Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4671
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4671, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mena’hem Mendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je n’ai pas eu de vos nouvelles depuis bien longtemps. A n’en pas douter, tout va bien.
Comme vous le savez, nos Sages disent que “ celui qui offre un cadeau à son ami doit le lui faire savoir ”. Tout au moins, ce dernier peut-il l’apprendre par quelqu’un d’autre. En l’occurrence, j’ai eu plaisir à observer le sentiment d’amour du prochain avec lequel le ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav David Feiglin(2) m’a transmis le feuillet sollicitant une bénédiction pour vous, afin que vous gagniez plus largement votre vie.
J’ai mentionné(3) votre nom, à la veille de Roch ‘Hodech du mois de la miséricorde(4), près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi concrètement et au plus vite. Vous me donnerez de bonnes nouvelles de tout cela.
Les invités(5) de la famille Feiglin, de retour en Australie, transmettront sûrement à tous les ‘Hassidim les termes de notre discussion sur la nécessité impérative, non seulement de développer la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, à Melbourne, mais aussi de fonder et d’ouvrir une école de filles Beth Rivka, selon les méthodes pédagogiques de ‘Habad.
Bien entendu, les ‘Hassidim doivent redoubler d’ardeur dans leurs accomplissements. Une partie de ce sentiment sera nécessaire pour cette nouvelle institution. D’après ce que me disent ces invités d’Australie, votre participation et votre intervention pour le Beth Rivka seront très utiles pour le créer et le développer.
J’espère que vous ferez tout cela de votre propre initiative. Néanmoins, nos Sages disent que “ l’on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”. Mon but est donc uniquement de rappeler tout cela, quantitativement et qualitativement, pour tout ce qui concerne les ‘Hassidim et, en particulier, à propos de ce qui vient d’être dit.
Votre participation physique et votre effort sont beaucoup plus efficaces que votre participation financière. Vous possédez déjà l’expérience de la fondation et du développement de Ohaleï Yossef Its’hak. En conséquence, même s’il est dit que “ tous les débuts sont difficiles ”, il ne s’agit plus, en l’occurrence, d’un début. L’action sera donc beaucoup plus aisée que de par le passé. Puisse Dieu faire qu’en cela également, vous me donniez de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav M.M. New, de Melbourne. (2) Voir la lettre n°4665. (3) C’est là le cadeau qu’il faut faire savoir à celui qui en est le bénéficiaire. (4) Elloul. (5) Chez le Rabbi, c’est-à-dire le père et le fils.
Lettre n°4672
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4672, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre lettre du 22 Mena’hem Av. Il est sans doute inutile de vous rappeler que ce que vous m’écrivez peut susciter des exigences de la part des autres. En effet, les dépenses des institutions s’en trouveront considérablement accrues. Je ne prendrai donc pas de décision, à ce sujet. J’ai écrit au Rav B.E. G.(1), à Paris. J’espère que vous-même, lui écrirez maintenant et il vous informera.
Je suis surpris que vous ne parliez pas de l’activité des femmes et des jeunes filles ‘Habad, dans votre ville. De tout temps, celle-ci(2) a été très importante, mais, de nos jours, elle l’est encore bien plus, en particulier chez les Sefardim, pour lesquels l’éducation des femmes et des filles est un fait totalement nouveau, alors que les connaissances et les concepts heurtant le Judaïsme leur parviennent, en particulier par les écoles et les journaux.
De la sorte, elles(3) reçoivent, de plus en plus, les informations négatives et dommageables, alors que leur connaissance du Judaïsme est, jusqu’ici, restée très faible. A ce jour, on a fait très peu, dans ce domaine. Il est, bien sûr, inutile de rappeler que de la bonne éducation donnée aux filles dépend la conduite positive du foyer, par la suite, de même que l’éducation des enfants.
Bien entendu, vous pouvez transmettre ce qui vient d’être dit à tous les ‘Hassidim que vous rencontrerez. Plus vous attirerez un grand nombre de femmes dans cette action et mieux cela sera. En effet, chacune, si elle le veut vraiment, peut être utile, en fonction de ses capacités et de ses qualités.
Que Dieu vous accorde la réussite de donner de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. (2) Les activités des femmes. (3) Les femmes séfarades.
Lettre n°4673
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4673, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Mena’hem Av, dans laquelle vous me donnez la raison et l’explication du fait que vous ne participiez plus, dernièrement, aux activités de l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad, en particulier. Ceci est la conséquence de l’avis qui vous a été donné par les médecins.
Il est bien évident que l’on doit se conformer aux prescriptions des médecins. Nos Sages, de sainte mémoire, soulignent que “ la Torah a autorisé le médecin à guérir ”. Pour autant, une activité qui a pour but de réunir des personnes, dont on sait qu’elle est utile à un certain cercle, spirituellement, matériellement ou les deux à la fois, ne peut pas affaiblir la personne qui la réalise. Bien plus, celle-ci s’en trouve renforcée, non seulement dans la dimension morale, mais aussi, de la manière la plus littérale, en son état de santé. Les médecins eux-mêmes reconnaissent qu’il en est ainsi. Ils conseillent donc à chacun d’être actif, en fonction de sa situation.
