Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4791
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4791, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tichri 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vos me décrivez ce qui vous arrive(2).
Vous devez savoir que cela n’est pas exceptionnel, que des dizaines de foyers se trouvent dans une situation comparable. Comme le montre la pratique concrète, la meilleure façon d’améliorer les choses est de n’y prêter aucune attention et, avant tout, de ne pas l’empirer en employant des expressions sévères.
Il est plus facile d’obtenir tout cela de soi-même qu’il n’y paraît, à première vue. On peut observer très rapidement qu’il en découle de bons résultats. Bien plus, les raisons véritables et profondes de telles situations sont, bien souvent, les difficultés ou même les limitations que l’on subit pour gagner sa vie. La nature humaine veut qu’on le ressente dans ses relations avec les proches, beaucoup plus qu’avec ceux qui sont éloignés ou même totalement étrangers. Il y a très peu d’exceptions en la matière.
Si vous observez attentivement tout le bien que Dieu vous a accordé, ces dernières années, un bien véritable, pour de très nombreuses années, vous renforcerez votre confiance en Lui et la conviction qu’Il continuera à vous accorder Ses bienfaits. Dès lors, vous comprendrez vous-même à quel point tous les événements malencontreux ont été réduits et négligeables, en comparaison avec les bienfaits que Dieu vous a prodigués.
Avec ma bénédiction pour obtenir de vous, très prochainement, de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Vraisemblablement une tension au foyer.
Lettre n°4792
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4792, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Premier jour de
Roch ‘Hodech Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 26 Tichri, dans laquelle vous m’exposez l’argumentation du camp opposé(1) à la conception selon laquelle il ne faut pas charger l’état d’esprit des enfants avec des idées extérieures mais, bien au contraire, selon l’expression des Sages,
les “ nourrir comme un taureau ” d’études sacrées.
Je suis surpris par leurs arguments, qui ne sont pas défendables, rationnellement. Ils émanent seulement de leur volonté et l’on sait que celle-ci est corruptrice, qu’elle déforme le raisonnement, en particulier celui de l’intellect, émanant de leur âme animale.
Il est bien évident que votre attitude est la bonne(2). Il faut s’efforcer, dans toute la mesure du possible, qu’ils(3) ne restent pas sans rien faire(4). On doit donc leur enseigner les matières sacrées ou leur faire réviser ce qu’ils ont déjà appris.
Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite de casser la glace qui, semble-t-il, existe, en la matière, dans votre ville. La froideur se transformera en chaleur et en lumière de la sainteté, en chaleur et en lumière de la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Prônant une formation séculaire poussée pour les enfants. (2) Consistant à s’opposer à cette conception. (3) Les élèves. (4) Pendant que les autres se consacrent aux études séculaires.
Lettre n°4793
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4793, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Premier jour de
Roch ‘Hodech Mar ‘Hechvan 5717]
Vous évoquez la lecture des paragraphes Retsé(1) et Yaalé Ve Yavo(2), puisque le repas de Sim’hat Torah(3) s’est poursuivi pendant le Chabbat(4) et ce qui a été dit, à ce sujet, pendant la réunion ‘hassidique(5).
Le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm et celui de l’Admour Hazaken expliquent tout cela, au chapitre 188. Selon la conclusion de ces textes et l’instruction, concrètement applicable qui a été donnée, en la matière, par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, il y a quelques années, après son arrivée ici, en une année dont la fixation était la même que celle-ci(6), ceux qui ont consommé un Ka Zaït(7) pendant la journée et un autre après la tombée de la nuit, bien entendu après avoir couvert le pain et récité le Kiddouch(8), doivent dire d’abord Retsé, puis Yaalé Ve Yavo, dans l’ordre.
Notes
(1) Intercalé dans la bénédiction à la fin du repas du Chabbat. (2) Intercalé dans la bénédiction à la fin du repas de la fête. (3) Qui était, cette année-là, un vendredi. (4) Fallait-il donc intercaler uniquement le second ou bien également le premier ? (5) Du Rabbi, tenue à cette occasion. (6) Sim’hat Torah était également un vendredi. (7) Une trentaine de grammes. (8) Du Chabbat, le vendredi soir.
