Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4651
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4651, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi. Vous me dites que, dès réception de ma lettre(2), vous avez convoqué une réunion d’urgence et je vous en remercie, bien que je n’en ai pas encore obtenu le compte-rendu. Mais, il importe, avant tout, que celle-ci soit suivie d’effet et le plus tôt sera le mieux, comme l’établissent différents textes.
Concernant le bain rituel(3), vous connaissez l’importance de la pureté et, s’agissant de la maison de prière(4), l’importance de la prière. Bien évidemment, ces deux éléments sont liés. Bien plus, le Likouteï Torah explique que l’immersion rituelle a été supprimée pour l’étude de la Torah…(5). Je reproduis plus bas quelques lignes de ce qui est dit, à ce propos(6).
Je vous souhaite Mazal Tov pour l’achèvement du Erouv, en un moment bon et fructueux. Puisse Dieu faire que cette action supplémentaire pour le respect du Chabbat hâte encore plus le temps de notre délivrance effective. Nos Sages disent, en effet, que “ si les Juifs respectent un Chabbat, ils seront aussitôt libérés ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Z. Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°4281. (2) Il s’agit de la lettre n°4508*. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4284. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4318. (5) Mais reste un préalable favorable à la prière. (6) Voir les lettres n°4591 et 4592.
Lettre n°4652
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4652, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission sacrée, le Rav ‘Haïm Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 15 Mena’hem Av, jour de la pleine lune la plus parfaite(2). Et, nos Sages disent que “ il n’était pas de fête pour Israël comme le 15 Av et Yom Kippour ”(3).
J’y ai lu avec plaisir que vous êtes parvenu à rectifier plusieurs Séfers Torah(4). Il n’est pas de mots pour exprimer à quel point cela est important, comme l’explique, en particulier, le Zohar, tome 3, page 71a, commentant la découverte d’un Vav supplémentaire(5). Les Tikouneï Zohar, au Tikoun 25, évoquent également les lettres manquantes et celles qui sont ajoutées.
Ceci souligne également la nécessité d’aimer chacun(6), comme cela a été expliqué au cours d’une réunion ‘hassidique, dont un extrait, traitant de ce sujet, est reproduit dans le Kovets Loubavitch, troisième partie(7).
Bien évidemment, tout cela ne vous dispense pas de participer à des études de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, s’ajoutant aux trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya(8). Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Le Rav H.M. Garelik, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°1939 et 2230. (2) Puisqu’elle fait suite à la chute vertigineuse du 9 Av. (3) Voir la lettre n°4640. (4) Dont certaines lettres étaient vraisemblablement effacées. (5) Ce qui permet d’apprécier la valeur de chaque lettre. (6) Puisqu’à chaque Juif correspond une lettre du Séfer Torah. Or, aucune ne doit être manquante. (7) A la page 176. Il s’agit d’un discours prononcé à la veille du second jour de Pessa’h 5716. (8) Conformément à l’institution du précédent Rabbi.
Lettre n°4653
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4653, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva A’heï Temimim Loubavitch
de Richon Le Tsion, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de l’inauguration du bâtiment et en réponse à votre lettre et à votre télégramme, le Rabbi Chlita vous a adressé, ce jour, un télégramme dont vous trouverez le texte ci-joint :
“ A l’occasion de l’inauguration du bâtiment de la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion(1), Dieu fera que la réussite soit considérable, afin de grandir et de parer la Torah intègre, sa partie révélée et son enseignement profond, qui apaise l’âme divine et l’âme animale.
Il est dit que ‘tu aimeras…(2)’, de tes deux penchants(3) et vous formerez donc des élèves qui diffuseront les sources des Paroles du Dieu de vie. Vous Le servirez d’un cœur entier et vous le ferez dans des cercles de plus en plus larges, jusqu’à ce que ‘la terre s’emplisse de connaissance de Dieu’, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson, ”
Vous avez sûrement reçu ce télégramme en son temps. Vous voudrez bien adresser ici(4) le compte-rendu de ce qui s’est passé, avec tout le détail nécessaire. Je vous en remercie d’avance.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4279. (2) L’Eternel ton Dieu de tout ton cœur. (3) Le mot Levave’ha, ton cœur, au lieu de Libe’ha, ayant un Beth supplémentaire, dont la valeur numérique est deux. (4) Au Rabbi.
Lettre n°4654
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4654, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Aux membres du comité moral de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu le compte-rendu de votre réunion des 13 et 15 Mena’hem Av. Puisse Dieu faire qu’il y ait là un bon début pour introduire un changement positif dans tous les domaines spirituels qui concernent Kfar ‘Habad, ce qui aura pour conséquence également une modification dans les accomplissements matériels(1).
