vos accomplissements personnels et de ceux des membres de votre famille,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à tous les groupements. (2) Voir les Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 1, lettre n°72. (3) Celui du Cantique de la Mer. (4) Celle d’A’haron Chel Pessa’h 5698 (1938), figurant dans le Séfer Ha Si’hot 5698, à partir de la page 277.
Lettre n°5059
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5059, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous envisagez l’utilisation de l’électricité(1). Vous ne me précisez pas ce que vous entendez par là. En effet, le terme d’électricité s’applique à différentes thérapeutiques. S’il s’agit de rayons, il vaut mieux les éviter. Si cela consiste à faire passer un courant électrique, il est clair qu’il faut être prudent(2). Si on le fait uniquement quelques fois, on peut envisager un tel traitement, à condition qu’il soit administré par un spécialiste.
Plus généralement, et pour être plus sûr, il faut, dans tous les cas, consulter un médecin spécialiste, au moins une fois. Il établira un diagnostic et proposera un traitement. S’il n’y en a pas dans votre ville, vous en trouverez sûrement un dans une grande ville.
Que Dieu vous accorde la réussite, afin de donner de bonnes nouvelles de vos réalisations communautaires et de vos accomplissements personnels.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) De traiter un cas de stérilité en ayant recours à l’électricité. (2) Dans l’original de cette lettre, le Rabbi, pour plus de clarté, chaque fois qu’il décrit un traitement en Hébreu, traduit aussitôt sa description en Yiddish.
Lettre n°5060
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5060, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Après un silence particulièrement long, j’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat “ Et Yaakov vécut dans le pays de l’Egypte ”(2).
J’envisagerai d’abord sa conclusion, c’est-à-dire ce que vous dites à propos de ma seconde remarque. Il est évident que ce que vous écrivez a suscité ma plus grande surprise. Il est certain et, par ailleurs, bien connu que je souhaite à chaque Juif et à chaque Juive une vie de largesse, non seulement spirituelle, mais aussi matérielle, au sens le plus littéral.
Certes, l’épreuve de la richesse est beaucoup plus rude que celle de la situation inverse(3), ce qu’à Dieu ne plaise. Ceci concerne l’homme qui doit parvenir à servir Dieu en ayant une vie aisée. Toutefois, chacun doit l’encourager, le stimuler, lui décrire l’épreuve qui le guette. Comme vous le savez, l’Admour Hazaken explique, dans son Torah Or, à la page 31c, que celui(4) qui fit trois pas pour Dieu obtint, de cette façon, la royauté, ici-bas, dans le monde, pour trois générations. Et, l’on peut donc en déduire quelle est la récompense d’un Juif, pour ce qui le concerne.
Je suis surpris que vous ayez omis, dans votre lettre, l’élément primordial de ce que je disais, à propos d’une vie de largesse. Je précisais qu’il ne faut pas échanger l’essentiel, non seulement spirituel, mais aussi matériel, contre une apparence d’aisance, ayant pour unique effet d’oublier à la fois l’essentiel et l’accessoire afin de ne conserver qu’une apparence extérieure.
Je précise bien “ extérieur ”, pour qu’il soit clair que celui qui vit dans la largesse n’est nullement satisfait, de cette façon, car il s’agit uniquement de le faire considérer comme riche par ses voisins. En revanche, il est tout à fait possible de vivre dans l’opulence et d’être, dans sa vie quotidienne, comme Rabbi E. Ben ‘Hersom ou comme d’autres Justes importants, selon le récit du traité Yoma 35b.
Il est inutile d’en dire plus, tant cela est évident.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Le Chabbat Parchat Vaye’hi. (3) De la pauvreté. (4) Nabuchodonosor.
Lettre n°5061
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5061, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 12 Tévet, dans laquelle vous me décrivez la réunion ‘hassidique du jour lumineux du 19 Kislev(2), celui de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, bien que celle-ci ait été très réduite, selon votre expression, du fait de la situation(3).
