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Iguerot Kodesh — lettres 4551 à 4570

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4551

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4551, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Its’hak Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Tamouz, dans laquelle vous me faites part de vos saintes réalisations, dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Puisse Dieu faire que vous même et ceux qui vous accompagnent dans ces réalisations, ne vous contentiez pas de ce que vous écrivez et de la manière dont cela a été fait. Il est possible et donc nécessaire de leur donner une plus large audience, de multiplier ces accomplissements.

Tout dépend de la volonté de ceux qui les assument. En effet, le Créateur du monde, Qui le dirige et Qui est Tout Puissant, accorde les moyens nécessaires. Vous trouverez donc les mots pour expliquer tout cela à vos amis et également à vous-même, jusqu’à ce que tous en soient concrètement convaincus.

En effet, conformément à la décision bien connue du Tribunal céleste(2), l’assurance a été donnée qu’en agissant de la sorte, on prend le dessus(3), malgré les voiles et les obstacles.

Votre nom sera mentionné, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, conformément à ce que vous écrivez. En intensifiant votre engagement dans cette activité, en faisant un ajout à tout cela, vous hâterez la réalisation de ce que vous demandez, pour eux et pour vous.

Bien que vous ne le précisiez pas, vous gardez sûrement les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Et, ceci s’ajoute à vos études de Torah, en général.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav I.T. Eisenbach, de Jérusalem. (2) Lors de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, le 19 Kislev. (3) Textuellement, “ on a la main haute ”.

Lettre n°4552

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4552, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yehouda Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du jour lumineux de la fête de la libération(2), dans laquelle vous évoquez la fête et la réunion ‘hassidique de ces jours. Puisse Dieu faire que l’inspiration se poursuive, tout au long de l’année, conformément à la volonté de celui dont nous célébrons la joie, en particulier pour ce qui est le point central, la diffusion des sources(3), jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur.

Les jeunes émissaires(4), auxquels Dieu accordera longue vie, arriveront, ces jours-ci, en Terre Sainte et à Jérusalem, Ville sainte. Puisse Dieu faire qu’ils connaissent également la réussite dans leur mission, dont le point central est également la diffusion des sources(3) à l’extérieur. C’est, en effet, le besoin du moment, l’introduction et la préparation à la venue de notre juste Machia’h. Car, celui-ci viendra lorsque ces sources se diffuseront(5). Heureux est celui qui prend part à cette réalisation et sera donc récompensé le premier.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.L. Slonim, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4436. (2) Du précédent Rabbi, des prisons tsaristes, le 12 Tamouz. (3) De la ‘Hassidout. (4) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546. (5) Conformément à la réponse du Machia’h lui-même au Baal Chem Tov, qui l’interrogeait, à ce sujet.

Lettre n°4553

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4553, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ouryel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 15 Tamouz et la précédente, avec ce qu’elle contenait. Je suis surpris que vous ne disiez rien de la visite que vous deviez faire à certaines personnes, à propos de ce que nous avions dit de la diffusion des sources(2), en instaurant une étude de la ‘Hassidout, d’une manière fixe(3). En outre, notre maître(4) précise que cette fixation est non seulement dans le temps, mais aussi dans l’esprit.

Sans doute complèterez-vous ce qui n’a pas été fait jusqu’à maintenant, dans l’action et dans l’écriture. Certes, vous craignez, semble-t-il, que l’on ne vous réserve pas un accueil bienveillant. Néanmoins, le peuple juif dispose de ressources(5) et, dans différents endroits, vous connaîtrez la réussite, au moins jusqu’à un certain point.

Ceci peut-être comparé au gâteau au miel que l’on reçoit à la veille du jour sacré(6). S’il a été décidé que, dans un certain domaine, vous ne devez pas être accueilli d’une manière réellement bienveillante, ce qu’à Dieu ne plaise, puisse Dieu faire que vous vous acquittiez de cela en parlant de l’étude de cet enseignement profond de la Torah, la ‘Hassidout, luminaire de la Torah, d’autant que ce soucis est globalement exagéré.

Pour ma part, je n’ai fait aucun communiqué, mais il semble qu’il ait été annoncé, à l’extérieur, que je m’efforce de faire connaître la décision hala’hique relative au voyage dans les bateaux israéliens, se déplaçant également pendant le Chabbat(7). Je vous remercie de me préciser ce qu’il en est et la tournure que prennent les choses.

Je vous adresse ma bénédiction pour une considérable réussite dans vos préoccupations personnelles et dans votre traitement. Sans doute vous et votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie, visiterez-vous les lieux saints. Vous y déposerez un feuillet pour que le souhait de vos cœurs(8) soit exaucé, positivement et prochainement.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

N. B. : Les jeunes gens, auxquels Dieu accordera longue vie, émissaires des ‘Hassidim et mes représentants(9), parviendront en Terre Sainte au début de Mena’hem Av. Sans doute, pour votre part, ferez-vous tout ce qui est en votre pouvoir pour que cette mission soit un succès, en particulier son aspect essentiel, la diffusion des sources à l’extérieur, dont nous nous entretenions avant votre voyage(10).

Notes

(1) Le Rav O.Zimmer, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°4447. (2) De la ‘Hassidout. (3) Dans des milieux orthodoxes où celle-ci n’est pas étudiée. (4) L’Admour Hazaken. (5) Textuellement, “ il n’est pas veuf, ce qu’à Dieu ne plaise ”. (6) A la veille de Yom Kippour, afin de recevoir, de la sorte, la charité, s’il a été décidé qu’on devait le faire au cours de la nouvelle année. (7) Et que l’on ne peut donc pas emprunter, car ce serait une transgression du Chabbat. Voir, à ce sujet, la lettre n°4555. (8) Vraisemblablement celui d’avoir un enfant. (9) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546. (10) Lorsque le Rav Zimmer était venu rendre visite au Rabbi.

Lettre n°4554

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4554, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5716,

Brooklyn, New York,

A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires, a des

comportements généreux, est issu d’une illustre famille,

le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais suite à notre discussion, quand vous étiez ici, à propos du grand apport que l’on peut attendre de la visite en Terre Sainte de ceux qui sont ici nos élèves. Cette initiative s’est renforcée chez moi, du fait de l’événement qui s’est malheureusement produit à Kfar ‘Habad(2). Une telle visite est donc devenue indispensable, afin de raffermir et d’encourager les ‘Hassidim du Kfar et tous les ‘Hassidim, en général. J’ai demandé au Rav, grand érudit et ‘Hassid, le Rav C.Y. Zevin(3) de vous entretenir, à ce sujet.

J’ai donc le plaisir de vous faire savoir qu’une dizaine d’élèves de la Yechiva, émissaires des ‘Hassidim et mes représentants, sont partis d’ici. En chemin, ils visiteront plusieurs pays, pendant quelques jours et ils arriveront à Lod, avec l’aide de Dieu, à la veille du Chabbat, 5 Mena’hem Av.

Ici, les pressions financières sont particulièrement importantes. Malgré cela, espérant que notre conversation porterait ses fruits, j’ai emprunté le montant des dépenses de ces voyageurs, sur ce compte.

J’ai appris avec plaisir, par le grand Rav et ‘Hassid, R. C. Y.(4), qu’il vous a interrogé, à ce sujet et que vous lui avez répondu que vous recherchiez un moyen de financer les frais de séjour et la moitié des frais de voyage. J’espère que vous vous efforcerez de prendre en charge également les autres frais, à l’exception d’une participation symbolique, à ce coût, des voyageurs et de moi-même. Et, tout cela aura une issue positive.

