Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4530
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4530, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5716,
Brooklyn,
A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu la lettre du 8 Sivan, du 8, du 18 et du 28(2), de même que celle qui la précédait. Celle-ci présentait la suite du compte-rendu des activités des jeunes de l’association ‘Habad.
Je suis surpris de constater que vous ne mentionnez pas l’existence d’une concertation et d’une préparation de l’action, pour la période des vacances scolaires, qui approchent. En pareil cas, plus l’on agit rapidement et mieux c’est.
Sans doute engagerez-vous, suffisamment tôt, ceux qui peuvent intervenir, en la matière, pour qu’ils s’orientent en ce sens. Bien entendu, je fais allusion non pas seulement aux jeunes de l’association ‘Habad, mais aussi à tout ce qui concerne les ‘Hassidim, en général. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Vous m’interrogez sur le passage suivant du Tanya, à la page 70b : “ Certains s’émeuvent etc. ”. Vous me demandez ce que signifie ce “ etc. ”. Il définit, très simplement, la manière et la nature de cette émotion. Ce point ne sera pas détaillé ici. Et, vous consulterez l’introduction du Tanya, qui ajoute l’expression “ et prennent conscience ”. Vous verrez aussi le Likouteï Torah, au début de la Parchat Bamidbar et son commentaire.
Au début de l’index des noms du Tanya, le mot “ longuement ” est, bien sûr, superflu.
Notes
(1) Le Rav C.M. M. Schneersohn, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4008. (2) Vraisemblablement écrite en trois fois.
Lettre n°4531
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4531, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[11 Tamouz 5716]
Un grand scandale(1) se produit ici, à propos du bateau israélien, qui va lever l’ancre, dans cette ville, à la veille de ce Chabbat(2). Des groupes organisés du département de la culture par la Torah(3), en particulier, y voyageront. En outre, on refuse de rembourser ceux qui ont annulé leur voyage pour ne pas transgresser le Chabbat(3).
L’opinion publique est houleuse et j’espère que vous prendrez des mesures énergiques afin de rectifier tout cela. Il est une interdiction claire de voyager, pendant le Chabbat, sur ces bateaux. Aucune discussion n’est nécessaire, en la matière. Chaque mécanicien sait qu’il n’est nullement dangereux d’ancrer un bateau et même d’éteindre les machines pendant le temps que l’on désire. Or, il est certain qu’on ne le fait pas(4).
Avec mes respects et ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre est un télégramme adressé à monsieur Chlomo Zalman Shargay. Voir, à son propos, les lettres n°4596 et 4733. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4519*. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4555. (4) Dans ces bateaux.
Lettre n°4533
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4533, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Au Rav, ‘Hassid, Juste, issu d’une illustre famille, ayant
de bons comportements, le Rav ‘Haïm Chimeon Zeev(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du jour au cours duquel fut dit deux fois le mot ‘bon’, lors de la création(2). Celle-ci faisait suite à une interruption particulièrement longue. Vous datez votre lettre de la Sidra “ Il s’est courbé et couché comme un lion ”(3).
Ce verset introduit également le discours ‘hassidique qui a été prononcé au jour lumineux de la libération(4) de mon beau-père, le Rabbi, les 12 et 13 Tamouz. L’un des points développés par ce texte est le suivant. Le Midrach Béréchit Rabba, à la Parchat Vaye’hi, chapitre 98, précise que l’on “ se courbe et se couche ” pendant le temps de l’exil, avant la période du roi Machia’h. Malgré cela, on est “ comme un lion ” ou “ une lionne ”.
En effet, les Juifs ne se trouvent en exil que sous la contrainte de la Parole divine. Bien plus, il s’agit uniquement pour eux d’y rassembler les parcelles de sainteté(5), comme l’explique longuement le saint Zohar, tome 1, page 237b.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav H.C. Z. Rubin, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°3960. (2) Le mardi. (3) La Parchat Balak. (4) Des prisons soviétiques. (5) Disséminées dans la matière du monde.
Lettre n°4534
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4534, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Tamouz et j’y ai lu, avec plaisir, que vous poursuivez vos études, que vous apprenez, en particulier, la ‘Hassidout. Sans doute le terme de “ poursuivre ”, que vous employez, n’est-il pas précis, car on doit connaître l’élévation, dans le domaine de la Sainteté. Cela veut dire qu’il faut augmenter et non poursuivre ce que l’on faisait auparavant. Sûrement, à l’avenir, introduirez-vous un tel ajout, de temps à autre. Et, en vous s’accomplira la promesse de nos Sages, selon laquelle “ à quiconque ajoute, on ajoute ” la satisfaction de ses besoins, matériels et spirituels.
Vous me dites que, pour cette même raison, vous n’avez pas rejoint les jeunes de l’association ‘Habad. J’en suis surpris, car vous citez vous-même l’Injonction suivante de la Michna : “ Ne t’écarte pas de la communauté ”. De fait, chaque action de l’homme peut être accomplie au sein de la collectivité ou bien de manière individuelle. Et, il en est de même pour l’étude de la Torah et aussi pour ce qui en résulte, conformément à l’enseignement de nos Sages, qui disent : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”. Vous consulterez également les commentaires de la Michna, au second chapitre du traité Avot, Michna 2 : “ Tous ceux qui se consacrent aux besoins communautaires… Je vous réserve une grande récompense ”. Cela est bien évident.
