Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4892
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4892, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Nissan(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 ‘Hechvan.
Je vous remercie pour votre compte-rendu global, puisque, selon ce que vous avez trouvé, tout va bien, en général et en particulier.
Puisse Dieu faire que les propos que vous rapportez, prononcés lors de la réunion ‘hassidique, exercent leur effet, sur ceux qui les entendent et sur ceux qui les écoutent. Ainsi, mon beau-père, le Rabbi raconta(2) qu’il avait vu une demande de bénédiction de son père, le Rabbi Rachab, dans le but de préparer un discours ‘hassidique(3). Voici ce qu’il écrivit : “ Que ceci agisse sur moi et sur ceux qui l’écoutent ”.
Il a déjà été, maintes fois, remarqué, lors des réunions ‘hassidiques qu’il s’agit là, bien entendu, d’une demande de bénédiction formulée par un chef d’Israël, de sorte que l’on peut se demander si un tel comportement concerne d’autres personnes. Pour autant, cela a été diffusé et, à n’en pas douter, ceux qui en ont connaissance sont donc concernés.
Combien plus est-ce le cas, en l’occurrence. En effet, si le Rabbi a demandé une telle bénédiction, a fortiori des personnes comme nous doivent-elles le faire.
Sans doute prépare-t-on un programme adapté pour se servir de la manière qui convient des jours de fête, les 10 et 19 Kislev(4), ‘Hanouka, qui approchent. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Le Rav N.Nemanov, guide spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, les lettres n°4484, 5144, 5222 et 5266. (2) Voir la lettre n°3434. (3) Que Dieu lui vienne en aide, afin qu’il prononce avantageusement ce discours. (4) Fêtes de la libération de l’Admour Haémtsahi et de l’Admour Hazaken.
Lettre n°4893
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4893, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Kislev 5717,
Brooklyn,
A l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad
de …(1), que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Après une interruption, j’ai reçu avec plaisir votre lettre, faisant référence aux premières réunions qui ont été organisées.
Dieu fasse que votre action soit renouvelée, avec la plus grande énergie, dans tous les domaines. Et, que le nombre des membres de votre groupement augmente, dans toute la mesure du possible.
Si l’on met tout cela en pratique, avec l’énergie qui convient et l’unité de tous, le Créateur du monde, Qui le dirige accorde Son aide, afin que l’on connaisse la réussite.
Bien plus, nous venons d’entrer en Kislev, mois de la délivrance et des miracles.
Sans doute en préparez-vous de la manière qui convient les jours de fêtes(2), le 19 Kislev(3) et ‘Hanouka, qui approchent. Qu’en la matière également, Dieu vous accorde une considérable réussite.
Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être évoqué, de même que des accomplissements personnels de chaque participante, avec tous les membres de sa famille, auxquels Dieu accordera longue vie.
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs groupements à la fois. (2) De ce mois de Kislev. (3) Libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.
Lettre n°4894
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4894, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après un long silence, j’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée. J’y ai lu, avec plaisir, qu’un cours de ‘Hassidout a été instauré, que plusieurs élèves de la Yechiva y prennent part. Bien évidemment, ils ne sont pas aussi nombreux qu’ils auraient pu l’être. Néanmoins, j’ai bon espoir que vous-même et les ‘Hassidim de votre entourage, faites porter vos efforts, en la matière.
Quelqu’un qui étudie, un élève de Yechiva, ne prend pas encore part au monde du mensonge. Il est donc encore plus important de lui insuffler la crainte de Dieu et Son amour(2). Or, comment acquérir ces valeurs ? En étudiant la ‘Hassidout, en adoptant ses usages et ses pratiques, c’est bien évident.
Ceux que vous citez seront mentionnés, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Vous préparez sûrement le programme qui convient afin de profiter, de la manière qui convient, des jours lumineux des 10 et 19 Kislev(3), de ‘Hanouka.
Notes
(1) Le Rav M.Avtson, de Detroit. Voir, à son sujet, les lettres n°4165* et 4248. (2) Afin de le préparer à affronter ce monde du mensonge. (3) Fêtes de la libération de l’Admour Haémtsahi et de l’Admour Hazaken.
Lettre n°4895
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4895, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 ‘Hechvan, dans laquelle vous me dites que vous vous trouvez en Terre Sainte depuis quelques temps et que vous y gagnez votre vie. En revanche, vous n’avez pas encore pu vous marier, bien que vous soyez dans ce pays depuis quatre ans et que vous ayez multiplié les efforts, dans ce domaine.
