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Iguerot Kodesh — lettres 4508 à 4529

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4508

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4508, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 17(1) Sivan et les deux exemplaires du journal. En le feuilletant, j’ai vu que le congrès des communautés de votre ville a été constitué(2) et, d’après ce qui est dit dans cette annonce, on y statuera également sur des questions concernant la Torah, les Mitsvot, le Judaïsme en général. Il serait bon de connaître les détails de ces discussions et surtout les décisions qui seront prises. Je suis surpris que vous n’en disiez rien dans votre lettre, mais peut-être ne le saviez-vous pas. Et, même si cela ne concerne que les natifs du pays, la règle selon laquelle “ chaque Juif est garant de tous les autres ” s’applique également à eux.

Vous évoquez l’action auprès des femmes et vous dites qu’elle n’a aucun intérêt, pour ce qui touche au Judaïsme. Vous savez que, lorsque dix Juifs se réunissent, la Présence divine se dévoile, même s’ils ne se consacrent pas à la Torah et à ses Mitsvot. Et, dès lors que la Présence divine est révélée, il est difficile d’imaginer que cela n’ait aucun intérêt, dans le domaine du Judaïsme, dans la mesure, bien entendu, où l’on utilise ce moment propice. Il faut donc s’efforcer de le faire(3), même si elles ne l’ont pas voulu jusqu’à maintenant.

A ce propos, je suis surpris que votre article, imprimé dans ce journal, se conclut par “ tout le peuple d’Israël et l’état d’Israël ”(2), alors qu’il n’a nullement été question de cela auparavant.

De même, j’ai vu l’annonce de l’ouverture d’un Talmud Torah d’été, à partir du 25 mai. Vous me direz ce qui est fait pour augmenter le nombre des élèves.

Puisse Dieu faire que vous intensifiez votre effort. De la sorte, cette augmentation sera encore plus importante.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix sept. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4633. (3) D’utiliser ce moment.

Lettre n°4509

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4509, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris de ne pas avoir eu de vos nouvelles depuis un temps particulièrement long. Je n’en reçois pas non plus par d’autres personnes. J’ai appris qu’un jeune homme connaissait votre adresse et je vous adresse donc ces quelques lignes, par son intermédiaire.

Je voudrais vous rappeler les versets suivants : “ Vous êtes des enfants pour l’Eternel votre Dieu ” et “ Mon fils aîné, Israël ”. Chaque Juif et chaque Juive sont les enfants de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Or, “ la terre est emplie de Son honneur ”. Comme le dit l’Admour Hazaken, dans le saint Tanya, au début du chapitre 41 : “ Dieu se tient devant lui ”, c’est-à-dire devant chacun d’entre nous, “ Il l’observe, sonde les entrailles et le cœur, pour voir s’il Le sert comme il convient ”.

Vous pouvez en déduire ce que doit être le comportement des fils du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. L’homme, ici-bas, quelles que soient sa volonté et son attitude quand il est seul, adoptera un comportement totalement différent s’il est en présence de son père, qui est un grand sage, très riche et intègre, possédant toutes les qualités.

Or, s’il en est ainsi pour le père physique, que l’on peut parfois imaginer d’abuser,

car “ un homme s’en tient à ce qu’il voit de ses yeux ”, combien plus est-ce le cas quand on est en présence de notre Père Qui se trouve dans les cieux et emplit les mondes, le ciel et la terre.

Par Sa grande Bonté, Dieu a fait savoir à chacun ce qu’Il demande. Et, Ses exigences sont uniquement en fonction des forces dont les hommes disposent. Elles portent sur toutes les Mitsvot énoncées dans notre sainte Torah, Torah de vie.

L’une de ces Mitsvot fondamentales est définie par le verset : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. On ne peut donc pas se contenter d’avoir soi-même un bon comportement. On doit aussi exercer une influence positive sur les Juifs de son entourage, afin que ceux-ci suivent également la voie de la Torah et des Mitsvot.

