Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4731
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4731, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la fin d’Elloul, dans laquelle vous évoquez la proposition de fixer, chaque jour, un temps pour la méditation, avant et pendant la prière.
Il est clair que cette proposition est judicieuse, qu’un tel comportement apporte beaucoup de bien, en plus de l’amélioration que l’on peut observer, à l’évidence, en tout ce qui concerne un Juif. On peut le déduire de différents textes de ‘Hassidout, en particulier du Likouteï Torah, à la Parchat Balak, au discours ‘hassidique intitulé “ Il n’a pas vu ”, comparant la prière à la colonne vertébrale qui confère sa stature au corps. Vous consulterez ce texte.
Puisse Dieu faire que vous influenciez vos amis en ce sens. Vous observerez l’effet de votre prière. Puis, de la synagogue, vous vous rendrez à la maison d’étude et vous apprendrez la Torah. En effet, Abba Binyamin priait pour que “ ma prière soit à côté de mon lit ”. Car, l’étude de la Torah faisant suite à la prière fervente est beaucoup plus élevée.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, que vous étudiez la Torah avec crainte de Dieu,
Lettre n°4732
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4732, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Dans votre lettre, vous mentionnez le mariage et je saisis cette occasion pour souligner, encore une fois, que la bénédiction récitée lors de cette cérémonie, telle qu’elle est instaurée par nos Sages, les membres de la grande Assemblée, comporte l’expression : “ un édifice éternel ”.
Un édifice, de façon générale, sa beauté et son harmonie, ont une valeur et se perpétuent dans la mesure où les fondations sont fixes, où celles-ci peuvent résister à tous les changements qui se produisent dans le monde sans les subir.
Il en est de même pour l’édification d’un foyer juif. Il faut d’abord s’assurer que les matériaux de construction sont irréprochables, basés sur la Torah et les Mitsvot qui ont protégé les Juifs, à toutes les époques, de tout temps et dans tous les pays, sans aucune modification, grâce auxquelles le peuple d’Israël se perpétue. Vous comprenez bien ce que cela veut dire.
Que Dieu vous accorde le mérite d’être une maîtresse de maison pour la gloire d’Israël. Avec votre mari, qui aura une longue vie, vous serez heureux, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrite et scellée pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°4733
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4733, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Elloul 5716,
Brooklyn, New York,
A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu, de Paris, votre lettre du 22 Elloul, de même que vos salutations, par l’intermédiaire du Rav Kirshblum. Je vous en remercie.
S’agissant de la question posée(2), je dois avouer que je n’ai pas encore retrouvé le calme de l’esprit. Je voudrais donc, très brièvement, vous donner les précisions suivantes.
Ayant moi-même une approche professionnelle de la mécanique, je sais comment l’on conduit les bateaux et de quelle manière ils fonctionnent. Tout cela est très clair et la décision hala’hique, en la matière, ne fait donc aucun doute. Vous dites vous-même, dans votre lettre, qu’en exerçant des pressions, vous avez pu rectifier quelques points. Il y a donc bon espoir que vous connaissiez la réussite, si vous faites preuve de l’ardeur qui convient. Pour différentes raisons, en effet, vous pouvez, plus que tout autre, exercer de telles pressions.
Vous faites référence à ceux qui vous ont écrit pour vous poser cette question. Vous dites qu’ils ne sont pas motivés par la sainteté du Chabbat, mais plutôt par le désir de ne pas nuire(3). Il est bien évident que cette réaction ne diminue pas l’interdiction qui est faite, en la matière, pas plus que le danger pour la sécurité de la Terre Sainte, pour celle des personnes qui l’habitent.
En effet, différents enseignements de nos Sages montrent le lien qui peut être établi entre le respect du Chabbat et cette sécurité. Un passage entier du traité Chabbat 119b est consacré à cela et l’on trouve, en outre, dans notre Torah, différentes affirmations de nos Sages, à ce sujet. Pour quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en citer les références.
Un danger supplémentaire, s’ajoutant au problème proprement dit, provient des informations parues dans la presse et des rumeurs circulant dans différents cercles, selon lesquelles certains permettent les voyages à bord de ces bateaux, parce que l’on utilise les profits ainsi réalisés pour acheter des armes.
Vous avez sûrement vu l’information du Ha Tsofé sur la discussion entre le grand rabbinat et le capitaine Halpern. On en fait un principe général et même un raisonnement a fortiori, selon lequel il est une Mitsva de travailler sept jours sur sept dans les usines de Terre Sainte.