Lettre n°4794
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4794, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption et un silence particulièrement long, j’ai reçu votre lettre de lundi, dans laquelle vous m’annoncez la création d’un Talmud Torah, dans votre ville. Celui-ci a été confié aux responsables du ‘Hinou’h Atsmaï(1). Or, pour différentes raisons, plusieurs personnes de votre ville ne l’acceptent pas(2). Vous proposez donc de le transmettre aux responsables de ‘Habad.
De façon générale, il appartient aux responsables de ‘Habad en Terre Sainte de prendre cette décision, en fonction des conditions de l’endroit, des éléments financiers et surtout du principe adopté par ‘Habad, dans ses activités, celui de ne pas provoquer de rivalité et de ne pas se positionner politiquement.
Il en est particulièrement ainsi pour ce qui concerne le ‘Hinou’h Atsmaï. Depuis plusieurs années, ‘Habad n’entre pas en compétition avec lui. Il y a suffisamment à faire en Terre Sainte, pour se préserver de l’emprise de la gauche(3).
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) L’un des réseaux éducatifs religieux, en Erets Israël. (2) Qu’il soit confié à ce réseau. (3) Politique.
Lettre n°4795
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4795, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 28 Tichri. Puisse Dieu faire que vous ne m’annonciez, désormais, que de bonnes nouvelles, en tout ce que vous m’écrivez et que celles-ci aillent en s’améliorant.
Vous évoquez votre séjour à l’hôtel et le contenu de vos études(2), en cet endroit. Il est dommage et pénible de constater que vous n’avez pas réalisé votre projet positif, celui de leur enseigner la ‘Hassidout. Vous dites que, selon l’orateur principal, le public n’était pas prêt pour cela. En fait, il y avait là une indication évidente qu’il vous appartenait de lui révéler cette partie de la Torah, de sorte que l’orateur principal a, sans le savoir, prononcé une prophétie(3), ce qui est très courant, chez les hommes.
L’orateur principal semble objecter que l’on n’est pas habitué à une telle étude. Toutefois, on a déjà répondu à cette question et une explication relativement large a été développée, à ce sujet, dans le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout(4).
Bien entendu, ce que je viens de dire n’a pas pour but de vous causer de la peine, mais, bien au contraire, de vous souligner qu’à l’avenir, vous devez rechercher de telles occasions. Bien plus, de nos jours, il ne suffit pas d’attendre qu’elles se présentent. Il faut les poursuivre activement.
Vous connaissez la causerie de mon beau-père, le Rabbi, commentant les expressions : “ se consacrer(5) à la Torah ”, “ se consacrer à la Mitsva ”, comme s’il s’agissait d’un commerce, au sens matériel. En effet, on n’attend pas qu’un client se présente pour conclure une affaire. On le recherche et l’on tente de le convaincre. C’est bien évident.
La demande de bénédiction figurant dans votre lettre sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav D.Tenenhaus, de Bathurst. Voir, à son sujet, la lettre n°4601. (2) De la Torah, pour ceux qui séjournent dans cet hôtel (3) La nécessité de cet enseignement. (4) Du précédent Rabbi. (5) Essek, qui signifie également “ faire du commerce ”.
Lettre n°4796
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4796, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar ’Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Y.
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Tichri, dans laquelle vous me dites que vous pensez vous rendre en Terre Sainte, en un moment bon et fructueux. Vous me demandez s’il est exact qu’il est interdit d’emprunter les bateaux israéliens poursuivant leur route pendant le saint Chabbat.
J’ai longuement décrit par ailleurs(1) le fonctionnement des bateaux, à notre époque, qui ne laisse pas le moindre doute, en la matière(2).
Le voyage, pendant le Chabbat, sur les bateaux israéliens, est une interdiction certaine. Bien plus, il s’agit d’une transgression du Chabbat publique et délibérée, de même qu’une profanation effroyable du Nom de Dieu, face aux nations. Il en est ainsi, même si le bateau prend la route dès le début de la semaine.
Vous me dites que, si vous empruntez ce bateau, notre Terre Sainte gagnera quelques dollars de plus, qu’elle pourra utiliser pour se maintenir et se développer.
