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Iguerot Kodesh — lettres 4952 à 4973

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4952

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4952, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Kislev 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

aux multiples accomplissements, le Rav Mendel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre en son temps, de même que vos salutations, par l’intermédiaire de mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, a de bons comportements, Rav Azryel Zelig Slonim. Vous évoquez la publication d’un manuscrit dont le contenu indique qu’il a été rédigé par l’auteur du Mirkévet Ha Michné, c’est-à-dire Rabbi Adam Baal Chem(2).

Vous comprendrez à quel point j’ai été surpris par cette nouvelle. J’ai attendu, pour répondre à votre lettre, de trouver une référence, un indice établissant que l’auteur du Mirkévet Ha Michné est bien Rabbi Adam Baal Chem. A l’issue de mes recherches, je n’ai, pour l’heure, trouvé qu’une supposition en ce sens, émise par le Rav Reouven Margolis, comme l’indique le périodique Be Michor du 12 Iyar 5701(3).

Je dois dire qu’à mon sens, sa supposition est “ une montagne suspendue par un cheveu ” ou peut-être même suspendue en l’air, sans cheveu. Je n’ai jamais entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, que l’on ait connaissance de quoi que ce soit imprimé, dont Rabbi Adam Baal Chem serait l’auteur.

Certes, on ne peut pas tirer une preuve de ce que l’on n’a pas vu et de ce que l’on n’a pas entendu, mais, en la matière, il y a lieu de s’étonner. Pendant de nombreuses années, vous n’avez rien dit de tout cela, vous n’avez rien écrit à ce sujet, bien que vous ayez consacré beaucoup de temps aux lettres trouvées dans la Gueniza(4) de ‘Herson(5), dans lesquelles il est largement question de Rabbi Adam Baal Chem.

Bien entendu, se baser sur l’introduction de l’éditeur du Mirkévet Ha Michné, ayant entendu qu’en sa génération, son auteur était appelé Rabbi Adam Baal Chem, n’est nullement suffisant pour expliquer le silence, à ce sujet, dans tous les récits, dans les traditions qui ont été transmises, au sein de la maison du Rabbi, d’une génération à l’autre, depuis l’Admour Hazaken, qui reçut du Maguid(6) et ce dernier de notre maître, le Baal Chem Tov.

En effet, nul ne dit que l’auteur du Mirkévet Ha Michné est celui dont les écrits sont parvenus au Baal Chem Tov. Néanmoins, peut-être détenez-vous une autre source, une autre référence à cette affirmation. Je vous serais obligé de me transmettre tous les détails, à ce sujet(7).

Bien entendu, j’aimerais savoir s’il y a, dans la collection de manuscrits que vous dirigez, des écrits de ‘Hassidout des maîtres de ‘Habad ou bien du Baal Chem Tov et du Maguid, qui sont encore inédits. Je vous remercie de bien vouloir me transmettre ces informations.

Je vous joins ce qui a été publié dernièrement. Ceci vous intéressera sûrement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.Hassida, de Jérusalem. (2) L’un des prédécesseurs du Baal Chem Tov à la tête des Justes cachés, Rabbi David Moché Avraham, les initiales de ses trois prénoms formant le mot Adam, l’homme. Or, l’introduction de ce manuscrit dit : “ Voici le livre des descendances du premier homme, de l’homme grand parmi les géants ”. (3) 1941. (4) Lieu de la synagogue où sont placés les livres sacrés usagés. (5) Découverte à l’époque du précédent Rabbi, dans laquelle on trouve des lettres du Baal Chem Tov et de différents maîtres de la ‘Hassidout. (6) De Mézéritch. (7) Voir, à ce sujet, l’introduction de Y. Mondshein au Chiv’heï Ha Baal Chem Tov, édité à Jérusalem en 5742 (1982), pages 58 à 65.

Lettre n°4953

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4953, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17(1) Kislev 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Zoussya(2),

Je vous salue et vous bénis,

Malgré les événements récents(3), vous vous êtes sûrement organisé, de la manière qui convient, afin de profiter, dans toute la mesure du possible, des jours du 19 Kislev(4) et de ‘Hanouka, qui approchent.

A cette occasion, vous développerez tout ce qui concerne ‘Habad. Puisse Dieu faire que vous connaissiez une considérable réussite.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération et pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

J’ai bien reçu vos lettres des 28 Mar ‘Hechvan, 1, 2 et 7 Kislev.

Notes

(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix sept. (2) Le Rav H.Z. Wilimovski, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4785. (3) La guerre du Sinaï. Voir, à ce propos, la lettre n°4890. (4) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.

