Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4631
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4631, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Aux dirigeants des ‘Hassidim, à Melbourne,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, après votre long silence, votre lettre du 11 Mena’hem Av, écrite par le Rav et ‘Hassid, Rav Yochoua Chnéor Zalman(1). J’y fais réponse :
A) Il est absolument nécessaire d’avoir une école de filles. Je suis surpris de constater que vous soyez dans le doute, à ce sujet. Tous ceux qui méditent aux causeries de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et à un grand nombre de ses lettres, savent qu’il a souligné, des dizaines de fois, l’importance des écoles de filles, au moins tout autant que celle des garçons. Vous devez comprendre ce que cela veut dire.
B) Il en résulte que, au même titre que pour les garçons, vous devez fonder une école ‘Habad, même s’il y a, dans votre ville, des institutions appartenant aux différents cercles. On peut observer que la réussite, en la matière, est considérable.
Vous devez donc créer une école de filles, dont vous assumerez pleinement la responsabilité. A n’en pas douter, le succès sera, là encore, considérable, puisque la source est unique(2). Vous devez comprendre ce que je veux dire.
Puisse Dieu faire qu’eux-mêmes(3) prennent conscience de la vérité telle qu’elle est. Des forces leur ont été accordées. Or, l’argent se trouve en dépôt, à la banque. Ils ne se servent pas de ces deux éléments(4) de la manière qui convient.
Certes, avant que celui qui le donne le mette à leur disposition, cet argent est déposé à la banque, sur le compte de celui qui le gère pour Ohaleï Yossef Its’hak. Néanmoins, il est nécessaire de lui expliquer à quel point tout cela est important.
Au final, le passé a montré que vous avez connu la réussite. Plus le réceptacle sera large et plus la bénédiction sera grande. Différents textes de ‘Hassidout expliquent le sens de la lumière et du réceptacle, dans le domaine de la Sainteté. En effet, l’un s’introduit dans l’autre et ils se complètent.
Nos Sages soulignent que l’on sanctifie les instruments du service(5) quand ils sont pleins. En effet, ceux-ci appartiennent au domaine de la Sainteté, servent à une mission sacrée. Le Créateur du monde demande donc qu’ils soient pleins. Vous devez comprendre ce que cela veut dire.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.C. Z. Serebrianski. Voir, à son sujet, la lettre n°4456. (2) La même que celle de l’école des garçons. (3) Ceux qui doivent assumer cette responsabilité et sont dans le doute. (4) Des forces et de l’argent. (5) Dans le Temple, pour les consacrer.
Lettre n°4632
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4632, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, m’annonçant une bonne nouvelle, les fiançailles imminentes de votre fils. Puisse Dieu faire que vous observiez la Providence divine, que vous adoptiez les conclusions qui s’imposent, en la matière, c’est-à-dire la nécessité qu’il conduise sa vie sur le chemin de la Torah et des Mitsvot, avec intégrité. “ Le résultat est à la mesure de l’effort ”(1) et il a donc reçu toutes les forces nécessaires pour cela. Tout ne dépend que de sa volonté.
Je suis surpris que vous ne disiez rien de votre participation aux actions de ‘Habad. J’ai peur d’avancer qu’en l’occurrence, s’applique le dicton bien connu selon lequel, lorsque le père s’écarte d’un pas, le fils le fait de plusieurs pas.
Je veux dire qu’en vous tenant à distance des réalisations de ‘Habad, en vous abstenant de toute action positive, d’une participation intégrale, vous écartez votre domaine, de plusieurs pas, du domaine de ‘Habad. Mais, vous connaissez la causerie de mon beau-père, le Rabbi, précisant l’enseignement que l’on peut tirer de Pessa’h Chéni(2) : “ Il n’est jamais trop tard ”(3). Vous devez comprendre ce que je veux dire.
Sans doute le mariage sera-t-il célébré rapidement. Plus tôt il aura lieu et mieux cela sera.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Textuellement “ la trace, sur le dos du chameau, dépend du poids du fardeau ”. (2) Obtenu à la demande des Juifs qui n’avaient pu offrir le premier. (3) Rien n’est jamais définitivement perdu.
Lettre n°4633
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4633, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre des 22 et 29 Tamouz, avec la demande de bénédiction qui l’accompagnait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous me dites que vous avez coutume de conclure en souhaitant que Dieu agrandisse…(1). Je suis surpris par une telle habitude, car il y a, en la matière, des divergences d’opinions. Malheureusement, du fait de nos nombreuses fautes, de nouveaux comportements et usages s’ajoutent, de temps à autre. Et, même ceux qui envisagent cette question(2) de manière positive peuvent s’en trouver découragés. Du reste, plusieurs preuves confortent l’avis de ceux qui l’envisagent négativement.