Si l’on tient compte de tout ce qui vient d’être dit, voici mon avis sur la question que vous posez.
Vous devez prendre une part active aux réalisations des femmes et jeunes filles ‘Habad, y compris, par exemple, à celles qui sont au profit de la Yechiva A’heï Temimim de Tel Aviv. On peut sans doute faire en sorte que vous n’ayez pas à monter des marches, puisque vous écrivez que cela ne vous est pas facile.
Je suis convaincu que, si vous vous concertez avec votre médecin, qui a constaté que vous allez mieux qu’auparavant, et c’est précisément pour cela que vous suivez ses prescriptions, il vous confirmera pleinement tout ce qui vient d’être dit.
Bien plus, nous savons qu’en agissant de manière positive envers son prochain, on élargit les bénédictions de Dieu, en tous ses besoins, pour celui qui agit de la sorte et pour tous les membres de sa famille.
Il est sûrement inutile de vous rappeler l’enseignement de la ‘Hassidout selon lequel toute chose doit être accomplie joyeusement. De la sorte, la réussite sera plus grande.
Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit et d’être inscrite et scellée pour une bonne année, avec tous les vôtres.
Lettre n°4674
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4674, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Elloul 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
s’acquitte fidèlement de sa mission,
le Rav Yaakov Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du mois de la miséricorde(2).
J’y ai lu avec plaisir qu’en un temps propice, celui de “ la Volonté de toutes les volontés ”(3), au moment de Min’ha, pendant le Chabbat qui bénit le mois d’Elloul, vous avez expliqué la signification de ce mois à tous les présents. Or, lorsque dix Juifs se réunissent, la Présence divine se révèle, en particulier quand on mentionne des paroles de Torah et de ‘Hassidout.
Dieu fasse que cet encouragement(4) ait un effet concret et que tous ceux qui ont été à son origine en soient les premiers bénéficiaires.
J’ai également lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous serez l’officiant pendant Roch Hachana et Yom Kippour, qui approchent, pour nous et pour tout Israël, pour le bien.
Vous avez sûrement connaissance de l’instruction de mon beau-père, le Rabbi(5), dont le mérite nous protégera, selon laquelle tous ceux qui officient, en ces jours, doivent, un peu à l’avance, réviser la signification, au moins littérale, des prières et des cantiques que l’on a coutume de réciter et desquels on n’est pas familier.
Dieu “ écoute la prière de Son peuple, Israël, avec miséricorde(6) ”. Puisse-t-Il donc écouter celle des officiants, en particulier la vôtre. Qu’Il accorde à chacun, au sein de tout Israël, une année bonne et douce en tous les domaines, d’autant que l’on commence cette année avec une préparation qui aura déjà été faite, puisque son premier jour est un saint Chabbat. En pareil cas, comme le soulignent nos Sages, “ tout ton travail a été effectué ”.
Le mois d’Elloul est la préparation et, en quelque sorte, le début des dix jours de Techouva. En ces jours, on commence à recevoir le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, comme l’explique le Likouteï Torah, Parchat Reéh, à la page 33b. Que toutes les bonnes choses commencent donc, depuis le premier jour de lecture du Psaume “ Cantique de David, Dieu est ma Lumière ”(7).
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en saluant les membres de votre famille et ceux de votre synagogue,
Notes
(1) Le Rav Y.Kats de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°4485. (2) Elloul. (3) L’après-midi du Chabbat. (4) Résultant des explications qui ont été données. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°3738. (6) Selon la bénédiction récitée dans la prière de Roch Hachana. (7) C’est-à-dire le premier jour de Roch ‘Hodech Elloul.
Lettre n°4675
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4675, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Mena’hem(1), dans laquelle vous m’annoncez que vous vous marierez bientôt, mais votre fiancée n’a pas le comportement qui sied aux jeunes filles juives vertueuses. Vous me demandez ce que vous devez faire pour la ramener à de meilleurs sentiments.
Je suis un peu surpris par tout cela. En effet, vous la connaissez sans doute depuis un certain temps, puisque le mariage sera bientôt célébré, comme vous l’écrivez. Il aurait donc fallu agir de la sorte(2) au plus vite. Et, le moyen d’y parvenir est bien connu et expliqué par différents textes.
Il faut donc s’adresser à elle en termes amicaux, mais, néanmoins, avec la fermeté qui convient. La voie de la Torah, en effet, passe par ces deux caractères à la fois. Il est dit que “ ses chemins sont des chemins agréables ”. Pour autant, elle émet des Décrets(3) que “ tu n’as pas le droit de remettre en cause ”, comme le soulignent nos Sages.
Il serait également bon d’exercer une influence sur elle par l’intermédiaire de ses amis. Bien souvent, on accepte plus facilement, en pareil cas, ce qui vient de personnes moins proches. On le comprendra aisément.
Vous ne dites rien de votre étude de notre Torah, Torah de vie, de votre pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Sans doute faites-vous tous les efforts nécessaires, afin que tout se passe de la manière qui convient.