Lettre n°4954

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4954, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chnéor ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Kislev, que je viens de recevoir, dans laquelle vous me détaillez la proposition qui vous est faite, d’un poste rabbinique à Adélaïde. Vous me demandez ce que j’en pense.

Je dois dire que je ne vois pas quel est le doute, en la matière, tant il y a là une évidence. Vous devez vous efforcer, bien sûr de la manière qui convient, mais avec toute la fermeté nécessaire, d’obtenir ce poste, dès lors que toutes les conditions pour restaurer et améliorer la pratique religieuse ont été acceptées. Il est à peu près certain que cette acceptation est liée à votre accord pour prendre ce poste(2). La lettre qu’ils m’ont écrit semble également établir un tel lien.

De fait, même si tout était d’ores et déjà parfait, concernant, par exemple, les édifices, ce poste est bien le plus important. Il y a bon espoir et il est même pratiquement certain que vous parviendrez à rapprocher les membres de votre communauté de notre Père, Qui se trouve dans les cieux, de Sa Torah et de Ses Mitsvot.

De fait, telle est la mission essentielle et profonde de chaque Juif. On doit rapprocher son propre cœur et celui des enfants d’Israël du Saint béni soit-Il et la Michna affirme que “ j’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Vous connaissez, en outre, le dicton des premiers ‘Hassidim, ceux de l’Admour Hazaken, dont nous célébrons la joie(3), selon lequel “ l’ordre de la Torah en est partie intégrante ”. Or, dans l’ordre, la première Mitsva est : “ Croissez et multipliez ”, ce qui veut dire que chaque Juif doit former un autre Juif.

Vous évoquez l’éducation de leurs enfants, mais cela peut s’arranger, car il est impossible qu’en mettant en pratique la Mitsva du Créateur du monde, Qui donne la Torah, vous provoquiez une détérioration de l’éducation des enfants.

De même, il n’est pas judicieux, à mon sens, de repousser tout cela jusqu’à Pessa’h, comme vous le mentionnez dans votre lettre. En effet, chaque jour doit avoir son contenu spécifique. Certes, la hâte diminue le prestige, mais l’on peut sans doute trouver une voie médiane.

Plus généralement, si les membres de la communauté sont motivés, il n’y a pas lieu de retarder l’action concrète. Bien au contraire, il faut en profiter, car qui sait ce qui se passera par la suite ? De même, ils ont donné leur accord pour la construction d’un Mikwé et, même si votre arrivée sur place est retardée pendant quelques temps, il faudra, néanmoins, commencer cette construction au plus vite, en expliquant qu’elle requiert plusieurs semaines et peut-être même plusieurs mois.

Je suis satisfait de l’occasion qui m’est donnée de répondre à votre lettre en ce jour propice. Tout est effet de la divine Providence, comme le souligne, en particulier, la ‘Hassidout. Puisse Dieu faire que le mérite de ce jour protège vous-même et les vôtres, afin que vous obteniez la satisfaction de tous vos besoins, ce qui implique également d’assumer votre rôle véritable, dans la joie et avec réussite.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération et en saluant tous les ‘Hassidim de votre ville, en particulier votre père adoptif, le grand Rav et ‘Hassid, auquel Dieu accordera longue vie(4),

N. B. : Je vous joins un fascicule qui vient de paraître. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous en dépend.

Notes

(1) Le Rav C.H. Gutnik, de Sidney, Australie. (2) Ce qui veut dire que ces améliorations ne seront pas introduites, si le Rav Gutnik n’accepte pas le poste. (3) Cette lettre est datée du 19 Kislev, date de sa libération des prisons tsaristes. (4) Le Rav Acher Abramson.

Lettre n°4955

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4955, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez une Techouva qui serait efficace, même d’après ce qu’explique le Tanya, à la fin du chapitre 7, comme le précise mon beau-père, le Rabbi, dans une note, au début du Pokéa’h Ivrim.

Il est vrai que cette forme de Techouva, émanant de l’essence de l’âme, est efficace également dans ce cas, et non uniquement parce que l’on possède un mérite particulier, comme l’établissent différents textes, en particulier la porte de la Techouva de l’Admour Haémtsahi, aux discours ‘hassidiques intitulés “ Si tu es repoussé ”, chapitre 8 et “ Il a libéré mon âme dans la paix ”, chapitre 9.

