Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4771
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4771, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tichri 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi, dans laquelle vous évoquez l’un de ceux que vous avez rapproché(1). Sa fiancée est parfois satisfaite de la manière dont il s’adresse à elle, alors que, d’autres fois, elle ne l’est pas du tout.
La raison en est sans doute la suivante. Ce fiancé doit respecter plus scrupuleusement les valeurs de la pudeur et de la sainteté. De même, il serait bon qu’il fasse vérifier ses Tefillin. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, il donnera un franc(2) à la Tsédaka. Chaque jour également, y compris le Chabbat, il dira, après la prière, au moins un Psaume.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) De la Torah et des Mitsvot. (2) En français dans le texte.
Lettre n°4772
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4772, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tichri 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Dans votre lettre, vous me décrivez votre état d’esprit. Vous savez qu’il existe plusieurs éléments qui sont extérieurs à l’homme, d’autres qui existent, d’une certaine façon, dans l’homme, d’autres encore qui se limitent à une pensée que l’on peut avoir, à leur sujet.
Quand on pense, l’existence effective de l’élément en question importe peu. Mais, en réalité, ce n’est pas réellement le cas, car un homme possède, en permanence, une force qui lui permet d’identifier ses sentiments, leur sincérité, leur intensité. Les conséquences de cet examen exercent leur effet sur l’homme, même quand cette force d’identification est cachée ou, bien, selon l’expression courante, “ subconsciente(1) ”. En effet, même occultée, cette force existe toujours.
Il est clair que les pensées auxquelles vous faites allusion appartiennent à la troisième catégorie. Il est donc plus aisé de les faire disparaître. Bien plus, très souvent, cette disparition est naturelle et il suffit, pour l’obtenir, de ne plus y penser, ce qui est possible pour une raison extérieure ou bien parce que l’homme prend la décision qu’il en soit ainsi.
Vous avez sûrement connaissance de ce qui vient d’être dit. Toutefois, les paroles exprimées, de manière écrite, par d’autres personnes, sont parfois beaucoup plus claires. J’espère qu’il en sera bien ainsi, en l’occurrence. Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous(2), à l’occasion de ce Roch Hachana. Vous y trouverez ma conception, sur différents points que vous évoquez dans votre lettre, en allusion ou bien de manière claire et qui sont aussi à l’origine des pensées dont vous faites état.
Pour employer l’expression des Sages, il est une action tranchée, qui constitue la preuve la plus forte(3). Il y a des centaines, des milliers de personnes qui avaient, il y a quelques temps, l’état d’esprit que vous décrivez et qui s’en sont totalement défaits, sans qu’il n’en reste la moindre trace. On peut en déduire ce qu’il en sera pour ceux qui conservent encore des traces de cet état d’esprit. Pour autant, l’usage courant veut que, tout naturellement, on ne fasse pas publiquement état de tout cela, alors que l’on fait la plus large publicité de ce qui est tout à fait marginal, ou même encore moins que cela, mais présente un caractère exceptionnel(4).
Ce qui vient d’être dit serait utile si une analyse, une explication étaient nécessaires, concernant tout cela. Or, en ayant une réflexion, même sommaire, au fait que chacun d’entre nous doit assumer la mission qui lui est confiée dans le monde, celle de multiplier la lumière, en renforçant et en diffusant un mode de vie conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie, en le diffusant dans la part du monde qui lui est confiée et, a fortiori, dans son entourage immédiat, on comprendra qu’il ne reste pas de temps pour avoir des pensées comme celles qui sont décrites dans votre lettre.
Certes, dans un premier temps, il n’est pas aisé d’échanger une pensée sur sa propre personne, contre celle qui concerne l’action que l’on doit mener dans le monde du Saint béni soit-Il. Mais, peu à peu, cela devient de plus en plus facile, surtout quand on le fait dans la joie. Et, la base de cette joie est ce que dit le Rambam, à la fois de ses lois du Loulav(5).
La demande de bénédiction figurant dans votre lettre sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Bien entendu, vous pouvez continuer, à l’avenir, à m’écrire sur des questions personnelles et l’Admour Hazaken a donné l’assurance que ceci ne contredit nullement les activités communautaires. Le monde et ce qu’il renferme forment une grande entité, de sorte qu’un homme est, à lui seul, un monde entier, y compris dans des domaines qu’il considère comme matériels.
Vous connaissez le dicton suivant de la ‘Hassidout(6) : “ les biens matériels de l’autre sont ma spiritualité ”. Bien plus, la matérialité d’un Juif est également sacrée. En effet, Israël est “ une nation unique sur la terre ”, trouvant et mettant en évidence l’Unité dans les domaines matériels.
Je vous adresse ma bénédiction pour une joyeuse fête. Celle-ci implique, selon le Midrash et le Yalkout Chimeoni, une triple joie. Vous me donnerez de bonnes nouvelles de tout cela.
Notes
(1) En russe dans le texte. (2) Il s’agit de la lettre n°4739. (3) Puisqu’elle a déjà été concrètement appliquée. (4) Par recherche du sensationnel. (5) Sur la grande importance de la joie dans le service de Dieu. (6) Voir, à ce sujet, les lettres n°4271 et 4382.
Lettre n°4773
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4773, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tichri 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. Vous connaissez les enseignements de nos saints maîtres, soulignant à quel point il faut s’efforcer de trouver un parti qui convient, comme un homme recherchant avec ardeur ce qu’il a perdu. Bien entendu, il faut emprunter la voie de la Torah et de la crainte de Dieu. Mais, vous devez aussi faire preuve d’ardeur, en faisant intervenir des amis et des proches.