Vous avez sûrement connaissance des trois études établies, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous les adopterez, au moins à l’avenir.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Av. (2) La rapprocher de la pratique juive. (3) Transcendant toute logique.
Lettre n°4676
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4676, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Elloul 5716,
Brooklyn,
Au jeune Israël(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu avec plaisir votre lettre, me faisant part de vos actions dans le centre de vacances Gan Israël. Puisse Dieu faire que ces actions et leurs résultats vous suggèrent la réflexion qui s’impose et qui est la suivante.
Par l’effort que vous avez fourni jusqu’à maintenant, Dieu vous a accordé le mérite de convaincre vos élèves, de les rapprocher de la Torah et de ses Mitsvot. Combien plus en sera-t-il ainsi si vous accroissez cet effort, conformément à ce qui a été dit. Alors, la réussite sera considérable, quantitativement et qualitativement.
Bien plus, vous savez ce qui est expliqué par ailleurs, sur l’importance d’un changement, dans le sens positif, obtenu de la part d’un jeune garçon et d’un enfant. Parfois, celui-ci peut modifier son comportement pour les semaines, les mois, les années à venir. L’effort que l’on doit investir, en la matière, est donc parfaitement justifié, pourvu qu’il ait un effet concret.
Néanmoins, il est nécessaire d’agir d’une façon amicale, par des voies pacifiques. Et, il en est bien ainsi de notre Torah, de laquelle il est dit : “ Ses voies sont des voies agréables ”.
A l’opposé, une évolution positive provoquée par les moniteurs a également une valeur spécifique, car elle est exercée sur les élèves d’une manière différente(2). Un effort n’est jamais vain et rien ne résiste à la volonté.
Bien que vous n’en disiez rien, j’espère que vous étudiez vous-même la Torah. Ceci s’ajoute aux trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous fixerez un temps pour apprendre la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Et, Dieu vous accordera la réussite.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai le nom de vos parents près du saint tombeau(3), conformément à ce que vous écrivez.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année, vous-même et tous vos amis, les moniteurs, de même que les élèves,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Le Rav I.Rosenfeld, de Eleneville. (2) Dans un cadre de vacances et non dans la structure scolaire. (3) Du précédent Rabbi.
Lettre n°4677
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4677, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Elloul 5716,
Brooklyn,
Vous vous rappelez sûrement de mon avis, concernant votre installation, qui doit vous permettre de faire le plus large usage possible de vos capacités et de vos connaissances, dans le domaine où elles sont les plus utiles.
Ainsi, vous devriez, à mon sens, vous installer dans un pays et un endroit où la langue courante est celle que vous parlez. Bien plus, dans cette langue, bien peu nombreux sont ceux qui sont en mesure d’exercer une influence dans le domaine du Judaïsme, de la Torah et de ses Mitsvot. Je maintiens donc ma position, en la matière. Toutefois, il semble que vous ne l’acceptiez pas, du fait des obstacles, intérieurs ou extérieurs. En conséquence, vous pouvez accepter la proposition qui vous est faite dans cette ville(1), aux conditions suivantes :
A) Vous serez totalement libre, pour tout ce qui concerne la crainte de Dieu, dans l’institution où vous exercerez vos fonctions. Vous devrez donc disposer de tout le temps nécessaire pour saisir les opportunités qui se présentent à vous, afin d’éduquer également les adultes, c’est-à-dire de leur insuffler la crainte de Dieu, de les conduire à mettre concrètement en pratique les Mitsvot.
Bien entendu, ceci inclut également le fait que l’on ne se serve pas de votre nom comme d’une caution pour des événements malencontreux(2) et, a fortiori, pour ce qui va à l’encontre du Choul’han Arou’h.
B) Il doit être possible de faire en sorte que l’institution dans laquelle vous travaillez actuellement ne souffre pas de votre départ.
Vous me décrivez, à la fin de votre lettre, la manière dont vous avez commencé à étudier un peu de ‘Hassidout. Je veux espérer que la période du début est déjà passée. Vous devez donc intensifier votre étude, quantitativement et qualitativement. Et, rien ne résiste à la volonté.
Bien plus, cette partie de la Torah est considérée par tous comme sa dimension profonde. Le saint Zohar l’appelle “ âme de la Torah ”. Et, l’on peut vérifier concrètement qu’une telle étude intensifie la lumière et la vitalité, en tous les domaines et en toutes les actions de l’homme juif.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit, afin de donner de bonnes nouvelles et d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Qui n’est pas celle où est parlée la langue de laquelle il était auparavant question. (2) S’écartant de la pratique juive.
Lettre n°4678
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4678, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Mena’hem(1), dans laquelle vous évoquez différentes raisons qui font que vous avez diminué et même cessé votre étude de la ‘Hassidout.
A quoi servent ces raisonnements et ces explications si, au final, l’étude manque ? Vous connaissez l’enseignement de notre Torah selon lequel on ne peut pas considérer celui qui se trouve en situation de force majeure comme s’il avait effectivement agi(2).