Si on le souhaite réellement, on peut connaître le succès, en la matière. J’attends de bonnes nouvelles de vos actions, dans les domaines qui viennent d’être évoqués.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4511

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4511, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me citez les noms de vos filles.

Votre nom et ceux de vos enfants seront lus, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

On(1) vous a demandé de donner de la Tsédaka à certains moments(2) parce que ceux-ci sont plus propices pour que Dieu accepte et exauce votre requête. Et, même si vous en donnez à d’autres moments, y compris une grosse somme, vous le ferez aussi en ces instants propices. Toutefois, il peut s’agir uniquement d’un penny ou deux.

Que Dieu vous accorde la réussite, afin de donner de bonnes nouvelles de vous-même et de vos enfants.

Avec ma bénédiction,

N. B. : La précédente lettre était effectivement signée par mon secrétaire. Mais son intervention se limitait à cette signature. La lettre, en revanche, a bien été écrite, mot à mot, telle que je l’ai dictée. Pour vous le confirmer, je signe moi-même la présente, à titre exceptionnel.

Notes

(1) Le Rabbi lui-même. (2) Par exemple le matin, avant la prière ou bien à la veille du Chabbat et des fêtes, avant d’allumer les bougies.

Lettre n°4512

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4512, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre du 4 Tamouz et la demande de bénédiction qu’elle contenait avec un immense étonnement. Celle-ci indique que, pendant tout ce temps, vous n’étiez pas à la Yechiva de Lod. Vous écrivez qu’il en est ainsi “ pour différentes raisons ” mais j’imagine que la raison essentielle en est l’événement de Kfar ‘Habad(1). Toutes les autres raisons sont liées à celle-ci et en découlent.

Cet étonnement est également mêlé de peine, car il est dit : “ Vos frères se rendront-ils à la guerre, alors que vous, vous resterez ici ? ”. Ainsi, en un moment de calme, vous restez avec vos amis et, dès lors qu’un problème surgit, malheureusement, vous fuyez le combat.

Je suis sûr que vous vous affaiblissez vous-même et je ne fais pas allusion uniquement à votre âme divine, mais aussi à votre âme intellectuelle(2). En outre, cet affaiblissement a sans doute renforcé votre âme animale. Mais, bien plus encore, la suite du verset dit : “ Pourquoi découragez-vous le cœur des enfants d’Israël de se rendre dans le pays que Dieu leur a donné ? ”.

En effet, la terre que Dieu a donné est, à proprement parler, celle des quatre coudées de la prière et de la Torah, tout ce que Dieu possède depuis la destruction du Temple. Or, ceci ne peut être trouvé dans aucun autre endroit que la Yechiva. Vous l’avez pourtant quittée et vous vous imaginez que l’endroit où vous vous trouvez est plus sûr, ce qui heurte la logique d’un Juif.

A ce sujet, vous consulterez également la Hala’ha tranchée par le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, chapitre 242, paragraphe 25. Il est inutile d’en dire plus, tant cela est évident. Bien plus, je pense que vous aviez déjà conscience de cela avant même de recevoir ma lettre. Toutefois, vous avez décidé de rester là où vous vous trouvez maintenant. La soumission au domaine de la sainteté n’a donc pas été le critère que vous avez retenu.

Vous évoquez votre anniversaire. Vous adopterez sans doute ce qui est dernièrement devenu la coutume des ‘Hassidim, en ce jour.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous la requête que nous formulons, au début de chaque jour, “ Ne nous confronte pas à l’épreuve ” et, s’il est réellement impossible de faire autrement(3), vous la surmonterez, à l’inverse de ce qui est dit plus haut.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) L’attentat qui a y a été perpétré. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281 et l’avant-propos. (2) Capable de raisonner pour déterminer ce qui est bien pour l’homme. (3) Si l’épreuve est incontournable.

Lettre n°4513

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4513, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements, le Rav Aharon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Sivan, dans laquelle vous évoquez ce qui concerne la Yechiva, en particulier et ‘Habad dans votre pays, en général. Sans doute continuerez-vous à le faire(2), à l’avenir.