A ce propos, concernant l’immigration d’Afrique, à laquelle vous faites allusion dans votre lettre et qui est également réalisée par des bateaux(4), il est encore plus aisé de mettre les choses en ordre. En effet, on peut se rendre, d’Afrique du nord en Terre Sainte, en six jours de bateau, ce qui veut dire que, si le voyage commence le dimanche, il n’y aura pas de problème. Il est clair que vous pouvez prendre la décision, en la matière. En effet, tous savent actuellement que les immigrants d’Afrique pratiquent la Torah et les Mitsvot.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, j’exprime ma bénédiction, à vous et à tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Je vous joins un fascicule qui vient de paraître. Sans doute suscitera-t-il, de votre part, un grand intérêt.
Notes
(1) Le Rav Chlomo Zalman Shargay, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°4531. (2) Celle des bateaux israéliens voyageant pendant le Chabbat. Voir, à ce sujet, la lettre n°4555. (3) A l’état d’Israël. (4) Conduisant les immigrants d’Afrique du nord en Terre Sainte.
Lettre n°4734
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4734, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Elloul 5716,
Brooklyn,
Aux dirigeants de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu le compte-rendu de votre réunion, qui a eu lieu à l’issue du Chabbat Ki Tétsé et des précédentes. Concernant ce que j’espérais(1), j’ai été surpris par la rumeur selon laquelle, puisqu’il est question de construire deux Mikwés, l’un pour les femmes et un autre pour les hommes, chacun d’entre eux coûtant de douze à treize mille livres israéliennes, alors que la caisse, pour l’heure, n’en compte que douze mille, vous alliez surseoir à la construction, jusqu’à ce que vous ayez réuni la totalité de ce montant. Pour l’heure, vous continuerez donc à utiliser le Mikwé précédent.
Vous comprenez les difficultés que soulève cette solution. Il faudra marcher, la nuit, pendant l’hiver qui approche. Et, même sans cela, on ne comprend pas pourquoi il faut attendre, durant tous ces mois.
A mon sens, vous devez immédiatement commencer la construction du Mikwé pour les femmes, puisque vous possédez déjà le montant nécessaire. Et, les hommes, pour l’instant, se serviront du Mikwé précédent. En effet, ils s’y rendent le matin et non le soir, c’est bien évident. Si vous le faites avec l’ardeur qu’il convient, j’ai bon espoir que la construction s’achèvera avant l’hiver prochain.
J’ai demandé au secrétaire, le Rav I.M. M.(2) ce qu’il en était, concernant les projecteurs et l’éclairage des rues. Il m’a dit que, selon le programme, les réverbères électriques ont déjà été suspendus, mais non les projecteurs, dont les travaux n’ont pas encore commencé. Or, ce compte-rendu semble indiquer que les réverbères électriques ne sont pas encore en place non plus. Là encore, j’espère que vous le ferez au plus vite, car, à partir du 15 Mena’hem Av, les jours se raccourcissent.
J’ai reçu des plaintes émanant de plusieurs Sefardim qui résident au Kfar. Ceux-ci veulent profiter de l’éclat des réunions ‘hassidiques, mais ils n’y parviennent pas, car ils ne comprennent pas le Yiddish. Il serait bon, à la prochaine réunion, de voir comment l’on peut remédier à cela. C’est le moment pour cela, puisque le septième mois(3) est rassasié de tout(4).
La logique courante, y compris celle de l’âme animale, établit que chacun, observant son prochain, entre en compétition avec lui. Il en résulte qu’on ne lui vient pas en aide, bien au contraire(5). De fait, nos Sages et, en particulier, la ‘Hassidout expliquent que la paix est le réceptacle contenant la bénédiction du Saint béni soit-Il, ainsi qu’il est dit : “ Bénis-nous, notre Père, tous comme un ”. C’est bien évident.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année,
Notes
(1) La construction du Mikwé pour femmes de Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°4284. (2) Le Rav Its’hak Mena’hem Mendel Lis, secrétaire du comité de Kfar ‘Habad. (3) Celui de Tichri. (4) De toutes les forces spirituelles pour l’année qui vient. (5) Qu’on lui fait des difficultés.
Lettre n°4735
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4735, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je ne voulais pas dire que vous êtes l’unique responsable de tout ce qui s’est passé. Pour autant, il semble que tous les directeurs, tous les membres de la direction portent une part de responsabilité dans la discorde. Et, il en est nécessairement ainsi(1), puisqu’il est dit : “ Comme le visage se reflète dans l’eau…(2) ”.