Bien plus, lorsque vous écrivez un courrier, je ne sais pas pourquoi vous devez y faire apparaître un élément qui n’a absolument rien à voir avec le sujet abordé, alors que, selon les deux avis énoncés en la matière, cette question est fondamentale.
Vous évoquez le congrès des communautés(3). Vous connaissez la position de mon beau-père, le Rabbi, en pareil cas. Dans chaque réunion de ce genre, chaque fois qu’il y a un doute ou même le doute d’un doute qu’il soit possible de mettre cette réunion au profit du Judaïsme, de la Torah et des Mitsvot, il faut y participer, car “ grâce à tout cela, peut-être…(4) ”. De plus, comme vous l’écrivez, il vous semble que celle-ci se tienne une fois tous les trois ans.
Vous me dites que ce congrès est sans valeur, pour ce qui concerne le Judaïsme. En pareil cas, néanmoins, le passé ne délivre aucun enseignement pour l’avenir, ni même pour le présent. Du reste, je ne dis pas que votre participation doit être officielle et que votre intervention doit prendre la forme d’une conférence. En fait, de tels congrès offrent, avant tout, l’occasion de rencontrer, en une seule fois et sans effort particulier, les responsables de différents endroits. Il est clair qu’à cette occasion, on peut renforcer les valeurs juives, surtout si l’on investit, en cela, un effort moral et physique.
Certes, il est inutile de se plaindre du passé, mais je suis sûr que de telles réunions se déroulent, de temps à autre, dans votre ville. Il faut donc en être informé suffisamment tôt et trouver une personne capable, qui s’y rendra et y mettra en pratique ce qui vient d’être dit.
Bien évidemment, je prendrai en charge, sans en faire le vœu, les dépenses qui en résulteront. Il est évident qu’une absence de participation, une absence de déplacement(5) et une absence d’action n’amélioreront nullement la situation. Et, le monde n’a pas été créé pour l’absence(6), quelle qu’elle soit.
Ce qui vient d’être dit permet d’établir une règle, s’appliquant également aux autres points que vous évoquez, de même qu’aux raisons et aux explications vous permettant de justifier votre inactivité.
Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de l’amélioration de votre état de santé. Vous me direz que vous avez commencé à agir avec enthousiasme, de la manière qui vient d’être décrite. Et, vous connaissez le dicton(7) : “ Accepte la vérité de celui qui l’énonce ”, que l’on retrouve également dans l’introduction du Rambam à ses huit chapitres.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) La royauté d’Israël et l’état d’Israël. Voir, à ce sujet, la lettre n°4508. (2) De l’état d’Israël. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4508. (4) Sera-t-il possible d’implanter un bon sentiment en leur cœur, selon l’expression du Tanya. (5) Pour se rendre à ce congrès. (6) Voir, à ce sujet, les lettres n°4426 et 4447. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°4724.
Lettre n°4634
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4634, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi(1), dans laquelle vous me dites que vous êtes à l’origine du choix du capitaine Y. H.(2) pour être mon contrepoids, dans cette affaire. Et, vous joignez à votre lettre une coupure de presse rapportant ses propos. J’en déduis que ce qui y est imprimé correspond à ce qu’il a effectivement dit.
Vous évoquez sa compétence et son expérience de la conduite des bateaux. Or, il ne traite pas de leur existence sous l’angle de la rentabilité, mais peut-être ne sait-il pas qu’ils ont plusieurs années déjà. Il justifie cette existence seulement par le fait que les Juifs désirent les emprunter, une grande partie des passagers et des marchandises étant envoyée par les organisations juives et les organismes officiels, lesquels auront recours à eux en tout état de cause.
A ce propos, ce qu’il dit de la flotte commerciale n’est pas exact non plus, car la question posée concerne les bateaux transportant essentiellement des personnes. Mais, peut-être le transport de passagers entre-t-il également dans le cadre d’une flotte commerciale, expression qu’il faudrait opposer uniquement à celle de flotte militaire.
J’ai écrit qu’il a cherché à induire en erreur également à propos de ce qui est censé être son métier. En effet, il aurait dû préciser qu’en plus d’allumer du feu, on effectue également, à bord, des dizaines de travaux interdits par la Torah, qui sont actuellement nécessaires pour diriger un bateau. J’ai donc voulu les expliciter, puisque l’on a cherché à mentir d’une façon bien simple en affirmant que, dès lors que le feu ne s’éteint pas incidemment dans la cuve, il est possible de diriger le bateau automatiquement, c’est-à-dire sans même transgresser une seule interdiction émise par nos Sages et, a fortiori, par la Torah. Une telle affirmation fait la preuve de l’ignorance la plus consternante, y compris de la part de débutants dans les métiers de la mer, comme je le disais dans ma lettre.