Vous me dites que vous voulez savoir d’emblée qui vous est destinée. Or, vos efforts doivent être réalisés d’une manière naturelle, conformément à l’enseignement de notre Torah, Torah de vie et du Créateur du monde, Qui le dirige et accorde Sa Providence à chacun et à chacune. Il vous guidera sur la voie juste et bonne.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de votre père, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous avez sûrement connaissance des trois études, concernant chacun, qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles portent sur les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin, sur la Paracha du ‘Houmach, avec le commentaire de Rachi, de la Sidra de la semaine, le dimanche du début de celle-ci jusqu’au Chéni, le lundi du Chéni au Chelichi, sur le Tanya, selon sa répartition annuelle. Vous les adopterez, au moins à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
[Du fait de la sainteté de la fête(1), le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais en son nom,
Le secrétaire]
N. B. : Vous m’écrivez à propos de ce Juif de Bulgarie, affirmant qu’il attend d’observer des miracles et des merveilles. Alors…(2). Vous lui direz que, s’il observe son passé, il verra effectivement de nombreux miracles et merveilles, pour peu qu’il ne veuille pas se tromper et s’abuser lui-même. Pourquoi doit-il mettre à l’épreuve le Créateur du monde, Qui le dirige, en Lui suggérant de le conduire encore une fois dans une situation d’étroitesse, en le confrontant au danger, afin de le sauver ensuite ? Il est clair qu’il sera sujet à la peur, jusqu’au moment du salut. Mais, il est victime de son mauvais penchant, qui, de cette façon, peut le convaincre de ne pas mettre en pratique les Mitsvot du Créateur.
Puisse Dieu faire que vos paroles émanent du cœur. Ainsi, elles pénétreront dans le sien et il suivra le chemin droit, celui de la Torah, notre Torah, Torah de vie, pour son bien, non seulement matériel, mais aussi spirituel.
Le fait que j’écrive, à propos d’un Juif que je n’ai jamais vu, qu’il a, de par le passé, été exposé au danger et en a été sauvé, devrait lui suffire pour que, dès réception de cette information, il commence à porter les Tefillin, à manger cacher, à respecter le Chabbat.
Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Notes
(1) Cette lettre étant rédigée à ‘Hol Ha Moéd Soukkot. (2) Il acceptera de mettre en pratique les Mitsvot.
Lettre n°4774
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4774, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tichri 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Tichri.
En un moment propice, les noms cités seront mentionnés près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que ces personnes obtiennent la satisfaction de leurs besoins, conformément à ce que vous écrivez.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de chacun de ceux qui sont cités, d’un bien profond, c’est-à-dire de ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. En effet, chacun et chacune est détenteur de l’intégralité de la Torah.
De fait, dès que notre Torah fut donnée, Celui Qui la donna dit : “ Je suis l’Eternel ton Dieu ”, au singulier, s’adressant à chacun et à chacune des présents. Et, soulignent nos Sages, toutes les âmes, de toutes les générations, étaient présentes quand notre Torah fut donnée.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Je vous joins le Kovets Loubavitch, paru récemment. Sans doute mettrez-vous son contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous en dépend.
Lettre n°4775
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4775, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tichri 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mi’haël Yehouda Aryé Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue de Yom Kippour.
Vous évoquez le lavage des mains, au matin de Yom Kippour. Vous consulterez mes notes sur les Rechimot E’ha, dans le recueil de coutumes qui figure à la fin de ce livre, tome 3-14, page 209.
Concernant le texte de la prière(2) Avinou Malkénou, il est évident qu’il faut dire Za’hour(3), selon la forme qui est celle du verset. C’est ce que dit le commentaire du Sidour et cela a même été rectifié dans quelques éditions du Sidour Torah Or.
Le texte de la prière Yehi Ratson, prononcée par les Cohanim(4), est celui qui est imprimé dans le Sidour Torah Or. Mais, pour autant, il n’y a pas lieu de réprimander celui qui dit le texte figurant dans le Siddour Tehilat Hachem(5).
Avec ma bénédiction,
[Du fait de la sainteté de la fête(6), le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais en son nom.]
Notes
(1) Le Rav M.Y. A. L. Cohen, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°3059 et 4945. (2) Des dix jours de Techouva, de Roch Hachana à Yom Kippour. (3) Souviens-toi et non Za’hor. (4) Quand ils prononcent leur bénédiction. (5) Incluant la formule : “ Qu’il n’y ait pas d’obstacle à ma bénédiction ”. (6) Cette lettre est rédigée pendant ‘Hol Ha Moéd Soukkot.
Lettre n°4776
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4776, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tichri 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples accomplissements, empli d’empressement,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Tichri, que je viens de recevoir. Entre temps, vous avez sûrement eu ma réponse à vos précédents courriers.
Je répète le point essentiel, qui est le suivant. Il est clair que la direction du réseau(2) doit diriger tout ce qui le concerne, mais, dans la mesure du possible, il faut le faire sans autoritarisme, sans conflit(3).
En conséquence, il ne faut pas renoncer à la nomination des enseignants et enseignantes. Vous devez les sélectionner vous-mêmes et décider où ils travailleront. Il en est de même pour les conditions de leurs salaires. Pour autant, il faut le faire de la manière la plus sereine. Entre temps, de nombreux points que vous me signalez ont sûrement été réglés. Vous m’annoncerez de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, en ce qui vient d’être dit et pour l’amélioration de l’état de santé des membres de votre famille,
[Du fait de la sainteté de la fête(4), le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc en son nom,
Le secrétaire]
Notes
(1) Le Rav D.‘Hanzin, de Peta’h Tikva. Voir, à son sujet, la lettre n°4762. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak en Terre Sainte. (3) Textuellement “ en arrachant le nez ”. (4) Cette lettre est rédigée à ‘Hol Ha Moéd Soukkot.
