Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4832
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4832, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction pour cet homme. Il est sûrement inutile de vous rappeler qu’il faut trouver les moyens qui conviennent pour lui venir en aide, afin qu’il soit libéré de l’impasse morale dans laquelle il s’est enfermé, du fait de la honte qu’il éprouvait, en raison des moqueries dont il fait l’objet, de la part des jeunes qui se sont écartés de la Torah et des Mitsvot.
Sa détermination, dont il fait un mauvais usage, l’empêche d’avouer qu’il a commis une erreur. Conformément à la nature de certaines personnes, en pareil cas, il veut montrer qu’il est encore capable d’aller de l’avant, pas à pas, sur cette voie tortueuse.
Je suis sûr qu’en réfléchissant et surtout en se concertant avec ceux qui connaissent sa nature, on trouvera différents moyens d’agir. Que Dieu vous accorde la réussite.
Vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ quiconque préserve une âme juive est considéré comme s’il avait perpétué le monde entier ”. Combien plus est-ce le cas, pour ce qui le concerne, car ses parents font tout ce qu’ils peuvent, implorent, là-haut et ici-bas, qu’il soit sauvé du chemin dangereux sur lequel il s’est engagé, ces dernières années.
Dans l’attente de bonnes nouvelles,
Lettre n°4833
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4833, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Morde’haï Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait savoir que vous êtes bien arrivé à destination(2) et je vous adresse ma réponse. Vous avez sûrement encore présent à l’esprit ce dont nous avons parlé avant votre voyage. Vos actions doivent être optimistes et joyeuses, ce qui renforcera non seulement l’ensemencement moral(3), mais aussi la récolte matérielle(4).
Vous me demandez comment donner de la Tsédaka d’une manière conforme à ce qui est dit dans Iguéret Ha Kodech, c’est-à-dire en plusieurs fois. Ceci est expliqué par le Levoucheï Srad, cité par le Tséma’h Tsédek et maintenant imprimé dans le discours ‘hassidique intitulé “ Afin de comprendre comment chaque pièce…(5) ”. Le Levoucheï Srad n’est pas disponible et je reproduis donc ci-dessous ce qu’il dit, à ce propos.
Bien évidemment, j’ajoute que l’Admour Hazaken et ce qu’il dit dans Iguéret Ha Kodech n’ont pas pour but de diminuer, mais, au contraire, d’ajouter. Cela veut dire que, si l’on a décidé de donner une certaine somme, il ne faut pas retarder ce don, dans le but de le réaliser en plusieurs fois. En fait, ce texte dit que, si l’on a une pièce à donner, on ne doit pas attendre, pour le faire, d’en avoir d’autres. En effet, il est important de donner cette Tsédaka en plusieurs fois. Tout cela est bien évident.
Avec ma bénédiction de réussite,
Le Levoucheï Srad, au chapitre 113, dit :
“ Un homme doit
se renforcer dans le don de la Tsédaka. Il aura une bourse spécifique, à cet effet. Les Sages disent qu’il est préférable de la donner en plusieurs fois, plutôt qu’une certaine somme en une seule fois.
En conséquence, un homme placera, à chaque fois, une pièce dans cette bourse de Tsédaka. Il le fera à tout moment, selon sa nature et ses moyens. Ainsi, ce qu’il donnera tout au long du jour constituera une large somme.
Il fera tout cela pour le Nom de Dieu. Quand il rencontrera quelqu’un qui doit recevoir de la Tsédaka, il lui en donnera de cette bourse, selon ce qu’expliquent le Choul’han Arou’h, au chapitre 251, paragraphe 9et le Knesset Israël, au chapitre 17 ”.
Vous consulterez également le paragraphe suivant.
Notes
(1) Le Rav M.D. Telishevski, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°4685. (2) Dans l’endroit où le destinataire de cette lettre devait collecter des fonds au profit de la Yechiva. (3) La diffusion des valeurs de la Torah. (4) La collecte des fonds pour la Yechiva. (5) De Tsédaka s’additionne pour constituer une somme importante.
Lettre n°4834
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4834, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous vous êtes fiancé, ces dernières semaines. Vous avez déjà fixé la date du mariage, en un moment bon et fructueux. Or, vous venez d’avoir des informations concernant l’état de santé d’une personne(1) de la famille de votre fiancée(2).
Vous continuerez donc à préparer le mariage, qui a été prévu en Kislev prochain. Celui-ci se passera en son temps et vous bâtirez un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot.