Peu avant ce voyage, nous avons réédité le Sidour Tehilat Hachem, selon le rite du Ari Zal, en format de poche, avec quelques ajouts et quelques améliorations. Je vois en cela un bon signe. J’éprouve un plaisir particulier à vous adresser l’un de ses Sidourim.

Avec mes respects et ma bénédiction de bonne santé et de réussite,

Notes

(1) Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son propos, la lettre n°4309. (2) Voir, à ce sujet, l’avant-propos et la lettre n°4546. (3) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à ce propos, les lettres n°4402 et 4470. (4) Rav Chlomo Yossef Zevin.

Lettre n°4555

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4555, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5716,

New York,

Je vous salue grandement et vous bénis(1),

Je fais suite aux télégrammes(2) que je vous ai envoyés. Vous voudrez bien m’excuser de vous les avoir adressés en express. En effet, la question était immédiate. Plusieurs Juifs et Juives craignant la Parole de Dieu étaient égarés(3). On les avait attirés en leur affirmant que, selon le grand Rabbinat, il était permis de voyager dans ces bateaux israéliens. Ils devaient donc y embarquer, quelques jours avant le Chabbat. Parmi eux, certains m’ont interrogé et je leur ai répondu qu’il était clair pour moi, comme je le montrerai plus bas, que le grand Rabbinat ne peut pas avoir permis un tel voyage et que, pour le vérifier, je leur adressais ces télégrammes afin d’obtenir des précisions.

Vous pouvez comprendre la satisfaction morale que j’ai eu en recevant votre télégramme, me confirmant que cela n’est pas exact et qu’une telle permission n’a jamais été donnée.

Puisque nous en sommes là, je préciserai certains points sur lesquels je base mon avis, comme je l’exprimais dans mon télégramme. Je ne citerai pas ici de référence. Il n’est sûrement nul besoin de le faire, car elles vous sont bien connues.

Cette question n’est pas la même que celle qui est posée par le Choul’han Arou’h, les premiers et les derniers Sages, faisant référence à un bateau ou à une caravane et se demandant si telle personne a le droit de l’emprunter. Selon la situation actuelle, la question se pose sur le bateau lui-même. Est-il permis de voyager à son bord, en sachant qu’il se déplacera pendant le Chabbat ou bien cela est-il interdit ?

En d’autres termes, la décision hala’hique concerne d’abord les propriétaires de ce bateau. Peuvent-ils organiser ses déplacements et ses voyages en sorte que les machines fonctionnent pendant le Chabbat et que le déplacement se poursuive, ou bien est-il interdit de le faire et faut-il faire en sorte que le voyage s’arrête pour la durée du Chabbat, dans un port ou bien en pleine mer ?

Comme je l’ai dit, toutes les analyses faites par les premiers et les derniers Sages concernent le voyage du bateau et ne s’appliquent donc pas à notre propos.

La question qui se pose, en l’occurrence, est donc la suivante. Le fonctionnement des machines et la conduite du bateau pendant le Chabbat sont-ils interdits ou non ? Et, s’il y a une interdiction, en la matière, peut-on considérer que l’on est, en l’occurrence, dans un cas de force majeure ? Dernier point, est-il préférable que l’on agisse par inadvertance(4) ? Bien entendu, il peut en être ainsi seulement si l’on ne pose pas de question. Dès qu’on le fait, on ne peut plus agir par inadvertance.

Pour ce qui est du premier point, quiconque a une connaissance, même rudimentaire, de la conduite d’un bateau et du fonctionnement des machines sait que l’on transgresse, sans l’ombre d’un doute, les interdictions de la Torah d’allumer du feu, de cuire et d’autres encore. Cela est inhérent aux machines elles-mêmes.

Par ailleurs, plusieurs interdictions sont liées aux pratiques et aux usages des compagnies maritimes, ou bien aux habitudes et aux coutumes des moyens de transport, en général. Très régulièrement et parfois même plusieurs fois par jour, on effectue des mesures et l’on inscrit ensuite certains résultats, concernant le bateau et le voyage, dans certains carnets, on envoie des télégrammes et l’on en reçoit, sur différents points, on corrige la direction du bateau et l’on fait d’autres choses encore. En outre, il faut, pour cela, bien souvent, allumer et éteindre un éclairage électrique.

J’ai eu connaissance, à ce sujet, d’une information particulièrement curieuse. Il semble que certains, par manque de connaissance, acceptent qu’il en soit ainsi.

On prétend que les machines des bateaux, de nos jours, fonctionnent de manière automatique. On peut comprendre ce que cela veut dire, mais cela ne s’applique nullement à notre propos. Il est vrai que des machines peuvent fonctionner automatiquement pendant un certain temps, mais, plusieurs fois par jour, celles-ci doivent être enduites d’une certaine graisse. Il faut les diriger ou les régler de nouveau. Cependant, entre deux réglages, elles fonctionnent effectivement de manière automatique.

Bien plus, il ne suffit pas de régler de nouveau ces machines. Il faut aussi modifier leur fonctionnement, les adapter à différents éléments extérieurs, qu’il n’y a pas lieu de préciser ici. Or, ces réglages et ces modifications incluent également plusieurs travaux définis par la Torah. Chaque mécanicien le sait.

Celui qui prétend que l’on peut régler des machines et les préparer avant l’entrée du Chabbat pour que leur fonctionnement soit automatique pendant toute la durée de ce jour, sans qu’il ne soit nécessaire d’intervenir, fait preuve de la plus grande ignorance, en matière de mécanique.

Certes, une recherche approfondie permettrait de mettre au point un bateau dont le fonctionnement serait totalement automatique, non seulement pendant une journée, mais même pendant un temps illimité. Néanmoins, plusieurs années passeront encore avant la réalisation de ce projet.

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Concernant le second point, le fait qu’il s’agisse ou non d’un cas de force majeure, pour plusieurs personnes ou, au moins, pour une seule, si le bateau est immobilisé, pendant le Chabbat, dans un port ou même en mer, il est absolument évident que cette situation ne présente aucun danger, non seulement par les vents habituels, mais même par ceux qui sont exceptionnels.

En effet, on ne sauve pas un bateau de la tempête en actionnant ses machines. On le fait par une construction particulière se trouvant à bord ou même, certaines fois, en fuyant cette tempête. Un autre point est essentiel à connaître. La période actuelle diffère d’auparavant. En effet, on peut prévoir une tempête plusieurs heures avant qu’elle se produise en un certain endroit. On dispose donc de suffisamment de temps pour rallumer les machines, si elles ont été éteintes auparavant, à cause du Chabbat.

Un autre argument est avancé qui n’est pas moins surprenant que le précédent. On prétend que l’arrêt d’un bateau en pleine mer augmente le risque de collision entre deux embarcations. A l’opposé, ce risque est moins grand si le bateau est en mouvement. Il est clair que ceci va à l’encontre de la logique la plus élémentaire. Lorsqu’un bateau avance à une vitesse relativement rapide, comme c’est le cas à notre époque, il est plus difficile de modifier sa trajectoire ou bien de l’arrêter, s’il s’avère soudain qu’une autre embarcation s’approche. Il n’en est pas de même quand ce bateau est à l’arrêt.

Bien plus, un tel risque est improbable, dans l’organisation adoptée à notre époque, selon laquelle tous les bateaux en mer donnent des nouvelles, par télégraphe, à tous ceux qu’ils pourraient rencontrer, afin d’éviter les collisions. L’envoi de ces informations, de même que les phares se trouvant sur les bateaux, sont le moyen de se préserver de telles collisions, alors que le fait d’être en mouvement le rend plus difficile.