Vous me parlez de vos commentaires sur la ‘Hassidout. Or, on ne commence pas l’étude de la Torah, y compris de la ‘Hassidout, en en rédigeant ses propres commentaires. Il faut mettre en pratique l’enseignement de nos Sages, énoncé dans le traité Avoda Zara 19a, selon lequel : “ On étudie la Torah et, ensuite, on y médite ”. Et, ceci a une incidence à la fois sur l’approche du texte et sur sa compréhension, comme le disent les commentateurs du Talmud, à cette référence.
Sans doute avez-vous participé à la réunion ‘hassidique des jours de la libération des 12 et 13 Tamouz. Puisse Dieu faire que votre inspiration se poursuive, tout au long de l’année.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°4535
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4535, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Jeûne du quatrième mois(1), qui sera
transformé en joie et en allégresse 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer(2) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma lettre concernant les questions que vous avez posées sur le Rash(3).
Je viens de recevoir votre carte postale, m’interrogeant sur la réunion ‘hassidique de la fête de la libération(4). Je faisais allusion à de l’argent provenant d’une transgression du Chabbat et non à ceux qui le transgressent, à un prêt à intérêt et non à ceux qui prêtent à intérêt.
Mon propos était le suivant. Ceux qui prétendent que cet argent est utile à celui qui transgresse le Chabbat ou prête à intérêt se trompent. Ceci ne peut pas être comparé au fait d’éteindre un incendie avec des eaux de vidange(5). Bien au contraire, il est dit que “ le mal est gardé pour celui à qui il appartient ” et il faut donc, plus exactement, le comparer au désir d’éteindre cet incendie avec du pétrole.
Je faisais allusion à ceux qui prétendent que l’on peut venir en aide à la Terre Sainte:
A) en prêtant de l’argent aux “ bonds ”, alors que l’on refuse d’écrire sur ceux-ci, même en initiales “ ayant obtenu l’autorisation du faire du commerce ”(6),
B) grâce au profit des bateaux israéliens, qui voyagent également pendant le Chabbat(7).
Je fais campagne, depuis longtemps, contre ces deux situations, bien que, pour des raisons évidentes, j’interviens d’une voix qui n’est pas véritablement audible à l’extérieur. Or, pour l’heure, je suis particulièrement peiné et surpris de constater que nul ne m’écoute.
J’ai vu la “ permission ” du Rav Ouzyel(8) et la discussion, à ce propos, dans le Pardès(9), relative à l’accord donné par le propriétaire. Ce raisonnement est faussé à la base, car, sur ceux qui étaient vendus en Terre Sainte, il était effectivement noté, au moins il y a quelques années, “ ayant obtenu l’autorisation de faire du commerce ”.
Sur le second point, j’ai consulté le Chevitat Ha Yam, dont l’auteur devra rendre des comptes pour sa formulation qui abuse le lecteur naïf, laissant entendre qu’un tel voyage était permis, ce qu’à Dieu ne plaise, alors que quiconque connaît un tant soit peu les bateaux et la manière dont ils sont conduits, à notre époque, sait qu’il s’agit d’une interdiction tranchée, comme l’établit un chapitre bien connu des responsa ‘Hatam Sofer, tome 6(10), selon l’avis du Ramban et même d’après la Torah. Ce point ne sera pas développé ici.
A ce propos, vous évoquez la définition d’une Mitsva provenant d’une transgression. Vous consulterez, à ce sujet, le livre Ha Moadim Be Hala’ha, à l’article sur les quatre espèces, le commentaire de Rabbénou ‘Hananel sur le traité Soukka 35a et le commentaire de la Michna(11) selon lequel le Loulav provenant d’une ville entière convaincue d’idolâtrie, Ir Ha Nida’hat, est interdit parce que son usage serait une Mitsva provenant d’une transgression. Tel n’est pas l’avis des Tossafot, au traité Soukka 30a.
Notes
(1) Le 17 Tamouz. (2) Le Rav E.E. Yalles de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°4460. (3) Il s’agit de la lettre n°4460. (4) Du précédent Rabbi, le 12 Tamouz. Voir Si’hot Kodech 5716, page 307. (5) Qui, bien que sales, peuvent effectivement l’éteindre. Voir, à ce sujet, les lettres n°3834, 4596 et 4707. (6) Auquel cas le profit est versé sous la forme de participation au bénéfice et non d’intérêt.
Voir, à ce sujet, les lettres n°1566, 1768 et 3246. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°4555. (8) Le grand Rabbin séfarade d’Israël. (9) Périodique rabbinique dirigé par le Rav Elberg. (10) Voir, à ce sujet, la fin de la lettre n°4555. (11) Du Rambam.
Lettre n°4536
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4536, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 8 Tamouz. Je vous remercie pour la bonne nouvelle que constitue l’agrandissement quantitatif de l’école. Sans doute grandira-t-elle aussi de manière qualitative. Bien plus, vous ne vous contenterez pas de ces deux formes de développement. Vous vous efforcerez, dans toute la mesure du possible, que cette croissance se poursuive, en quantité et en qualité. Puisse Dieu faire que la Volonté de Dieu se réalise par votre intermédiaire.