De façon générale, quand on ne trouve pas le parti qui convient, malgré les efforts véritables qu’on a pu faire, c’est que l’on recherche, chez la jeune fille, ce qui est tout à fait accessoire. De la sorte, on oublie que la perfection n’existe pas, au sein de la création, y compris chez le jeune homme ou la jeune fille.
Il y a lieu de penser que c’est bien le cas, pour ce qui vous concerne. Consacrez-vous donc uniquement à ce qui est essentiel ou, tout au plus, à ce qui vient juste après l’essentiel, mais non à ce qui est totalement insignifiant. Alors, le Créateur du monde, Qui le dirige, vous trouvera un bon parti.
Vous vous trouvez dans le “ pays vers lequel toujours sont tournées les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Et, l’on peut observer concrètement que là se rendent, pour se marier, ceux qui n’ont rien trouvé ailleurs. A mon sens, il n’y a donc pas lieu que vous alliez, vous-même, dans un autre endroit afin d’y rechercher un parti.
Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous les adopterez, au moins à l’avenir.
Vous commencez votre lettre en me disant que vous aviez un lien avec mon beau-père, le Rabbi. J’ai donc bon espoir que vous maintenez ce lien, au moyen d’une étude fixée de ‘Hassidout et en participant aux réunions des ‘Hassidim.
Que Dieu vous accorde la réussite en tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°4896
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4896, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yaakov Mena’hem Mendel Ha Cohen(1),
Je
vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi. J’y ai lu, avec plaisir, que le Mikwé a été construit de la meilleure façon. Comme vous le savez, le Tachbets dit que, s’agissant d’un Mikwé, on doit systématiquement opter pour la meilleure façon et s’acquitter de chaque obligation d’après tous les avis à la fois.
Heureux est le sort de tous ceux qui agissent pour la pureté d’Israël. De la sorte, ils hâtent la délivrance, comme l’explique la fin du traité Sotta, “ la pureté conduit…(2), ainsi qu’il est dit : Je vous aspergerai d’eaux pures ”.
Vous profiterez sûrement, dans toute la mesure du possible, des jours de miracles et de délivrance du mois de Kislev, dans votre ville, afin de diffuser les sources(3) à l’extérieur. Que Dieu vous accorde la réussite et que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.M. M. Sperlin, de Woodritch. Voir, à son sujet, la lettre n°4442. (2) A l’élévation et celle-ci à la délivrance. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°4897
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4897, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mi’haël(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 ‘Hechvan. Je vous remercie de m’avoir annoncé une bonne nouvelle, puisque vous me dites que vous et tous les vôtres allez bien. Que le Créateur du monde fasse qu’il en soit de même à l’avenir et même d’une manière encore plus forte, puisque notre sainte Torah ordonne de connaître l’élévation dans le domaine de la Sainteté.
Commentant le verset : “ Il dit Ses Paroles à Yaakov, Ses Décrets et Ses Jugements à Israël ”, nos Sages disent que Dieu accomplit Lui-même ce qu’Il demande aux Juifs de faire. Et, sans doute se prépare-t-on à célébrer les fêtes, les jours de délivrance, qui approchent pour le bien. Il faut en profiter pour renforcer et pour développer les saintes institutions Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, conformément à l’exigence et au besoin du moment.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez en cela une réussite considérable. Et, vous connaissez l’affirmation de l’Admour Haémtsahi, selon laquelle, parce que l’Admour Hazaken fit don de lui-même pour l’enseignement de la ‘Hassidout, le Tribunal céleste décida qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui et suivent ses pas auraient le dessus.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Conformément à l’usage positif des années passées, vous distribuerez sûrement, en mon nom, l’argent de ‘Hanouka(2) aux élèves qui le méritent, comme l’an dernier. Il serait bon de vous concerter(3) pour qu’un même montant soit donné(4) dans toutes les écoles Ohaleï Yossef Its’hak de votre pays.
Puisse Dieu faire que cela aussi exerce pleinement son effet, pour ce qui concerne la Torah, les Mitsvot et le luminaire de la Torah(5).
Notes
(1) Le Rav M.Lipsker, de Meknès, Maroc. Voir, à son sujet, les lettres n°3933 et 5223. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3123, 4092, 4940 et 5039. (3) Avec tous les émissaires de Loubavitch au Maroc. (4) A chaque élève, au titre de l’argent de ‘Hanouka. (5) La ‘Hassidout.
Lettre n°4898
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4898, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai été navré d’apprendre que vous n’êtes pas en bonne santé. J’espère qu’à réception de la présente, vous irez mieux. Dieu fasse que vous alliez de mieux en mieux, jusqu’à vous trouver en parfaite santé.
