Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5034
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5034, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yona(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 8 Tévet. Par ailleurs, j’ai obtenu des informations, de manière indirecte, sur vos activités. Vous vous êtes, en particulier, efforcé, de tirer profit de l’émotion générale suscitée chez les Juifs de Terre Sainte(2) afin de les rapprocher du Saint béni soit-Il, de Sa Torah et de Ses Mitsvot.
Sans doute ne vous contenterez-vous pas de cela. Vous multiplierez les actions, dans la mesure du possible, car tel est le besoin du moment et Dieu accorde, pour cela, une réussite considérable, mais, du fait de nos nombreuses fautes, les ‘Hassidim n’en profitent pas.
On peut vérifier que, chaque fois que l’on agit, quelle que soit l’action réalisée, la réussite est bien au-delà de ce que l’on aurait pu escompter d’emblée. Et, peut-être parviendrez-vous à éveiller les ‘Hassidim, afin qu’ils prennent enfin part à ces actions, qu’ils agissent concrètement et ne se contentent pas de réunions, de discussions, de résolutions. Ainsi, je suis sûr qu’à leur tour, ils connaîtront une réussite au-delà de ce que l’on peut envisager.
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en fonction du contenu de votre lettre(3).
Vous me dites que vous avez parlé avec telle personne de l’étude du Tanya et qu’elle vous a répondu : “ Il s’agit d’une vieille controverse ”(4). J’en suis surpris. Personne ne lui aurait donc dit que ceux qui marquaient leur opposition, il y a deux cents ans, étaient en mesure d’en donner la raison ? En effet, ils craignaient une réduction de la crainte de Dieu. Or, le temps est passé et l’on peut constater, en particulier à notre époque, que, bien au contraire, la crainte de Dieu a été raffermie et renforcée, que les Mitsvot sont mises en pratique de la meilleure façon. Eux-mêmes(5) ont pu l’observer dans les pays où ils vivaient auparavant(6) et ils le voient encore en Terre Sainte. Tout cela est bien évident.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez enfin la réussite, en chaque endroit, en fonction de cet endroit, c’est-à-dire, chez l’un, pour qu’il ne manifeste plus son opposition, chez l’autre, pour qu’il apporte son concours et, chez le troisième, pour qu’il s’engage lui-même dans cette étude(7).
En effet, vous connaissez la célèbre décision du Tribunal céleste, reproduite dans les résumés et notes sur le Tanya, à la fin de la page 122, selon laquelle, grâce à l’abnégation pour la ‘Hassidout dont fit preuve l’Admour Hazaken(8), ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie auraient le dessus, pour tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.Edelkopf, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°4035. (2) Par les miracles et la victoire de la guerre du Sinaï. Voir la lettre n°5019. (3) Selon la bénédiction sollicitée pour chacun. (4) Entre les ‘Hassidim et leurs opposants, à l’époque du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken. (5) Ceux qui manifestent maintenant leur opposition. (6) En Europe de l’est (7) De la ‘Hassidout. (8) Lors de son emprisonnement qui conduisit à sa libération du 19 Kislev.
Lettre n°5035
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5035, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Mena’hem Mendel ‘Haïm Yé’hyel Azarya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 7 Tévet, dans laquelle vous me décrivez la réunion des ‘Hassidim, au cours de laquelle vous avez distribué ce qui restait de celle(2) qui a eu lieu au jour lumineux du 19 Kislev(3), celui de notre délivrance et de la liberté de nos âmes. Bien que vous ne le précisiez pas, vous avez sûrement répété également ce qui a été dit, lors de cette réunion, ici-même.
Puisse Dieu faire que ces paroles conduisent à l’action. Que le mérite de nos saints maîtres protège chacun d’entre nous, afin que nous assumions notre mission, en général et que nos prenions part à la diffusion des sources(4) à l’extérieur, en particulier.
Et, que Dieu vous accorde, toujours et tous les jours, de donner de bonnes nouvelles de vos accomplissements personnels et de vos réalisations communautaires.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav M.M. H. Y. A. Friedman, de Terre Sainte, se trouvant à Londres. (2) Tenue par le Rabbi, à laquelle le Rav Friedman était présent. (3) Fête de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5036
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5036, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5717,
Brooklyn,
Aux participants à la réunion du 7 Tévet
pour le renforcement du Talmud Torah de Toronto,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu, avec plaisir, votre lettre, me faisant part de vos discussions concernant le Talmud Torah Beth Yossef. Vous avez désigné un comité moral et également un comité exécutif pour le diriger.
