Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°459
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°459, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar 5709,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu et s’acquitte
fidèlement de sa tâche, le Rav Y.Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Comme vous l’avez demandé par téléphone, je vous adresse, ci-joint, un chèque de cinq mille dollars, à titre de prêt.
A la fin de votre conversation, hier, mon beau-père, le Rabbi Chlita, vous a souhaité d’être un Graf, un noble. De fait, ce terme est constitué des initiales de Gout, Reï’h, Froum, bon, riche et pieux.
En Russie, Graf était un titre de noblesse, que l’on peut traduire, en anglais, par earl.
N’étant pas certain que vous ayez pu comprendre ces mots(2), je les transcris pour vous. Vous vous efforcerez sans doute d’être un réceptacle, permettant à cette bénédiction de se réaliser.
Vous voudrez bien me confirmer avoir reçu cette lettre.
Je conclus en vous souhaitant tout le bien,
Rav Mena’hem Schneerson,
On peut sans doute avancer une explication sur l’ordre dans lequel cette bénédiction vous a été accordée.
Bon fait allusion à la Tsédaka qui prépare et introduit la bénédiction.
Riche évoque l’affirmation de nos Sages, au traité Taanit 9a, qui dit Prélève la dîme afin de t’enrichir, c'est-à-dire d’être riche, au sens matériel, mais aussi dans la dimension la plus profonde, car on est riche par sa connaissance et le traité Nedarim 41a affirme: Celui qui possède la connaissance a tout. Ceci prépare et introduit la bénédiction.
Pieux signifie que la richesse de la connaissance permet de méditer, comme il convient, jusqu’à aimer Dieu et Le craindre, comme le Tanya l’explique longuement. Alors, on veut et l’on désire suivre la voie de Dieu, définie par le Rambam, lois des opinions 1, 5-6: Il est écrit que tu suivras Sa voie et cette Mitsva doit être interprétée au sens littéral. Tout comme Il est plein de pitié, fais-en de même.
Celui qui est matériellement riche peut donc satisfaire son désir et sa volonté.
Notes
(1) Le Rav Yaakov Kats, de Chicago. Voir la lettre n°421. (2) Le précédent Rabbi était alors malade et avait des difficultés d’élocution.
Lettre n°460
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°460, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Adar 5709,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav A.E.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre:
J’ai reçu, au total, trois cent vingt cinq Shekels pour le Rav C.H.(2) et il en a, en son temps, été prévenu.
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de Pourim, que vous mettrez à la disposition du plus grand nombre.
Je voudrais encore une fois vous souligner l’urgence de faire des appels, dans votre ville, pour le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, qui se trouve actuellement dans une situation difficile, ou, si aucun jour ne permet de le faire, d’associer cette institution à l’un des appels prévus, pour un pourcentage important. Les jours de Nissan sont propices à de tels appels.
Bien évidemment, ceci ne vous empêche pas, par ailleurs, de contacter des particuliers pour solliciter des dons ou obtenir la dédicace de publications. Il y a sans doute, à Baltimore, une fédération ou des associations, auprès desquelles il est possible d’obtenir une subvention pour le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.
Vous remarquerez, en effet, que nous n’envoyons pas de collecteurs de fonds à Baltimore. Mais, finalement, nous devrons le faire également. Or, pourquoi nous imposer les dépenses qui en résulteront? Pour quelqu’un comme vous, il est sans doute inutile d’en dire plus.
Vous ferez sûrement tout ce qui est en votre pouvoir et, conformément à la lettre imprimée à la fin du fascicule ci-joint, vos propos seront entendus, vous connaîtrez la réussite et nous donnerez de bonnes nouvelles, concernant l’action concrète, qui est essentielle.
Je conclus en vous souhaitant tout le bien,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Avraham Elyahou Axelrod. Voir la lettre n°412. (2) Vraisemblablement le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman.
Lettre n°461
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°461, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Adar 5709,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre dixième lettre(2) et, en signe de reconnaissance, je vous réponds aussitôt. Mais, je n’expédierai cette lettre que demain, afin de pouvoir y joindre le fascicule édité à l’occasion de Pourim, qui sera alors disponible.