Vous me dites que, pour différentes raisons, le périodique(3) présentant des commentaires de la ‘Hassidout sur la Paracha de la semaine a cessé de paraître. Il est clair qu’il ne suffit pas de l’éditer pour les fêtes et les dates particulières. Il doit avoir un caractère fixe, ce qui présente, en outre, une autre qualité, celle de permettre au lecteur de déterminer quand il doit acheter ce périodique, dans lequel il retrouvera les rubriques que l’on a dit.

Tout ceci est infiniment plus facile maintenant qu’auparavant. En effet, vous pouvez vous servir des dictons imprimés dans le Hayom Yom ou dans le Séfer Ha Si’hot, dans lesquels vous trouverez des éléments sur les Sidrot.

Sans doute profiterez-vous des jours de la libération des 12-13 Tamouz(4), qui approchent, de la meilleure façon possible. Et, vous connaîtrez la réussite.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav A.Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4412. (2) A écrire au Rabbi, à ce sujet. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°4412 et 4472. (4) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques.

Lettre n°4514

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4514, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse(1) à votre lettre du 2 Tamouz, dans laquelle vous me dites que vous ne pouvez apprendre la Torah de la manière qui convient, car, durant l’étude, votre raisonnement ne fonctionne pas bien.

Vous connaissez le dicton de nos saints maîtres(2), relatif à de telles objections et questions : “ Pourquoi m’interroges-tu ? Poses-toi la question à toi-même ! ”. Vous dites que vous ne pouvez pas étudier, mais cela n’est pas vrai, car chaque Juif est tenu d’étudier la Torah, ainsi qu’il est dit : “ Tu t’y consacreras jour et nuit ”. Combien plus est-ce le cas pour celui qui a été éduqué dans un foyer ‘hassidique et qui est l’élève d’une Yechiva ‘hassidique.

Vous prétendez que, lors de l’étude, votre raisonnement ne fonctionne pas bien. Cela est également impossible. La Torah porte témoignage que l’étude conduit à l’action. En conséquence, la carence n’est pas dans la capacité, mais bien dans la volonté. Or, vous pouvez modifier votre volonté, faire en sorte qu’elle agisse sur toutes vos forces.

Certes, un effort est nécessaire pour cela, mais nos Sages énoncent un principe : “ Si quelqu’un prétend ne pas avoir fait d’effort et avoir néanmoins réussi, ne le crois pas. Si quelqu’un prétend avoir fait des efforts et, malgré cela, ne pas avoir réussi, ne le crois pas

”. L’attitude consistant à rechercher une solution sur un autre continent(3) si l’on n’a pas obtenu un résultat considérable au tout début de l’effort n’a donc aucun sens. En effet, la solution est bien connue et elle est exposée par différents textes de ‘Hassidout, en commençant par le saint Tanya.

Puisse Dieu faire que vous lisiez ceci en en appliquant les termes à votre propre personne. Ainsi, vous trouverez une solution qui, à terme, provoquera en vous un changement fondamental.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Cette lettre fut envoyée à plusieurs personnes, accompagnée de la note suivante du secrétariat du Rabbi : “ Voici la copie d’une lettre adressée à un élève de la Yechiva. En effet, plusieurs élèves écrivent pour poser la même question, bien que la réponse qu’il convient de leur apporter soit évidente. Et, la raison pour laquelle on préfère écrire une lettre plutôt que de faire un effort, en la matière est tout aussi évidente. Malgré cela, on peut faire une interprétation erronée du fait que tous ne reçoivent pas de réponse. En conséquence, vous voudrez bien diffuser la copie de la présente ou, tout au moins, son contenu. De la sorte, tous ceux qui s’interrogent auront satisfaction, sans devoir poser la question de manière indépendante ”. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1931. (3) En écrivant au Rabbi, le destinataire de cette lettre se trouvant en Erets Israël ou en Europe.