Il est bien évident que les préparatifs à un mariage sont essentiellement moraux. Il faut intensifier l’étude de notre sainte Torah, Torah de vie, avec ardeur et enthousiasme, accomplir les Mitsvot de la meilleure façon. Et, vous oublierez complètement toutes ces rumeurs.
Ainsi, vous maintiendrez votre relation et votre attachement avec le Créateur du monde, Qui le dirige. En effet, le saint Zohar dit que “ il existe trois liens dépendant l’un de l’autre, Israël de la Torah, la Torah du Saint béni soit-Il ”. Il vous guidera sur la voie qu’Il juge positive, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Qui n’est pas saine d’esprit. (2) Le destinataire de cette lettre demandait donc au Rabbi s’il devait maintenir ces fiançailles.
Lettre n°4835
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4835, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous me faites part de votre souhait d’entendre une explication relative à la crainte de Dieu, car certains en sont éloignés.
Que Dieu vous garde d’affirmer qu’un Juif est éloigné de la crainte de Dieu ! Le verset ne dit-il pas clairement : “ Car, cette Mitsva n’est pas éloignée de toi. La chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour l’accomplir ” ? Et, vous consulterez le commentaire du Ramban, selon lequel ces termes s’appliquent à la Mitsva de la Techouva.
Le saint Tanya explique, longuement et précisément, de quelle manière “ la chose est très proche de toi ”, pas uniquement “ proche ”, mais effectivement “ très proche ”. Vous consulterez, à ce sujet, le début du chapitre 17 et le début du chapitre 18 de cet ouvrage, définissant l’amour de Dieu, qui inclut également Sa crainte. Vous verrez aussi le Likouteï Torah, dans le discours ‘hassidique intitulé “ La Mitsva ”.
Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer qu’elles soient cachères, conformément à la Hala’ha. Vous fixerez, en outre, une étude quotidienne de la ‘Hassidout, s’ajoutant à celle, quotidienne également, du Tanya, qui concerne chacun et appartient aux trois études, bien connues, du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°4836
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4836, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre.
J’espère que vous gardez le temps en l’emplissant d’un contenu de Torah et de Mitsvot, de la partie révélée de la Torah, de la ‘Hassidout, de la pratique la plus parfaite, celle des Mitsvot, en général et, en particulier, de la prière fervente, qui en est un des grands principes, comme l’expliquent plusieurs textes de ‘Hassidout, surtout le Likouteï Torah, à la Parchat Balak, page 70d et le Kountrass Ha Tefila, plus longuement.
Mais, il semble que vous n’ayez même pas commencé à accomplir tout cela. Or, la période qui précède le mariage est particulièrement précieuse. La manière dont on se prépare alors influence toute la vie. C’est bien évident.
Il est certain que, d’en haut, on vous donne les forces nécessaires pour cela. Avec la volonté, l’effort et la détermination qui conviennent, vous connaîtrez la réussite, en la matière.
J’espère recevoir de vos bonnes nouvelles, à ce propos.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°4837
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4837, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chmouel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Votre lettre du 14 Tichri a été, pour moi, une agréable surprise. Et, celle-ci a été accrue quand j’ai constaté votre intérêt pour Kfar ‘Habad. A n’en pas douter, cet intérêt vous conduira à contribuer à son renforcement et à son développement.
J’ai pris connaissance, avec une attention particulière, de la proposition que vous formulez dans cette lettre(2). Ce que vous écrivez et ce qui est dit entre les lignes fait la preuve que vous mesurez la difficulté de l’enjeu, en particulier en Terre Sainte, où toute chose reçoit soixante dix interprétations différentes, pourvu qu’on puisse lui donner l’empreinte d’un parti. Il semble, en l’occurrence, que cette proposition soit connue, dans différents milieux, qu’elle ait suscité des réactions du genre de celles que vous souhaitez vous-même écarter.
Bien entendu, j’examine, malgré cela, cette proposition et je contacterai, à ce sujet, les ‘Hassidim du Kfar.