Si l’une des parties commençait à adopter une attitude de paix et de conciliation, le cœur de l’autre, au final, se transformerait, conformément aux termes de ce verset.
Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, chacun agisse de la sorte. Comme l’explique et l’enseigne l’Admour Hazaken, dans Iguéret Ha Techouva, à la fin du chapitre 9, dès lors qu’il s’agit de rectifier le passé, il faut redoubler d’effort. Et, selon les termes de nos Sages, “ celui qui avait l’habitude de lire une page…(3) ”.
J’attends de vos bonnes nouvelles,
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) La responsabilité est toujours partagée. (2) Le cœur de l’homme se reflète dans celui de son prochain. (3) En lira deux, pour combler le manque.
Lettre n°4736
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4736, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Elloul. Je m’empresse de le faire, car il est bien évident qu’en vous écrivant(1), je ne faisais pas allusion à vous personnellement. Je voulais seulement dire que les Rabbanim, les recteurs de Yechivot, tous ceux qui apprécient à sa juste valeur le mode de vie traditionnel, doivent se servir de tous les moyens pour modifier la situation actuelle selon laquelle, quand il y a un mariage, on doit dépenser plusieurs milliers de livres(2) pour louer un appartement.
En observant cette situation à distance, le moyen le plus efficace d’obtenir un tel résultat est de ne pas limiter sa résidence à deux ou trois endroits, dans lesquels les frais de pas de porte sont effroyables. Il faut transférer les Yechivot, ou au moins quelques unes d’entre elles, dans des endroits où les maisons sont moins chères.
Certes, cela(3) sera difficile. Néanmoins, ces difficultés incomberont au public et il ne reviendra pas à un individu de chercher et de trouver des sommes importantes, au titre de ces frais de pas de porte. C’est bien évident.
D’après les nouvelles que je reçois, le montant actuel de ces frais de pas de porte fait obstacle à de nombreux mariages ou fiançailles ou bien allonge démesurément le temps qui s’écoule entre les fiançailles et le mariage. Différents textes indiquent de quelle manière nos Sages considèrent tout cela(4).
J’ai bon espoir que, si l’union se fait entre tous ceux qui se trouvent sur place et sont intéressés à ce que cette situation évolue, ceux-ci trouveront très vite le moyen d’alléger la situation, d’y trouver remède de la manière qui convient, au moins pour un certain temps. Le mérite de tous vous viendra en aide.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, j’exprime ma bénédiction, à vous et à tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°4423. (2) Israéliennes. (3) Ce transfert. (4) Selon eux, le temps s’écoulant entre les fiançailles et le mariage doit être le plus court possible.
Lettre n°4737
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4737, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me faites part de votre état d’esprit, de votre comportement et de vos conceptions, au moins pour le proche avenir. Vous me demandez ce que j’en pense.
Il est clair que les fondements sur lesquels vous basez vos conclusions ne me conviennent pas du tout(2). Je veux dire qu’à mon avis, ils n’ont pas lieu d’être. Votre état d’esprit actuel n’est que passager et plus vous ferez d’effort, en la matière, plus vous en hâterez la disparition.
Il est bien évident que vous possédez des forces et des capacités, que vous pouvez les utiliser non seulement pour votre propre personne, mais aussi pour les autres, pour le plus grand nombre. Néanmoins, comme pour tout ce qui constitue la création, ce potentiel doit être mis en application et développé, ce qui, dans la plupart des cas, exige un effort.
Toutefois, l’homme est capable de fournir un tel effort. Et, s’il se dit que cet effort, pendant un temps relativement court, lui servira pendant de longues années, pour lui-même, pour les autres et pour le plus grand nombre, afin d’améliorer sa situation spirituelle, matérielle ou les deux à la fois, s’il prend conscience qu’il découlera de cette amélioration des fruits et des “ fruits de fruits ”, il comprendra aisément que l’effort est parfaitement justifié.
D’ordinaire, il est à peu près impossible de modifier son état d’esprit, d’une extrême à l’autre(3). Concrètement, il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Il suffit que vous preniez la décision, dès réception de la présente, d’avancer dans la bonne direction, c’est-à-dire d’évoluer vers une vie active. Vous ferez un premier pas en ce sens, puis, peu à peu, vous en ferez un second, puis un troisième. Et, en peu de temps, vous vous trouverez sur la voie royale, conduisant à une vie de satisfaction morale et de contentement.
