Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4932
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4932, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Yaakov(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. La situation(2) n’est pas plus sérieuse qu’il y a quelques mois, ni même quelques années. Concernant votre déménagement, du fait de cette peur, qui est sans fondement, qui sait quel endroit sera le plus protégé ? Plus généralement, le Protecteur d’Israël ne dort pas et ne somnole pas. Il surveille chacun, d’un œil attentif. Il n’y a donc pas lieu de s’effrayer soi-même ni d’effrayer les autres. Il faut se consacrer à sa mission profonde et essentielle, celle d’être “ des lumières qui éclairent ”, comme on l’a maintes fois expliqué et écrit.
On se prépare sans doute à profiter du jour lumineux du 19 Kislev(3), qui approche et des jours de ‘Hanouka de la meilleure façon possible, afin de diffuser les sources(4) à l’extérieur et le Judaïsme, en général. Que Dieu vous accorde la réussite.
Vous trouverez ci-joint ce qui a été édité dernièrement. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous dépend de vous.
Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Y.Gansburg, de Milan. Voir, à son sujet, la lettre n°2889. (2) La peur de la guerre. Voir également la lettre n°4982. (3) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°4933
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4933, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
aux multiples accomplissements, ayant de bons
comportements, le Rav Zeev(1),
Je vous salue et vous bénis,
En plus des nouvelles que j’obtiens de vous-même et de tous les autres membres de Chouva Israël(2), grâce aux lettres que vous écrivez aux ‘Hassidim, j’ai été particulièrement satisfait que vous m’écriviez afin de m’annoncer la bonne nouvelle du renforcement de l’étude de la Torah, pour les petits et pour les grands.
Dieu fasse que vous accomplissiez, sans difficulté, la Volonté du Créateur, en diffusant les valeurs juives, la Torah et les Mitsvot dans des cercles toujours plus larges et plus nombreux, d’autant que nous nous rapprochons des jours de ‘Hanouka, ceux des miracles et des merveilles. Que ceux-ci s’accomplissent, selon la formule que nous employons(3), comme “ en ces jours-ci, à cette époque-là ”.
Cela est particulièrement vrai pour tous ceux qui sont liés au Baal Chem Tov, à son disciple, le grand Maguid(4), à son élève et successeur, l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, dont nous célébrerons la libération, à la suite de son emprisonnement, à la fin de cette semaine, le 19 Kislev. On peut, en ce jour, obtenir de Dieu une aide spécifique, pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot.
En effet, l’Admour Haémtsahi, fils de l’Admour Hazaken, rapporta la décision suivante, qui fut prise par le Tribunal céleste. Parce que l’Admour Hazaken fit don de lui-même pour la ‘Hassidout, celui-ci trancha qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie auraient le dessus.
Je vous saurais gré de transmettre ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération, à chacun des membres de Chouva Israël, de sorte qu’ils puissent aussi, très prochainement, faire état de leurs succès dans la diffusion de la Torah, du Judaïsme et de la ‘Hassidout, afin que ces valeurs parviennent à l’extérieur.
Je vous joins une brochure sur le 19 Kislev et j’espère que vous en mettrez le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous dépend de vous.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération et en saluant tous les membres,
Notes
(1) Le Rav Z.Greenberg, de Buenos Aires. Voir, à son sujet, la lettre n°5154. (2) Concernant cette communauté, voir la lettre n°5154. (3) A propos de ‘Hanouka. (4) De Mézéritch.
Lettre n°4934
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4934, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu le compte-rendu de la direction de la Yechiva, daté du 20 Mar ‘Hechvan, jour de la naissance du Rabbi Rachab, dont le mérite nous protégera. Vous connaissez l’affirmation de nos Sages, selon laquelle, au jour de son anniversaire, le Mazal d’un homme est fort. Or, la finalité d’un berger d’Israël est d’obtenir que ce qui concerne son troupeau soit bon et positif, en tout point, dans toute la mesure du possible.
Néanmoins, ceci ne doit pas être le “ pain de la honte ”(1). En effet, “ les Justes sont à l’image de leur Créateur ” et tous reçoivent donc le libre arbitre(2) afin d’apporter leur participation à tout cela. Mais, bien souvent, il suffit d’une action comme celle qui est rapportée au début du Midrash Chir Hachirim : “ à condition que tu nous donnes ta main(3) ”. Or, le poids de la pierre fait que la main ne peut pas la soulever. Malgré cela, celle-ci fut effectivement transportée à Jérusalem. Vous consulterez ce texte, de même que le début du Midrash Kohélet Rabba.
Puisse Dieu faire que ces jours du mois de Kislev soient fructueux, afin de mettre tout cela en application, car l’acte est essentiel. Différentes causeries de nos saints maîtres expliquent que “ il n’est pas de plus grand sage que celui qui possède de l’expérience ”. Or, de tout ce qui concerne la ‘Hassidout, il convient de tirer une synthèse finale. C’est une évidence.
