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Iguerot Kodesh — lettres 5014 à 5033

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5014

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5014, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous me demandez s’il faut célébrer des fiançailles ou bien faire, à cette occasion, un acte d’acquisition(1).

En fait, cela est peu important. Vous demanderez aux ‘Hassidim de votre ville quelle est, dernièrement, la coutume locale et vous vous y conformerez. En revanche, la fixation de la date du mariage, en un moment bon et fructueux, revêt, quant à elle, de l’importance.

Pour s’y préparer, il faut que le fiancé s’engage, au plus vite, à se soumettre à la Torah, comme je le lui ai dit. Concrètement, il doit raffermir sa soumission à Dieu et vous connaissez mon avis(2), à ce propos, selon lequel le délai s’écoulant entre le moment où les deux familles donnent leur accord et le mariage ne doit pas se prolonger.

Puisse Dieu faire que les fiançailles et le mariage qui les suivra interviennent en un moment bon et fructueux, qu’ils bâtissent un foyer ‘hassidique, qui sera heureux, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Afin de s’engager au mariage. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4273.

Lettre n°5015

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5015, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 21 Kislev, dans laquelle vous évoquez l’extension du bâtiment(1) qui, à n’en pas douter, développera également, quantitativement et qualitativement, ce qui se passe à l’intérieur de ce bâtiment. Je fais, bien sûr, allusion aux élèves, aux enseignants, au recteur de la Yechiva.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, d’une manière sans cesse croissante, bien que le soleil se soit couché(2) et que nous nous trouvions dans cet exil amer et profondément obscur. En effet, ‘Hanouka souligne que l’on doit faire un ajout quotidien, d’une bougie, d’une lumière provenant d’une huile pure.

Avec ma bénédiction,

Je viens de recevoir votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech. A sa conclusion, j’ai pris connaissance de votre décision. Sans doute a-t-elle été prise conjointement avec votre épouse. En effet, vous désirez appeler le fils que Dieu vous accordera Yossef Its’hak(3). Celui-ci aura de longs jours et de bonnes années.

Puisse Dieu faire que le souhait de votre cœur soit bientôt exaucé. Vous l’éduquerez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, afin qu’il soit un ‘Hassid, craignant Dieu et érudit de la Torah.

Notes

(1) D’une Yechiva. (2) A la façon des lumières de ‘Hanouka. (3) Du nom du précédent Rabbi.

Lettre n°5016

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5016, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

le Rav Its’hak Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos lettres du 20 Mar ‘Hechvan et du 3 Kislev avec plaisir. Vous me dites que les cours, à Eïn Kerem, ont été rétablis. Sans doute ne vous contenterez-vous pas de les rétablir. En outre, vous les développerez, par rapport à ce qu’ils étaient auparavant, conformément à l’Injonction de notre Torah selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté.

Bien plus, la ‘Hassidout explique que l’homme doit connaître l’avancement, ainsi qu’il est dit : “ Je vous ferai avancer ”. Telle est la finalité de la descente de son âme, “ d’une cime élevée vers une fosse profonde ”. Auparavant, en effet, celle-ci se tenait immobile(2), ainsi qu’il est dit : “ Par Dieu devant Lequel je me tiens ”, comme l’expliquent différents textes de ‘Hassidout.

Bien plus, vous précisez qu’il y a, parmi les immigrants des personnes qui, au Maroc, se trouvaient dans les quatre coudées de ‘Habad. Sans doute leur viendrez-vous en aide. Et, vous connaissez l’assurance selon laquelle “ celui qui se sanctifie quelque peu ici-bas reçoit de Dieu une sanctification considérable ”.

Et, c’est également là l’enseignement de ‘Hanouka, qui vient de s’achever. Il faut faire un ajout quotidien de lumière provenant d’une huile pure, “ à la porte de sa maison vers l’extérieur ”, “ dès que le soleil se couche ”.

Notes

(1) Le Rav I.Y. Kubitschek, de Jérusalem. (2) Elle stagnait.

Lettre n°5017

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5017, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

Je fais réponse à ta lettre de ce mercredi.

