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Iguerot Kodesh — lettres 4852 à 4871

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4852

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4852, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres de la veille du Chabbat et à la précédente, de jeudi, dans laquelle vous évoquez la réparation de ce que l’on sait.

Comme chaque fois qu’il s’agit de réparer, il convient, en premier lieu, de prendre une bonne résolution pour l’avenir et, selon les termes du Rambam, de “ ne plus commettre cette folie ”.

Pour réparer le passé, il faut multiplier les mots de la Torah, en particulier ceux de la Michna et de l’enseignement profond de la Torah, c’est-à-dire de la ‘Hassidout. Ceux-ci seront gravés dans votre esprit, de sorte qu’ils se trouveront dans votre mémoire, même lorsque vous n’y penserez pas. Différents textes expliquent tout cela, en particulier le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, à la fin de la Parchat Kedochim.

Comme vous le savez, il est bon également de donner, chaque jour de semaine, quelques pièces à la Tsédaka.

Il faut, en outre, s’efforcer de contribuer à donner une bonne éducation aux enfants juifs, de la manière qui convient. Cet effort doit être physique, moral et financier.

En revanche, vous devez savoir ce que dit l’Admour Hazaken, au début du troisième chapitre d’Iguéret Ha Techouva, à propos des jeûnes, dont il est question dans différents livres : “ Tout cela concerne un homme en bonne santé. Dans nos générations, en revanche… ”.

De fait, on peut voir l’effet que le jeûne exerce sur la santé et, en conséquence, sur la compréhension et la réflexion. En la matière, les inconvénients l’emportent sur les avantages.

Aussi, conformément au dicton du Rabbi Maharach, imprimé dans le Toledot Maharach, à la page 72, il est bon de jeûner en s’empêchant de prononcer des paroles négatives, ce qui constitue bien une mortification. Bien plus, généralement, celle-ci est plus forte que la souffrance éprouvée quand on ne mange pas et que l’on ne boit pas. On peut le vérifier concrètement.

J’espère qu’en appliquant tout cela, vous observerez vite une amélioration significative, puis que, de temps à autre,

celle-ci se renforcera. Bien entendu, il ne faut pas s’affecter des arguments divers et variés présentés par le mauvais penchant, dans sa lutte, certains même se réclamant de la crainte de Dieu. Il vous conseillera, par exemple, au lieu de réaliser tout cela, de vous isoler, de jeûner, de vous mortifier.

Du fait de nos fautes, en notre génération orpheline, on peut observer les conséquences d’un tel comportement qui, bien souvent, a pour effet ce qui va à l’encontre de l’objectif et du résultat escomptés. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela.

Vous envisagez différentes possibilités, concernant votre installation et la manière de gagner votre vie. Pour cela, vous prendrez conseil auprès de vos amis se trouvant sur place, qui connaissent vos capacités. Dieu leur inspirera le conseil juste, qui sera bon pour vous, matériellement et spirituellement.

Lettre n°4853

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4853, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 17 Mar ‘Hechvan, avec ce qu’elle contenait.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom, celui de votre épouse et ceux de toutes les personnes qui vous mentionnez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous me dites que vous enseignez la Guemara à une fille de onze ans et vous faites état des doutes que vous éprouvez, à ce sujet(1). S’il est possible, et facile, que cet enseignement porte sur des passages liés à l’action concrète, une telle étude entre effectivement dans le cadre de ce qui incombe aux femmes, d’après les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 1, que vous consulterez.

Ces traités et ces passages(2) sont très nombreux. Bien plus, en l’occurrence, votre élève aura bientôt l’âge de l’acceptation des Mitsvot, celui de douze ans(3).

Je suis surpris que, dans la description de l’enseignement que vous dispensez à cet homme, vous ne fassiez pas mention de la ‘Hassidout. Et, si lui-même n’en ressent pas la nécessité, cela montre encore plus clairement à quel point il en a besoin. Cela est une évidence.

Bien plus, j’espère qu’il n’en est pas ainsi(4), puisque cet homme a passé quelques temps à la Yechiva Tom’heï Temimim. Mais, il se dit sans doute que vous n’étudiez ensemble que pendant peu de temps, qu’il faut donc orienter cette étude de la manière que vous décrivez, sans la faire porter sur la ‘Hassidout.

Vous lui expliquerez donc ce qu’est la mesure de sel(5), ce qui est expliqué dans le Kountrass Ets ‘Haïm(6). A n’en pas douter, il acceptera aisément de consacrer un moment de votre étude commune à la ‘Hassidout.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Dieu fasse que la grossesse de votre épouse se passe bien, qu’elle soit aisée, qu’elle ait, le moment venu, facilement, un enfant en bonne santé.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Une telle étude est-elle fondée ? (2) Concernant l’action concrète et s’appliquant donc également aux femmes. (3) La Bat Mitsva. (4) Qu’il en ressent effectivement le besoin. (5) Placée dans la grange pour préserver le blé du pourrissement. (6) Du Rabbi Rachab, soulignant l’importance de l’étude de la Torah.

Lettre n°4854

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4854, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 14 ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez l’état d’esprit de votre épouse. Celle-ci souhaite être examinée par un médecin, alors que, vous-même, n’en voyez pas l’urgence.