Vous devez donc vous efforcer, dans toute la mesure du possible, de fixer un temps pour l’étude de la ‘Hassidout, de préférence chaque jour, même pour peu de temps. Puis, le Chabbat et deux fois par semaine, vous y consacrerez plus de temps. Et, rien ne résiste à la volonté.
Vous évoquez l’immersion rituelle et ce qui en découle pour votre état de santé(3). Il est clair qu’en pareil cas, il faut consulter un médecin spécialiste et lui demander s’il est utile, dans votre situation, de mettre une ouate dans l’oreille(4).
Notes
(1) Av. (2) Bien qu’il ne puisse faire autrement et n’encourt donc pas de punition pour ne pas avoir agi. (3) Justifiant ainsi de ne pas pouvoir la pratiquer, en l’occurrence à cause d’une affection de l’oreille. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez le Darkeï Techouva, chapitre 198, paragraphe 6 ”.
Lettre n°4679
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4679, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Elloul 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Moché Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre livre, le Chéérit Israël, recueil de propos des Grands d’Israël sur la Torah et la ‘Hassidout, qui vient de paraître et je vous en remercie.
Cet ouvrage vient en son temps. Certes, à chaque époque, les paroles de nos maîtres, luminaires d’Israël, sont comme de l’eau fraîche pour celui qui est épuisé.
Car l’âme d’un Juif est lasse des difficultés de l’exil, de l’obscurité et du voile qui nous empêchent d’observer les miracles.
Mais, combien plus en est-il ainsi dans notre génération, à notre époque. En effet, l’étroitesse d’esprit et le dur labeur que le corps et la matière imposent à l’âme et à la raison empêchent d’entendre comme on le devrait et comme il le faudrait cet appel(2) : “ Techouva, Torah et Mitsvot immédiates ! ”.
L’obscurité de l’exil est immense. Et, il est multiplié au point que certains le présentent comme de la lumière et la lumière comme de l’obscurité. Seuls les enseignements des yeux de la communauté que sont, en chaque génération, les Grands d’Israël, font briller la pénombre de la nuit de l’exil, par la crainte de Dieu et Sa Torah, afin de nous indiquer le chemin que nous devons suivre, le comportement qu’il faut adopter et ce qu’il convient de ne pas faire.
Quand l’obscurité de l’exil et de la matière s’est renforcée, Dieu a eu pitié de Son peuple, Israël. Il a étendu le bras et nous a éclairés par l’intermédiaire de notre maître, le Baal Chem Tov et par ses saints disciples, en particulier l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h.
Ceux-ci ont révélé l’enseignement de la ‘Hassidout et ses pratiques, mettant en éveil le sentiment divin dans le cœur d’Israël. C’est, en particulier, le cas de la ‘Hassidout ‘Habad, qui guide et lui permet, en fonction de son niveau, de s’approcher du domaine de la Sainteté, de servir Dieu par son cerveau et par son cœur, bien plus de Le servir en mettant en pratique le principe : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ” et dans la joie.
Le besoin du moment consiste donc à diffuser cet enseignement, ses paroles et ses adages, dans les cercles les plus larges, de sorte qu’ils parviennent également à ceux qui, pour l’heure, n’ont pas encore eu le mérite de recevoir ces luminaires.
En conséquence, il faut cueillir les perles de l’océan de la ‘Hassidout, enflammant “ la bougie de Dieu ”, qui est “ l’âme de l’homme ”, que chacun et chacune porte en soi. De la sorte, la bougie deviendra une torche, illuminant la vie, y compris au quotidien et la part du monde que l’on reçoit en partage.
Et, que s’accomplisse concrètement ce que l’on trouve, de manière allusive, dans la Paracha de cette semaine :
“ Tu placeras des juges et des policiers à toutes tes portes ”. Les “ juges ” évoquent le verdict, la décision et les “ policiers ”, son application pratique, en adressant des remontrances à celui qui les comprend, en frappant le sot, qui est le mauvais penchant. Les “ portes ” sont les yeux, les oreilles, le nez, la bouche, comme le précisent le Séfer Yetsira, au chapitre 4 et le Chneï Lou’hot Ha Berit, à la fin de la Parchat Choftim.
Tout ceci se trouve dans la “ petite ville ” que constitue le corps et “ ils jugent le peuple ”, c’est-à-dire les membres du corps, comme le précise le traité Nedarim 32b, “ selon un jugement juste ”. Or, “ il n’est de vérité que la Torah ”. En conséquence, “ tu ne détourneras pas le jugement ” par le fait que “ tu n’auras pas de complaisance ” et, pour cela “ tu n’accepteras pas la corruption ” résultant de l’amour propre, car “ l’amour couvre toutes les fautes ”. De la sorte, “ tu vivras et tu hériteras de la terre que l’Eternel ton Dieu te donne ”(3).
On libère ainsi la part du monde que l’on reçoit en partage de l’obscurité de l’exil. Dès lors, elle deviendra brillante, s’affinera, se sanctifiera, en son atmosphère et même en son existence concrète.