Quant à la rentabilité que peuvent avoir ces bateaux, cela n’est malheureusement pas du tout ce qui fait l’objet de la discussion, en l’occurrence. De plus, il se passera encore très longtemps avant que l’on commence à envisager la proposition d’un brevet d’invention, tel que vous le suggérez. Celui-ci, à l’heure actuelle, n’existe pour aucun bateau. Et, entre temps, on profane massivement chaque Chabbat qui s’écoule. Il est difficile d’en dire plus sur ce qui remet en cause les principes fondamentaux du Judaïsme. Or, nul ne prête attention à tout cela.
Conformément à la conclusion de votre lettre, vous avez sûrement un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout, compte tenu de l’éducation que vous avez reçue. Vous influencez également votre entourage en ce sens.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à propos des bateaux israéliens voyageant le Chabbat, la lettre n°4555. (2) Yermyahou Halpern. Voir, à son propos, la lettre n°4617.
Lettre n°4635
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4635, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Mena’hem Av, dans laquelle vous me dites que vous recherchez un poste d’officiant pour les jours redoutables(2) et pour les fêtes(3), qui approchent.
Bien évidemment, vous devez, pour différentes raisons, vous efforcer, dans la mesure du possible, d’occuper ce poste dans une synagogue de rite Ari Zal. L’année dernière, vous en avez eu la possibilité et, avec l’effort qui convient, vous y parviendrez cette année également.
Vous m’interrogez sur l’ordre des Seli’hot. Notre coutume, en la matière, est déjà imprimée et elle est sûrement déjà parvenue en Terre Sainte(4). Vous la trouverez également dans le Sidour Torah Or, paru aux éditions Kehot, page 229b. Elle est établie selon l’instruction de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Je suis surpris que vous ne disiez rien de votre participation aux études publiques et, en particulier, à la diffusion des sources(5), jusqu’à ce que celles-ci parviennent à l’extérieur.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav M.Charlov, de Ramat Gan. (2) Roch Hachana et Yom Kippour. (3) Soukkot, Chemini Atséret et Sim’hat Torah. (4) Où se trouve le destinataire de cette lettre. (5) De la ‘Hassidout.
Lettre n°4636
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4636, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Mena’hem Av. J’y ai lu avec plaisir que vous êtes issu d’une vieille famille de ‘Hassidim ‘Habad. Bien plus, on peut lire entre les lignes que vous avez conscience de la grande valeur et du bonheur de cet héritage.
Différents textes établissent qu’un héritage n’est qu’accessoirement le passage de biens d’une personne à une autre. En réalité, il est, avant tout, conformément aux termes de la Michna, au traité Edouyot, chapitre 2, Michna 9, une transmission du père au fils, lequel reçoit de lui la beauté, la force, la richesse et la sagesse.
Le commentaire de la Michna précise que “ la sagesse est la juste perception ”. Néanmoins, le Créateur du monde, Qui le dirige, souhaite que l’homme reçoive le bien le plus parfait possible. C’est la raison pour laquelle Il lui ouvre le choix entre deux chemins.
En la matière, un Juif met en pratique les termes du verset : “ Et, tu choisiras la vie ”. En pareil cas, il ne s’agit pas du “ pain de la honte ”(2) que l’on reçoit en cadeau, mais bien du résultat d’un effort de la part de l’homme.
J’ai bon espoir que vous assurerez la continuité de cette chaîne dorée, conformément à l’enseignement de notre Torah, de la ‘Hassidout, de ses pratiques et de ses usages. Vous influencerez votre entourage, en particulier les membres de votre famille, afin que tous suivent cette voie, celle qui procure une vie heureuse.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous m’informez des fiançailles de votre fille Tsipora, à laquelle Dieu accordera longue vie. Puisse Dieu faire que ce soit avec Mazal Tov, en un moment bon et fructueux, qu’elle bâtisse un foyer juif, un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov,
J’aimerais savoir si vous disposez de manuscrits de nos saints maîtres ou de notes familiales dont le contenu éclairerait, par exemple, l’histoire des ‘Hassidim des premières générations.
Notes
(1) Le Rav A.Yafé, de Jérusalem. (2) Que l’on ne fait rien pour mériter.