Si vous voulez accepter mon avis, poursuivez donc vos études, l’an prochain et, simultanément, exercez une activité pédagogique, si possible quelques fois par semaine. Je veux dire que vous organiserez des classes de filles, que vous guiderez et auxquelles vous enseignerez quelques idées, en fonction de leur compréhension, pour lesquelles vous organiserez des après-midi récréatives, pendant le Chabbat et les fêtes.
Et, réfléchissez donc vous-même. Il y a tant de choses à faire, dans le monde, tant de forces que possèdent chacun et chacune. Précisément parce que tous ces accomplissements sont nécessaires, on ne peut pas renoncer à une seule force, à une seule capacité. Le rôle de chacun et de chacune consiste donc à engager tout ce dont il dispose afin d’améliorer la part du monde qui lui est confiée.
Comme en tout autre domaine, pour s’engager dans cette voie, il faut “ apprendre le métier ”, acquérir les connaissances indispensables, en général, celles qui permettent d’utiliser ses capacités et ses forces, en particulier.
Si vous méditez à tout cela une fois et encore une autre fois, j’ai bon espoir que vous commencerez aussitôt à agir, sans être effrayée par l’effort et par ce qui doit être accompli. Très bientôt, votre effort sera couronné de succès.
Avec ma bénédiction pour donner bientôt de bonnes nouvelles de tout cela, afin d’être inscrite et scellée pour une bonne année,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une jeune fille. (2) Etant vraisemblablement très pessimistes. (3) En très peu de temps.
Lettre n°4738
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4738, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Elloul 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Moché, qui est appelé docteur Taub,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous êtes satisfait du quartier dans lequel vous vous êtes installé. On y trouve, en effet, les différents éléments de la ‘Hassidout, de la crainte de Dieu et également de la ‘Hassidout.
Sans doute vous et votre épouse développez-vous ces domaines. En effet, un quartier est constitué par les personnes qui y résident et qui y agissent. Chacun et chacune reçoit une part spécifique et importante de ces accomplissements(1).
Bien plus, votre activité professionnelle est la médecine. Or, de nos jours, tous s’accordent pour reconnaître que la santé du corps dépend de celle de l’âme et de son harmonie. Nos Sages soulignent que la paix, de cette façon, règne ici-bas.
L’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, explique que ceci est accompli par l’homme(1), ses deux âmes, son âme divine et son âme animale, grâce à la Torah. Pour cela, il doit adopter un mode de vie conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie.
Vous trouverez sans doute les mots conformes à l’esprit de ceux qui vous consultent, à titre médical. Vous leur expliquerez également comment guérir leur âme, en fonction de ce qui est dit dans différents textes, en particulier les huit chapitres du Rambam, les livres de ‘Hassidout et d’Ethique.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, j’exprime ma bénédiction, à vous et à tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Notes
(1) Le quartier n’est donc parfait que dans la mesure où chacun de ses résidents lui apporte sa contribution. (2) En lequel doit régner cette paix.
Lettre n°4739
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4739, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Jours de Seli’hot 5716,
Brooklyn, New York,
Aux fils et filles d’Israël,
partout où ils se trouvent,
que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue largement et vous bénis,
Nous nous approchons de la fin de cette année et, au seuil de la nouvelle, chaque homme consciencieux établit le bilan de l’année qui s’est écoulée et, sur cette base, il prend de bonnes résolutions pour la nouvelle année.
Pour que ce bilan et ces résolutions soient exactes, il ne doit pas surévaluer ses qualités et ses accomplissements. Mais, parallèlement, il ne lui faut pas non plus exagérer ses défauts et ses échecs.
En effet, un état d’esprit de découragement, pire encore de renoncement, ce qu’à Dieu ne plaise, est un des éléments qui affaiblissent la capacité de s’améliorer.
Néanmoins, même si l’on n’exagère pas ses défauts, même si l’on établit un juste bilan, il reste encore possible de mettre largement en évidence toute l’importance de son aspect négatif, étranger au domaine du bien, parfois même au-delà de l’aspect positif et bon.
Toutefois, même en pareil cas, on ne doit pas laisser s’installer le sentiment de renoncement.
Car, avec le profond regret du passé et la ferme résolution pour l’avenir que suscite le bilan moral, on doit aussi avoir la conscience permanente que ce qui est bon et saint, d’après la définition que donne notre Torah, Torah de vie, de ces notions, est éternel et immuable.
