Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4571
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4571, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Chaoul(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Tamouz, dans laquelle vous envisagez le recrutement d’un moniteur(2). Il est clair qu’une telle décision doit être prise sur place, en tenant compte de la réussite des élèves.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez une immense réussite, que tous ensemble forment des disciples(3) desquels on pourra dire, à juste titre : “ Voyez les disciples que j’ai formé(4) ”. Ceux qui sont à la tête de cette réalisation sacrée seront récompensés les premiers, en obtenant de longs jours et de bonnes années. Celles-ci seront bonnes dans toutes les acceptations du terme, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi.
Et, vous connaîtrez la réussite également dans l’accomplissement de votre mission profonde et essentielle, celle de bâtir pour Dieu un Sanctuaire ici-bas.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav H.C. Brook, de Richon Le Tsion. Voir, à son sujet, la lettre n°4407. (2) Pour la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion. (3) Textuellement, “ des pousses ”. (4) Textuellement, “ Les pousses que j’ai fait poussées ”.
Lettre n°4572
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4572, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Tamouz. Je vous remercie pour ce que vous m’avez écrit, à propos des réunions ‘hassidiques organisées à l’occasion des jours propices qui sont passés, bien que vous ayez été bref, eu égard à l’importance de tout cela, mais sans doute le complèterez-vous, à la prochaine occasion.
La Michna dit que “ l’action est essentielle, et non la théorie ”, ce qui veut dire que l’étude est importante, mais que la pratique l’est encore plus. En conséquence, j’ai bon espoir que chacun s’efforcera, en fonction de sa situation, de faire évoluer positivement l’inspiration, sur place, durant les jours suivants, pour ce qui concerne les actions, les paroles et même les pensées des participants et de ceux qui bénéficient de votre influence.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez une réussite considérable et, tout comme vous m’annoncez de bonnes nouvelles à propos de cette réunion ‘hassidique, Dieu vous accordera le mérite de m’en donner également en la matière.
Ce qui vient d’être dit vous permettra de comprendre également pourquoi je suis surpris par le début de votre lettre. Vous me dites que votre cœur brûle du désir d’étudier, mais que vous êtes empêché de le faire, alors que le Créateur du monde, Qui le dirige, ordonne, chaque jour, d’étudier toutes les parties de la Torah.
Vous connaissez la décision hala’hique, émise à ce sujet, dans les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, chapitres 1, 4 et 10. Plus encore, vous savez ce que disent nos Sages, au traité Erouvin 64a, de celui qui déclare : “ Cet enseignement est agréable, celui-là ne l’est pas ”, même si un tel homme reconnaît qu’il s’agit bien d’un enseignement, sans, toutefois, le considérer comme agréable. C’est bien évident.
Le saint Tanya, au début du chapitre 41, dit : “ Dieu se tient devant lui. Il l’observe, sonde ses entrailles et son cœur pour déterminer s’il Le sert comme il convient ”. En la matière, il est sûrement inutile d’en dire plus.
Vous voudrez bien me faire savoir, par retour, si la formulation de votre lettre était imprécise, si ce n’est pas réellement ce que vous vouliez dire ou bien si vous avez aussi rectifié ce qui s’est passé, en regrettant le passé, en accédant à la Techouva. Car, si vous aviez l’habitude d’étudier une page, lorsque vous n’aviez pas l’obligation de rectifier votre passé, vous en étudierez deux, désormais. Vous consulterez, à ce sujet, la fin du chapitre 9 d’Iguéret Ha Techouva.
Bien évidemment, tout ceci ne concerne pas uniquement votre personne, mais aussi tous vos disciples. Vous savez que “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est un grand principe de la Torah. J’attends de bonnes nouvelles de tout cela.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous gardez sans doute, chaque jour, les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
J’ai bien reçu votre lettre du 24 Tamouz. Vous m’interrogez sur votre état de santé. Cessez donc de penser à tout cela. Consultez un médecin et conformez-vous à ses prescriptions sur la manière d’organiser votre journée, sans investir en cela votre force de pensée.
Vous faites également référence à votre sœur. Elle aussi doit consulter un médecin. Nos Sages affirment, en effet, que “ la Torah autorise le médecin à guérir ”. Ils soulignent aussi que l’on doit systématiquement emprunter les voies de la nature. Ainsi, Celui Qui guérit toute chair vous permettra de vous rétablir.
Lettre n°4573
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4573, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ye’hyel Mi’hel Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre de l’issue du Chabbat, qui faisait suite à une interruption. Vous me décrivez brièvement vos activités, en général et celle des jours lumineux de la fête de la libération(2), en particulier. Il est dommage que ce groupe(3) ait été numériquement moins important que les autres.
Puisse Dieu faire que chacun de ses membres influence, à son tour, ses amis. Comme je vous l’avais écrit auparavant, vous correspondez sûrement avec eux, y compris après la réunion ‘hassidique.
J’ai été particulièrement satisfait de lire que vous avez donné une conférence au groupement des femmes et jeunes filles ‘Habad. Sans doute le ferez-vous encore à l’avenir et vous encouragerez vos amis à vous imiter, de la manière qui convient. Dernièrement, celles-ci se plaignent de ne pas être aidées(4) dans l’organisation de conférences et de cours.
Selon le programme, les jeunes émissaires(5), auxquels Dieu accordera longue vie, arriveront en Terre Sainte au début de Mena’hem Av. Puisse Dieu faire que leur mission soit une réussite. Son point central est la diffusion des sources(6), de sorte que celles-ci parviennent également à l’extérieur, car tel est bien le besoin du moment, introduisant et préparant la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Car, il viendra lorsque ces sources se seront répandues.
Heureux celui qui fait des efforts, en la matière. Il sera récompensé le premier.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, à propos de tout cela,
N. B. : J’ai reçu le fascicule Ma’hanaïm de Chavouot, de même que le fascicule n°83. Je suis surpris de ne pas disposer des fascicules intermédiaires, du n°80 jusqu’à celui que je viens d’obtenir. Dans la mesure du possible, vous vous efforcerez de combler le manque. Je vous en remercie d’avance.