Vous faites référence à l’élévation, par celui qui accède à la Techouva, des parcelles de sainteté se trouvant dans les trois forces du mal totalement impures. Les moyens d’y parvenir sont expliqués dans le discours ‘hassidique intitulé “ Après l’Eternel ton Dieu ”, imprimé à la fin du Dére’h Mitsvoté’ha, du Tséma’h Tsédek.

Pour une certaine raison, l’expédition de la présente a été retardée et je viens de recevoir votre lettre m’annonçant de bonnes nouvelles, en l’occurrence les réunions ‘hassidiques organisées, au jour lumineux du 19 Kislev. Je vous en remercie.

Puisse Dieu faire que ces réunions exercent leur effet sur les pensées, les paroles et les actions, ce qui implique également de renforcer toutes les réalisations des jeunes de l’association ‘Habad. Vous connaîtrez une immense réussite.

Lettre n°4956

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4956, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5717,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

En réponse à ta lettre de ce lundi, dans laquelle tu me dis que, bien que la situation soit globalement meilleure, tu continues, de temps à autre, à avoir des pensées troublantes. Quelle est, de façon générale, l’explication de tout cela ?

La

‘Hassidout, en particulier le Tanya, explique que la réponse la plus générale et la plus vraie est la suivante. Nous ne disposons pas du temps nécessaire pour en parler. Un Juif est occupé, absorbé par la Torah et les Mitsvot, ce qui a pour conséquence d’affaiblir “ l’autre côté ”.

Bien plus, on doit se dire qu’il ne suffit pas d’agir pour son propre compte. On doit, en outre, convaincre les autres, ainsi qu’il est dit : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Ceci s’applique, en particulier, à tes amis de la Yechiva.

Que Dieu t’accorde la réussite, afin de t’élever, d’une étape vers l’autre, d’avoir la crainte de Dieu, d’être un ‘Hassid et un érudit de la Torah.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4957

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4957, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mena’hem Zeev(1) Ha Lévi,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre expresse. Conformément à votre demande, je vous réponds immédiatement et je vous joins le fascicule qui a été publié, bien que ces discours ‘hassidiques ne soient pas inédits. Pour autant, des notes et des références leur ont été ajoutées. Mais, peut-être la Guemara(2) et ces discours ne sont-ils pas encore parvenus à Montréal.

Pour l’heure, voici ce qui fait l’objet de la présente. Le point d’actualité est le Roch Hachana de la ‘Hassidout(3). Selon les termes de notre maître, soyez donc inscrit et scellé pour une bonne année, dans l’étude de la ‘Hassidout et dans ses voies.

Notes

(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°4870. (2) Baba Metsya et Baba Batra, avec les commentaires du Tséma’h Tsédek, parue aux éditions Kehot, en 5716 (1956). (3) Le 19 Kislev, date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.

Lettre n°4958

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4958, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat.

En un moment propice, j’en ferai mention près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’il exauce le souhait de votre cœur.

Il est sans doute inutile de vous souligner qu’en plus des trois études bien connues, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya, vous devez fixer un temps pour apprendre la ‘Hassidout, au moins pendant quelques instants, chaque jour. Puis, pendant le Chabbat, les fêtes et les moments particuliers, vous y consacrerez un certain temps.

Ainsi, vous renforcerez l’arbre de vie, dans lequel il n’y a pas de controverse, y compris pour vos préoccupations particulières, afin que vous soyez enrôlé dans les armées de Dieu, dans le combat de la Torah et de sa dimension profonde, qui est la ‘Hassidout et sa diffusion, en tout endroit que l’on peut contacter.

Pour hâter la révélation de la bénédiction ici-bas, il faut, toutefois, donner de la Tsédaka, comme l’expliquent Iguéret Ha Kodech et différents textes.

Vous avez la possibilité d’influencer vos amis, en ce sens, afin qu’ils adoptent le même comportement. Car, rien ne résiste à la détermination.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°4959

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4959, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

D’une part, j’ai été satisfait par la description des actions que vous avez réalisées pendant les semaines passées, mais, d’autre part, j’ai été peiné d’apprendre que, pendant certain temps, vous n’avez pas apporté votre participation, du fait des divergences d’avis, dans lesquelles vous n’avez pas voulu intervenir.

En effet, en quoi toutes les explications, toutes les justifications, même pleinement justifiées, permettent-elles d’éclairer l’obscurité de l’extérieur, qui, à cause de nos nombreuses fautes, pénètrent aussi à l’intérieur ? Et, l’intérieur, y compris celui de la synagogue et de la maison d’étude, doit être guéri, restauré et amélioré, comme l’explique la suite de discours ‘hassidiques Ve Ka’ha, à partir du chapitre 63.