Vous ne savez sans doute pas que certains font le même raisonnement dans le but de justifier l’activité de toutes les usines et de toutes les productions agricoles d’Erets Israël, pendant le Chabbat, ce qu’à Dieu ne plaise. De cette façon, on gagnerait beaucoup plus d’argent qu’avec les bateaux.
Nous devons donc nous en tenir à ce que nous dit notre Torah, dans le traité Chabbat 33a, affirmant que, non seulement la transgression du Chabbat ne maintient pas et ne construit pas, mais bien au contraire, que les hommes agissant ainsi deviennent moins nombreux, que les chemins sont plus délabrés. Et, nos Sages disent encore, au traité Chabbat 119b, que “ Jérusalem fut détruite uniquement parce que le Chabbat y fut transgressé ”.
Si vous voulez maintenir Erets Israël, et, à n’en pas douter, vous vous lamentez et vous souffrez de sa destruction, il est bien évident que vous ne devez pas l’accroître par de telles actions.
Puisse Dieu faire(3) que, de vos jours et des nôtres, s’accomplisse concrètement la troisième promesse de nos Sages, dans le Yerouchalmi, traité Taanit, chapitre 1, fin du paragraphe 1 : “ Si les enfants d’Israël respectaient un Chabbat de la manière qui convient, le fils de David(4) viendrait ”. Et, le Midrash Chemot Rabba, à la fin du chapitre 28, ajoute : “ car il(5) est considéré comme l’ensemble des Mitsvot ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Le Babli, traité Chabbat 118b, dit : “ deux Chabbats de la manière qui convient ”(6). Mais, ceci ne contredit pas le Yerouchalmi, au traité Taanit, précédemment cité, comme l’explique l’Admour Hazaken, dans son Likouteï Torah, Parchat Behar, à la fin du discours ‘hassidique intitulé “ Vous respecterez Mes Chabbats ”, que vous consulterez.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°4555, 4811, 4963, 5009 et 5313. (2) Sur le fait qu’un tel voyage est effectivement interdit. (3) Voir la lettre n°4596. (4) Le Machia’h. (5) Le Chabbat. (6) Et, non un seul.
Lettre n°4797
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4797, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires, aux
multiples accomplissements, le Rav Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris que vous soyez aussi bref, à propos des réunions ‘hassidiques du mois de Tichri. C’est alors(2) que le luminaire est proche de son émanation(3), de sorte que toutes les émanations sont en éveil, comme on peut le vérifier concrètement. Alors, sans doute prend-on de bonnes résolutions pour l’avenir.
Vous avez sûrement déjà eu un compte-rendu détaillé des invités(4) et des émissaires(5). Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, les Juifs s’annoncent de bonnes nouvelles les uns aux autres.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav C.Z. Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°4281 et 4974. (2) En ce mois de Tichri. (3) Dieu est proche des hommes. (4) Venus passer les fêtes de Tichri auprès du Rabbi. (5) Délégués en Terre Sainte par le Rabbi pour rendre visite aux ‘Hassidim.
Lettre n°4798
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4798, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris par votre situation. Toutes les idées vous viennent à l’esprit à l’exception de la plus simple, celle d’obéir.
Vous n’êtes malheureusement pas le seul dans ce cas. Il en est de même pour de nombreux ‘Hassidim, y compris parmi les plus choisis. Et, “ parfois ”, quand on leur écrit ce qui leur semble être nouveau, en fonction de leur compréhension, ils concentrent aussitôt leur esprit, de différentes façons à l’exception de la plus simple, celle qui consisterait à mettre en pratique ce qui a été écrit, au sens le plus littéral, sans transiger et sans pirouettes.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°4799
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4799, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je profite de la présente, rédigée au jour où l’on dit le Ta’hanoun, pour la première fois, après plusieurs semaines(1), pour noter un récit ‘hassidique dont je me suis souvenu. Le ‘Hassid, grand Rav et Juste, Rabbi Hillel de Paritch, ne disait pas le Psaume Al Neharot, qui précède la bénédiction concluant le repas(2), même en ces jours. Il expliquait que le Ta’hanoun est alors lui-même un invité, en l’honneur duquel on peut dire le Chir Ha Maalot(3).