Vous connaissez la valeur des décisions prises publiquement, comme l’explique le Kountrass Hé’haltsou. Il est bien clair que, de ce point de vue, les membres du comité doivent donner l’exemple, adopter un comportement conforme à ce qu’ils expliquent. Et, vous savez que ce qui est humide au point de communiquer cette humidité aux éléments avec lesquels il entre en contact possède une qualité que n’a pas ce qui est humide sans avoir cette faculté(2).
Que Dieu vous accorde la possibilité d’améliorer considérablement la situation. Même si elle est déjà satisfaisante, le bien n’a pas de limite et il est sans fin. En effet, il émane de l’essence du bien, à l’origine de l’infini.
J’attends de bonnes nouvelles à ce sujet, qui comporteront tous les détails nécessaires.
Avec ma bénédiction pour une considérable réussite dans votre mission sacrée,
Notes
(1) Les événements matériels étant la conséquence de leur source spirituelle. (2) N’étant pas suffisamment humide pour cela.
Lettre n°4655
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4655, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18 Mena’hem Av, dans laquelle vous envisagez différentes possibilités quant à vos études, pour l’année(1) prochaine.
Si vous acceptez mon avis, vous poursuivrez vos études, avec élan et ardeur, dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement, c’est-à-dire dans la sainte Yechiva Tom’heï Temimim de Brunoy(2). Même si vous pensez qu’il n’y a pas, en cet endroit, un compagnon d’étude qui vous convienne, vous y donnerez au moins un bon exemple aux jeunes gens du Maroc(3), qui vous verront vous élever, d’une étape vers l’autre, dans l’étude de la Torah, avec la crainte de Dieu. De même également, vous prierez avec ferveur.
Il n’est pas de mots pour qualifier l’influence que vous exercerez sur les plus jeunes gens, originaires du Maroc, qui, de la sorte, connaîtront également l’élévation, d’une étape vers l’autre. Il est certain que Celui Qui donne la Torah tiendra Sa promesse, selon laquelle quiconque donne de la Tsédaka, matérielle ou spirituelle, comme celle qui vient d’être décrite(4), aura “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”(5).
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Scolaire. (2) Dans la région parisienne. (3) Cette lettre est vraisemblablement adressée à un jeune homme lui-même originaire du Maroc. (4) Qui est bien une forme de Tsédaka spirituelle. (5) Et progressera donc, beaucoup plus rapidement, dans sa propre étude.
Lettre n°4656
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4656, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat. J’y ai lu, avec plaisir, que, malgré toutes vos difficultés pour gagner votre vie, malgré les nombreuses heures que vous devez consacrer à votre travail, vous vous êtes néanmoins engagé, sans en faire le vœu, à participer aux études publiques de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.
Bien évidemment, ceci(1) s’ajoute aux trois études bien connues, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, que vous pouvez, du reste, apprendre pendant votre voyage vers votre lieu de travail et au retour de celui-ci.
Puisse le Créateur du monde, Qui le dirige, vous permettre de gagner aisément votre vie, de sorte que votre décision actuelle(2) soit suivie d’effet, sans difficulté. De la sorte, vous mettrez en pratique l’Injonction de faire porter vos efforts sur la Torah, ainsi qu’il est dit : “ Tu feras des efforts et tu connaîtras la réussite ”, en faisant un ajout supplémentaire, par rapport à ces décisions. En effet, vous connaissez la promesse de notre Torah selon laquelle “ à quiconque ajoute(3), on ajoute(4) ”.
Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela et également de la libération des membres de votre famille, de l’étroitesse vers la largesse(5), avec bonté et miséricorde.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Ces études supplémentaires. (2) L’engagement à étudier la Torah. (3) Un effort. (4) Des bénédictions. (5) Se trouvant, vraisemblablement, de l’autre côté du rideau de fer.
Lettre n°4657
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4657, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mena’hem 5716,
Brooklyn,
Au jeune Yaakov Immanouel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Mena’hem Av. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre pratique actuelle de la Torah et des Mitsvot. Bien plus, comme on l’a souligné, c’est précisément pendant cette période qui est couramment appelée “ vacances ” que l’on doit multiplier son étude et que l’on doit pratiquer les Mitsvot de la meilleure façon. En effet, on est alors libéré des différentes contraintes qui font obstacle, pendant le reste de l’année.
Il y a également une autre raison(2). En effet, certains ont une tournure d’esprit qui fait que, précisément lorsque le règlement de la Yechiva n’impose pas d’étudier la Torah pendant un certain nombre d’heures par jour(3), ils font preuve de leur bonne volonté et, sans contrainte extérieure, multiplient le nombre de ces heures.