Lettre n°4515

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4515, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

De temps à autre, je demande et j’obtiens de vos nouvelles, par l’intermédiaire de vos enfants. Ils me disent que votre moral n’est pas ce qu’il devrait être et j’en suis surpris.

De façon générale, chacun d’entre nous, s’il considère sa propre vie, également pendant les dernières années, observera les bienfaits de Dieu, y compris là où il ne les attendait pas. Et, chacun sait ce qu’il en est pour sa propre personne, bien au-delà de ce quelqu’un autre pourrait lui dire. Tout ceci doit conduire l’homme à prendre conscience de la bénédiction divine qu’il a reçue, peut-être même plusieurs fois, sans qu’un effort ne soit nécessaire pour l’obtenir.

Il en résulte que si certains points semblent ne pas être ce qu’il faudrait, il faut, tout d’abord, savoir que l’homme, bien souvent, n’a pas conscience de ce qui est bon pour lui. Il ne peut déterminer si ce qu’il souhaite aura un effet positif ou bien le contraire de cela. Même s’il est convaincu d’avoir parfaitement raison, certain que ce qu’il recherche est bon pour lui, il peut, bien souvient, ne pas le recevoir malgré tout, sans être en mesure d’en déterminer les raisons.

Il en est de même dans le domaine commercial. Un négociant efficace et énergique saura ne pas écouler sa marchandise en un moment qui n’est pas favorable, même s’il pourrait alors réaliser un profit. En effet, il saura prévoir qu’un peut plus tard, ce profit sera beaucoup plus important. Or, il en est de même pour les bienfaits de Dieu. S’ils tardent, c’est sans doute parce que, un peu après, ils seront beaucoup plus larges.

Ceci s’applique, en particulier, à votre situation. Dieu vous permet de concevoir une véritable satisfaction de vos enfants, qui est peu fréquente chez les américains. De fait, vous et votre épouse, pouvez, en la matière, en concevoir une satisfaction encore plus grande.

Or, vous n’appréciez pas votre situation et ceci peut malheureusement être interprété comme un manque de reconnaissance de ce que Dieu fait pour vous. Tout cela est totalement incompréhensible et, d’une certaine façon, fait la preuve de votre ingratitude envers Dieu.

Il est bien clair que je ne vous écris pas cette lettre pour vous faire de la morale, mais bien pour attirer votre attention sur le fait que, même d’après votre propre raisonnement, le bien dont vous disposez est infiniment plus important que ce que vous considérez comme défavorable, au moins de manière provisoire.

Un commerçant qui établit un bilan ne compte pas chaque élément de manière séparée. Il fait un inventaire et il établit une balance.

Je veux espérer que ces quelques lignes vous permettront de réviser vos calculs. Alors, j’en suis sûr, vous obtiendrez un total favorable.

Que Dieu vous accorde le mérite, de même qu’à votre épouse, de donner de la Tsédaka et, plus généralement, d’accomplir des Mitsvot, pour de longs jours et de bonnes années, avec beaucoup de satisfaction de vos enfants et de vos petits-enfants.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°4516

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4516, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Tamouz et à celle qui la précédait, dans laquelle vous vous me posez la question suivante. On a ajouté un nom supplémentaire à une femme malade, puis l’on s’est aperçu que ce nom était déjà porté par sa sœur.

Je suis surpris que vous ne me précisiez pas si elle porte ce nom supplémentaire depuis plus de trente jours. A mon sens, il convient, dans tous les cas, de ne pas prendre d’initiative déplacée, en la matière, comme l’expliquent différents textes, en particulier le testament de Rabbi Yehouda le ‘Hassid. En conséquence, même si trente jours sont passés, on appliquera ce que dit la Hala’ha à propos d’un nom qui a été oublié, c’est-à-dire qu’on lui ajoutera un nouveau nom.

Comme le veut la coutume juive, on le fera à l’occasion d’une bénédiction qui sera prononcée quand l’un de ses proches sera appelé à la Torah. Et, elle gardera ce nouveau nom. De plus, différents textes expliquent que le nom qui a été ajouté doit être cité en premier.