Puisse Dieu faire que vous receviez ces responsabilités en un moment bon et fructueux, même si, comme le disent nos Sages, “ tous les débuts sont difficiles ”. Vous ne vous affecterez donc pas des difficultés. Bien au contraire, celles-ci éveilleront en vous une force et un enthousiasme accrus pour diriger l’action en fonction de ce qu’elle doit être profondément. De la sorte, ces difficultés s’amenuiseront de plus en plus.
Que Dieu vous accorde la réussite, beaucoup plus vite et beaucoup plus largement que vous l’imaginez.
A titre de participation à ces bonnes actions, au moins symbolique, du fait de l’éloignement géographique et conformément à votre décision d’ouvrir un compte en banque afin d’y réunir un capital de trois mille dollars, je joins à la présente un chèque, qui sera ma contribution à ce fonds.
Avec ma bénédiction de réussite en tout cela et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°5037
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5037, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Tévet, dans laquelle vous me dites que votre diction doit être améliorée.
Il faut, à ce sujet, consulter un médecin spécialiste. En effet, différents traitements nouveaux, efficaces en la matière, ont dernièrement été mis au point.
De façon générale, cette difficulté est également liée à la pensée. En conséquence, moins vous ferez attention à la manière dont vous vous exprimez, moins vous vous affecterez du fait qu’actuellement vous ne parlez pas correctement et plus le traitement sera efficace, améliorera la situation.
Bien entendu, plus vous renforcerez votre ardeur et votre constance dans l’étude de la Torah, la pratique des Mitsvot de la meilleure façon et plus vous élargirez la bénédiction de Dieu, Qui donne la Torah, en tous vos besoins et, en particulier, pour celui-ci.
Vous connaissez sans doute l’usage des premiers Sages, consistant à lire, chaque jour, après la prière du matin, des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. En tout état de cause, vous l’adopterez à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5038
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5038, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille de jeudi :
A) Vous demandez à quel moment doit être donnée la Tsédaka à laquelle je faisais allusion dans ma lettre(1).
Celle-ci doit être donnée avant la prière, comme le disent nos Sages, au traité Baba Batra 10a, retenu pour la Hala’ha par le Choul’han Arou’h.
B) J’ai décrit l’importance de la Torah et des Mitsvot, qui sont comparées aux Tefillin. Vous me demandez ce qu’apporte cette comparaison.
Vous savez à quoi il faut penser, quand on porte les Tefillin et quel est leur but, comme le précise le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 25, paragraphe 5. Celles-ci permettent d’assujettir son esprit, se trouvant dans le cerveau et son cœur…(2).
Vous consulterez ce texte, de même que le chapitre 41 du Tanya, affirmant que telle est la finalité de l’homme. Selon les termes du Zohar, “ le cerveau et le cœur sont les dirigeants du corps ”.
C) La réflexion à la divine Providence est positive à tout moment, comme le disent le début du Tour et celui du Ramah, dans le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm : “ J’ai placé Dieu en permanence face à moi. Ceci est un grand principe… ”. Vous consulterez ce texte.
J’ai mentionné tout cela dans la lettre qui vous était adressée, mais je ne voulais pas dire que vous deviez avoir cette pensée en permanence. En effet, cela est impossible, par exemple, pendant le temps de l’étude, quand il faut se concentrer sur le passage ou la Hala’ha que l’on apprend, comme l’explique le Tanya, à la fin du chapitre 41.
En fait, je voulais dire que vous deviez bien comprendre cette idée et la graver dans votre esprit. De la sorte, même quand vous n’y penserez pas, elle se trouvera dans votre mémoire, comme l’explique le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, à la fin de la Parchat Kedochim. Vous consulterez également les additifs au Likouteï Torah, partie Vaykra, page 53c, au début du chapitre 5.
Et, ceci amenuisera les idées qui vous dérangent, car celles-ci vont à l’encontre de la logique et du fruit de la réflexion à la divine Providence.
D) Vous évoquez un élève de la Yechiva qui…(3). Le meilleur moyen est de ne pas y penser.
Plusieurs Hala’hot de la partie révélée de la Torah établissent que le fait de ne pas penser à une idée ne consiste pas à lutter contre elle, à peser le pour et le contre. Au sens le plus littéral, il ne faut plus y penser en se consacrant à autre chose, en particulier à notre Torah, qui est appelée Torah de lumière. Car, un peu de lumière suffit pour repousser beaucoup d’obscurité.
E) Vous faites référence à Yom Kippour.
Vous consulterez, à ce sujet, les responsa du Tséma’h Tsédek, porte des additifs, seconde partie, chapitre 62.