Lettre n°4637
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4637, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous vous plaignez que les conséquences de votre travail ne sont pas ce qu’elles devraient être. Vous dites que, malgré vos efforts, que vous n’avez pas connu la réussite. Abandonnez donc tout ce qui empêche ou affaiblit l’action concrète !
Vous avez sûrement vu la causerie(1) de mon beau-père, le Rabbi, basée sur le récit du Juste, Rabbi M. M. de Tchernobyl(2), selon lequel tout ce qui fait obstacle à l’action concrète émane d’une origine qui n’est pas pure.
Il faut donc chasser de telles pensées des quatre coudées de chaque Juif, en général et de celles d’un ancien élève de la Yechiva(3), fils d’un ancien élève de la Yechiva(3), en particulier. La divine Providence vous a placé dans un rayon de lumière en vous permettant de rapprocher les cœurs des fils et des filles d’Israël, de notre Père Qui se trouve dans les cieux. En outre, vous avez, face à vous, celle qui vous vient en aide(4).
De temps à autre, vos possibilités s’en trouvent donc accrues. En conséquence, les forces vous permettant d’agir sont également très importantes. Il est inutile d’en dire plus, puisqu’une réflexion sommaire suffit pour établir qu’il en est bien ainsi.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, avec un état d’esprit joyeux, ainsi qu’il est dit : “ Servez Dieu dans la joie ” et avec enthousiasme,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4540. (2) Qui fut empêché de donner de la Tsédaka comme il pensait le faire, dans un premier temps. (3) Tom’heï Temimim Loubavitch. (4) Une épouse, selon la définition qu’en donne le verset.
Lettre n°4638
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4638, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Mena’hem Av, dans laquelle vous m’écrivez que vous ne pouvez plus continuer à assumer, dans votre comportement les obligations d’un élève de la Yechiva, comme vous le faisiez quand vous étiez élève de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod. En conséquence, vous formulez encore une fois une explication, justifiant qu’il vous faille poursuivre vos études à la Yechiva Tom’heï Temimim des Etats-Unis.
Je ne comprends pas ce qui sera arrangé, de cette façon. En étant ici, vous disposerez du libre arbitre, exactement comme vous l’avez en Terre Sainte, où celui-ci vous permet de mettre en pratique les termes du verset : “ Et, tu choisiras la vie ”.
Néanmoins, le Rav et ‘Hassid, le guide spirituel(1) m’écrit également, à ce propos. En conséquence, si, tout au long de l’année qui vient, vous adoptez le comportement qui convient à un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, sans avancer de prétextes et d’excuses en la matière(2), j’accepte que vous veniez ici, pour Roch Hachana 5718(3), afin d’y étudier comme doit le faire un élève de la Yechiva.
J’envoie cette lettre par son intermédiaire(4), afin que vous parliez clairement, ensemble, de tout cela.
Puisse Dieu faire que vous ayez le mérite de suivre la voie et le chemin qui conduisent vers l’élévation.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) De la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod. (2) Qui justifieraient de ne pas étudier la Torah. (3) 1957. (4) Par le guide spirituel de la Yechiva.
Lettre n°4639
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4639, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée, le Rav Azryel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre du 14 Mena’hem Av, qui faisait suite à un très long silence. Vous y décrivez la réunion ‘hassidique du jour lumineux de la libération(2) et l’organisation qui a été adoptée pour la période des vacances.
Je suis un peu surpris par les restrictions qui sont apparemment faites dans l’école des filles, en fusionnant des classes, alors que la période actuelle exige un développement et un élargissement, plutôt qu’un gel de la situation et, a fortiori, une réduction.
Peut-être est-il encore possible de faire quelque chose pour les vacances et surtout pour que les études soient bien organisées. Il serait bon de vous entretenir, à ce propos, avec le grand Rav B.E. G.(3). Vous envisagerez également l’acquisition du bâtiment qui convient. Bien évidemment, vous pouvez écrire que vous le faites sur mon conseil.
Je vous joins un fascicule, paru récemment. Sans doute mettrez-vous son contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous dépend de vous.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav A.Chaykin, d’Agadir. Voir, à son sujet, la lettre n°4413. (2) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques, les 12 et 13 Tamouz. (3) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski, émissaire du Rabbi pour l’Afrique du nord.
Lettre n°4640
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4640, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Alexander Sender(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre du 15 Mena’hem Av, qui faisait suite à un silence particulièrement long. Ce jour est celui de la pleine lune la plus parfaite(2). C’est la raison pour laquelle “ il n’était pas de fêtes pour Israël comme Yom Kippour et le 15 Av ”.