J’ai déjà fait part de ma surprise aux ‘Hassidim de Terre Sainte(4), qui ne voient pas la contradiction(5). Car, bien au contraire, cette situation exige une diffusion accrue des sources(6). Et, les réunions ‘hassidiques font partie de ce programme.
On sait, en effet que, quand “ l’autre côté ” prospère, le domaine de la sainteté doit disposer de forces largement accrues. La pratique en fait la preuve. Les autorités de ce monde, en pareille situation, enrôlent de nouvelles personnes à l’armée, y compris parmi celles qui, jusqu’alors, avaient de toutes autres occupations. Du fait des besoins, “ le faible dira : je suis vigoureux ”. Vous comprenez ce que cela veut dire et il est dommage que cette évidence doive vous être rappelée par quelqu’un qui se trouve sur un autre continent.
Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, dans la paix et la joie, la bonté et la miséricorde, vous redoubliez d’ardeur en tous les aspects de la diffusion des sources, comme l’indiquent les jours de ‘Hanoukka, qui viennent de s’écouler, pendant lesquels on ajoute, chaque jour, une bougie, une lumière issue d’une huile pure, “ dès le coucher du soleil ”, “ à la porte de sa maison vers l’extérieur ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav T.Meltchik, de Jaffa. Voir, à son sujet, la lettre n°4449. (2) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) A cause de la guerre du Sinaï. Voir, à ce sujet, la lettre n°4890. (4) Voir les lettres n°4989 et 4991. (5) Dans le fait de réduire les activités, à cause de la guerre. (6) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5062
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5062, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au jeune Chimeon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Tévet. Je suis surpris que vous ne fassiez pas référence à la réunion ‘hassidique à laquelle vous avez participé, comme je l’ai appris de manière indirecte.
Vous m’interrogez sur le Chema Israël du coucher, à l’issue du Chabbat(2). Bien entendu, une différence doit être faite. S’il est dit avant le milieu de la nuit, on ne dit pas le Ta’hanoun, conformément au Chaareï Tefila, au chapitre 300. S’il est dit après le milieu de la nuit, on récite effectivement le Ta’hanoun, avec tout ce qui lui est lié(3), au sein de cette prière.
Vous consulterez également le calendrier Hayom Yom, à la page 32.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav C.Abitboul, de Lod. (2) Voir, à ce sujet, le Séfer Itvaadouyot 5743 (1983), Pessa’h Chéni, page 1414. (3) Les passages qui sont récités seulement quand on dit le Ta’hanoun.
Lettre n°5063
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5063, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Haïm Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Tévet. Entre temps, j’ai également reçu le livre Réa’h Doudaïm, que vous avez édité. Je vous remercie d’avoir pensé à me l’envoyer.
J’ai demandé que l’on vous adresse des livres parus aux éditions Kehot. Ceux-ci traitent de la ‘Hassidout, des sources du Baal Chem Tov, dont la diffusion permettra la venue de notre juste Machia’h, conformément à la promesse qui a été donnée, comme il le rapporte lui-même dans une lettre.
Vous me demandez de quelle manière ‘Habad considère la lignée de Dinov(2) et ses ouvrages. Je n’ai rien entendu, à ce sujet.
Vous m’interrogez également sur le texte de la prière de Min’ha du Chabbat, selon la coutume de ‘Habad. Celui-ci figure dans notre Sidour : “ Les Chabbats de Ta sainteté et ils se reposeront en eux ”. Les deux expressions(3) sont au pluriel(4).
Vous participez sûrement aux réunions des ‘Hassidim, en général et surtout à celles des jours propices, par exemple des dates lumineuses du mois de Kislev qui vient de s’écouler.
De même, vous avez sans doute connaissance des trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous les garderez, au moins à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav H.T. Eisenbach, de Jérusalem. (2) Une école de la ‘Hassidout de Pologne. (3) “ Chabbats ” et “ en eux ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ A ce propos, la même formulation figure également dans le manuscrit présentant le rite du Rambam, qui est reproduit dans l’édition du Rambam parue à New York, en 5707 (1947), à la fin du cinquième tome. C’est également celle du Sidour des Yéménites, qui l’adoptent, néanmoins, pour les quatre prières du Chabbat ”.