J’espère qu’à l’avenir, vous continuerez à manifester concrètement votre intérêt pour le Kfar et, plus généralement, pour ‘Habad en Terre Sainte. Vous dites, dans votre lettre, que vous vous adressez à moi sans que l’on vous ait demandé de le faire. Il est clair que vous ne devez pas vous en excuser, bien au contraire.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Vous citez, dans votre lettre, l’exemple de Rabbi Meïr qui “ trouva une grenade(3), en consomma la pulpe et en jeta la peau ”. Tous les ‘Hassidim connaissent la causerie de mon beau-père, le Rabbi, dans laquelle il affirme qu’un Juif doit se rendre maître de la part du monde qui lui est confiée par la divine Providence, afin de l’affiner, de le transformer et de l’éclairer.
Et, le Rabbi a également précisé que le maître d’un domaine est celui qui sait mettre à profit chaque élément le constituant, pour le bien de ce domaine.
Cet enseignement est basé sur l’un des principes fondamentaux de la ‘Hassidout, selon lequel chaque élément contient une parcelle de Divinité. C’est pour cela que l’on doit toujours mettre en pratique le Précepte : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”.
A la lumière de tout cela, je suis convaincu que vous ne jetterez même pas la peau. Vous la mettrez également à contribution pour que l’obscurité l’emporte sur la lumière, la spiritualité sur la matière, l’esprit sur la forme.
Bien entendu, cela ne concerne pas les trois forces du mal(4) qui n’ont pas du tout de bien. Il n’en est pas de même, en revanche, pour la peau de la grenade. Certes, celle-ci n’est pas comestible. Pour autant, elle peut avoir différentes utilisations, bonnes et profitables. Il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos.
Notes
(1) Le Rav C.Rappoport, inspecteur de l’Agence juive. (2) Celle que Kfar ‘Habad adhère à l’association des implantations, permettant des acquisitions et des ventes groupées des terrains nationaux. Voir, à ce sujet, la lettre n°5237. (3) L’enseignement de Elisha Ben Abouya, “ l’autre ”. (4) Egalement appelées Klipot, des “ peaux ”.
Lettre n°4838
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4838, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il serait bon que vous étudiez les chapitres 16 et 17 de la “ Porte de la Sainteté ”, dans le Réchit ‘Ho’hma. Vous ferez en sorte de les conclure avant le jour de votre mariage.
De même, vous connaîtrez par cœur au moins un chapitre de Tanya.
Lettre n°4839
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4839, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
A madame Ita Dévora(1),
Je vous bénis et vous salue,
Sans doute avez-vous déjà obtenu des nouvelles, par les invités de Kfar ‘Habad qui étaient ici(2) et, en particulier, les salutations pour les femmes et jeunes filles ‘Habad de Kfar ‘Habad.
J’espère recevoir de bonnes nouvelles des activités des femmes et jeunes filles ‘Habad, qui se développent et s’élargissent conformément aux besoins du moment. Nos saints maîtres nous ont donné l’assurance que, si l’on agit, dans ce domaine, on connaît la réussite.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Madame I. D. Lewin, de Kfar ‘Habad. (2) Pour les fêtes de Tichri.
Lettre n°4840
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4840, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
Je fais réponse à ta lettre, qui est constituée de deux parties. Or, la première donne la réponse à la question posée par la seconde. Sa formulation est la suivante. Il t’est difficile d’être le vainqueur, dans ta lutte contre le mauvais penchant.
La réponse se trouve donc dans la première partie de ta lettre. En effet, chaque fois que tu devais faire quelque chose, tu as su trouver une raison, justifiant ton inaction. Ces raisons étaient diverses et variées. Et, tu ne mentionnes même pas ce que tu pouvais faire, comme si l’affirmation de la Michna selon laquelle : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ” ne s’appliquait pas, dans ta ville ou bien si, dans cet endroit, le service de Dieu consiste à faire du commerce.
Puisse Dieu faire que tu aies conscience d’avoir été un élève de la Yechiva Loubavitch, c’est-à-dire, avant toute autre chose, “ une bougie pour éclairer ”, par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah, la ‘Hassidout. Toutes les autres préoccupations dépendent de celle-ci et lui sont secondaires.
Si tu médites sincèrement à tout cela, tu en seras réellement saisi. Alors, tu sauras ce que tu dois faire et comment le faire. Chaque jour qui s’écoule sans que tu te consacres à cela est une perte, dès lors que “ je n’ai pas gardé ma vigne ”.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°4841
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4841, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Tichri, dans laquelle vous me dites que l’on vous demandera peut-être d’enseigner, dans votre classe, des livres qui vont à l’encontre de la Torah et de ses Mitsvot. Toutefois, certains avancent que, si cet enseignement était donné par d’autres personnes, celles-ci ne rejetteraient pas totalement les opinions de ces auteurs, mais les privilégieraient. Si vous dispensez vous-même cet enseignement, en revanche, cet inconvénient deviendra un avantage.