Il est bien évident qu’il n’y a pas lieu d’être soucieux, à propos de la manière dont tu gagneras ta vie. Les livres expliquent qu’un tel soucis, non seulement n’est d’aucune utilité, mais, bien au contraire, compromet la subsistance matérielle, la rend plus difficile, d’autant qu’en l’occurrence, le réceptacle existe.

Tu m’écris qu’à ‘Hanouka, tu as eu dix neuf ans et, à mon avis, tu dois donc prendre la ferme résolution d’étudier pendant encore au moins un an, avec ardeur et constance, pendant de longues heures, sans penser à rien d’autre. Bien entendu, ceci inclut à la fois la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, qui raffermit la confiance en Dieu, la foi, l’enthousiasme pour la Torah et les Mitsvot.

Puis, quand arriveront Roch Hachana et le mois de Tichri, il sera temps de se demander ce qu’il convient de faire par la suite. Que Dieu t’accorde la réussite.

Sans doute maintiens-tu les trois études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, qui sont bien connues. Le cas échéant, tu les garderas à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°5018

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5018, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav El’hanan Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 22 Kislev et j’espère que vous avez passé une bonne fête de ‘Hanouka.

Conformément au dicton du Baal Chem Tov que nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi, on peut déduire de toute chose un enseignement pour le service de Dieu. En l’occurrence, chacun de nous , au sein de tout Israël, peut apprendre une leçon de ‘Hanouka. En effet, il convient d’allumer, chaque jour, une bougie de plus et, bien plus, on doit le faire bien que la rue s’obscurcisse.

Avant d’allumer ces lumières, on bénit “ notre Dieu, Roi du monde ”(2), Qui le dirige et, dès lors, on parvient à multiplier la lumière et la clarté.

Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout cela en bonne santé, avec un cœur joyeux, pour de longs jours et de bonnes années.

Vous transmettrez mes salutations à madame Kowen et à votre fils, quand vous lui écrirez.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav E.Kowen, de Miami. Voir, à son sujet, la lettre n°2701. (2) Selon le texte de la bénédiction qui est alors récité.

Lettre n°5019

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5019, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos deux lettres et je commencerai par votre conclusion, concernant la question que vous me posez à propos de votre situation morale. Il me semble vous avoir déjà écrit plus d’une fois qu’il faut vous efforcer de vous fiancer, avec toute l’application qui est indispensable pour ce qui est important.

Bien entendu, vous devez fixer un temps d’étude de la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. A mon avis, compte tenu de votre situation, vous devez consacrer plus de temps à l’étude de la ‘Hassidout qu’à celle de la partie révélée de la Torah.

Il est clair que ceci s’ajoute aux trois études bien connues, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya, qui concernent chacun et surtout ceux qui sont liés à mon beau-père, le Rabbi et, plus généralement, à ‘Habad.

Les informations que j’ai reçues, ces dernières semaines, semblent indiquer que l’on n’a pas pleinement utilisé le sursaut moral, l’éveil du cœur manifestés par de nombreux Juifs(1), afin de les rapprocher de la Torah et de la pratique des Mitsvot. Cette situation est effroyable.

Au fil des dernières années, plusieurs occasions se sont présentées et ceux qui craignent la Parole de Dieu ne les ont pas saisies. Non seulement ils n’en ont pas fait un plein usage, mais, bien plus, ils les ont ignorées. A ma grande douleur, c’est également le cas des jeunes de l’association ‘Habad, des ‘Hassidim, de ‘Habad.

Les jeunes, en particulier, auraient dû être enthousiastes et actifs, de la manière qui convient. Or, ils ne font rien ! Certes, la période n’est pas propice pour mentionner ce qui est le contraire du mérite, ce qu’à Dieu ne plaise(2) et il est bien clair que ce n’est nullement là le but de ces quelques lignes. Néanmoins, je recherche des chemins, des indices grâce auxquels on pourra commencer à profiter de cette situation, également du côté droit(3), afin que notre Torah intègre ne soit pas…(4).

Du côté gauche(5), en effet, on fait pleinement usage de la situation dans le but que l’on s’est assigné(6). Il est difficile d’en prendre réellement la mesure, tant cela est effroyable. Et, puisse Dieu faire que l’on m’annonce enfin de bonnes nouvelles, allant dans ce sens.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Après les miracles et la victoire de la guerre du Sinaï. Voir, à ce sujet, les lettres n°4890, 5034 et 5302. (2) Afin de ne pas mettre en éveil l’accusateur. (3) Pour renforcer la Torah. (4) Entachée de ce manque. (5) Celui de l’accusation. (6) La lutte contre la Torah.