La ‘Hassidout en énonce la raison. Cette date fait suite à l’immense chute qui s’est produite auparavant. Et, comme en toute chose, on peut trouver ici un enseignement pour le service de Dieu. La réflexion à la chute doit conduire vers l’élévation la plus considérable, que l’on n’aurait pu obtenir par un effort progressif.
Bien évidemment, cette chute doit être appréciée en fonction du niveau de chacun, car nos Sages disent bien : “ Moi, par exemple…(3) ”. Vous consulterez également l’introduction et la conclusion du Chaar Ha Y’houd Ve Ha Emouna.
Et, vous connaissez la causerie de mon beau-père, le Rabbi, soulignant la nécessité de la Techouva également pour le Juste, si celui-ci n’a pu accomplir la mission qui lui était impartie, même du fait d’un cas de force majeure ou bien d’une maladie. Or, la réussite de l’action menée est accrue par la joie. Cette dernière est donc également nécessaire, en la matière.
Vous me dites que vous avez pu convaincre un éducateur de délivrer un enseignement conforme à la sainteté des lettres et des signes de vocalisation. J’en ai été satisfait. En effet, l’éducation produit des fruits et des “ fruits de fruits ”, jusqu’à la fin du monde. C’est bien évident.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Comme vous me le demandez, je mentionnerai ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Notes
(1) Le Rav A.S. Menkin, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°1853. (2) Puisqu’elle fait suite à la chute la plus considérable, celle du 9 Av. (3) Mettant ainsi en avant la dimension individuelle.
Lettre n°4641
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4641, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Haïm Mena’hem Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la fin de Tamouz. Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Je mentionnerai également votre propre nom, afin que vous saisissiez mieux le saint Tanya, que vous étudiez avec des amis, en commençant par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, empli d’empressement, aux multiples accomplissements, le Rav ‘Haïm Eliézer Ha Lévi(1). Et, vous connaissez les propos de mon beau-père, le Rabbi, selon lesquels tous littéralement, le débutant comme le plus grand, peuvent tirer un enseignement de l’étude du saint Tanya.
Bien plus, quand cette étude est publique, quand on fait un effort pour comprendre ces saintes paroles, on accroît la réussite que Dieu accorde et l’on saisit plus profondément, on met en pratique, car “ l’acte est essentiel ”. Grande est l’étude de la dimension profonde de la Torah, que le saint Zohar appelle “ âme de la Torah ”.
Quand l’âme est vivifiée, tous les membres du corps, et non uniquement un seul, le sont également. Il n’en est pas de même si l’on raffermit seulement un de ces membres. L’ajout est alors uniquement dans ce domaine, tous les autres membres ne recevant que des bribes. Vous devez comprendre ce que tout cela veut dire.
Vous transmettrez mes salutations à vos amis, participant à ce cours de Torah. Je vous adresse également ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de votre progression dans l’étude. Celle-ci vous permettra, comme nous le disons, chaque jour, dans la prière(2), “ d’apprendre et d’enseigner, de faire et d’accomplir ”.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav H.E. Heber. Voir, à son sujet, la lettre n°4398. (2) Dans les bénédictions du Chema Israël du matin.
Lettre n°4642
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4642, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 17 Mena’hem Av. Je suis surpris que vous ne disiez rien de votre rencontre avec les jeunes émissaires(1), auxquels Dieu accordera longue vie, ni de votre participation à la réunion ‘hassidique qu’ils ont organisée. Ceci l’aurait rendue plus vivante, l’auraient animée, de différents points de vue.
Cela vous aurait permis de constater à quel point vous aviez raison de dire que la réflexion à votre situation est, comme vous l’écrivez, un stratagème du mauvais penchant. Comme vous le savez, le critère, en la matière, consiste à observer l’effet concret de la réflexion et de la pensée. Si l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot en sont affaiblies, c’est que leur source n’est pas pure(2). C’est bien évident.
Dans votre endroit, il y a fort à faire pour renforcer le Judaïsme, en général et pour diffuser les sources(3), en particulier. Je suis donc surpris que vous recherchiez autre chose, y compris de l’autre côté de l’océan, alors que la Providence divine vous offre un moyen d’assurer votre subsistance morale au sein de vos quatre coudées et de votre entourage. Vous pouvez également y assurer votre subsistance matérielle, laquelle, chez un Juif, découle de la subsistance morale.