Dans l’attente et l’espoir de nouvelles bonnes et détaillées de tout cela, avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
M. Schneerson,
J’ai bien reçu votre lettre, avec les décisions du comité pour la diffusion des sources(4).
J’aimerais savoir ce qu’il en est des enfants des ‘Hassidim en âge de recevoir une éducation. Fréquentent-ils des écoles ‘Habad ? En effet, la bénédiction et l’esprit de nos saints maîtres leur sont spécifiquement accordés et la fondation d’une école permet de supprimer le prétexte de l’éloignement(5). Quant à ceux qui ne l’ont pas encore fait(6), quelle en est la véritable motivation ?
Après avoir signé cette lettre, j’ai reçu votre compte-rendu et votre courrier express du 19 Mar ‘Hechvan, alors que le cachet de la poste porte la date du 12 Kislev !
Notes
(1) Qui n’est pas mérité par l’effort de celui qui le reçoit. (2) Au même titre que pour les Mitsvot de Dieu. (3) Pour transporter une pierre à Jérusalem. (4) De la ‘Hassidout. (5) Qui empêcherait de se rendre dans une école ‘Habad. (6) N’ont pas encore placé leurs enfants dans des écoles ‘Habad.
Lettre n°4935
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4935, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Kislev, dans laquelle vous me dites que le médecin vous prescrit un certain examen, considéré par certains comme interdit par le Choul’han Arou’h(1).
Quand vous parlerez au médecin spécialiste, vous vérifierez que cet examen n’est pas fait uniquement pour obtenir des informations, mais que le traitement à prescrire en dépend, auquel cas certains Rabbanim, tranchant la Hala’ha, le permettent, dans certains cas(2).
Néanmoins, il est différentes manières d’effectuer cet examen(3). On commence donc par celle qu’il est le plus aisé de permettre, d’après le Choul’han Arou’h. Vous demanderez au médecin traitant d’expliquer au Rav de votre communauté les moyens de le pratiquer. Il(4) vous expliquera par lequel commencer.
En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez une bonne nouvelle et me disiez que le souhait de votre cœur(5) a été exaucé.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Impliquant une émission séminale en pure perte. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il est question de cela dans les responsa ‘Hedvat Yaakov Mayzlich, tome 2, les responsa A’hiézer, tome 3, chapitre 24, citant le Arou’h Le Ner sur le traité Yebamot 76a, le Divreï Malkyel, tome 1, le Divreï Elyahou, chapitre 21 et le Torat Morde’haï, les responsa du Maharach de Radomysl, tome 6, le Sdeï ‘Hémed, coin du champ, recueil de lois, article ‘mariage’, chapitre 13, le Tsafnat Paanéa’h, du Gaon de Ragatchov, chapitres 89 et 113 ”. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4557. (4) Le Rav. (5) Celui d’avoir des enfants.
Lettre n°4936
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4936, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous évoquez le parti qui est proposé à la fille de votre frère. En effet, ce jeune homme ne dit pas clairement ce que sera sa pratique juive. Vous me demandez ce que j’en pense.
A mon sens, comme je l’ai précisé à votre nièce quand elle était ici, s’il refuse d’apporter une réponse claire parce qu’il ne veut pas prêter à penser qu’il se confère à l’avis des autres, sans avoir le sien propre, cela n’est pas très important. En revanche, s’il ne veut pas s’engager, bien que la question lui ait été posée plusieurs fois, on peut véritablement se demander s’il y aura une évolution positive, à l’avenir.
L’un des moyens de le vérifier est le suivant. Votre nièce lui parlera en l’absence de toute autre personne. Ainsi, il n’aura pas honte et l’on ne pensera pas qu’il se conforme à ce que d’autres lui dictent. Bien plus, elle précisera son propos et lui dira qu’elle ne lui demande pas obéissance, mais qu’en la matière, elle n’a pas le choix, car leur vie doit nécessairement être basée sur la Torah de vie.
Si, là encore, il refuse tout engagement, on peut réellement penser qu’il ne modifiera pas son attitude, après le mariage. Alors, ils seront déjà un couple et la décision lui appartiendra.
Que le Créateur du monde, Qui le dirige, conduise votre nièce sur la voie qui est le bien pour elle, matériellement et spirituellement à la fois.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°4937
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4937, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Moché Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 Kislev, date de la libération de l’Admour Haémtsahi, fils de l’Admour Hazaken.
J’y ai lu, avec plaisir, que vous étudiez la ‘Hassidout, le Likouteï Torah et le Tanya. Sans doute avez-vous un temps fixé pour cela. De fait, l’Admour Hazaken explique que cette fixation est, non seulement dans le temps, mais aussi dans l’esprit. Ainsi, se réalise, en toutes les autres études du jour, la Hala’ha selon laquelle “ ce qui est fixé ne peut pas disparaître ”.