Lettre n°5020

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5020, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait, datée du jour lumineux du 19 Kislev, celui de notre délivrance et de la liberté de nos âmes(1).

Bien entendu, ce que je disais à propos du salaire(2) ne vous retire nullement le mérite d’être un élève de la Yechiva, ce qu’à Dieu ne plaise. Il s’agit, en la matière, d’ajouter, mais non de retrancher. J’espère que depuis le Roch Hachana de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques(3), vous avez augmenté votre engagement, en étant suffisamment humide pour humecter les autres, car l’ajout doit parvenir également à vos élèves.

Vous savez qu’en chaque période de l’année, se renouvellent les bénédictions et les révélations(4), ainsi qu’il est dit : “ Ces jours sont commémorés et revécus ”. Alors, est également renouvelée(3) la décision bien connue du Tribunal céleste, selon laquelle ceux qui suivent la voie de l’Admour Hazaken auront le dessus.

Bien plus, il est expliqué dans Iguéret Ha Kodech, au chapitre 14, que, chaque année, la lumière est encore plus forte. Et, ce texte, que vous consulterez, dit qu’il ne s’agit pas uniquement d’une intensification de cette lumière, mais véritablement d’une lumière nouvelle.

Après cela, il y a eu ‘Hanouka, qui a apporté huit lumières et il est expliqué que le chiffre huit est infiniment plus haut que le sept, car il protège le cycle hebdomadaire. De même, nos Sages disent que la harpe du monde futur aura huit cordes, alors que, même pendant la période du premier Temple(5), elle n’en avait que sept.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (2) Le destinataire de cette lettre, travaillant à mi-temps, refusait de recevoir un salaire pour son activité parce qu’il était encore élève de la Yechiva. (3) Le 19 Kislev. (4) En fonction des fêtes qui sont alors célébrées. (5) Bien que la révélation divine y ait été plus forte que dans le second Temple.

Lettre n°5021

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5021, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yochoua(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce dimanche. Vous me dites que vous avez lu, avec peine, ce que j’ai écrit, concernant l’affaiblissement de la diffusion(2). Vous justifiez cette situation en disant que cette diffusion n’a pas totalement cessé.

Il ne me semble pas avoir employé le mot “ totalement ”. J’ai uniquement parlé d’affaiblissement. Mais, de manière concrète, une diffusion affaiblie signifie qu’un nombre très réduit de personnes ont reçu des livres de ‘Hassidout et donc que beaucoup ne les reçoivent plus. Or, qui sait ? Il faut se servir de chaque opportunité, y compris de celle qui ne convient pas et vous connaissez, à ce sujet, les propos du Rabbi Rachab, reproduits dans l’introduction du Kountrass Ou Mayan, à la page 22.

Je ne veux pas en dire plus, puisque vous assurez qu’à l’avenir, tout cela sera réparé. Puisse Dieu faire que cette réparation soit digne de ce nom, c’est-à-dire qu’elle soit conforme à ce qu’explique l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 9 d’Iguéret Ha Techouva.

Je vous remercie beaucoup pour la bonne nouvelle de la multiplication des cours publics de ‘Hassidout. Vous êtes l’un de ceux qui s’occupent de cela et vous-même enseignez la ‘Hassidout en différents endroits. Sans doute développerez-vous cette activité, d’autant que Dieu vous a accordé des élèves attentifs. Puisse Dieu faire que ceux-ci s’humectent, à leur tour, au point d’humecter les autres. Vous consulterez le traité Edouyot, au chapitre 4, qui fait référence aux personnes dont les disciples forment eux-mêmes des élèves.

Certains groupes orthodoxes de la ville sainte de Jérusalem ne sont pas ouverts à tous. Celui qui y a accès doit donc faire pleinement usage de l’opportunité qui lui est ainsi offerte, car il y a là un mérite particulier, vous devez le comprendre.