Puisse Dieu faire que ces quelques lignes soient suffisantes pour clarifier votre situation. Vous influencerez également vos amis, vos proches et vos connaissances, en ce domaine. Vous connaîtrez la réussite. Je veux dire que vous insufflerez la vitalité à leur empressement et à leurs réalisations sacrées. Ne vous contentez donc pas de recherches dont on peut réellement se demander si elles vous incombent, au moins à l’heure actuelle.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Envoyés en Erets Israël à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, l’avant-propos et la lettre n°4546. (2) Voir la lettre n°4637. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°4643
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4643, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires, le
Rav Yehouda Zera’hya Morde’haï Leïb ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la fin de Tamouz. Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez dans votre lettre près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en particulier votre mère, pour l’amélioration de son état de santé.
J’espère que vous avez eu ou, tout au moins, que vous avez recherché l’occasion de rencontrer les jeunes émissaires(2), auxquels Dieu accordera longue vie, ayant été envoyés d’ici. Vous échangerez avec eux des propos sur la partie révélée de la Torah et sur la ‘Hassidout.
Vous connaissez le dicton(3) de notre saint maître selon lequel, quand deux Juifs se rencontrent, a fortiori quand ils parlent de Torah, il doit en résulter du bien pour un autre Juif(4). Combien plus en est-il ainsi pour ceux qui sont capables d’influencer les autres. Tout ce que ceux-là acquièrent peut ensuite être transmis à ceux qu’ils guident. Cet ajout se trouve ainsi multiplié de nombreuses fois. C’est bien évident.
Un fascicule qui vient de paraître vous a été adressé, par envoi séparé. Sans doute mettrez-vous son contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous dépend de vous.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.Z. M. L. H. Segal, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4352. (2) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, l’avant-propos et la lettre n°4546. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3626. (4) Pour un troisième Juif.
Lettre n°4644
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4644, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez que votre fille, à laquelle Dieu accordera longue vie, s’est fiancée.
Grâce à l’éducation qu’elle a reçue au Beth Yaakov, elle n’a sûrement nul besoin qu’on lui explique longuement la signification de la bénédiction qui est prononcée lors du mariage, instaurée par les membres de la grande Assemblée. Ce texte, en effet, le qualifie de “ construction ”. Or, tous les propos de nos Sages sont particulièrement précis. Ils ne sont jamais des figures de style, harmonieuses mais vides de sens. Ils correspondent, en tout point, à la réalité.
Dans une construction, les murs, le toit et tout ce qui se trouve à l’intérieur, aussi séduisants et esthétiques qu’ils puissent être, ont une valeur et se perpétuent uniquement dans la mesure où les fondations sont solides et larges, capables de résister au froid et à la chaleur. La moindre faiblesse de ces fondations est infiniment plus grave qu’une décoration absente, que la beauté et l’harmonie de la partie de l’édifice qui se trouve au dessus du sol.
Il est bien clair que la beauté extérieure n’a aucune incidence sur les matériaux de construction, qu’elle ne les modifiera pas. La seule condition est que ces matériaux soient solides, résistants à tous les changements qu’ils subiront par la suite sans pour cela être remis en cause.
Vous devez comprendre ce que cela veut dire. Le mariage est la construction d’un édifice. La préparation à cela et le dais nuptial en posent les fondements. Pour cela, il faut prendre de bonnes décisions pour la vie commune, d’un cœur entier, avec détermination. Encore une fois, de cela dépend le bonheur spirituel et matériel à la fois.
En la matière, l’avis des observateurs qui se moquent est sans importance. Il suffit d’être certain que les fondations ont fait leur preuve, de différentes façons et avec succès. Tel est l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, Torah éternelle. Depuis qu’elle a été donnée, sur le mont Sinaï, celle-ci a résisté à différentes épreuves. Elle est restée intègre. “ Elle a de longs jours à sa droite, à sa gauche la richesse et l’honneur ”. Les longs jours et la richesse véritables sont une vie emplie d’un contenu, intègre et saine, une vie d’hommes heureux de leur sort, bénis de Dieu en tous leurs besoins.
Puisse Dieu faire que vous conceviez d’eux beaucoup de satisfaction véritable, pour de longs jours et de bonnes années.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°4645
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4645, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous évoquez les fiançailles et le mariage de votre fille. Vous concluez en me proposant de lui écrire directement, ou bien à son fiancé.
Un tel usage n’existe pas dans la maison du Rabbi. L’une des raisons essentielles à cela est la suivante. Des propos d’encouragement qui ne font pas suite à une question ayant été posée, qui ne sont liés, d’une quelconque façon, à celui à qui ils s’adressent, n’auront qu’une influence très limitée. Bien plus, si, par la suite, celui à qui l’on s’est adressé s’interroge sur la réponse qu’il a reçue, celle-ci se trouvera affaibli, dans la mesure où elle ne constituera plus un élément nouveau, comme c’est le cas, la première fois.