Lettre n°4777
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4777, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tichri 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille de Yom Kippour. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez uniquement le bien, toujours et tous les jours, en vos préoccupations personnelles comme en vos activités communautaires.
J’ai pris connaissance, avec plaisir, des activités de votre fille, dans le domaine de l’éducation ‘Habad. Puisse Dieu lui accorder une réussite considérable. Il permettra que vous et votre épouse, conceviez d’elle beaucoup de satisfaction ‘hassidique, dans tous les domaines.
Conformément à un enseignement bien connu, qui a été développé ici, lors d’une réunion ‘hassidique, il est dit, à propos de la période du talon du Machia’h(1), “ la fille se dresse contre sa mère et les jeunes gens font blanchir le visage des anciens ”(2). En conséquence, sa mère augmentera également sa participation aux activités de ‘Habad. Elle connaîtra également la réussite.
Avec ma bénédiction,
[Du fait de la sainteté de la fête(3), le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc en son nom,
Le secrétaire]
Notes
(1) Juste avant sa révélation. (2) Ce qui, de manière positive, signifie que la fille conduira sa mère à bien agir et que les anciens seront impressionnés par les accomplissements positifs des jeunes gens. (3) Cette lettre est rédigée pendant ‘Hol Ha Moéd Soukkot.
Lettre n°4778
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4778, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tichri 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Tichri, dans laquelle vous faites référence à la question qui m’a été posée, au nom de telle personne et à la réponse que je lui ai faite. Vous détaillez tout cela et vous m’expliquez que son comportement, basé sur cette réponse, pourrait causer une déconvenue à la Yechiva et, ce qu’à Dieu ne plaise, causer du tort dans la classe où cette personne exerce sa mission sacrée(1).
Il est bien évident que la réponse à apporter à de telles questions est conforme à la Tossefta, figurant à la fin du second chapitre du traité Demaï, à propos d’un cas similaire(2). En d’autres termes, mon opinion et ma réponse s’entendent uniquement si les éléments mentionnés dans la lettre sont exacts.
En tout état de cause, tout ce que vous dites dans votre lettre ne modifie pas mon opinion et vous voudrez bien m’en excuser. Que Dieu vous aide à renforcer ce qui concerne l’éducation des enfants d’Israël aux valeurs sacrées, à la grandir et à la développer. De tout temps et en tout lieu, l’éducation a été l’un des piliers sur lesquels repose la maison d’Israël. Combien plus est-ce le cas en notre génération, dans “ le pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu ”, le palais du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il(3)
A cette occasion, j’aimerais savoir si l’on étudie les lois nécessaires à l’existence quotidienne. Dans les générations précédentes, une telle étude ne figurait pas dans le programme d’une Yechiva, car les élèves voyaient comment l’on pratiquait dans leur maison, grâce à l’éducation qu’ils recevaient de leurs parents. Ce n’est plus le cas, à l’heure actuelle, du fait de nos nombreuses fautes. Tout ce qui concerne le Judaïsme, y compris les idées les plus simples, doit donc être enseigné aux élèves à la Yechiva.
Au final, c’est bien là l’essentiel, ainsi qu’il est dit : “ craindre Dieu et garder Ses Mitsvot est bien la finalité de l’homme ”. Il en est de même pour l’étude qui inspire aux élèves la crainte et l’amour de Dieu, celle de la ‘Hassidout.
Je vous remercie de m’écrire, de manière détaillée, pour me dire ce qu’il en est de tout cela.
Avec ma bénédiction,
[Du fait de la sainteté de la fête(4), le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc en son nom,
Le secrétaire]
Notes
(1) Enseigne la Torah. (2) Elle est donnée en fonction de la question posée. (3) En Erets Israël. (4) Cette lettre est rédigée pendant ‘Hol Ha Moéd Soukkot.
Lettre n°4779
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4779, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tichri 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chlomo Zalman,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille de Soukkot.
Vous me dites que vous avez observé la coutume des ‘Hassidim(1), selon laquelle, lorsqu’une seule personne possède un second pain(2) et acquitte les autres de leur obligation(3), les convives récitent tous, indépendamment, la bénédiction du pain(4). Vous m’interrogez, à ce sujet, à partir de ce que disent le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 174, paragraphe 4 et les derniers Sages, affirmant que les convives s’acquittent également de la bénédiction du pain par celle qu’il prononce.
Il est vrai qu’il en est ainsi et que l’on peut s’acquitter de son obligation par la bénédiction de celui qui la prononce. De façon générale, chaque fois qu’une bénédiction est récitée parce que l’on tire un profit de ce monde, celui qui la récite peut aussi le faire pour le compte de tous ceux qui tirent également ce profit. Malgré cela, cette coutume(5) est judicieuse.
En effet, pour s’acquitter de son obligation par la bénédiction de l’autre, il faut en avoir l’intention et celui qui la dit doit aussi avoir cette intention. En outre, il ne doit pas y avoir d’interruption entre le moment où l’on écoute la bénédiction et celui où l’on consomme le pain. A l’opposé, pour le Kiddouch et la Havdala, par exemple, ceux qui écoutent ont pris l’habitude de s’acquitter de leur obligation(6). Il en est donc naturellement ainsi et l’on suit la majorité qui, écoutant ces bénédictions, ont l’intention de s’acquitter de leur obligation.