A ce propos, j’espère que vous avez connaissance des trois études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, qui concernent chacun et furent instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous les garderez, au moins à l’avenir.
Du reste, ce temps est propice à la prise de bonnes résolutions portant sur la ‘Hassidout et ce qui la concerne, puisque le jour lumineux du 19 Kislev(2) approche, date de la victoire et de la délivrance du fondateur de la ‘Hassidout et, avec lui, de tout ce qui la concerne.
Vous m’interrogez sur l’affirmation, apparaissant dans différents textes, selon laquelle la pensée, y compris là-haut, n’est qu’un “ vêtement ”, n’appartenant pas à l’essence. D’autres textes, en revanche, affirment qu’elle s’unit à Celui Qui la suscite. En fait, il est plusieurs stades d’unifications, l’un plus profond que l’autre. Et, la parole(3) est elle-même unifiée avec les sphères célestes, comme le dit le chapitre 21 du Tanya, mais d’une autre façon que la parole. Il existe ainsi une hiérarchie de niveaux.
De même, il y a une différence entre l’unification de la pratique des Mitsvot et celle de l’étude de la Torah, comme l’explique le chapitre 23 du Tanya. Et, même dans les Sefirot célestes, on ne peut pas comparer l’unification des réceptacles(4) à celle des lumières.
Vous consulterez la séquence de discours ‘hassidiques intitulée “ Les nombreuses eaux ”, de 5636(5), à partir du chapitre 32. Ce point ne sera pas développé ici.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de l’influence, en ce sens, que vous exercez auprès de votre entourage,
Notes
(1) Le Rav M.A. Greenberg, de Bneï Brak. (2) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) Bien qu’inférieure à la pensée. (4) Avec la Divinité. (5) 1876, du Rabbi Maharach.
Lettre n°4938
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4938, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre de la veille du Chabbat Toledot, dont l’acheminement a été quelque peu retardé. J’y ai lu, avec plaisir, que votre problème de salaire est résolu, ce qui élargit votre faculté d’apprendre et d’agir de manière désintéressée.
De fait, peu importe le montant du salaire. Il convient, avant tout, de pouvoir oublier ses tracas. Tout est alors plus aisé. On peut le déduire de ce que dit le Rambam(1), à propos de la période messianique. Celle-ci a pour but d’apporter(2) le calme et de développer la sagesse, puisque l’on sera libre de sa consacrer à la Torah et à la connaissance(3), même si, dans le domaine matériel, “ ce jour-là, l’homme vivra d’une génisse ”(4), comme l’expliquent nos Sages, au traité Sanhédrin 94b.
Je vous joins un fascicule qui vient d’être édité. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous en dépend.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. : Vous participerez sûrement à la réunion ‘hassidique du jour lumineux du 19 Kislev(5), celui de notre délivrance et de la liberté de nos âmes. Vous renforcerez la diffusion des sources(6), jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur.
Vous connaissez l’avis suivant du Rambam, dans ses lois du bain rituel, chapitre 9, paragraphe 9 : “ Si elle jaillit à l’extérieur du bassin, la source purifie en s’écoulant ”(7). Vous savez ce que dit la Michna, à ce sujet : “ Tu n’est pas libre de t’en dispenser ” et rien ne résiste à la détermination.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4590. (2) Aux hommes qui y prendront part. (3) Etant libéré des préoccupations matérielles. (4) C’est-à-dire dans l’opulence matérielle. (5) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (6) De la ‘Hassidout. (7) La diffusion est donc nécessaire.
Lettre n°4939
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4939, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Kislev 5717,
Brooklyn, New York,
Au comité pour le repas de la section féminine de
Bensonhurst, mesdames Henry Nasharn, Ella R. Kremer
et C. Surtashin, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Vous m’avez fait savoir que vous organisez un repas à l’occasion de votre vingtième anniversaire et en l’honneur de votre chère présidente, la Rabbanit Freida Kazarnovski.
J’adresse donc mes salutations et ma bénédiction à votre chère présidente, au comité pour le repas, à tous les membres de la section féminine, de même qu’à toutes les amies et aux participantes à cette manifestation.
Votre repas aura lieu le 23 Kislev, entre le jour lumineux du 19 Kislev(1) et ‘Hanouka. J’espère que cet événement se distinguera par ses multiples accomplissements et qu’il dépassera les objectifs qui lui ont été assignés et qui sont attendus.