L’expérience montre que, quand on transmet une idée nouvelle à un jeune homme ou à une jeune fille, pour essayer ensuite de la condamner, on peut être certain que cette idée nouvelle lui restera acquise. En revanche, il n’est pas du tout certain que la condamnation et le rejet seront retenus.
Les élèves accepteront donc pleinement cette idée, d’autant que le camp opposé avancera une preuve très forte, qui sera la suivante. Si ces propos et ces livres sont à écarter, pourquoi sont-ils enseignés à l’école, par un homme ou une femme orthodoxe, en l’occurrence le professeur ?
On a déjà entendu de tels arguments. Ceux qui les ont acceptés en ont subi le tort et l’on peut réellement se demander s’il en a découlé un quelconque avantage. Bien évidemment, à ceci s’ajoute ce que diront les personnes qui assistent à cela, sans s’intéresser aux méthodes d’enseignement et aux conclusions des professeurs. Celles-là se renseigneront uniquement sur le programme et, voyant que tel livre y figure et qu’il est enseigné par quelqu’un qui craint la Parole de Dieu et Sa Torah, elles en déduiront qu’un tel ouvrage est parfaitement acceptable. C’est une évidence.
Vous n’évoquez pas du tout votre situation et, à n’en pas douter, tout va donc pour le mieux. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez uniquement le bien, toujours et tous les jours, de vous-même et de tous ceux que vous citez.
Bien entendu, même si l’on fait abstraction de toutes les raisons qui viennent d’être citées, de nombreuses autorités rabbiniques interdisent un tel enseignement, tout comme un aliment interdit le reste également s’il est absorbé dans l’idée d’être vomi par la suite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°4842
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4842, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Mar ‘Hechvan. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous évoquez l’état de santé de votre épouse et l’intervention chirurgicale que les médecins préconisent pour ses pieds. Je suis surpris que vous ne me précisiez pas si l’on a essayé d’autres traitements, le port de jambières, les massages, les infiltrations. Bien entendu, avant de décider une opération, il faut essayer tout cela.
Si l’on a effectivement utilisé ces traitements sans succès, il faut demander conseil à deux médecins, spécialistes en la matière et se conformer à leur avis. La Torah a autorisé le médecin à guérir et puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Sans doute votre épouse a-t-elle adopté l’usage positif des femmes juives vertueuses, consistant à prélever de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. En outre, il serait bon de faire vérifier les Mezouzot de votre maison.
Et, vous gardez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. En tout état de cause, vous les adopterez, à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Lettre n°4843
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4843, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Vayéra. Entre temps, vous avez sûrement reçu ma réponse à votre précédent courrier.
Je suis surpris par ce que vous me dites, le fait que personne ne soit en contact avec vous(2). En effet, comme je vous le précisais dans ma précédente lettre, l’organisation des Rabbanim(3) est effectivement intervenue, en la matière. Le Rav Hollander suit l’affaire et il apportera sûrement une participation financière, bien que le montant n’en soit pas encore précisé. J’en ai parlé avec lui et il envisageait d’intervenir en tant qu’expert. Mais, sans doute possédez-vous toutes ces informations, de première main.
Mon intention, pour laquelle j’ai demandé au Rav Hecht de vous téléphoner, s’ajoutait à ce qui vient d’être dit et elle était la suivante. Il est lui-même un excellent orateur en anglais, exerçant une forte impression sur différents milieux, ici comme ailleurs. Or, l’impression que l’on donne au juge et aux personnes présentes est déterminante, pour le verdict final. Il m’a semblé qu’il fallait garder tout cela en mémoire et se tenir prêt. Par la suite, on décidera s’il faut y avoir recours(4).
Entre temps, j’ai appris que différents milieux conservateurs voulaient arrondir les angles et trouver une issue. Je ne sais pas jusqu’à quel point cette information est vérifiée ou si elle est fondée. Néanmoins, il est certain que, si le juge est dans une bonne disposition, il ne faut pas rater l’occasion de lui faire rendre un verdict qui servira également de précédents pour d’autres endroits.