Avec votre époux, le Rav, vous éduquerez tous vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, en bonne santé et dans la joie.
Bien plus, nous venons d’entrer dans le mois de Kislev, qui est, de façon générale, celui des miracles et de la délivrance, en particulier pour ceux qui ont le mérite de prendre part aux institutions ‘Habad, pour lesquels nos saints maîtres, les chefs de ‘Habad, depuis l’Admour Hazaken, auteur du Tanya, invoquent la miséricorde divine. On peut ainsi obtenir la satisfaction de tous ses besoins personnels et également de tous ses accomplissements communautaires.
Et, vous connaissez l’affirmation de l’Admour Haémtsahi selon laquelle, grâce au don de lui-même que fit l’Admour Hazaken pour la ‘Hassidout, le Tribunal céleste décida que, pour tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bonnes actions, ceux qui sont liés à lui et suivent ses pas auraient le dessus.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles en tout ce qui vient d’être dit,
Lettre n°4899
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4899, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Kislev 5717,
Brooklyn, New York,
Au Juste, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
issu d’une illustre famille, le Rav…(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait savoir que vous organisez un Melavé Malka, repas de David le roi Machia’h, à l’issue du prochain Chabbat. Voici ma réponse.
Ces jours du mois de Kislev sont propices et favorables. C’est un mois de miracles, qui comporte les jours de ‘Hanouka, ceux de l’achèvement du Sanctuaire et de la fondation du second Temple. On peut alors révéler et mettre en évidence tout ce qui s’est déroulé, en ces jours-ci, à cette époque-là(2).
Vous connaissez le commentaire du Ari Zal sur le verset : “ Ces jours sont commémorés et revécus ”. Chaque année, quand reviennent ces jours, on les commémore et, dès lors, ils se réalisent à nouveau, comme la première fois.
Chaque fois que dix Juifs se réunissent, la Présence divine se révèle. Bien plus, il s’agit, en l’occurrence, du repas du roi David, qui vit encore. Puisse donc Dieu faire que l’on soit inspiré à intensifier son engagement dans notre Torah, Torah de vie et dans ses Mitsvot. Et, que cette inspiration se prolonge, pendant les jours qui viennent, pour la paix.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir la lettre n°4927. (2) A ‘Hanouka.
Lettre n°4900
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4900, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Mar ‘Hechvan, dans laquelle vous posez le problème de l’école privée de West Side. Le quartier dans lequel vous êtes actuellement ne convient pas, car le nombre des habitants juifs est en diminution constante. Il y a donc deux possibilités, construire dans un nouveau quartier ou bien fusionner avec l’école privée de Albany Park.
Je suis surpris que vous ne mentionnez pas une troisième possibilité, celle de trouver un bâtiment qui convient ou, tout au moins, ne nécessitant que quelques aménagements. Il est clair que c’est là la priorité, puisqu’il ne sera pas nécessaire de le construire intégralement.
Il est clair également que la fusion avec l’école privée de Albany Park est envisageable uniquement si les deux autres possibilités s’avèrent impraticables. Vous donnez, dans votre lettre, des raisons allant à l’encontre de cette fusion. Et, il est, en outre, une raison essentielle à cela, qui est la suivante. A notre époque, de nombreuses écoles nouvelles sont nécessaires, dans le plus grand nombre de quartiers. Bien entendu, il faut exclure, dans la mesure du possible, la disparition de celles qui existent.
Vous dites manquer de moyens et de personnes qui agissent. De façon générale, la solution à un problème dépend, pour une large part, de la manière dont elle est envisagée. Je veux dire que si la question se pose dans les termes suivants : “ Faut-il maintenir cette école privée, dans ce quartier ou dans un autre, ou bien la faire disparaître, par exemple en la fusionnant avec une autre école ? ”(2), on se dira qu’il existe, pour chaque solution, le pour et le contre, qu’en conséquence aucune réponse ne s’impose et que l’on peut donc craindre les difficultés, même imaginaires.
Il n’en est pas de même, en revanche, si l’on adopte comme optique le besoin du moment(3). Le nombre d’enfants et de jeunes, à Chicago, rend nécessaire un développement de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, non seulement quantitative, mais aussi qualitative. Il ne peut en être autrement et il n’y a pas de doute, à ce sujet. On peut alors méditer, avec force, au moyen de surmonter les difficultés se dressant sur le chemin. Et, au final, on trouve la solution.