Ces jours doivent être consacrés à l’action et non aux paroles, à l’analyse, aux dialogues et aux négociations, qui n’ont pour effet que de justifier l’inactivité, qui renforcent la torpeur de chacun et donc celle de l’exil.

Puisse Dieu faire que ces jours de la délivrance et des miracles inspirent chacun et que, selon l’expression(1) de mon beau-père, le Rabbi, “ on écoute le récit des lumières(2) ”. Que tout ceci s’applique concrètement, afin d’éclairer “ à la porte de sa maison ” et jusqu’à “ l’extérieur ”, d’une manière sans cesse accrue(3).

Notes

(1) Voir la lettre n°4939. (2) De ‘Hanouka. (3) Au même titre que le nombre des lumières de la fête.

Lettre n°4960

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4960, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous me faites part de ce qui vous trouble et vous empêche d’étudier la Torah de la manière qui convient ou de vous concentrer pendant la prière(1).

Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin et, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous donnerez une pièce à la Tsédaka. Après la prière, y compris pendant le Chabbat et les fêtes, vous lirez des Tehilim, selon leur répartition mensuelle.

Et, vous méditerez attentivement jusqu’à avoir parfaitement à l’esprit ce qui est dit, dans différents textes, à propos de la divine Providence. En effet, au sens le plus littéral, le Créateur du monde, Qui le dirige, surveille chacun et chacune en particulier, en tout ce qui le concerne. Il en résulte que vous ne devez pas vous soucier de tout ce que vous écrivez.

De même, il n’y a pas lieu d’exprimer, comme vous le dites dans votre lettre, “ un fort désir du contraire de la vie ”(2), ce qu’à Dieu ne plaise. Méditez au fait que chaque âme juive se trouve sous le Trône céleste, qu’elle descend ici-bas et se revêt d’un corps physique. Il s’agit là, pour elle, d’une chute vertigineuse, car il n’y a aucune commune mesure entre l’âme, là-haut et le corps, ici-bas. La finalité de cette descente est qu’un homme juif agisse, dans ce monde, qu’il étudie la Torah, pratique les Mitsvot.

Il en résulte que chacun de ses actes, par exemple le fait de porter les Tefillin, a une valeur inestimable. C’est le cas pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, car “ toute la Torah a été comparée aux Tefillin ”. En réfléchissant à tout cela, vous observerez la situation telle qu’elle est réellement. Vous verrez la part enviable qui vous a été confiée, puisque vous pouvez assumer la mission du Saint béni soit-Il dans ce monde, grâce à un mode de vie conforme aux instructions de notre Torah, Torah de vie.

Vous accomplirez tout cela joyeusement, comme l’explique le Rambam à la fin de ses lois du Loulav. Vous consulterez également ses lois des opinions, au chapitre 2.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5038. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4964.

Lettre n°4961

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4961, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Tsvi Leïb(1) Ha Lévi,

Je vous salue et vous bénis,

Une école de Sofrout(2) est une bonne initiative, qui est même indispensable(3). On sait la pénurie de bonnes Tefillin que l’on constate dans chaque pays. Il y a sûrement des moyens de fonder et de développer une telle école, mais tout cela doit être réalisé de la meilleure manière possible.

En conséquence, il est bon que les ‘Hassidim et les institutions ‘Habad mènent à bien un tel projet. Il faut investir en cela de la peine et des efforts, à la mesure des besoins. Tout cela est justifié, compte tenu de l’importance de l’enjeu. Point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles en tous ces domaines,

Notes

(1) Le Rav T.L. Lewin, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°3773. (2) Formant à la fabrication de Tefillin, Mezouzot et Séfer Torah. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3773, 4873 et 5144.

Lettre n°4962

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4962, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles avec plaisir, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, mais, au cours de la discussion, j’ai appris avec peine que vous ne faites nullement cas, semble-t-il, de votre santé et vous ne vous conformez pas aux prescriptions des médecins.

Il est sans doute inutile de vous rappeler de quelle manière ces prescriptions doivent être considérées. Le Choul’han Arou’h le précise, dans les lois du Chabbat, de Yom Kippour(1) et également des dégâts physiques et moraux. L’idée générale est exprimée par l’affirmation suivante de nos Sages : “ Un homme n’est pas habilité à faire souffrir son corps ”. En effet, le corps est le bien du Saint béni soit-Il(2). Il s’agit là d’une affirmation merveilleuse qui, même à l’issue d’une courte réflexion, peut couper le souffle !