Vous vous excusez de m’écrire. Il est bien évident qu’il n’y a pas lieu de le faire. J’espère que vous m’écrirez encore, pendant de nombreuses années. Et, Dieu fasse que le contenu de vos lettres, concernant vos réalisations communautaires et vos préoccupations personnelles, soit joyeux. Parmi vos accomplissements communautaires, il y aura non seulement des réalisations pour le Judaïsme, en général, mais aussi pour le comportement ‘hassidique.
L’Admour Hazaken, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, souligna que la ‘Hassidout ne s’adresse pas uniquement à ‘Habad ou à une partie du peuple juif. Elle concerne tous les Juifs à la fois. Et, vous connaissez le dicton(5) selon lequel on ne doit pas remettre à demain ce que l’on peut mener à bien aujourd’hui.
Toutefois, certains ont encore besoin qu’on leur en explique l’aspect positif. J’espère que celui qui assumera cette mission dans la région de Mont Calmes sera le Rav Barou’h Litvin. Vous m’écrivez que, de toute façon, vous ne vous accordez pas avec certains Grands d’Israël. Vous ne vous affecterez donc pas si quelques personnes, se considérant comme des Grands, n’acceptent pas votre propagation de la ‘Hassidout. Et, la récompense est à la mesure de l’effort.
Notes
(1) Le Rav B.Litvin, de Mont Clames. Voir, à son sujet, les lettres n°4476, 5238 et 5262. (2) A propos du jugement concernant la séparation entre les hommes et les femme, dans la synagogue du destinataire de cette lettre. (3) Des Etats-Unis et du Canada. (4) S’il faut demander au Rav Hecht d’intervenir au procès. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°4769.
Lettre n°4844
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4844, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chmouel Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat et à celle qui la précédait.
Bien évidemment ce que vous dites est globalement exact, quant à la campagne à mener auprès de ces personnes(2) et de celles qui soulèvent des objections prétendument scientifiques(3).
Néanmoins, j’ai pu observer que, chez la plupart de ces personnes, comme je le disais dans ma précédente lettre, ces raisonnements sont bâtis après que se manifeste la volonté et dans le but de la légitimer(4). J’ai également écrit en ce sens à la commission des enseignants du réseau éducatif Atsmaï(5), que vous connaissez sûrement.
Malgré cela, il serait bon de faire quelque chose pour la petite minorité(6), mais, malheureusement, il n’est pas suffisamment de mains pour écrire, éditer, mener les campagnes et même conduire les actions dont tous s’accordent pour reconnaître qu’elles sont utiles au plus grand nombre, par exemple l’organisation des ‘Hassidim, en Terre Sainte et dans les autres pays. Sans doute constatez-vous, là où vous êtes, le relâchement, en la matière.
Il faudrait fédérer les forces de ceux qui agissent et qui sont aptes à assumer des responsabilités communautaires. Et, il y a bien d’autres besoins encore.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav C.Y. Findrik, de Netanya. Voir, à son sujet, la lettre n°4754. (2) Pour diffuser les valeurs juives. (3) Contre les idéaux de la Torah. (4) Il n’est donc pas objectif. (5) Réseau d’écoles religieuses en Terre Sainte. (6) Qui raisonne encore objectivement.
Lettre n°4845
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4845, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Tichri. J’y ai lu, avec plaisir, qu’avec le début de la nouvelle année, vous avez adopté, pour votre prière, le rite lumineux de l’Admour Hazaken, celui du Ari Zal. Puisse Dieu faire que celle-ci soit exaucée, au sein de toutes les prières d’Israël.
Le début des bénédictions intermédiaires(1), permettant d’exprimer les besoins de l’homme, est : “ Accorde-nous la sagesse, l’entendement et la connaissance ”(2). L’effet positif(3) en sera donc ressenti dans tous les autres domaines, dans les requêtes qui seront formulées par la suite(4). Puisse Dieu faire qu’il n’y ait pas trop de difficultés et de voiles, en la matière.
Vous me demandez ce que vous devez faire, pendant le Chabbat et les fêtes, quand vous vous rendez dans votre synagogue, dans laquelle un autre rite est en usage.
Il y a un doute, en la matière, uniquement si vous devez conduire vous-même la prière, en tant qu’officiant. En revanche, si vous priez seul, il est clair que vous devez conserver votre rite(5). Comme vous le savez, nous connaissons des faits concrets(6), en la matière, constatés dans les autres générations. Bien entendu, il en est de même pour la lecture de Ve Chamerou(7).