Je suis d’accord avec vous, sur ce point. Il ne faut pas s’affecter du fait qu’elle ne soit pas encore enceinte. Toutefois, elle est inquiète et vous devez donc lui expliquer votre position. Si elle l’accepte de manière positive et dans la joie, ce sera tant mieux. En revanche, si, pour une quelconque raison, elle conserve son sentiment, il faut se conformer à son avis et la faire voir par un médecin.

Vous me faites part de vos réserves, si ce médecin est un homme. Je n’ai pas entendu que l’on fasse attention à cela, dès lors qu’il y a une motivation médicale. Tout au plus, pourrait-on rechercher une femme qui soit spécialiste, dans ce domaine.

Vous évoquez telle personne, dont on a vérifié les Tefillin. Les parchemins ont été trouvés cachers et de bonne qualité. Il est bien évident que l’on doit vérifier, non seulement les parchemins, mais aussi les boîtiers et les lanières.

Par ailleurs, aussi étonnant que cela puisse paraître, on m’a maintes fois fait savoir que des Tefillin ont été confiées à un vérificateur, en Terre Sainte, qui les a trouvées cachères. Puis, par la suite, un autre vérificateur s’est aperçu qu’il y manquait une lettre, que le parchemin était donc inutilisable, selon tous les avis.

Je suis surpris que vous n’évoquiez pas, dans votre lettre, vos actions tendant à diffuser la ‘Hassidout à l’extérieur, ni même celles des jeunes de l’association ‘Habad, en général. Sans doute complèterez-vous tout cela, à la prochaine occasion.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Lettre n°4855

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4855, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 13 ‘Hechvan, dans laquelle vous me dites que vous avez proposé à la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Lod, d’introduire des modifications dans le programme des études(1). Vous m’en exposez les raisons.

Vous savez à quel point il convient d’être prudent, quand on veut modifier un programme qui a fait ses preuves, depuis de nombreuses années, sur la base duquel ont été éduqués des centaines, des milliers d’élèves, qui ont permis d’établir à quel point celui-ci était juste, atteignait son objectif, consistant à former des élèves intègres, à l’intérieur comme à l’extérieur, à les protéger des vents inhabituels qui soufflent sur le monde.

Ceci est vrai pour tous les élèves et, combien plus, en est-il ainsi pour ceux qui se sont distingués dans leurs études, qui ont connu une réussite dépassant la moyenne. En effet, il n’est pas du propos des hommes de faire des essais, d’observer si les changements sont une réussite, s’ils ont un apport effectif ou non.

Bien plus, de façon générale, une modification est plus à même de susciter une perte qu’un profit. On lie ainsi l’élève non seulement avec la matière étudiée, mais aussi avec un environnement nouveau, des livres mais aussi des hommes(2), dont les conceptions s’opposent, jusqu’à un certain point, à la vision du monde que l’on veut conférer aux élèves.

A tout cela s’ajoute encore un autre point. Quand cette modification est introduite dans le programme de la Yechiva, on donne un aval à cette étude et à tout ce qui en découle. Vous devez comprendre ce que cela veut dire.

Je ne vous connais pas personnellement, mais je vous donnerai un conseil et je souhaite que vous l’acceptiez. Tant que votre fils peut se maintenir dans la tente de la Torah et de la crainte de Dieu intègre, tant qu’il poursuit ses études à la Yechiva, il ne faut pas tempérer la joie de son cœur en lui faisant consacrer une partie de son temps à des matières nouvelles et diverses. Il ne s’agit pas uniquement là de la perte de quelques heures d’études sacrées, mais bien de l’introduction d’un élève dans un autre monde(3).

Vous dites que les contraintes de ce monde rendent indispensables certaines connaissances. Or, celles-ci sont malheureusement intégrées beaucoup plus aisément que les études sacrées. Après avoir quitté la Yechiva, après s’être suffisamment renforcé contre les influences dommageables, il pourra donc, en peu de temps et aisément, acquérir toutes les notions qui sont réellement utiles pour s’organiser et gagner sa vie, au sens le plus littéral.

Dieu fasse que vous conceviez de tous vos enfants beaucoup de satisfaction véritable, c’est-à-dire de satisfaction juive traditionnelle.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le destinataire de cette lettre proposait, en particulier, l’étude de la langue hébraïque. (2) Les auteurs de ces livres. (3) Que celui de la Yechiva.

Lettre n°4856

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4856, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Israël Zusman(1),

Je vous salue et vous bénis,

A réception de cette lettre, vous aurez sûrement déjà pris connaissance des informations transmises par les invités qui sont venus ici(2), de même que de quelques points des propos d’encouragement(3). Puisse Dieu faire que cela ait un effet sur les pensées, les paroles et les actions de toute l’année.

Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement et de vos accomplissements communautaires.

N. B. : Vous me demandez si l’on peut envisager une réunion ‘hassidique au cours de laquelle on ne prononcerait pas de paroles de la Torah.

Je suis surpris que vous puissiez avoir un doute, en la matière, alors que la Michna, au chapitre 3 du traité Avot(4), répond clairement à cette question. Bien plus, la ‘Hassidout souligne qu’en présence de dix Juifs, la Présence divine se révèle. Certes, il en est ainsi même s’ils n’étudient pas la Torah. Pour autant, on peut comprendre à quel point tout ce qui a trait à la Torah est précieux, quand la Présence de Dieu est révélée.