J’ai reçu ensuite les fascicules n°84 et 85, de même qu’une copie des fascicules n°1 à 7, 9 à 11 et 15. Existent-ils uniquement sous forme de copies ?
Pour une certaine raison, l’expédition(7) a été retardée et, entre temps, on m’a transmis la lettre que vous avez écrit, le 3 Mena’hem Av, au secrétariat, à propos du programme pour la réception de ces émissaires. J’attends la suite de vos bonnes nouvelles.
Bien évidemment, s’il en résulte des dépenses supplémentaires qu’il ne vous est pas possible de prendre en charge, vous me le ferez savoir et je demanderai aux ‘Hassidim d’organiser une collecte pour cela.
Sans doute les décisions prises lors de votre réunion ont-elles été suivies d’effet. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, en vous orientant dans la direction qui convient.
Je viens de recevoir les fascicules n°86 et 87 de Ma’hanaïm. Je vous en remercie. Dans la mesure du possible, vous m’adresserez également le Tana’h édité par Tsahal. Je vous en remercie d’avance.
Notes
(1) Le Rav Y.M. Y. L. Zalmanov, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°4282. (2) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques, les 12 et 13 Tamouz. (3) Vraisemblablement d’élèves ayant participé à une réunion ‘hassidique de la fête. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4429. (5) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546. (6) De la ‘Hassidout. (7) De la présente.
Lettre n°4574
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4574, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre express et aux envois urgents des 22, 24 et 26 Tamouz. Comme vous me le demandez, je vous réponds rapidement, même si je ne comprends pas le sens de cet empressement, quelques jours avant la fin de l’année scolaire.
Vous évoquez le comportement de tel et de tel autre élève, qui n’est pas convenable. Et, il y a, à ce propos, une divergence entre vous et la direction(1), sur l’attitude à adopter envers eux. Vous demandez donc qu’une position définitive soit prise ici(2).
D’une part, la Hala’ha précise que l’on ne peut pas prendre une décision en ayant entendu une seule des parties. De plus, pensez-vous qu’il est convenable d’intervenir, en se trouvant sur un autre continent(3), pour quelques élèves fréquentant une institution qui a une direction, composée de plusieurs membres ?
Vous savez sans doute que les institutions Loubavitch, dans le monde entier, comptent plusieurs milliers d’élèves. Si la décision concernant le fait d’infliger une amende devait être prise dans un endroit central(2), on en serait noyé, de la manière la plus catastrophique.
Il ne faut donc pas adopter un comportement qui n’appartient au monde du Tikoun(4). Lorsqu’il y a divergence d’opinions au sein de la direction d’une institution quelconque, on doit réunir tous ses membres. Toutes les parties exposent leur position et l’on prend la décision finale selon l’avis majoritaire, conformément à l’usage. Car, au final, tous les membres de la direction recherchent effectivement le bien de l’institution et de ses élèves.
Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et vous m’apprendrez que tout s’est arrangé.
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Vraisemblablement de la Yechiva. (2) Par le Rabbi lui-même. (3) Cette Yechiva se trouve sans doute en Erets Israël ou en Europe. (4) Celui de la réparation, dont les comportements sont mesurés.
Lettre n°4575
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4575, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jeudi de la Parchat ‘Houkat et à celle qui la précédait. Vous évoquez votre dernière visite, concernant la synagogue de votre ville(2).
Il découle de ce que vous écrivez que Dieu vous a accordé un mérite. Et, nos Sages disent que “ nul ne peut toucher ce qui a été apprêté pour son ami ”. C’est pour cela que l’on ne parvient pas à vous reprendre ce mérite, même s’il faut faire en sorte que cet intérêt soit partagé, y compris financièrement. Pour autant, il vous semble que l’intérêt manifesté n’est pas positif(3). Cela ne doit pas refroidir votre action, bien au contraire, comme on l’a vu.
Vous me demandez comment vous pourrez accomplir tout cela.
Comme vous le savez, l’un des fondements de l’enseignement du Baal Chem Tov est que, de toute chose, on peut et l’on doit tirer un enseignement pour l’action et la mission que l’on reçoit ici-bas. L’une des leçons que l’on peut tirer de l’expression populaire “ âge de l’atome ” est qu’une petite partie d’un quantum peut détruire une ville entière et des centaines de milliers de personnes s’y trouvant, ce qu’à Dieu ne plaise. En effet, Dieu a placé une immense énergie dans cette petite particule.
Or, s’il en est ainsi pour le malheur et la destruction, ce qu’à Dieu ne plaise, cela veut bien dire qu’un tel caractère existe dans l’esprit de l’homme et qu’il peut être utilisé positivement, afin de réparer et de construire.
Je suis convaincu que ces quelques lignes vous apporteront du courage et illumineront votre action.
Concernant les experts qui doivent participer au jugement, du côté droit(4), il faut, compte tenu de la pratique en vigueur ici, qu’ils s’expriment bien en anglais. Vous les trouverez sûrement au sein de l’association des rabbins, de l’union des rabbins ou de la confédération des rabbins(5).
J’attends de vos bonnes nouvelles. Vous me direz que vous vous enrôlez dans l’armée d’Israël afin de porter la vengeance de Dieu et non que vous êtes découragé. Puisse Dieu faire que vous connaissiez une grande réussite.
Notes
(1) Le Rav B.Litvin, de T. Clemens. Voir, à son sujet, la lettre n°4476. (2) A propos de laquelle un jugement doit avoir lieu, concernant la séparation entre les hommes et les femmes. Voir, à ce sujet, la lettre n°4476. (3) Etant lié au procès. (4) Celui de la défense. (5) Les différentes organisations rabbiniques qui existent aux Etats Unis.