Quand on commence à agir concrètement, on peut voir que les difficultés ne sont pas aussi importantes que ce que l’on pouvait d’emblée l’imaginer. C’est bien évident.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav D.M. Libermann, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°710. (2) Sans exclure d’emblée une disparition de l’école. (3) La nécessité, bien au contraire, de multiplier ces écoles.
Lettre n°4901
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4901, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 ‘Hechvan et au télégramme qui l’a précédée. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez bientôt de bonnes nouvelles de vos actions concrètes. Pour l’heure, en effet, le protocole que j’ai reçu de la direction ne parle que de préparatifs, de départager les différentes opinions, des raisonnements envisageables.
Vous connaissez la Michna selon laquelle l’acte est essentiel. Vous savez aussi que, si l’on se trompe sur une Michna, on doit recommencer, car une telle erreur n’a pas de sens, compte tenu de l’évidence.
Il est clair qu’en temps normal, je ne vous aurais pas écrit, mais, depuis plusieurs mois, on parle, on se prépare, on établit des programmes. Or, l’action a des proportions réduites, sans aucune commune mesure avec le besoin du moment, ou même les paroles prononcées à propos de ces actions. Il y a donc lieu de s’inquiéter pour l’avenir, beaucoup plus que dans les domaines où l’on n’a pas de références, dans le passé. C’est bien évident.
Nous sommes entrés dans le mois de Kislev, celui des miracles, de la victoire de ce qui concerne ‘Habad et de tout ce qui est lié à cela. Puisse donc Dieu faire qu’il y ait un changement, en la matière, une modification d’une extrême à l’autre, qu’à l’avenir, vous intensifiez votre mission sacrée, comme doivent le faire les jeunes de l’association ‘Habad. L’assurance nous a été donnée qu’en pareil cas, on connaîtrait la réussite.
Chaque jour, chaque heure, chaque instant qui passe est perdu. Or, le temps perdu ne peut être retrouvé et, en l’occurrence, vous renforcez le fait établi, l’inactivité qu’il y a eu jusqu’à maintenant et, à ce propos, nos Sages constatent, de manière pathétique, que “ ce qui devait être fait n’a pas été fait ”. Il y a, à ce propos, un récit merveilleux de Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï, qui conclut : “ Soyez heureux, enfants d’Israël ”. Vous consulterez, à ce sujet, le traité Ketouvot 66b.
J’ai dit, par l’intermédiaire du distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Chmouel Blizinski, qu’il faut agir, mener une guerre offensive. Je parlais de guerre, mais il est clair que celle-ci doit être agréable et pacifique. Et, la causerie soulignait qu’au fond de lui, chaque Juif désire accomplir pleinement les Mitsvot du Saint béni soit-Il, comme le tranche le Rambam, à la fin du chapitre 2 de ses lois du divorce.
L’Injonction : “ Connais le Dieu de ton père et sers-Le ” est un Précepte de haute importance, qui, bien plus, surpasse toutes les Mitsvot, comme le souligne le Kountrass A’haron, à la page 156b. Bien plus, chaque cœur le désire sincèrement, au moins quelque peu, comme l’explique le Tanya, au chapitre 41, page 58a. Tous ceux qui s’efforceront de rapprocher les autres et de leur apporter la conscience du “ Dieu de ton père ” le désirent eux-mêmes profondément.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Nous sommes entrés en Kislev, le mois des miracles et de la victoire de l’Admour Hazaken et, avec lui, de tous ceux qui lui sont attachés et liés, en tout ce qui les concerne. Vous donnerez donc de bonnes nouvelles de tout cela et de tout ce qui concerne ‘Habad, d’une façon ou d’une autre.
Vous avez sûrement préparé le programme qui convient afin de profiter des jours du mois de Kislev qui approche, dans toute la mesure du possible.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°4902
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4902, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
assume une mission sacrée, le Rav Tsvi Abba(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 1er Kislev, mois de la délivrance, dans laquelle vous me faites part de votre organisation, pour cette année scolaire. J’y ai également pris connaissance, avec plaisir, de votre activité, du concours que vous apportez aux femmes et jeunes filles ‘Habad de votre ville.
Sans doute poursuivrez-vous tout cela. Différents textes et des causeries, prononcées à divers moments, en soulignent l’importance. Vous le savez sûrement. Bien entendu, ceci concerne également l’enseignement que vous dispensez, dans la synagogue Chaareï Tsédek, d’autant que vous en profitez, assurément, pour exposer publiquement la ‘Hassidout, selon la compréhension de ceux qui vous écoutent. Il pourra donc s’agir de discours faciles ou bien de causeries de nos saints maîtres.