Il n’en est pas de même pour la bénédiction du pain, surtout en présence d’une foule nombreuse. Ceci s’applique aussi pour la coupe de bénédiction, à la fin d’un repas ou d’une réunion ‘hassidique. Il s’écoule beaucoup de temps entre le moment où l’on entend la bénédiction et celui où tous ceux qui l’entendent boivent leur verre. Il est donc difficile de ne pas s’interrompre. De ce fait, il convient d’instaurer cette pratique, selon laquelle chacun récitera sa propre bénédiction.
Vous dites que, d’après les derniers Sages, si l’on agit de la sorte et que chacun récite sa propre bénédiction, on ne s’est pas acquitté de l’obligation du second pain. Je ne connais pas la référence de cette affirmation. Bien au contraire, le Echel Avraham, du Rabbi de Butchatch, sur ce chapitre, dit clairement que l’on s’acquitte effectivement, en pareil cas, de l’obligation du second pain, même si l’on dit soi-même la bénédiction. Bien plus, il en est ainsi même si celui qui écoute ne s’est pas lavé les mains, comme le reproduit également le Or’hot ‘Haïm, à cette référence.
Vous envisagez la création d’un Collel pour les jeunes gens de la Yechiva, afin qu’ils puissent se consacrer à l’étude également après leur mariage. Auparavant, dans les Yechivot, on se mariait à un âge relativement avancé, à partir de trente ans.
Les Sages des générations précédentes ont déjà protesté contre un tel usage, tendant à retarder le mariage, en cette génération orpheline, comme le soulignent les premiers et les derniers Décisionnaires. Vous consulterez également les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, au chapitre 3, soulignant que l’on doit étudier la Torah dans la pureté. Dans les Yechivot ‘Habad, on n’a jamais retardé, à ce point, l’âge du mariage, ce qu’à Dieu ne plaise.
Pour ce qui est de la création d’un Collel, vous connaissez la décision de notre sainte Torah selon laquelle une Mitsva qui ne peut être mise en pratique par personne d’autre repousse toutes les considérations, comme le dit le traité Moéd Katan 9b. En ces dernières générations, une activité rabbinique ou bien liée à l’éducation aux valeurs sacrées est une nécessité absolue, le moyen de sauver littéralement les âmes.
En conséquence, il s’agit là de faire en sorte que des dizaines de jeunes gens possédant des capacités en la matière se consacrent à l’étude de la Torah tout au long de la journée, alors que des centaines, des milliers demandent de l’aide, au moins d’une voix intérieure que l’on n’entend pas. Ceux-là se noient dans les eaux tumultueuses qui inondent les rues et qui, malheureusement, ont déjà commencé à pénétrer dans les foyers. On peut donc se demander comment autoriser une telle pratique.
Certes, il peut en être ainsi pour une élite, pour ceux qui doivent passer quelques temps dans un Collel avant de pouvoir sauver les autres Juifs. En tout état de cause, cette voie n’est pas celle du plus grand nombre. Tout aurait été différent si, dans la précédente génération, on s’était réellement efforcé de sauver les Juifs de l’assimilation et d’un écart par rapport au chemin de la Torah et des Mitsvot, si on avait confié aux élèves de Yechiva, dès qu’ils terminent leurs études, le rôle de sauver les âmes. Il y aurait maintenant des dizaines de milliers d’élèves de Yechivot supplémentaires, de personnes se trouvant dans les synagogues et dans les maisons d’étude.
Point n’est besoin d’en dire plus, car ceci est pénible et même effrayant. En effet, quelques recteurs de Yechiva ont encore cette conception et se disent : “ J’aurais au moins sauvé ma propre personne ”. Nos Sages commentent longuement, dans différents textes, en particulier le Zohar, tome 1, pages 67b et 106b le comportement de Noa’h(7), quand le monde entier fut englouti par le déluge. Et, de fait, cela est différent, car Noa’h vivait avant le don de la Torah, quand il fut dit : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”.
Que l’on se demande donc ce qui se serait passé s’il s’était agi du fils du recteur de la Yechiva ou de sa fille unique, qu’il fallait rapprocher de Dieu et de Sa Torah. Se serait-il également enfermé dans la pièce la plus intérieure, s’en remettant au miracle pour qu’il puisse se consacrer à la Torah quelques heures de plus, chaque jour ? C’est bien évident.
S’agissant de ceux qui appartiennent à l’élite et possèdent des capacités particulières, les ‘Hassidim ont également l’habitude, depuis longtemps, de se consacrer à la Torah, même après le mariage, d’en faire leur seule activité. Pour autant, il ne s’agit pas d’une position concernant chacun, basée sur le principe, préalablement cité, selon lequel : “ J’aurai au moins sauvé ma propre personne ”.
Vous envisagez votre installation en Amérique du sud, par exemple. Cette proposition ne me convient pas. Pour l’heure, en effet, l’état d’esprit de ces pays ne convient absolument pas à l’éducation qu’il convient de donner aux jeunes enfants.
Avec ma bénédiction pour donner prochainement de bonnes nouvelles de tout cela et de l’état de santé des membres de votre famille,
[Du fait de la sainteté de la fête(8), le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc en son nom,
Le secrétaire,]
Notes
(1) Voir les Si’hot Kodech 5717, à la page 53. (2) Au début d’un des repas du Chabbat. (3) De posséder ce second pain. (4) Le Ha Motsi. (5) Le fait que chacun récite personnellement la bénédiction. (6) Et, le font donc naturellement, ce qui n’est pas le cas, en revanche, dans le cas du pain. (7) Qui, en quelque sorte, dit lui-même : “ J’aurai au moins sauvé ma propre personne ”. Voir, à ce sujet, la lettre n°4472. (8) Cette lettre est rédigée pendant ‘Hol Ha Moéd Soukkot.