Lettre n°4576
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4576, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5716,
Brooklyn,
A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint
Dieu et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham David(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous avez récité des discours ‘hassidiques, à différentes reprises. Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous la parole de la Michna selon laquelle “ une Mitsva en attire une autre ”, même s’il ne s’agit, en tout et pour tout, que d’une seule Mitsva et, a fortiori, si celle-ci est répétée de nombreuses fois. Dès lors, on attire beaucoup plus de Mitsvot que celles qui ont été faites.
Le Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, au début du chapitre 12 explique tout cela et dit : “ Autre point, surpassant tout ce qui a été dit… ”, montrant la puissance que représente la combinaison de quelques lettres(2).
Je veux dire, très simplement, que vous devez intensifier largement votre diffusion de la ‘Hassidout. A n’en pas douter, vous connaîtrez le succès. Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout cela avec le calme moral, dans la largesse matérielle et la largesse de l’esprit.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav A.D. Yanovski, de Ramat Gan. Voir, à son sujet, les lettres n°3857 et 4745. (2) Les mots qui constituent la parole.
Lettre n°4577
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4577, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 5/7. Vous me dites que vous pensez avoir du mal à vous occuper d’une communauté et que vous vous adresserez plus facilement à une seule personne, à titre individuel.
C’est également à ce propos qu’il est dit, selon la formulation bien connue, “ ne retire ta main ni de l’un, ni de l’autre ”. Peu à peu, vous pourrez agir également sur des groupes et non uniquement sur des personnes, même si le début est difficile, comme c’est le cas dans chaque domaine.
Vous connaissez le proverbe(1) de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel “ un individu est une communauté ”. Et, l’on peut constater que c’est effectivement le cas. Parfois, par l’intermédiaire de l’influence exercée sur un individu, on peut ensuite transformer toute une communauté.
J’ai lu avec un plaisir particulier, dans votre lettre, ce que vous dites du centre aéré(2). J’espère que vous ne vous contenterez pas du nombre d’enfants que vous écrivez. Vous vous efforcerez de les multiplier. Cela sera plus aisé, maintenant que l’on connaît la qualité de votre centre.
Il en est de même pour l’après-midi récréative du Chabbat, qui est dirigée par votre épouse. Que Dieu vous accorde la réussite. Vous redoublerez d’ardeur en tout cela et vous aurez une réussite exceptionnelle. Ainsi, vous intensifierez la bénédiction de Dieu et la réussite qu’Il accorde, en ce qui vous concerne personnellement.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4558. (2) En anglais dans le texte, “ day camp ”.
Lettre n°4578
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4578, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me demandez, dans votre dernier lettre, s’il est possible de repousser la Mitsva pour un mois(1). Il est clair qu’il ne faut pas le faire, d’autant qu’en la matière, on doit obtenir un plein accord de l’autre côté(2). Comme l’expliquent les Décisionnaires, il s’agit, en l’occurrence, d’une souffrance physique(3). Il est donc difficile de déterminer si cet accord est donné sans arrière-pensée. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
J’ai déjà écrit à plusieurs personnes(4) qu’en la matière, une attitude rigoriste devient, en fait, un allègement de la Loi ou même encore pire que cela. En notre génération orpheline, en effet, peu nombreux sont ceux qui peuvent se permettre un tel retrait sans incident. Vous devez le comprendre.
Puisse Dieu faire que vous cessiez de vous approfondir sur tout cela, car une telle démarche n’est pas positive et, bien évidemment, n’est pas souhaitable. Vous vous servirez de votre capacité d’approfondissement pour diffuser les sources(5) à l’extérieur, dans toute la mesure du possible, au sein des jeunes de l’association ‘Habad et également dans les autres domaines.
Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Qu’une femme ne se rende pas au bain rituel, jusqu’au mois suivant. (2) De l’épouse. (3) Imposée au conjoint. (4) Voir les lettres n°2962 et 3876. (5) De la ‘Hassidout.
Lettre n°4579
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4579, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin de Tamouz 5716]
Vous m’interrogez(1) sur l’inauguration d’une maison(2), selon le début des Cheïltot(3), le Midrach Tan’houma, à la référence citée et le Maguen Avraham, chapitre 565, paragraphe 5.
J’ai noté que les références suivantes traitent de ce sujet, le Chneï Lou’hot Ha Berit, fin de la “ colonne de la paix ”, les responsa ‘Hatam Sofer, partie Yoré Déa, chapitre 138, cité par le Pit’heï Techouva, Yoré Déa, chapitre 179, paragraphe 4, le Torat Chelamim, chapitre 19, les responsa Haïm Be Yad, chapitre 32, le ‘Hanoukat Ha Baït, paru à Amsterdam, en 5553(4), le Kéter Chem Tov, du Rav Chem Tov Gaguin, tome 1, page 640.
Vous consulterez également la fin du discours ‘hassidique Vaygach, prononcé en 5666(5).
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Ephraïm Eliézer Yalles, de Philadelphie et elle fait réponse à un courrier qu’il lui adressa, le 19 Tamouz 5716. Voir, à son propos, la lettre n°4460. (2) Le Maguen Avraham se demande si le repas pris à cette occasion est une Mitsva ou non. (3) “ Le Saint béni soit-Il se repose pendant le jour du Chabbat. Il le bénit et le sanctifie, comme un membre de sa famille. Il célèbre une fête pendant un jour. ” (4) 1793. (5) 1906, par le Rabbi Rachab.
Lettre n°4580
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4580, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Mena’hem Av 5716,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre télégramme(1). Ma réponse a été retardée parce que ce télégramme n’était pas signé. Une recherche spécifique a donc été nécessaire pour déterminer que vous en étiez l’auteur.
Entre temps, vous avez sûrement reçu ma lettre du 23 Tamouz, qui répond, d’ores et déjà à la question suivante : un bateau peut-il être conduit automatiquement pendant vingt quatre heures, sans transgression du Chabbat ? J’ajouterai, néanmoins quelques points ici.
Dans un bateau, de même que dans un chemin de fer ou dans une usine, il existe trois catégories de machines : A) celles qui le font fonctionner, B) celles qui produisent de l’énergie, C) celles qui relient les différents services, transmettent et reçoivent les instructions, servent à ce qui n’est pas indispensable, mais, néanmoins, nécessaire.