En réalité, il n’est nul besoin de développer tout cela et je vous écris ces lignes uniquement parce que j’ai entendu, à ma surprise, qu’il est deux catégories d’avis permettant de faire fonctionner les machines et de faire voyager les bateaux, pendant le Chabbat, se basant sur deux raisonnements opposés.

Le premier avis considère que toute intervention humaine est inutile, car, pendant toutes les vingt quatre heures(5), le bateau avance automatiquement. Mais, le second avis prétend l’inverse, dit qu’il y a, en l’occurrence, un danger ou, au moins, un risque de danger, si les machines ne sont pas actionnées par les hommes. Une surveillance particulière est alors nécessaire, car il est très dangereux d’arrêter le bateau en pleine mer.

Or, même selon cette conception, on ne comprend pas pourquoi il ne serait pas possible d’arrêter le bateau dans un port. En chemin, il y a de nombreuses îles et ports, dans un sens comme dans l’autre. Je souligne ce point car, ces jours-ci, on a commencé à diffuser une nouvelle justification à cette permission, qui est la suivante. En six jours, les bateaux partant d’ici n’ont pas le temps de parvenir en Europe. Mais, l’on omet de préciser qu’il y a de nombreux ports, en chemin. De plus, on peut toujours arrêter le bateau en pleine mer.

En fonction de tout cela, on peut comprendre que, même si personne ne posait de question à ce sujet, on ne pourrait pas prétendre qu’il est préférable que l’on agisse par inadvertance. Il s’agit, en effet, d’une interdiction clairement énoncée par la Torah, celle d’allumer du feu.

Autre point, qui est particulièrement important, si l’on tient compte du fait qu’un grand nombre de ceux qui voyagent se conformeront à l’avis des guides spirituels du peuple juif et n’emprunteront pas un bateau voyageant pendant le Chabbat, il est à peu près certain qu’au moins une partie des bateaux israéliens organiseront leur voyage de façon qu’ils marquent l’arrêt durant le Chabbat. Or, tout cela est justifié, même si on le fait pour un seul bateau.

Bien évidemment, tout cela est encore plus clairement valable pour les voyages organisés par les partis qui se présentent comme religieux. Si une telle instruction est donnée, ils la suivront.

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J’ajouterai un point qui n’est pas directement lié à ce qui fait l’objet de notre propos. On peut se demander s’il est possible d’emprunter un bateau qui voyage, de toute façon. Or, dans toute l’analyse que j’ai pu voir, concernant ce qui a été écrit et imprimé à propos des bateaux israéliens, il semble que l’on n’ait pas prêté attention aux points suivants, pourtant fondamentaux, en la matière :

Il est possible de voyager avec un bateau qui n’est pas israélien. Même si l’on prétend, ce qui va à l’encontre de la vérité, que le principe selon lequel “ tu achèteras chez ton ami ” a la force de permettre un tel voyage, on peut encore voyager sur un bateau israélien sans être à son bord pendant le Chabbat. Il suffit de quitter le bateau avant le Chabbat et d’attendre le bateau israélien suivant, même si le voyage s’en trouve rallongé. Cette possibilité supprime la différence qui peut être faite, selon que l’on commence le voyage trois jours avant le Chabbat ou bien après cela, d’après Rabbénou ‘Hananel, le Ramban, le Razah et d’autres encore(6).

Par ailleurs, on peut également voyager avec un avion israélien, lequel commence et finit son voyage pendant les jours de semaine.

En plus de la question qui a été posée, une autre interrogation concernant les bateaux s’ajoutent, en ces dernières générations. Les services rendus aux voyageurs sont également liés à des travaux(7), parfois même à ceux qui sont définis par la Torah, par exemple le fait d’adoucir l’eau et de la distribuer dans les cabines des voyageurs, au moyen de machines. Il en est de même pour l’éclairage de ces cabines, de même que celui de l’endroit où l’on prie.

En la matière, on ne peut pas dire que “ la bougie allumée pour une personne en éclaire cent ”, car la majeure partie des voyageur est juive. Or, plus ceux-ci sont nombreux et plus il faut augmenter le nombre de machines ou les heures de travail. Vous consulterez, à ce propos, le Kalkalat Ha Chabbat, de l’auteur du Tiféret Israël, “ travail du Chabbat ”, chapitre 9.

Ainsi, en cas de danger véritable pour le voyageur, ayant pour conséquence de permettre un tel voyage, le Rav doit le prévenir que, peu après l’entrée du Chabbat, il ne peut plus, par exemple, se servir de l’eau du bateau, ni de la lumière, ni réciter le Kiddouch sur du vin(8).

Car, de façon générale, il n’y a pas de malade, sur un bateau, comme l’indiquent les journaux de bord. Plus encore, nous avons vu qu’en la matière, on ne peut pas dire que “ la bougie allumée pour une personne en éclaire cent ”.

De même, il faut souligner que, dans les grands bateaux, il est inconcevable(9) qu’au cours de ces vingt quatre heures, il n’y ait pas une panne d’une machine, devant être réparée sur le champ.

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Afin d’envisager tous les arguments, j’en cite un autre, qui circule également et qui est le suivant. L’immobilisation d’un bateau et l’arrêt de ses machines entraînent une perte financière importante. On manquera donc des moyens nécessaires pour l’armement. Il est pourtant clair que l’on ne peut pas, sur la base d’un tel argument, faire la guerre au respect du Chabbat dans les usines et dans les champs de Terre Sainte. Or, le respect du Chabbat a un coût financier encore plus important que l’arrêt des bateaux, pendant leur voyage.

J’ajouterai que, dans ce développement, je n’ai pas envisagé la transgression de la sainteté du Chabbat, au nom d’une partie importante du peuple juif. En effet, il est bien connu, de beaucoup plus de dix Juifs(10), que l’on considère ces bateaux comme le bien de tout notre peuple, dont ils portent le nom. Combien plus en est-il ainsi pour la manière dont les autres peuples les observent.

Il est difficile d’en dire plus, car cela est douloureux et effrayant, surtout d’après les propos bien connus du Ramban, sur lesquels s’est basé le ‘Hatam Sofer, dans ses responsa tome 6, chapitre 97, selon lesquels la conduite de ces bateaux israéliens pourrait transgresser une interdiction de la Torah, même s’il n’y avait pas tout cela. En effet, il y a là, publiquement, le plus grand manquement au repos du Chabbat. Selon lui, il s’agit bien d’une interdiction de la Torah.

Vous consulterez également, entre autres, le Rambam, lois du Chabbat, début du chapitre 21 et fin du chapitre 24, la Me’hilta de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï sur Vayakhel, chapitre 35, le commentaire de Rachi sur la Guemara et le Rif, traité Beïtsa 37a.

A celui qui comble les brèches du peuple d’Israël, Dieu envoie un esprit de pureté, pour renforcer la muraille du Chabbat, car si les Juifs le respectent de la manière qui convient, ils seront aussitôt libérés.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Une version corrigée de cette lettre et des lettres n°4580, 4583 et 4584 parut, en 5718-1958, dans un fascicule spécifique et dans le Bitaon ‘Habad, organe des jeunes de l’association ‘Habad, tome n°19, à partir de la page 20. Ce texte figure également dans le Likouteï Si’hot, tome 6, à partir de la page 398. Ces lettres sont reproduites ici en fonction de cette version corrigée. Celle-ci est adressée aux Rabbanim Herzog et Nissim, les deux grands Rabbins d’Israël. S’agissant du premier, on consultera la lettre n°4306. Concernant le contenu de cette lettre, on verra également les lettres n°3014, 3788, 3834, 4339, 4470, 4519*, 4531, 4535, 4553, 4556, 4580, 4583, 4584, 4596, 4617, 4624, 4634, 4636, 4707, 4709 et 4733. (2) Voir, la lettre n°4519. (3) Ne sachant s’il est permis ou non d’emprunter les bateaux israéliens, qui voyagent pendant le Chabbat. (4) Auquel cas il vaut mieux ne rien dire plutôt que de faire en sorte que l’on transgresse un interdit en conscience. (5) Du Chabbat. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez les responsa du Tséma’h Tsédek, partie Yoré Déa, début du chapitre 92 ”. (7) Interdits pendant le Chabbat. (8) Voir, à ce sujet, la lettre n°4584. (9) Selon l’expression hala’hique : “ Peut-on lui trancher la tête sans qu’il meurt ? ”. (10) Il s’agit donc bien d’un fait public.