Vous savez ce que disent nos Sages, à propos de ‘Hanouka. Cette fête est liée à des femmes juives courageuses qui, à l’époque, firent don d’elles-mêmes, malgré toutes les difficultés et les décrets qui leur étaient imposés. Nos Sages affirment donc que : “ elles furent partie intégrante du miracle ”. Bien plus, celui-ci survint par leur intermédiaire.
On sait aussi que, chaque année, quand revient cette période, le moment est particulièrement propice pour tous les accomplissements liés à la Torah et aux Mitsvot, conformément au texte de la bénédiction(2) : “ Qui fit des miracles à nos ancêtres, en ces jours-ci, à cette époque-là ”.
Selon l’expression de mon beau-père(3), le Rabbi, dont le mérite nous protégera, fondateur de la Yechiva que vous avez le mérite de représenter, “ il faut écouter le récit des lumières de ‘Hanouka ”. Que Dieu vous accorde la réussite de les entendre, de les écouter attentivement et de mettre tout cela concrètement en pratique.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans vos préoccupations personnelles,
Notes
(1) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (2) Récitée à ‘Hanouka. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3137, 3141 et 4959.
Lettre n°4940
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4940, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Saadia(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Kislev. Je suis surpris que vous n’y faisiez pas mention des préparatifs pour la réunion ‘hassidique du 10 Kislev, date de la libération de l’Admour Haémtsahi. Car, dans la ville où vous vous trouvez actuellement, il est également possible de trouver les mots permettant d’expliquer ce qu’est la ‘Hassidout, des termes lumineux que pourront comprendre les Juifs locaux.
Combien plus en sera-t-il ainsi, au jour lumineux du 19 Kislev(2), celui de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, lorsque nous ont été accordées la quintessence et sa révélation, d’après l’expression bien connue d’Iguéret Ha Kodech.
Dans votre ville et votre entourage, vous avez le mérite d’être le canal par l’intermédiaire duquel les sources(3) peuvent se répandre en tout endroit et en tout lieu. Selon la formule consacrée, “ tes sources se répandront à l’extérieur ”. Or, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec forfaiture envers Ses créatures ” et il est donc certain que vous possédez les forces, les opportunités nécessaires pour cela. Tout ne dépend que de votre volonté et j’attends donc de bonnes nouvelles.
Vous avez sûrement reçu le fascicule présentant le discours ‘hassidique intitulé “ Les eaux nombreuses ”.
Avec ma bénédiction pour la fête de la libération, afin de donner de bonnes nouvelles, y compris de l’état de santé de tous les membres de votre famille, auxquels Dieu accordera longue vie,
N. B. : Si, parmi les élèves de Sefrou, certains sont susceptibles de recevoir l’argent de ‘Hanouka(4), vous voudrez bien le leur donner de ma part. Vous saisirez cette opportunité pour leur commenter ‘Hanouka d’après la ‘Hassidout.
Il serait bon de fixer un montant d’argent de ‘Hanouka identique pour toutes les écoles Ohaleï Yossef Its’hak du Maroc.
Notes
(1) Le Rav S.Liberov, de Sefrou, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°4328. (2) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) De la ‘Hassidout. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°4897.
Lettre n°4941
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4941, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au jeune Raphaël Pin’has(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 5 Kislev. J’y ai pris connaissance avec plaisir de vos actions pour diffuser le Judaïsme, la ‘Hassidout et ce qui la concerne. Sans doute ne vous contenterez-vous pas de ce qui a été accompli jusqu’à maintenant. Bien au contraire, ceci éveillera en vous une force et une détermination accrues, afin de multiplier vos accomplissements, d’une manière sans cesse croissante.
C’est ce qu’enseignent les jours de ‘Hanouka, qui approchent. On doit ajouter, éclairer de plus en plus(2) l’extérieur et l’obscurité de la nuit, puisque “ la Mitsva(3) s’applique à partir du coucher du soleil, à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”.
Vous me demandez à quelle heure allumer les lumières de ‘Hanouka. Notre coutume est de le faire entre Min’ha et Arvit. Toutefois, si on ne l’a pas fait à ce moment, on pourra encore le faire par la suite.
Sans doute, renforcez-vous, vous-même, le temps fixé pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav R.P. Goldstein, de Jérusalem. (2) Puisque les lumières de la fête sont allumées en ordre croissant. (3) De l’allumage des lumières de ‘Hanouka.
Lettre n°4942
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4942, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 2 Kislev, mois des miracles et de la délivrance, dans laquelle vous me demandez quelle étude de la ‘Hassidout ajouter.
En fait, c’est à ce propos que nos Sages ont dit : “ Un homme étudiera toujours ce qu’il désire ”. Il serait bon que cette étude soit liée à la période. Je fais allusion au dicton de l’Admour Hazaken selon lequel “ on doit vivre avec le temps ”, c’est-à-dire avec la Sidra de la semaine, comme l’explique une causerie de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous rechercherez également un lien avec les dates propices et les jours de fête de cette période. Il faut, en outre, ajouter à cela l’étude du Tanya et des discours ‘hassidiques qui paraissent actuellement.