Bien entendu, il en est ainsi seulement quand il n’en résulte pas de disputes ou quand cela n’a pas pour effet d’annuler, purement et simplement, cette réunion ‘hassidique. Vous consulterez, à ce sujet, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 53, fin du paragraphe 23, de même que le Kountrass A’haron du Tanya, à sa conclusion.

Notes

(1) Le Rav I.Z. Dvurts, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°4403. (2) Pour passer le mois de Tichri auprès du Rabbi. (3) Tenus par le Rabbi pendant ce mois de Tichri. (4) Michna 3 : “ Trois personnes qui ont mangé à la même table sans y prononcer des paroles de la Torah sont comme s’ils avaient consommé les offrandes des morts ”.

Lettre n°4857

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4857, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi. Je suis surpris qu’il y ait une telle interruption entre vos lettres et que vous exposiez brièvement ce qui aurait dû être détaillé, c’est-à-dire les points concernant la Torah, les Mitsvot et surtout ce qui concerne le groupe des ‘Hassidim.

Vous m’indiquez les raisons et les explications qui vous on conduit à opter pour la Che’hita et à ne pas vous consacrer à “ ma vigne ”(1), comme il l’aurait fallu. J’ai déjà réagi à cela en différents endroits, en m’adressant à plusieurs ‘Hassidim. Il n’est pas certain que les arguments avancés, en la matière, soient véritables, intégralement ou partiellement. Et, même s’ils le sont pleinement, qu’en résulte-t-il pour l’accomplissement de la mission véritable et profonde de chaque Juif, exprimée par la Michna : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ” ?

Le Tséma’h Tsédek a expliqué que “ nous sommes des travailleurs du jour ”, chargés d’apporter la clarté. Or, même à propos d’un cas de force majeure, la Hala’ha dit : “ On ne peut pas considérer cette action comme si elle avait été réalisée ”.

On sait ce qu’est un véritable serviteur. Pour lui, peu importe qui a mis en pratique la Volonté du Maître, pourvu qu’elle soit accomplie. Pour autant, on peut se demander qui d’entre nous a atteint un tel niveau. Le moyen de le vérifier est le suivant. Adopte-t-on la même attitude de renoncement pour ce qui concerne les besoins matériels et physiques(2) ou bien le fait-on uniquement pour ce qui a trait à la spiritualité et à l’âme ?

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) A l’enseignement dans les écoles ‘Habad. (2) Au point de ne plus faire de différence entres ses propres possessions et ceux des autres.

Lettre n°4858

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4858, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre. Dans mon courrier, je vous indiquais quelques livres. Il s’agissait de vous faciliter le recueil des informations, concernant le sujet que vous décrivez.

Vous évoquez la visite du Rav Chlita. Comme vous le savez, celle-ci avait pour but de motiver l’entourage à la pratique de la Torah et des Mitsvot. Elle n’avait aucun autre objectif. Je suis donc surpris que vous n’ayez pas cherché à lui venir en aide, en la matière. En effet, vous êtes sur place et votre collaboration aurait donc été précieuse. Or, votre lettre semble indiquer que vous ne l’avez même pas rencontré.

Vous évoquez le doute sur l’orthographe du nom Akiva(1). En effet, on montra, en rêve, au Ryaz(2), que la fin des mots constituant le verset : “ Une lumière semée pour le Juste et la joie pour ceux qui possèdent la droiture du cœur ” forme le nom Akiva, avec un Hé(3).

Par ailleurs, il est dit également que “ la Torah ne se trouve pas dans le ciel ” et que “ l’on ne tient pas compte d’une voix émanant du ciel ”. Cette question a déjà été discutée(4), en différents endroits(5).

L’explication est brièvement la suivante. Il est dit que “ la Torah ne se trouve pas dans le ciel ” seulement quand il s’agit de trancher la Hala’ha, mais non si l’on désire interpréter un fait concret, en l’occurrence déterminer l’orthographe du nom de Rabbi Akiva, porté par tous ceux qui s’appellent ainsi, dans les générations ultérieures. C’est bien évident.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez, à ce sujet, le Toureï Zahav, sur les noms des actes de divorce, à l’article ‘Akiva’ le Birkeï Yossef, à la même référence, le Chem Ha Guedolim, du ‘Hida, à l’article ‘Rabbi Y. T. de Vienne’, le Chaar Ha Kavanot du Ari Zal, à propos de Sefirat Ha Omer et ses recueils sur le Talmud, à la fin du traité Bera’hot, à propos de Akiva. Par ailleurs, le Likouteï Torah du Ari Zal, sur le Psaume 97, dit : ‘Une lumière semée…’ : les initiales des mots constituant ce verset forment le nom Akiva. Voir les responsa ‘Hatam Sofer, partie Even Ha Ezer. Le Maharchal, dans le Yam Chel Chlomo, dit que les scribes n’étaient pas méticuleux, dans leur retranscription des noms talmudiques ”. (2) Rabbi Its’hak Or Zaroua. (3) Pour dernière lettre, à la place du Aleph. (4) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 2, lettre n°634. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Le Chem Ha Guedolim du ‘Hida évoque longuement tout cela, à l’article ‘Rabbi Yaakov le ‘Hassid’, dans lequel il cite également quelques références ”.