Puisse Dieu faire que cet enseignement de nos Sages, dont la dimension qualitative est merveilleuse, vous permette de mettre en pratique l’Injonction : “ Vous prendrez bien garde de vos âmes ”. A n’en pas douter, vous pourrez ainsi multiplier vos activités communautaires, pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, en général.

Et, vous connaissez le dicton(3) suivant du Maguid de Mézéritch, dont la Hilloula était célébrée il y a quelques jours(4) : “ Une petite déchirure dans le corps correspond à un grand accroc, dans l’âme ”.

Je vous joins nos dernières parutions. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous en dépend.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour des jours de ‘Hanouka lumineux et étincelants,

N. B. : Je vous remercie d’avoir pensé à me transmettre cette carte. Celui à qui vous l’avez confiée ne connaissait pas les détails, à son sujet. Me basant sur l’enseignement de nos Sages, au traité ‘Houlin 44b, je l’ai transmise à l’internat de la Yechiva Tom’heï Temimim. En effet, un repas public du Chabbat est une Mitsva communautaire.

Notes

(1) Permettant de transgresser ces jours pour sauver une vie. (2) L’homme ne peut donc pas en disposer comme il l’entend. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2055. (4) Le 19 Kislev.

Lettre n°4963

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4963, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Eliézer(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 24 Mar ‘Hechvan, que vous concluez en m’interrogeant sur le problème des bateaux voyageant, vers la Terre Sainte, pendant le Chabbat(2) et la question de l’électricité(3).

La raison pour laquelle je suis intervenu, sur cette question, est la suivante. Les Etats Unis sont concernés et New York, en particulier. J’ai donc agi, dans la mesure de mes moyens et, me semble-t-il, dans le but de remédier à la situation, ici.

Bien évidemment, il fallait intervenir également à l’autre extrémité, c’est-à-dire là où arrivent ces bateaux. Il a donc fallu que j’écrive en Terre Sainte, à ce sujet.

Il n’en est pas de même pour l’électricité, qui ne concerne que la Terre Sainte, d’autant que les avis divergents des Rabbanim d’Erets Israël, en la matière, sont bien connus, chacun introduisant sa propre explication.

Notes

(1) Le Rav E.Karasik, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4307. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4796. (3) Fabriquée par des Juifs, pendant le Chabbat, en Erets Israël. Dès lors, pourquoi le Rabbi n’est-il pas intervenu, en la matière ?

Lettre n°4964

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4964, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 17 Kislev et à celle qui la précédait.

Je suis surpris que vous me demandiez mon avis sur ce que vous devez faire, sur le comportement que vous devez adopter, alors que je vous ai déjà écrit plusieurs fois, à ce sujet et que ce que je vous ai dit reste encore valable, à l’heure actuelle.

Vous me dites que vous devez…(1), ce qu’à Dieu ne plaise. Il est clair que ce n’est en aucune façon le cas. Un Juif ne doit pas faire ce qui va à l’encontre du Créateur, ce qu’à Dieu ne plaise. J’ajoute que cette épreuve ne présente aucun intérêt, car, tant que l’âme n’assume pas la mission qui lui a été confiée par Celui Qui donne la Torah, elle doit se réincarner dans ce monde, autant de fois que cela est nécessaire(2). Néanmoins, si l’on a, en outre, aggravé la situation, il est évident que cette réincarnation est plus difficile. Et, point n’est besoin d’en dire plus, car tout cela est pénible.

Par ailleurs, il est certain que toutes les justifications, tous les prétextes que vous écrivez émanent de “ l’autre côté ”(3) et n’ont absolument aucun fondement.

Puisse Dieu faire que vous preniez conscience de la vérité, qui est positive, matériellement et spirituellement à la fois.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) “ Mettre un terme à ma vie ”. Voir la lettre n°4960. (2) Afin de compléter ce qui a manqué dans les vies précédentes. L’homme ne peut donc pas prendre la décision de perdre la vie. (3) Des forces du mal.