Lettre n°4556

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4556, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires, a de

multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat, de même que celle qui la précédait. Vous dites que vous avez été surpris par les télégrammes que j’ai envoyés(2). Je suis étonné de votre surprise. Vous savez sûrement que la question a été posée au rabbinat central, en express, par monsieur Shargaï(3), de Paris. En tout cas, c’est l’information qui est parvenue ici.

La raison de l’urgence est expliquée dans la copie de ma lettre aux grands rabbins(4), que je vous joins. Si ce n’est pas trop vous demander, vous voudrez bien lire cette copie, avec l’attention qui convient. Vous aurez sûrement l’occasion d’en parler avec les grands rabbins.

Concernant le point qui est évoqué dans votre lettre, c’est précisément par respect que j’ai contenu les mots et, a fortiori, les expressions. J’ai conscience que le surveillant rituel fait partie du voyage dans le but de le représenter(5) et ceci se sait, malheureusement, à l’extérieur. Il n’est pas une meilleure façon de donner une permission à cette pratique.

Ici, plusieurs Juifs naïfs se trompent et je n’ai pas de mots pour l’expliquer. A mon avis, il y a là une interdiction claire, sans l’ombre d’un doute. Bien plus, comme je l’ai dit dans cette lettre, la question elle-même porte sur les propriétaires du bateau, qui transgressent un interdit de la Torah. Il est difficile d’en dire plus, tant cela fait souffrir.

Vous demandez à quoi servira cette interdiction. Néanmoins, celle-ci est justifiée, même pour un seul Juif et, en l’occurrence, je suis certain que des centaines, des milliers de Juifs se préserveront de tout cela, si la décision du rabbinat central est exprimée d’une manière suffisamment claire. Bien plus, le représentant local de la Zim(6) a déclaré clairement qu’un voyage dans les bateaux, de cette façon, pendant le Chabbat ne pose, selon lui, aucun problème. En effet, il y en a chaque semaine et nul ne cherche à l’empêcher. S’il savait que le rabbinat central l’interdit, il aurait chercher à arranger les choses.

Le principe selon lequel “ il est préférable d’agir par inadvertance(7) ” s’applique uniquement aux préceptes de nos Sages(8) et lorsque nul ne pose des questions, à ce sujet. Ce n’est pas le cas, en l’occurrence. Pour un interdit de la Torah, ce principe ne s’applique pas. Bien plus, comme je le dis dans ma lettre, une partie, au moins, de ces bateaux pourrait organiser les voyages de la manière qui convient. Pour obtenir ce résultat, il est clair que la démarche est justifiée.

Vous faites remarquer qu’ils n’ont pas à accepter l’autorité(9). J’ai été prudent, dans toute la matière du possible, en rédigeant mon télégramme, afin que celui-ci ne puisse être interprété comme une marque d’autorité. J’ai mis en avant uniquement l’aspect technique des choses, car sans doute ne connaissent-ils(10) pas tout cela(11), puisqu’ils ne s’en sont jamais occupé. S’ils consultent des spécialistes, comme vous le dites dans votre lettre, j’ai peur que ceci ne parvienne ici de la façon dont les rumeurs se répandent. Ainsi, quelqu’un porta témoignage que des ‘Hassidim avaient dansé avec une femme, le jour de Tichea Be Av. Il avait uniquement omis de préciser que ce 9 Av était un Chabbat, que l’un des ‘Hassidim venait d’avoir une fille et que la ‘femme’ avec laquelle ils avaient dansé était, en fait, un bébé de quelques jours, posé sur un plateau.

Or, il en est bien ainsi, en l’occurrence. On prétend posséder un document d’un mécanicien, attestant que les machines sont automatiques. Comme je l’ai dit dans ma lettre, même si cela est difficile à croire, les partis, ici, font le plus grand cas de tout cela et précisément ceux qui se réclament de la religion, même s’il n’y a, en apparence, aucun rapport entre l’adhésion à un parti et une décision hala’hique. L’un des dirigeants du parti est précisément celui qui tranche la Hala’ha et l’on rapporte la teneur de sa décision. En l’occurrence, il n’a pas su interpréter le Choul’han Arou’h et il ne connaît pas la mécanique. Néanmoins, l’effronterie peut être payante face au ciel et, a fortiori, face à la terre et aux Etats-Unis.

Vous dites que, selon telle personne, il est important qu’un bateau se déplace pendant le Chabbat, qu’il ne peut pas s’immobiliser en pleine mer. Il y a là une méconnaissance totale de la mécanique, qui fera rire quiconque l’entendra.

Vous avancez également que rien ne ressort de tout cela. L’amère expérience des avions d’El Al partant d’ici nous a appris que l’un décolle dans la semaine et l’autre…(12). On peut se demander pourquoi il ne pourrait pas en être de même pour les bateaux(13).

Je vous remercie beaucoup de m’avoir fait part de vos réserves, sur l’envoi de ces télégrammes(14). Sans doute continuerez-vous à le faire, à l’avenir. J’ai écrit à plusieurs personnes que je préfère recevoir les nouvelles sans fard, plutôt que des informations falsifiées, même pour leur donner une apparence positive. Bien plus, au final, les nouvelles parviennent, généralement exagérées.

Pour dire vrai, je n’avais pas l’intention, dans un premier temps, d’écrire aux grands rabbins, à ce sujet, car, de deux choses l’une, ou bien ils veulent trancher la Hala’ha après une enquête minutieuse, auquel cas il est inutile de leur signifier cette interdiction, ou bien il n’en est pas ainsi et ma lettre est donc inutile ou peut même être interprétée comme une ingérence dans la compétence du Rav(15). C’est, en fait, votre courrier qui m’a conduit à rédiger cette lettre. A l’avenir, vous voudrez bien me dire comment la situation évolue. Je vous en remercie d’avance.

Je vous sais gré, en particulier, de poursuivre la négociation avec notre ami(16), à propos du voyage des élèves(17). Je vous joins une copie de la lettre que je lui adresse(18). Les élèves sont déjà en route. D’après le programme, ils parviendront en Terre Sainte au début de Mena’hem Av. Puisse Dieu faire qu’ils connaissent la réussite, en particulier dans le domaine essentiel, la diffusion des sources(19) à l’extérieur.

Bien évidemment, leur voyage a été organisé en sorte qu’en tout endroit, ils voyagent par El Al, conformément à l’explication que donnent nos Sages, à propos du verset “ Achète auprès de ton ami ”.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, qui seront détaillées, je conclus en vous adressant ma bénédiction.

M. Schneerson,

N. B. : J’ai eu connaissance de “ l’incident ”, selon le terme qui a été employé, survenu lors de la fête de la libération(20), à Jérusalem. Comme je l’ai dit, je ne sais pas s’il s’agit d’une déformation ou d’une exagération. A l’occasion, vous me préciserez tout cela.