Lettre n°4859

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4859, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Au jeune David Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez sur les propos de l’Admour Hazaken, au premier chapitre d’Iguéret Ha Techouva :

A) Celui qui transgresse une Injonction et parvient ensuite à la Techouva aura tout de même perdu la lumière(2).

Le texte cite lui-même la référence de cette affirmation : “ Quelle est la faute…(3) ”. Bien entendu, il ne s’agit pas là de la Techouva, à son stade le plus élevé. De fait, il existe effectivement une forme de Techouva le permettant(4).

Vous consulterez, à ce propos, ce que dit le Tanya, à la fin du chapitre 7.

B) Celui qui viole un Interdit n’en fait pas totalement disparaître la trace par sa Techouva.

Je suis surpris par cette formulation, car celle-ci n’est pas exacte. Vous consulterez l’explication précise, à ce sujet, qui est donnée dans le Dére’h Mitsvoté’ha, du Tséma’h Tsédek, à la Mitsva de la confession et de la Techouva.

Vous en déduirez ce qu’il est dit, dans la partie révélée de la Torah, sur l’importance de la confession.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav D.T. Mersbach, de Beer Yaakov. (2) Qu’il aurait dû révéler dans ce monde par cet accomplissement. (3) Que l’on ne peut pas réparer ? Par exemple la négligence du Chema Israël, car alors, la lumière est perdue. (4) Restituant la lumière.

Lettre n°4860

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4860, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde une longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma lettre, qui faisait réponse à votre précédent courrier.

Le but de la présente est d’évoquer ce qui est d’actualité. Cette année, le 19 Kislev sera un vendredi, veille du saint Chabbat. Or, à cette date, on organise, à Kfar ‘Habad, une grande fête, avec de nombreux participants, venant de différents endroits de Terre Sainte, certains d’entre eux se trouvant à plusieurs heures du Kfar.

Il faut donc se demander sérieusement s’il est judicieux de fixer cette célébration à l’issue du Chabbat, ce qui pourrait causer…(1). Même si elle commence plusieurs heures après la tombée de la nuit, certains souhaitent toujours arriver tôt. C’est bien évident.

Si un tel risque existe, s’il y a même un doute, à ce sujet, il est préférable que la célébration ait lieu le dimanche, ou encore le jeudi. Bien évidemment, il faudra le diffuser(2), à l’avance, de la manière qui convient.

Puisque nous évoquons ce sujet, je formulerai une autre remarque, qui est la suivante. Je ne sais pas comment a été organisée cette fête, les années précédentes, s’il y a eu un programme établi ou non. Mais, Dieu merci, elle a été une réussite. Il est donc judicieux qu’un tel programme existe. Ainsi, on pourra en faire le plus large usage.

Dans la mesure du possible, ce programme sera précis, jusque dans le moindre détail. En tout état de cause, il sera préparé à l’avance, autant qu’on le pourra. On choisira des experts qui en fixeront les détails et surveilleront leur application, au cours de la fête.

Dieu fasse que tout cela et les autres efforts que vous ferez soient une entrée en matière, une préparation et un réceptacle pour obtenir la satisfaction des souhaits de votre cœur, au sein de tout Israël, conformément à la formulation de notre chef(3), dont le mérite nous précédera.

Ainsi, nous serons inscrits et scellés pour une bonne année, dans l’étude de la ‘Hassidout et dans ses voies.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Une transgression du Chabbat de ceux qui habitent loin du Kfar. (2) La date retenue. (3) Le précédent Rabbi.

Lettre n°4861

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4861, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 20 ‘Hechvan et à celle qui la précédait(1).

En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que le souhait de votre cœur soit exaucé et que vous ayez un enfant.

Sans doute raffermissez-vous votre confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige. Telle est la première Mitsva énoncée par notre sainte Torah, Torah de vie. Il s’agit d’une Mitsva d’une valeur considérable et “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec traîtrise envers Ses créatures ”(2).

Si vous êtes liés, unis à Celui Qui ordonne la Mitsva(3), en adoptant le mode de vie correspondant(4), en connaissant l’élévation, dans ce domaine(5), conformément à l’enseignement de nos Sages selon lequel “ on s’élève, dans le domaine de la Sainteté ”, vous pourrez la mettre en pratique, dans la joie.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à ce sujet également, la lettre n°5136. (2) En conséquence, quand il demande de mettre en pratique une Mitsva, Il accorde toujours à l’homme les forces nécessaires pour y parvenir. (3) En l’occurrence celle d’avoir un enfant. (4) Conforme à Sa Volonté. (5) En s’y engageant de manière sans cesse accrue.

Lettre n°4862

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4862, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 14 ‘Hechvan et à celle qui la précédait, dans lesquelles vous me posez les questions suivantes :

A) Un traitement médical peut-il être administré uniquement à un malade ou bien est-il permis de se servir de médicaments préventifs, renforçant la santé afin que l’on ne soit pas malade ?

On peut vérifier chaque jour que les Grands et les dirigeants d’Israël pratiquent de la sorte. Vous consulterez également les lois des opinions du Rambam, au chapitre 4. Et, le verset dit clairement que “ toute la maladie…(2), Je ne la placerai pas sur toi, car Je suis l’Eternel Qui te guéris ”.