Ce récit ‘hassidique, comme tous les autres, délivre un enseignement, qui est le suivant. La lecture du Ta’hanoun, la confession, “ nous avons fauté ” est également réjouissante, pour celui qui sert Dieu, s’il médite à Son grand Bienfait, accordant à l’homme la possibilité de rectifier son passé.
Bien plus, il n’en est pas ainsi uniquement pour le comportement, à l’avenir. C’est aussi le moyen de déraciner le passé et d’obtenir, selon l’expression de nos Sages, “ la transformation des fautes intentionnellement commises en bienfaits ”.
Avec ma bénédiction de bonne santé et de réussite dans l’éducation des enfants juifs aux valeurs sacrées,
Notes
(1) Depuis la veille de Yom Kippour. (2) Un jour de semaine, pendant lequel on dit le Ta’hanoun. (3) Le Psaume qui remplace Al Neharot, quand le Ta’hanoun n’est pas dit.
Lettre n°4800
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4800, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 26 Tichri, dans laquelle vous me parlez de votre élocution(1). Vous connaissez sûrement le récit(2) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, à propos du Rav Zeev Dov Kozevnikov(3).
En conséquence, vous étudierez, avec ardeur et constance, la Torah, en général, les Propos du Dieu de vie, c’est-à-dire la ‘Hassidout, en particulier(4). Ceci hâtera votre guérison en permettant que le traitement médical soit efficace.
Vous me faites part de votre anniversaire. Sans doute avez-vous adopté les coutumes des ‘Hassidim, à cette occasion. Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, dans la pratique des Mitsvot de la meilleure façon et dans le bon début que sera la prière fervente.
Dieu fasse que vous exerciez également une influence positive sur vos amis, en tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Vraisemblablement difficile. (2) Voir le Séfer Ha Si’hot 5700, à la page 32. (3) Qui, alors qu’il bégayait, reçut une bénédiction du Tséma’h Tsédek et put, dès lors, parler normalement, quand il diffusait la Torah. (4) Cette lettre est vraisemblablement adressée à un élève de la Yechiva.
Lettre n°4801
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4801, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Tichri :
A) Il est clair que les émissaires(1) ont eu raison de dire que les correspondances ne sont pas un poids pour moi. Puisse Dieu faire qu’au sein de tout Israël, les lettres que l’un adresse à l’autre soient réjouissantes, matériellement et spirituellement, en un bien visible et tangible.
B) Vous évoquez ce qui s’est malheureusement passé à la synagogue(2) et l’idée de faire l’acquisition d’un Séfer Torah(3). Il est clair que cela est important, mais, dans la situation actuelle, les écoles basées sur les valeurs sacrées se trouvent dans une situation financière critique. Nombreux sont ceux, se consacrant à l’étude de la Torah et étant ses porte-paroles, qui vivent des situations matérielles inquiétantes.
En conséquence, la proposition du Rav Chlita(4), de consacrer cette Tsédaka à renforcer les institutions de Torah et ceux qui l’étudient est judicieuse. C’est une évidence.
Sans doute avez-vous eu des nouvelles détaillées, par les émissaires, les invités qui sont venus en visite ici. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, les Juifs s’annoncent uniquement de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Délégués par le Rabbi en Terre Sainte pour rendre visite aux ‘Hassidim. (2) Où un Séfer Torah est tombé au sol. Voir également la lettre suivante. (3) Pour racheter ce qui s’est passé. (4) Le Rav Youdassin, de Tel Aviv. Voir la lettre suivante.
Lettre n°4802
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4802, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Alexander Sender(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Tichri(2) et puisse Dieu faire qu’à l’avenir, les Juifs ne s’adressent, les uns aux autres, que des nouvelles bonnes en tout point, que le sort de la Torah connaisse la plus haute élévation, de même que celui de la Tradition d’Israël
et que germe celui de David, le roi Machia’h, comme l’expliquent nos Sages.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours,
Le Meassef Le’hol Ha Ma’hanot, chapitre 40, paragraphe 4, énumère les livres qui traitent de la chute d’un Séfer Torah, ce qu’à Dieu ne plaise et indiquent ce qu’il y a lieu de faire. Ce sujet est mentionné, de façon générale, dans le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, partie Ora’h ‘Haïm, fin du chapitre 44.