Et, la libération de cette part hâtera la délivrance complète, celle de tous nos frères, les enfants d’Israël, au sens le plus littéral, cette délivrance véritable qui permettra d’hériter de la terre que l’Eternel ton Dieu te donne, par notre juste Machia’h.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav M.Gordon, de Brooklyn. (2) Lancé par le précédent Rabbi pour obtenir la venue du Machia’h. (3) Toutes ces citations appartiennent au début de la Paracha de cette semaine, celle de Choftim.
Lettre n°4680
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4680, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18 Mena’hem Av, que j’ai reçue, il y a quelques temps. J’y ai lu avec plaisir que votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie assume toujours sa mission sacrée, au sein de l’école ‘Habad. Vous pouvez, en la matière, vous en remettre au Créateur du monde, Qui le dirige. Il vous accordera une large bénédiction et la réussite, y compris en ce qui vous concerne personnellement, grâce à cette forme, la plus élevée, du service de Dieu(1).
Vous évoquez les disputes, l’absence de considération(2). Ceci s’explique sûrement, pour partie, par les difficultés financières, qui imposent des restrictions et dont le trésorier lui-même n’est pas satisfait(3). Mais, les pressions ne lui laissent pas le choix et, apparemment, ce dernier cherche, lui-même, une justification à tout cela.
A terme, comme on peut le vérifier dans toutes les institutions appartenant au domaine de la Sainteté, ces restrictions finissent par disparaître. Tous ceux qui y travaillent, qui participent à leur développement et à leur expansion, seront récompensés, non seulement dans le domaine spirituel, mais aussi au sens matériel, de manière littérale.
Vous pouvez déduire de ces propos quelle est ma position, pour ce qui concerne l’avenir. La Providence divine vous a confiés, à vous-même et à votre épouse, une bonne part. Il faut donc y faire porter vos efforts, dans toute la mesure du possible. Au final, les rapports s’amélioreront. Pour votre part, vous ferez également tout ce qui est en votre pouvoir afin de rapprocher les cœurs, en la matière. Toutes les parties y gagneront, c’est bien évident.
Point le plus essentiel, vous écrivez qu’elle(4) connaît la réussite dans son travail, que les enfants entretiennent avec elle un lien et un attachement particuliers. C’est là le canal le plus adapté pour implanter en eux l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et de ses Mitsvot.
J’espère que vous trouverez les mots pour expliquer à votre épouse que, même si certaines coutumes ‘Habad semblent, pour l’heure, ne pas lui convenir, elle leur trouvera des explications et des justifications, le moment venu.
A l’occasion de la prochaine année scolaire, j’ai bon espoir que la rentrée des classes, dans les écoles de ‘Habad, se fera quelques temps avant la date officielle.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez, tous deux, la réussite dans le domaine de l’éducation ‘Habad, avec un succès considérable, en bonne santé, avec largesse d’esprit, dans l’opulence matérielle et la tranquillité morale.
Je vous renouvelle ma bénédiction pour que Dieu fasse en sorte que la grossesse de votre épouse se passe bien, qu’elle ait, en son temps, une délivrance aisée.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
M. Schneerson,
N. B. : La demande de bénédiction qu’il y avait dans votre lettre sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël.
Notes
(1) L’éducation. (2) Au sein de cette école. (3) Bien que sa préoccupation soit avant tout financière. (4) L’épouse du destinataire de cette lettre.
Lettre n°4681
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4681, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Elloul 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yaakov Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du premier jour du mois de la miséricorde(2). J’y ai lu avec plaisir qu’un plus grand nombre de jeunes gens participe à l’étude de la ‘Hassidout.
Bien évidemment, cet ajout, par lui-même, ne suffit pas du tout et c’est précisément pour cela que l’on parle de diffusion des sources(3) à l’extérieur. On demande qu’il en soit ainsi et c’est bien la preuve qu’on accorde les forces nécessaires pour satisfaire à cette exigence.
Il est clair que ces propos s’adressent non seulement à vous-même, mais aussi à tous les ‘Hassidim de votre ville et même à ceux des autres endroits.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav Y.Y. Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°4080. (2) Elloul.
Lettre n°4682
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4682, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 26 Mena’hem Av. Vous me dites que vous lisez, deux fois, chaque verset de la Paracha, de même que le Targoum, le vendredi et le Chabbat, avec le commentaire de Rachi(1), comme l’expliquent les Décisionnaires(2).
Mais, ceci ne remplace nullement l’institution de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon laquelle il convient d’étudier le ‘Houmach, avec le commentaire de Rachi, chaque jour, autrement dit le dimanche depuis le début de la Paracha jusqu’au Chéni, le lundi du Chéni jusqu’au Chelichi et ainsi de suite.
En effet, chaque jour doit avoir un apport spécifique(3) et cette institution(4) n’a pas le même contenu que la lecture des deux versets et du Targoum, à la veille du Chabbat.