Lettre n°4780
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4780, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tichri 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre(1). Vous connaissez la décision hala’hique(2), en la matière, du Tséma’h Tsédek, que vous citez vous-même dans votre lettre.
Vous vous engagerez donc à avoir une étude supplémentaire des “ Paroles du Dieu de vie ”, c’est-à-dire de la ‘Hassidout. Vous redoublerez d’ardeur en vos efforts envers l’autre, afin de le rapprocher de l’étude de la ‘Hassidout, de l’adoption de ses pratiques et de ses usages.
Sans doute le faites-vous, de toute façon. Et, vous donnez quelques pièces à la Tsedaka, chaque jour de semaine, avant la prière du matin. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite en tout cela.
Dans vos prochains courriers, vous m’annoncerez de bonnes nouvelles. Vous me direz que vous avez eu le mérite de former de nouveaux ‘Hassidim, craignant Dieu, parmi les Juifs. Comme vous le savez, nos Sages disent que “ quiconque enseigne la Torah au fils de son prochain…(3) ”.
Avec ma bénédiction,
[Du fait de la sainteté de la fête(4), le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc en son nom,
Le secrétaire,]
Notes
(1) Demandant la manière de réparer l’émission de semence en pure perte durant la nuit de Yom Kippour. (2) Chaar Ha Minhag, chapitre 62. (3) Est considéré comme s’il l’avait enfanté. (4) Cette lettre est rédigée pendant ‘Hol Ha Moéd Soukkot.
Lettre n°4781
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4781, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tichri 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 12 Tichri. Je suis surpris que vous ne m’ayez pas écrit pendant tant de temps. Vous connaissez l’affirmation de notre sainte Torah selon laquelle chaque journée doit recevoir son contenu spécifique et, quand on sait que l’on devra le faire savoir à quelqu’un(1), on a plus d’ardeur et de force pour multiplier les accomplissements. Ainsi, disent nos Sages, “ si Reouven savait…(2) ”. Or, votre présente lettre est rédigée d’une manière très concise.
Il est sûrement inutile de vous rappeler ce que disent nos Sages, à propos du verset : “ Si tu vois un homme dévêtu, tu le couvriras… et tu ne passeras pas outre à ta propre chair ”. Il s’agit ici de celui qui est “ dévêtu ” de Torah et de Mitsvot, comme le précise le Tana Dveï Elyahou Rabba. Malgré cela, le verset se termine par : “ tu ne passeras pas outre à ta propre chair ”(3).
Pour quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Puisse Dieu faire qu’en ce domaine également, vous m’annonciez de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
[Du fait de la sainteté de la fête(4), le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc en son nom,
Le secrétaire,]
Notes
(1) Rendre des comptes sur ce qui a été effectivement accompli. (2) Que ce qu’il a fait serait consigné dans la Torah, il n’aurait pas porté atteinte à la couche de son père. (3) Le fait de se consacrer aux autres n’autorise pas à passer outre à ses propres besoins et obligations. (4) Cette lettre a été rédigée pendant ‘Hol Ha Moéd Soukkot.
Lettre n°4782
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4782, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tichri 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Tichri, dans laquelle vous me dites que vous avez considéré le passage d’une Yechiva à l’autre comme étant une évidence. C’est la raison pour laquelle vous n’avez pas interrogé la direction de la Yechiva, à ce sujet.
Un enseignement de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui s’applique aux élèves des Yechivot Tom’heï Temimim et des Yechivot ‘Habad, en général, est bien connu. Tout ce qui les concerne doit être décidé par la direction de la Yechiva. Il faut donc faire ce qu’elle dit et l’interroger.
En effet, ces Yechivot ne se limitent pas à satisfaire ce qui concerne personnellement les élèves ou à quelques autres aspects spécifiques. Leur finalité est de faire en sorte que ces élèves soient conformes, en tout point, à la volonté de nos maîtres, fondateurs des Yechivot ‘Habad, qui les dirigent.
Ainsi, différents textes de ‘Hassidout expliquent l’interrogation de Moché, le berger fidèle, roi d’Israël : “ D’ou aurais-je de la viande(1) ? ”. Du fait de son immense élévation, celui-ci n’avait strictement rien à voir avec la viande matérielle. Malgré cela, il était le berger de tous les enfants d’Israël. L’ensemble de leurs besoins devaient donc être satisfait par son intermédiaire. C’est bien évident.
Concrètement, vous devez vous adresser maintenant à la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod(2) et lui poser cette question(3). Bien évidemment, vous pouvez présenter tous les arguments et toutes les justifications. Puis, vous vous conformerez à ce que l’on vous dira. Toutefois, vous vous trouvez, d’ores et déjà, à Jérusalem. Vous ne changerez donc pas d’endroit avant d’obtenir une réponse de la direction.
Puisse Dieu faire que vous renforciez votre soumission à Dieu, à la Torah, aux Mitsvot, aux Injonctions de notre sainte Torah, comme l’explique et l’éclaire la ‘Hassidout. Vous intensifierez également votre étude de la Torah et votre pratique des Mitsvot, de la meilleure façon.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Pour tout ce peuple. (2) Dans laquelle ce jeune homme étudiait au préalable, avant de se rendre à Jérusalem. (3) Dans quelle Yechiva ce jeune homme doit-il poursuivre ses études ?