Sans doute profiterez-vous des jours favorables de ce mois de Kislev, en général et de la date lumineuse du 19 Kislev, en particulier.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°4943
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4943, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 2 Kislev, mois des miracles et de la délivrance. J’ai constaté avec peine, au début de celle-ci, que votre ardeur à diffuser les sources(1) à l’extérieur en propageant les livres de la ‘Hassidout a vraisemblablement été diminuée.
Vous attribuez ce fait à l’actualité. Or, bien au contraire, les événements de cette période(2) auraient dû vous conduire à redoubler d’ardeur en tout ce qui concerne l’arbre de vie(3), sur lequel le camp opposé(4) n’a aucune emprise, pour lequel la notion d’exil n’a pas de sens. C’est une évidence.
Puisse Dieu faire que ces quelques mots, malgré leur concision, soient efficaces, compte tenu de l’importance de l’enjeu. Non seulement vous consentirez personnellement un ajout à tout cela, mais, en outre, votre enthousiasme, la chaleur et la lumière de la ‘Hassidout convaincront les autres, chacun dans son domaine, de diffuser ces livres, les paroles, les actions.
Que Dieu vous accorde la réussite, d’autant que tout cela est d’actualité, à l’occasion des 10(5) et 19(6) Kislev, de même que des jours de ‘Hanouka qui approchent.
Avec ma bénédiction pour donner des nouvelles bonnes et détaillées de tout cela,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Faisant suite à la guerre du Sinaï. Voir, à ce sujet, la lettre n°4890. (3) La dimension profonde de la Torah. (4) Le domaine du mal. (5) Date de la libération de l’Admour Haémtsahi des prisons tsaristes. (6) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.
Lettre n°4944
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4944, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Israël Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Kislev et à celle qui la précédait, dans lesquelles vous m’annoncez de bonnes nouvelles concernant les ‘Hassidim, auxquels Dieu accordera longue vie. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous me donniez de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles, de vous-même, des membres de votre famille, de tout ce qui concerne les ‘Hassidim, au sein de tout les enfants d’Israël, auxquels Dieu accordera longue vie.
Vous profiterez sûrement des jours propices de ce mois de Kislev, en particulier du jour lumineux du 19 Kislev(2), qui approche, date de notre délivrance et de la libération de nos âmes, ainsi qu’il est dit : “ Il a libéré mon âme dans la paix… car ils étaient nombreux avec moi ”(3), ce qui fait également allusion à la proximité entre ces nombreuses personnes, y compris celles qui, pour l’heure, se trouvent encore dans le domaine public, “ à l’extérieur ”.
Car, quand quelqu’un désire se purifier, on lui vient en aide, comme l’explique le Likouteï Torah, Devarim, à la page 88b. De plus, le verbe “ se purifier ” signifie également ici(4) “ purifier les autres ”. C’est une évidence.
Dans l’attente de nouvelles bonnes et détaillées de tout cela et avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération,
Notes
(1) Le Rav I.Y. Lewin, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°2665. (2) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) Verset des Psaumes que l’Admour Hazaken lisait, lors de sa libération. (4) D’après sa forme grammaticale.
Lettre n°4945
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4945, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mi’haël Yehouda Aryé Leïb(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu, en son temps, votre demande de bénédiction et, maintenant, votre lettre du 3 Kislev, me donnant de bonnes nouvelles des ‘Hassidim.
J’espère que, malgré tous les doutes que vous pouvez éprouver(2), vous profiterez des jours propices du mois de Kislev, en général, du jour lumineux du 19 Kislev(3), celui de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, en particulier afin de renforcer la diffusion des sources à l’extérieur. Et, je fais allusion personnellement à vous, personnellement à chaque ‘Hassid, à tous les ‘Hassidim à la fois.
Puisse Dieu faire que s’accomplisse prochainement la promesse du Créateur du monde, Qui le dirige et, selon les termes du Rambam, “ tous les Juifs se trouveront en sûreté, seront délivrés des nations, vivront dans le calme et augmenteront leur sagesse, car la terre s’emplira de connaissance de Dieu… J’ôterai le cœur de pierre de votre chair ”, comme il l’explique longuement dans son Michné Torah.
Comme vous le savez, chaque aspect de la Torah en est partie intégrante. En l’occurrence, un enseignement peut également être déduit du fait que le Rambam explique tout cela dans les lois de la Techouva et dans celles des rois, à la conclusion de son Michné Torah. C’est bien évident.
Je vous adresse ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération et afin de donner des nouvelles bonnes et détaillées de ce que fait chaque ‘Hassid, auquel Dieu accordera longue vie, en particulier des résidents de Kfar ‘Habad, où “ Dieu a ordonné la bénédiction de vie pour l’éternité ”.