Puisse Dieu faire que ce changement de nom lui apporte un bon Mazal et la bénédiction, un bien visible et tangible.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°4517

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4517, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 Tamouz, dans laquelle vous me décrivez vos activités dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad. Je vous remercie de m’avoir écrit tout cela, au moins brièvement. Sans doute engagerez-vous les autres participants à me faire connaître également leurs actions, dans le cadre du compte-rendu qui m’est adressé par les jeunes de l’association ‘Habad, ou bien de manière indépendante et surtout à intensifier leurs accomplissements, en fonction des besoins du moment et de la nécessité qui en découle. C’est, en effet, à propos de notre période qu’il est dit : “ Il(1) se tient derrière notre mur(2) ”.

Vous ne dites rien de vos préparatifs pour profiter de la fête de la libération(3) des 12 et 13 Tamouz, qui approche. J’espère que vous avez mis au point un programme large et structuré. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite.

Vous me demandez ce qu’il faut privilégier dans les Tefillin de la tête, la pratique favorable des “ deux doigts sur deux doigts ”(4) ou bien le resserrement(5). Je suis surpris par cette question, car quel rapport y a-t-il entre ces deux éléments ? Et, même si cette question se posait réellement, même s’il était impossible de cumuler l’un et l’autre, il est clair que le resserrement doit être préféré, puisqu’il constitue un point essentiel de cette Mitsva.

Concernant le fait d’avoir “ deux doigts sur deux ”, les différents avis sont énoncés dans le recueil Meassef Le ‘Hol Ha Ma’hanot, à cette même référence.

Notes

(1) Le Machia’h. (2) Sa venue est imminente et il faut donc multiplier les actions qui hâtent sa venue. (3) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques. (4) Qui doivent être la taille du boîtier. (5) De ce même boîtier.

Lettre n°4518

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4518, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 29 Sivan. J’y ai lu avec plaisir que vous multipliez, dernièrement, les cours de ‘Hassidout. Sans doute ne vous contenterez-vous pas de cela, conformément à l’enseignement bien connu de notre Torah, Torah de vie, selon laquelle il convient de s’élever, d’une étape vers l’autre.

C’est précisément pour cela que l’âme est descendue, “ d’une cime élevée vers une fosse profonde ”. Ainsi, de la situation de stagnation qu’elle connaissait avant cette descente, elle peut s’élever en connaissant l’élévation. Et, tout dépend de la volonté d’un Juif, car la possibilité en est accordée à chacun.

La récompense de tout cela est bien connue et expliquée par différents textes, en particulier le commentaire que donnent nos Sages du verset : “ Si vous marchez dans Mes Décrets ”. Ce commentaire est le suivant : “ En faisant porter vos efforts sur la Torah ”. Dès lors, “ Je donnerai ” toutes les bénédictions qui sont énoncées dans la Paracha.

Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et, également, de votre père, de même que des bonnes résolutions prises pendant les jours de la délivrance des 12 et 13 Tamouz et s’appliquant au comportement quotidien,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4519

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4519, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre qui n’était pas datée. Vous me dites que, dans votre enfance, vous étiez l’ami d’un jeune orphelin. Par la suite, vous vous êtes séparé et lui-même s’est écarté du milieu orthodoxe, dans lequel il a été éduqué et où il a grandi. Vous avez appris qu’il évolue actuellement dans un milieu éloigné de la pratique et vous vous demandez comment exercer sur lui une influence positive.

Je suis surpris que vous puissiez écrire tout cela de sang froid, alors qu’il s’agit de sauver une âme juive, de lui ouvrir l’accès au monde futur et également à ce monde. Il n’est nul besoin d’expliquer l’importance d’un tel accomplissement.

Il est donc bien évident que vous devez, au plus vite, commencer à exercer cette influence, de la manière la plus efficace. De ce point de vue, bien entendu, toutes les personnes et toutes les situations ne sont pas identiques. Néanmoins, si vous recueillez le conseil de ceux qui se trouvent sur place et connaissent les détails de sa situation, vous trouverez une solution et vous mettrez en pratique les termes du verset : “ Le salut est obtenu par les nombreux conseillers ”. Bien entendu, il est préférable et même indispensable de le faire au plus vite.