Dans un bateau, la transmission des ordres au conducteur, à la chambre des machines ou à la radio se fait par téléphone ou par écrit. Dans certains cas, quelques instructions sont données par l’allumage d’une lumière électrique. Il en est de même pour l’envoi des télégrammes et leur réception. Pour ce qui concerne notre propos, je fais essentiellement allusion aux télégrammes fixant la trajectoire du bateau et ses détails. De ce point de vue, il est indispensable d’envoyer et de recevoir ces télégrammes afin de diriger et d’orienter le bateau.
En l’absence de tout cela, un bateau moderne ne peut pas fonctionner.
En plus de ces trois catégories de machines, qui sont directement liées à la conduite du bateau, il en est d’autres, servant pour les services rendus aux voyageurs et à l’équipage. Ces services sont très divers, adoucissement de l’eau en la faisant bouillir(2), distribution de cette eau, éclairage, chauffage, purification de l’air, transmission des plats d’un étage à l’autre. De telles machines ne sont pas directement liées à la direction du bateau.
Parmi toutes ces machines, celles qui permettent de conduire, d’émettre et de recevoir des télégrammes, ne peuvent en aucune façon fonctionner automatiquement.
Note : Dans des cas exceptionnels, par exemple quand le bateau va dans une direction unique et précise, sans en changer, on peut le conduire avec une machine automatique et se contenter d’une surveillance. Néanmoins, il ne peut en être ainsi que pour un moment limité. En effet, la direction du bateau est modifiée par le vent. Il faut donc l’orienter en sens inverse, afin d’en faire disparaître l’effet. Mais, avant tout, il est concrètement impossible qu’un bateau ne change pas de direction pendant vingt quatre heures, surtout si l’on tient compte des vents, des vagues de la mer et de l’océan, des informations que l’on reçoit à propos des bateaux que l’on croise en chemin.
Les machines fournissant de l’énergie ne sont pas non plus automatiques, en continu, pendant plusieurs heures. Bien entendu, cela ne peut pas être le cas pendant vingt quatre heures. La fourniture des éléments nécessaires, l’eau, l’essence, le pétrole, ne peut se suffire d’une simple surveillance. Un réglage est nécessaire, de temps à autre. Il faut prendre en compte des paramètres qui évoluent, par exemple la hauteur de l’eau dans la cuve, la variation dans le réservoir d’essence, les modifications de la pression atmosphérique. En fonction de tout cela, il faut ajouter ou enlever du pétrole ou de l’eau dans la cuve. Il faut donc allumer du feu ou l’éteindre.
Il en est de même pour la vidange des matières usagées, par exemple les déchets d’essence et d’eau. Là encore, une action est nécessaire et une simple surveillance ne suffit pas.
On pourrait penser, logiquement, que les machines faisant concrètement avancer le bateau peuvent fonctionner automatiquement, pendant une durée illimitée, mais ce n’est pas le cas. En effet, plusieurs fois, au cours des vingt quatre heures, il faut les régler, les adapter, ce qui rend nécessaire l’intervention de l’homme.
Le point commun à toutes ces machines est le suivant. Chacune doit être enduite d’une huile spéciale afin d’éviter les frottements, du fait de petits orifices existant sur les pièces qui sont en contact, de resserrer les parties ou les boulons. Tout cela n’est que partiellement automatique et uniquement pour les grandes machines. Là encore, plusieurs réglages sont nécessaires, au cours des vingt quatre heures.
Toutes les machines ont, en outre, le point commun suivant. Pour déterminer leur mode de fonctionnement, on a recours à différents instruments de mesure. Pour certains d’entre eux, il est nécessaire d’allumer des lumières. De plus, on inscrit les résultats de ces mesures dans des carnets prévus à cet effet.
Par ailleurs, il est clair que les machines au service de l’équipage et des passagers ne peuvent pas fonctionner automatiquement pendant vingt quatre heures. En effet, des changements doivent être pris en compte, durant cette période. Certains services sont rendus essentiellement durant la nuit et seulement de manière partielle pendant le jour. Parfois, le contraire est vrai.
Si l’on observe la pratique concrète, donner la permission de naviguer à un bateau revient à autoriser également la manière dont il le fait, ce qui inclut toutes les situations précédemment décrites.
En plus de cette discussion sur les machines, et comme je le disais dans ma lettre précédente, il y a aussi l’absence de repos, selon l’interprétation qu’en donnent le Ramban et le ‘Hatam Sofer. Il y a également l’interdiction de faire du bruit. De nos jours, en effet, un bateau est considéré comme une petite ville. Il y a, en outre, une circonstance aggravante, en la matière, puisqu’un voyageur, dans une certaine mesure, n’est pas réellement indépendant, ce qui n’est pas le cas dans une ville. Et, il y a d’autres points encore.
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J’ai fait des recherches et une analyse sur la manière de permettre ces bateaux et, bien entendu, j’ai envisagé la possibilité de faire fonctionner les machines, pendant le Chabbat, par un non Juif. Mais, concrètement, il est impossible que quelques personnes suffisent pour cela. Un bateau conduisant des centaines de personnes doit avoir un équipage important, comprenant des spécialistes expérimentés. A mon sens, il n’y a pas lieu de procéder ainsi, selon la Hala’ha de la Torah, car les propriétaires du bateau sont juifs. La majorité des passagers, ou même leur quasi-totalité, l’est également. Dès lors, à quoi bon permettre de faire effectuer quelques travaux, ou même l’ensemble d’entre eux, ce qui est, de toute façon, impossible, par des non Juifs ?
En la matière, un acte de vente(3) n’a pas de sens non plus, pas même pour régler le problème de la propriété(4). Car, une ruse(5) n’est, de ce point de vue, d’aucune utilité. Elle s’annule d’elle-même, pendant le Chabbat, par chaque pas qui est fait par le capitaine et par l’équipage(6).