Puisse Dieu faire que vous fixiez votre étude de la ‘Hassidout dont l’un des principes fondamentaux établit que le service de Dieu doit nécessairement être joyeux, comme le tranche le Rambam, à la fin des lois du Loulav, que vous consulterez.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°4960. (2) Au service de Dieu. (3) Vraisemblablement a eu une émission séminale en pure perte.
Lettre n°5039
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5039, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yé’hyel Mi’hel Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me décrivez, d’une manière générale, la fête du jour lumineux de notre délivrance et de la liberté de nos âmes(2). Vos amis y ont également participé et vous leur avez transmis ce que je vous ai écrit et qui concerne chacun(3).
J’ai demandé que l’on fasse part, à vous-même et aux ‘Hassidim qui sont comme vous, de la nécessité de donner, en mon nom, l’argent de ‘Hanouka(4) à ceux de vos amis qui étudient la ‘Hassidout en s’approfondissant sur ses commentaires.
Bien entendu, il ne s’agissait pas de mettre les autres élèves à l’écart, ce qu’à Dieu ne plaise. Pour autant, le lien est plus fort avec ceux qui étudient la ‘Hassidout. En effet, le Tanya définit, au début du chapitre 5, “ l’unification merveilleuse, à laquelle nulle autre n’est comparable ”(5). En conséquence, ceux qui se consacrent à la même étude que moi réalisent cette union non seulement par l’étude elle-même, mais aussi entre tous ceux qui la partagent.
En ce sens, l’enseignement profond de la Torah a une vertu particulière, comme cela est longuement expliqué par ailleurs. La raison est la suivante. Cet enseignement n’a pas une dimension profonde et une autre, extérieure, un aspect secondaire, puisqu’il traite de la Divinité, des Sefirot.
Il n’en est pas de même pour la partie révélée de la Torah et, a fortiori, pour une autre sagesse, une science profane. En effet, cette partie révélée dit, par exemple, que l’on saisit un vêtement(6). Or, il existe aussi, à ce propos, une dimension spirituelle, qui est définie par différents textes(7). Ainsi, l’étude elle-même ne réalisant pas une unification totale, celle-ci ne s’instaure pas non plus entre ceux qui la partagent. C’est bien évident.
Sans doute accéderez-vous à ma requête, dans toute la mesure du possible et vous me direz ce qui en a résulté.
Que Dieu vous accorde le succès de donner de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, matériellement et spirituellement à la fois, provenant de la source de ce bien, puisque, disent nos Sages, “ il n’est de bien que la Torah ” et d’elle découle celui du monde.
Avec ma bénédiction et mes salutations à tous vos amis,
Si vous n’avez pas réalisé tout cela(8), vous pouvez encore le faire pendant les trente jours suivant la cinquième lumière(9).
Notes
(1) Le Rav Y.M. Y. L. Zalmanov, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, les lettres n°4282 et 5302. (2) Le 19 Kislev, fête de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) Une même lettre fut également adressée au Rav Chalom Leïb Lerman. Voir, à son sujet, les lettres n°3818 et 3890. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4897. (5) Qui résulte de l’étude de la Torah. (6) “ Deux personnes saisissent un vêtement ” qu’elles viennent de trouver et chacune en revendique la propriété, selon le début du traité Baba Metsya. (7) Mais, qui n’apparaît pas, pas même en allusion, dans la partie révélée de la Torah. (8) Donné l’argent de ‘Hanouka à ceux qui devaient le recevoir. (9) De ‘Hanouka, lorsque cet argent était auparavant donné. Par la suite, le Rabbi établit la pratique de le donner chaque jour.
Lettre n°5040
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5040, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre. Bien entendu, vous pouvez continuer à m’écrire, à ce sujet. Ceci ne va nullement à l’encontre du bon comportement, ce qu’à Dieu ne plaise. Le Créateur du monde vous bénira pour que le contenu de vos prochaines lettres soit uniquement positif.
En un moment propice, je mentionnerai votre nom, ceux de votre mari et de vos enfants près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, matériels et spirituels. Sans doute les bénédictions que Dieu accorde à chacun d’entre vous s’en trouveront-elles accrues.
Vous me dites qu’il vous arrive d’être triste. Ceci n’est pas conforme à l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, qui enjoint à chaque Juif et à chaque Juive : “ Servez Dieu dans la joie ”. Même si un homme a conscience d’avoir fait ce qu’il n’aurait pas dû faire, il n’en renforcera pas moins sa confiance en Celui Qui donne la Torah et ordonne la Mitsva. Le Créateur lui donnera la force d’accéder à la Techouva et d’adopter un comportement conforme à Sa Volonté.