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) De la Amida, la prière des dix huit bénédictions. (2) ‘Ho’hma, Bina et Daat, dont les initiales sont ‘Habad, comme ce rite de prières. (3) De ce changement de rite. (4) Dans la Amida. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Responsa Mechiv Davar, chapitre 17. Responsa Maharam Chik, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 43, contre l’avis du Péat Ha Choul’han, loi 1010. Les responsa ‘Hatam Sofer, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 15, précisent que le maître du ‘Hatam Sofer, le Rav Nathan Adler, conduisait l’office en utilisant le rite Ari Zal, même si toute la communauté avait le rite Ashkénaze ”. (6) Voir, à ce sujet, les lettres n°4350, 5101 et 5165. (7) “ Et, les enfants d’Israël respecteront le Chabbat ”, paragraphe qui est intercalé dans la prière du vendredi soir, avant la Amida, selon tous les rites, sauf celui du Ari Zal.
Lettre n°4846
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4846, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Elyahou(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, en plus de la demande de bénédiction qui m’a été transmise par le Rav et distingué ‘Hassid, Rav Dov Ber Baumgarten Chlita(2).
Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en fonction du contenu de votre lettre.
Nous entrons dans une nouvelle année et, conformément au dicton de l’auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, une lumière supplémentaire se révèle alors dans le monde. Vous consulterez, à ce sujet, Iguéret Ha Kodech, chapitre 14, à la fin du Tanya. En conséquence, vous-même, vos amis et tous les membres de la sainte communauté Chouva Israël, avec les femmes et les membres de la famille, vous faites sans doute un ajout à ce qui concerne la Torah et les Mitsvot.
De la sorte, le Créateur du monde, Qui le dirige, multipliera sûrement Ses bénédictions, pour chacun et chacune d’entre vous, en tous vos besoins.
Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Comme vous me le demandez, je vous adresse, ci-joint, un Shekel émanant d’une des caisses de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puissiez-vous connaître la réussite en tout cela.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav E.Nehmad, de Buenos Aires, Argentine. (2) Emissaire du Rabbi à Buenos Aires.
Lettre n°4847
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4847, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
Je fais réponse à ta lettre du 14 Mar ‘Hechvan.
Après avoir pris connaissance de toutes les explications que tu me donnes, je penses que tu dois consacrer cette année à l’étude de la Torah, t’y consacrer avec ardeur et élan. Si tu fais un effort, j’espère que tu trouveras un compagnon d’étude.
Bien entendu, je ne recherche pas le bien de quelqu’un d’autre, mais le tien. Si tu étudies, pendant cette année, avec la concentration nécessaire, nous pourrons envisager, à la fin de l’année, les questions que tu soulèves à la fin de ta lettre.
Il est tout aussi évident qu’il n’y a pas lieu de remettre en cause tes capacités, de considérer que l’étude t’est étrangère. En effet, il y a uniquement là une question de motivation. Il faut apprendre la Torah sans tracas, sans se poser d’autres questions, car “ Dieu a fait que tout vienne en son temps ”.
De la sorte, je suis convaincu que, le moment venu, tu pourras t’organiser et te servir de tes propres capacités, pour ta satisfaction, matérielle et spirituelle.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°4848
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4848, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au jeune Moché Aharon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et à celle qui la précédait :
A) Vous commentez plusieurs passages du Tanya, dans lesquels figure le mot “ etc. ”, dont on peut se demander le sens.
En pareil cas, il est bien évident que le “ etc. ” est en rapport avec les mots qui le précèdent et avec le contexte, mais non avec les idées émises bien avant cela. De même, il est bien clair qu’il fait allusion à la fin d’un verset, à une citation des Sages ou à une explication. En revanche, il ne peut pas introduire une idée nouvelle ou bien rappeler ce qui a été expliqué par un autre texte et non dans ce passage.
B) Vous évoquez le nombre des six cent vingt colonnes de lumière et vous demandez pourquoi il n’y en a pas six cent treize(2).
Le nombre six cent vingt, Kéter(3), est bien connu, dans les livres de Kabballa et dans la célèbre prière de Rabbi Ne’hounya Ben Hakana qui figure, en particulier, dans ces livres. Il n’y a donc nullement lieu de parler de six cent treize colonnes de lumière.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav M.A. Friluk, de Bneï Brak. (2) Selon le nombre des Mitsvot. (3) La couronne qui surplombe l’enchaînement des mondes, terme dont la valeur numérique est six cent treize.