Vous me demandez si l’on doit continuer à tenir un Séfer Torah(3) qui n’est pas conforme et ne peut pas être rectifié, pendant les Hakafot(4), ou non. Il semble que ce qu’il y a lieu de faire, en la matière, est clairement indiqué par le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, au chapitre 279. Il est interdit de le conserver au-delà de trente jours. Toutefois, j’ai observé que l’on en conserve, dans certaines synagogues, pendant une longue période, sans que personne n’y trouve à redire.
Néanmoins, on distingue un tel Séfer Torah, en enroulant la bande au dessus du manteau. Il faut se demander quel est l’origine d’un tel comportement. Peut-être est-il dit, à ce propos, que l’esprit des Sages n’en est pas satisfait.
Notes
(1) Le Rav A.S. Youdassin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°4348, 4924, 5046, 5183 et 5208. (2) Annonçant la chute d’un Séfer Torah, à la synagogue. Voir la lettre précédente. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5046. (4) A Sim’hat Torah.
Lettre n°4803
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4803, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Tichri, avec la demande de bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous me dites que vous avez eu une hernie. Il y a quelques temps, vous avez éprouvé des douleurs et, même après le traitement, celles-ci n’ont pas totalement disparu.
Il faut savoir la chose suivante. La ceinture que l’on prescrit pour une hernie doit, de temps à autre, être adaptée aux modifications du corps, qui peut grossir ou, au contraire, maigrir. Il est donc à peu près certain que vos douleurs proviennent d’une inadéquation de cette ceinture. Il serait donc bon qu’un spécialiste la vérifie et l’adapte, en fonction de ce qui est nécessaire.
Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi et vous les gardez. Elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya. Vous les adopterez au moins à l’avenir. De même, vous lirez chaque jour le Psaume correspondant au nombre de vos années. Ainsi, dès la Bar Mitsva, on dit le Psaume 14, puis, chaque année, on commence le Psaume suivant. Il serait bon que vous connaissiez également par cœur quelques chapitres de Michna et au moins un de Tanya.
Avec ma bénédiction pour que vous ayez de longs jours, de bonnes années, pour que vous conceviez, avec votre épouse, une satisfaction juive et ‘hassidique de tous vos enfants,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°4804
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4804, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il me semble vous avoir déjà dit ou vous avoir même, une fois, écrit qu’il serait bon que les ‘Hassidim me transmettent les bonnes nouvelles, quand il y en a. Ainsi, Dieu réduirait les occasions de m’annoncer des nouvelles comme celle que vous me donnez(1).
Déjà, à l’époque de l’Admour Hazaken(2), on se plaignait du fait de passer sous silence les bonnes nouvelles. Cela ne donne pas la permission de le faire, dans les générations suivantes et n’indique même pas qu’une telle permission existe. A l’époque, déjà, nos maîtres ont protesté avec véhémence contre une telle attitude.
Il en est de même, pour votre présente lettre(3). Vous ne dites rien de la manière dont on a profité du mois de Tichri pour renforcer et diffuser le Judaïsme. Je veux espérer que l’action concrète n’a pas manqué et que l’on a seulement omis de faire savoir ce qui s’était passé.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Celles qui ne sont pas bonnes. (2) Voir les Iguerot Kodech de l’Admour Hazaken, lettre n°90. Voir aussi la lettre n°4974. (3) Qui n’annonce que les mauvaises nouvelles.
Lettre n°4805
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4805, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi, dans laquelle vous m’interrogez sur la coutume positive de nombreux Juifs, permettant au plus grand nombre d’accomplir la Mitsva des quatre espèces(1). Comme le disent nos Sages, dans le Midrash Vaykra Rabba, chapitre 30, c’est ainsi l’indice que nous avons emporté la victoire(2), pour une bonne et douce année, dans tous les domaines.