Je vous salue en exprimant ma conviction que vous continuerez à m’adresser vos mémoires,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Duchman. Voir la lettre n°414. (2) Voir la lettre n°441.
Lettre n°462
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°462, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Adar 5709,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 23 Chevat et je suis surpris que vous ayez cessé de rédiger les récits et les causeries dont vous avez le souvenir. Vous continuerez sûrement à le faire et j’ai bon espoir qu’au bout du compte, le bien de tous en découlera(2).
Vous trouverez ci-joint le fascicule qui vient de paraître. A n’en pas douter, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre.
En saluant toute la communauté et en vous souhaitant un joyeux Pourim,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Its’hak Yaakov Minkovitch. Voir les lettres n°362 et 469. (2) Lorsque ces textes seront diffusés.
Lettre n°463
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°463, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Adar 5709,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav M.Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres du 10 et du 26 Chevat. Je vous joins un fascicule qui vient de paraître. A n’en pas douter, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre. Nous avons cherché à acheter le Kav Naki(2) pour vous, mais ce livre n’est pas disponible dans les magasins.
J’évoquai(3) la récompense de chacun des participants à une répartition de l’ensemble du Talmud et j’envisageai que celle-ci ne soit pas uniquement le mérite qui est lié à l’étude d’une partie du Talmud.
En effet, il est clair que l’on ne peut comparer l’étude du traité Bera’hot de manière indépendante à celle qui est faite dans le cadre d’une répartition de l’ensemble du Talmud. Dans ce dernier cas, comme je l’ai dit, se révèle la Lumière la plus haute, selon le Chaar Hay’houd Vehaémouna, au début du chapitre 12.
Mais, bien plus, j’avançai que la récompense pouvait être, pour chacun, comme si l’on avait étudié l’ensemble du Talmud. C’est à ce propos que je citais l’exemple des lois du Chabbat, qui envisagent que deux personnes soient punies lorsqu’une seule transgression a été commise, ce qui veut bien dire que chacune est considérée comme si elle l’avait intégralement commise.
Vous écrivez que, dans différents domaines, aucune simplification n’est accordée par les Décisionnaires, y compris le Tséma’h Tsédek, lorsque quelqu’un est délégué pour la réception(4) et vous m’avez demandé, il y a quelque temps déjà, quelle était la position de mon père, en la matière.
Mon père ne m’a jamais rien dit, à ce propos et je ne me souviens pas clairement de ce qu’il faisait lui-même. Néanmoins, à l’époque, on adoptait une position moins rigoureuse sur différents points, à cause de la dispersion imposée par l’exil et des difficultés de la période, dans le domaine spirituel.
Il faut donc interroger les Rabbanim ‘Habad, qui ont sans doute reçu des instructions concrètes, à ce propos, avant la première guerre mondiale. De tout temps, les Sages ont cherché à protéger les femmes juives.
En vous souhaitant un Pourim joyeux et agréable,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Morde’haï Perlov. Voir la lettre n°438. (2) Permettant aux Rabbanim la rédaction d ’un acte de divorce. (3) Dans la lettre n°438. (4) De l’acte de divorce.
Lettre n°464
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°464, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar 5709,
Au distingué ‘Hassid, érudit qui craint Dieu,
le Rav M.Haïkin(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 24 Chevat et je vous joins le fascicule édité à l’occasion de Pourim, qui vient de paraître. Vous le mettrez sans doute à la disposition du plus grand nombre. Les lettres qui figurent à la fin de ce fascicule concernent particulièrement les ‘Hassidim et les élèves de la Yechiva qui se trouvent dans des coins reculés, où un grand effort n’a jamais été développé.
Ces régions attendent, pendant très longtemps, que quelqu’un vienne et agisse, car il y a sans doute la possibilité d’obtenir des résultats dans les domaines de la Torah, en fixant des cours de sa partie révélée ou de son enseignement caché, de la prière, en en faisant connaître l’importance aux adultes, en habituant les enfants, par le nombre des années ou par le niveau des connaissances, à la dire ou à réciter des bénédictions, des bonnes actions, en donnant de la Tsédaka aux pauvres, à la mesure de leurs besoins.