Lettre n°4849
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4849, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres, dans lesquelles vous évoquez la naissance de votre fils, son introduction dans l’alliance de notre père Avraham(1) et le nom juif qui lui a été donné.
Puisse Dieu faire que vous et votre épouse le conduisiez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Vous l’éduquerez pour qu’il soit un ‘Hassid, empli de crainte de Dieu et érudit de la Torah.
Vous évoquez l’activité de votre épouse, pendant les prochains mois. En effet, la nécessité de se consacrer à votre fils impose plusieurs aménagements, dans l’organisation qu’elle avait adoptée jusqu’à maintenant.
Bien entendu, tout cela dépend de différents éléments qui ne figurent pas dans votre lettre. L’idée est la suivante. L’inactivité conduit au…(2). Il faut donc faire en sorte que votre épouse soit occupée, au moins quelques heures par jour, si possible dans les activités de ‘Habad, qui sont le canal et les réceptacles permettant de recevoir les bénédictions de notre saint maître, dont le mérite nous protégera(3).
Bien évidemment, cette activité ne devra pas remettre en cause la possibilité de se consacrer à votre fils, auquel Dieu accordera longue vie, de l’éduquer et de lui permettre de se développer. En vous basant sur ces deux points(4) et en prenant conseil auprès de vos amis, parmi les ‘Hassidim, vous trouverez sûrement une solution convenable pour tout cela, qui sera bonne matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) La circoncision. (2) Désarroi. (3) Le précédent Rabbi. (4) La nécessité de ne pas rester inactive et celle de donner une éducation à l’enfant.
Lettre n°4850
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4850, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yaakov Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Tichri. Je suis surpris qu’il y ait une aussi longue interruption entre vos courriers. J’en suis d’autant plus étonné que nous entrons dans une année nouvelle, ce qui doit avoir pour conséquence une multiplication des activités. Selon un proverbe(2) bien connu, “ tout le processus se déroule de la manière dont il a été engagé ”. Bien plus, vous possédez une institution nouvelle, le Beth Rivka(3). Or, précisément en ce moment, les ‘Hassidim réduisent leur correspondance !
J’en viens à votre question :
A) Comment réparer ce qui s’est passé à Sim’hat Torah ? En effet, quelques personnes venues participer aux Hakafot y sont arrivées en voiture.
La réparation est très simple et je suis surpris que, cette année encore, vous ne l’ayez pas fait. Quelques jours avant la fête, vous devez faire paraître une annonce dans les journaux qui, dans la mesure du possible, comprendra également les heures des Hakafot. Dans cette annonce, vous préciserez qu’il est, bien entendu, interdit d’emprunter un véhicule, pendant le Chabbat et les fêtes. Vous montrerez le paradoxe que constitue la participation à une célébration de la Torah en adoptant un comportement qui va à l’encontre de celle-ci.
B) Vous évoquez la montée à la Torah de personnes dont il n’est pas certain qu’elles respectent la Torah et les Mitsvot.
Cette question m’a déjà été posée, une fois, par la synagogue Ohaleï Yossef Its’hak de Melbourne. J’ai alors répondu et ce que j’ai dit reste valable.
La décision, en la matière, dépend de plusieurs points, du comportement de celui qui veut monter à la Torah, des personnes qui sont présentes à la synagogue et de l’effet que ceci exercera sur elles. Tous ces éléments doivent être pris en compte chaque fois que l’on est en public.
Après avoir clarifié ces points, ceux qui se trouvent sur place prendront une décision. Toutefois, nos Sages disent que “ la main droite(4) rapproche et la main gauche(5)…(6) ”. C’est la position qu’il convient d’adopter, en la matière, surtout quand il n’est pas certain qu’il soit nécessaire de repousser, pas même de la main gauche. En effet, il a été dit(7) que “ ses voies sont des voies agréables et tous ses chemins sont paix ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.E. Herzog, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, les lettres n°4665 et 5055. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4761. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4747. (4) La plus forte. (5) La plus faible. (6) Repousse. Le Rabbi ne souhaite pas écrire en toutes lettres ce mot sévère. (7) A propos de la Torah.
Lettre n°4851
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4851, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Je fais réponse à votre lettre du 11 Mar ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez le fil des événements, s’agissant de votre union et des rapports qui se sont instaurés entre vous(2). Au cours de vos discussions, vous avez décidé de vous adresser à la haute cour de justice afin de… Vous concluez en affirmant que vous luttez actuellement contre lui et contre toute la famille.