A mon humble avis, il n’est pas d’autre solution que d’immobiliser le bateau pendant le Chabbat. De toute façon, il n’y a pas, en permanence, d’autres bateaux sur son chemin. On peut donc faire en sorte que la perte financière découlant d’une telle façon de voyager soit minimale.
Une autre note : D’après la Hala’ha, on peut permettre le voyage si le bateau s’immobilise, même en pleine mer et que l’on éteigne les machines pour toute la durée du Chabbat. Alors, l’eau alimentant les machines et l’essence deviennent inutiles, de même que les mesures. Cependant, les récepteurs des télégrammes devront fonctionner. En outre, dans la pratique, il est clair que l’on n’éteindra pas les machines à l’heure, qu’on ne les rallumera pas plus à l’heure qui convient. De même, il y a les services que l’on doit rendre aux voyageurs et à l’équipage. Même si, dans un premier temps, on se préservera d’une interdiction, ceci ne tiendra pas, à la longue.
La solution est donc d’arrêter le bateau dans l’un des ports, puisqu’il y en a plusieurs sur la trajectoire de ce voyage.
C’est, à mon humble avis, la seule et unique manière d’organiser de tels voyages.
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On vient de m’apporter une copie d’une lettre émanant de la compagnie maritime qui représente la Zim(7) ici, traitant spécifiquement de cette question et faisant réponse à ceux qui veulent donner une permission, en la matière. Celle-ci fait référence aux paquebots Israël et Tsion. Elle dit(8) :
“ Ces bateaux sont dirigés par des turbines modernes, dont le fonctionnement est entièrement automatique. Du reste, les activités de l’équipage, dans la salle du moteur, consistent à surveiller plus qu’à faire fonctionner.
A ce propos, sachez, pour plus ample information, que la vitesse moyenne de ces bateaux est de dix huit nœuds par heure. Le Israël et le Tsion ne peuvent donc pas atteindre un port européen pendant la période donnée de sept jours. ”
J’ai objecté que cette lettre aurait due être signée par un spécialiste, par exemple un capitaine. Je n’ai pas eu de réponse claire, mais, officieusement, on a su que…(9).
En tout état de cause, cette formulation permet d’établir ce qu’il en est réellement. Ecrit sous les pressions, ce texte fait référence uniquement aux machines qui font avancer le bateau et non à celles qui produisent de l’énergie. L’endroit où celles-ci se trouvent s’appelle “ salle du feu ”(10) et non “ salle du moteur ”(11), comme le dit cette lettre(12).
Il n’y est pas question non plus des émetteurs radio, des instruments de mesure, des appareils de transmission des ordres, de machines qui assurent le service des passagers. Tous ces instruments provoquent la transgression d’interdictions de la Torah, comme je l’ai dit auparavant.
Bien plus, il est dit que les machines faisant avancer le bateau sont automatiques, que l’équipage fait de la surveillance plutôt que d’en assurer le fonctionnement. Aucune autre précision n’est donnée. De même, le second paragraphe affirme qu’il est impossible de parvenir dans un port européen en sept jours. Là encore, on devait se préserver de l’erreur et c’est pour cela que l’on a opté pour cette formulation.
Or, cette formulation fait bien la preuve que ce qui est dit ne concerne pas notre propos, car, comme je le disais dans ma précédente lettre, il y a de nombreux îles et ports entre les Etats Unis et l’Europe. Et, un travail répété quelques fois pendant le Chabbat, même s’il ne concerne que quelques machines, est interdit également, d’autant que…(13).
Le télégramme évoque une visite que je ferai à un bateau actuellement ancré ici. Tout d’abord, cela(14) présente plusieurs difficultés et, par rapport à ces questions, tous les bateaux modernes sont identiques(15). De plus, il est clair que les machines ne fonctionnent pas de la même façon au repos, quand le bateau est ancré et pendant le voyage. Or, j’ai déjà vu des machines en fonctionnement. De plus, tout cela est expliqué dans les livres traitant de tout cela et sur la base desquels j’ai rédigé ce qui est dit ci-dessus.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) La version revue et corrigée de cette lettre parut en 5718-1958 dans un fascicule particulier et dans le Likouteï Si’hot, tome 6, page 403. Elle est présentée ici, selon cette formule corrigée. Voir également la lettre n°4555. Cette analyse est adressée au grand Rabbin ashkénaze d’Israël, le Rav Its’hak Aïzik Herzog. Voir, à son sujet, la lettre n°4306. Sur le contenu de cette lettre, voir également la lettre n°4555. (2) Ce qui est bien l’un des travaux interdits pendant le Chabbat. (3) Du bateau à un non Juif, au même titre qu’on lui vend le ‘Hamets à la veille de Pessa’h. (4) D’un Juif d’un bien utilisé pendant le Chabbat. (5) Puisque tous savent que cette vente est fictive. (6) Faisant la preuve de leur propriété. (7) La compagnie des bateaux israéliens. (8) Toute cette citation est en anglais dans le texte. (9) Aucun spécialiste n’aurait écrit pareille chose. (10) En anglais dans le texte, “ fire room ”. (11) En anglais dans le texte “ engine room ”. (12) Ce qui prouve bien que cette lettre n’a pas été écrite par un spécialiste. (13) Il s’agira en l’occurrence de nombreuses fois pendant le Chabbat et de nombreuses machines. (14) Une telle visite. (15) Il suffit donc d’en visiter un seul.
Lettre n°4581
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4581, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples accomplissements, le Rav Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 26 Tamouz, dans laquelle vous évoquez la visite des émissaires(2) dans votre ville. Puisse Dieu faire que l’impression que vous décrivez apporte des fruits et des “ fruits de fruits ”, selon l’expression de nos Sages, pour l’éternité, c’est-à-dire, d’après l’explication de la ‘Hassidout, jusqu’à ce que disparaisse le voile(3). Combien plus doit-il en être ainsi pour ceux qui se consacrent à l’étude, érudits de la Torah et élèves des Yechivot.