Lettre n°4965

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4965, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Kislev 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements et aux bons

comportements, le Rav Moché Guerchon(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles par les grands Rabbanim et ‘Hassidim, qui se consacrent aux besoins communautaires, émissaires des Sages, auxquels Dieu prêtera longue vie, qui ont visité votre ville. Conformément à votre demande, je mentionnerai votre nom et ceux que vous me transmettez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Les jours de ‘Hanouka approchent et, comme vous le savez, on trouve des avis divergents(2) pour déterminer s’ils correspondent à la Sefira de Nétsa’h, la victoire ou à celle de Hod, la soumission. En tout état de cause, l’une et l’autre sont bien “ les jambes de la vérité ”(3), qui sont plus basses que le corps. Malgré cela, ils possèdent une qualité spécifique, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle toutes les fêtes disparaîtront, dans le monde futur, à l’exception de ‘Hanouka et de Pourim, du fait de la qualité de la “ Lumière réfléchie ”(4), précisée par différents textes

C’est ce qu’explique le Séfer Ha ‘Haïm, Séfer Parnassa, au début du chapitre 7. Vous consulterez également, en particulier, les Pirkeï de Rabbi Eliézer, au chapitre 46, le Yerouchalmi, Taanit, chapitre 2, paragraphe 13, le Yotser du Chabbat Za’hor(5), les additifs au Torah Or, Meguilat Esther.

Puisse Dieu faire que la qualité de cette Lumière éclaire également notre génération orpheline, à la fin de cette période du talon du Machia’h, qu’elle soit de plus en plus intense, à partir du coucher du soleil, jusqu’à ce que “ la nuit éclaire comme le jour ”, jusqu’à la venue prochaine du “ mort-né ”(6).

Avec mes respects et ma bénédiction pour un ‘Hanouka lumineux et étincelant,

Notes

(1) Le Rav M.G. Goldzweig, de Chicago. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire de Rabbi ‘Haïm Vital figurant dans le Peri Ets ‘Haïm, avant la porte de Roch Hachana et les notes de Chémen Sasson sur la porte des Kavanot, commentaire de ‘Hanouka, paragraphe 2 ”. (3) Correspondant l’une à Nétsa’h, l’autre à Hod. (4) Par l’obstacle qui lui donne une vigueur nouvelle. (5) Le Rabbi note en bas de page : “ A la fin du Cantique Elokim Al Domi, ‘Dieu ne te tais pas’ ”. (6) Qualificatif attribué au roi David et qui désigne également le roi Machia’h.

Lettre n°4966

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4966, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Kislev 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du jour lumineux du 19 Kislev, fête de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, avec la délivrance et la liberté de l’Admour Hazaken. J’ai également reçu le périodique que vous m’avez adressé et je vous remercie d’y avoir pensé.

Vous m’interrogez sur le rite Ari Zal, celui de l’Admour Hazaken, dans lequel on dit Morid Ha Guéchem, “ Il fait couler la pluie ”, avec deux Ségols(2), ou encore Tikanta Chabbat, “ Tu as instauré le Chabbat ”, avec un Kouf(3). Vous consulterez, à ce sujet, le Chaar Ha Collel sur le Sidour de mon grand-père, le Rav Avraham David Lawout.

Je vous joins nos dernières parutions. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous dépend de vous.

On trouve également Guéchem avec un Ségol, en particulier, dans le Sidour Meoreï Or, dans le Zi’hron Yehouda cité par le Likouteï Maharya’h, le Darkeï ‘Haïm Ve Chalom du Rabbi de Munkatch.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.Shwartsman, de Winnipeg. (2) Et non Gachem, avec un Kamats. (3) Et non Tikanta avec un Kaf, “ Tu as prévu ”.

Lettre n°4967

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4967, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue de ce Chabbat, qui faisait suite à une interruption particulièrement longue :

A) Vous faites référence à la lumière électrique, pendant le Chabbat, en Terre Sainte(1).

Vous évoquez également l’ouverture d’une boîte de conserve, pendant le Chabbat.

Les périodiques rabbiniques de ces dernières années traitent de ces sujets, y compris, me semble-t-il, ceux qui paraissent en Terre Sainte. Et, l’on connaît les conceptions, les coutumes, en la matière, des différents cercles qui se trouvent en Erets Israël.

B) Vous m’interrogez sur une lettre(2) adressée à quelqu’un, dans laquelle il est dit qu’une Mitsva que l’on ne peut pas charger quelqu’un d’autre d’accomplir repousse l’étude de la Torah, comme le précise le Talmud, au traité Moéd Katan. Vous reproduisez ce que vous avez trouvé, à ce sujet, dans un livre citant l’Admour Hazaken(3).

Je suis surpris que vous reproduisiez ce livre, car les lois de l’Admour Hazaken ont connu plusieurs éditions. Il semble que ce texte se fonde sur ce qui y est dit, au chapitre 3, dans le Kountrass A’haron, au paragraphe “ Voici la différence ”.