Vous évoquez le niveau des enseignants et des enseignantes. Vous comprenez à quel point cela cause de la douleur et de la peine. Depuis plusieurs années, j’évoque ce point à chaque occasion. Il serait bon, à la prochaine réunion du réseau(1), que vous traitiez de ce point et que vous preniez des décisions concrètes. Vous envisagerez, en particulier, de quelle manière il est possible de profiter des vacances pour la progression et la formation des enseignants et des enseignantes. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite et donniez de bonnes nouvelles, dans ce domaine également.
Bien plus, nous venons de vivre les 12 et 13 Tamouz, dates de la libération de mon beau-père, le Rabbi(2), marquant la victoire de la Torah et des Mitsvot qui sont mises en pratique avec une abnégation transcendant les voies de la nature.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en Terre Sainte. (2) Des prisons soviétiques.
Lettre n°4537
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4537, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 10 Tamouz. Sans doute avez-vous, vous-même, reçu la mienne, qui faisait réponse à votre précédent courrier.
Vous me faites part de votre soumission à la partie révélée de la Torah et à la ‘Hassidout. Sans doute ne vous contenterez-vous pas de cela. Vous introduirez un ajout, de temps à autre. Notre sainte Torah dit, en effet, que l’on connaît l’élévation, dans le domaine de la Sainteté. Il est clair que cela s’applique également à l’étude de la ‘Hassidout.
Bien plus, vous avez le mérite de vous être installé, par un effet de la divine Providence, en un village qui a été fondé par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Or, cette étude de la Torah est la canal et les réceptacles pour susciter les bénédictions de Dieu, en particulier en cet endroit.
Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, matériellement et spirituellement, en un bien visible et tangible.
Vous m’interrogez sur le rite de la prière. Nos Sages disent : “ Vous qui possédez le calme de l’esprit, ne changez pas la coutume de vos ancêtres ”. Malgré cela, des Grands d’Israël ont déjà tranché que l’on peut passer du rite achkénaze au rite séfarade. De même, il est permis et judicieux de passer du rite séfarade au rite Ari Zal, qui est la fine fleur établie par l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah.
Que Dieu vous accorde la réussite et que le souhait de votre cœur(3) soit exaucé, dans vos prières.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Le Rav H.Perets, de Kfar ‘Habad. (2) Vraisemblablement, après l’attentat qui a été perpétré. Voir l’avant-propos et la lettre n°4281. (3) Peut-être celui d’avoir un enfant.
Lettre n°4538
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4538, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous évoquez votre manque d’ardeur et de constance, votre manque d’étude.
L’explication de tout cela figure déjà dans de nombreux textes, en particulier au début du Tanya, selon lequel chaque Juif possède une âme provenant du mal et de “ l’autre côté ”. Il s’agit, néanmoins, d’une force du mal qui conserve la possibilité de l’élévation et possède un peu de bien. Cette âme se bat pour que le corps et ses vêtements(1) soient placés sous son emprise.
Et, à ceux qui lui accordent fut-ce même un cheveu de pouvoir s’appliquent les termes du verset (Ichaya 5, 18) : “ Ah, ils tirent la faute par de vaines cordes et la transgression par les traits d’une charrette ”. Et, vous consulterez les commentateurs de ce verset.
Pour autant, le libre arbitre est accordé à chaque Juif, qui peut donc résister à son mauvais penchant et, pour peu que l’on accepte de s’engager dans ce combat, on reçoit aussitôt l’aide de Dieu.
Tout cela s’applique également à votre cas. Vous n’êtes pas exceptionnel quand vous affirmez que vous ne pouvez vous maîtriser et étudier avec ardeur(2), tout comme vous n’êtes pas exceptionnel par le fait que vous possédez un mauvais penchant.
Il est donc bien clair que tout dépend de votre volonté. Si vous le désirez, vous pourrez le(3) vaincre, étudier, de la manière qui convient, la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, le faire comme l’a demandé le Créateur du monde, Qui le dirige. Il a vous a accordé les forces nécessaires pour mettre en pratique cette Injonction, à condition que vous ne gâchiez pas ce qui vous a été accordé.
Cessez donc de vous dire que telle ou telle autre réalisation est difficile. Cela n’est pas plus dur que d’autres activités, bien au contraire. La divine Providence vous a conduit à la Yechiva Tom’heï Temimim. Peu nombreux sont ceux qui ont un tel mérite. Malheureusement, on a pu vérifier que beaucoup ont reçu une immense richesse matérielle et ne l’ont pas utilisée de la manière qui convient, bien au contraire. Il faut donc faire en sorte qu’il n’en soit pas de même pour la richesse spirituelle, ce qu’à Dieu ne plaise. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
Puisse Dieu faire que vous reveniez concrètement vers le droit chemin. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Les pensées, les paroles et les actions. (2) Une mauvaise utilisation du libre arbitre rend une telle situation possible. (3) Le mauvais penchant.
Lettre n°4539
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4539, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Tamouz.
Vous me demandez si vous devez, cette année également, mener une action pour l’éducation des enfants(1), pendant les vacances, dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad.
Cela est particulièrement judicieux. Bien plus, pendant les vacances, il est plus aisé de faire acquérir aux enfants la Torah, les Mitsvot et la crainte de Dieu, car ceux-ci ne sont pas gênés par les études séculaires, c’est bien évident.