Lettre n°5064
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5064, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Zeev Aryé(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre et je viens de recevoir le livre Ohel Binyamin, Raza de Kinyan Torah sur le traité Avot. Puisse Dieu faire que tout ceci soit conforme au début de ce texte, “ Moché reçut la Torah sur le mont Sinaï et la transmit… ” et à ce que l’on a coutume de dire, en guise d’introduction à ces chapitres(2) : “ Tous les Juifs auront part au monde futur ”.
Ainsi, de nos jours et très prochainement, tous les milieux de notre peuple se pénétreront de la vérité absolue, du fait que “ tout Ton peuple est constitué de Justes ”. En effet, chacun et chacune est “ l’œuvre de Mes Mains, dont Je suis fier ”, de Celui Qui donne la Torah. Tout comme Il est immuable, l’œuvre de Ses Mains l’est également. Il est donc certain que nul ne sera écarté, qu’au final, chacun accédera à la Techouva, en fonction de son niveau, de sa nature et de sa qualité.
Ceci inclut la Techouva depuis sa forme la plus basse, au sens le plus littéral, pour les fautes les plus graves, jusqu’à son stade le plus élevé, inspirée par l’amour de Dieu, la Techouva supérieure, celle du retour vers la source, ainsi qu’il est dit : “ L’esprit retourne vers Dieu, Qui le donna ”, comme l’explique longuement l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, dans son Likouteï Torah, au début de la Parchat Haazinou, que vous consulterez.
Cette Techouva n’est pas livrée au jugement de chacun. En effet, la Torah, de la même étymologie que Horaa, enseignement, délivre des enseignements importants pour tout ce qui concerne l’homme, depuis l’instant de sa naissance jusqu’à son dernier moment sur cette terre, des enseignements éternels, qui s’appliquent à chaque époque, en tout lieu. En effet, cette Torah a été reçue, sur le mont Sinaï, par Moché, le berger fidèle et elle fut transmise à toutes les générations suivantes.
En conséquence, c’est uniquement en mettant en pratique les Préceptes de notre Torah, Torah de vie, que l’on atteint l’objectif qui vient d’être défini et, par son intermédiaire, la finalité de la création. Selon les termes des Sages, dans leur Michna, dans le chapitre d’acquisition de la Torah(3) : “ Tout ce que créa le Saint béni soit-Il, Il le fit uniquement pour Son honneur ”.
L’Eternel Dieu les multiplia(4) et leurs personnalités sont différentes. Il voulut conférer un mérite à chacun. C’est pour cela qu’Il multiplia la Torah et les Mitsvot… Il grandit et embellit la Torah.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Z.A. Rabinner, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4015. (2) Quand ils sont lus, dans l’après-midi du Chabbat. (3) Le sixième chapitre d’Avot. (4) Les Juifs, recevant cette Torah.
Lettre n°5065
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5065, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 19 Tévet. Vous concluez en disant que, bien que votre père ait été un ‘Hassid d’Alexander(1), vous avez vous-même fait vos études dans une Yechiva où l’on apprenait…(2).
La Michna, dans le traité Edouyot, à la fin du chapitre 2, affirme que “ le père confère un mérite à son fils… par sa sagesse(3) ”. En conséquence, si chacun est tenu d’étudier toutes les parties de notre Torah, comme le soulignent les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 2, paragraphe 10, combien plus le demande-t-on à ceux qui ont hérité de leurs parents une prédisposition naturelle pour une telle étude(4), comme le font remarquer les commentateurs de cette Michna.
Bien plus, cette étude s’ajoute à toutes les autres, qui l’ont précédée. Il est donc bien clair qu’elle ne contredit pas votre méthode d’étude préalable. Elle s’y ajoute, car, selon l’expression bien connue, “ en deux cents pièces, il y a cent pièces ”.