Il est encore plus étonnant que vous acceptiez l’interprétation des propos de l’Admour Hazaken par cet ouvrage, selon lequel la Mitsva de connaître la Torah repousserait une Injonction, même s’il n’est pas possible de charger quelqu’un d’autre de la mettre en pratique.

Je ne sais comment considérer cette explication. Si elle était exacte, on serait dispensé de porter les Tefillin, de construire une Soukka, de prendre le Loulav, ce qui va à l’encontre du Talmud Babli, du Yerouchalmi et du comportement quotidien. Or, il suffit de consulter ce chapitre 3 pour comprendre ce que dit l’Admour Hazaken, faisant une distinction entre une interruption passagère et celle qui est définitive, avec d’autres points qui ne seront pas détaillés ici.

C) Vous précisez les raisons qui vous ont conduit à cesser d’étudier notre Torah, Torah de vie(4). Comme notre génération est à plaindre, qui interprète les événements au contraire de ce qu’ils sont ! Car si, de tout temps, il a été nécessaire d’étudier la dimension profonde de la Torah, combien plus doit le faire celui qui éprouve les craintes dont vous faites état !

Vous prétextez l’éloignement(5), mais celui-ci ne vous empêche pas d’étudier là où vous vous trouvez. De plus, je présume que vous n’êtes pas enfermé chez vous, tout au long de la semaine. Il vous arrive de sortir, pour une raison quelconque. Or, si vous le faites pour un acte permis, combien plus devez-vous en faire de même pour ce qui concerne notre Torah et son luminaire(6). C’est une évidence.

Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles. Puisse Dieu faire qu’il s’agisse d’un bien tangible et véritable, sur lequel le mal n’aura aucune prise, car vous serez lié à l’arbre de vie(6), comme l’explique Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 26.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4963. (2) Du Rabbi, adressée à quelqu’un d’autre. (3) Semblant contredire ce que le Rabbi disait dans cette lettre. (4) Vraisemblablement la ‘Hassidout. (5) De l’endroit où se trouvent les ‘Hassidim. (6) La ‘Hassidout.

Lettre n°4968

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4968, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Dov Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 22 Kislev. J’y ai pris connaissance, avec plaisir, de la réunion ‘hassidique organisée à l’occasion du jour lumineux de la fête de la libération(2) du 19 Kislev. En outre, les femmes et jeunes filles ‘Habad se sont rassemblées, le lendemain, pour écouter une conférence sur le thème de ce jour.

Sans doute tout cela aura-t-il une incidence concrète. Notre Torah, Torah de vie, affirme : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ” et le caractère certain de cette promesse est également établi par plusieurs lois de l’étude de la Torah.

On est en droit d’avancer une interprétation des indices. En l’occurrence, votre lettre me parvient à la veille de ‘Hanouka, ce qui souligne que la diffusion des sources(3) doit aller croissant, de jour en jour(4). Cet ajout est effectué avec de l’huile pure, c’est-à-dire par la partie de la Torah que l’on appelle l’arbre de vie(5), dans laquelle il n’y a pas d’impureté, comme l’indique Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 26. Différents textes comparent la Torah à l’eau, au pain, au vin, à l’huile. Au sein même de la Torah, l’eau et le pain en sont la partie révélée, alors que le vin et l’huile correspondent aux secrets et aux secrets des secrets.

Puisse Dieu faire que, grâce à cette diffusion et cet ajout, nous méritions très prochainement l’accomplissement de la promesse selon laquelle “ la nuit éclairera comme le jour ”, avec la venue de notre juste Machia’h, l’un des huit hommes qui reçoivent l’onction(6), comme l’explique l’Admour Hazaken, dans son Torah Or, aux pages 33d et 34c.

Notes

(1) Le Rav D.Y. Shochat, de Toronto. Voir, à son sujet, la lettre n°4317. (2) De l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) De la ‘Hassidout. (4) Comme les lumières de la fête. (5) La ‘Hassidout. (6) Avec de l’huile.

Lettre n°4971

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4971, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

empli d’empressement, aux multiples

accomplissements, le Rav David Nathan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos bougies de cire pour ‘Hanouka et je vous en remercie beaucoup.

Puisse Dieu faire que, conformément aux lois de ‘Hanouka(2), chacun, au sein de tout Israël, consente un ajout, avance et s’élève en sainteté, jusqu’à parvenir à l’extérieur, en particulier en y diffusant les sources(3), jusqu’à ce que “ la nuit éclaire comme le jour ”, très prochainement, par notre juste Machia’h, l’un des huit(4) hommes recevant l’onction(5), comme l’explique le Torah Or, aux pages 33d et 34c.