Pour ce qui vous concerne, il faut également prendre en compte un autre point. Votre fille vous a promis tout ce que vous écrivez. Il faudrait donc qu’elle ait le sentiment que l’on a réellement foi en ses propos, qu’on lui fait pleinement confiance. De la sorte, elle percevra la responsabilité qui lui incombe de tenir promesse, comme on peut le vérifier concrètement.
Du reste, tous les points que vous évoquez appartiennent à la responsabilité de la femme et beaucoup moins à celle du mari. Cela veut dire que, si elle le veut vraiment, elle peut avantageusement accomplir tout cela, sans difficultés apparentes.
Malgré cela, je lui ai écrit la lettre que vous trouverez ci-joint. Si vous pensez qu’elle peut être utile, vous vous en servirez de la manière qui convient, en fonction des traits de son caractère et des conditions du moment.
Tout est effet de la divine Providence, voulue par le Créateur du monde, Qui le dirige. En conséquence, je ressens le devoir et le mérite de vous faire connaître une pratique instituée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, celle des trois études qui concernent chacun.
Ces études portent sur des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque matin, après la prière, sur une Paracha du ‘Houmach, avec le commentaire de Rachi, de la Sidra de la semaine, sur un passage quotidien du Tanya, selon sa répartition annuelle. Il serait bon et judicieux que vous les adoptiez, au moins à l’avenir.
Vous me donnerez de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°4646
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4646, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Aux dirigeants de l’association ‘Habad en Terre Sainte,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Il est clair que, de façon générale, tout invité désireux de venir ici en visite est particulièrement apprécié, surtout pendant les fêtes. Néanmoins, si l’on tient compte de la situation actuelle, vous devez diffuser la position suivante.
A l’exception de ceux dont la visite aura un effet positif, non pas supposé mais bien concret, sur le plus grand nombre(1), en Terre Sainte, permettant, en particulier, de renforcer et de développer les institutions existantes, je ne suis pas satisfait que des invités viennent ici, s’ils n’entrent pas dans cette catégorie et investissent une somme importante dans leur voyage, alors qu’ils pourraient la donner à la caisse des institutions ‘Habad en Terre Sainte, lesquelles ont besoin de moyens. Car, ce manque de moyens fait obstacle à leur expansion.
Même si un tel invité pense avoir un intérêt personnel à venir ici en visite, l’intérêt public prime, qui est, en l’occurrence, celui des institutions auxquelles il transmettra les frais de son voyage(2).
J’attends une réponse détaillée à la présente et à ma lettre précédente. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, dans tous les domaines.
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°4484. (2) Qu’il ne fera pas.
Lettre n°4647
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4647, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 18(2) Mena’hem Av. Je suis surpris que vous soyez si bref, alors qu’il aurait fallu donner des détails, pour tout ce qui concerne Kfar ‘Habad, en général, les femmes et les jeunes filles ‘Habad(3), en particulier. En effet, la divine Providence a fait que vous puissiez vous employer à les encourager et à les renforcer, en tout ce qui concerne le Judaïsme et la ‘Hassidout. Sans doute complèterez-vous tout cela, à la prochaine occasion.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai vos noms près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en particulier celui de votre épouse, afin que son état de santé s’améliore. Vous conduirez tous vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav D.Bravman, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°4405. (2) Le Rabbi écrit ‘Haï, vivant, mot dont la valeur numérique est dix huit. (3) Dont le Rav Bravman est l’un des animateurs.
Lettre n°4648
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4648, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18 Mena’hem Av, dans laquelle vous me précisez que vous avez dix sept ans(1). Et, votre père vous propose de rentrer au Maroc, afin de lui venir en aide, professionnellement.
Vous savez à quel point il est important d’honorer son père. Néanmoins, pour ce qui vous concerne, la proposition qui vous est faite ne me paraît pas du tout convenable. En effet, la subsistance de l’homme dépend de Celui Qui donne la Torah. Il est donc clair que vous ne l’améliorerez pas en négligeant son étude(2).
Bien plus, en étudiant la Torah avec élan et ardeur, vous obtiendrez, sans l’ombre d’un doute, de Celui Qui nourrit chacun, qu’Il améliore la subsistance de votre père. Car, Dieu peut intervenir de différentes manières(3).