Il en est de même pour l’étude du Tanya et des Tehilim, quotidienne également, même si l’on peut, un jour, rattraper ce qui a manqué, la veille. Néanmoins, comme c’est le cas chaque fois qu’il s’agit de compléter, cette solution sera adoptée uniquement si l’on ne peut pas faire autrement et en cas de force majeure. Bien plus, ce complément n’est lui-même pas considéré comme l’action faite en son temps. C’est bien évident.
S’agissant des Tsitsits tissés à la machine, vous faites état d’un enseignement de mon beau-père, le Rabbi.
Brièvement, l’idée que j’ai reçue(5) est la suivante. Lors de la première guerre mondiale, en Russie, des milliers de Juifs avaient été exilés, jusque dans les coins les plus reculés du pays. Il n’était plus possible d’importer des objets de culte de Pologne et, du fait de l’urgence, une usine de tissage avait été constituée par des Juifs. C’est là que l’on a fabriqué des Tsitsits pour les exilés.
Je ne sais pas comment étaient conçues ces machines et sur quelle base elles ont été autorisées, mais cela se passait en 5675-5676(6), en Russie. Il est clair que l’on ne disposait pas là des machines que l’on possède actuellement, que celles qui existaient alors demandaient une intervention manuelle beaucoup plus importante. Pour autant, la majeure partie du processus était bien automatisée.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Qui peut compléter le Targoum. (2) Le destinataire de cette lettre demande vraisemblablement au Rabbi s’il peut, de cette façon, se dispenser de l’étude quotidienne du ‘Houmach, avec le commentaire de Rachi, dans le cadre des études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya. (3) On ne peut donc pas se contenter d’une lecture hebdomadaire. (4) Cette étude quotidienne du ‘Houmach. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°3682. (6) 1915-1916.
Lettre n°4683
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4683, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Elloul 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chalom Mendel(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech du mois de la miséricorde(2).
Sans doute cherchez-vous un appui au consulat(3), que vous trouverez donc, afin de hâter les démarches, faites pour la période qui convient.
Vous me demandez si vous devez réciter ces textes par cœur ou bien s’il suffit de les lire(4).
Il s’agit, avant tout, qu’ils émanent de votre cœur, car le but est d’influencer ceux qui les écoutent. Or, ils pénètrent le cœur de celui qui les entend uniquement quand ils émanent du cœur de celui qui les dit. Il doit donc en résulter une synthèse finale, qui aura une application concrète(5).
Sans doute ne vous êtes-vous pas contenté de parler, une seule fois, avec cette personne. Vous continuez à le faire. Bien plus, il y a certaines pratiques qu’elle respecte déjà et la Michna affirme qu’une Mitsva en attire une autre.
Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Le Rav C.M. Kalmenson, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°4028. (2) Elloul. (3) Pour obtenir l’autorisation de passer le mois de Tichri auprès du Rabbi. (4) Une lettre du secrétariat, adressée au Rav Kalmenson le 24 Mena’hem Av, disait : “ Conformément à une instruction du Rabbi Chlita, vous trouverez ci-joint un document demandant votre visite (permettant d’obtenir un visa d’entrée aux Etats Unis. Il est accordé) à la condition que ce voyage ait un apport communautaire, par le fait que vous répéterez les discours ‘hassidiques et les causeries que vous aurez eu le mérite d’entendre du Rabbi Chlita, pendant votre séjour ici. En revenant d’ici, vous organiserez, pour cela, une réunion ‘hassidique ”. Voir également, à ce sujet, la lettre n°4484. (5) Qui modifiera le comportement de ceux qui écoutent ces explications.
Lettre n°4684
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4684, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Elloul 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
aux multiples accomplissements,
le Rav Moché Pin’has Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu, avec plaisir, votre lettre du 2 Elloul, mois de la miséricorde, dans laquelle vous me dites que vous et votre épouse avez eu la possibilité de diffuser la Torah, les Mitsvot et la ‘Hassidout, pendant le temps que vous avez passé à l’hôtel.
Puisse Dieu faire que votre réussite, en ce domaine, vous apporte l’élan et l’ardeur nécessaires pour poursuivre cette action, à l’avenir. Le désir et l’envie(2) révéleront en vous des forces cachées, s’ajoutant aux forces révélées. Alors, non seulement vous intensifierez vos actions, mais, bien plus, cet ajout sera sans aucune commune mesure(3).
En effet, les forces cachées ne sont nullement comparables aux forces révélées et le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(4), mais en une proportion largement accrue. Il multipliera donc Ses bénédictions, sans aucune commune mesure, en vos préoccupations personnelles et en la révélation de ce qui est caché. Il est clair que ceci inclut aussi et avant tout une bonne santé. En effet, “ avoir un corps en bonne santé fait partie des voies de Dieu ”(5).
Vous trouverez sûrement les mots qui conviennent pour expliquer tout cela à votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie, car elle a également une part, en ce qui a été accompli, comme vous l’écrivez.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav M.P. Kats, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°3866. (2) De poursuivre cette action. (3) Avec la situation actuelle. (4) De la manière dont on agit envers lui. (5) Selon les termes du Rambam.