Lettre n°4783
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4783, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tichri 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait de recevoir votre lettre, dans laquelle vous me dites : “ Grâce à cette aide et à cet appui, mes prières ont sûrement été exaucées(1) ”. Vous connaissez le récit du Juste, le grand Rav et ‘Hassid, parmi les importants élèves du grand Maguid(2), Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev, dont le mérite nous protégera, de l’annonce qu’il fit à l’issue d’une des prières des jours redoutables(3).
On sait qu’en cas de doute(4), une bénédiction n’est pas récitée. Dieu, dans Sa sainte Torah, tranche, sans ambiguïté, que l’on prononce, sans le moindre doute, la bénédiction suivante, faisant mention du Nom de Dieu et de Sa Royauté : “ Roi, Qui pardonne et fait disparaître nos fautes et celles de Son peuple, la maison d’Israël ”. Il y a donc bien là un fait certain, sans aucun doute.
Comme pour beaucoup d’autres idées, la ‘Hassidout donne, à ce sujet, une explication large et profonde. C’est bien le cas, en l’occurrence. Et, le chapitre 11 d’Iguéret Ha Techouva, de l’Admour Hazaken, permet de l’établir encore plus clairement.
On peut en conclure que ce qui vient d’être dit n’est pas vrai uniquement à Yom Kippour(5), malgré ce que semble indiquer ce récit. Il en est ainsi chaque jour, puisque nous disons : “ Il est miséricordieux et multiplie le pardon ”. Et, il s’agit bien ici de multiplication !
Mais, il est évident que Yom Kippour apporte le pardon et l’expiation pour toute l’année, de sorte que “ l’essence même de la journée apporte l’absolution ”. A l’opposé, la prière quotidienne concerne essentiellement le jour qu’elle est prononcée. Bien entendu, ceci s’ajoute à l’explication d’Iguéret Ha Techouva, à la même référence : “ Mais, le Yom Kippour rachète…(6) ”. Vous consulterez ce texte.
Que Dieu vous vienne en aide afin que, pendant de nombreuses années encore, vous mettiez en pratique l’Injonction : “ Honore Dieu par ta gorge(7) ” et “ Honore Dieu par ta richesse ”. Vous le ferez pour de longs jours et de bonnes années, en compagnie de votre épouse.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre était vraisemblablement l’officiant de sa communauté, pendant les prières de Roch Hachana ou de Yom Kippour. (2) Le Maguid de Mézéritch, successeur du Baal Chem Tov. (3) Roch Hachana ou Yom Kippour. (4) Sur la nécessité de la prononcer. (5) Lorsque cette bénédiction est récitée. (6) Les fautes les plus graves. (7) En étant officiant.
Lettre n°4784
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4784, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tichri 5717,
Brooklyn,
Aux distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu,
associés de cette usine,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre feuillet, qui sera lu, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Conformément aux enseignements de nos Sages à propos des Justes, bergers d’Israël, ceux-ci, quand leur âme remonte là-haut, continuent à assumer leur mission sacrée et ils invoquent une grande miséricorde afin de satisfaire les besoins de leur troupeau et, plus généralement, de tous ceux qui sont liés à eux, matériellement et spirituellement.
Il est sûrement inutile de vous souligner que, plus l’on s’engage dans la Torah et dans ses Mitsvot, plus l’on multiplie la bénédiction du Créateur du monde, Qui le dirige. De la sorte, on obtient la satisfaction des souhaits de son cœur, ainsi qu’il est dit : “ Si vous marchez dans Mes Décrets ”. Le Sifri, cité par le commentaire de Rachi, explique : “ En faisant porter vos efforts sur la Torah ”. Et, le verset poursuit : “ Et, vous garderez Mes Mitsvot… Je donnerai vos pluies en leur temps ”.
Comme je l’ai dit, quand vous m’avez rendu visite, je suis convaincu qu’en développant le réceptacle de votre subsistance matérielle, cette usine, vous élargirez également la bénédiction que Dieu vous accorde par son intermédiaire, à condition d’agrandir et de développer également les canaux reliant ce réceptacle, tel qu’il est ici-bas, à la source de la bénédiction, c’est-à-dire de mettre en pratique les Mitsvot de Dieu.
Puisse Dieu faire que s’accomplisse, très prochainement, pour vous, la promesse selon laquelle : “ Elargis ta bouche et Je l’emplirai ”.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, concernant tout cela,
Lettre n°4785
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4785, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tichri 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Zoussya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, dont vous avez commencé la rédaction le 27 Elloul, de même que celle du 13 Tichri, qui m’est parvenue avec la précédente, celle de l’issue du Chabbat ‘Hol Ha Moéd et celle du troisième jour de ‘Hol Ha Moéd.
Je vous remercie de m’écrire à propos de tout cela, même brièvement. Pour autant, il est surprenant qu’il y ait une telle interruption entre chaque lettre et que chacune soit aussi concise.
Je suis étonné que vous ne me donniez pas plus de détails, à propos de la diffusion des livres. Plusieurs textes de ‘Hassidout expliquent, et l’on peut vérifier concrètement qu’il en est bien ainsi, qu’un compte-rendu formulé en termes généraux n’ajoute pas beaucoup d’ardeur aux actions qui sont réalisées. En effet, en décrivant la réalité de cette façon, il n’est pas nécessaire d’en modifier la présentation, même si les activités ont été largement accrues ou bien, à l’opposé, considérablement réduites.