Puisse Dieu faire que votre épouse et vous, chacun en son domaine, connaissiez la réussite en tout cela, en bonne santé et avec largesse d’esprit, d’autant que nous sommes entrés dans le mois de Kislev. Et, vous avez entendu le récit de l’Amour Haémtsahi selon lequel, parce que l’Admour Hazaken fit don de lui-même de cette façon(2) pour la ‘Hassidout, le Tribunal céleste décida qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons sentiments, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie auraient le dessus.
Sans doute a-t-on déjà préparé un programme afin de profiter des jours de ce mois de Kislev. Je fais, bien sûr, allusion à vous, à votre épouse, aux autres ‘Hassidim, à tous ceux qui se trouvent dans votre ville. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Vous m’interrogez sur les termes du verset(3) : “ Des anges de Dieu y montaient et y descendaient ”, dans lequel “ montaient ” est cité avant “ descendaient ”.
Je suis surpris que vous posiez une telle question, puisque Rachi y répond, sans ambiguïté, en se basant sur le Midrash Rabba, à cette référence. Vous verrez aussi ce que dit le Rachbam, à la même référence.
Mais, peut-être faites-vous essentiellement allusion au second point, à l’explication du Midrash selon laquelle “ montaient ” fait allusion aux anges qui ont été écartées. Or, comment auraient-ils pu aller à l’encontre de la
Volonté de Dieu ?
Vous posez une question, à ce sujet, car les anges n’ont pas le libre arbitre, comme le constate le début du chapitre 39 du Tanya. La première idée est la suivante. Comment peut-on aller contre la Volonté de Dieu ? En fait, il est clair que telle n’était pas leur intention. Mais, chaque créature, même un ange, qui est céleste, ne peut pas être réellement parfait.
Ceci peut être établi par l’explication bien connue de Rachi, à propos du verset : “ (4)que Dieu créa pour faire ”, “ pour réparer ”. Il(5) peut donc se tromper. De fait, Adam, le premier homme, fut créé par les mains du Saint béni soit-Il, avant la faute de l’arbre de la connaissance. Malgré cela, il trébucha, car il s’accorda une permission(6).
Vous consulterez également ce que dit l’introduction du Chneï Lou’hot Ha Berit, partie “ maison d’Israël ”, page 18a dans la plupart des éditions.
Ces jours-ci, j’ai reçu une lettre de votre frère Chalom Leïb, auquel Dieu accordera longue vie.
Notes
(1) Le Rav T.A. Lerman, de Pittsburgh. (2) Lors de l’emprisonnement qui précéda la libération du 19 Kislev. (3) Relatif au rêve de Yaakov. (4) Le monde. (5) L’homme. (6) Concernant ce qui est interdit.
Lettre n°4903
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4903, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance de votre état de santé et de votre hospitalisation. J’espère qu’à réception de la présente, vous irez déjà mieux et vous pourrez bientôt me l’annoncer, d’autant que nous sommes dans le mois de Kislev, celui des miracles et de la délivrance, de la victoire de l’enseignement de ‘Habad, de ses chefs et de ceux qui suivent leur voie et mettent en pratique leur enseignement.
L’un des principes les plus importants est le suivant : “ Tu lui viendras en aide ”, physiquement. Le service de Dieu doit être sain et intègre. Le corps doit l’être également, surtout celui des Juifs, peuple unique sur la terre, qui révèle l’Unité jusque dans les préoccupations matérielles, non seulement en renforçant l’esprit sur la forme, mais aussi en transformant cette forme en esprit, afin que l’unité soit véritable.
Avec ma bénédiction pour annoncer le bien visible et tangible, concernant tout ce qui vient d’être dit,
N. B. : Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma réponse à votre précédente lettre.
Lettre n°4904
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4904, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Mar ‘Hechvan, avec ce qu’elle contenait. Vous parlez de votre élève. Il semble qu’un point doive être corrigé, en général, surtout parce que ceci est à l’origine d’un changement et il semble, d’après la lettre de cet élève, qu’il possède effectivement ce point, mais en une proportion moindre que ce que d’autres écrivent.
Ce point est le suivant. Vous disposez de beaucoup de temps libre. Vous pouvez donc l’occuper, de la manière que vous désirez ou bien le garder libre. Or, l’inactivité conduit à… De plus, il semble que vous n’ayez pas un programme établi pour son avenir.