Après que la visite des émissaires ait semé, les ‘Hassidim sur place, continueront sans doute à labourer, comme on peut le faire après avoir semé. Tout ne dépend donc que de votre volonté. La Providence divine a accordé cette possibilité à chacun d’entre vous, en vous plaçant en ce lieu et en cette période. Puisse Dieu faire qu’au plus vite, les voiles et les obstacles disparaissent.
J’adresse ma bénédiction et mon salut à chacun des ‘Hassidim, avec les membres de leur famille. Tous doivent également assumer cette mission, en fonction de leur situation. Il en fut ainsi lors de notre sortie d’Egypte. Les femmes prononcèrent également un Cantique, d’une manière indépendante. Et, ce sera le cas lors de la délivrance future, très bientôt et de nos jours, Amen, lorsque “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”.
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°3958. (2) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546. (3) De la Divinité dans le monde.
Lettre n°4582
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4582, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
groupement de Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre compte-rendu, détaillant les actions de la fête de la libération(1) des 12 et 13 Tamouz. Je suis surpris que vous n’évoquiez pas les autres points. Vous avez sûrement eu le temps et trouvé le lieu pour de nombreuses réalisations, entre le précédent compte-rendu et celui-ci. Peut-être complèterez-vous tout cela, à la prochaine occasion. Puisse Dieu faire que le contenu en soit réjouissant, conformément aux possibilités et à vos capacités.
Il est sans doute inutile de vous rappeler que vous devez profiter de la visite des émissaires(2), auxquels Dieu accordera longue vie, en Terre Sainte, pendant quelques semaines. Ils sont les représentants des ‘Hassidim et mes délégués. Que le Nom divin soit loué par vous et par eux.
J’attends des nouvelles bonnes et détaillées.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques. (2) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546.
Lettre n°4583
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4583, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn, New York,
Je fais réponse(1) à votre lettre à laquelle était jointe un extrait du courrier de la Zim(2) décrivant partiellement le fonctionnement des machines, mais ne disant rien de points fondamentaux(3). J’en rappellerai quelques uns :
A) Le gouvernail ne peut pas fonctionner automatiquement pendant vingt quatre heures. Or, il influence la pression du moteur et modifie l’approvisionnement en huile, en essence, en air. Il s’agit donc bien, en l’occurrence, d’allumer du feu et de l’éteindre(4).
B) On envoie et l’on reçoit des télégrammes, ce qui est indispensable pour déterminer la trajectoire du bateau et sa direction.
C) Les atomiseurs(5) sont changés(6) plusieurs fois par jour. On les nettoie le jour-même, d’une manière interdite pendant le Chabbat, puis on les rallume.
D) Il en est de même pour les filtres que l’on appelle, en anglais, “ oil strainer ”(7).
E) Le réglage de l’approvisionnement en huile, en essence, en air, ne peut pas être automatique pendant une durée de vingt quatre heures. Les modifications conduisent à allumer du feu et à l’éteindre.
F) Le fonctionnement des machines, en particulier, doit être immédiatement consigné dans les carnets du bateau, conformément à une réglementation internationale, qu’aucune compagnie ne peut modifier.
G) Il y a, sur un bateau, plusieurs petites machines destinées à venir en aide et qui sont différentes d’un bâtiment à l’autre. Il est impossible de les faire fonctionner automatiquement.
H) La transmission d’instructions, d’un service à l’autre, est partiellement liée à des actions interdites, par exemple à un appel téléphonique ou au déclenchement d’une cloche.
I) Concrètement, il est impossible qu’en vingt quatre heures, il n’y ait rien à réparer, à changer, à régler, dans ces machines. On ne peut retarder tout cela et il faut donc confier cette tâche à un homme.
J) Tout ce qui vient d’être dit peut être démontré clairement, de même que la transgression de plusieurs autres travaux introduits par la Torah, à propos du Chabbat, en consultant les journaux de bord, pour la journée du Chabbat, que les bateaux sont obligés de tenir et qui, selon la réglementation internationale, sont rédigés immédiatement.
J’ai écrit longuement et un second courrier(8) arrive.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Ajout ultérieur : D’après la réglementation internationale, l’équipe travaillant sur les machines doit être changée toutes les quatre heures. Celle qui prend ses fonctions doit vérifier que les machines sont en bon état de fonctionnement. Pour s’en assurer, ces hommes tournent eux-mêmes les manivelles qui augmentent ou diminuent l’approvisionnement en essence, en huile, en air, ce qui veut dire que l’on allume du feu et qu’on l’éteint.
De même, différents détails sont notés et consignés, dans un carnet spécifique, par l’équipe qui est relevée, juste avant de partir.
Notes
(1) Une version corrigée de cette lettre, adressée aux deux grands rabbins d’Israël, le Rav Herzog et le Rav Nissim, fut publiée en 5718-1958 dans un fascicule spécifique et dans le Likouteï Si’hot, tome 6, page 402. Voir, à ce propos, la lettre n°4555. C’est cette version corrigée qui est présentée ici. (2) La compagnie des bateaux israéliens. (3) Voir cet extrait à la fin de la lettre n°4580. (4) Travaux interdits pendant le Chabbat. (5) En anglais dans le texte, “ atomizer ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il faut alors éteindre la partie correspondante du fourneau, avant de la changer ”. (7) En anglais dans le texte. (8) Il s’agit de la lettre n°4580.
Lettre n°4584
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4584, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Mena’hem Av 5716]
Vous me dites que vous avez voyagé sur ce bateau(1) et que, pendant le Chabbat, vous avez eu la possibilité d’y réciter le Kiddouch(2) avec du vin.
J’en suis surpris. Cela justifie-t-il une transgression publique du Chabbat ? Bien plus, vous avez récité ce Kiddouch avec du vin appartenant aux propriétaires d’un bateau voyageant, au vu et au su de tous, pendant le Chabbat. La surveillance, en la matière, n’est donc qu’une ruse et une tromperie, car, bien entendu, le vin de celui qui transgresse publiquement le Chabbat n’est pas interdit par le contact avec un non Juif(3).