Bien plus, vous devez donner l’exemple, dans l’entourage qui est actuellement le vôtre(4), de ce qu’est un élève d’une Yechiva, en général et de la Yechiva Tom’heï Temimim, en particulier, en sorte que cet exemple soit imité, comme l’établissent différents textes de nos Sages.
A l’occasion de votre anniversaire, qui renforce le Mazal et accroît la sagesse, ainsi qu’il est dit : “ Le nombre des années confère la sagesse ”, vous méditerez sûrement à tout cela, puis vous le ferez encore(5). Ensuite, vous réaliserez cet ajout.
Que Dieu vous accorde la réussite que sera une bonne année, bénie dans l’étude de la Torah et dans la pratique des Mitsvot.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.I. Shochat, de Toronto, Canada. (2) A cet engagement accru, pendant la période des vacances. (3) Du fait des vacances. (4) A proximité du domicile des parents du destinataire de cette lettre. (5) Vous méditerez encore une fois.
Lettre n°4658
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4658, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Nathan David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi. Conformément à votre demande, on vous adressera, dès qu’il sera disponible, un calendrier de l’année qui vient, avec les portraits de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera.
Vous me dites que vous vous consacrez aux recherches sur la biographie de Rav(2). Vous avez sûrement vu la biographie des Sages de la Michna et de la Guemara, du Rav Heyman, dans laquelle il cite des références de leurs enseignements. Il me semble qu’il y a quelques décennies, on trouvait également une brochure spécifique sur Rav, mais, pour l’heure, je ne me souviens pas du nom de son auteur.
En tout état de cause, il faut féliciter tous ceux qui se consacrent à des réalisations susceptibles d’accroître la crainte et l’amour de Dieu ou l’amour de la Torah.
Vous me demandez la différence entre les diverses formulations suivantes, “ tel Rav dit ”, “ tel Rav dit que tel Rav dit ”, “ tel Rav dit au nom de tel Rav ”. Vous consulterez, à ce sujet, les références que vous trouverez ci-dessous(3).
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav N.D. Rosenblum, de Buenos Aires. Voir, à son sujet, la lettre n°3843. (2) L’un des Sages du Talmud. Voir l’encyclopédie des Sages de la Michna et de la Guemara, article sur Rav et Chmouel, de Y. Kanovitch, parue à Jérusalem, en 5734-1974. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité ‘Houlin 113b et commentaire de Rachi, traité Baba Batra 114b et commentaire du Rachbam, introduction du Séder Ha Dorot, page 4b ”.
Lettre n°4659
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4659, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[24 Mena’hem Av 5716]
Je fais réponse à votre lettre du 19 Mena’hem Av. J’y ai lu, avec plaisir, que vous serez l’officiant, à Roch Hachana ou à Yom Kippour, dans la synagogue où l’on vous a proposé de prononcer des paroles d’encouragement.
Il est inutile de préciser que cela(1) est nécessaire à la fois à Roch Hachana et à Yom Kippour, de même que pendant les jours intermédiaires(2), en particulier pendant le Chabbat Chouva. Selon le calendrier de cette année, en effet, vous devrez vous trouver là-bas(3).
Bien entendu, il ne faut pas fatiguer votre auditoire. Parfois, il faut donc dire que c’est une analyse, un commentaire et non des paroles de morale. Vous trouverez sûrement le moyen qui convient et les mots justes. Dieu vous accordera la réussite.
Notes
(1) La nécessité de réciter des paroles de morale. (2) Entre ces deux dates. (3) Ce Chabbat était, en 5717-1956, le lendemain de Roch Hachana.
Lettre n°4660
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4660, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Tamouz, dans laquelle vous me faites part, encore une fois(1), de ce que vous avez découvert dans un certain livre(2). Or, je suis surpris que vous ayez un doute à propos de ce qui y est écrit, alors que ceci(3) va à l’encontre de la foi des enfants d’Israël, de leur foi pure et qu’on y trouve même des expressions effroyables, à propos des paroles de nos Sages, c’est-à-dire de la Loi Orale.
L’auteur s’appuie sur ce qu’il a trouvé dans des livres de Kabbala, mais il n’en a pas compris le sens. Il en a interprété les mots au sens littéral, comme si les expressions “ la main de Dieu ” ou “ l’œil de Dieu ” devaient être prises comme telles, ce qu’à Dieu ne plaise. Dieu aurait donc une main, comme un homme, un œil, comme un homme !