Certes, il faut également regretter ces mauvaises actions, mais sans pour autant en être triste. Si l’on fait réellement un effort en ce sens, on accomplira cette Techouva par toute la profondeur de son cœur et l’on rachètera ces fautes.
Une femme qui est une mère, une maîtresse de maison doit assumer ces tâches comme la Torah les définit. De la sorte, elle renforce la santé de son mari, de ses enfants, la sienne propre. Il est particulièrement important qu’elle ait un comportement pudique, qu’elle respecte les lois de la pureté familiale, la Cacherout de l’alimentation, qu’elle donne une éducation à ses enfants, quand ils sont à la maison.
Mais, comme je l’ai dit, tout cela doit être accompli joyeusement, en ayant la conviction que le Créateur du monde accorde Sa Providence et prodigue Son aide, dans tous les domaines.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°5041
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5041, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 4 Tévet et je suis surpris que vous ne me disiez rien de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev(2). Il y en a sans doute eu une également pour ‘Hanouka. J’espère qu’on en a profité pour renforcer et développer les institutions ‘Habad de votre ville. Vous voudrez bien me dire également comment vont ceux que vous citiez auparavant du fait de leurs problèmes de santé.
Puisse Dieu faire qu’en tout cela et en ce qui vous concerne personnellement, vous m’annonciez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible.
Il a été rappelé, lors d’une réunion ‘hassidique(3), qu’en Tévet, comme l’affirment nos Sages(4), “ le contact entre les corps procure un plaisir ”(5). Or, nos Sages disent aussi que A’hachvéroch, dont il est question dans la Meguila, fait allusion au Saint béni soit-Il, “ Qui possède la fin et le début(6) ”. Ainsi, le “ Corps ”, l’Essence de Dieu se révèle et prend plaisir au contact du “ corps ” de l’homme, ici-bas.
Dans le monde futur, la qualité du corps sera établie et l’âme recevra de lui sa vitalité, ainsi qu’il est dit : “ La femme entourera l’homme ”. Il y a effectivement là un bien visible et tangible, au sens le plus littéral, que le corps comprend et ressent.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav H.Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4949. (2) Fête de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°4013 et 4022. (4) A propos d’Esther, quand elle se rendit chez A’hachvéroch. (5) A cause de la froideur de l’hiver. (6) A’harit et Réchit. Le nom d’A’hachvéroch est la contraction de ces deux termes.
Lettre n°5042
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5042, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Lévi Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre participation aux activités du jour lumineux du 19 Kislev(2), date de notre délivrance et de la liberté de nos âmes.
Puisse Dieu faire qu’il y ait là un bon début pour des activités élargies, quantitativement et qualitativement. De la sorte, se renforcera également votre désir de m’écrire ces nouvelles réjouissantes, satisfaisant l’âme. En me les transmettant, vous accomplirez, en outre, la Mitsva de : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”.
Dieu fasse que vous ne vous contentiez pas de tout cela. Vous convaincrez tous ceux qui reçoivent votre influence d’adopter le même comportement, comme l’indiquent les jours de ‘Hanouka, qui viennent de s’achever. En effet, il faut alors ajouter, chaque jour, une bougie, une lumière émanant d’une huile pure, “ dès le coucher du soleil ”, selon l’expression du Midrash Chemot Rabba, chapitre 15, paragraphe 6, “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav L.I. Halpern, de Jérusalem. (2) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.
Lettre n°5043
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5043, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre question. Votre épouse enseigne actuellement dans une école affiliée au ‘Hinou’h Atsmaï(1). Vous envisagez de vous installer dans la ville sainte de Jérusalem et vous me demandez donc s’il est bon qu’elle enseigne dans une école d’état religieuse(2).
Si l’on se réfère à la sainteté de Jérusalem, par rapport au reste d’Erets Israël, qui est établie par la Michna, il ne me semble pas qu’il faille adopter une attitude opposée en passant d’une école ayant une plus profonde crainte de Dieu à celle où cette qualité est moins développée.
L’éducation d’un jeune conditionne le reste de sa vie et l’on ne peut pas savoir d’emblée ce qui marquera plus fortement sa mémoire et ce que l’on peut mettre de côté. C’est bien évident.
Celui Qui nourrit chacun et accorde Sa Providence à tous, lui donnera sûrement l’occasion d’utiliser pleinement ses compétences sans que la crainte de Dieu ne soit remise en cause ou, mieux encore, en la renforçant.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Réseau scolaire orthodoxe indépendant, en Erets Israël. (2) Réseau d’état moins strict que le précédent.
Lettre n°5044
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5044, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu, avec plaisir, de vos nouvelles, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, empli d’empressement, le Rav Dov Baumgarten(2).