J’ai peur de donner une permission, dans le cas où un non Juif se trouve sur le bateau. Puisse Dieu faire que l’on ne se laisse pas séduire par l’idée ridicule selon laquelle une ou deux personnes pourraient faire fonctionner toutes les machines du bateau pendant vingt quatre heures. Je n’ai pas voulu envisager cette possibilité dans ma lettre aux grands rabbins. En effet, le fait de craindre qu’il en soit ainsi pourrait être interprété comme un manque de respect envers eux.

Je n’ai pas précisé, dans les télégrammes et dans la lettre dont je vous joins une copie, pourquoi il n’est pas dangereux d’immobiliser le bateau en pleine mer. Je n’ai pas cité non plus tous les travaux définis par la Torah qui sont effectués sur un bateau, à notre époque. Pour la plupart, ceux-ci n’existaient pas dans les bateaux, les barques et les embarcations, à l’époque du Talmud.

D’une part, tout cela est bien évident. Ainsi, celui qui lit le Chevitat Ha Yam, lequel s’est efforcé de recueillir des informations de tous les côtés, s’apercevra qu’il n’a pas constaté le moindre risque d’un tel danger. D’autre part, tout cela est connu de chaque mécanicien, même débutant, même travaillant sur la terre ferme, dans une usine, par exemple et ayant recours à la même technologie, si ce n’est pour le gouvernail. Tout cela est expliqué, au moins partiellement, dans le Chevitat Ha Yam.

De fait, l’aveuglement provoqué par la corruption de la volonté du parti est si fort que l’on demande des preuves de l’impossibilité de conduire automatiquement un bateau pendant vingt quatre heures, alors que tous savent qu’on a recours à un gouvernail et que la direction du bateau est modifiée à chaque heure. Il est donc impossible que la direction soit toujours la même pendant vingt quatre heures et que l’on s’en remette à l’automate programmé des dizaines d’heures avant cela.

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°4310. (2) A propos du voyage dans les bateaux israéliens. Voir, à ce sujet, la lettre n°4519*. (3) Voir, à son propos, la lettre n°4531. (4) Il s’agit de la lettre n°4555. (5) Le rabbinat central d’Israël. (6) La compagnie maritime israélienne. (7) Plutôt que de contrevenir délibérément à un interdit. (8) Et, non à ceux de la Torah. (9) Du Rabbi, leur demandant de prononcer cet interdit. (10) Les deux grands rabbins d’Israël. (11) Le fonctionnement d’un bateau. (12) Le Chabbat. (13) Plutôt que de les faire tous voyager pendant le Chabbat. (14) D’avoir été franc. (15) Textuellement “ du maître de l’endroit ”. (16) Chnéor Zalman Chazar. Voir la lettre n°4554. (17) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546. (18) Il s’agit de la lettre n°4554. (19) De la ‘Hassidout. (20) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques, le 12 Tamouz.

Lettre n°4557

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4557, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[23 Tamouz 5716]

D’après ce que l’on dit, le docteur Shapiro, que vous citez, est spécialiste, en la matière(1). Il demande un examen direct(2), après que de la semence ait été prélevée sur la femme, après une relation conjugale. Il considère que cela est nécessaire pour déterminer le traitement.

Mon beau-père, le Rabbi, donne, à ce propos, l’instruction suivante(3) : “ Il faut faire le sacrifice de soi-même et pratiquer cet examen ”.

Notes

(1) Pour les problèmes de stérilité. (2) De semence prélevée sur l’homme. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2728.

Lettre n°4558

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4558, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chmouel Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt ce que vous m’écrivez, à propos de la situation de la communauté et des affaires communautaires, dans votre ville. Sans doute, prendrez-vous une part déterminante au renforcement et à la diffusion du Judaïsme, avec tout ce que cela implique.

Bien évidemment, comme l’expliquent Iguéret Hakodech et d’autres textes, vous ferez tout cela avec amour du prochain et en rapprochant les cœurs de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Et, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel “ chaque individu est une communauté ”. Combien plus est-ce le cas pour les ‘Hassidim, auquel notre saint maître à accordé sa bénédiction.

Car le tribunal céleste a pris la décision(2) qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui(3) et suivent sa trace l’emportent, comme le disent les résumés et notes sur le Tanya, à la page 122.

Notes

(1) Le Rav C.M. Silberstein, d’Anvers, Belgique. (2) Le 19 Kislev, lors de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) L’Admour Hazaken.

Lettre n°4559

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4559, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Aux membres du comité pour la religion de Montevideo,

département pour la pureté familiale,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 5 Tamouz, dans laquelle vous me décrivez la situation du Mikwé, dont les travaux vont s’achever, avec les améliorations nécessaires. Il en résulte des difficultés financières, qui retardent l’achèvement de cet édifice, si important pour le Judaïsme.

La caisse qui est à ma disposition est mise à contribution bien au-delà des moyens dont elle dispose, d’autant que Montevideo est une grande métropole du Judaïsme. On y trouve donc sûrement un nombre suffisant de Juifs orthodoxes, comprenant le caractère primordial de la pureté familiale et capables d’achever le Mikwé et de le conduire à son terme.

Malgré cela, considérant que mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, a manifesté son intérêt pour ce Mikwé(1) depuis les premières étapes de sa constitution, en achetant l’endroit sur lequel il est bâti, je lui attache une valeur particulière et je désire donc prendre part à son achèvement. En conséquence, je vous joins un chèque rédigé à l’ordre du comité pour la pureté familiale.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse prochainement les promesses selon lesquelles “ Je vous aspergerai d’eaux pures ” et “ Dieu est le Mikwé(2) d’Israël ”, comme l’explique le Rambam, à la fin de ses lois du Mikwé, de même que cette autre promesse, “ la terre s’emplira de connaissance de Dieu, comme l’eau recouvre le fond de la mer ”.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir les Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 9, lettre n°2956. (2) Le Purificateur.

Lettre n°4560

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4560, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre de la veille du Chabbat, qui faisait suite à une longue interruption. Dans celle-ci, vous ne dites rien de votre participation aux cours publics, de l’influence que vous exercez sur les autres afin de les conduire vers la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques.

La Tsédaka morale intensifie les bénédictions de Dieu. Grâce à elle, on a “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”. Et, le raffinement du cœur a pour conséquence immédiate l’amélioration du comportement, avant même la transformation du mal.

Pour faire suite à ma lettre, j’attends de vous de bonnes nouvelles, en particulier dans ce domaine.

Vous évoquez l’événement(2) concernant la locomotive diesel et ses wagons(3).

Conformément à un dicton bien connu de l’Admour Hazaken, on peut déduire de toute chose un enseignement pour le service de Dieu. Si ce qui s’est passé n’est pas positif, on doit en déduire l’attitude qu’il convient d’adopter. C’est ainsi que l’on répare un événement malencontreux et il en est de même, en l’occurrence.

Dans le service de Dieu, le moteur de la locomotive correspond à l’âme divine, de laquelle on dit : “ L’âme que Tu m’as donnée…(4). Tant que cette âme est en moi, je Te rends grâce ”, également par son corps et son âme animale. Dans la personnalité, ceci correspond à l’intellect. Or, il est dit que “ l’intellect dirige les sentiments ”.

Pour autant, on ne peut servir Dieu à la façon du monde de Tohou, en tapant et en brisant. Le Baal Chem Tov souligne que “ tu lui viendras en aide(5) ”, comme l’explique le calendrier Hayom Yom, à la date du 28 Chevat 5703(6), à propos du verset : “ Lorsque tu verras l’âne… ”.