Bien évidemment, je ne m’adresse pas uniquement à vous, mais aussi à votre beau-père(2), à qui il semble nécessaire de rappeler un enseignement évident de nos Sages: On peut dépecer une bête au marché et en recevoir le prix. On ne dira donc pas: Je suis un Cohen et un homme important.
Le fait de dépecer évoque les tuniques de peau, qui découlent de la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. La bête fait allusion à ceux qui, de leur vivant, sont considérés comme morts(3). Le marché souligne la nécessité de se rendre en ce lieu de commerce, comme l’expliquent le Torah Or, au début de la Parchat Vayéchev et d’autres textes. Et le prix se justifie par le fait que le pauvre, même par le niveau de ses connaissances, donne au riche plus que le riche ne donne au pauvre.
Il ne faut donc pas penser qu’un Cohen est détaché des considérations du monde, comme l’explique le Rambam, à la fin des lois de la Chmita et du Yovel. On ne doit pas se faire passer pour un homme important, qui cumule d’intenses lumières, caractéristiques du système de Tohou et de solides réceptacles, représentatifs du système de Tikoun.
Vous consulterez, à ce propos, le discours ‘hassidique figurant dans le fascicule ci-joint.
En vous souhaitant un Pourim joyeux et agréable et en saluant tous les vôtres,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Meïr ‘Haïm ‘Haïkin. Voir les lettres n°310, 335, 400. (2) Le Rav Elyahou Chmouel Hacohen Cahanov. (3) C'est-à-dire les impies.
Lettre n°465
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°465, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Adar 5709,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.H.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sans doute reçu ma lettre, avec le fascicule édité à l’occasion de Pourim. Vous voudrez bien me le confirmer.
Je demande encore une fois que le comité pour le Maamad(2) établisse des reçus.
Vous déciderez tous ensemble comment agir pour que la contribution au Maamad ne diminue pas, ce qu’à Dieu ne plaise, parce que certains ont déjà quitté votre ville ou le feront bientôt(3).
Avant de conclure, je voudrais préciser encore une fois que ma longue lettre(4) ne vous était pas personnellement destinée, mais s’adressait à l’ensemble de votre communauté. Le Maamad se distingue, en cela, de tout le reste, de même que, par rapport à la quintessence de la vie, tous sont identiques et diffèrent uniquement dans la forme que celle-ci prend en se révélant.
Ce n’est pas ici l’occasion de développer ce sujet.
Je salue toute votre communauté,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman. Voir la lettre n°425. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°375, 425, 436, 437, 438, 445, 446. (3) Les ‘Hassidim, quittant la Russie, venaient d’abord à Paris, ville à partir de laquelle ils partaient pour différentes destinations. (4) La lettre n°445.
Lettre n°466
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°466, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Adar 5709,
Au distingué ’Hassid qui craint Dieu,
le Rav Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres:
A) Le Zohar, tome 3, page 292a, dit que les six Attributs de l’émotion sont unis et suspendus à Atika Kadicha. Un discours ‘hassidique de 5660(2) établit clairement que cela concerne uniquement les sept Sefirot inférieures. C’est ce qu’indiquent le Torah Or, le Imreï Bina, le Dére’h Mitsvote’ha, au second chapitre de la Mitsva des Tefilin.
Différents textes disent que la partie profonde de l’attribut de découverte intellectuelle est liée à l’aspect profond d’Atika Kadicha. Cela veut dire qu’il en est, à proprement parler, l’aspect profond, comme le dit la séquence de discours ‘hassidiques de 5666(3) et une note du Kountrass Limoud Ha’hassidout, à la page 6(4).
Mais, il s’agit uniquement là de l’aspect profond des attributs de découverte intellectuelle et d’analyse raisonnée et non de la globalité de ces attributs.
B) Différents textes établissent qu’il y a, dans l’attribut de Daat, un aspect de bonté et un autre de sévérité.
Vous trouverez une explication, à ce propos, dans le Sidour, à la porte des Tefilin et dans le Dére’h Mitsvoté’ha, au début de la Mitsva des Tefilin.
D’après vos lettres et vos questions, il me semble que vous devriez, à mon humble avis, ordonner votre étude de la ‘Hassidout, déterminer dans quel ordre il faut en étudier les textes. Vous consulterez, à ce sujet, ceux qui vous ont enseigné la ‘Hassidout.