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément au contenu de votre lettre(3). Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Vous écrivez que vous enseignez actuellement la mécanique à vos élèves. Comme vous le savez, notre Torah tranche que tout ce qui concerne l’homme doit être mis à profit pour le service du Créateur. Il en est donc de même pour l’influence que vous exercez sur ces élèves. Vous devez en profiter pour les renforcer, en tout ce qui concerne le Judaïsme, la Torah et les Mitsvot.
Il faut leur expliquer que le métier qu’ils apprennent n’est qu’un instrument, qui leur permettra d’étudier la Torah et de pratiquer les Mitsvot avec plus de sérénité(4).
En insufflant la crainte de Dieu à vos élèves, vous multiplierez les bénédictions de Celui Qui donne la Torah, en tous vos besoins.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav Y.Calderon, de Buenos Aires, Argentine. (2) Emissaire du Rabbi en Argentine. (3) A la bénédiction qui a été demandée. (4) Puisqu’ils seront libérés des contraintes matérielles.
Lettre n°5045
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5045, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
aux multiples accomplissements, le Rav Chimeon(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu, avec plaisir, de vos nouvelles, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, empli d’empressement, le Rav Dov Baumgarten(2).
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément au contenu de votre lettre(3). Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, à ce sujet(4).
Vous me dites que vous êtes en affaire avec une banque qui, selon l’usage courant, détient des dépôts provenant de Juifs et de non Juifs. Et, le prêt qu’elle vous consent est à intérêt. Vous m’interrogez donc, à ce sujet(5).
Différents livres traitent de cette question et certains sont référencés plus bas(6). La Hala’ha retient la conclusion suivante. Une telle transaction est permise, sans le moindre doute.
Vous saluerez tous les membres de Chouva Israël(7). Eux-mêmes et les membres de leur famille recevront les bénédictions du Créateur du monde, Qui le dirige, en tous leurs besoins.
Je vous remercie beaucoup pour votre cadeau, les livres qui m’ont été adressés par le jeune Aharon Tawil.
Notes
(1) Le Rav C.Levy, de Buenos Aires, Argentine. Voir, à son sujet, la lettre n°5154. (2) Emissaire du Rabbi en Argentine. (3) A la bénédiction qui a été demandée. (4) Voir la lettre précédente. (5) Ne s’agit-il pas d’un prêt à intérêt consenti par un Juif ? (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Responsa Choel Ou Mechiv, première édition, tome 3, Maharam Chik, partie Yoré Déa, Maharcham, tomes 2 et 4, Min’hat Pitim, Imreï Yocher, Yad Its’hak. Il n’y a donc pas lieu d’appliquer la position rigoriste du Kitsour Choul’han Arou’h ”. (7) Voir la lettre n°5154.
Lettre n°5046
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5046, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Alexander Sender(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la septième lumière(2) et j’y ai lu, avec plaisir, que les cours ont recommencé. Sans doute ne vous contenterez-vous pas de cela. Vous les multiplierez, conformément à l’enseignement des jours de ‘Hanouka, au cours desquels on ajoute, chaque jour, une bougie, une lumière issue d’une huile pure, “ à partir du coucher du soleil ”, “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”.
Vous évoquez la correction du Séfer Torah, afin qu’il soit conforme à l’avis de l’Admour Hazaken(3). Cela est judicieux. Bien entendu, il faut éviter d’en faire état publiquement, afin d’éviter la controverse. C’est une évidence, d’autant que cette diffusion pourrait susciter un esprit de révolte et de vengeance, auquel cas on ferait le contraire(4).
Il est particulièrement douloureux de constater l’inactivité des ‘Hassidim, malgré les opportunités de plus en plus larges qui se présentent, comme je l’ai écrit à plusieurs d’entre eux. Que sera l’issue ?
S’il est impossible qu’il en soit autrement, que Dieu fasse un miracle, qu’Il prenne une initiative afin de permettre que l’action commence, mais que cela soit dans la bonté et la miséricorde. Certes, on ne peut pas tirer profit d’un miracle(5) et l’on ne demande pas un miracle. Toutefois, il en est ainsi quand celui-ci est ardemment souhaité en tant que récompense. En l’occurrence, par contre, la finalité véritable est la diffusion des sources(6) à l’extérieur et la manière dont ceux qui les reçoivent en ont connaissance importe eux.
Bien plus, en pareil cas, celui qui les diffuse s’est effectivement acquitté de sa mission(7). Ainsi, la Hala’ha précise que l’homme qui perdrait une pièce, laquelle serait ensuite trouvée par un pauvre, aurait effectivement accompli la Mitsva de la Tsédaka.