A propos de ce qui vient d’être dit, et ce point est également essentiel, il faudrait trouver un bon parti à votre élève et, bien entendu, le faire avec l’empressement qui convient. Et, comme on peut le vérifier dans la plupart des cas, il est peut-être bon qu’il ne sache pas qu’on cherche à le marier, jusqu’à ce que vous ayez une proposition précise. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
J’espère qu’après avoir écrit cette lettre, vous vous intéresserez, de la manière qui convient, au comportement de votre élève. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous me donniez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°4905
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4905, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, assume une mission sacrée,
le Rav I.A.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, il y a quelques temps, votre lettre de Tanger, dans laquelle vous évoquez le contrat qui a été signé, en fonction duquel vous déménagerez, dans quelques jours, à Gibraltar(2). Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux. Vous y mettrez la Volonté de Dieu en pratique, d’une manière fructueuse et vous y diffuserez le Judaïsme véritable. Vous relèverez le sort de la Tradition d’Israël. Car, rien ne résiste à la volonté et le résultat est à la mesure de l’effort.
Différents textes soulignent qu’à notre époque, nul ne sait ce qu’il en est, comment la matière doit être transformée. Il faut donc servir Dieu de la façon décrite par nos Sages dans l’expression suivante : “ Ce monde est comme le festin d’un mariage. Attrape et mange, attrape et bois ”.
En plus de la campagne pour les Mitsvot, au sens littéral, il faut aussi agir sur les consciences(3) et sur les devoir du cœur(4), sur les comportements et les usages de l’enseignement profond de la Torah, qui, à notre époque, s’est révélé dans la ‘Hassidout.
Vous me posez la question suivante. Pendant le Chabbat, les dix Paroles de la création réintègrent leur source, comme l’indique le Likouteï Torah. Il semble que vous fassiez allusion à la Parchat Haazinou, page 73c. Dès lors, pourquoi la création ne retourne-t-elle pas au néant, comme l’explique, en particulier, le Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, chapitre 1 et 3 ?
Vous consulterez cette question et la réponse qui lui est apportée dans le Likouteï Torah, au discours ‘hassidique intitulé “ Reviens Israël ”, jusqu’au chapitre 2, page 66c et, plus largement dans le Likouteï Torah, Tazrya, page 21c.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de votre réussite en tout cela,
Notes
(1) Le Rav I.A. Pitsipitsi, de Gibraltar. (2) Il s’agit, vraisemblablement, d’une Yechiva. (3) Conduire les hommes à la prise de conscience. (4) Susciter les sentiments.
Lettre n°4906
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4906, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je ne sais pas quand a été écrit ce qui était joint à votre lettre, si cela a été fait dans un état d’esprit passager, ou bien provoqué par un événement particulier. Mais, en tout état de cause, je veux espérer que cet état d’esprit appartient déjà au passé.
Certes, on peut en lier l’idée centrale au verset : “ Béni soit l’homme qui place sa confiance en Dieu ”, antithèse de celui qui “ place sa confiance en l’homme ”. Néanmoins, un second verset explique le premier et dit : “ Il détournera son cœur de Dieu ”.
Ainsi, si l’on consacre son cœur à Dieu, Créateur de l’homme, du monde, Qui le dirige, on saura voir également le bien des personnes de son entourage, leur dimension profonde. Car, “ comme le visage se reflète dans l’eau, le cœur de l’homme se reflète dans celui de son prochain ”.
C’est de cette façon que le bien de l’homme s’exprime concrètement et d’une manière effective. Vous prendrez part à la peine de l’autre et également à sa joie.
Lettre n°4907
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4907, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée, le Rav Chmouel Eléazar(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me faites savoir que vous avez été accepté comme membre de la direction spirituelle de la classe préparatoire à Torat Emet(2).
Puisse Dieu faire que vous ayez une réussite considérable, que Dieu vous accorde le succès d’éduquer ces élèves, afin qu’ils grandissent pour le bon renom, l’honneur et la gloire, comme l’explique le Likouteï Torah, Devarim, à la page 56b. Et, cette classe préparatoire se développera, en quantité et en qualité.
La partie révélée de la Torah définit également la différence entre ce qui est uniquement humide et ce qui l’est suffisamment pour humecter un autre élément. Un ajout spécifique à vos accomplissements personnels est donc nécessaire afin que vous puissiez “ humecter ” de la façon qui convient. Or, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec fourberie envers Ses créatures ”. Il est donc certain que vous disposez des forces nécessaires pour cela. Et, le résultat est à la mesure de l’effort(3).
Avec ma bénédiction pour une considérable réussite en tout cela et pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. Conformément à votre demande, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
J’ai pris connaissance avec plaisir, dans votre lettre, des actions que vous menez dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad. Vous les poursuivrez sûrement et vous les intensifierez, conformément à l’Injonction de nos Sages selon laquelle “ on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté ”.