Cet auteur appartient à la catégorie d’hommes à propos de laquelle on émettait des réserves(4) et puisse Dieu faire qu’il mette en pratique l’enseignement du Baal Chem Tov, à ce propos. Le Tséma’h Tsédek explique tout cela dans son Choréch Mitsvat Ha Tefila, à la fin du paragraphe 2. Il affirme que : “ il ne faut pas étudier les livres de Kabbala, car celui qui ne sait pas donner une forme abstraite à ce qui est exprimé concrètement, devient très grossier, du fait d’une telle étude et il applique des anthropomorphismes à la Divinité ”. Bien plus, cet homme se permet de couper les racines(5) !
J’en donnerai un exemple. Comparez le passage que vous reproduisez dans votre lettre, écrit par cet homme, sur l’un des sept Noms de Dieu qui ne peuvent être effacés, avec l’affirmation du saint Zohar, tome 1, page 12b, que je cite : “ Et, tu sauras, en ce jour, que l’Eternel est Dieu : Le nom Elokim doit s’inclure dans le Nom Avaya, afin que l’on sache qu’ils sont un et que rien ne les sépare ”. Le Zohar, tome 2, page 161b dit encore : “ Savoir que l’Eternel est Dieu : C’est là le principe de toute chose, le secret de la foi, la règle de la Torah, là-haut comme ici-bas ”. Vous consulterez ces textes. Vous verrez aussi le Zohar, tome 3, page 264a et d’autres textes encore.
De même, cet auteur se demande comment il y a pu avoir un jour et une nuit, pendant les trois premiers jours(6). Les Midrachim et les commentateurs traitent abondamment de cette question. La formulation que vous reproduisez est la suivante : “ Certains de nos Sages ont décidé , sans se baser sur un enseignement de la Loi Orale ou de la Tradition, que le Créateur avait alors suscité une certaine lumière, qui éclaira uniquement pendant trois jours ”. Ceci contredit de nombreuses affirmations de nos Sages(7), desquels il est dit que tous leurs enseignements furent d’ores et déjà transmis à Moché sur le mont Sinaï.
De même, vous reproduisez, dans votre lettre, la phrase suivante de cet auteur : “ Selon l’avis de la Torah, la création première du Créateur, à l’origine, fut les lois de la nature ”. Quiconque feuillette les livres du Ari Zal, même s’il est un débutant, se moquera de lui, s’il ne coupait pas les racines, ce qu’à Dieu ne plaise, en formulant pareille affirmation. Et, si vous reproduisez également, dans votre lettre, le texte du Léchem Chevo Ve A’hlama, vous y verrez également à quel point l’enseignement ésotérique de la Torah va à l’encontre de tout cela.
Vous reproduisez ensuite la phrase suivante : “ Ceux qui prétendent que les trois premiers jours avaient bien vingt quatre heures, au même titre que les nôtres, introduisent une telle idée de leur propre initiative, car celle-ci ne figure pas dans la Tradition de nos Sages ”. Or, ceci est le contraire de ce qu’affirme la Loi Orale(8) !
Notre génération est bien malheureuse ! On consulte un livre rédigé par quelqu’un qui peut dire, d’une explication de nos Sages, qu’elle est “ une idée introduite de leur propre initiative ”, alors que le Choul’han Arou’h établit clairement ce que l’on doit faire à un tel homme et, s’agissant du livre lui-même, puisse Dieu faire que l’on ait brûlé son manuscrit avant même qu’il ait été imprimé.
Vous reproduisez, par la suite, l’idée suivante. La Torah commence le compte des jours à partir du moment où fut énoncée l’Injonction : “ Que la lumière soit ”. Pourtant, avant cela, la terre existait déjà. Mais, elle était désolation et chaos, obscurité, vents et eau. La Torah ne ferait donc aucune référence à cette partie de la
création. Or, vous connaissez, à ce propos, la conception des Caraïtes, qui rejettent totalement la Loi Orale. De fait, dans celle-ci, en effet, il est dit(9) que les cieux et la terre, la lumière et l’obscurité furent créés le premier jour. Selon, notre foi, la loi Orale est effectivement partie intégrante de la Torah.
Il est une circonstance atténuante que l’on peut accorder à l’auteur de ce livre. Peut-être n’a-t-il pas été traduit avec précision. En revanche, s’il s’avère que la traduction a été précise, il a déjà été dit plus haut que ce livre doit être brûlé, conformément à la Hala’ha énoncée par le Choul’han Arou’h.
A ce propos, vous reproduisez également l’avis des scientifiques tel qu’il est cité par cet auteur. Il semble que celui-ci ne comprenne pas non plus les ouvrages scientifiques. Il s’en tient aux expressions que l’on trouve dans les livres destinés aux débutants. En effet, celui qui connaît les prémices de la science et ses conclusions les plus récentes sait que celles-ci ne contredisent nullement le fait que les six jours de la création soient, chacun, de vingt quatre heures, comme l’affirme la Torah.