En vous souhaitant tout le bien,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yossef Goldstein. Voir la lettre n°433. (2) 1900, du Rabbi Rachab. (3) 1906, du Rabbi Rachab. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°265, 287, 397.
Lettre n°467
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°467, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar 5709,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav B.T.(1), émissaire du Rabbi,
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sans doute reçu ma lettre, avec le fascicule édité à l’occasion de Pourim. Je suis surpris que vous ne me l’ayez pas encore confirmé.
Il semble, d’après vos courriers, que vous vous trouviez encore à Paris. Il est difficile de prendre une position tranchée lorsque l’on est éloigné. Néanmoins, je regrette et je m’étonne que tant de temps se passe sans que vous ne vous trouviez dans l’endroit qui vous a été désigné par mon beau-père, le Rabbi Chlita(2), pour y être son émissaire et son délégué.
Ceci peut être comparé au récit que l’on rapporte à propos du Maguid, qui transmit à chacun de ses élèves les formules, d’après la Kabballa, correspondant aux pays dans lesquels ils se trouvaient. Mais, à l’époque, les choses étaient dites clairement et tous savaient ce qu’il en était, alors qu’actuellement, tout est caché, de sorte que l’on peut accorder un rôle essentiel aux caoutchoucs(3).
Car, en réalité, un émissaire doit s’attacher profondément à celui qui le mandate, au point de briser sa propre personnalité et son moi. De fait, si celui qui le mandate n’accorde pas d’importance aux caoutchoucs, pourquoi lui, l’émissaire, en serait-il dérangé?
Je ne souhaite pas faire un discours, mais je veux seulement revenir sur ce que dit le fascicule que vous trouverez ci-joint, au paragraphe 3. Un certain nombre de jours sont accordés à l’homme et il doit, dans chacun d’entre eux, servir Dieu. Et nos Sages disent que celui qui est chargé de chanter n’est pas sensé aider le portier(4). Chacun doit servir Dieu dans l’endroit précis qui lui a été désigné.
Vous trouverez ci-joint le fascicule du 2 Nissan et une lettre du Ma’hané Israël. Vous consulterez sa conclusion, affirmant que cette servitude est la grandeur véritable.
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Ben Tsion Chem Tov. Voir la lettre n°436. (2) L’Angleterre. (3) Qui recouvre les chaussures pour les protéger, mais restent accessoires par rapport à celles-ci. De même, la collecte de fonds n’était, pour le Rav Chem Tov, qu’une activité annexe. (4) Dans le Temple, chacun recevait, en effet, une fonction bien précise. Selon le traité Ara’hin 11b.
Lettre n°468
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°468, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar 5709,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre expresse et monsieur Mindel(2) vous a envoyé hier les photographies et la courte biographie. Vous ferez donc pour le mieux et vous me ferez connaître les conséquences positives de votre intervention.
De même, vous me direz, le moment venu, ce qu’il en est de la proposition que vous avez faite à votre frère.
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 2 Nissan et une lettre émanant de Ma’hané Israël. Vous me confirmerez les avoir reçus.
Vous avez sûrement reçu, il y a quelques temps, la lettre ouverte adressée par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h aux Rabbanim, leur demandant d’intervenir pendant la fête et, de façon générale, durant ce mois, pour la situation financière de cette institution. Il est sans doute inutile de vous en souligner encore une fois l’importance. Nous attendons de bonnes nouvelles.
Vous saluerez de ma part les frères Levitanski et tous vos proches,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Hecht. Voir les lettres n°247 et 672. (2) le Rav Nissan Mindel, par la suite secrétaire du Rabbi.
Lettre n°469
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°469, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar 5709,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 21 Adar et je vous remercie de poursuivre la rédaction de ce que vous vous souvenez des causeries(2) et des récits des Pères(3). Vous continuerez sans doute à le faire pour le bien du plus grand nombre.
J’ai bien reçu vos dix huit Shekels, par l’intermédiaire du bureau du Rav B.G.(4). Et je vous adresse maintenant le fascicule édité à l’occasion du 2 Nissan, de même qu’une lettre de Ma’hané Israël. A n’en pas douter, vous les mettrez à la disposition du plus grand nombre.