Si vous voulez mon avis, vous intensifierez donc votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, vous accomplirez les Mitsvot de la meilleure façon et vous prierez avec ferveur, car ceci est, bien entendu, essentiel. Le bien en résultera pour vous, pour votre père et pour les membres de votre famille.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Cette lettre est vraisemblablement adressée à un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Brunoy, dans la région parisienne. (2) En abandonnant la Yechiva. (3) Et donc également sans que ce jeune homme soit conduit à quitter la Yechiva.
Lettre n°4649
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4649, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi, dans laquelle vous me faites part de l’accident de la route qui vous est, malheureusement, survenu. Je mentionnerai votre nom, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que l’issue en soit pleinement positive et qu’à l’avenir, vous ne connaissiez plus la douleur et la peine, ce qu’à Dieu ne plaise.
Il serait bon que vous placiez, désormais, dans votre voiture(1) un Sidour, un Tehilim et également un Tanya. Vous y mettrez aussi quelques brochures sur le Judaïsme, rédigées dans la langue du pays. En roulant, vous rechercherez le moyen d’en transmettre le contenu ou même de les distribuer à ceux que vous rencontrerez. De la sorte, vous renforcerez la pratique juive.
Et, si vous interrompez votre voyage, vous lirez quelques Psaumes ou bien vous étudierez quelques lignes de l’un de ces livres. Grâce à tout cela, vos déplacements deviendront des missions de Mitsva(2) et, comme vous le savez, notre Torah, Torah de vie, souligne qu’un émissaire de Mitsva(3) est protégé, à son aller comme à son retour.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) En anglais dans le texte, “ car ”. (2) Favorisant la diffusion des valeurs juives ou bien l’étude de la Torah. (3) Chargé de la mettre en pratique.
Lettre n°4650
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4650, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Mena’hem Av, dans laquelle vous évoquez les points suivants :
A) Le saint Tanya, à la fin du chapitre 22, commente l’affirmation de nos Sages selon laquelle l’orgueil est considéré, à proprement parler, comme l’idolâtrie. Vous demandez comment l’on doit comprendre cet enseignement d’après ce que dit le traité Sotta 5a, c’est-à-dire la nécessité, pour un érudit de la Torah, d’avoir “ un huitième(1) d’orgueil ”.
Il est clair que votre question ne porte pas sur le Tanya, mais bien sur la manière d’interpréter ces deux enseignements de nos Sages, lesquels, du reste, sont énoncés dans le même contexte. A ce propos, vous consulterez également le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Ora’h ‘Haïm, chapitre 156, paragraphe 3.
La réponse de cette question est la suivante. L’érudit de la Torah conserve un peu d’orgueil, car il possède la conscience de la valeur de la Torah qu’il apprend. Il sait qu’elle est la Sagesse et la Volonté du Saint béni soit-Il. En conséquence, son orgueil n’est pas dirigé vers lui-même. Il ne résulte pas du fait qu’il ait étudié la Torah.
Il n’en est pas de même pour l’orgueil auquel le Tanya fait allusion(2). Vous trouverez une longue explication, basée sur la ‘Hassidout, dans les additifs du Torah Or, Meguilat Esther, au discours intitulé “ Et, Haman prit ”, à partir du troisième paragraphe.
B) Vous m’interrogez sur le chapitre 23 du Tanya, expliquant que celui qui n’a pas l’étude de la Torah pour seule activité doit l’interrompre, puisqu’il le fait de toute façon. Vous en êtes surpris, car celui qui a mangé de l’ail doit-il nécessairement le faire encore une fois ?
Bien évidemment, ce cas est différent. En effet, la Mitsva d’avoir la Torah pour seule activité n’est pas le fait de tous(3). Elle n’est donc pas comparable à la consommation d’ail(4). Concrètement, il existe plusieurs catégories d’hommes et leur obligation, envers l’étude de la Torah, s’en trouve modifiée(5).
Celui qui “ interrompt, de toute façon ” son étude, comme le dit ce texte, le fait donc avec l’accord de la Torah, comme l’établit le Talmud, au traité Chabbat 11a. Il appartient alors à la catégorie de ceux qui sont tenus de prier(6).
Les différentes catégories d’hommes sont définies dans les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, au chapitre 3. Vous consulterez également le chapitre 4, traitant aussi de ce qui est dit plus haut.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
N. B. : Vous avez sûrement connaissance des trois études établies. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous les adopterez, au moins à l’avenir.
Notes
(1) Quelque peu. (2) Qui est effectivement dirigé vers sa propre personne. (3) Elle ne peut qu’être réservée à une élite. (4) Qui est bien le fait de tous. (5) En fonction de la catégorie à laquelle chacun appartient. (6) Alors que celui qui a l’étude pour seule activité, en revanche, en est dispensé.
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