En servant Dieu au quotidien, on ne doit pas casser le moteur et détacher les wagons. De chaque jour, il est dit que “ je le(7) renverrai peu à peu ”. Pour cela, il faut mettre en pratique la Torah, les Mitsvot et la ‘Hassidout. A ce propos, il est dit également que “ elle(8) n’est pas dans le ciel ” et “ la chose est très proche de toi ”, comme l’explique l’Admour Hazaken. La Torah est éternelle. Il en est donc ainsi pour chaque Juif, en chaque endroit où l’on peut se trouver.

Que Dieu vous accorde la réussite de donner de bonnes nouvelles de tout cela et d’influencer les autres, en la matière. Vous éduquerez également vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.Madantchik, de Kfar ‘Habad. (2) L’accident. (3) Dont le destinataire de cette lettre est le conducteur. (4) Est pure. (5) Au corps. (6) 1943. (7) Le mal. (8) La Torah.

Lettre n°4561

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4561, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Aharon Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Tamouz, dans laquelle vous évoquez :

A) la fermeture d’une porte(2).

Le testament de Rabbi Yehouda le ‘Hassid évoque la fermeture d’un four, aux chapitres 20 et 49, de même qu’aux paragraphes 611 et 1146. Et, l’on trouve un écrit de nos saints maîtres, vraisemblablement du Tséma’h Tsédek, qui dit :

“ Concernant la fermeture d’une fenêtre ou d’une porte, mon grand-père, le Rabbi(3), a ordonné de pratiquer un orifice dans l’obturation métallique. Celle-ci peut être faite de part et d’autre et l’on peut ensuite la recouvrir d’un enduit. ”

Dans une lettre de mon beau-père(4), le Rabbi, dont le mérite nous protégera, datée du 27 Tévet 5708(5), il est dit :

“ On a coutume, dans la fenêtre que l’on ferme, de pratiquer une ouverture ronde d’un Tefa’h et demi(6). Dans cet orifice, on introduit un tube creux, de part en part et, quand on achève la fermeture, on prévoit des bouchons, de part et d’autre. Puis, l’on place l’enduit, comme d’habitude. ”

B) votre méconnaissance des coutumes ‘Habad. Vous me demandez s’il existe un ouvrage qui les compile.

On en prépare effectivement la publication(7), mais pour l’heure, celui-ci n’est pas prêt. Ces coutumes figurent dans différents fascicules. Ceux de Pessa’h sont dans la Haggadah parue aux éditions Kehot, ceux d’Elloul et Tichri dans le rituel paru aux éditions Kehot. Par ailleurs, on vous a adressé un calendrier Hayom Yom, dans lequel on trouve aussi plusieurs coutumes, comme le précise l’index.

Sans doute ferez-vous preuve de largesse envers les autres, auxquels vous transmettrez également la connaissance de ces coutumes. Le mérite de tous dépend de vous.

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre me décrivant l’impression que vous a faite la visite des émissaires, auxquels Dieu accordera longue vie(8). Puisse Dieu faire que cette bonne impression reçoive une application concrète, dans l’existence quotidienne, car telle est la finalité de l’homme.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav A.D. Suffrin, de Gateshead. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1923. (3) L’Admour Hazaken. (4) Iguerot Kodech, tome 9, lettre n°3177. (5) 1947. (6) Soit environ une douzaine de centimètres. (7) Il s’agit du Séfer Ha Minhaguim, encyclopédie des coutumes ‘Habad, dont la traduction française a été publiée par les éditions du Beth Loubavitch. (8) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546.

Lettre n°4562

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4562, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 21 Tamouz, dans laquelle vous me dites que vous avez consulté le Rav N.N.(1), votre guide spirituel, de même que le grand Rav et ‘Hassid, Rav B.E. Gorodetski(2). Tous deux vous ont donné leur accord pour que vous vous rendiez au Maroc, afin d’y assumer une mission pédagogique, basée sur les valeurs traditionnelles, auprès des Juifs locaux.

S’il en est ainsi et si vous l’acceptez de tout votre cœur, cela est bon et judicieux. Néanmoins, vous devez vous considérer tel que vous êtes, comme un élève de la sainte Yechiva Tom’heï Temimim, qui est “ une bougie pour éclairer ”(3).

En tout endroit où vous vous trouvez, vous devez donc illuminer les âmes juives d’une clarté divine, en les conduisant à étudier la Torah, avec crainte de Dieu, à accomplir les Mitsvot de la meilleure façon. C’est de cette façon que vous connaîtrez la réussite, en la matière.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav Nissan Nemanov, directeur de la Yechiva de Brunoy, dans la région parisienne. (2) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski, directeur du bureau d’aide aux réfugiés, à Paris. (3) Son entourage.

Lettre n°4563

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4563, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Tamouz :

A) Vous me demandez si vous devez adopter le rite du Ari Zal, de l’Admour Hazaken(1). Cela est particulièrement judicieux, à condition que vous en preniez fermement la décision. Les responsa des derniers Sages(2) expliquent, en effet, que l’on peut changer du rite achkénaze au rite séfarade, mais non l’inverse. Il en est de même pour passer du rite séfarade au rite Ari Zal, de l’Admour Hazaken.

De plus, cette question est d’actualité, car le 5 Mena’hem(3) est la Hilloula du Ari Zal et également votre anniversaire, comme vous l’écrivez.

Nos Sages disent : “ Ne changez pas l’usage de vos pères, qui avaient l’esprit calme ”, mais ces responsa expliquent longuement tout cela(4). Bien plus, de tels changements(5) se produisirent effectivement, à l’époque de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah. Bien entendu, ceux qui adoptèrent la version précise que donne l’Admour Hazaken du rite Ari Zal durent, pour la plupart, changer les coutumes qu’ils avaient auparavant. C’est bien évident.

B) Vous évoquez vos études(6).

De tout temps et, a fortiori, à l’heure actuelle, il est indispensable d’avoir une étude fixée des lois qui sont nécessaires au quotidien, le Chabbat, pendant les fêtes. Car, au final, l’acte est essentiel et non la théorie.

Il est dit que “ l’on craindra Dieu et l’on gardera Ses Mitsvot, car telle est la finalité de l’homme ”. L’étude doit donc suggérer la crainte.

De même, il faut aussi fixer une étude moins profonde(7), afin de connaître, au moins sommairement, un grand nombre de concepts de la Torah. Nos Sages disent que “ d’abord, on étudie, puis l’on commente ”. Et, il faut se préparer à cela pendant l’étude, comme le soulignent nos Sages, au traité Avoda Zara 19a.

Cette étude moins profonde concerne à la fois la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Pour l’une et pour l’autre, l’étude doit également être plus fouillée. Malgré cela, une étude moins profonde reste toujours nécessaire.

Et, vous consulterez, méticuleusement, les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, au chapitre 2.

C) Vous me faites part de votre anniversaire et sans doute adopterez-vous les coutumes des ‘Hassidim, introduits dernièrement, en ce jour(8).

Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite dans l’étude de la Torah avec crainte de Dieu, dans la pratique des Mitsvot de la meilleure façon et dans la diffusion des sources de la ‘Hassidout auprès des cercles les plus larges, dans toute la mesure du possible.

Le mérite de tous dépend de vous.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4350. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Cités dans les responsa Min’hat Eléazar, tome 1, chapitre 11. (3) Av. (4) Montrent que ce changement ne contrevient pas à leur enseignement. (5) De coutumes. (6) De la Torah. (7) Mais permettant d’accumuler de

nombreuses connaissances. (8) Voir, à ce sujet, la lettre n°4339.