Plus encore, cet ajout vivifie les autres formes d’étude, conformément à l’affirmation bien connue de Rabbénou Yona, citée par le Ran, dans son commentaire du traité Nedarim et par le Beth Yossef sur le Tour, Ora’h ‘Haïm, chapitre 47. En outre, vous consulterez attentivement le Baït ‘Hadach.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Une école de la ‘Hassidout de Pologne. (2) Un programme d’étude étranger à la ‘Hassidout. (3) Qu’il parvient à lui transmettre. (4) En l’occurrence celle de la ‘Hassidout.
Lettre n°5066
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5066, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Nissan(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 17(2) Tévet. Vous me décrivez brièvement le programme d’étude des différentes classes(3) et vous me dites que la réunion ‘hassidique(4) s’est très bien passée, ce qui veut sûrement dire qu’elle a atteint son objectif profond et qu’en conséquence, son effet se fera sentir concrètement, tout au long de l’année.
Bien plus, cette réunion ‘hassidique était celle du Roch Hachana de la ‘Hassidout. Or, la tête(5) porte en elle tous les membres du corps et les vivifie. C’est bien évident.
Puisse Dieu faire que ce processus aille croissant, conformément à l’enseignement de ‘Hanouka, qui vient de s’achever, lorsqu’on ajoute, chaque jour, une bougie, une lumière, issue d’une huile pure, “ à partir du coucher du soleil ”, comme le dit le Midrash Chemot Rabba, chapitre 15, paragraphe 6, “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”.
La demande de bénédiction exprimée dans votre lettre sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav N.Pinson, de Casablanca, Maroc. Voir, à son sujet, les lettres n°3597 et 5240. (2) Le Rabbi écrit Tov, bon, terme dont la valeur numérique est dix sept. (3) De l’école Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, à Casablanca. (4) Du 19 Kislev, fête de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (5) Ce qui est le sens du mot Roch.
Lettre n°5067
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5067, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il est bien clair, et l’on peut l’observer dans la pratique, que le comportement de Na’hchon(1) ne délivre pas un enseignement uniquement pour le septième jour de Pessa’h(2) ou bien pour le passage de la mer Rouge. Celui-ci s’applique également à tout ce qui est divin, en un endroit nouveau. C’est bien évident.
Combien plus est-ce le cas, quand il s’agit de diffuser les sources(3), en cette génération du talon du Machia’h(4), en Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”, dans un endroit où, du fait de nos nombreuses fautes, “ l’autre côté ” a une force particulière, au point que, dans les autres pays, ce lieu est appelé “ la ville rouge ”(5).
Puisse Dieu faire que, très prochainement, s’accomplisse enfin la promesse de nos Sages, énoncée au traité Chabbat 156a : “ Selon Rav Achi, celui qui dépend de l’astre rouge sera un Mohel(6) ”, c’est-à-dire quelqu’un qui permet aux enfants d’Israël de contracter l’alliance de notre père Avraham.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Ben Aminadav, qui sauta dans la mer Rouge et, de cette façon, provoqua son ouverture. (2) Commémorant le passage de la mer Rouge. (3) De la ‘Hassidout. (4) Lorsque sa venue est imminente. (5) ‘Haïfa. (6) Le fait de pratiquer des circoncisions lui permettra d’intégrer au domaine de la sainteté l’attirance naturelle pour le sang que lui inspire l’astre rouge.
Lettre n°5068
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5068, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5717,
Brooklyn, New York,
Au jeune Aharon(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 8 Tévet, qui vient de me parvenir. La semaine dernière, vous a été adressé un télégramme, dont voici le texte :
“ A l’occasion de l’ouverture du camp de vacances(2), ma bénédiction est adressée à tous les enfants, aux moniteurs et aux directeurs, qui connaîtront la réussite, en bonne santé physique et en bonne santé morale.
Signature ”
Sans doute me donnerez-vous des nouvelles bonnes et détaillées, en particulier de la manière dont le camp se passe concrètement.
Avec ma bénédiction,
Le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav A.Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4412. (2) Le camps d’été de Melbourne. Voir, à ce sujet, les lettres n°5074 et 5104.