Différents textes précisent la rétribution que l’on reçoit(2). Globalement, on obtient un cerveau et un cœur mille fois plus affinés. Plus encore, selon le dicton bien connu du Baal Chem Tov(3), l’amour que voue le Créateur du monde, Qui le dirige, à chaque Juif et à chaque Juive est infiniment plus fort que celui de parents pour leur fils unique, né alors qu’ils étaient âgés. On peut en déduire la récompense de celui qui agit ainsi, recherche le bien véritable d’un Juif ou d’une Juive, en les guidant vers la Torah et les Mitsvot.
Vous m’interrogez sur l’éventualité de rechercher un bon parti. Il est judicieux que vous vous y intéressiez. Le mérite de votre activité, précédemment décrite, vous protégera, afin que vous connaissiez la réussite, en la matière.
Vous gardez sûrement les trois études qui concernent chacun. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Vraisemblablement une colonie de vacances ou un centre aéré. (2) En se consacrant au bien des autres (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3938 et 4145.
Lettre n°4540
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4540, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du début de Tamouz, dans laquelle vous me dites de quelle manière plusieurs personnes vous considèrent, votre impossibilité de produire ce qui est entier et parfait.
Concernant votre premier paragraphe, vous étudierez, avec l’attention qui convient, Iguéret Ha Kodech de l’Admour Hazaken, au chapitre 25. Vous y verrez que vos craintes sont sans fondement. Pour ce qui est du second point, comme c’est le cas dans différents domaines, il faut se demander de quel côté(1) émane un tel argument.
Vous connaissez le récit(2) concernant le Juste, Rabbi M. N. de Tchernobyl(3), qui est rapporté dans la causerie de Pessa’h 5703(4). Le critère à retenir(5), en la matière, est énoncé dans une causerie de mon beau-père, le Rabbi, citée dans le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan. Tout ce qui fait obstacle à une action ayant un apport concret ou bien étant utile pour le service de Dieu, même s’il s’agit d’une pratique particulièrement élevée, n’est qu’un stratagème du mauvais penchant.
D’après ce qu’indique votre lettre, il semble que votre réflexion, dans ces deux domaines, vous empêche d’agir concrètement, dans le domaine de ‘Habad et de la diffusion des sources(6). Il est donc clair et évident que cette réflexion est nuisible, qu’elle émane d’une source qui n’est pas pure(7).
Puisse Dieu faire que vous poursuiviez votre action afin de renforcer la Tradition d’Israël en diffusant les sources(6) jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur. Et, l’assurance a été donnée qu’en adoptant une telle activité, on connaît la réussite.
En effet, le Tribunal céleste trancha(8) qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui(9) et suivent sa voie l’emporteraient, comme le disent les résumés et notes sur le Tanya, à la page 122.
Je suis surpris que vous ne disiez rien, dans votre lettre, de la manière dont se sont déroulés les jours propices des 12 et 13 Tamouz(10) et surtout de ce qui a été fait pour les prolonger, tout au long de l’année, d’une manière concrète. Sans doute, complèterez-vous tout cela, à la prochaine occasion.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Du bon ou du mauvais penchant. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4017, 4637, 4701, 4717 et 4727. (3) Rabbi Mena’hem Na’houm, qui, ayant plusieurs idées successives sur la manière de donner de la Tsédaka, se demanda laquelle provenait du bon penchant et laquelle du mauvais. (4) 1943, du précédent Rabbi. (5) Pour déterminer cette origine. (6) De la ‘Hassidout. (7) Du mauvais penchant. (8) Lors de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, le 19 Kislev. (9) A l’Admour Hazaken. (10) Fête de la libération du précédent Rabbi des prisons tsaristes.
Lettre n°4541
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4541, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Vendredi, veille du Chabbat
Parchat Pin’has, 20 Tamouz 5716]
Au camp(1) Gan Israël(2), dépendant du Merkaz
Leïnyaneï ‘Hinou’h, Ellenville, New York(3),
A l’occasion du premier Chabbat passé au Gan Israël, j’adresse ma bénédiction à tous les enfants, aux moniteurs, aux directeurs et à leurs adjoints, auxquels Dieu prêtera longue vie.
Le Chabbat bénit tous les jours(4). Il bénira donc ceux de votre séjour au Gan Israël, afin que vous y renforciez et raffermissiez, matériellement et spirituellement, à la fois votre santé physique et votre santé morale.
Le Gan Israël conduira ceux qui y reçoivent leur éducation à redoubler de constance et d’ardeur dans l’étude de notre Torah, Torah de vie, dans la pratique de ses Mitsvot de la meilleure façon, avec la clarté et la chaleur ‘hassidiques.
Comme l’expliquent nos Sages, commentant le verset “ ceux qui font du bien au grand nombre seront comme des étoiles pour l’éternité ”, le mérite de tous ceux qui aident et apportent leur concours, en commençant par les moniteurs, vous protégera, de même que tous les membres de votre famille, en tous vos besoins, matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction pour un bon Chabbat,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) De vacances. (2) Le Jardin d’Israël. (3) Ceci est un télégramme, adressé par le Rabbi à ce centre de vacances. (4) De la semaine qui le suit.