Avec ma bénédiction de réussite en tout cela,
Notes
(1) Le Rav M.Y. A. L. Cohen. Voir, à son sujet, la lettre n°4775. (2) La période de la guerre du Sinaï est-elle propice à la diffusion des sources de la ‘Hassidout ? Voir, à ce sujet, la lettre n°4890. (3) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.
Lettre n°4946
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4946, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
aux multiples accomplissements et aux bons
comportements, le Rav Yossef Elyahou(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre relative à la lecture du Kaddish, qui faisait suite au courrier que je vous ai adressé à ce sujet(2).
A) L’affirmation selon laquelle le Kaddish agit pendant un heure et demie(3) figure dans le Zohar, tome 3, page 166a. Mais, Rabbi ‘Haïm Vital donne, à ce sujet, une autre explication, également citée par le Chiyoureï Bera’ha sur le Yoré Déa, chapitre 376. Vous consulterez, à ce sujet, les commentateurs du Zohar.
B) Vous connaissez la pratique de mon beau-père, le Rabbi(4), vraisemblablement basée sur le testament de son père, le Rabbi Rachab, qu’il adoptait “ à l’exception du Chabbat et des fêtes ”, selon laquelle l’endeuillé doit s’efforcer de dire seize Kaddishs par vingt quatre heures.
Il n’en a pas donné la raison, mais celle-ci est probablement l’explication qui était donnée ci-dessus. En effet, seize Kaddishs agissant chacun pendant une heure et demie font bien vingt quatre heures.
C) Cet enseignement s’applique à tous les endeuillés et non uniquement à la prière de la communauté(5).
D) Aucune objection ne peut être soulevée contre ce qui vient d’être dit en prenant en compte un nombre différent de Kaddishs, indiqué par quelques textes, comme vous le citez dans votre lettre.
Il me semble avoir également fait référence, dans mon courrier, au Ets ‘Haïm, au Réchit ‘Ho’hma, à l’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital à la Porte des introductions, figurant dans l’avant-propos du Ets ‘Haïm. Ces textes disent que Tsaddik(6), le Juste, fait allusion à quatre vingt dix Amen, quatre Kedoucha, dix Kaddishs et cent bénédictions. En outre, selon les Tikouneï Zohar, Tikoun 18, page 33a, ce terme évoque également la Tsédaka.
La lecture du Kaddish a différents apports. Elle est d’une grande utilité et non uniquement pour les endeuillés, pour les morts, dans le but de refroidir le Guéhénom. Car, selon l’évolution de la situation, un nombre correspondant de Kaddishs doit être récité(7). C’est bien évident.
Je conclus en vous adressant ma bénédiction de réussite en votre mission consistant à venir en aide à la Torah(8) et à ceux qui la supportent, à ceux qui l’étudient et qui passent donc avant la Torah elle-même. Néanmoins, c’est bien la Torah qui atteste de leurs qualités, comme l’expliquent longuement différents textes de ‘Hassidout.
Nos Sages y font également allusion, qui disent, dans le Midrash Béréchit Rabba, Paracha 1, paragraphe 4 : “ Six éléments précédèrent la création du monde, la Torah…, Israël…, mais la Pensée d’Israël prima toute autre, ainsi qu’il est dit : ‘Parle aux enfants d’Israël’, ‘Ordonne aux enfants d’Israël’. ” Vous consulterez également le traité Makot 22b, qui semble contredire le traité Kiddouchin 33b, mais une explication, à ce sujet, est énoncée dans différents textes.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Je vous adresse nos dernières parutions, qui vous intéresseront sûrement.
Notes
(1) Le Rav Y.E. Henkin. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3260. (3) C’est la raison pour laquelle l’endeuillé en récite seize tous les vingt quatre heures. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°412 et ses notes. (5) Il s’agit d’une obligation personnelle de l’endeuillé et non d’un devoir collectif reposant sur l’ensemble de la communauté. (6) Mot, qui s’écrit Tsaddik, Dalet, Youd, Kouf, la valeur numérique de ces lettres étant quatre vingt dix, quatre, dix et cent. (7) C’est pour cela qu’un nombre plus réduit de Kaddishs est récité pendant le Chabbat. (8) Le destinataire de cette lettre était le directeur d’une institution appelée Ezrat Torah, l’aide de la Torah.
Lettre n°4947
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4947, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Kislev, mois de la délivrance et des miracles. Je vous remercie pour la bonne nouvelle que vous me transmettez, puisque vous me dites qu’un cours de Tanya a été institué dans votre ville. De temps à autre, vous vérifierez ce qui est fait, en la matière et l’ajout qui est pratiqué. Bien entendu, les Injonctions selon lesquelles “ on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté ” et “ à quiconque ajoute(1), on ajoute(2) ” s’appliquent, en la matière.