J’ai écrit, en ce sens, au grand Rav et ‘Hassid, Rav Avraham Tsvi Ha Cohen(3). Il serait bon de vous concerter, tous les deux et de collaborer, en particulier dans ce domaine. On peut vérifier dans la pratique, et nos Sages confirment qu’il en est ainsi, qu’un fardeau conjointement soulevé par deux personnes peut être bien plus lourd que le double du fardeau de chacun, pris séparément.

Que s’applique donc en vous la décision bien connue du Tribunal céleste, selon laquelle, du fait de l’abnégation de l’Admour Hazaken(4), ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie auraient le dessus, en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bonnes actions.

Avec ma bénédiction,

Tous ceux que vous mentionnez seront cités, en un moment propice, près du saint tombeau(5), en fonction du contenu de votre lettre(6).

Notes

(1) Le Rav Y.Elbaum, de Jérusalem. (2) Des sources de la ‘Hassidout. (3) Voir la lettre n°4759. (4) Lors de son emprisonnement qui aboutit à la fête de la libération du 19 Kislev. (5) Du précédent Rabbi. (6) Selon la bénédiction demandée pour chacun.

Lettre n°5022

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5022, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens d’apprendre que vous avez subi une intervention chirurgicale et que vous allez mieux. Puisse Dieu faire que cette amélioration se poursuive.

Tel est, en effet, l’enseignement de ‘Hanouka, qui vient de s’achever. Il faut marquer l’ajout, en tout ce qui concerne la pureté et la sainteté. Nos Sages disent que le corps juif est le bien du Saint béni soit-Il. Ainsi, le Créateur du monde fit le choix de ce corps grossier, d’entre tous les peuples et les nations. Et, dans sa grande pitié, Il le rapprocha de Lui, comme l’explique longuement l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 49 du Tanya, que vous consulterez.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de l’ajout à vos cours de Torah, en particulier aux trois, bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Celles-ci concernent chacun et ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Avec ma bénédiction de guérison et pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°5023

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5023, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez la désolante situation de votre ville, qui n’en est pas moins pure, puisque les membres de la grande assemblée conférèrent une responsabilité et un mérite à chaque Juif en disant(1) : “ L’âme que Tu as placée en moi est pure ”.

Combien plus en est-il ainsi pour ce qui concerne l’éducation(2) et, de ce fait, vous avez eu l’idée d’abandonner la ville, dans laquelle il n’y a personne avec qui vous puissiez engager le dialogue(3).

Il est sans doute inutile d’expliquer longuement que l’on ne résout rien par la fuite. Et, si cela est vrai pour chacun, combien plus est-ce le cas pour un Rav. En effet, l’assurance nous a été donnée qu’un effort ne serait jamais vain, qu’une action est préférable à mille plaintes.

Il est certain que, si vous restez dans cette ville et y multipliez les actions enthousiastes pour renforcer le Judaïsme et le diffuser, non seulement vous obtiendrez que la situation ne s’empire pas, mais, bien plus, vous pourrez même l’améliorer. Vous en déduirez la responsabilité que vous prenez, en vous enfuyant. C’est bien évident.

Pour que vos actions soient les plus fructueuses possibles, il serait bon de contacter les organismes communautaires, afin que ceux-ci encouragent votre effort et participent à vos réalisations. Vous devriez contacter également le groupement des Peïlim, basé sur la Torah, dont l’une des adresses est la suivante : Rav C D. Lipchitz, Yahalom 44, Ramat Gan. Vous lui expliquerez la situation et il pourra peut-être vous aider.

Vous écrivez que “ dans l’état d’Israël, il est impossible de formuler une plainte ”. Cela n’est pas exact, mais, du fait de nos nombreuses fautes, on n’exploite pas toutes les possibilités qui existent, en la matière. C’est une certitude.

Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles. Vous me direz que vous menez un combat offensif afin d’élever le sort de la Tradition d’Israël, de sa Torah et de ses Mitsvot. Au final, il est certain que vous connaîtrez le succès.

Avec ma bénédiction de réussite en tout cela,

Notes

(1) Dans le rituel de la prière qu’ils instaurèrent pour qu’il soit prononcé par chacun. (2) Dont la situation est encore plus désolante. (3) Afin de remédier à cette situation.