Bien plus, les scientifiques disent que, non seulement, à l’heure actuelle, il est impossible de contredire ce principe, mais bien plus, on ne pourra pas non plus le faire, à l’avenir. J’ai longuement expliqué tout cela, par ailleurs(10).
Il découle de ce qui vient d’être dit, si vous voulez mon avis, que vous ne devez pas conserver ce livre près de vous. Et, vous mettrez également les autres en garde, à ce sujet.
Avec ma bénédiction
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4409. (2) Il s’agit du Maassé Béréchit, publié à New York, en 5687-1927. (3) Le contenu de ce livre. (4) Celle qui interprète les anthropomorphismes de la Kabbala au sens littéral. (5) De renier sa foi. (6) De la création, puisque le soleil et la lune n’étaient pas encore à leur place. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité ‘Haguiga 12a, le Midrach Béréchit Rabba, chapitre 3, paragraphe 6 et d’autres textes encore. ” (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrach Vaykra Rabba, début du chapitre 29, Pirkeï de Rabbi Eliézer, début du chapitre 8 et d’autres textes encore. ” (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ traité ‘Haguiga 12a, Pirkeï de Rabbi Eliézer, chapitre 3 et d’autres textes encore. Zohar ‘Hadach, page 5b, Midrach Chemot Rabba, chapitre 47, paragraphe 5. ” (10) Il s’agit de la lettre n°4414.
Lettre n°4661
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4661, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants de l’union des élèves de Yechivot,
Que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et bénis,
Vous trouverez ci-joint le texte du télégramme que le Rabbi Chlita vous a envoyé, à l’occasion de votre réunion(1) :
“ J’adresse ma bénédiction à cette réunion afin qu’elle connaisse la réussite, qu’elle révèle les forces de la jeunesse orthodoxe, en général et des élèves des Yechivot, en particulier, afin de grandir la Torah intègre, avec une crainte de Dieu pure, de la parer et de diffuser ses sources(2), d’œuvrer, avec toute l’ardeur qui convient, pour élever le sort de la Tradition d’Israël, en insufflant le Judaïsme à tous les cercles des enfants d’Israël et, avant tout, en conquérant la jeunesse pour la Torah de vie et ses Mitsvot.
Que l’on accomplisse la Techouva immédiate, la Torah et les Mitsvot, la délivrance immédiate, de l’exil physique et moral vers la liberté véritable.
Mena’hem Schneerson ”
Vous l’avez sûrement reçu en ce temps(3). Vous voudrez bien faire savoir ici(4) ce qui a été fait, en la matière, avec tout le détail nécessaire. Je vous en remercie d’avance.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Organisée en relation avec la visite, en Terre Sainte, des émissaires du Rabbi, après l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad, comme l’expliquent l’avant-propos et la lettre n°4546. Avant cette réunion, la lettre suivante fut envoyée, par le secrétariat du Rabbi, aux ‘Hassidim et aux institutions ‘Habad : “ Dans le programme de la mission confiée aux émissaires, figure une réunion de nos élèves, ceux des Yechivot de Terre Sainte, le dimanche 28 Mena’hem Av. Nous tenons à rappeler et à souligner, par la présente, à toutes les institutions ‘Habad de Terre Sainte, partout où elles se trouvent, qu’elles doivent adresser une lettre ou un télégramme de bénédiction, à l’occasion de cette réunion. Elles exprimeront ainsi leur participation personnelle à la réunion, ce qui la renforcera, de même que la mission confiée à ces émissaires. ” (2) L’enseignement de la ‘Hassidout. (3) Ce télégramme. (4) Au Rabbi.
Lettre n°4662
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4662, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement obtenu, en son temps, mon courrier qui faisait réponse à votre précédente lettre. J’ai bien reçu, en outre, votre lettre de la fin de Tamouz, qui m’est parvenue avec un peu de retard.
Vous évoquez le manque de livres. Vous auriez dû être plus précis, en la matière. Bien évidemment, il devra s’agir, dans toute la mesure du possible, de livres parus aux éditions Kehot, que vous pourrez vous procurer plus facilement.
Sans doute avez-vous rencontré plusieurs fois les émissaires(1), les jeunes Rabbanim, auxquels Dieu accordera longue vie et leur visite en Terre Sainte a été mise à contribution pour votre action dans le domaine(2) de ‘Habad. Vous m’informerez de tout cela, avec tous les détails nécessaires. Que Dieu vous accorde la réussite.