Pour autant, il y a bien là une honte et une humiliation ! Il faut avoir recours à cela pour suggérer aux ‘Hassidim ce que la logique élémentaire considère comme une évidence ! En fait, ils adoptent un point de vue trop matériel, ils s’introduisent dans la grossièreté, au point que la logique élémentaire elle-même ne fonctionne plus !
Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous ait le mérite d’annoncer uniquement de bonnes nouvelles et il n’est de bien que la Torah intègre, que l’on révélera en un bien tangible, ici-bas, dans l’existence quotidienne.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Vous évoquez la coutume, qui s’est répandue en Terre Sainte, de mettre de côté, pendant des semaines et des mois, un Séfer Torah devant être corrigé(8). Ceci va à l’encontre de la Hala’ha, énoncée dans le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, au chapitre 279. Je ne possède pas le Daat Cohen, que vous mentionnez.
Une discussion tendant à justifier cette pratique se trouve dans les responsa Noda Bihouda, première édition, Ora’h ‘Haïm, chapitre 9, le Binyan Tsion Kama, paragraphe 97, le Min’hat Eléazar, tome 3, chapitre 52, le Zé’her Yehossef, chapitre 37. Mais, l’on peut encore s’interroger sur tous ces développements, dès lors que le Choul’han Arou’h interdit clairement cette pratique.
Quelques uns de ces livres tirent une preuve de cette permission du Séfer ‘Hassidim, chapitre 934, qui parle de “ livres déchirés et effacés ”. Néanmoins, en pareil cas, il n’y a pas de risque qu’ils soient utilisés pour la lecture. Il n’en est pas de même pour ce qui fait l’objet de notre propos.
Notes
(1) Le Rav A.S. Youdassin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4802. (2) De ‘Hanouka. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°4926. (4) On ne ferait pas cette correction. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire de Rachi sur le traité Taanit 24a et le Ahavat Etan, à la page 24b ”. (6) De la ‘Hassidout. (7) Bien qu’il y ait eu un miracle. (8) Alors qu’il devrait l’être immédiatement. Voir, à ce sujet, la lettre n°4802.
Lettre n°5047
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5047, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat et j’aborderai, tout d’abord, sa conclusion, dans laquelle vous dites que vous êtes saisi par la tristesse(1), ce qu’à Dieu ne plaise. Il est sûrement inutile de vous rappeler tout ce qui est expliqué dans le saint Tanya pour condamner ce sentiment. Vous donnez plusieurs raisons pour le justifier, mais la vérité est qu’il vous est inspiré par votre mauvais penchant. Il faut donc lutter contre lui, par tous les moyens qui conviennent.
Vous me faites remarquer que, dans vos lettres, vous me communiquez plusieurs informations qui ne sont pas bonnes et vous me demandez si vous devez les transmettre ou non. Il est bien évident qu’en ne disant pas ce qui se passe, on peut encore aggraver la situation. Selon le dicton du Sage, “ la connaissance de la maladie est la moitié de la guérison ”. Je suis donc surpris que vous ayez un doute, à ce sujet.
Malgré tous les manques et toutes les insuffisances qui résultent de l’inactivité, vous connaissez la sentence de mon beau-père, le Rabbi(2), selon laquelle “ la situation la plus basse, chez nous, est préférable à la plus haute, chez eux ”. Chaque ‘Hassid doit donc en être encouragé. Même si hier et aujourd’hui, ce qu’il fallait faire n’a nullement été accompli, il peut, néanmoins, s’en remettre à cette affirmation, selon laquelle les plus grandes possibilités ont été accordées à chacun.
L’assurance nous a été donnée que personne ne serait écarté. En un seul instant, tous peuvent donc se transformer, d’une extrême à l’autre et, de la sorte, modifier radicalement la situation, pour le bien.
Mais, bien entendu, cette pensée ne suffit pas pour s’acquitter de son obligation et l’acte est essentiel. A notre époque, il est même, à lui seul, considéré comme tout le reste, selon Iguéret Ha Kodech, au chapitre 9. Toutefois, cette simple réflexion suffit pour écarter toute tristesse.
Vous avez sans doute reçu ma lettre, qui faisait réponse à votre précédent courrier. Vous voudrez bien y répondre, de même qu’à la présente, avec tous les détails souhaitables.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, en bonne santé et avec joie,
Notes
(1) A cause de l’inactivité des ‘Hassidim, constatée par le Rabbi lui-même. Voir, en particulier, la lettre précédente. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2641.