Je conclus en saluant toute votre communauté,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Its’hak Yaakov Minkovitch. Voir la lettre n°462. (2) Du Rabbi Rachab. (3) Des premiers ‘Hassidim. (4) Le Rav Binyamin Gorodetski, directeur du bureau européen d’aide aux réfugiés, à Paris.
Lettre n°470
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°470, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Nissan 5709,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 16 Adar et je regrette que vous ayez, cette fois-ci, rédigé vos mémoires de manière très brève. Votre prochaine lettre comblera sans doute le manque et sera double.
Votre lettre au Rav H.L. lui a été transmise, comme vous l’avez demandé.
Le Kountrass Torat Ha’hassidout(2) vous a été envoyé par ailleurs.
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 2 Nissan et la lettre de Ma’hané Israël, que vous mettrez à la disposition du plus grand nombre.
En vous saluant et en vous souhaitant un bon mois,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Duchman. Voir la lettre n°414. (2) Du précédent Rabbi.
Lettre n°471
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°471, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Nissan 5709,
Au Rav distingué et érudit, qui craint Dieu,
le Rav C.H.(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) Vous avez sans doute reçu, en son temps, ma lettre du lendemain de Pourim(2) et j’attends toujours votre réponse.
B) En plus du télégramme que je vous ai adressé à l’occasion du mariage de votre fille, je voudrais vous renouveler mes bénédictions pour que cette union soit heureuse, que le couple bâtisse un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot.
Notre coutume, conformément aux enseignements de mon beau-père, le Rabbi Chlita, est de dire(3) Sama’h Tessama’h, avec un Pata’h et non un Tseïreï, sous le premier Mêm(4).
Peut-être est-il possible de l’expliquer d’après la ‘Hassidout. En effet, le Pata’h est lié à l’Attribut de découverte intellectuelle, ‘Ho’hma, qui appartient à la ligne de droite(5), alors que le Tseïreï est lié à l’analyse raisonnée, Bina. C’est ce que les Byoureï Zohar, à la Parchat Emor, expliquent, à propos du verset Elle est ma soeur, fille de mon père, mais non fille de ma mère et elle est devenue mon épouse.
Puisse le couple ne connaître que le bonheur et le bien, toujours et tous les jours. Vous consulterez les additifs du Torah Or, au discours ‘hassidique intitulé pour comprendre la source du lait et du miel, à la fin du premier chapitre. Le Ari Zal établit, en effet, l’appartenance de ‘Ho’hma à la ligne de la bonté.
C) J’ai reçu votre lettre du 17 Adar. Pour différentes raisons, les listes(6) qui accompagnaient votre lettre du 8 Adar n’ont pas encore été transmises(7). Elles seront remises, au jour de la Hilloula(8) du 2 Nissan, à mon beau-père, le Rabbi Chlita. Un retard s’avère toujours avoir une cause positive.
D) Je ferai une recherche pour les lettres qui vont ont été attribuées dans le Séfer Torah(9).
E) Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 2 Nissan et une lettre de Ma’hané Israël. Vous les mettrez à la disposition du plus grand nombre.
J’attends vos bonnes nouvelles et je salue tous les vôtres,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman. Voir la lettre n°425. (2) La lettre n°465. (3) Dans les sept bénédictions du mariage. (4) Alors que la formule courante est Saméa’h Tessama’h. (5) Celle de la bonté. Bina, en revanche, est lié au côté gauche, celui de la sévérité. (6) Du Maamad. Voir la lettre n°375. (7) Au précédent Rabbi. (8) Du Rabbi Rachab. (9) Ecrit pour aller à la rencontre de notre juste Machia’h. Voir, à ce propos, la lettre n°445.
Lettre n°472
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°472, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Nissan 5709,
Au ‘Hassid érudit et distingué qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 2 Nissan, qui vient de paraître, une lettre ouverte de Ma’hané Israël et une autre du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, que vous mettrez à la disposition du plus grand nombre.
Il est sans doute inutile de souligner à quelqu’un comme vous la grande importance d’une action concrète dans tous ces domaines et pour ce qui concerne la situation(2) du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Les jours de fête sont particulièrement propices pour cela et j’attends vos bonnes nouvelles.