Ceci s’appelle également un traitement.

B) Est-il permis d’utiliser les substances que l’on injecte dans le corps ? Votre question porte vraisemblablement sur celles qui ne sont pas cachères.

Là encore, on peut observer chaque jour que des personnes animées par la crainte de Dieu adoptent un tel comportement, sans le moindre doute. En effet, on peut se servir des substances qu’il est interdit de consommer, mais dont il est permis de profiter.

C) Quelle position adopter pour le vaccin de Salk(3) que l’on administre désormais systématiquement aux enfants ?

Celui-ci a été adopté ici, depuis plusieurs mois, y compris, comme je le disais, dans les cercles les plus orthodoxes. Et, l’on ne se pose pas de question, par exemple pour sa Cacherout. Bien entendu, il faut vérifier que le vaccin utilisé émane d’un bon laboratoire, digne de confiance.

Vous gardez sûrement vos études de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout et vous les développez, de temps à autre, conformément à l’Injonction selon laquelle “ on connaît l’élévation, dans le domaine de la Sainteté ”.

Il est clair que la transfusion sanguine est un problème indépendant. Dernièrement, elle est devenue pratique courante et elle se répand de plus en plus. Or, on ne cherche pas à savoir qui est le donneur bien que, logiquement, l’effet en est plus négatif que ce qui est décrit par le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, fin du chapitre 1, paragraphe 7, dans la note. Peut-être ne cherche-ton pas à le savoir parce que, bien souvent, la transfusion concerne une personne en danger ou, tout au moins, bien malade. De plus, on ne la pratique qu’une seule fois, ce qui n’est pas le cas du cas décrit par le Choul’han Arou’h.

A ce propos, la saignée, qui est décrite par le Talmud, est pratiquée, de façon générale, sur quelqu’un qui est en bonne santé.

Concernant les lois médicales, vous consulterez le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, chapitres 155 et 336.

A notre époque, l’étude de l’enseignement profond de la Torah est celle de la ‘Hassidout, comme cela est expliqué par ailleurs. Il serait bon que vous commenciez par la troisième partie du Tanya, puis par la seconde. Vous apprendrez ensuite le Kountrass Ou Mayan et le Dére’h Mitsvoté’ha, du Tséma’h Tsédek.

Vous demandez qui peut faire fonction de guide spirituel, dans votre entourage. Le Choul’han Arou’h précise quelle est la Hala’ha, en la matière. Il dit qu’un pauvre est lui-même tenu de donner de la Tsédaka. Et, il en est de même pour la Tsédaka spirituelle.

La Michna précise, en ces termes, le rôle de chacun : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ” et le Choul’han Arou’h explique de quelle manière on peut le faire. Vous en consulterez la partie Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231. Bien évidemment, vous devez mener votre action en fonction de vos capacités et de votre entourage.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav I.Weil, de Sadé Elyahou. Voir, à son sujet, la lettre n°4334. (2) Que J’ai placée en Egypte. (3) Contre la poliomyélite. Voir, à ce sujet, les lettres n°4034, 4998, 5115, 5131 et 5203.

Lettre n°4863

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4863, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi, avec la demande de bénédiction qui y était jointe. Vous me dites que votre état de santé n’est pas ce qu’il devrait être.

Puisse Dieu faire que vous vous engagiez, avec la même ardeur, dans l’amélioration de votre état de santé morale, tout comme vous vous êtes fatigué, jusqu’à maintenant, pour gagner votre vie, d’après ce que vous écrivez dans votre lettre. Votre santé physique s’en trouverait aussitôt améliorée.

Bien entendu, cela n’exclut pas de se conformer aux instructions du médecin. En effet, “ la Torah a accordé au médecin la possibilité de guérir ”, de sorte que celui-ci agit en tant qu’émissaire de Dieu(1). Pour autant, il faut, bien sûr, se méfier de ne pas prendre l’essentiel pour accessoire et l’accessoire pour essentiel(2).

Bien plus, vous avez eu le mérite d’étudier, pendant plusieurs années, à la Yechiva Tom’heï Temimim. Or, les paroles des Justes(3) et leurs actions sont immuables. Elles exercent leur effet, par les forces cachées, puis par les forces révélées et par les vêtements de l’âme que sont les pensées, les paroles et les actions.

Sans doute continuerez-vous à me faire connaître l’avis émis par les médecins, après les examens que vous mentionnez. Puisse Dieu faire que vous ayez bientôt de bonnes nouvelles à me donner.

Vous gardez sûrement les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Désormais, vous fixerez également une étude supplémentaire, qui portera sur la ‘Hassidout, “ l’arbre de vie ”.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse bientôt en vous la promesse selon laquelle “ celui qui accomplit la Torah…(4) en viendra à le faire dans la richesse ” matérielle et spirituelle.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) En vertu de cette possibilité qui lui a été accordée. (2) De ne pas placer le traitement médical avant la bénédiction divine. (3) Qui ont fondé cette Yechiva. (4) Dans la pauvreté.

Lettre n°4864

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4864, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yehouda Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

Parmi les nouvelles que j’ai reçues de la Yechiva A’heï Temimim Loubavitch de Pittsburgh, j’ai appris, avec satisfaction que l’on prépare un dîner, au profit de cette institution et qu’il sera donné en votre honneur.