Lettre n°5024

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5024, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Tévet 5717,

Brooklyn

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre participation au fonds de l’année, d’un montant de trois cent quatre vingt cinq(1). Puisse Dieu faire que vous apportiez cette participation annuelle encore pendant de nombreuses années, selon un montant croissant d’une année à l’autre.

Et, que s’accomplissent, en tout ce qui vous concerne, les deux formes de cette participation, telles qu’elles sont expliquées dans le Torah Or, à la fin de la Parchat Vayakhel, l’élévation du bas vers le haut et la révélation du haut vers le bas, en un bien visible et tangible, y compris dans les domaines matériels et, combien plus, dans la spiritualité.

Vous me donnerez de bonnes nouvelles de chacun et de ce qui est d’actualité, concernant cette dame(2), à laquelle Dieu accordera longue vie.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) L’année 5717 comptant trois cent quatre vingt cinq jours. Ainsi, une pièce de Tsédaka est donnée pour chaque jour. Ceci est le Kéren Ha Chana, fonds de l’année. Voir, à ce sujet, les lettres n°3073, 5148 et 5302. (2) Pour laquelle une bénédiction avait, vraisemblablement été demandée.

Lettre n°5025

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5025, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Hillel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 8 Tévet, avec les demandes de bénédictions qui l’accompagnaient et qui seront lues, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous me faites part de vos actions et de votre organisation pour cette année scolaire(2). Vous me dites que quelques études supplémentaires ont été ajoutées et que des réunions ‘hassidiques sont organisées, entre les professeurs et les élèves.

Puisse Dieu faire que cet ajout soit à la fois quantitatif et qualitatif, que l’on ne se suffise pas de ce qui a été accompli, mais que l’on y fasse un ajout. En effet, on peut constater le succès que l’on obtient grâce à la grande miséricorde invoquée par nos saints maîtres, dont le mérite nous protège.

Néanmoins, on ne se sert pas de tout cela comme il le faudrait, ni même partiellement et, malheureusement, ce n’est pas seulement pour les Talmud Torah qu’il en est ainsi. Je veux dire que l’on devrait utiliser la bénédiction et la réussite que Dieu accorde également dans les autres institutions des ‘Hassidim, comme le Beth Rivka ou la Yechiva Tom’heï Temimim.

Comme vous le savez(3), mon beau-père, le Rabbi, dans l’une de ses causeries, alors qu’il vivait encore dans ce monde, affirma, faisant allusion à la période qui suivrait la venue de notre juste Machia’h : “ Bientôt viendra une époque où l’on se tapera sur le front en disant : ‘Nous avons vécu un moment si précieux et nous n’en avons même pas profité !’ ”.

Il serait bon de rappeler à cet homme(4) qu’il a observé les miracles que Dieu a accomplis pour lui, comme il le reconnaît lui-même. Il doit donc attirer ces miracles par l’intermédiaire de la Torah et de ses Mitsvot. C’est de cette façon qu’ils se révèlent ici-bas et qu’ils se perpétuent, pour de longs jours et années.

Puisse Dieu faire que vous trouviez les mots qui conviennent, afin de lui expliquer tout cela et d’obtenir le résultat escompté.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav H.H. Azimov, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°4416. (2) Du réseau des Talmud Torah de Paris. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2517. (4) Le Rav Azimov, dans sa lettre, interrogeait vraisemblablement le Rabbi à son sujet.

Lettre n°5026

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5026, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Tévet 5717,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Zeev Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre.

J’ai transmis votre volonté de participer à la répartition du Talmud(2) qui est effectuée ici, au jour lumineux du 19 Kislev(3), jour de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, de même que votre souhait que l’on vous attribue l’un des traités étudiés dans le cadre du Daf Yomi(4).

Il a déjà été expliqué, lors d’une réunion ‘hassidique(5), d’après les commentaires des derniers Sages, que ceux qui participent à une telle répartition sont considérés comme s’ils avaient étudié l’ensemble du Talmud au cours de l’année.

Puisse Dieu faire que cette étude soit pénétrée de lumière et de chaleur ‘hassidiques, tout comme le corps de la Torah(6) est pénétré de son âme(7), comme l’explique le Zohar, tome 3, page 152a.

Avec ma bénédiction de bonne santé, afin de donner de bonnes nouvelles et en saluant tous les ‘Hassidim.