Lettre n°5069
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5069, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Israël David(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir, lors d’une discussion avec le Rav Cohen, que celui-ci vous rencontre de temps à autre et que vous lui venez en aide, dans son commerce, en particulier pour ce qui concerne les pierres précieuses.
Il est sûrement inutile de vous souligner à quel point cela est important, comme l’établit la Hala’ha, faisant référence à celui qui fournit du travail aux autres. J’espère qu’à l’avenir, non seulement vous poursuivrez en ce sens, mais, bien sûr, vous développerez tout cela, plus souvent et pour des montants plus importants.
M’en remettant à l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ on conseille l’empressement à ceux qui le possèdent naturellement ”, je vous écris, néanmoins, tout ceci, afin d’en souligner l’importance. Vous consulterez également le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, se basant sur les traités Chabbat 63a, Pessa’him 53b, sur la Michna, à la fin du traité Horayot, qui dit : “ Le Cohen a la préséance ” et d’autres textes encore.
Je vous adresse ma bénédiction afin que vous gagniez plus largement votre vie. De la sorte, s’accomplira en vous le dicton bien connu de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, selon lequel : “ Dieu accorde aux Juifs des biens matériels, afin qu’ils en fassent de la spiritualité ”.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, en tout ce qui vient d’être dit et pour les actions positives que vous menez dans le but d’élargir la Yechiva que vous avez fondée, quantitativement et qualitativement,
Notes
(1) Le Rav I.D. Glick, de Far Rockaway. (2) En l’occurrence, il s’agit bien de favoriser un Cohen.
Lettre n°5070
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5070, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Tévet.
En un moment propice, je mentionnerai tous les noms que vous m’écrivez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous m’interrogez sur un traitement favorisant la mémoire. Vous connaissez l’interprétation que donnent nos Sages du verset : “ intégrée en tout et gardée ”, dans le traité Erouvin 54a(1). Celui-ci veut dire qu’il faut étudier avec enthousiasme et, bien entendu, sans succomber aux avances du mauvais penchant, qui recherche des stratagèmes et des ruses afin d’empêcher l’homme de servir son Créateur.
L’un des moyens d’y parvenir est de le rendre triste, de le convaincre qu’il n’a pas de réussite, en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot.
Il faut donc lutter et s’emporter contre lui(2), ne l’écouter en aucune façon. De la sorte, disparaissent ses attaques, les voiles et les obstacles, comme l’explique le saint Tanya, que vous consulterez, en particulier au chapitre 29(3).
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Lorsque la Torah est intégrée à tous les membres du corps, il est possible de la garder durablement en soi. (2) Contre le mauvais penchant. (3) Le Rabbi signifie ici, qu’en l’occurrence, l’absence de mémoire résulte d’un manque d’enthousiasme pour la Torah et les Mitsvot.
Lettre n°5071
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5071, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 15 Tévet. J’y ai lu, avec plaisir, que vous poursuivez vos études à la Yechiva. J’espère que, de temps à autre, vous faites un ajout en ce sens(1), conformément à l’enseignement de notre Torah selon lequel on s’élève, dans la sainteté.
Outre l’importance intrinsèque de tout cela, il est clair que vous multipliez ainsi toutes les bénédictions de Dieu, en tous les besoins d’un homme et de sa famille. En effet, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(2), mais d’une manière largement accrue.
Vous me dites qu’il existe des divergences d’opinion, à propos de l’influence que l’on peut exercer sur les autres. C’est un fait. Pour autant, chacun peut influencer son prochain et son entourage, au même titre qu’il est tenu de donner de la Tsédaka, au sens matériel, obligation qui incombe également à un pauvre, comme l’établit la loi de notre Torah. Il en est de même pour la Tsédaka morale.
Vous concluez votre lettre en me demandant si vous devez cesser votre activité au sein du groupe de Torah des Peylim(3), pendant l’année scolaire et la maintenir uniquement pendant les périodes de vacances de la Yechiva.