Lettre n°4542
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4542, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David Nathan(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance de votre état de santé et, en un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. En effet, vous avez eu le mérite de le voir et de recueillir son enseignement, dispensé avec bienveillance. Or, les propos des Justes sont vivants et immuables. Ils exercent leur effet, matériellement et spirituellement.
Puisse donc Dieu faire que vous élargissiez le canal vous permettant de recevoir ces bénédictions du Juste, fondement du monde. De fait, le fondement est l’attribut de Yossef, le Juste et vous consulterez également le Likouteï Torah du Ari Zal, à la Parchat Vayéra et le Ets ‘Haïm, Partsoufeï Zoun, chapitre 3, selon lesquels Its’hak est l’anagramme de Kets ‘Haï(2). En effet, les cinq éléments de la rigueur, qui s’appellent Its’hak, appartiennent au fondement appelé ‘Haï. Vous consulterez ce texte.
Je veux dire que vous devez intensifier votre étude de l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, garder ce qu’il a institué, en particulier les trois études bien connues, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et influencer tout votre entourage pour qu’il en fasse de même.
Et, vous connaissez le proverbe de nos maîtres, selon lequel “ il est certain qu’un effort n’est jamais vain ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en bonne santé et avec largesse d’esprit,
La relation pouvant être faite entre les Tsitsit(3) et l’attribut du fondement est précisé par le traité Mena’hot 44a.
Notes
(1) Le Rav D.N. Lesser, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°4387. (2) Une fin de l’exil vivante. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4387.
Lettre n°4543
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4543, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Tamouz.
Vous évoquez votre difficulté à concentrer votre pensée. Différents livres proposent, à ce sujet, l’une des solutions, qui est la suivante. Durant l’étude, vous consulterez un livre et, même si vous approfondissez une idée dans votre esprit, le fascicule ou le livre se trouvera posé devant vous. Si vous sentez que votre pensée s’écarte, vous regarderez le livre et les mots créeront le lien, conféreront la sagesse. Il est clair qu’il en est de même pour la prière.
Vous m’interrogez également sur le combat contre le mauvais penchant. Vous étudierez donc, avec l’attention qui convient, le début du saint Tanya, en particulier les chapitres 24, 25 et 29.
Vous parlez d’un sentiment profond pendant l’étude. Il faudrait consacrer plus de temps à celle de la ‘Hassidout. Pour la comprendre au plus vite et de manière profonde, il faut adopter les usages et les pratiques de la ‘Hassidout. Ainsi, l’action renforce l’étude, tout comme l’étude conduit à l’action. Vous méditerez, en particulier, au contenu du chapitre 41 du Tanya, que vous consulterez.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°4544
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4544, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Naftali(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jour lumineux de la fête de la libération(2) du 13 Tamouz. J’y ai lu avec plaisir que vous pensez vous engager plus intensément et plus fortement dans votre mission sacrée, pour vous-même, vos disciples et votre entourage, en général.
Puisse Dieu faire que vous influenciez vos disciples afin qu’ils deviennent, à leur tour, des guides spirituels, transmettant le même message. Conformément à un dicton de mon beau-père, le Rabbi, un homme atteint la plénitude avec la naissance de son petit-fils. Or, il en est de même en spirituel, lorsqu’un élève forme à son tour un élève, quand un disciple a un disciple.
On trouve également une allusion à cela dans l’explication de nos Sages, relative au mérite de celui dont le disciple a un disciple, dans la Tossefta, à la fin du traité Edouyot, selon ce que dit le Arou’h, à l’article “ Abbayé ” et dans la lettre de Rav Cherira Gaon, à la même référence.
J’espère qu’à la réception de la présente, votre état de santé se sera amélioré et vous donnerez de bonnes nouvelles de cela également.
Vous mentionnez votre frère, qui sera Bar Mitsva à la fin de cette année et se rapproche du chemin de ‘Habad. Vous me demandez s’il doit changer les coutumes qu’il a actuellement pour adopter celles de ‘Habad. Ses parents ont donné leur accord, sur ce point et sur le comportement qu’il adoptera, en conformité avec la réponse(3).
A mon avis, il commencera à le faire au jour qu’il sera astreint à la pratique des Mitsvot ou bien, pour se préparer à cela, un peu avant. Vous consulterez les responsa des derniers Sages(4) selon lesquelles on a le droit de changer du rite achkénaze pour le rite séfarade, mais non l’inverse. Il en est donc de même pour le passage du rite séfarade au rite Ari Zal et à celui de l’Admour Hazaken, mais non l’inverse.
Bien plus, comme vous le savez, l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, instaura ses pratiques et ses usages dans des villes et dans des milieux qui, auparavant, avaient d’autres coutumes. C’est bien évident.
Vous concluez votre lettre en évoquant la manière dont on se retourne, pendant la bénédiction des Cohanim(5). Il faut vérifier quelle est, en la matière, la pratique des ‘Hassidim, en Terre Sainte. Ceux-ci possèdent sans doute une tradition provenant des premiers ‘Hassidim ‘Habad, qui sont venus en Erets Israël à l’époque de l’Admour Haémtsahi.