J’ai eu connaissance d’une rumeur, et puisse Dieu faire qu’elle ne soit pas fondée, selon laquelle, on vous fait obstacle dans votre diffusion des sources(3) parmi les érudits de la Torah. Vous ne devez en aucune façon vous en affecter. Dans le calme, vous poursuivrez cette diffusion des sources de la Torah, qui sont ses voies. Et, l’action en ce sens affaiblit les forces de ceux qui s’y opposent.
Nos Sages soulignent que celui qui dit : “ telle explication est belle(4) ” perd également l’explication qu’il considère comme belle(5), ce qu’à Dieu ne plaise. Heureuse est votre part, car vous assumez cette mission sacrée. Au final, vous l’emporterez, conformément à la décision bien connue du Tribunal céleste(6).
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Envoyés par le Rabbi à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, l’avant-propos et la lettre n°4546. (2) Textuellement “ la vigne ”. (3) De la ‘Hassidout. (4) Et, telle autre ne l’est pas. (5) En plus de celle qu’il ne considère pas comme belle. (6) Lors de la libération de l’Admour Hazaken, le 19 Kislev, selon laquelle, en tout ce qui concerne la Torah, les Mitsvot et la crainte de Dieu, les ‘Hassidim l’emporteraient.
Lettre n°4663
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4663, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[28 Mena’hem Av 5716]
Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi, dans laquelle vous me faites part de votre pensée qui s’égare, ce qui peut survenir lorsqu’il ne convient pas qu’il en soit ainsi.
Vous connaissez l’affirmation qui figure dans plusieurs passages du Tanya, en particulier le chapitre 28, que vous consulterez et dans Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 25, à la page 141a.
L’une des pratiques qu’il convient d’adopter, à ce sujet, est de prier et d’étudier avec un livre. Même si, pour vous approfondir, il vous faut réfléchir par cœur, vous maintiendrez ouvert ce livre, dans lequel figure l’idée que vous apprenez.
Quand vous sentirez votre pensée s’envoler, vous en observerez les mots. Ceux-ci retiendront votre attention et ils vous éclaireront.
Lettre n°4664
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4664, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Mena’hem Av.
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous êtes, en l’occurrence, celui qui formule la requête(1) et sans doute redoublerez-vous donc d’élan et d’ardeur, dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Ainsi, vous hâterez l’accomplissement de ces requêtes(2).
Vous me dites que vous avez du mal à orienter vos pensées et à vous concentrer, pendant l’étude de la Torah et la prière. Vous connaissez le bon conseil qui a été donné, à ce sujet. Il faut étudier avec un livre, prier avec un Sidour. Même si vous méditez à un raisonnement, que vous reconstituez par l’esprit, il y aura, à ce moment, un livre, exposant cette idée, ouvert devant vous. Si vous sentez que votre pensée s’égare, vous en consulterez le texte. Les mots saisiront votre attention, vous permettront de comprendre et vous éclaireront.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Au nom de ces personnes. (2) Grâce au comportement positif adopté par celui qui les formule.
Lettre n°4665
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4665, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yaakov Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre du 22 Mena’hem Av, dans laquelle vous me décrivez le Melavé Malka qui a eu lieu à l’occasion de votre arrivée et la manière dont vous envisagez votre travail, à l’avenir.
Vous savez sans doute que le ‘Hassid aux multiples accomplissements, Rav Moché Zalman(2) et son fils David, auxquels Dieu accordera longue vie, se trouvent actuellement ici. En m’entretenant avec eux, j’ai eu l’impression qu’il y a fort à faire, au sein de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak de Melbourne, surtout dans la situation actuelle. En effet, si l’on ne profite pas des jours et des semaines qui viennent pour développer cette Yechiva, de la manière qui convient, on ne peut pas être certain que l’opportunité s’en présentera encore une fois. En conséquence, quiconque est proche d’une telle réalisation, par son cœur et par son esprit, doit travailler à cela, par toutes ses forces.
Par ailleurs, il est indispensable de créer immédiatement une école ‘Habad pour les filles, qui s’appellera Beth Rivka ou Beth Sarah. Là aussi, j’ai pu vérifier, au cours de cette discussion, qu’il faut profiter de ce moment propice, non seulement pour fonder cette école, mais aussi pour la développer et l’élargir, dans la mesure du possible.
J’ai donc dit qu’il ne fallait pas attendre, pour créer cette école de filles, que l’on ne devait pas, au préalable, trouver un édifice et un bâtiment, encore moins le construire. En effet, on dit qu’il y a une classe vide, dans l’immeuble de la Yechiva. Il y a aussi la synagogue des femmes. En ce cas, vous aménagerez une porte pour que l’entrée et la sortie des filles soient séparées. Vous prévoirez également une barrière dans la cour, afin que celle-ci ne soit pas mixte.