Il n’en est pas de même quand on a, d’emblée, conscience qu’à brève échéance, il faudra donner un compte-rendu détaillé. Ce doit donc être le cas, en l’occurrence. Vous me direz que l’on a vendu tant d’exemplaires de tel livre et tant d’exemplaires de tel autre. De la sorte, vous aurez, d’emblée, une autre perception de la réalité.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
N. B. :
Je suis surpris que vous n’évoquiez pas la campagne de diffusion des quatre espèces(2). Celle-ci n’est pas nécessaire à Kfar ‘Habad(3). Elle a lieu, en revanche, à Jérusalem et à Tel Aviv, ces dernières années. Là encore, un ajout est nécessaire, conformément à l’Injonction selon laquelle “ on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté ”.
Pour une certaine raison, l’expédition de la présente a été retardée et je viens de recevoir votre lettre, de l’issue de Sim’hat Torah. Sans doute ma réponse(4) au comité du Kfar(5) est-elle déjà parvenue à destination. Elle répond également à plusieurs points évoqués dans cette lettre.
Notes
(1) Le Rav H.Z. Wilimovski, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°4284, 4953, 5032 et 5296. (2) De Soukkot. (3) Dont les habitants respectent les Mitsvot. (4) Il s’agit de la lettre suivante. (5) Kfar ‘Habad.
Lettre n°4786
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4786, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Tichri 5717,
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu le compte-rendu de vos réunions du 25 Elloul, des 8 et 12 Tichri, du premier jour de ‘Hol Ha Moéd Soukkot, de même que vos lettres du 13 Tichri et du quatrième jour de ‘Hol Ha Moéd Soukkot. J’attends la suite de vos nouvelles. Puisse Dieu faire qu’elles soient bonnes.
Vous me faites part de votre décision concernant le Mikwé(1). Celle-ci ne me convient pas du tout, d’autant que je ne comprends pas votre affirmation selon laquelle la préparation des plans doit durer deux mois, alors que l’on insiste sur ce point depuis plus de six mois déjà.
De même, les coûts de construction sont soudainement passés de vingt à trente cinq mille Shekels. Et, j’ai bien peur que ce montant augmente encore. De même, je ne comprends pas que vous ne soyez pas capables de me dire s’il est possible de construire la moitié du Mikwé. En l’occurrence, il ne s’agit pas d’une moitié, mais, pour l’heure, on en fera un(2) au lieu de deux.
Mon but, par ces lignes, n’est pas de me plaindre, mais, comme je le disais dans mon précédent courrier, l’hiver approche. Le Mikwé pour femmes est utilisé le soir et la nuit(3). Il faut donc l’achever au plus tôt, bien évidemment sans diminuer non seulement la validité de ce Mikwé, mais aussi son confort.
Dans l’attente de vos nouvelles bonnes, réjouissantes et détaillées,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4284. (2) Bassin. (3) Lorsqu’il est pénible de devoir s’éloigner.
Lettre n°4787
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4787, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Tichri 5717,
Brooklyn,
Au cher ‘Hassid distingué, qui craint Dieu,
Mena’hem, qui est appelé docteur Harari(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 13 Tichri, dans laquelle vous me faites part de la proposition que vous formulez aux institutions ‘Habad en Terre Sainte, celle de prendre en charge les traitements dentaires des enfants.
Bien évidemment, il est difficile de prendre une décision en se trouvant ici et de répondre à ce qui dépend des conditions de l’endroit et de l’habitation. Je suis certain que la direction de ces institutions s’intéressera à cette proposition de la manière qui convient et qu’elle restera en contact avec vous, à ce sujet.
Pour ma part, je dois, bien sûr, vous remercier d’être prêt à réaliser tout cela, ce qui fait la preuve de votre intérêt et de votre participation aux réalisations de ‘Habad en notre Terre Sainte.
Vous m’écrivez, dans votre lettre, que vous êtes issu(2) d’une famille ‘Habad et puisse donc Dieu faire que vous vous développiez et adoptiez le comportement qui convient à un homme de ‘Habad. Le but d’une pousse est de donner naissance à un arbre, lequel porte des fruits, en fonction des racines de cette pousse.
Le moment est venu de mobiliser tous les hommes de ‘Habad, les pousses, les racines et les arbres, afin de développer, quantitativement et qualitativement, tout ce qui concerne ‘Habad en Terre Sainte.
Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°4719. (2) Textuellement “ une pousse d’une famille ”.
Lettre n°4788
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4788, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Tichri 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chimeon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Tichri. Il me semble que vous avez déjà reçu la réponse à votre précédente lettre. Je suis surpris que vous me confirmiez ne pas l’avoir obtenue. Peut-être son acheminement a-t-il été retardé.
Vous faites allusion à la coupe de cheveux de votre fils, qui aura trois ans, le 14 Chevat. Vous me demandez si vous devez la retarder jusqu’à Lag Baomer(2). Votre lettre semble indiquer que tel est l’usage des ‘Hassidim, en Terre Sainte.
Vous savez à quel point nos Sages accordent de l’importance à la coutume. Toutefois, vous dites, en l’occurrence, que certains pratiquent cette coupe de cheveux avant l’âge de trois ans afin qu’elle ait lieu à Lag Baomer. Ceci ne me convient pas du tout. Même si l’on veut dire que le fait de la célébrer à Miron(3) est plus important que l’âge de trois ans, il est envisageable de la retarder, mais non de l’avancer.
Quant au fait de retarder jusqu’à Lag Baomer, on peut le concevoir s’il s’agit de quelques jours(4). En revanche, il faut se demander s’il faut adopter la même position pour quelques mois. En effet, la coupe de cheveux est un acte d’éducation, permettant, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, de “ laisser les Péot de la tête ”. Ce début d’éducation a été sanctifié depuis de nombreuses années et générations. Il est donc certain qu’il suscite la bénédiction céleste pour celui qui reçoit cette éducation.