Vous avez sûrement profité des jours de la fête de la libération(6) de la manière la plus active. Dans la mesure du possible, vous vous efforcerez de maintenir cette motivation durant les jours suivants. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Le Rav N.Roth, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4368. (2) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques. (3) Que le Rabbi lui donnera. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Divreï ‘Haïm, tome 2, chapitre 8, Beth Ha Yotser, partie Ora’h ‘Haïm et partie Yoré Déa, Min’hat Eléazar, tome 1, chapitre 11. ” (5) Le destinataire de cette lettre est un Cohen. (6) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques, les 12 et 13 Tamouz.
Lettre n°4545
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4545, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Je fais réponse à votre lettre du 11 Tamouz. Vous m’interrogez sur un compagnon d’étude de la ‘Hassidout pour votre mari. Il serait bon que vous vous adressiez aux responsables des jeunes de l’association ‘Habad. En effet, ceci est un des objets de cette association et ils feront donc tout ce qui est en leur pouvoir, dans ce domaine.
Néanmoins, un point doit être signalé. Il est vrai que l’un des moyens d’acquérir la Torah est de se lier à des amis. Pour autant, si, à une certaine époque ou pour une quelconque raison, il est impossible de trouver un ami ou même un guide, il est bien clair que l’on n’est pas dispensé pour autant d’étudier, ni cette partie de la Torah, ni toute autre partie(2).
Bien plus, il est tout aussi évident que celui qui connaît la partie révélée de la Torah et l’Ethique, qui a lui-même accès à ces textes et, avec le temps, s’y est habitué, doit, malgré cela, mettre en pratique, en cette partie de la Torah(3) : “ Tu feras des efforts et ils seront couronnés de succès ”. Cet effort doit être interprété au sens le plus littéral. Il faut investir son esprit dans cette réflexion.
En conséquence, il ne faut pas s’affecter si la connaissance et la perception de ces notions semblent, de prime abord, ne pas être aussi claires qu’il le faudrait. De même, peu importe si l’on ne comprend pas, dans un premier temps, le sens précis de chaque mot.
Vous pourrez sûrement vous procurer le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout de mon beau-père, le Rabbi, dans lequel vous trouverez, en particulier au chapitre 11, une explication plus détaillée de ce qui vient d’être dit.
Sans doute avez-vous participé, de même que votre épouse, à la réunion ‘hassidique des jours de la libération(4), les 12 et 13 Tamouz, chacun selon sa possibilité. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite et que vous en conserviez l’influence durant les jours, les semaines, les mois à venir.
Vous ne dites rien de votre état de santé et j’ai bon espoir que vous avez tout oublié(5), comme je l’écrivais dans ma lettre, car vous êtes en bonne santé.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Celle qui fait l’objet de son étude habituelle et toutes les autres, en l’occurrence la ‘Hassidout. (3) La ‘Hassidout. (4) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques. (5) L’affection dont la femme à laquelle cette lettre est adressée pensait être atteinte.
Lettre n°4546
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4546, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée
et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu les comptes-rendus des réunions des 27 Iyar, 16 Sivan, 1er et 10 Tamouz, qui faisaient suite à une interruption particulièrement longue. Vous-mêmes avez sûrement reçu ma lettre d’accusé de réception et ma réponse au compte-rendu précédent. Vous répondrez, de manière détaillée, à toutes les questions qui y sont posées et qui n’ont pas encore reçu de réponse. Je vous en remercie d’avance.
Vous êtes parvenus à obtenir un arrêt supplémentaire du train à Kfar ‘Habad. Vous devriez donc vous intéresser à l’ouverture d’une succursale de la poste, en posant d’emblée la condition que celle-ci soit fermée pendant le Chabbat et les fêtes, y compris pour les télégrammes et sans aucune dérogation possible. S’il n’est pas possible d’obtenir une telle assurance, en la matière, vous abandonnerez cette démarche, pour l’heure.
J’ai déjà souligné plusieurs fois, mais il semble que cela ne soit pas suffisant, que chaque construction, à Kfar ‘Habad, doit être réalisée avec le plus grand empressement. Bien évidemment, la nonchalance que l’on a pu constater jusqu’à maintenant doit être totalement proscrite, même s’il existe différents moyens de la justifier. En effet, de quelle utilité seront ces explications et ces arguments si, au final, l’action concrète manque ?
Je précise tout cela en relation avec la nouvelle selon laquelle l’Agence juive a donné son accord pour qu’une route intérieure(1) soit établie. Combien plus, tout cela s’applique-t-il à la synagogue, au Mikwé et même aux maisons individuelles.
Je ne sais pas quel est le coût exact d’une réunion ‘hassidique. Néanmoins, un montant de trente livres israéliennes pour celle du jour lumineux du 12 Tamouz(2) paraît bien modeste. Bien plus, de telles réunions, si elles sont bien organisées, apportent leur propre rétribution, de façon immédiate, y compris dans le domaine matériel et en plus, à terme, dans les préoccupations spirituelles.
En tout état de cause, j’y apporte ma contribution, à hauteur de ce qui a été dit et si l’ensemble du financement de cette fête a déjà été trouvé, je donnerai ce montant, sans en faire le vœu, pour la prochaine réunion, à la condition que le comité du Kfar donne, pour sa part, une somme d’un montant équivalent(3).
Dernier point, mais qui devrait être l’un des premiers, mes émissaires(4), des jeunes gens de ‘Habad, arriveront bientôt et passeront quelques temps en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h.