Lettre n°5048
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5048, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Elyahou Akiva(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu, avec plaisir, dans votre lettre, que vous avez constitué un groupe et que ce jeune homme en fait partie. Peut-être est-il possible d’attirer des participants, en particulier, par le fait de conclure chaque étude par des questions et réponses.
Je précise bien des questions et non des objections qui, très souvent, ne sont qu’un moyen de manifester une opposition(2). C’est bien évident. Mais, peut-être, pour ne pas en arriver là, est-il préférable d’éviter également les questions. Et, pour attirer ces personnes, vous leur proposerez que, de temps à autre, l’un d’entre eux fasse le cours à votre place, bien entendu à l’issue de la préparation qui s’impose.
En effet, chaque homme, par nature, cherche à se distinguer et, comme vous le savez, nos Sages introduisirent différentes actions dans le but de susciter l’attention de leurs disciples.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav E.A. Lipsker, de Toronto. Voir, à son sujet, la lettre n°1926. (2) Et, non de comprendre ce que l’on ne saisit pas.
Lettre n°5049
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5049, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Nathan Zeev(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu une demande de bénédiction pour votre état de santé, par l’intermédiaire du distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Elyahou Akiva Lipsker(2). En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous alliez mieux et recouvriez la santé.
Le mérite de vous préoccuper de la crainte de Dieu de votre entourage et surtout, comme le Rav Lipsker me l’écrit, d’installer une bonne séparation(3) à la synagogue, vous protégera, afin que vous soyez en bonne santé et obteniez la satisfaction de tous vos besoins.
De fait, une telle séparation, dans une synagogue, est particulièrement importante. En effet, nos Sages disent que l’on ne peut comparer celui qui se révolte contre le roi en se trouvant dans le champ à celui qui le fait dans son palais, dans sa demeure. Or, c’est à propos de la synagogue qu’il est dit : “ En tout endroit où l’on mentionne Mon Nom, Je viendrai vers toi et Je te bénirai ”.
Avant d’aller voir un roi de chair et d’os, on doit se préparer, d’une certaine façon. A fortiori, ne fait-on rien qui aille à l’encontre de sa volonté et de ses instructions. On peut en déduire à quel point il est ridicule, douloureux et effroyable de se réunir dans une synagogue pour y faire le contraire de la Volonté du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il.
Or, on a l’audace de se rendre dans un tel endroit et d’y demander que toutes ses requêtes personnelles soient exaucées. La gravité d’une telle situation souligne également le grand mérite de ceux qui s’emploient à y remédier. Le Créateur du monde, Qui le dirige, les bénira donc en tous leurs besoins.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Le Rav N.Z. Chaoul, de Toronto. (2) Voir, à son sujet, la lettre précédente. (3) Entre les hommes et les femmes.
Lettre n°5050
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5050, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tévet 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ‘Hanouka et celle qui la précédait. Bien entendu, je suis désolé que vous ayez fait des efforts dans le but de trouver un médecin convenable pour Kfar ‘Habad(2) et qu’il vous semble que cela n’ait servi à rien. Néanmoins, vous écrivez que ces efforts ont été totalement inutiles et je ne peux pas être d’accord avec cette affirmation.
En effet, vous avez soulevé la question et vos lettres, qui se trouvent toujours au Kfar, le font encore maintenant, y compris celles pour lesquelles vous n’avez pas reçu de réponse. Au final, elles porteront leurs fruits. Vous connaissez, à ce sujet, l’exemple des graines que l’on plante en terre(3). Or, seule une petite partie de celles-ci germera. Mais, si l’on plante précisément ce nombre de graines, celles qui germeront seront encore moins nombreuses.
Quand il s’agit de plantation, c’est-à-dire d’actions permises, on peut dire que les graines n’ayant pas germé ont été inutiles, bien que leur présence ait été indispensable, comme on l’a montré. Dans le domaine de la sainteté et de la Mitsva, en revanche, chaque action a un effet, non seulement spécifique, pour ce qui le concerne, mais aussi global, intensifiant la lumière dans le monde entier et la multipliant.
Or, un peu de lumière suffit pour repousser beaucoup d’obscurité. En outre, on procure, de la sorte, un plaisir à notre Père Qui se trouve dans les cieux, Créateur du monde, Qui le dirige et Qui a dit que “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est “ un grand principe de la Torah ”.
Je vous joins un extrait d’une de mes lettres, qui vous intéressera sûrement. De même, le discours ‘hassidique intitulé “ Les eaux nombreuses ”(4) vont a été adressé, par envoi séparé, mais j’ai bon espoir que vous l’avez déjà vu et lu.