Vous connaissez l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, selon lequel “ il est une Mitsva de faire connaître ceux qui font la Mitsva(2) ”. Combien plus en est-il ainsi quand cette Mitsva est liée à l’éducation aux valeurs sacrées, celle de la Torah, qui est l’un des piliers sur lesquels repose la maison d’Israël, surtout à notre époque, dans l’obscurité profonde de l’exil. Cette éducation des enfants juifs est alors vitale et elle doit être réalisée dans l’esprit de la Torah intègre, avec une crainte de Dieu pure, de la chaleur ‘hassidique et de la clarté.

Heureuse est la part de tous ceux qui sont actifs, en ce domaine. Ils recevront des bénédictions accrues de Celui Qui donne la Torah en ce dont ils ont besoin, de même que les membres de leur famille.

J’espère que nos frères, les enfants d’Israël de Pittsburgh, qui vous connaissent depuis de nombreuses années, sauront mesurer l’importance de tout ce qui vient d’être dit, qu’ils prendront part à ce dîner et qu’ils inviteront leurs amis à le faire. Et, comme je l’ai dit, vous recevrez ainsi une part de ce qu’ils accomplissent.

On ne me donne aucun détail concernant vos préoccupations personnelles. Cela veut dire que tout va bien, comme il faut, je l’espère. Que Dieu vous accorde le mérite de me donner de bonnes nouvelles de cela également.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Le Rav Y.L. Ungar, de Pittsburgh. Voir, à son sujet, la lettre n°1027. (2) En l’occurrence celle de la Tsédaka.

Lettre n°4865

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4865, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham Yehouda Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 20 Mar ‘Hechvan, date de la naissance du Rabbi Rachab. Et, l’on sait qu’au jour de l’anniversaire, le Mazal d’une personne domine.

J’y ai pris connaissance du renforcement de l’étude de la ‘Hassidout et de la pratique ajoutée, qui consiste à réciter un discours ‘hassidique pendant le troisième repas(2), au temps de “ la Volonté de toutes les volontés ”, qui est aussi un moment propice, permettant de “ contempler l’éclat du petit Visage ”, puisque l’on répond alors à l’invitation : “ Approchez-vous de Moi, observez Ma puissance ”(3).

Heureuse est la part de ceux qui participent à tout cela et, plus encore, de ceux qui concentrent leurs efforts, dans ce domaine, “ à la lumière du visage du Roi vivant ”. Et, l’on peut être assuré que le Créateur du monde, Qui le dirige, tiendra, en ce moment, Sa promesse de “ supprimer toutes les forces du mal, car la Volonté se manifeste sans que rien ne la contredise ”.

Le Chabbat bénit tous les jours de la semaine et il en sera donc de même, tout au long de celle-ci. De la sorte, le Chabbat se révélera pleinement ici-bas.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav A.Y. L. Klein, de Jérusalem. (2) Du Chabbat. (3) Ces expressions sont toutes issues des Cantiques du Chabbat.

Lettre n°4866

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4866, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

issu d’une illustre famille, le Rav Chmouel Abba(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu dernièrement ce que vous m’avez transmis, par l’intermédiaire de mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, ayant un comportement généreux, Rav Azryel Zelig Slonim, un peigne ayant appartenu au Rabbi Rachab, de même qu’une tabatière et un mouchoir.

Le Rav Slonim n’a pas de détails précis, concernant ces deux derniers objets. Or, nos Sages disent que “ celui qui donne un cadeau le fait avec largesse ”. Vous connaissez sans doute ces détails(2). A qui ont-ils appartenu et quelle est leur histoire ? Je vous remercie beaucoup pour ce cadeau et aussi pour avoir bien voulu m’écrire.

Nous venons d’entrer dans une année nouvelle et, bien plus, un proverbe, répandu en Pologne, pays dans lequel vous avez résidé pendant quelques années, dit que l’on est définitivement scellé pour une bonne année pendant le mois de Kislev, durant les jours de ‘Hanouka.

Puisse Dieu faire que le renouvellement de votre Mazal, l’accroissement de la bénédiction du Créateur du monde, Qui le dirige, exercent leur effet, au quotidien, en un bien visible et tangible, matériel et spirituel à la fois.

Comme on l’a dit plusieurs fois, grande est la joie qui brise les limites, ôte les barrières et les entraves.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav C.A. Shapiro. Voir, à son sujet, la lettre n°2966. (2) La largesse consiste donc à les faire connaître, en même temps que ce don.

Lettre n°4867

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4867, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chmouel Eléazar(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 18 Mar ‘Hechvan et vous-même avez sûrement reçu, il y a quelques temps déjà, mon courrier, qui faisait réponse à vos précédentes lettres. De même, j’ai bien reçu le journal que vous m’avez adressé. Sans doute continuerez-vous à le faire, à l’avenir. Je vous en remercie d’avance.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai, en un moment propice, tous ceux que vous citez dans votre lettre, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

J’ai obtenu, avec plaisir, des nouvelles de vous-même et des réunions ‘hassidiques(2), de l’encouragement aux bonnes actions. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles sur la mise en pratique des résolutions qui ont été prises.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours,

Vous mentionnez la coutume, en Terre Sainte, de dire, dans le Kaddish des Sages, “ en cet endroit saint ”(3). Il faut s’interroger sur la source et l’origine de cet usage, d’autant qu’il n’apparaît pas dans le texte du Kaddish des Sages, selon le rituel du Rambam, selon toutes les éditions que j’ai consultées. On ne le voit pas non plus dans le Kaddish figurant à la fin des traités du Talmud et de la Michna. Il ne figure pas plus dans le Sidour Avodat Israël ou Otsar Ha Tefilot.