Avec ma bénédiction pour un ‘Hanouka lumineux et dans l’ajout,

N. B. : Conformément à l’affirmation du Zohar, tome 2, page 128(6), je vous joins un chèque.

Notes

(1) Le Rav D.N. Lesser, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°4387. (2) Par le nombre des lumières de la fête. (3) De la ‘Hassidout. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ceci peut être rapproché des huit fils du Tsitsit, terme qui, étymologiquement, signifie également éclairer ”. On notera que le Rav Lesser était négociant de Tsitsit. (5) Par l’huile. (6) Selon laquelle il est nécessaire de payer ces bougies.

Lettre n°4972

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4972, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous me demandez comment réparer la faute que l’on sait(1).

La meilleure solution est la suivante. Dans toute la mesure du possible, il ne faut penser ni à ce qui s’est passé, ni même à la manière de le réparer.

Vous aurez, gravés à l’esprit, quelques chapitres de Michna et au moins un ou deux chapitres du saint Tanya. Vous connaîtrez également des Psaumes et, en marchant dans la rue, vous les répéterez, au moins par la pensée.

Vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière du matin. Après celle-ci, chaque jour également, vous lirez les Psaumes selon leur répartition mensuelle.

Vous influencerez les jeunes, afin de les rapprocher de notre Torah, Torah de vie et de ses Mitsvot.

Bien entendu, tout cela s’ajoute au point essentiel, c’est-à-dire au regret du passé et aux bonnes résolutions pour l’avenir(2).

En adoptant un tel comportement, votre situation s’améliorera, peu à peu. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Notes

(1) L’émission séminale en pure perte. (2) Ces deux points étant les deux parties constituantes de la Techouva.

Lettre n°4973

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4973, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Kislev 5717,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

groupement de la ville sainte de Jérusalem,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 16 Kislev, puis le second courrier, du même jour.

Une exigence particulière repose maintenant sur chaque Juif, en particulier les ‘Hassidim et surtout les jeunes. Tous doivent mener des actions conformes aux besoins du moment et aux possibilités qui sont accordées par la divine Providence.

On peut constater qu’il est actuellement possible de relever la Tradition d’Israël, la Torah et ses Mitsvot, jusqu’à transmettre la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques, aux cercles les plus larges. Chaque instant, chaque heure qui s’écoule, est une perte effroyable. Qui sait si une telle opportunité se présentera encore ?

S’agissant des actions concrètes et de l’utilisation de ces possibilités, je n’ai, pour l’heure, rien trouvé de probant dans votre lettre, ni dans celle qui l’a précédée, même si elle fait état de quelques décisions et d’actions passées, qui n’ont malheureusement pas l’envergure requise.

Il est clair que mon propos n’est pas de vous faire de la morale, mais bien de vous souligner le sort enviable que la divine Providence vous a confié, afin que vous en profitiez pleinement. Celui-ci renferme beaucoup de bien, un bien spirituel et matériel, un bien visible et tangible et tout ne dépend que de votre détermination, car les forces et les opportunités vous sont accordées, de Sa main ouverte, sainte et large.

A propos de ces jours de ‘Hanouka, il est dit que “ l’un et l’autre expriment l’avis du Dieu de vie ”, celui qui demande de diminuer(1) et celui qui demande d’ajouter(2). De fait, il convient de réduire ce qui appartient au mal et de développer la sainteté. Puisse donc Dieu faire que vous ajoutiez du succès en tout cela.

Chaque membre des jeunes de l’association ‘Habad et tous ensemble assumeront leur mission sacrée, fera diminuer, de jour en jour, ce qui relève du mal, dans son entourage et dans sa ville. Là, il augmentera la sainteté et la lumière, “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde, la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques.

L’envoi de la présente a été retardé et je viens de recevoir votre lettre du 22 Kislev, relatant les réunions ‘hassidiques du 19 Kislev(3), date de notre délivrance et de la liberté de nos âmes.

Puisse Dieu faire qu’à partir de ce Roch Hachana de la ‘Hassidout et de ce qui la concerne, vos actions soient multipliées et plus fructueuses, tout au long de l’année et dans tous les domaines.

En effet, toutes ces actions convergent vers un même but, la diffusion des sources(4) à l’extérieur, dont le point culminant sera la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et véritablement de nos jours.

Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Beth Chamaï, selon lequel on allume les lumières en ordre décroissant. (2) Beth Hillel, selon lequel on allume les lumières en ordre croissant. (3) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (4) De la ‘Hassidout.

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