En effet, tout ceci(1) émane de l’âme, de la parcelle de Divinité que l’homme porte en lui.
A l’opposé les accomplissements qui ne sont pas bons, ceux qui sont négatifs, sont liés à l’âme animale, à la partie animale de la personnalité humaine et au mauvais penchant, desquelles ils émanent. Ils sont, par nature, limités. Ils peuvent donc être supprimés et annulés.
Le mal, les actions qui ne sont pas bonnes, sont donc uniquement passagères(2). Une Techouva sincère et véritable permet de les rectifier et de les racheter.
Ce qui vient d’être dit doit susciter, chez chaque Juif, quel que soit le bilan qu’il a établi de l’année passée, un encouragement, un immense espoir en le futur.
Chacun saura, en effet, que ses bonnes actions de l’année passée sont éternelles, qu’elles ont effectivement illuminé sa vie, sa famille et tout le peuple d’Israël. En effet, tous les Juifs sont dépendants les uns des autres. Ils ne forment qu’une seule et même entité.
On peut également en déduire que, si certaines évolutions semblent, parfois, aller dans le sens de la chute, si tous n’augmentent pas leur sagesse et leur piété, le bien, dans le monde, ne s’en renforce pas moins, en réalité, dans la dimension profonde, chaque année, chaque jour, à chaque instant.
De fait, chaque instant peut apporter des accomplissements positifs.
Et, même lorsque ce qui n’est pas bien semble prendre le dessus, il n’y a là qu’une évolution passagère. Au final, il est certain que le bien l’emportera et que ce qui ne l’est pas disparaîtra.
En effet, le Créateur du monde, Qui le dirige, a donné l’assurance que tous accèderaient à la Techouva. Dieu multiplie le pardon, y compris pour les fautes qui ont été commises maintes fois. Il accepte la Techouva, car “ aucun d’entre nous ne sera repoussé ”.
Chacun peut faire en sorte qu’il en soit ainsi, obtenir que l’année prochaine lui apporte un bilan positif de ses actions, en s’y engageant de cette façon. Dieu souhaite la Techouva et Il viendra donc en aide, pour tout cela.
La ferme résolution d’agir en ce sens renforce la certitude que nous aurons une bonne et douce année.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Ce qui est bon et saint. (2) Devant, tôt ou tard, disparaître.
Lettre n°4740
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4740, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Jours des Seli’hot 5716,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction.
Et, à l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, j’exprime ma bénédiction, à vous et à tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Vous gardez sans doute, gravée à l’esprit, l’Injonction de nos Sages selon laquelle quiconque se trouve dans l’armée reçoit un Précepte spécifique : “ Ton campement sera sacré ”.
Bien plus, vous vous trouvez dans le pays duquel il est dit que, vers lui “ sont toujours tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.
Vous influencerez vos amis en ce sens et puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite.
Lettre n°4741
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4741, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Jours de Seli’hot 5716,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites que les actions et les diffusions peuvent suggérer et suggèrent même effectivement un sentiment d’orgueil.
Vous connaissez le dicton suivant de l’Admour Haémtsahi(1) : “ Tu peux devenir un oignon, mais, en tout état de cause, tu dois répéter de la ‘Hassidout ”.
De plus, du fait de nos nombreuses fautes, nombreux sont ceux qui éprouvent, de toute façon, un sentiment d’orgueil, alors qu’ils ne font rien(2) !
Et l’on adopte une conclusion positive(3).
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2538. (2) Restent inactifs (3) En rappelant qu’il doit en être ainsi.
Lettre n°4742
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4742, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Jours de Seli’hot 5716,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Moché Klein,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre et je vous en remercie.
Et, à l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, j’exprime ma bénédiction, à vous et à tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
En marge de votre lettre, vous notez que le ‘Ho’hmat Chlomo(1), du Rachak(2), ne mentionne pas les propos du Ramban, dans son commentaire de la Torah et du Ritva, sur le traité Kiddouchin 22a, selon lesquels le maître est tenu, selon une disposition de la Torah, d’assurer la subsistance de l’épouse(3), bien que le mari soit tenu de nourrir son épouse seulement par une disposition de nos Sages, puisqu’il est de coutume, pour chaque homme, d’assurer sa subsistance.