De même, cette formulation pose quelques problèmes. En effet, toute la Terre est sainte et non uniquement “ cet endroit ”. Vous consulterez le Léka’h Tov sur le verset Chemot 3, 5. De même, chaque synagogue, chaque maison d’étude est un endroit sacré, comme le dit le Séfer Ha Ireim, au chapitre 324. Dans le Sidour du Rachach(4), imprimé à Jérusalem en 5676(5), on ne trouve pas cet ajout.

Notes

(1) Le Rav C.E. Shaoulsohn, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4294. (2) Organisées dans la ville. (3) Au lieu de “ en cet endroit ”. (4) Rabbi Chalom Sharabi. (5) 1916.

Lettre n°4868

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4868, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

A madame Freida(1),

Je vous bénis et vous salue,

Vous évoquez la pose de la pierre tombale(2). Il faut s’efforcer d’établir quel est l’usage, en Terre Sainte. Attend-on une année entière(3) ou non ? S’il n’y a pas de pratique établie, en la matière, ou bien s’il en existe plusieurs, il n’y a pas lieu de retarder cette pose.

Le Créateur du monde, Qui le dirige vous accordera de longs jours et de bonnes années. Toujours et tous les jours, vous ne donnerez que de bonnes nouvelles de vous-même, de vos fils et de vos petits-fils.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Madame F. Zilbershtrom, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4441. (2) De Sim’ha Zilbershtrom, assassiné, à l’école professionnelle de Kfar ‘Habad, par des terroristes arabes. Voir, à ce sujet, les lettres n°4441 et 4999. (3) Après le décès.

Lettre n°4869

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4869, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu le livre Kiryat Séfer(2), qui a été édité avec “ les anses du panier ”(3). Soyez félicité pour votre diffusion de l’enseignement des premiers Sages, qui sont comparés aux anges et aux hommes(4). Le Chneï Lou’hot Ha Berit(5) explique que le nom de l’homme, Adam, est de la même racine que : “ Je m’identifierai (Adamé) au Très Haut ”. De fait, “ les premiers Sages faisaient don d’eux-mêmes pour sanctifier le Nom de Dieu ”, comme l’indique le traité Bera’hot 20a.

Grande est l’étude qui conduit à l’action, aux instructions concrètement applicables, dans le comportement de ceux qui craignent la Parole de Dieu, de nos jours. Vous consulterez, à cette référence(6), le commentaire de Rachi : “ Ceci s’applique également à celui qui s’humilie pour sanctifier le Nom de Dieu ”.

En signe d’amitié, j’ai feuilleté rapidement ce livre, quand je l’ai reçu. Vous trouverez ci-après quelques notes.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission consistant à renforcer et à diffuser le Judaïsme véritable, à élever le sort de la Tradition d’Israël,

N. B. : Au début de l’introduction du livre :

“ Il m’a égaré ” : Dans le quatrième paragraphe de votre introduction, vous citez une preuve de la date à laquelle ce livre a été rédigé, selon vous, “ quand les Juifs furent expulsés de France. Bien que son auteur n’ait pas été parmi les exilés, il traite de l’ensemble ”.

D’après cela, on ne comprend pas ce qui est dit ensuite, dans l’introduction de l’auteur : “ Il a placé les fils et les filles des réfugiés en captivité. Ils ont été renvoyés de l’héritage du pays de la biche, pendant de nombreux jours ”. Et, l’on trouve, par la suite, plusieurs expressions allant en ce sens également(7).

A mon sens, d’autant que vous dites vous-même que l’auteur “ traite de l’ensemble ”, son but était d’expliquer pourquoi l’on ne trouvait pas, à l’époque, un Séfer Torah corrigé de la manière qui convient, ce qui rendit nécessaire son livre.

Une telle situation s’explique, en fait, parce que les Juifs partirent en exil et en furent meurtris. C’est pour cela qu’il est dit : “ Dieu m’a égaré de la maison de mon Père ”, c’est-à-dire d’Erets Israël. Ceci permet de comprendre tout ce qui a été dit.

Page 41, seconde partie :

“ Pour son nom ” signifie pour la Torah d’Israël et les Noms de Dieu sont écrits pour la sainteté de Son Nom. A la fin de cette partie, il est dit : “ Pour la Torah de Moché ”.

Il y a lieu de penser qu’il n’y a pas de différence entre les expressions : “ Torah de Moché ”, comme le dit le Roch et “ Torah d’Israël ”, selon le Séfer Mitsvot Gadol. C’est pour cela que toutes deux sont citées ici.

On peut, toutefois, s’interroger, car : A) pourquoi l’auteur penserait-il qu’il n’est pas suffisant de dire, tout simplement, “ Torah ” et B) d’où déduit-il que la sainteté est spécifique aux Noms de Dieu ?