Dès son retour à Melbourne, les études commenceront et vous le ferez savoir à tous.
Vous pouvez en déduire ce que je pense de la manière de concevoir votre travail, comme vous l’exposez dans votre lettre. Je considère, très clairement, que vous devez vous consacrer au développement de Ohaleï Yossef Its’hak, à la fondation et au développement de l’école ‘Habad de filles Beth Rivka ou Beth Sarah. Bien évidemment, vous le ferez avec tous les autres ‘Hassidim de votre ville, avec l’énergie qui convient.
Vous connaissez l’importance, précisée par notre sainte Torah, d’une Mitsva que l’on ne peut mettre en pratique que pendant un temps limité. On a pu constater jusqu’ici que Dieu accordait Sa bénédiction, conférant une réussite considérable, même si l’on n’a malheureusement pas utilisé toutes les possibilités que celle-ci offrait, à la mesure de ce qui était possible. Je suis certain qu’à l’avenir, vos accomplissements auront encore un immense succès et il faudra s’en servir pleinement.
Puisse Dieu faire que vous disposiez d’assez de temps et d’énergie pour profiter de tout cela, de la manière qui convient. J’attends de vos nouvelles, bonnes et détaillées. Vous me direz que vous avez fait les préparatifs qui conviennent pour ces actions et que vous les réalisez concrètement, de façon immédiate.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Le Rav Y.E. Herzog, de Melbourne. Voir, à son sujet, la lettre n°2766. (2) Le Rav M.Z. Feiglin. Voir, à son sujet, les lettres n°4384 et 4671.
Lettre n°4666
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4666, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Mena’hem Av, dans laquelle vous décrivez votre rêve et ce qui s’est passé.
Oubliez complètement tout cela ! Sans doute toutes les Mezouzot de votre maison ne sont-elles pas cachères. Il faudrait donc les faire vérifier. Il serait bon d’en faire de même pour les Tefillin de votre mari, auquel Dieu accordera longue vie.
Avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes, il serait bon de donner quelques pièces à la Tsédaka. Votre mari en fera de même, chaque lundi et jeudi, si ce n’est pas une fête. Et, il donnera quelques pièces à la Tsédaka, avant la prière.
De plus, vous renforcerez votre confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige. Il est l’Essence du bien, veut accorder Ses bienfaits à chaque Juif et à chaque Juive. Néanmoins, il faut forger le réceptacle qui convient pour recevoir Sa bénédiction. Celui-ci est un mode de vie conforme à l’enseignement de notre Torah, Torah de vie.
Le mérite de vos parents vous viendra en aide et j’attends de bonnes nouvelles de tout cela. Puisse Dieu faire qu’il en soit prochainement ainsi.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°4667
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4667, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Mena’hem Av 5716]
Vous précisez, dans votre lettre(1), que l’enterrement a eu lieu à Vancouver, le 28 Sivan, soit à la veille du 29, d’après l’heure en Terre Sainte(2). Vous me demandez, semble-t-il, ce qui en découle pour la récitation du Kaddich, jusqu’à la fin du onzième mois(3). En effet, nous avons coutume de compter l’anniversaire(4) à partir du jour de la mort et non de celui de l’enterrement, y compris la première année, comme le dit le Hayom Yom, à la date du 13 Chevat.
A mon sens, la lecture du Kaddich concerne celui qui est en deuil et est en relation avec son jugement(5). Il faut donc prendre en compte le temps et le lieu du décès et non l’endroit des endeuillés.
Ceci a-t-il une incidence sur l’anniversaire du décès, par exemple du fait de l’heure à laquelle il est survenu ? Les Sages des toutes dernières générations, par exemple le Rav Greenwald dans le Colbo, traitent de cette question. Pour l’un, on prend en compte le temps des endeuillés et cette position s’appuie sur le Doudaeï Ha Sadé. D’autres se basent sur le lieu du décès, d’après les responsa Ktav Sofer, partie Yoré Déa, chapitre 188.
Ce point ne sera pas développé ici et l’on adoptera une conclusion positive(6).
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Alexander Sender Youdassin, de Tel Aviv, qui écrivit lui-même au Rabbi, le 1er Mena’hem Av. (2) Où se trouvent les endeuillés. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°536. (4) Du décès. (5) Devant le Tribunal céleste. (6) En faisant état de cette conclusion positive, malgré le contenu de cette lettre qui ne l’est pas.