Vous me dites que vous n’êtes pas satisfait de la mission sacrée qui vous est confiée, d’autant que le pourcentage des élèves est sans aucune commune mesure avec l’influence ‘hassidique. Je suis surpris par une telle formulation, s’agissant d’âmes juives, alors que la Kabballa et, plus largement, la ‘Hassidout, en particulier le Tanya, expliquent que chacune a une part dans les quatre paliers de compréhension de la Torah, son sens simple, son sens allusif, son sens analytique et son sens ésotérique. Combien plus est-ce le cas pour la ‘Hassidout, conformément au dicton(3) de l’Admour Hazaken selon lequel celle-ci s’adresse à tout Israël et non uniquement à un certain groupe.
Toutefois, il est clair que les paroles doivent émaner du cœur, être expliquées d’une manière qui convienne à ceux qui les écoutent. Si vous méditez à ce grand accomplissement et à cet immense mérite qui sont les vôtres, il est sûr que vous redoublerez d’ardeur et, aussitôt, vous constaterez l’ajout et le succès, en ce domaine. Bien entendu, ceci multipliera également les bénédictions de Celui Qui donne la Torah, pour ce qui vous concerne personnellement.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Sans doute profiterez-vous, pour cela, des jours propices du mois de Kislev, en général, du jour lumineux du 19 Kislev(4), en particulier.
Pour ce qui vous concerne personnellement, vous expliquerez à vos élèves la grande importance de cette date et l’influence qu’elle doit nécessairement exercer sur toute l’année.
Puisse Dieu faire qu’en ce domaine également, vous m’annonciez de bonnes nouvelles.
Notes
(1) Des efforts. (2) Des bénédictions. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°4769. (4) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.
Lettre n°4948
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4948, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la fin de ‘Hechvan et à celle qui la précédait, dans laquelle vous faites allusion à votre anniversaire et à votre entrée dans la classe préparatoire à la Yechiva Torat Emet(1). Vous me dites que vous progressez dans votre étude.
Puisse Dieu faire que cette progression se poursuive, dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, dans la pratique des Mitsvot de la meilleure façon, qui sont la finalité de l’homme. S’il en est ainsi en tout lieu, en toute Yechiva, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ si tu fais des efforts, ils seront récompensés ”, combien plus est-ce le cas en celle qui est fondée et dirigée par nos saints maîtres, les maîtres de ‘Habad, dont le mérite nous protégera.
Ceux-ci continuent à implorer la miséricorde divine pour tous ceux qui sont liés à eux, leur sont attachés, au sein de tout Israël, afin d’obtenir la satisfaction de tous leurs besoins. Et, ceci concerne particulièrement les élèves et les jeunes gens des Yechivot de notre Terre Sainte.
Bien entendu, plus vous raffermirez votre effort et votre ardeur, plus vous connaîtrez la réussite. Et, vous influencerez également vos amis en ce sens, ce qui est une forme de Tsédaka spirituelle. Ceci intensifiera l’aide de Dieu en tout ce qui vient d’être dit.
Je vous adresse ma bénédiction pour une année de réussite. Vous avez sûrement respecté les coutumes de l’anniversaire(2). Vous donnerez de bonnes nouvelles de tout cela et de la manière dont vous profitez de Kislev, le mois de la délivrance et des miracles, afin de diffuser les sources(3) à l’extérieur.
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) La Yechiva Loubavitch de Jérusalem. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4339, 5145 et 5155. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°4949
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4949, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai été satisfait de recevoir votre lettre du 10 Kislev, date de la libération de l’Admour Haémtsahi, dans laquelle vous me décrivez l’état de ce qui concerne ‘Habad, avec la participation des membres de la famille Feiglin et d’autres responsables.
Puisse Dieu faire que tout ceci se renforce et se développe. Comme je l’ai maintes fois écrit, si l’on se consacrait à ces réalisations avec plus de courage, plus d’énergie et, bien entendu, avec bienveillance, on attirerait également ceux qui, pour l’heure, se tiennent à l’écart. Combien plus en sera-t-il ainsi pour ceux qui sont d’ores et déjà proches.
Avant tout, il ne faut pas s’effrayer si, la première fois, on n’obtient pas ce que l’on désire. Il faut essayer encore une fois, puis encore une autre et, au final, on connaît le succès.
J’espère que l’on profitera, tout particulièrement, des jours de Kislev, mois des miracles et de la délivrance. De la sorte, on renforcera et l’on renouvellera la décision du Tribunal céleste selon laquelle, grâce à l’abnégation dont fit preuve l’Admour Hazaken pour la ‘Hassidout(2), ceux qui sont attachés à lui et suivent sa voie auraient le dessus, en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bonnes actions.