Je vous remercie beaucoup de m’avoir envoyé le livre Yemin Yossef.

Notes

(1) Le Rav Z.D. Ludmir. Voir, à son sujet, la lettre n°4916. (2) En s’engageant à en étudier un traité au cours de l’année, de sorte que l’ensemble des traités soient répartis entre les participants. (3) Fête de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes et date à laquelle cette répartition est généralement faite. (4) Etude quotidienne d’une feuille du Talmud, selon un programme préétabli. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°3276. (6) Son enseignement révélé. (7) Sa dimension profonde.

Lettre n°5027

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5027, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission divine, le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous évoquez la question, traitée dans le Ha Tamim, volume 5, page 78, paragraphe 2, qui figure au chapitre 8 du Tanya. Son contenu est le suivant. Celui qui prie ou étudie la Torah grâce à la force physique qu’il a tirée de la consommation d’aliments interdits ne peut pas en élever la vitalité dans le domaine de la Sainteté.

Et, l’on peut souligner la gravité de cet Interdit également d’après ce qui y est dit au début du chapitre 37 du Tanya, selon lequel l’âme divine est alors incapable de s’exprimer par les lèvres(2).

En réalité, l’explication de tout cela est bien simple. Car, cette élévation(3) est bien un fait nouveau, comme le dit le Midrash Kohélet Rabba, chapitre 3, paragraphe 14. La logique première, en effet, indiquerait plutôt que le contraire est vrai(4), car quelle relation y a-t-il avec un aliment matériel(5) ? Quelle relation y a-t-il même entre la matière du corps et la sainteté de la Torah ou de la prière, qui sont spirituelles ?

Bien plus, la même question peut aussi être posée à propos de l’âme animale. Ainsi, la main qui rédige des notions abstraites n’en semble pas, pour autant, plus raffinée ? Et, si elle écrit des bêtises, on ne verra aucune différence, qu’il s’agisse de propos sensés ou non. Ainsi, l’Admour Hazaken dit que “ la sagesse ne peut pas être touchée avec les mains ”.

En fait, quand la matière est élevée, elle reçoit une ascension, comme c’est le cas, par exemple, pour la matière du cerveau, laquelle, comme l’expliquent les discours ‘hassidiques, est modifiée par l’activité intellectuelle, ce qui n’est pas le cas s’il s’agit de bêtises.

L’activité intellectuelle apporte donc l’élévation et l’on peut en déduire que, même si la matière a déjà reçu cette élévation, mais que, par la suite, l’homme a connu la chute, il retrouvera bien son niveau précédent.

On peut le comprendre d’après la raison pour laquelle la Mitsva peut être accomplie avec un objet matériel seulement après que le monde et la matière aient reçu l’élévation, ce qui fut globalement possible grâce à l’exil d’Egypte, comme le précisent le Torah Or, Yethro, à la page 74a et d’autres textes encore. Tout cela est bien évident.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav I.Hutner, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°4925. (2) De l’homme qui, ayant consommé des aliments interdits, souhaite prier ou étudier la Torah. (3) Quand elle est possible, parce que l’aliment est cacher et que les parelles de Sainteté s’y trouvant peuvent donc recevoir l’élévation. (4) Qu’un aliment physique ne peut pas s’élever vers le domaine de la Sainteté. (5) Et, une élévation morale, une accession au domaine de la Sainteté.

Lettre n°5028

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5028, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai pris connaissance avec plaisir, par votre lettre, de la réunion ‘hassidique du jour lumineux du 19 Kislev(2), celui de notre délivrance et de la liberté de nos âmes et du bref compte-rendu de ce qui y a été dit.

Puisse Dieu faire que ces paroles d’encouragement exercent leur effet pendant toute l’année, comme il convient à un Roch Hachana(3), au même titre que la tête(4) dirige tous les membres du corps.

Puisse Dieu faire également que ce processus aille croissant, conformément à l’enseignement de ‘Hanouka, qui vient de s’achever. En effet, on y accroît, chaque jour, la lumière obtenue par une huile pure, “ à partir du coucher du soleil ”, “ à la porte de sa maison vers l’extérieur ”.

L’idée centrale de tout cela est la diffusion des sources(5), de l’huile, jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles.