Sur ces deux points, on consultera le Tour et Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 32 et Yoré Déa, chapitre 274, avec les références qui y sont citées.

A la fin de l’ouvrage :

Il s’agit ici des Sidrot Matot et Masseï, avec les paroles de Yermyahou(8) et le Chabbat précédant Tichea Be Av(9) quand on sépare Matot et Masseï(10).

Cela voudrait dire que, si l’on ne sépare pas Matot et Masseï, on aurait seulement deux Haftarot de remontrance(11) et l’on dirait alors une Haftara similaire(12), le Chabbat Parchat Pin’has, bien que celui-ci appartienne aux trois semaines(13).

Notes

(1) Le Rav M.Herschler, de Jérusalem. (2) De Rabbi Mena’hem Meïri, sur les lois du Séfer Torah, des Tefillin et de la Mezouza. (3) Un index et des références. (4) Nos Sages disent : “ Si les premiers Sages sont comme des anges, nous sommes comme des hommes. Si les premiers Sages sont comme des hommes, nous sommes comme des ânes ”. (5) A la page 3a. (6) Dans le traité Bera’hot 20a. (7) Montrant que l’auteur vécut longtemps après cette expulsion. (8) Qui sont la Haftara de ce Chabbat. (9) Celui de la Parchat Devarim suivant Matot et Masseï. (10) Pour les lire en deux Chabbats différents. (11) Alors que trois sont nécessaires. (12) Qui n’est pas liée à la remontrance. (13) De commémoration de la destruction du Temple, du 17 Tamouz au 9 Av.

Lettre n°4870

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4870, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mena’hem Zeev Ha Lévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Mar ‘Hechvan et à celle qui la précédait, avec ce qu’elle contenait. Il semble que je n’ai pas précisé mon propos, quand je vous ai parlé d’un recueil de coutumes ‘Habad(2). Je pensais que cela était évident.

Je faisais allusion à la compilation des coutumes mentionnées dans les fascicules(3), dans le Ma’hzor(4), en citant uniquement les pratiques qui présentent un aspect nouveau et qui sont spécifiques aux ‘Hassidim ‘Habad, en particulier aux éléments qui ne sont pas très connus.

Il est clair que, pour l’heure, en l’absence de toute matière préparée pour la publication, on ne peut pas envisager un recueil plus élaboré, comme vous l’envisagiez, semble-t-il, dans votre programme. Pour autant, je n’écarte pas ce projet. Toutefois, du temps est nécessaire et plusieurs préparations doivent être faites pour réunir la matière.

Selon ma conception, dont je vous faisais part, plusieurs paragraphes figurant dans les feuillets que vous me joignez, en particulier le premier et le second, n’ont pas lieu d’être, dans ce recueil de coutumes.

Un autre point concerne le premier paragraphe, d’après ce que dit le Kountrass Ha Tefila(5). Il s’applique au Tikoun ‘Hatsot(6) et il figure à son chapitre 11, à partir de la fin de la page 24. Certes, on peut se demander s’il faut publier ce qui est dit dans ce Kountrass Ha Tefila. Pour autant, dans un recueil de coutumes ayant pour objectif l’action concrète, on ne peut pas imprimer le contraire de ce qui y est dit.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal, Canada. Voir, à son sujet, les lettres n°4285, 4957 et 5264. (2) Le Séfer Ha Minhaguim ‘Habad, édité en 5726-1966. (3) Dans lesquels fut édité l’enseignement du précédent Rabbi. (4) Le rituel de Roch Hachana et de Yom Kippour. (5) Du Rabbi Rachab. (6) Lamentation sur la destruction du Temple, au milieu de la nuit.

Lettre n°4871

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4871, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Mar ‘Hechvan 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

aux multiples connaissances, le Rav Chlomo Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre qui a été retardée jusqu’au vendredi, veille du Chabbat. Entre temps, vous avez sûrement reçu la mienne.

Je m’empresse de répondre à la fin de votre lettre. Vous dites que vous pensez obtenir, ces jours-ci, de notre ami, monsieur Chazar, ce qu’il a promis(2). Ce montant vous sera remis en Terre Sainte et il faut donc l’utiliser pour ce qui concerne la Terre Sainte, si possible pour le réseau(3), qui connaît une situation difficile, depuis quelques temps déjà. Vous voudrez bien me dire ce qui est fait, en la matière. Je vous en remercie d’avance.

Il y a quelques temps, j’ai demandé s’il est vrai que l’on a fait un ajout aux premiers volumes de l’Encyclopédie talmudique(4). Si c’est le cas, vous voudrez bien me les faire parvenir ici. Je vous en remercie d’avance.

Vous faites référence à une concordance(5) pour le Tanya et, pour dire vrai, si je pense qu’un index est particulièrement utile, je ne vois pas du tout l’utilité d’une concordance, ni ce qu’elle apporterait à la compréhension de la ‘Hassidout.

J’espère que l’on planifie des actions dans le but de profiter des jours de fête du mois de Kislev, qui approche, de la manière qui convient. Puisse Dieu faire que cela soit fructueux.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.Y. Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4811. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4811. (3) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (4) Dont le Rav Zevin est l’auteur. (5) Précisant la référence de chaque phrase ou partie de phrase qu’il y a dans ce livre.

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