Ils passeront deux semaines à Kfar ‘Habad, où “ Dieu a ordonné la bénédiction, vivants pour l’éternité ”. Le comité fera sûrement tout ce qui est en son pouvoir, si possible en nommant des personnes chargées d’appliquer tout cela(5), afin que leur séjour à Kfar ‘Habad soit conforme au but qui lui est assigné, c’est-à-dire qu’ils puissent y étudier tranquillement car ce qui concerne les repas et le coucher sera convenable, participer aux réunions ‘hassidiques et y répéter de la ‘Hassidout.
Je serais satisfait d’apprendre, avec le détail qui convient, les noms des personnes qui ont été chargées d’organiser tout cela et qui ont d’ores et déjà commencé à le faire.
Avec ma bénédiction pour une considérable réussite dans le développement de Kfar ‘Habad, quantitativement et qualitativement, de la manière qui convient,
Notes
(1) Au Kfar. (2) Celui de la libération du précédent Rabbi des prisons soviétiques. (3) Textuellement “ livre pour livre ”. (4) Délégués à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, l’avant-propos et la lettre n°4281. Le programme du voyage de ces émissaires fut rendu public, pour la première fois, lors de la réunion ‘hassidique de Chavouot. Voir le Likouteï Si’hot, tome 12, page 257. A propos du voyage de ces émissaires, voir également les lettres n°4402, 4470, 4547, 4552, 4554, 4556, 4561, 4565, 4566, 4573, 4581, 4582, 4585, 4590, 4591, 4603, 4605, 4609, 4611, 4618, 4619, 4621, 4623, 4642, 4643, 4662, 4687, 4689, 4696, 4698, 4723 et 4728. (5) De la mission de ces émissaires.
Lettre n°4547
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4547, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
à Kfar ‘Habad, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos comptes-rendus des 12 et 24 Sivan, de même que celui du 2 Tamouz. Sans doute maintiendrez-vous cet usage positif, non seulement en m’adressant ce compte-rendu, mais aussi en intensifiant votre activité, ce que l’on réalise plus aisément en rédigeant, par écrit, ce qui a été dit lors de la réunion. Ainsi, pendant la réunion suivante, on peut vérifier dans quelle mesure les décisions précédentes ont bien été mises en pratique et la raison pour laquelle certains points n’ont pas été suivis d’effet. Puisse Dieu faire que vous observiez immédiatement l’apport positif d’une telle démarche.
L’un des objectifs essentiels des jeunes de l’association ‘Habad, de même que de l’association ‘Habad, est la diffusion des sources(1), par toutes les manières possibles. Il serait donc bon de souligner aux autres succursales des jeunes de l’association ‘Habad la nécessité d’adopter la pratique exposée ci-dessus, qui a un large apport positif, comme je le disais. Bien évidemment, vous pouvez leur dire que vous le faites selon ma proposition.
Je suis surpris que vous n’abordiez pas, dans votre compte-rendu, la question de l’aide au développement de la succursale des femmes et jeunes filles ‘Habad, à Kfar ‘Habad. Celles-ci se plaignent, en effet, de ne pas être aidées par les hommes, en particulier pour les conférences qu’ils pourraient donner devant elles.
Puisse Dieu faire que vous réussissiez en cela également. Il n’est pas de mots pour expliquer à quel point le mérite qui en découle est important.
Sans doute évoquerez-vous également les réunions ‘hassidiques du jour lumineux du 12 Tamouz(2). En effet, votre compte-rendu semble indiquer que vous avez été parmi les organisateurs.
Il est sûrement inutile de vous rappeler que vous devez faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que le séjour des émissaires(3) en Terre Sainte connaissse le plus grand succès.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) De la libération du précédent Rabbi des prisons soviétiques. (3) Envoyés en Terre Sainte à la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir l’avant-propos et la lettre n°4546.
Lettre n°4548
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4548, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Tamouz, dans laquelle vous faites allusion au sujet que l’on sait(1). Pour l’heure, vous oublierez tout cela et vous ne penserez même pas à la réparation. Vous garderez les trois études biens connues, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka, durant la semaine, avant la prière du matin.
Vous garderez scrupuleusement l’immersion rituelle instaurée par Ezra(2). Vous vous efforcerez de rapprocher les autres, en particulier les jeunes, de la Torah de Dieu et de Ses Mitsvot. Vous graverez en votre esprit, en les apprenant par cœur, quelques chapitres de Michna et de Tanya. De temps à autre, vous les répéterez, évidemment sans ostentation, par la parole ou par la pensée.
Grâce à tout cela, votre situation s’améliorera, à condition d’oublier ce qui s’est passé, comme je l’ai dit, dans toute la mesure du possible. Et, la partie révélée de la Torah explique que l’on n’oublie pas en luttant, en parlementant, afin de chasser tout cela. Il ne faut pas y penser.
La pensée fonctionne en permanence et, pour se défaire d’une pensée indésirable, il faut changer de pensée et en avoir une bonne.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Vraisemblablement l’émission de semence en pure perte. (2) Après chaque relation conjugale et, plus généralement, chaque jour.