Vous mentionnez l’affirmation de nos Sages, citée dans le premier chapitre du Tanya, selon laquelle “ le Saint béni soit-Il vit que les Justes étaient peu nombreux ”. Aucune autre précision n’étant donnée, il est clair que ceci inclut également le Juste qui n’est pas parfait.

Concernant le long développement du Tanya, au début du chapitre 5, vous consulterez les notes du Tséma’h Tsédek, dans les notes et résumés sur le Tanya, à la page 89.

Notes

(1) Le Rav I.Dubov, de Manchester. Voir, à son sujet, la lettre n°4929. (2) Fête de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) Le 19 Kislev est le Roch Hachana de la ‘Hassidout. (4) Roch signifie la tête et non le début. (5) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5029

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5029, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous établissez un compte-rendu de ce dont nous avons parlé à ‘Hanouka, à la veille du Roch ‘Hodech. Vous me demandez ce que vous devez faire.

Vous avez tant de doutes, tant de raisonnements contradictoires ! Nous avons quitté le mois de Kislev et ‘Hanouka et nous sommes maintenant en Tévet. Il m’est désormais difficile de donner mon avis, en la matière. Comme vous le savez, il faut profiter des moments propices, comme je l’ai précisé au cours de notre conversation téléphonique.

Puisse donc Dieu faire que ce qui doit être se réalise, quand il faut, au meilleur moment et de la manière qui convient, en un bien visible et tangible, dans la largesse, y compris au sens littéral.

Je vous adresse ma bénédiction pour une considérable réussite, afin que vous puissiez donner de la Tsédaka d’une main large et avec un cœur joyeux.

Lettre n°5030

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5030, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Its’hak David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille de ce Chabbat.

J’y ai lu, avec plaisir, que vous récitez des discours ‘hassidiques, que vous organisez des causeries et des réunions ‘hassidiques. Sans doute poursuivrez-vous ces activités et, dans la mesure du possible, vous les développerez. Vous connaissez le dicton de nos saints maîtres selon lequel un effort n’est jamais vain. Et, l’on peut vérifier qu’il en est bien ainsi.

Vous me dites que les membres de la communauté ne vous aident pas, pour l’édification du nouveau bâtiment(2). Il ne faut nullement s’en affecter. Vous devez assumer votre mission avec la foi, la lumière et l’enthousiasme ‘hassidiques.

C’est de cette façon que vous connaîtrez la réussite, bien plus que vous multiplierez cette lumière et cette vitalité, également chez ceux qui, pour l’heure, n’apportent pas leur concours de la manière qui convient.

Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite de donner de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav I.D. Groner, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°5249. (2) Vraisemblablement de la Yechiva de Chicago.

Lettre n°5031

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5031, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Guedalya(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat.

Bien évidemment, il est douloureux de constater à quel point il est compliqué de mettre en pratique tout ce qui concerne ‘Habad et la diffusion des sources(2). En effet, chaque jour possède son contenu propre(3). Il est particulièrement pénible de voir que l’on ne profite pas des jours propices, du mois de Kislev, de ‘Hanouka, de la motivation que l’on ressent actuellement, parmi les Juifs, en Terre Sainte(4).

S’il est douloureux de constater tout cela chez chaque ‘Hassid, combien plus est-ce le cas, quand il s’agit des jeunes de l’association ‘Habad, desquels on attend plus, qui ont un plus grand mérite, comme je l’ai écrit plusieurs fois. Mais, à quoi bon répéter une seconde, une troisième fois, encore et encore ?

Vous évoquez la campagne de visite des implantations. Pour l’activer, vous pouvez annoncer que, sans en faire le vœu, j’inviterai les ‘Hassidim à y participer, par le tiers des frais engagés à cet effet. Comme d’habitude, il s’agira du dernier tiers.

J’ai été très satisfait par ce que vous me dites de la journée d’étude organisée à Kfar ‘Habad, à votre initiative et sous votre impulsion. Sans doute maintient-on le contact avec ceux qui y ont pris part ou, tout au moins, avec la majeure partie d’entre eux, afin de renforcer leurs impressions et surtout pour que celles-ci soient suivies d’un effet concret, car “ l’acte est essentiel ”.

Puisse Dieu faire que, là encore, votre initiative soit couronnée de succès.