Lettre n°4685
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4685, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Elloul 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Morde’haï Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement gardé le souvenir de ce dont nous avons parlé(2), à propos des livres et des manuscrits(3).
Nos Sages ont précisé de quelle manière il fallait effectuer une recherche(4). On doit le faire jusque dans les fentes et les interstices(5). Bien plus, de nos jours, on peut ainsi sauver ces livres de la dégradation(), ce qu’à Dieu ne plaise.
Si vous le voulez vraiment, vous connaîtrez la réussite, en la matière. Je vous en remercie d’avance.
Notes
(1) Le Rav M.D. Telishevski. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3877. (3) Pour la bibliothèque du Rabbi, que le Rav Telishevski devait rechercher, durant ses voyages, entrepris afin de collecter des fonds pour la Yechiva. (4) A propos de celle du ‘Hamets, à la veille de Pessa’h. (5) De la manière la plus minutieuse. (6) Puisqu’ils sont abandonnés, sans que personne ne les consulte.
Lettre n°4686
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4686, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech du mois de la miséricorde(1).
Vous m’écrivez que vous m’avez vu faire tel geste(2) et qu’en conséquence, vous m’écrivez, à ce sujet(3).
Je suis très surpris par l’attitude des ‘Hassidim. S’agissant de certains points, mes lettres sont détaillées et je précise qu’il ne faut déduire aucune allusion de ce que j’écris ou de ce que je dis. Or, on s’accroche à de telles allusions, à des “ allusions d’allusions ” et à des gestes. Et, l’on s’approfondit en tout cela.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Elloul. (2) Qui a été interprété comme une certaine allusion, faite au destinataire de cette lettre. (3) Pour obtenir une précision sur le sens de cette allusion.
Lettre n°4687
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4687, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Elloul 5716,
Brooklyn,
A chacun et à chacune des ‘Hassidim,
en particulier aux directions des associations
et des institutions ‘hassidiques en notre Terre Sainte,
puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu, avec plaisir, les lettres des ‘Hassidim de Terre Sainte, depuis la visite des émissaires(1), les jeunes Rabbanim, auxquels Dieu accordera longue vie, en Erets Israël, puis après cette visite. Vous me décrivez l’encouragement que celle-ci a apporté, les bonnes décisions qui ont été prises dans plusieurs endroits et dans différents milieux, l’impact général et plus spécifique qu’il en reste, leurs paroles et leurs actions.
Après tout cela, il est sans doute inutile de vous rappeler que tous ces éléments, sans en diminuer l’importance et la valeur, ne sont qu’un labourage ou, en quelques endroits, des semailles, comparés au but recherché. Certes, nos saints maîtres disent qu’un effort n’est jamais vain, surtout avec des paroles qui émanent du cœur de ceux qui se consacrent à l’étude de la Torah, sa partie révélée et son enseignement profond. Malgré cela, on peut constater les difficultés que l’on affronte encore, après avoir labouré et semé, jusqu’à parvenir à la plénitude(2) et il en est de même, en l’occurrence.
Il reste encore de nombreux et importants travaux à mener à bien, pour paraphraser nos Sages, des travaux permettant de construire le Sanctuaire, à propos duquel il est dit : “ Je résiderai parmi vous ”. Il faut donc réaliser tout cela(3), jusqu’à l’accomplissement final.
Il est clair que ces travaux sont le mérite et la responsabilité des ‘Hassidim, au sein de nos frères, les enfants d’Israël qui se trouvent en Terre Sainte, en particulier des organisations ‘hassidiques. En effet, une Mitsva accomplie par de nombreuses personnes n’est pas la même que celle qui est le fait d’une ou de quelques personnes.
Il est sûrement inutile d’ajouter que, tant que l’impression de la visite, avec ce qui la concerne, est encore proche dans le temps, l’enthousiasme est beaucoup plus grand. Il est plus aisé de les révéler dans tous les domaines qui, après la visite, doivent être très efficaces et emplis de réussite.
Bien plus, tout cela est d’actualité, car nous nous trouvons dans le mois de la miséricorde(4) et, selon l’expression de l’Admour Hazaken, le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il se trouve alors dans le champ. Quiconque le désire peut aller L’accueillir. Il reçoit chacun avec bienveillance et montre un visage souriant à tous, comme l’explique le Likouteï Torah, Reéh, à la page 32b. Bien entendu, tout comme le visage se reflète dans l’eau, de mêmes sentiments se font jour chez l’homme, ici-bas, chez un Juif et une Juive, puisque “ vous êtes appelé des hommes ”.
Je propose donc, si cela n’a pas encore été fait jusqu’à maintenant, que vous vous concertiez, dès réception de la présente, afin de vous mettre à l’action, de la manière qui vient d’être décrite et au plus vite. Vous nommerez un comité restreint ou bien quelques personnes, qui seront responsables de certaines actions, afin que ceci ne soit pas “ la marmite des associés ”(5). Vous vous attacherez immédiatement à faire en sorte que ces décisions soient suivies d’un effet concret.