Vous encouragerez et vous engagerez tous ceux qui travaillent dans cette structure et tous ceux qui doivent le faire, afin qu’ils consentent également un ajout, selon le besoin et la demande du moment. Et, comme vous le savez, grâce au don de lui-même que fit l’Admour Hazaken pour la ‘Hassidout, le Tribunal céleste décida qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bonnes actions, ceux qui sont attachés à lui et suivent sa voie auraient le dessus.
Notes
(1) Le Rav C.E. Halpern, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5084. (2) La Yechiva Loubavitch de Jérusalem. (3) Textuellement, “ la trace, sur le dos du chameau, dépend du poids du fardeau ”.
Lettre n°4908
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4908, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Vayetsé, dans laquelle vous me décrivez votre état de santé et me communiquez l’avis des médecins.
Le médecin dit que, si vous respectez le régime, l’opération peut être évitée pendant un an ou deux, ou même plus. Il est donc bien évident qu’il n’y a pas lieu de penser à cette opération, d’autant que, de temps à autre, on découvre de nouveaux traitements, s’appliquant à de telles situations. Il est donc tout à fait envisageable que cette opération se révèle totalement inutile.
Tout dépend du contrôle que vous exercez sur votre propre personne. Il faut vous maîtriser, respecter le régime et, plus généralement les prescriptions des médecins spécialistes. Et, si vous vous remémorez, même brièvement, les endroits dans lesquels vous étiez, il y a quelques années et dans lesquels des centaines de milliers de Juifs se trouvent encore actuellement, si vous considérez leur situation, là-bas et la vôtre, ici, vous vous direz que des journées entières ne seraient pas suffisantes pour remercier Dieu de Sa bonté.
Ainsi, vous comprendrez à quel point vos difficultés actuelles sont négligeables, par rapport à ces bienfaits de Dieu. Je suis convaincu qu’il est inutile d’en dire plus, à ce sujet.
Avec ma bénédiction de guérison et pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°4909
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4909, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à la question que vous m’avez posée dans votre lettre, à propos de la manière de répartir votre temps entre l’étude de la Torah et une activité de renforcement et de diffusion du Judaïsme.
Il est bien évident qu’un grand nombre d’éléments doivent entrer en jeu. Il est donc impossible d’établir des règles précises, si ce n’est pour un événement particulier, un endroit particulier ou une personne particulière.
D’après la Hala’ha, néanmoins, l’idée générale peut être déduite des propos de nos Sages, en particulier des traités Moéd Katan 9a-b, Sotta 21b, y compris, au nom du Yerouchalmi, dans les Tossafot, Yerouchalmi Bera’hot, chapitre 5, paragraphe 1, Yerouchalmi Pessa’him, chapitre 3, paragraphe 7, de même que du Tour et Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 70, et ses commentaires.
Vous gardez sûrement les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et vous les renforcez, d’autant que nous approchons du jour lumineux du 19 Kislev, lorsque “ la lumière et la vitalité de nos âmes nous ont été accordées ”, selon l’expression bien connue.
Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°4910
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4910, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 2 Kislev, dans laquelle vous me décrivez brièvement comment s’est passée l’année, depuis la date de votre engagement à vous attacher à la ‘Hassidout et à ce qui la concerne. Sans doute redoublerez-vous d’ardeur, de la manière la plus forte, avec votre introduction dans la seconde année. Vous consulterez, à ce sujet, le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, Parchat Bamidbar, page 3a.
Bien plus, vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ tous les commencements sont difficiles ”. Or, la seconde année n’est déjà plus un commencement. Vous devez donc exiger beaucoup plus de vous-même. Il sera plus aisé de le faire si vous méditez à ce qu’écrit l’Admour Hazaken, au chapitre 30 du Tanya, page 38b : “ Pour cela, chaque homme(1) doit… ”. Vous consulterez précisément ce texte, en en appliquant les termes à votre propre personne.
Vous parlez du soucis et des tracas. Vous connaissez l’affirmation de la Michna selon laquelle “ Quiconque se soumet au joug de la Royauté divine est libéré…(2) ”. Or, celui qui fait une erreur sur une Michna doit recommencer, tant celle-ci est considérée comme une évidence absolue(3).
Il est une décision bien connue, qui fut rapportée par l’Admour Haémtsahi. En effet, parce que l’Admour Hazaken fit don de lui-même pour la ‘Hassidout, le Tribunal céleste décida qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont attachés à lui et suivent sa voie auraient le dessus.