Je salue tous les vôtres, vous souhaite un bon mois, un mois de délivrance véritable,
M. Schneerson,
Notes
(1) Une même lettre a été envoyé à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la note (1) de la lettre n°481. (2) Essentiellement financière.
Lettre n°473
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°473, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Nissan 5709,
Au distingué ‘Hassid, érudit qui craint Dieu,
le Rav Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos deux lettres et la copie de la lettre du Rabbi(2) à propos de la Langue Sacrée(3), de sa lettre du 29 Tamouz, du 4 et du 6 Mena’hem Av 5677(4), le compte rendu de ses propos de Roch ‘Hodech Nissan, dont l’année n’est pas indiquée et du 18 Chevat 5679(5).
Je vous exprime ma profonde gratitude pour tout cela. Je vous remercie pour ce que vous m’avez transmis et vous demande de continuer à m’adresser copie de tous ces trésors. Il est bien évident que toutes les dépenses qui en résulteront, par exemple le coût du copiste, seront à ma charge, en fonction de ce que vous me direz.
Je vous remercie tout particulièrement de m’avoir transmis le texte de la lettre du 29 Tamouz, qui était vraisemblablement adressée à mon père. En effet, ma mère n’a pas pu apporter ici, avec elle, ses manuscrits et ses livres.
Je prépare, pour l’impression, un index des discours ‘hassidiques du Rabbi(2). Chaque fois qu’il ne prononça pas un discours nouveau, mais se contenta de répéter un texte qu’il avait déjà dit auparavant, je n’en possède évidemment pas le manuscrit et il faut donc le rechercher dans les notes des ‘Hassidim et des élèves de la Yechiva. Y a-t-il des discours que vous ayez entendus ou dont vous ayez connaissance et qui ne figurent pas dans les épreuves(6) ci-jointes?
J’ai vu la lettre que vous avez envoyée à mon beau-père, le Rabbi Chlita, mais, à mon humble avis, je n’y ai pas trouvé l’essentiel, c'est-à-dire le nom de ceux qui, en Terre Sainte, ont décidé d’agir, pour faire évoluer la situation de la ‘Hassidout, là-bas.
En effet, on a pris de nombreuses décisions, on a élu des comités, mais des difficultés se sont faites jour, dont la nature vous est bien mieux connue qu’à moi et tout cela n’a donc pas encore été suivi d’effet. Il est sans doute inutile de vous en dire plus, puisque vous vous trouvez sur place.
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 2 Nissan. Je vous remercie de me confirmer l’avoir reçu.
Je conclus en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, ainsi qu’à tous les vôtres,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yaakov Landa, de Bneï Brak. Voir la lettre n°417. (2) Rachab. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°417. (4) 1917. (5) 1919. (6) Préparées pour l’impression.
Lettre n°474
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°474, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Nissan 5709,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav M.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai enfin reçu un petit recueil de commentaires sur le Tanya, que le Rav C.Palmer(2) m’a rapporté(3). Je vous en remercie beaucoup. Vous voudrez bien me faire savoir s’il s’agit des explications du Rav C.G.(4) qu’il rédigea pour son usage personnel.
Il existe aussi des commentaires qu’il donna oralement, pendant le moment de l’étude. Se trouvent-ils dans ce recueil? En effet, je n’y ai pas retrouvé quelques explications qui m’avaient été rapportées en son nom.
De plus, ce recueil s’arrête au milieu du chapitre 44. Est-ce tout ce qui a été noté ou bien la fin de ces notes a-t-elle été égarée? Je vous remercie d’avance de bien vouloir répondre à toutes ces questions.
Vous trouverez ci-joint un fascicule édité il y a quelques temps et vous le mettrez sans doute à la disposition du plus grand nombre.
Je conclus en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et en saluant tous les vôtres,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Moché Axelrod. (2) Le Rav Chlomo Palmer, du comité des Yechivot de Chicago. (3) De sa visite en Terre Sainte. (4) Le Rav Chmouel Gronam Estherman, premier guide spirituel de la Yechiva Loubavitch. Voir les lettres n°336 et 418.
Lettre n°475
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°475, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Nissan 5709,
A monsieur Barou’h Levitin(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, me demandant comment l’on étudie le Tanya en le goûtant.