Notes

(1) Le Rav C.G. Blizinski, de Ramat Gan. Voir, à son sujet, la lettre n°1197. (2) De la ‘Hassidout. (3) Et, ne permet donc pas de rattraper ce qui a manqué la veille. (4) Après les miracles qui accompagnèrent la guerre du Sinaï.

Lettre n°5032

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5032, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tévet 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat. Bien entendu, je suis peiné qu’il n’y ait pas eu de réunion ‘hassidique, ce 19 Kislev(2), à Kfar ‘Habad(3). Même si la question était uniquement liée au nombre d’invités(4), on peut, néanmoins, constater dans la pratique, qu’un manque quantitatif aboutit, de façon générale, à un manque qualitatif, en particulier quand il s’agit d’un jour propice, en l’occurrence le Roch Hachana de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques. C’est une évidence.

Bien plus, vous écrivez que, d’un point de vue technique, l’organisation a été parfaite. Il y avait un stand de diffusion des livres et un endroit pour se restaurer. On aurait donc pu profiter du temps que les visiteurs ont passé au Kfar pour organiser certaines activités, au-delà de ce qui s’est passé les autres années.

Vous dites qu’il y a eu un manque également à Lod et j’ai bien peur que ceci soit le point commun de toutes les activités organisées par les jeunes de l’association ‘Habad, à Tel Aviv et au Kfar, lesquelles se caractérisent toutes par leur faiblesse, en ce domaine.

Tous les aspects spécifiques suivent la règle générale et c’est donc en cette dernière et dans sa direction que doivent être corrigés les manques. Il faut le faire au plus vite, au plus profond, car, avec tout ce que l’on pourra ajouter et modifier, il n’est pas encore certain que l’on satisfasse les besoins du moment.

Est-il possible que l’on ne fasse pas d’effort pour notre Torah intègre, avec l’abnégation et le dévouement qui sont nécessaires, comme le font effectivement tous ceux qui se consacrent à de vains propos ? Pourquoi les jours, les semaines, les mois s’écoulent-ils inutilement ou, en tout cas, sans les utiliser autant qu’on pourrait le faire ?

Puisse Dieu faire que chacun, au sein de tout Israël, ait enfin le mérite d’annoncer de bonnes nouvelles et “ il n’est de bon que la Torah ”, en particulier sa dimension profonde, “ l’arbre de vie ”, qui n’est pas un mélange de bien et de mal, mais ne comporte que du bien.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav H.Z. Wilimovski, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4785. (2) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) A la suite de la guerre du Sinaï. Voir, à ce sujet, la lettre n°4890. Voir également la lettre suivante. (4) Insuffisant pour organiser une telle réunion, du fait de la période.

Lettre n°5033

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5033, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Tévet 5717,

Brooklyn,

Aux dirigeants de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A ma surprise et à ma douleur, j’ai reçu des informations, pour l’heure seulement de manière indirecte(1), selon lesquelles on n’aurait pas profité, dans toute la mesure du possible, de la réunion ‘hassidique du jour lumineux du 19 Kislev(2), celui de notre délivrance et de la liberté de nos âmes. Ainsi, on a pu remarquer que les invités étant moins nombreux, que la réunion durait moins longtemps.

J’ai fait valoir que la situation générale(3) était sans doute la cause de tout cela, mais l’on m’a répondu que la réunion n’avait pas été annoncée dans les journaux, que l’on avait vraisemblablement envoyé moins d’invitations.

Si ces informations sont vérifiées, vous comprendrez ma surprise et ma peine. En effet, la réussite de cette réunion a une portée à la fois spirituelle et matérielle, puisqu’elle permet de faire des connaissances et d’entretenir de bonnes relations, comme l’a montré l’expérience des années passées.

Certes, il est inutile de se plaindre du passé. Néanmoins, j’aimerais savoir si cette description est exacte. Si c’est le cas, vous prendrez sûrement toutes les mesures nécessaires pour que cela ne se reproduise plus, à l’avenir, lors des jours propices et des fêtes qui arrivent pour nous, au sein de tout Israël, pour la paix et pour la bénédiction.

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre précédente. (2) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) Faisant suite à la guerre du Sinaï. Voir, à ce sujet, la lettre n°4890.

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