Je ne dispose pas de ce livre. Néanmoins, j’ai toujours eu des difficultés à comprendre le raisonnement du Ramban et du Ritva. En effet, ceux-ci écartent plusieurs déductions faites par nos Sages. Ainsi, comment comprendre les Lois importantes qui sont énoncées au traité Bera’hot 31a ? Comment déduire que l’endeuillé doit se couvrir la tête, comme le précise le traité Moéd Kattan 15a et 27b ?
Notes
(1) Qui s’étonne de l’avis des Décisionnaires déduisant du traité Kiddouchin 22a que seul une décision des Sages fait obligation à l’homme d’assurer la subsistance de son épouse. En effet, le verset dit : “ Son épouse sera libérée avec lui ”, ce qui veut dire que le maître est tenu d’assurer la subsistance de l’épouse de son serviteur. (2) Le Rav Chlomo Kluger. (3) Du serviteur.
Lettre n°4743
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4743, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Jours de Seli’hot 5716]
Vous me demandez(1) pourquoi il ne suffit pas, pour mettre en pratique les termes du verset(2) : “ Nous complèterons par les bœufs de nos lèvres ”, de citer les pains de propitiation dans les cantiques de la description du service de Dieu(3) ?
Je mentionnais, dans ma lettre précédente(4), le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, établissant qu’il doit en être ainsi. On peut le déduire également du fait que l’on dise les versets du Moussaf, selon le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 488.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Yehouda Shmotkin. Voir, à son sujet, la lettre n°4594. (2) Selon lequel un sacrifice qui ne peut être offert doit être remplacé par la description qu’en donne la Torah. (3) Dite dans la prière du Moussaf, au lieu d’en faire un paragraphe spécifique, à la fin de cette prière. (4) Il s’agit de la lettre n°4594.
Lettre n°4744
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4744, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin de l’année 5716]
Vous souhaitez commencer à prier avec ferveur(1). Cela est particulièrement judicieux.
Mais, tout d’abord, vous étudierez, à plusieurs reprises, le Kountrass Ha Tefila(2), au moins pour la partie qui concerne la prière.
Dans un premier temps, vous appliquerez tout cela pour la prière du Chabbat(3).
Notes
(1) En consacrant un long moment à la méditation. (2) Du Rabbi Rachab. (3) Uniquement.
Lettre n°4745
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4745, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin de l’année 5716]
Vous faites référence(1) aux deux premiers paragraphes du Chema Israël et vous me dites que vous avez trouvé une affirmation inverse(2), dans le Likouteï Torah, au discours ‘hassidique intitulé “ Et, tu aimeras ”. Vous verrez également le Chaareï Torah, de l’Admour Haémtsahi, tome 1, porte de la prière, chapitre 25.
Vous consulterez, pour tout cela, le Imreï Bina, porte du Chema Israël, chapitre 45.
Vous continuez sûrement à réciter(3) de la ‘Hassidout et vous augmentez même cette activité. Dieu vous accordera la réussite, dans ce domaine également.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Avraham David Yanovski. Voir, à son sujet, la lettre n°4576. (2) En effet, le discours ‘hassidique intitulé “ Le début de vos pâtes ”, prononcé en 5629-1869, par le Rabbi Maharach, explique que, dans le premier paragraphe, la lumière de l’Attribut de Bonté s’introduit dans le réceptacle de la Rigueur, alors que, dans le second, la lumière de l’Attribut de Rigueur s’introduit dans le réceptacle de la Bonté. (3) Par cœur, en public.
Lettre n°4746
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4746, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Entre le Trône et le dixième jour(1) 5717,
Brooklyn, New York,
A la direction nationale de l’organisation des jeunes
d’Agoudat Israël, les jeunes de l’Agouda en Terre Sainte,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue largement et vous bénis,
Je fais réponse à l’annonce de votre neuvième réunion nationale, devant se tenir pendant ‘Hol Ha Moéd(2), qui approche.
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre que vous êtes conscients de la responsabilité qui incombe à la jeunesse orthodoxe. Il lui appartient de protéger et de sauver les enfants juifs, en danger de disparition morale, ce qu’à Dieu ne plaise.
Puisse Dieu faire que cette conscience de la responsabilité passe, du monde de la pensée et de la parole, à celui de l’action concrète.
J’ai déjà précisé le rôle de la jeunesse orthodoxe, en cette période décisive, de façon générale et, en particulier, en Terre Sainte, dans le palais du Roi, “ le pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Je le rappellerai encore une fois, afin de renforcer l’empressement et pour en montrer l’importance.