Ceci a eu pour conséquence que vous avez ignoré le problème suivant. Il n’est pas certain qu’il faille réciter une bénédiction sur un tel vin. En effet, il existe une controverse, à propos de telles interdictions. Et, de tout cela, résulte un autre doute. Avez-vous pris votre repas, ce soir-là, sans le faire précéder du Kiddouch(4) ?
De même, vous avez sûrement consacré un moment à la lecture, ou bien vous vous êtes servi, d’une façon quelconque, de l’éclairage électrique du bateau, dont les voyageurs et l’équipage sont juifs. La lumière qui est allumée pour eux est donc également interdite à tous les autres, même si l’on dit que “ la bougie allumée pour une personne en éclaire cent ”.
Cette situation vous a également conduit à boire de l’eau, à vous laver les mains. Or, dans les bateaux modernes, on prélève de l’eau de mer, pendant le voyage et on la fait bouillir, pour en faire de l’eau douce. L’eau dont on se sert pendant la nuit a donc été bouillie pendant le jour précédent et celle du jour l’a été quelques heures auparavant.
En conséquence, au milieu du jour, l’eau dont on dispose, sur le bateau, a été bouillie pendant la nuit ou le matin du Chabbat. Et, en la matière, le principe selon lequel “ la bougie allumée pour une personne en éclaire cent ” ne s’applique pas non plus.
Notes
(1) Au bord duquel le Chabbat n’est pas respecté. Voir, à ce sujet, la lettre n°4555. (2) Que rien ne fait donc obstacle au respect du Chabbat, à bord. (3) Mais par le fait que son propriétaire transgresse le Chabbat. (4) S’il s’avère que celui qui a été prononcé n’est pas valable.
Lettre n°4585
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4585, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée, le Rav N.N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Tamouz. Conformément à ce que disait votre lettre, j’ai demandé à mon secrétariat d’envoyer les documents(2) pour les élèves(3). Vous serez sûrement contacté car, pour différentes raisons, il est bon que ceux-ci sachent que ces démarches sont effectuées par votre intermédiaire et, surtout, qu’ils intériorisent plus profondément la vocation communautaire de leur voyage, comme on l’a dit(4).
Sans doute m’écrirez-vous précisément ce qu’a été le séjour des émissaires(5), auxquels Dieu accordera longue vie, de même que l’influence exercée par leur visite sur les autres élèves. Je suis un peu inquiet en constatant que vous n’en dites rien, dans la présente lettre, car, de manière officieuse, l’un des objectifs de leur visite était bien de renforcer l’ardeur des élèves de nos institutions, dans tous les endroits de leur passage.
Différents textes soulignent l’apport qui résulte d’un élément nouveau. Bien plus, c’est pour cela qu’il est dit : “ Chaque jour, elles(6) seront comme nouvelles à tes yeux ”. Or, votre silence semble indiquer que cette visite n’a pas été utilisée dans ce but. Si c’était le cas, vous l’auriez dit. Vous complèterez sûrement tout cela, à la prochaine occasion.
Vous m’en direz plus également, à propos du jeune homme, l’un des ‘Hassidim de France, que vous avez choisi pour se joindre aux émissaires(7). Quelles sont ses connaissances de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout ? Comment prie-t-il ?
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov, directeur de la Yechiva Tom’heï Temimim de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°4484. (2) Afin qu’ils obtiennent un visa pour rendre visite au Rabbi. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4484. (4) Le bien qui en résultera pour les autres. (5) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546. (6) Les paroles de la Torah. (7) Il s’agit du Rav Chalom Edelman. Voir l’introduction et la lettre suivante.
Lettre n°4586
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4586, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au jeune Chalom(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Tamouz, par laquelle vous me faites savoir que vous avez été choisi(2) pour vous joindre aux émissaires(3), auxquels Dieu accordera longue vie, représentants des ‘Hassidim et mes délégués, qui se rendent, pour quelques semaines, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.
Il est inutile de vous souligner le grand mérite et, simultanément, la grande responsabilité que ce choix vous confère. Chacun de ces émissaires doit donner l’exemple de ce qu’est un délégué des ‘Hassidim, en chaque point de son comportement.
Néanmoins, le résultat est à la mesure de l’effort(4) et, à n’en pas douter, on vous a accordé d’emblée les forces nécessaires pour satisfaire à ces exigences. Tout ne dépend donc que de votre volonté.
Puisse Dieu faire que vous le désiriez et que vous connaissiez la réussite, dans toute la mesure de ce qui est nécessaire.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav C.Edelman, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°3740. (2) Voir la lettre précédente. (3) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546. (4) Textuellement, “ la trace sur le dos du chameau dépend du poids du fardeau ”.
Lettre n°4587
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4587, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Tamouz. Je suis surpris de la longue interruption qu’il y a entre vos lettres et, en outre, en constatant que vous n’y dites rien de votre participation aux études publiques, de vos études personnelles et de votre diffusion des sources(1) jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur.
Différents textes établissent pourtant que tout cela est le canal et les réceptacles, permettant d’attirer les bénédictions de Dieu, en tous les besoins de l’homme et des membres de sa famille.
Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, tout se passe de la manière qui convient. Bien plus, votre situation sera conforme à ce que dit le chapitre 9 d’Iguéret Ha Techouva, selon lequel, quand on doit rectifier le passé, “ celui qui avait l’habitude de lire une page en lira deux ”(2).
Vous me dites que vous avez accepté le travail que l’on vous a proposé. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, en la matière. Vous l’assumerez d’une manière organisée et méthodique. Ainsi, vous procurerez de la satisfaction au fondateur du Kfar(3), qui le dirige, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En la matière, vous serez sûrement récompensé, avec les membres de votre famille, en tous vos besoins personnels.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en bonne santé physique et morale,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Il convient donc de redoubler d’ardeur dans les activités précédemment citées. (3) Kfar ‘Habad.