Je vous adresse ma bénédiction de bonne santé. Vous ne dites rien à ce sujet et j’en déduis que vous êtes rétabli. Vous me donnerez également de bonnes nouvelles de vos réalisations communautaires et de vos accomplissements personnels.
Notes
(1) Le Rav D.Helman, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°3985 et 5221. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4376 et 4789. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4670. (4) Edité en relation avec la guerre du Sinaï.
Lettre n°5051
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5051, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tévet 5717,
Brooklyn,
A mon proche parent, le jeune Rav Zeev Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Tévet. J’y ai lu avec plaisir que vous avez rencontré deux jeunes gens, influents dans leur entourage, désirant que vous leur enseignez la ‘Hassidout. Bien entendu, les craintes dont vous faites état dans votre lettre(2) n’ont pas lieu d’être.
Je suis même surpris que vous soyez dans le doute, à ce sujet. Nos Sages ne soulignent-ils pas l’importance de séparer le bon grain de l’ivraie ? Or, ces jeunes gens vous en donnent la possibilité. Par leur intermédiaire, les propos d’encouragement du luminaire de la Torah(3) parviendront à leurs élèves et à leurs amis. C’est une évidence.
Comme vous le savez, l’enseignement profond de la Torah est qualifié d’huile. En outre, la Hala’ha tranche que “ l’huile imbibe toute chose ”, par simple contact. Vous devez comprendre la signification de cette image.
Puisse Dieu faire, non seulement que vous accédiez à leur requête, mais, en outre, que vous recherchiez de telles opportunités. Dieu vous accordera la réussite également en cela.
Il serait bon de commencer l’enseignement que vous leur dispenserez par la seconde ou la troisième partie du saint Tanya, d’autant qu’ils le désirent eux-mêmes. Par la suite, vous leur apprendrez le Kountrass Ou Mayan(4) et le Dére’h Mitsvoté’ha du Tséma’h Tsédek.
J’attends de vos bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Z.D. Slonim, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°4077 et 5246. (2) Leur appartenance à un groupe dans lequel garçons et filles ne sont pas séparés et qui consacre de nombreuses heures à de vaines activités. (3) La ‘Hassidout. (4) Du Rabbi Rachab.
Lettre n°5052
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5052, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 16/12, dans laquelle vous me dites que le temps devant être consacré à vos études vous conduit à conserver uniquement l’étude du passage du ‘Houmach avec le commentaire de Rachi. En revanche, vous ne dites plus les Tehilim, selon leur répartition mensuelle et le Tanya. Vous me demandez donc de vous libérer de ces deux dernières études.
Je suis surpris par tout cela, car vous ne gardez pas ces études pour le bien de quelqu’un d’autre, mais pour le vôtre propre. La Torah et les Mitsvot sont effectivement le bien de celui qui les étudie et les respecte. Si vous vous “ libérez ” de ces études, vous serez également “ libéré ” des effets positifs qu’elles exercent sur vous.
Vous me dites que vous n’avez pas de temps. Or, la gestion du temps, comme de tout ce qui concerne l’homme, dépend du succès que Dieu accorde. On peut constater pratiquement que les raisonnements et les concepts que l’on étudie sont parfois saisis aisément, alors que, d’autres fois, il faut consentir un grand effort et leur consacrer beaucoup de temps. Et, parfois, même après cela, on ne parvient pas encore à une compréhension parfaite.
Or, il s’agit bien, dans ce cas, d’une même personne, mais à des moments différents. Et, chaque Mitsva, y compris ces études, possède une qualité, que la Michna définit en ces termes : “ Une Mitsva en attire une autre ”, ce qui veut dire que l’accomplissement d’une Mitsva facilite celui de la suivante et permet de comprendre plus aisément et de meilleure façon ce que l’on étudie.
Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°5053
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5053, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tévet 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous adresse les reçus de ce que vous m’avez envoyé, conformément à vos instructions.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite et que, de temps à autre, vous connaissiez l’élévation en cette Mitsva de la Tsédaka, d’une étape vers l’autre, Tsédaka au sens littéral et également Tsédaka morale en exerçant une influence positive sur votre entourage, pour “ élever une nation ”, comme l’expliquent le début du Torah Or et le Likouteï Torah sur trois Parachyot.
Comme cela est expliqué dans différents passages d’Iguéret Ha Kodech, cette pratique hâtera la guérison de votre fils, auquel Dieu accordera longue vie. Il sera concrètement guéri, ici-bas. Iguéret Ha Kodech précise le rôle de la Tsédaka, en la matière.
Ceci peut être lié également à l’explication du Tanya, au chapitre 37, page 48b, montrant l’importance de la Tsédaka.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
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