La divine Providence vous a accordé un grand bonheur en vous permettant d’appartenir à ceux dont la Torah de Dieu est la part. Et, Il a accordé une qualité particulière aux jeunes, qui sont emplis d’enthousiasme. Ces deux éléments vous confèrent la responsabilité particulière de vous trouver parmi les premiers qui agissent et qui font agir les autres, en donnant de la Tsédaka morale à ceux qui sont pauvres par l’esprit ou par les actions. Et ce don doit être généreux, avec une main tendue.
En ce mois de Tichri, chacun a le devoir et le mérite “ de renouveler ses actions et d’améliorer ses actions ”. Vous devez donc profiter de ce temps propice pour y puiser encore plus de force :
A) dans l’effort envers votre propre personne : il faut parvenir à une Techouva sincère, se soumettre à la Royauté céleste et au joug de la Torah, en craignant Dieu et en accomplissant les Mitsvot avec joie.
B) dans l’effort envers les autres : il faut se rapprocher de ceux qui ont besoin de cette proximité, encourager ceux qui doivent l’être, afin qu’ils accèdent à la Techouva, qu’ils étudient la Torah, pratiquent les Mitsvot et, surtout, mènent une large action, par toutes les façons qui viennent d’être évoquées, pour que chaque petit garçon, chaque petite fille, chaque jeune garçon, chaque jeune fille reçoivent une bonne éducation, dans l’esprit de la Tradition d’Israël, sans compromis.
“ Et, le Saint béni soit-Il dit à Israël : Si vous avez amélioré vos actions(1), Je quitterai le siège de la rigueur pour prendre place sur celui de la miséricorde et Je transformerai la sévérité en pitié ”.
Avec mes respects et ma bénédiction pour une considérable réussite, afin que vous soyez définitivement scellés pour une bonne année, matériellement et spirituellement.
Notes
(1) Entre Roch Hachana et Yom Kippour. (2) Soukkot.
Lettre n°4747
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4747, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tichri 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples
accomplissements, empli d’empressement, ayant de
bons comportements, le Rav Moché Zalman(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre de ce lundi. J’y ai lu avec plaisir que vous avez retrouvé toute votre famille en bonne santé et dans l’intégrité(2) et aussi qu’une réunion a été convoquée, à l’issue de laquelle il a été décidé de faire fonctionner immédiatement le Beth Rivka(3), conformément à ce qui a été discuté ici(4).
Bien plus, on a parlé de tout cela au cours d’une réunion ‘hassidique(5), moment qui reçoit une révélation et une bénédiction particulières. J’ai donc bon espoir que l’on constate, en la matière, une réussite considérable. Notre sainte Torah affirme que Dieu ne reste pas en dette. A n’en pas douter, Il accordera donc une bénédiction et un succès accrus à ceux qui sont actifs, en la matière et surtout à ceux qui occupent le premier rang.
Je suis associé à ce projet(6). Aussi, même si je suis convaincu que des moyens financiers suffisants ne manquent pas en Australie, pays qui profitera de la clarté émanant du Beth Rivka, je souhaite prendre part également à ce financement. Je vous joins donc un chèque de participation pour la fondation et le développement de l’école Beth Rivka Loubavitch en Australie. Puisse Dieu m’accorder le mérite que cette somme contribue également au succès précédemment cité.
Je vous adresse ma bénédiction, afin que vous soyez définitivement scellé pour une bonne année, avec toute votre famille, en particulier votre fils David et son épouse qui, à n’en pas douter, ont également un rôle déterminant, dans la création et le maintien du Beth Rivka, comme nous en avons parlé ici, à Brooklyn.
Je vous accorde également ma bénédiction pour une bonne santé, de longs jours et de bonnes années, une satisfaction véritable, c’est-à-dire une satisfaction juive, de vos enfants, de vos petits-enfants et de vos arrière-petits-enfants.
Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années, vous me fassiez encore parvenir de bonnes nouvelles, de ce qui vous concerne personnellement et de vos réalisations communautaires.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, très prochainement,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Feyglin, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, les lettres n°4384, 4807 et 4950. (2) Après que le Rav Feyglin se soit rendu en Terre Sainte, puis aux Etats-Unis. Voir la lettre n°4384. (3) De Melbourne, que le Rabbi avait fondé durant l’été 5716. Voir les lettres n°4456, 4631, 4665, 4671, 4708, 4807, 4850, 4911, 4950 et 5100. (4) Voir la lettre n°4665. (5) Le 20 Mena’hem Av 5716, date de la Hilloula du père du Rabbi. Voir, à ce sujet, les Si’hot Kodech 5716, page 338. (6) Voir la lettre n°4456.