Lettre n°4588
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4588, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre du 27 Tamouz, qui faisait suite à une longue interruption. Vous me parlez du voyage que vous faites, pour recouvrer la santé(1). Il ne s’agit là que d’un moyen d’emprunter les voies de la nature, comme l’expliquent différents textes, en particulier le Kountrass Ou Mayan, à propos du verset : “ L’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”(2).
En effet, tout ce qui concerne l’homme doit recevoir une apparence matérielle et c’est en particulier vrai pendant la période de l’exil. Mais, plus profondément, il faut être le canal, véhiculant les sources de la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques, vers les personnes de son entourage, en particulier les jeunes gens.
En conséquence, vous ferez des efforts en ce sens(3), dans toute la mesure du possible. Bien évidemment, cela ne devra pas remettre en cause votre état de santé. Car, il y a suffisamment de temps pour l’un et l’autre(4). Vos actions pour la diffusion des sources(5) augmentera les bénédictions que Dieu vous accorde, en ce qui vous concerne personnellement et, en particulier, pour votre état de santé.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, à propos de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Vraisemblablement pour une cure ou pour prendre du repos. (2) Selon lequel l’action de l’homme n’a d’autre but que de forger le réceptacle destiné à mettre en évidence la bénédiction divine. (3) Pour transmettre les valeurs du Judaïsme aux autres. (4) Pour préserver sa santé et pour diffuser la ‘Hassidout. (5) De la ‘Hassidout.
Lettre n°4589
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4589, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Saadya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 26 Tamouz. Je suis surpris que le nombre des élèves, pendant la période des vacances, ne soit pas suffisamment important, d’autant qu’il faut faire un très large usage de ce temps pendant lequel ils sont libérés des études séculaires. Alors, rien ne trouble les études sacrées, c’est bien évident.
Vous me dites que le pensionnat(2) est insuffisant. Il est donc clair qu’il faut multiplier les élèves de la ville(3). De plus, vous devez envisager l’agrandissement des locaux avec le grand Rav et ‘Hassid, le Rav B.E. G.(4). Il est désormais possible de mettre en pratique la décision qui sera prise à ce sujet. De la sorte, il y aura de la place pour de nombreux élèves supplémentaires.
Vous dites que cela sera plus lourd. A une part de cette réalisation, néanmoins, s’appliquera le principe selon lequel “ la bougie qui est allumée pour une personne en éclairera cent ”. Et, pour la part restante, vous devez vous efforcer de trouver des moniteurs parmi nos frères, les enfants d’Israël du Maroc. De façon générale, il faut recruter les moniteurs et les professeurs parmi eux.
Il semble que d’autres explications soient encore nécessaires, y compris pour les ‘Hassidim. En effet, la nécessité de connaître l’avancement dans le domaine de la sainteté s’applique à tous ses aspects à la fois et non uniquement à quelques uns d’entre eux, en particulier ceux qui ne réclament aucun effort. Il est évident que ce principe s’applique, en premier lieu, à une école, dont l’influence s’étend à toutes les générations(5). Bien plus, la ‘Hassidout dit que la force de Dieu se révèle, dans ce monde, précisément chez les enfants et les petits-enfants(6).
Vous évoquez les fiançailles et la date du mariage(7). Vous connaissez sûrement mon avis, à ce sujet, qui est mentionné dans plusieurs livres et s’applique tout particulièrement à notre génération orpheline. Plus le temps entre les fiançailles et le mariage est court, mieux c’est.
Dieu fasse que vous et votre épouse, conceviez beaucoup de satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants et connaissiez la réussite dans votre mission sacrée.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov, à l’occasion des fiançailles et du mariage, qui sera célébré en un moment bon et fructueux.
Notes
(1) Le Rav S.Liberov, de Sefrou, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°4328. (2) Textuellement, “ l’endroit dans lequel on mange, l’on boit et l’on dort ”. (3) Qui mangent et dorment chez eux. (4) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. (5) Puisqu’elle forme des élèves qui deviendront à leur tour des parents. (6) Car la naissance est une manifestation du caractère infini de Dieu dans le monde matériel. (7) Vraisemblablement d’un enfant du Rav Liberov.
Lettre n°4590
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4590, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mena’hem Av 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Douber(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous évoquez la visite des émissaires(2), auxquels Dieu accordera longue vie, dans votre ville et à Gateshead. Puisse Dieu faire que la bonne impression et les paroles d’encouragement qui ont été prononcées suscitent des actions concrètes, en application de l’idée centrale, qui est la nécessité de diffuser les sources(3), jusqu’à ce que celles-ci parviennent à l’extérieur.
Bien entendu, un source spirituelle(4) est identique à une source matérielle. Elle est considérée comme telle lorsque l’eau est rattachée à la source. Selon le Rambam, il faut, en outre, que l’eau quitte l’endroit de la source. Si ce n’est pas le cas, on ne peut pas considérer qu’il s’agisse d’une source. Vous devez comprendre ce que tout cela veut dire(5).
On attend un tel accomplissement de notre génération et elle est donc apte à l’intégrer. Ceux qui ont connaissance de cette demande(6) ont, en conséquence, la possibilité d’assumer cette mission.
Que Dieu vous accorde la réussite, de même qu’à votre épouse, afin que vous agissiez, en ce qui vient d’être dit, chacun en son domaine. D’une part, il est dit que “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”. De plus, vous serez également rétribués en concevant une grande satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants, en bonne santé et avec largesse d’esprit.
Vous me dites qu’à partir du chapitre 35, le Tanya traite de sujets plus profonds(7). Il faudrait pourtant s’efforcer de l’étudier jusqu’à la fin du chapitre 37, dont le contenu a encore une portée très générale. Ce texte peut être étudié, même superficiellement et enseigné, y compris à ceux qui ne sont pas des érudits.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav D.Lewin, de Sunderland, Angleterre. Voir, à son sujet, la lettre n°4299. (2) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546. (3) De la ‘Hassidout. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°1262. (5) Dans la dimension spirituelle. (6) De Dieu à notre génération. (7) Qu’il est donc moins aisé de le comprendre.
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