Il est, bien entendu, difficile de formuler un avis sur la base des arguments d’une seule partie. En effet, une règle générale a été énoncée, s’appliquant à chacun et à chacune, y compris à la personne la plus parfaite, selon laquelle : “ Un homme est proche de lui-même ”(3).
Vous avez pris la décision de vous adresser à la haute cour, c’est-à-dire, j’en suis convaincu, à des Rabbanim compétents et expérimentés. Ainsi, les deux parties pourront présenter leurs arguments et entendre l’avis d’hommes qui sont réellement objectifs.
Pour autant, je m’empresse de formuler, à propos de votre lettre, les remarques suivantes :
A) Vous dites que vous luttez contre lui et contre toute la famille, mais l’on peut penser que vous vous battez également contre vous-même. En effet, la vie de famille est indispensable. Chaque pas hâtif, non judicieux, a un effet négatif sur les deux côtés et, bien souvent, encore plus clairement sur celui qui en a pris l’initiative que sur l’autre partie.
Bien entendu, je n’émets aucun avis sur le problème posé et sur la manière de le résoudre car, comme je l’ai dit, je n’ai entendu les arguments que d’une seule partie. Je veux simplement vous faire part de mon soucis, car il semble que vous vous efforciez d’envenimer les relations, afin d’obtenir que la clarification et la décision finale interviennent au plus vite. Or, en pareil cas, une solution rapide, bien souvent, n’est pas la meilleure et la plus efficace.
B) Un autre point est peut-être même encore plus important. Vous me dites que vous vous présentez devant le tribunal afin d’obtenir le divorce, ce qui veut dire que vous n’envisagez pas d’autre solution. Or, vous reconnaîtrez que celui qui n’est pas impliqué peut émettre un avis beaucoup plus objectif que ceux qui sont directement concernés.
Il n’est donc pas juste de se présenter devant le tribunal en considérant que la décision finale est acquise, avant même de l’avoir interrogé, à ce sujet.
C) Je suis surpris par la description que vous faites de vos actions et du comportement que vous avez adopté. Vous êtes pratiquante et vous avez reçu une éducation religieuse. Vous tenez, en l’occurrence, un raisonnement religieux, alors que votre attitude va à l’encontre de tout cela et que vous vous fixez comme objectif d’interrompre vos relations(4).
Il est sûrement inutile de vous rappeler qu’un comportement conforme à la volonté de notre Torah, Torah de vie ne peut pas faire l’objet d’un commerce et ne peut être utilisé pour exercer des pressions. Un tel comportement a une valeur intrinsèque et un rôle fondamental dans les relations entre l’homme et le Créateur, Qui le dirige.
En adoptant une attitude conforme aux enseignement de Celui Qui donne la Torah, on obtient Ses bénédictions, lesquelles comprennent également un raisonnement juste, une bonne compréhension, une évaluation exacte de la situation à laquelle on est confronté. On peut alors prendre les décisions qui s’imposent et connaître le bonheur véritable.
Nous disons, trois fois par jour, dans la prière, que le début de l’expression des besoins, par les hommes, est : “ Accorde-nous la sagesse, l’entendement et la connaissance ”. Or, d’une formulation positive, on peut déduire celle qui est négative, ce qui veut dire, en l’occurrence, que l’attitude opposée à cela affaiblit la relation entre l’homme et son Créateur, contredit tout ce qui vient d’être dit, ôte ce qui est essentiel et vital à toute époque, en particulier lorsque l’on doit résoudre des questions compliquées et essentielles.
Je vous adresse la présente en express, avant même de répondre aux courriers que j’ai reçus avant le vôtre, dans l’espoir que ces quelques lignes, peu nombreuses eu égard à l’importance du sujet, vous conduiront à méditer encore une fois, sur la base de ces trois points et à revoir votre position.
Avant tout, vous adopterez un comportement conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie. J’aimerais que vous me confirmiez que cet espoir est effectivement fondé.
Avec ma bénédiction pour que Dieu, accordant Sa Providence à chacun et à chacune, vous conduise sur la bonne voie, celle du bien véritable,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une jeune femme. (2) Entre cette jeune femme et son mari, dont elle désire obtenir le divorce. (3) Il n’est pas objectif pour ce qui le concerne personnellement. (4) De divorcer.
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