Lettre n°4748
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4748, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tichri 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre de la veille de Roch Hachana. Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, concernant ce que vous dites dans votre courrier. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, en la matière.
A cette occasion, je voudrais vous rappeler qu’une lettre m’est parvenue, vous invitant à vous rendre auprès d’un Rav, tranchant concrètement la Hala’ha. Certains vous prêtent l’intention de ne pas répondre à cette invitation. Il est bien évident que cela n’est absolument pas judicieux.
En effet, notre Torah est une Torah de vie et celui qui tranche la Hala’ha explique et fait connaître ce qui est écrit. De la sorte, se trouve accrue la satisfaction des besoins de toutes les parties contribuant à cette clarification.
Il est inutile d’en dire plus, tant cela est évident. Vous pouvez, en outre, présenter vos arguments et détailler votre situation devant ce Rav. Car, notre Torah est une Torah de bonté. Puisse Dieu faire qu’en la matière également, vous me donniez de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction afin d’être définitivement inscrit pour une bonne année,
Lettre n°4749
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4749, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tichri 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Moché Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre, de la veille de Roch Hachana, me demandant une bénédiction. Celle-ci sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. A n’en pas douter, il invoquera la miséricorde divine pour le contenu de cette demande de bénédiction.
Puisse Dieu faire que vous me donniez bientôt de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de ce qui concerne la synagogue que vous dirigez, par un effet de la divine Providence. Il est dit, à propos des réalisations communautaires comme des préoccupations personnelles, que “ tu placeras des juges et des policiers en toutes tes portes ”, ce qui fait aussi allusion aux “ portes ” du corps(2).
Le Chneï Lou’hot Ha Berit fait allusion à cette idée, à la fin de la Parchat Choftim et vous trouverez une longue explication, à ce sujet, dans le discours ‘hassidique que je vous joins(3). Enfin, la conclusion de la Paracha dit : “ Afin que tu vives et hérites de la terre ”. Il faut donc accomplir tout cela avec enthousiasme, à la manière d’un héritage, duquel la Guemara dit qu’il n’a pas d’interruption(4).
Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma lettre vous souhaitant une bonne année.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellé pour une bonne année,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Shayevitch, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°4350. (2) En particulier les yeux, la bouche et les oreilles. (3) Voir le discours ‘hassidique intitulé Choftim du Rabbi Maharach, prononcé en 5633 (1873), paru aux éditions Kehot en 5716 et le Séfer Ha Maamarim 5716, à la page 559. (4) L’héritier prend la place de celui qui le fait hériter, sans aucune interruption.
Lettre n°4750
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4750, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tichri 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples
accomplissements, assumant une mission sacrée,
le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre de la veille de Roch Hachana. Entre temps, vous avez sûrement reçu la mienne, qui vous souhaitait une bonne année. Puisse Dieu faire que vous soyez bientôt en mesure de me donner de bonnes nouvelles du contenu de celle-ci et aussi de l’implantation du Talmud Torah dans le nouvel endroit(2).
Vous ne dites rien de votre état de santé et j’espère donc que vous allez mieux. Dieu fasse que l’amélioration se poursuive.
En son temps, j’ai demandé aux émissaires qui partaient d’ici de vous rendre visite(3), quand ils seraient à Chicago. Celui à qui une mission est confiée est présumé s’en acquitter. Et, si votre état de santé le permet, ce que je souhaite, j’ai bon espoir qu’en conséquence(4), vous viendrez ici, en visite, pendant les jours joyeux de Chemini Atséret et de Sim’hat Torah, qu’alors, nous participerons ensemble à la réunion ‘hassidique.
Vous connaissez le dicton de l’Admour Hazaken(5) selon lequel “ ce qu’une réunion ‘hassidique peut accomplir, l’ange Mi’haël lui-même ne peut le faire ”.
Avec ma bénédiction afin d’être définitivement scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav Y.Flyer, de Chicago. Voir, à son sujet, les lettres n°4367, 4970 et 5295. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4367. (3) Vraisemblablement les jeunes gens, élèves de la Yechiva, qui visitent les communautés pendant l’été. (4) De cette visite. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°4433.
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