J’attends de vos nouvelles, bonnes et détaillées, en tout ce qui vient d’être dit, de même qu’en vos préoccupations personnelles.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav H.Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, les lettres n°3329, 5041 et 5104. (2) Lors de son emprisonnement, qui aboutit à la libération du 19 Kislev.
Lettre n°4950
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4950, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples
accomplissements, le Rav Moché Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
De temps à autre, je reçois de vos nouvelles et de celles des membres de votre famille, auxquels Dieu accordera longue vie, de même que de tout ce qui concerne ‘Habad, en général. Toutefois, dernièrement, les ‘Hassidim écrivent moins qu’auparavant et surtout par rapport à ce que l’on désirerait savoir(2).
Vous connaissez le dicton(3) que nous avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel la ‘Hassidout a fait en sorte qu’un ‘Hassid, où qu’il se trouve, où qu’il aille, ne soit pas seul. En effet, il reste, en permanence, lié à tous les autres ‘Hassidim. Et, s’il en est ainsi avant même que l’on se rencontre personnellement, c’est a fortiori le cas, d’une manière beaucoup plus forte, après qu’une telle rencontre ait déjà eu lieu.
A la fin de cette semaine, nous célébrerons le jour lumineux du 19 Kislev(4), à propos duquel l’Admour Hazaken dit(5) : “ Il a libéré mon âme dans la paix… Ils étaient nombreux avec moi ”. Je suis donc certain que les ‘Hassidim, partout où ils se trouvent, raffermiront leur sentiment et leur lien mutuels, non seulement d’une manière intellectuelle, mais aussi dans l’action concrète et, selon l’expression de nos Sages, “ chacun participera à la joie de l’autre ”.
J’espère recevoir de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement et des réalisations communautaires, en particulier des écoles, de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak et du Beth Rivka(6). Tout cela à la fois constitue la diffusion des sources(7) à l’extérieur.
Puisse Dieu faire que les nouvelles et les lettres soient rédigées en bonne santé et dans la joie.
Avec mes salutations à chacun et chacune des membres de votre famille, de même que ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la délivrance, de notre délivrance et de la libération de nos âmes, la date lumineuse du 19 Kislev,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Feiglin, de Shephertown, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4747. (2) Le Rabbi écrivit une lettre, avec le même contenu, au fils du destinataire de la présente, le Rav David Feiglin et à son épouse. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°785 et 5121. (4) Celui de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (5) Au moment de sa libération. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°4747. (7) De la ‘Hassidout.
Lettre n°4951
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4951, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous me dites qu’il n’y a pas de pauvres, près de chez vous. Vous me demandez donc comment accomplir la Mitsva de la Tsédaka.
A) De façon générale, en pareil cas, on peut donner de la Tsédaka en en mettant le montant de côté, puis en l’adressant, par la suite, à un collecteur de Tsédaka digne de confiance, qui la distribuera si, entre temps, on n’a pas trouvé de pauvre dans l’endroit où l’on se trouve.
B) Il est, à l’heure actuelle, impossible d’accomplir la Mitsva du pèlerinage(2). Vous me demandez ce qui peut la remplacer.
Quelques livres indiquent de quelle manière une Mitsva peut être accomplie dans sa dimension morale. En effet, la spiritualité n’est pas entachée par l’exil. C’est le cas pour les Mitsvot liées au Temple. Ainsi, il est dit que les sacrifices, que l’on ne peut offrir matériellement de nos jours, sont remplacés par la prière.
De même, la Mitsva du pèlerinage consistait à se prosterner, à se pénétrer de sainteté, à se soumettre à Dieu. Dans la dimension morale, on peut encore accomplir tout cela, de nos jours, en méditant à la grandeur du Créateur, jusqu’à se soumettre à Lui, comme l’explique le Likouteï Torah, Bera’ha, à la page 98a.
De façon générale, l’origine des Mitsvot et leur portée morale, d’après la ‘Hassidout, sont exposées dans le Séfer Ha Mitsvot, du Tséma’h Tsédek. D’après le Moussar, ces explications figurent dans le Séfer Ha ‘Hinou’h.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Je vous joins une publication liée au 19 Kislev(3), que nous célébrerons à la fin de la semaine. Sans doute le lirez-vous avec l’intérêt qui convient. Vous en tirerez une leçon et vous le ferez connaître à vos amis, à vos bons amis.
Vous m’interrogez à propos de votre visite. Quand vous serez à Brooklyn, il sera bon d’écrire à mon secrétariat, afin d’en fixer la date et l’heure.
Notes
(1) Le Rav H.Gotsfreund, de Toronto. (2) Dans le Temple, à l’occasion des fêtes de Pessa’h, Chavouot et Soukkot. (3) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.
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