Lettre n°4668
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4668, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5716,
Brooklyn, New York,
A l’attention des dirigeants de la confédération
des ouvriers d’Agoudat Israël en Amérique,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Nous faisons réponse à votre lettre du 23 Mena’hem Av. Nous avons l’honneur de vous faire savoir que le Rabbi Chlita a envoyé, ce jour, un télégramme dans l’endroit de votre réunion en Terre Sainte. Celui-ci est la réponse à l’invitation télégraphique émanant de la direction des ouvriers de l’Agoudat Israël, là-bas. En voici le texte :
“ Je fais réponse à votre invitation et je vous adresse mes bénédictions pour que votre réunion soit fructueuse, qu’elle parvienne à mener une action sincère afin de renforcer et de diffuser un Judaïsme intègre, sans compromis.
Nos Sages disent que ‘nous sommes les ouvriers(1) du jour’ et le Tséma’h Tsédek explique que nous devons réaliser(2) le jour et la lumière, par ‘la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière’, de même que par le luminaire de la Torah(3), jusqu’à ce que brille la délivrance véritable et complète.
Soyez inscrits et scellés pour une bonne année.
Mena’hem Schneerson,
Loubavitch ”
Avec nos respects et notre bénédiction afin d’être inscrits et scellés pour une bonne année,
Le secrétariat du Rabbi Chlita,
Notes
(1) Allusion aux ouvriers d’Agoudat Israël. (2) Poël, terme qui signifie également ouvrier. (3) La ‘Hassidout.
Lettre n°4669
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4669, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 26 Mena’hem(1), dans laquelle vous présentez encore une fois vos raisons et vos explications, justifiant que vous vouliez quitter le Maroc.
Je maintiens, néanmoins, ma position, me basant, avec force, sur l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ les pauvres de ta ville sont prioritaires(2) ”. Votre bien moral et donc, en conséquence, également votre bien matériel consistent, en l’occurrence, à faire usage de vos capacités et de vos connaissances dans le domaine de l’éducation aux valeurs sacrées, au Maroc, parmi nos frères les enfants d’Israël Sefardim.
Plus vous redoublerez d’ardeur et d’effort, en cela, plus vous recevrez l’assurance du Créateur du monde, Qui le dirige, d’obtenir la satisfaction de tous vos besoins et de ceux des membres de votre famille, dans tous les domaines.
Et, vous connaîtrez la réussite également dans l’étude. En effet, l’Admour Hazaken, auteur du saint Tanya et du Choul’han Arou’h, affirme qu’en donnant de la Tsédaka, ce qui, bien entendu, inclut la Tsédaka spirituelle, on obtient “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”(3).
Puisse Dieu faire que vous choisissiez cette bonne part et, comme je le disais, vous me donnerez de bonnes nouvelles en m’apprenant que vous formez des élèves desquels on pourra dire, à terme : “ Voyez les pousses que j’ai fait grandir ”.
Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Av. (2) Par rapport à ceux d’une autre ville. (3) Ce qui permettra la réussite dans l’étude.
Lettre n°4670
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4670, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Hillel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre du 23 Mena’hem Av, qui faisait suite à une interruption particulièrement longue, de même que vos deux demandes de bénédiction, qui seront lues, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous m’expliquez pour quelle raison il est impossible de convaincre ces jeunes gens. Or, quiconque méditerait à l’histoire d’Israël, en général et à celle de la ‘Hassidout, en particulier, en adoptant de tels principes parviendrait à des conclusions dramatiques, ce qu’à Dieu ne plaise, c’est bien évident.
J’ai, malheureusement, déjà été habitué à de telles “ explications ”, qui ont pour effet de multiplier les doutes sur l’issue fructueuse d’une action. Et, en conséquence, on ne fait rien, bien que nos Sages affirment qu’en situation de danger, on doit agir, même en cas de doute ou de “ doute de doute ”.
En l’occurrence, il s’agit bien de conduire ces jeunes gens au monde futur et, bien souvent également, à ce monde.
Vous décrivez l’action et le comportement adopté envers les élèves(2), à l’occasion du 12 Tamouz(3). J’en suis satisfait. Sans doute poursuivrez-vous tout cela. Ceci peut être comparé à une plantation. On peut vérifier concrètement que celui qui plante des graines sait qu’elles ne germeront pas toutes. Il en plante donc un certain nombre car, s’il se limitait à quelques unes, cela n’aurait pas le même effet.
Or, on peut logiquement s’interroger sur une telle démarche. Pourquoi gâcher plusieurs dizaines de graines dans un champ qui, concrètement, n’en fera germer que quelques unes ? Dans la pratique, si l’on adopte cette position rationnelle, ces quelques graines elles-mêmes ne pousseront pas.
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav H.H. Azimov, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°3820. (2) Des Talmud Torah de la région parisienne. (3) Date de la libération du précédent Rabbi des prisons soviétiques.
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