Lettre n°4564

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4564, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Morde’haï(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que vous prenez une part limitée au renforcement et au développement de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak, du fait des autres fonctions que vous assumez et qui sont mentionnées dans votre lettre.

Vous connaissez l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, selon laquelle “ l’étude de la Torah surpasse tous les autres Préceptes ” ayant été mentionnés auparavant(2). Bien plus, il s’agit, en l’occurrence, d’une institution dispensant une éducation dont tous ne perçoivent pas l’utilité, en notre génération orpheline. La responsabilité et le mérite de ceux à qui Dieu a accordé un cœur avisé pour comprendre tout cela est donc accrue d’autant. Les bénédictions que Dieu accorde à ceux qui sont actifs dans ce domaine le sont également.

C’est donc de cette façon que l’on multiplie ces bénédictions de Dieu, Créateur du monde, Qui le dirige, dans tous les domaines à la fois. Et, l’on conçoit, en particulier, une satisfaction juive de ses enfants.

A quelqu’un comme vous, je suis convaincu qu’il est inutile d’en dire plus. Je vous remercie d’avance de bien vouloir m’annoncer de bonnes nouvelles, en tout ce qui vient d’être dit.

Vous ne me dites rien de votre état de santé. J’en déduis que vous allez bien.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav M.Ritch, de Melbourne. Voir, à son sujet, les lettres n°3012 et 3418. (2) Dans la Michna de laquelle ce passage est extrait.

Lettre n°4565

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4565, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Aux Rabbanim, distingués ‘Hassidim, qui se consacrent aux

besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Chalom(1) Ha Lévi

et le Rav Yaakov(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, à l’occasion du premier anniversaire de la maison d’étude ‘Habad de Mazkeret Moché. Vous y décrivez brièvement l’action et le développement de cette synagogue et maison d’étude.

Puisse Dieu faire qu’encore pendant de nombreuses années, le Créateur du monde, Qui le dirige, vous accorde le mérite de m’annoncer l’agrandissement du petit Sanctuaire que vous avez fondé. Cet agrandissement sera quantitatif et qualitatif à la fois. Il se marquera dans les trois domaines que sont “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ” de même que le luminaire de la Torah(3), ses pratiques et ses usages.

Il est bien clair que l’on peut faire confiance à Celui Qui donne la Torah. Il tiendra Sa promesse, selon laquelle ceux qui se consacrent à la communauté ou, selon les termes du verset, “ ceux qui confèrent un mérite à la communauté seront comme des étoiles pour l’éternité ”. Bien entendu, ils se tiendront les premiers et seront récompensés au préalable.

Vous avez sûrement profité des jours propices de la libération(4), les 12 et 13 Tamouz, de la manière qui convient. Vous me le ferez savoir, avec le détail qui convient.

De même, il est sans doute superflu de vous souligner que vous devez profiter de la visite des émissaires(5), auxquels Dieu accordera longue vie. Ils viennent d’ici et passeront quelques semaines en Terre Sainte, où ils seront les représentants des ‘Hassidim et mes délégués pour organiser une réunion ‘hassidique également dans votre synagogue et maison d’étude. Et, que, par vous et par eux, soit sanctifié le Nom de Dieu.

Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela et de redoubler d’ardeur dans la diffusion des sources(6) à l’extérieur. Ceci hâtera la venue de notre juste Machia’h, conformément à sa promesse bien connue, qui nous fut transmise par le Baal Chem Tov. Et, que ces jours(7) soient transformés en joie et en allégresse.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav H.C. Segal, de Jérusalem. (2) Le Rav Y.Orenstein, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4437. (3) La ‘Hassidout. (4) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques. (5) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546. (6) De la ‘Hassidout. (7) Séparant le 17 Tamouz du 9 Av, qui commémorent la destruction du Temple.

Lettre n°4566

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4566, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Zeev(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre avec plaisir, de même que ce qu’elle contenait, les résultats de votre visite aux écoles ‘Habad et, plus généralement, vos impressions sur ‘Habad en Terre Sainte. J’ai bon espoir qu’à l’avenir, vous continuerez à m’écrire, avec tout le détail nécessaire, sans dissimulation et sans fard. En effet, tout ceci affecte l’action concrète et l’ensemble de la communauté.

Comme vous le constatez, vos actions, jusqu’à maintenant, ont permis de rectifier plusieurs détails, même si tous les débuts sont difficiles. Ce sera donc plus aisé, à l’avenir, à condition d’obtenir la collaboration de tous ceux qui sont susceptibles de la donner, avec un objectif unique, élargir et développer les institutions, quantitativement et qualitativement, conformément à la volonté de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Toutes les personnes qui participent à cela ont un grand mérite. C’est, en particulier, le cas pour ceux qui ont fait avancé la situation et attiré l’attention sur ce que l’on avait délaissé. Cela est bien clair.

J’espère que vous poursuivez votre visite des institutions ‘Habad, que vous vous intéressez à tout ce qui concerne ‘Habad, malgré la curieuse tactique du mauvais penchant que l’on dénomme “ vacances ”. Pour notre malheur et pour notre peine, cet usage a été adopté également par de nombreuses personnes, craignant la Parole de Dieu tout au long de l’année, mais convaincus que, pendant les vacances, tout est différent, qu’il n’est alors plus nécessaire de faire des efforts.

Ces personnes ne ressentent pas à quel point leur attitude va à l’encontre de la Torah, selon laquelle “ l’homme est né pour l’effort ”, “ celui qui prétend ne pas avoir fait d’effort et avoir, néanmoins, connu le succès, ne le crois pas ”, “ des jours ont été créés et, par son intermédiaire, Dieu s’y introduit ”. Pas un jour, pas une heure ne sont superflus. L’homme reçoit, très précisément, ceux qui lui permettent de mener à bien la mission profonde qui lui est confiée, c’est-à-dire, selon les termes de la Michna, “ j’ai été créé pour servir mon Créateur ”.

Rien de plus n’est ajouté à ce temps, ce qui veut dire que chaque instant dont on ne profite pas de la manière qui convient, qui n’entre pas dans ce cadre, est une perte que l’on ne retrouvera pas, des “ jours nus ”, selon l’expression du saint Zohar. Il est inutile d’en dire plus, tant cela doit être évident à quiconque avance dans la droiture.

Ces jours-ci, arrivent en Terre Sainte, les émissaires(2), auxquels Dieu accordera longue vie, venus d’ici pour quelques semaines, afin d’être les délégués des ‘Hassidim et mes représentants. Il est sans doute superflu de vous souligner que vous devez les rencontrer et, dans la mesure du possible, les accompagner dans leur visite. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide.

Dans l’attente de nouvelles bonnes et détaillées de tout cela,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Yerouslavski, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°3725. (2) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546.

Lettre n°4567

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4567, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au jeune Na’hman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre feuillet, accompagnant la lettre que vous avez reçue de votre ami.

En un moment propice, je mentionnerai son nom, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’il invoque la miséricorde divine, pour que celui-ci obtienne la satisfaction de tous ses besoins.

Comme vous le savez, le Créateur du monde, Qui le dirige, enseigne que : “ Celui qui prétend ne pas avoir fait des efforts, mais avoir, néanmoins, connu le succès, ne le crois pas ”. Bien plus, il a été dit à chacun, au sein de tout le peuple d’Israël : “ Vois, J’ai placé devant toi la vie et le bien… et tu choisiras la vie ”. Il s’agit bien là d’un choix personnel, mais il est dit que “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ”.