Vous n’expliquez pas ce que vous entendez par le fait de l’étudier en le goûtant. Je suppose que cela veut dire en en comprenant le sens. En effet, on considère souvent que la ‘Hassidout, en général et le Tanya, en particulier, sont très difficiles, pratiquement incompréhensibles. C’est pour cela que vous parlez de le goûter.
Je dois vous prévenir d’emblée que le Tanya et la ‘Hassidout, au même titre que les autres parties de la Torah, sont tout à fait accessibles à quiconque désire réellement les étudier et les comprendre. Pour autant, la ‘Hassidout possède une profondeur particulière, de sorte que même celui qui en est un érudit n’est pas certain de la saisir pleinement. De ce point de vue, elle s’identifie à toutes les autres parties de la Torah.
On peut en donner la preuve. De nouveaux discours ‘hassidiques et de nouveaux livres paraissent qui, se basant sur les principes de la Torah, développent des idées nouvelles, démontrent plus clairement et plus profondément ce qui était auparavant connu.
Pourquoi découvre-t-on, dans la Torah en général et dans la ‘Hassidout en particulier, ces deux caractères opposés(2)? Leur étude est à la fois simple et très compliquée, ce qui peut paraître paradoxal. En effet, celle-ci fait partie de la Sagesse du Saint, béni soit-Il.
De fait, on peut en dire de même de Dieu: 1. Les hommes les plus simples savent qu’Il existe. 2. Le plus grand érudit, étudiant la Divinité, ne pourra La saisir parfaitement. Or, il en est de même pour la Torah, car la Torah et le Saint béni soit-Il
ne font qu’un.
De quelle manière étudier le Tanya et la ‘Hassidout ‘Habad? Vous n’indiquez pas, dans votre lettre, l’état de vos connaissances, en la matière, ou bien si vous débutez seulement cette étude. S’il s’agit d’un début, dans la mesure où l’on peut juger, je proposerai l’ordre suivant, Chaar Hay’houd Vehaémouna, Igueret Hatechouva, puis la première partie du Tanya(3).
La première fois, vous l’étudierez sans vous arrêter sur chaque terme, pas même sur ceux qui ne sont pas totalement clairs, pourvu que vous en compreniez le sens général. Les résumés du Tanya, rédigés par le Tséma’h Tsédek et publiés par les éditions Kehot vous aideront à comprendre la première partie du Tanya.
Après une première étude organisée de la sorte et si, en outre, vous étudiez, de temps à autre, les discours ‘hassidiques du Séfer Hamaamarim, je suis convaincu que vous pourrez comprendre le Tanya plus profondément, en analysant plus précisément le contenu de ses chapitres.
Il est bien évident que, si vous vous posez des questions sur ce qui vient d’être dit ou, plus généralement, sur l’étude de la ‘Hassidout, en général et pensez que je puisse vous venir en aide, dans ce domaine, écrivez-moi de manière précise, dans la langue que vous manipulez le plus facilement. Je vous répondrai, en fonction de ce que je peux savoir.
Néanmoins, je voudrais vous demander d’emblée de ne pas m’en tenir rigueur si ma réponse est retardée, du fait de mon travail pour le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.
J’espère recevoir de bonnes nouvelles de votre avancement dans la compréhension et l’étude du Tanya et de la ‘Hassidout. Je conclus en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse.
Rav Mena’hem Schneerson,
Directeur du comité exécutif(4),
Notes
(1) Voir les lettres n°486, 515, 535, 643, 669. (2) Le fait d’être accessible à tous et une profondeur particulière. (3) Soit, dans l’ordre, la troisième, la seconde et la première partie du Tanya. (4) Du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.
Lettre n°476
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°476, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5709,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre à la
satisfaction des besoins spirituels, le Rav Y.Flyer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Pour faire suite à notre discussion, lorsque vous étiez ici, j’ai le plaisir de vous faire savoir que nous avons enfin surmonté nos nombreuses difficultés et nous sommes désormais en mesure de publier la traduction anglaise des mémoires de mon beau-père, le Rabbi Chlita. Il s’agit, pour l’heure, du premier tome et vous en trouverez un exemplaire ci-joint.