Il est bien clair que cette idée est totalement exclue. La diffusion et le renforcement des valeurs juives sont indispensables, tout au long de l’année. Mais, bien entendu, il y a différentes manières de mener une action, au sein de cette organisation. Pour les uns, elle peut être plus soutenue, se prolonger dans le temps. Pour d’autres, à différents titres, elle a des moments précis. Pour d’autres encore, elle se limite aux temps libres de la Yechiva.
La réponse à cette question dépend donc de nombreux éléments et, en la matière, le cas de chacun est spécifique. Si l’on prend en compte la situation actuelle, en Terre Sainte, bien peu nombreux sont ceux qui peuvent se contenter de diffuser le Judaïsme uniquement durant les vacances de la Yechiva. C’est une période de mobilisation pour l’amour de Dieu, pour Sa Torah, pour la pratique des Mitsvot de la meilleure façon, pour l’étude qui convient de notre sainte Torah.
Vous respecterez, au moins à l’avenir, les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) En intensifiant cette étude. (2) De la manière dont l’homme agit envers Lui. (3) Diffusant les valeurs du Judaïsme.
Lettre n°5072
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5072, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Chemot. Il semble que vous méditiez, plus que de mesure, à propos de tout ce que vous m’écrivez.
Votre démarche peut être comparée à l’interprétation que donne la ‘Hassidout du verset : “ Elle confectionnera la tête ”, selon laquelle une méditation trop approfondie sur ce qui permet de gagner sa vie est comparable à un vêtement trop long pour celui qui le porte. Non seulement la partie qui dépasse n’est d’aucune utilité, mais, bien plus, elle entrave la marche.
Vous mentionnez votre avocat et sans doute celui-ci est-il compétent. Vous vous conformerez donc à ses recommandations et vous servirez Dieu dans la joie, en ayant la conviction qu’Il vous accorde Sa Providence, de même qu’aux membres de votre famille, au sein de tout Israël.
Dieu est l’Essence du bien. Il recherche naturellement à faire le bien et vous observerez donc, en tout ce qui vous concerne, un bien visible et tangible.
Ces dernières semaines, vous avez sûrement cherché à diffuser le Judaïsme, en général et la ‘Hassidout, en particulier, parmi vos amis, partout où ils se trouvent et dans votre entourage. J’espère que vous conservez encore avec eux une relation épistolaire, afin de les encourager à pratiquer les Mitsvot, à fixer un temps pour étudier la Torah, chacun selon sa situation.
Le Protecteur d’Israël ne dort pas et ne somnole pas. Il nourrit chacun, avec bonté, grâce et miséricorde. Il vous conduira, avec les vôtres, vers ce qui est bon pour vous, à la fois matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°5073
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5073, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Tévet(1).
Il serait bon que vous-même et votre épouse, donniez à la Tsédaka, indépendamment l’un de l’autre, un montant de dix huit Guidoulim(2) de Pologne, multipliés par quarante. L’équivalent, en monnaie actuelle, est précisé dans ma lettre(3), qui a été publiée dans le Kovets Loubavitch, tome 8.
Cela veut dire que vous donnerez de la Tsédaka, de temps à autre, jusqu’à avoir atteint ce montant, l’un et l’autre. Vous consulterez également Iguéret Ha Kodech, au chapitre 21 et le discours ‘hassidique du Tséma’h Tsédek, basé sur l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ chaque sou s’ajoute aux autres pour…(4) ”.
Que Dieu vous accorde le succès et la réussite de conduire tous vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, avec largesse d’esprit, en bonne santé et dans le calme moral.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Dans laquelle le destinataire de la présente demandait au Rabbi un moyen de réparer sa faute, ayant eu, par inadvertance, une relation avec son épouse, quand celle-ci était Nidda. Voir, à ce sujet, la lettre n°5292. (2) Monnaie ancienne mentionnée par l’Admour Hazaken, dans Iguéret Ha Techouva, à propos du montant qui doit être donné à la Tsédaka pour racheter une faute. (3) Il s’agit de la lettre n°199. (4) Constituer un montant important.
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