Lettre n°4549
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4549, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Acher(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez les différentes catégories(2), le Juste qui a le bien pour lui… Au sens le plus simple, l’homme moyen, le Beïnoni, possède, lui aussi, le bien ou le mal, c’est-à-dire qu’il est un Beïnoni dans sa pratique de la Torah et des Mitsvot, mais qu’il connaît, matériellement, le bien ou le mal.
Vous avez raison de dire qu’il en est ainsi(3). Pour autant, ceci est totalement indépendant de sa situation, puisqu’il reste, en tout état de cause, un Beïnoni. Il n’en est pas de même pour le Juste et l’impie, desquels on aurait pu penser qu’il existe seulement une seule catégorie. C’est pour cela que Moché s’interrogea uniquement sur le Juste et l’impie, comme le rapporte le traité Bera’hot 7a.
Vous gardez sûrement les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav A.Dursht. (2) Du service de Dieu, citées dans le premier chapitre du Tanya. (3) Que le Beïnoni peut vivre dans l’opulence ou dans la misère.
Lettre n°4550
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4550, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jeûne du quatrième mois(1), qui sera bientôt transformé en joie et en allégresse. Vous me décrivez ce qu’est l’activité de votre succursale des jeunes de l’Agouda, dans votre ville. Vous attirez le plus grand nombre de jeunes à la Torah et aux Mitsvot, ce qui implique le recours à différents moyens qui sont sujets à caution, dans la mesure où ils sont exclus par certains milieux.
De telles questions dépendent totalement des conditions du lieu et de l’époque, de la réaction des personnes se trouvant sur place, laquelle peut évoluer, d’une époque à l’autre. Ainsi, nos Sages disent, au traité Yoma 86a : “ Rav dit : Pour ma part… cet enseignement est spécifique à l’endroit ”. Et, le contexte précise cette idée : “ Ravina dit : Mata Me’hassya est un endroit où l’on réclame… ”. Pourquoi Ravina apporte-t-il cette précision ? N’est-elle pas connue de tous les habitants de Mata Me’hassya ? Quelle idée nouvelle introduit-il ainsi ? Il faut en conclure qu’en pareil cas, une profonde réflexion est nécessaire pour déterminer si ceux qui réclament sont représentatifs de la ville ou bien si ceux qui ne réclament pas le sont. Tout cela est bien évident.
Il en est de même pour la question que vous posez, d’autant que vous vous trouvez dans une ville qui est le symbole d’un certain mode de vie. Une modification dans le sens de la gauche représente donc une grande responsabilité. Pour autant, on ne doit pas adopter la position consistant, en cas de doute, à prendre une attitude systématiquement rigoriste. En effet, cette rigueur pourrait diminuer le nombre des jeunes qui reçoivent votre influence. En la matière, vous consulterez donc ceux qui, dans votre ville, savent garder un secret et connaissent les conditions de l’endroit. Il est dit, en effet, que “ le salut provient des nombreux conseillers ”.
Dans l’éducation et, plus généralement, dans l’action communautaire, il existe une différence fondamentale entre celui qui forme des personnes qui, à leur tour, en formeront d’autres et celui qui se limite à former les autres. Cette différence est non seulement quantitative, mais aussi qualitative.
En l’occurrence, la divine Providence vous a placés dans un rayon de lumière et vous a accordé la possibilité d’influencer les jeunes Juifs. Vous devez former ceux qui, à leur tour, formeront d’autres personnes, dans toute la mesure du possible. Toutefois, si vous n’êtes pas certain de vous être acquitté de votre obligation, il faut, sans l’ombre d’un doute, adopter une position rigoriste, dans toute la mesure du possible, car chaque ajout à la Torah et aux Mitsvot est le bien véritable et conduit à intensifier l’action, pour soi-même et pour son prochain.
Il a déjà été expliqué en différents endroits, d’après un commentaire du Ari Zal, qu’en ces dernières générations, il est permis et il est même une Mitsva de révéler cette Sagesse(2), comme le précise Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 26. A notre époque, nombreux sont ceux qui font passer l’obscurité pour de la lumière et la lumière pour de l’obscurité. Il ne s’agit donc pas uniquement de révéler cette sagesse. En fait, de cela(3) dépend l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, de la manière qui convient.
Avec le temps et parfois également en changeant d’endroit, on peut considérer que cette manière d’agir conditionne l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, en général. En effet, des vents inhabituels soufflent dans le monde. C’est en particulier le cas pour les jeunes qui quittent l’enceinte de la maison d’étude et de la synagogue afin de se rendre dans le monde ou même de ceux qui quittent la maison de leurs parents pour aller à l’extérieur.
Vous consulterez également le Kountrass Ets ‘Haïm, du Rabbi Rachab et la lettre de mon beau-père, le Rabbi, figurant dans son introduction. Il est donc indispensable de fixer un temps pour l’étude de la ‘Hassidout. Cette fixation sera à la fois dans le temps et dans l’âme. Vous en adopterez les usages et les pratiques. Une telle fixation est indispensable, non seulement pour ceux qui doivent former des disciples qui en formeront à leur tour, mais véritablement pour chaque Juif.
Puisse Dieu faire que s’accomplisse prochainement la promesse selon laquelle “ Tous Me connaîtront, du plus petit au plus grand ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Du 17 Tamouz. (2) Celle de l’enseignement profond de la Torah. (3) De l’étude de la ‘Hassidout.
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