Je conclus, pour cette fois, en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, dans tous les détails. En effet, les jours en sont fixés, cette année, comme lors de la sortie d’Egypte(2), selon le traité Chabbat 87.
Puisse donc Dieu faire que nous connaissions, cette année, la délivrance véritable et complète, que nous verrons de nos yeux.
En vous saluant,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yossef Flyer. Voir les lettres n°201 et 567. (2) Voir, à ce propos, la lettre suivante.
Lettre n°477
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°477, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Pessa’h 5709,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sans doute reçu ma lettre, avec le fascicule qui y était joint. Je vous adresse, avec la présente, celui qui vient d’être édité pour la fête de Pessa’h. A n’en pas douter, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre, de la manière qui convient.
Je conclus en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, d’autant que les jours en sont fixés, cette année, comme lors de la sortie d’Egypte(2), selon le traité Chabbat 87b. En ce Pessa’h, s’accompliront les termes de la promesse selon laquelle comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je leur montrerai des merveilles, que nous verrons de nos yeux.
Je vous salue et vous souhaite tout le bien. J’attends des bonnes nouvelles de votre action en faveur du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et de Ma’hané Israël,
Rav Mena’hem Schneerson,
Vous m’interrogez sur les planètes, dont on dit qu’elles sont douées de discernement(3). Igueret Hakodech, à la page 108a, dit, en effet, qu’il n’en est pas ainsi dans ce monde(4).
En fait, la même question peut être posée sur les hommes qui se trouvent ici-bas, puisque Igueret Hakodech parle seulement des âmes telles qu’elles sont là-haut.
L’explication est, à mon humble avis, la suivante. Les créatures de ce monde émanent de l’Attribut de Royauté, lié à l’action concrète, qui ne fait, du reste, que se trouver dans ce monde. Elles ne peuvent donc percevoir ce qui transcende leur source, comme le disent le Tanya, au chapitres 38 et 39, et d’autres textes.
Elles n’ont, en conséquence, qu’un discernement lié à l’action. De fait, on sait qu’une âme vêtue d’un corps ne peut percevoir que l’existence de la spiritualité, mais non sa nature profonde. Il est clair que la perception des planètes n’est pas supérieure à celle-là.
Vous consulterez les paragraphes 13 et 20 du fascicule ci-joint, le fascicule du 19 Kislev 5708, au paragraphe 9 et d’autres textes. Le temps ne me permet pas de développer plus profondément ce sujet.
Notes
(1) La première partie de cette lettre, jusqu’à la signature, fut adressée à de nombreuses personnes. (2) Voir la lettre précédente. (3) Selon le Rambam, lois des fondements de la Torah, 3, 9. (4) Qui dit que les anges et les âmes sont doués de discernement, ce qui n’est pas le cas des éléments constituant ce monde inférieur.
Lettre n°478
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°478, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Iyar 5709,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.H.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris que vous ne m’ayez pas encore confirmé avoir reçu mes lettres et les fascicules qui les accompagnaient.
Vous trouverez ci-joint une copie de la liste du comité pour le Séfer Torah(2), précisant les lettres qui ont été attribuées à chacun.
Vous me décrirez sûrement de manière détaillée, ce qui a été fait pour le Maamad(3), quelques uns des responsables partant s’installer en Terre Sainte(4).
Pour conclure avec ce qui est d’actualité, j’évoquerai le Kiddouch de ce Roch ‘Hodech(5). En effet, le mois d’Iyar possède une qualité que n’ont pas tous les autres. Il permet d’accomplir une Mitsva chaque jour, celle du compte de l’Omer.
Je conclus en vous souhaitant tout le bien et en saluant les vôtres,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman. Voir la lettre n°425. (2) Pour aller à la rencontre du Machia’h. Voir les lettres n°445 et 471. (3) Voir les lettres n°375, 425, 436. (4) Voir la lettre n°465. La plupart des ‘Hassidim, réfugiés de Russie, qui s’installèrent en Terre Sainte, s’y rendirent en Iyar 5709-1949. (5) C'est-à-dire ce que le Rabbi expliqua, lors du Kiddouch qui suivit la prière, durant le Chabbat Roch ‘Hodech Iyar.
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