Vous dites que, dans la rue, parmi les nombreux passants, on peut suspecter la présence, à portée de vue, d’une femme dont l’habillement ne répond pas aux critères de la pudeur. De la sorte, on transgresse un Commandement de la Torah quand on prononce une bénédiction. Or, la bénédiction et la prise des quatre espèces, y compris les autres jours(3), est uniquement instaurée par les Sages(4).
Bien entendu, j’ai été particulièrement surpris par cette question. Il faudrait donc supprimer définitivement une disposition des Sages, parce que celui qui dit la bénédiction pourrait peut-être se trouver face à ce que vous décrivez ? Nous ne développerons pas ici le détail des lois montrant que tout cela est permis, quitte à fermer les yeux ou, a fortiori, à tourner la tête.
Les références, dans les derniers Sages, sont citées et expliquées dans le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 75. Vous verrez également les responsa du Tséma’h Tsédek, partie Even Ha Ezer, chapitre 139, la porte des additifs, chapitre 45 et ses commentaires du Talmud, traité Bera’hot, chapitre 3.
Heureux est le sort de ceux qui mettent cette Mitsva à la disposition du plus grand nombre. Vous connaissez l’explication que développent nos Sages, à propos des allusions qu’elle introduit. En effet, ces quatre espèces décrivent l’ensemble du peuple juif, sans exception. Or, tout comme il n’est pas possible d’accomplir la Mitsva sans l’Ethrog, qui a un goût et une odeur(5), il est tout aussi impossible de le faire sans la branche de saule, qui n’a ni goût, ni odeur(6).
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Pendant la fête de Soukkot. (2) Dans le jugement de Roch Hachana et de Yom Kippour. (3) Que le premier, puisque la Torah fixe une Mitsva de prendre les quatre espèces uniquement en ce premier jour. (4) Dès lors, pourquoi transgresser un Commandement de la Torah afin d’accomplir une disposition des Sages ? (5) Faisant allusion à la connaissance de la Torah et à la pratique des Mitsvot, c’est-à-dire aux Juifs possédant l’un et l’autre. (6) Faisant allusion à ceux qui ne connaissent pas la Torah et ne pratiquent pas les Mitsvot.
Lettre n°4806
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4806, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que, pendant le “ temps de notre joie ”(2), vous vous êtes réunis et vous avez débattu de l’agrandissement de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de Melbourne, de l’élargissement du bâtiment qui, à n’en pas douter, multipliera le nombre des élèves et les études elles-mêmes.
Il est impossible de décrire à quel point est grand le mérite des participants(3) et de ceux qui contribuent à cela. Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(4), mais d’une manière largement accrue. On peut ainsi accroître la satisfaction véritable que l’on conçoit de ses enfants et de ses petits-enfants.
Vous évoquez l’échange d’un chèque reçu d’ici(5). Bien entendu, s’il en résulte un gain pour la Yechiva, j’en accepte le principe. Puisse Dieu faire que cet échange soit propice également pour ce que vous écrivez.
Vous voudrez bien me donner des nouvelles de votre père, de votre frère, de votre épouse et de tous les membres de votre famille.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav A.Feyglin, de Melbourne, Australie. (2) A Soukkot. (3) A cette réunion. (4) De la manière dont on agit envers lui. (5) Le Rav Feyglin voulait conserver un chèque portant la signature du Rabbi et en donner la contrepartie à la Yechiva. Voir également la lettre suivante.
Lettre n°4807
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4807, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples
accomplissements, qui se consacre aux besoins
communautaires, a de bons comportements,
le Rav Moché Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 28 Tichri, de même que celle de votre frère Avraham(2). Comme je le lui ai déjà écrit, je suis, bien entendu, d’accord et satisfait de tout ce qui peut procurer un gain à la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch.
Un gain concernant la Yechiva, au final, a toujours une portée morale. Car, des moyens financiers plus importants permettent d’accueillir un plus grand nombre d’élèves et donc de multiplier les heures d’étude. Dieu fasse que votre fils, au sein de tout Israël, en reçoive tout le bien qu’il peut espérer.