Si l’on retarde la coupe de cheveux, cette bénédiction de Dieu l’est également et, entre temps, elle manque, pendant des semaines et des mois.
Vous évoquez l’entrée au ‘Héder et vous me demandez s’il faut attendre que l’enfant ait trois ans ou bien s’il peut s’y rendre avant cela. Tout dépend de l’éducation qu’il a reçue jusqu’à maintenant. S’il respecte certaines pratiques à la maison, conformément à la coutume de nombreux foyers juifs, il n’y a pas lieu d’anticiper son entrée au ‘Héder(5) avant cet âge. A l’opposé, si son entrée renforcera ces pratiques, elle sera donc plus liée à l’éducation qu’à l’étude. En pareil cas, elle n’est pas moins importante que l’éducation à la maison, qui n’est pas attachée à un âge spécifique.
Certains ne veulent rien enseigner à l’enfant avant l’âge de trois ans, conformément au verset : “ pendant trois ans, … ils seront pour vous… ”(6). Toutefois, je n’ai pas vu que les ‘Hassidim ‘Habad se conforment à cet usage. Tout au plus, peut-on faire une différence entre l’enseignement oral et écrit. Vous consulterez les termes de l’Admour Hazaken, lois de l’étude de la Torah, début du chapitre 1. Ceci apporte, en outre, une réponse évidente(7) à la question posée, dans les commentaires du Gaon de Vilna, sur le Choul’han Arou’h Yoré Déa, au chapitre 245.
Vous me demandez si vous devez poursuivre votre commerce de Tefillin et de Mezouzot. Tout dépend si vos gains sont à la mesure du temps que vous consacrez à cette activité et aussi si vous disposez d’un autre moyen de gagner plus largement votre vie.
Sans doute m’indiquerez-vous, avec les détails nécessaires, ce qu’ont été vos activités du mois de Tichri. Puisse Dieu faire qu’elles soient pleines et entières. En effet, nous entrons dans une année intègre, selon l’expression que nos Sages emploient pour faire allusion au second mois d’Adar.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav C.Jacobovits, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3023. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3384, 3438, 4979 et 5085. (3) Près du tombeau de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, dont la Hilloula est Lag Baomer. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir également le Chaareï Ha Techouva sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 531, paragraphe 7 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les notes du Chneï Lou’hot Ha Berit sur la Loi Ecrite, Parchat Kedochim : ‘à quatre ans, on le conduit à l’école’. ” (6) Interdits à la consommation. Vaykra 19, 23. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°4109.
Lettre n°4789
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4789, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tichri 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée,
le Rav ‘Haïm Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous soulevez la question d’un médecin, installé sur place(2). Vous consulterez la fin du premier chapitre du traité Sanhédrin, surtout d’après le commentaire du Rambam, lois des opinions, fin du chapitre 4(3). Il est bien évident que vous devez tous vous concerter, comme pour toute activité publique, qui concerne l’ensemble de Kfar ‘Habad.
En tout état de cause, puisse Dieu faire que s’accomplisse en tous les habitants du Kfar, au sein de tout Israël, la guérison de Celui Qui “ guérit toute chair et accomplit des merveilles ”. En effet, Il dit, dans Sa Torah, Torah de vie : “ Je suis l’Eternel Qui te guérit ”. En conséquence, “ la maladie… Je ne la placerai pas sur toi ”. C’est là la forme de guérison la plus haute.
Je suis surpris que, dans cette lettre, vous ne fassiez pas mention de votre mission sacrée, consistant à vérifier les Sifreï Torah, Tefillin et Mezouzot. Sans doute poursuivez-vous cette activité.
A cette occasion, j’aimerais savoir si vous avez une bonne connaissance de la forme des lettres(4) adoptée par les ‘Hassidim ‘Habad, selon la conception de l’Admour Hazaken. Si c’est le cas, de qui avez-vous reçu cette tradition et quelle est la fiabilité de celui qui vous l’a transmise ? Plus vous me donnerez des détails, en la matière et mieux cela sera.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Le Rav H.M. Garelik, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre 4652. (2) A Kfar ‘Habad. (3) Selon lequel un médecin doit se trouver en chaque endroit. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°3215 et 5155.
Lettre n°4790
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4790, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tichri 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples accomplissements, le Rav Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de dimanche soir. Soyez satisfait comme je l’ai moi-même été, en constatant que vous continuez à assumer votre mission sacrée auprès des élèves et de ceux qui reçoivent leur éducation(2), à Chemini Atséret et à Sim’hat Torah(3), afin de leur expliquer, de vive voix et aussi en adoptant le comportement qui convient, le contenu de ces jours.
Différents textes de ‘Hassidout expliquent l’importance de ces moments du “ temps de notre joie ”, lorsque “ Dieu se réjouit de Ses Créatures ” et “ Israël se réjouit de son Créateur ”.
Puisse Dieu faire que ces jours exercent leur influence tout au long de l’année, afin de révéler, chez ces élèves, les forces les plus hautes. En outre, ils agiront par les forces qu’ils possèdent déjà et ils grandiront pour l’honneur, la gloire et la fierté de cette institution, dans laquelle ils reçoivent leur éducation et de tous ses élèves.
Et, vous connaissez la décision de notre sainte Torah selon laquelle ceux qui investissent des efforts en la matière en sont récompensés les premiers.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav M.Levertov, de Pittsburgh. Voir, à son sujet, les lettres n°3534, 3913, 5088 et 5290. (2) Dans l’école Loubavitch de Pittsburgh. (3) Malgré les vacances scolaires.
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