Puisse Dieu faire que notre Roi Qui se trouve dans les cieux et est actuellement dans le champ, comme on l’a dit, accepte notre requête et accorde le succès, de la manière qui vient d’être décrite, en ces domaines. Cette réussite sera immense et considérable. Vous la recevrez avec bienveillance. Ainsi, les voiles et les obstacles disparaîtront et l’on avancera, d’une étape vers l’autre, non seulement en profitant de la visite et de ses conséquences, mais aussi en les multipliant largement, dans tous les domaines.
J’attends des nouvelles bonnes et détaillées de tout cela et je conclus en vous adressant ma bénédiction pour une considérable réussite, en la matière et afin que chacun de vous, avec les membres de sa famille, soit inscrit et scellé pour une bonne année.
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Envoyés par le Rabbi à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, l’avant-propos et la lettre n°4546. (2) A la récolte finale. (3) Parachever l’action des émissaires. (4) Elloul. (5) Entraînant une dissolution des responsabilités.
Lettre n°4688
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4688, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[5 Elloul 5716]
J’ai lu, avec plaisir, votre brève description(1) des actions des jeunes émissaires(2), les Rabbanim, auxquels Dieu accordera longue vie, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Vous continuerez sans doute à le faire(3), pour toutes les actions auxquelles vous participerez et vous demanderez à ceux qui prennent part aux autres actions que vous évoquez brièvement d’imiter votre exemple.
L’idée générale est la suivante. Après toutes ces élévations, leur visite n’est, somme toute, qu’un labourage et quelques semailles. C’est maintenant qu’intervient le travail essentiel, pour ce qui concerne les ‘Hassidim, en général et les jeunes de l’association ‘Habad, en particulier. Il faut accomplir tous les autres travaux,
recensés par l’auteur de la Michna qui explique comment l’on confectionne du pain, afin que celui-ci soit, selon la définition de la ‘Hassidout, un aliment convenable pour l’Homme céleste siégeant sur le Trône, présentable sur la table du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il.
Vous comprendrez ce que tout cela veut dire. Il serait bon qu’immédiatement, alors que le souvenir(4) en est encore vivace et fort, vous vous concertiez sur la manière d’utiliser cette visite et ces actions de la façon la plus efficace.
Que Dieu vous accorde la réussite.
J’écris également, à ce propos, à la direction des jeunes de l’association ‘Habad. Néanmoins, l’expérience a montré que cela(5) est parfois considéré comme “ la marmite des associés ”(6). Jusqu’à maintenant, vous avez connu la réussite, en la matière. Il faut donc faire tourner les essieux(7).
Puisse Dieu faire que vous connaissiez maintenant le succès en cela et également dans les actions que vous menez à titre personnel.
Notes
(1) Voir la lettre précédente. (2) Envoyés par le Rabbi à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, l’avant propos et la lettre n°4546. (3) A adresser au Rabbi un compte-rendu de ce qui s’est passé. (4) De la visite des émissaires. (5) Une démarche auprès de l’association, qui n’est pas adressée à une personne bien précise. (6) Entraînant une dissolution des responsabilités. (7) Aller de l’avant.
Lettre n°4689
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4689, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Elloul 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu le premier fascicule(2) des “ Conversations avec les jeunes ”(3) et je vous en remercie. Soyez satisfait comme je l’ai moi-même été, par cette publication.
Puisse Dieu faire qu’il y ait là un bon début afin de conquérir l’édition en Erets Israël, en particulier celle qui est destinée aux jeunes et transmet l’enseignement de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera. En effet, le but final de ces Conversations est bien la diffusion des sources(4) à l’extérieur, comme pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot.
Il est dit que “ l’Eternel notre Dieu nous a ordonné de faire…(5) afin de Le craindre ”. Or, “ comment L’aimer et Le craindre ? En méditant à Sa grandeur ”, selon les termes du Rambam. Tel est bien l’objectif de la ‘Hassidout, ainsi qu’il est dit : “ Connais le Dieu de ton père ”.
Que Dieu vous accorde une considérable réussite et que celle-ci se manifeste dans vos préoccupations personnelles.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit, pour donner de bonnes nouvelles et afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
N. B. : J’ai bien reçu le compte-rendu des jeunes émissaires(6), les Rabbanim auxquels Dieu accordera longue vie et je vous en remercie.
Notes
(1) Le Rav A.Maizlish, de Kfar ‘Habad. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2826, 2834 et 3241. (3) Dans leur version hébraïque. Cette publication paraissait, auparavant, en Yiddich et en anglais. (4) De la ‘Hassidout. (5) Tous ces Décrets. (6) Envoyés par le Rabbi à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, l’avant-propos et la lettre n°4546.
Lettre n°4690
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4690, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il est sûrement inutile de vous rappeler que le sacrifice d’action de grâce(1), chez les ‘Hassidim consiste en un ajout à l’étude de la ‘Hassidout, pour soi-même et(2) en la diffusion des sources(3), y compris à l’extérieur.
Que Dieu vous donne le succès de donner de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre a vraisemblablement eu un bienfait de Dieu. (2) Pour les autres. (3) De la ‘Hassidout.
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