Vous ne dites rien, dans votre lettre, du développement et des progrès du Beth Rivka(3), en particulier, de ce qui concerne ‘Habad, en général. Je suis sûr que vous, vos fils, vos petits-fils faites tout ce qui est nécessaire, en la matière. Nos saints maîtres nous ont donné l’assurance de la réussite.
Bien plus, nous venons de vivre les jours de Soukkot, qui sont appelés “ temps de notre joie ”. La ‘Hassidout interprète ce pluriel(4) en soulignant que Dieu se réjouit des Juifs et que les Juifs se réjouissent de Dieu. Et, l’injonction nous est donnée de conserver les forces insufflées par ces jours tout au long de l’année.
En saluant tous les membres de votre famille, en vous souhaitant de connaître la réussite en tout cela et de donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Feyglin, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4747. (2) Voir la lettre précédente. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4747. (4) “ Notre ” et non “ Ma ”. Voir, à ce propos, les lettres n°2974 et 4790.
Lettre n°4808
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4808, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Le but de la présente est le suivant. Ces jours-ci, vous recevrez la visite, dans votre ville, de mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, Rav Azryel Zelig Slonim(2), directeur du Collel ‘Habad en Terre Sainte. Sa visite concerne le Collel(3).
Il est inutile de vous expliquer l’importance du Collel ‘Habad. Tous nos saints maîtres, depuis l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, jusqu’au chef de notre génération, accordent de l’importance et de la valeur à cette forme de Tsédaka. Ils invitent chacun, en particulier, à y contribuer.
Sans doute ferez-vous tout ce qui est en votre pouvoir pour que sa visite soit une réussite. Le mérite du plus grand nombre et la Tsédaka de la Terre Sainte dépendent de vous et vous viennent en aide.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé, pour que vous ayez beaucoup de satisfaction de tous vos enfants,
Notes
(1) Le Rav D.Potashnik. Voir, à son sujet, la lettre n°2327. (2) Voir, à son sujet, les lettres n°4866, 4952 et 4995. (3) Afin de lui trouver des moyens de financement.
Lettre n°4809
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4809, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
D’après la Torah et la ‘Hassidout, il n’est pas bon que l’homme soit seul(1) et celui s’applique également à vous. La perfection n’est pas de ce monde. Vous ne pouvez donc pas demander que les propositions(2) qui vous sont formulées soient absolument parfaites, s’écartant ainsi de la règle de la création.
Si vous parvenez à intégrer ces deux idées(3), vous trouverez sûrement une proposition qui vous convient. Il est dommage que vous ne l’ayez pas déjà fait, de par le passé. Vous vous seriez déjà organisé(4) depuis longtemps. Mais, il ne sert à rien de se plaindre du passé.
Puisse Dieu faire que tout retard soit pour le bien.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Non marié. (2) De partis pour se marier. (3) La nécessité de se marier et l’impossibilité de trouver un parti parfait. (4) Marié.
Lettre n°4810
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4810, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait part de la naissance de votre fille, avec un bon Mazal et je vous adresse ma réponse.
Puisse Dieu faire que vous la conduisiez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse.
Vous connaissez l’enseignement du Rabbi Rachab(1) selon lequel, d’après notre coutume, on dit, également pour la naissance d’une fille, “ à la Torah(2), au dais nuptial et aux bonnes actions ”. En effet, nos Sages disent, au traité Bera’hot 17a : “ Quel est le mérite des femmes ? Il consiste à conduire…(3), à envoyer…(4), à attendre…(5) ”.
Nous avons reçu un enseignement de mon beau-père, le Rabbi, relatif au moment de donner un nom à une fille, à partir d’un exemple concret, donné par l’Admour Haémtsahi. Il faut le faire lors de la lecture de la Torah la plus proche. Vous verrez les différentes coutumes, à ce sujet, dans le Taameï Ha Minhaguim, tome 4, page 78 et le Kéter Chem Tov du Rav Gagin.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov,
Notes
(1) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Rachab, tome 1, lettre n°87. Voir aussi la lettre n°1760. (2) Bien que les femmes soient dispensées d’étudier la Torah. (3) Leurs enfants à la synagogue. (4) Leur mari auprès des Sages. (5) Le retour de leur mari de la maison des Sages.
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