Que Dieu vous accorde donc la réussite en tout ce qui vient d’être dit. Tout dépend de votre volonté, car vous disposez des forces et des capacités nécessaires.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et en saluant vos amis,
Notes
(1) Ce qui veut bien dire que cela s’applique à chacun. (2) Des contraintes du monde. (3) Toute erreur est donc inconcevable.
Lettre n°4911
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4911, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chmouel Betsalel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai enfin reçu votre lettre du 29 ‘Hechvan. Conformément à l’usage que vous avez adopté jusqu’à maintenant, dans cette lettre également, vous ne m’écrivez pas comment se sont passés les jours de Tichri, en particulier dans la perspective du renforcement et du développement des institutions ‘Habad de Melbourne, de la réussite que Dieu vous a accordée.
Vous évoquez le Beth Rivka(2) et le tort qui pourrait en résulter pour la Yechiva. On peut constater que vous-même et de nombreux ‘Hassidim n’avez pas encore médité aux propos de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, prononcés à différentes reprises et partiellement reproduits ou imprimés, concernant l’importance fondamentale de l’éducation des filles, éducation juive, en général, ‘hassidique, en particulier.
Les ‘Hassidim firent don de leur propre personne pour l’éducation des garçons, afin que celle-ci soit non seulement juive, mais aussi ‘hassidique. La différence entre une simple éducation et une éducation ‘hassidique est connue. A vous-même et à tous ceux qui viennent du pays dans lequel nous nous trouvions auparavant(3), il est inutile d’expliquer ce que vous avez tous vu personnellement, son impact(4) pour les principes fondamentaux de la foi.
Or, il en est de même pour l’éducation les filles. Cela est peut-être même encore plus vrai, si l’on tient compte du fait qu’en grandissant, celles-ci deviendront des maîtresses de maison, puis, par la suite, des mères. Et, l’éducation de leurs enfants, pour une large part, dépendra d’elles.
Si l’on considère la question sous cet angle, elle se pose dans d’autres termes. Il n’y a plus de place pour le doute. On ne se demande plus s’il doit y avoir un Beth Rivka ou non, ce qu’à Dieu ne plaise, tout comme on ne se demande pas s’il doit y avoir une école ‘hassidique pour les garçons ou non.
La seule question est donc la suivante. Comment assurer l’autonomie financière de cette institution ? Or, en la matière, la situation est meilleure que pour les écoles(5) Ohaleï Yossef Its’hak. Quand celles-ci ont été fondées, il y avait déjà plusieurs écoles juives de garçons. Pour ce qui est du Beth Rivka, par contre, d’après les informations que j’ai obtenues par la famille Feiglin, la concurrence est minime.
Le déficit passager que vous évoquez n’est sûrement pas basé sur la faiblesse du concept de Beth Rivka, mais plutôt sur la manière dont les ‘Hassidim abordent ce problème, différente de leur conception de Ohaleï Yossef Its’hak. De ce fait, la réflexion et l’analyse profondes manquent et l’on ne s’efforce pas de raffermir et de développer.
Bien évidemment, la rancœur(6) dont vous parlez à la fin de votre lettre est absolument sans fondement. Tout au contraire, plus les lettres sont détaillés, plus elles émanent de différentes personnes, n’ayant pas les mêmes conceptions, plus l’on peut avoir une image précise de la situation et aboutir à une conclusion. Toutefois, le principe fondamental, l’existence du Beth Rivka, doit être considéré comme une nécessité. Il s’agit uniquement de le créer de la meilleure façon possible.
A ce propos, je voudrais vous faire remarquer un autre point. C’est précisément grâce au Beth Rivka que les ‘Hassidim ont la possibilité d’attirer vers eux des femmes de différents milieux, y compris celles qui sont très éloignées et que l’on ne peut pas atteindre par les écoles Ohaleï Yossef Its’hak. Pour cela, il faut découvrir les moyens qui conviennent.
Je voudrais vous signaler également que, d’après la situation concrète observée ici, et compte tenu du fait que l’éducation des filles est moins coûteuse, le Beth Rivka peut très vite être financièrement équilibré, avant même Ohaleï Yossef Its’hak.
Sans doute fait-on les préparatifs nécessaires pour profiter des jours de Kislev, en particulier du 19 Kislev et de ‘Hanouka, pour tout ce qui concerne ‘Habad et les écoles ‘Habad.
Puisse Dieu faire que vous ayez une considérable réussite.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles,
Notes
(1) Le Rav C.B. Althuiz, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, les lettres n°4129 et 5100. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4747. (3) La Russie. (4) Celle de l’éducation. (5) De garçons. (6) Du Rabbi envers les ‘Hassidim qui ne ménagent pas son temps et lui écrivent de longues lettres.
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