Puisse Dieu faire que vous trouviez les mots qui conviennent pour expliquer à votre ami qu’il a reçu toutes les forces nécessaires afin d’être un réverbère, éclairant l’endroit où il se trouve actuellement, le canal apportant la lumière de la Torah, de même que la vitalité de la pratique des Mitsvot à tous ceux qui se trouvent dans son entourage.

En application de ce qui vient d’être dit, c’est bien cette voie qu’il doit choisir. Ainsi, il connaîtra la réussite, non seulement pour assumer la mission véritable qui lui est confiée, mais aussi pour accroître les bénédictions et la réussite, dans ses préoccupations personnelles.

Si, en tout lieu et de tout temps, un tel rôle multiplie la responsabilité et le mérite, combien plus est-ce le cas, dans le lieu où il se trouve, dans la situation qui est la sienne. Son implication, en la matière, est d’autant plus grande que les âmes de son père et des générations précédentes attendent et exigent cela de lui, en ces termes : “ Est-ce pour cela que nous avons fait le don de notre propre personne, parfois même chaque jour, pour la Torah et les Mitsvot, afin que mon fils…(2), qu’il dilapide une part importante de son temps dans des préoccupations insignifiantes, se justifiant par des explications auxquelles il ne croit pas lui-même ? ”.

Puisse Dieu faire que le mérite de ses ancêtres protège votre ami et le place dans un rayon de lumière, afin qu’il éclaire également son entourage.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) N. Sudak, de Brooklyn. (2) N’adopte pas le comportement prôné par la Torah.

Lettre n°4568

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4568, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chimeon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à la décision dont vous m’avez fait part, la vôtre et celle de quelques uns de vos amis, celle de fonder une caisse d’entraide fraternelle. Et, vous avez déjà engagé des actions concrètes, en ce sens.

Puisse Dieu faire que ce début intervienne en un moment bon et fructueux, que ces actions se poursuivent et se développent, en fonction des besoins. Votre aide connaîtra le succès, conformément à l’explication de nos Sages.

A propos du verset : “ Dieu te bénira et te protégera ”, il est dit : “ Il te bénira en ton argent et en tes biens, protégera ton argent et tes biens ”, afin que ceux-ci soient utilisés de la meilleure façon, en un bien visible et tangible. Et, vous consulterez le Sifri et le Midrach Rabba, à cette référence.

Heureux sont tous ceux qui investissent leur effort, en la matière et puisse Dieu faire, conformément au dicton(2) du grand Rav, ‘Hassid et Juste, Rabbi Hillel de Paritch, que s’accomplisse en chacun de vous la possibilité, grâce à cette meilleure pratique des Mitsvot, grâce à ces bonnes actions, de mieux comprendre les explications de la ‘Hassidout. De la sorte, vous intensifierez votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, vous accomplirez les Mitsvot de la meilleure façon et vous prierez avec ferveur.

Avec ma bénédiction et mes salutations à tous ceux qui interviennent, dans ce domaine, ces propos, bien entendu, s’adressant également à eux,

Notes

(1) Le Rav C.Goldman, de Brooklyn. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4487.

Lettre n°4569

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4569, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Guedalya(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre des 16 et 19 Tamouz. Comme vous me le demandez, je citerai le nom de tous ceux que vous mentionnez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, conformément à ce que vous écrivez.

Vous intercédez en leur faveur et vous-même augmenterez donc votre pratique de la Torah et des Mitsvot, qui sont le canal et les réceptacles permettant d’obtenir et d’intégrer les bénédictions de Dieu. Et, Dieu renforcera la satisfaction de votre propre requête.

Différents textes expliquent l’importance de la Tsédaka et il serait donc bon que votre mère, à laquelle Dieu accordera longue vie, lui consacre quelques pièces, chaque matin de semaine. De même, vous ferez vérifier les Mezouzot de la maison dans laquelle elle se trouve.

J’ai appris avec un intérêt particulier, par votre lettre, que vous avez été l’un des dirigeants de l’association des étudiants religieux Yavné. Sans doute maintenez-vous des contacts avec ceux qui, auparavant, faisaient, comme vous, partie de cette organisation, même si vous avez achevé vos études dans cette université, comme vous l’écrivez.

En effet, à chacun s’applique le grand principe selon lequel “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” et, s’il en est ainsi pour un bien matériel et physique, combien plus est-ce le cas pour un bien moral, permettant d’obtenir à la foi le monde futur et ce monde-ci. Bien plus, cette obligation concerne, plus spécifiquement, ceux qui appartiennent à la même catégorie, qui ont reçu la même éducation.

Nos Sages expriment cette idée en un dicton court : “ Les pauvres de ta ville sont prioritaires(2) ”. Or, “ il n’est de pauvre que moralement ” et l’on qualifie, par ce terme, celui qui présente une carence dans un certain domaine, même s’il est riche dans les autres.

La responsabilité est encore plus grande quand ce prochain est un homme jeune, s’engageant dans la vie. Bien souvent, l’approche de l’association et la manière dont on y introduit son action, marque toute la vie d’un jeune et le foyer qu’il fondera par la suite. Cette démarche aura une influence sur plusieurs générations.

Il en résulte que tout effort, toute action en ce sens, sont justifiés, puisqu’ils exercent leur effet pendant des dizaines d’années. Ils peuvent, en particulier, avoir un impact dans le domaine religieux, dans la vie du peuple d’Israël et dans le service de Dieu, qui est la finalité de la création de l’homme. En effet, la Michna constate, à la fin du traité Kiddouchin, que “ j’ai été créé pour servir mon Créateur ”.

J’aimerais recevoir de bonnes nouvelles de vos actions, en la matière.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

N. B. : Différents milieux ont pris l’habitude d’adresser à la bibliothèque qui se trouve auprès de moi, leurs publications, dans toutes les disciplines et dans toutes les langues. En effet, cette bibliothèque est au service du plus grand nombre.

Sans doute en ferez-vous de même, d’autant que vos disciplines sont, d’après ce que vous m’écrivez, la philosophie, la pédagogie et les mathématiques. Je vous en remercie d’avance.

Notes

(1) Le Rav G.Ra’haman, de Tel Aviv. (2) Par rapport à ceux d’une autre ville, pour recevoir de la Tsédaka.

Lettre n°4570

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4570, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chmouel Douber(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre enveloppe du 3/7, avec ce qu’elle contenait.

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre effort, pour diffuser le Judaïsme et, en particulier, les sources de la ‘Hassidout. Telle est, en effet, la mission de chaque homme et la Michna dit que “ j’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Or, ce service est constitué par la Torah et les Mitsvot, dont un grand principe affirme que “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ”.

En venant en aide aux autres Juifs, pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, on renforce la réussite de ses propres accomplissements. Certes, il faut présumer que chaque Juif est un émissaire, qu’il accomplit la mission que Dieu lui confie, comme l’explique le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Vaykra. Néanmoins, la Hala’ha, au début du Choul’han Arou’h, Yoré Déa, considère que l’on ne se contente pas d’une présomption, chaque fois qu’une vérification(2) est possible. De plus, les Juifs assument une responsabilité collective, en particulier dans notre génération, celle du talon du Machia’h, lorsque “ il(3) se tient derrière notre mur ”.

A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.

Je vous adresse ma bénédiction, selon les termes de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, pour que vous ayez “ un été en bonne santé ” et donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Notes

(1) Le Rav C.D. Ganeles, de New York. Voir, à son sujet, les lettres n°193 et 215. (2) En l’occurrence, du fait que les Juifs pratiquent effectivement la Torah et les Mitsvot. (3) Le Machia’h.

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