Chaque instant perdu ne peut être retrouvé et vous connaissez la décision de notre sainte Torah selon laquelle un homme doit considérer qu’il se trouve lui-même, de même que le monde entier, sur une balance en équilibre. Un accomplissement positif peut faire pencher celle de l’homme et celle du monde à la fois du côté du bien. Une réflexion sommaire suffit pour conclure qu’il peut en être ainsi en un seul instant. Or, pour une raison quelconque, vous repoussez cette action.

Les cheveux se dressent sur la tête quand on pense à ce qui résulte de ce retard. Il est sûrement inutile d’en dire plus et puisse Dieu faire, comme je le disais, que vous commenciez à agir immédiatement, que vous fassiez au moins un pas en ce sens. Vous connaîtrez alors la réussite.

Vous avez sûrement connaissance des trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous les garderez, au moins à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4521

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4521, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 6 Tamouz et j’y ai pris connaissance, avec plaisir, du déroulement du mariage de votre fils, auquel Dieu accordera une longue vie. Celui-ci a été célébré en un moment bon et fructueux. Sans doute ne vous satisferez vous pas de l’inspiration qui s’est manifestée en ce moment propice. Vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour que les sept bénédictions se prolongent tout au long de leur vie.

Tout cela est expliqué, à propos du verset : “ Je t’ai loué sept fois par jour ”, par la partie révélée de la Torah et par la ‘Hassidout. A ce sujet, vous consulterez, dans les résumés et notes sur le Tanya, les notes du Tséma’h Tsédek, commençant par “ On la fait jurer(1) ”, à partir de la page 59, de même que les références indiquées par ce texte.

Sans doute tiendrez-vous une réunion ‘hassidique pour la fête de la libération(2) des 12 et 13 Tamouz, qui approche, comme l’explique le Séfer Ha Si’hot(3), à la page 34.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération et pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Qui sont les premiers mots du Tanya. (2) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques. (3) Eté 5700-1940, du précédent Rabbi.

Lettre n°4522

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4522, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

dans la ville sainte de Jérusalem,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 3 Tamouz et j’attends la suite des bonnes nouvelles concernant vos activités. Puisse Dieu faire que celles-ci soient détaillées et non d’une grande concision, très résumées comme c’est le cas dans votre courrier.

Ceci s’applique, en particulier, à la manière dont vous profiterez de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, qui approche, au programme précis qui sera établi pour profiter de ces jours, après le temps des études.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4523

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4523, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Azryel Zelig(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de ce vendredi, qui faisait suite à un long silence, bien qu’elle ait été d’une grande concision et que je n’y ai pas trouvé la raison de la longue interruption de votre correspondance.

J’y ai vu, avec plaisir, que vous profiterez des vacances pour organiser un camp d’été pour les élèves. En effet, cette période est particulièrement propice pour leur insuffler la crainte de Dieu et, plus généralement, l’esprit de la Torah. En effet, ils ne sont pas dérangés par les études séculaires, de sorte que tout dépend de l’éducateur et du moniteur.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, de même que du fait que vous “ gardez votre vigne ”(2), en diffusant les sources de la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques dans votre environnement, proche et éloigné.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav A.Z. Sharfstein, de Cincinnati. Voir, à son sujet, la lettre n°3515. (2) En étant actif dans le domaine de ‘Habad.

Lettre n°4524

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4524, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec surprise, ta lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle, après avoir fait le récit de ta vie, tu parviens à la conclusion, présentée comme une évidence, que le seul moyen dont tu disposes pour t’installer dans la vie est d’étudier l’anglais, puis la chimie. C’est uniquement dans ce cas que tu pourras placer ta confiance en Dieu et trouver ta place.

Tout ceci montre à quel point le mauvais penchant est capable de tromper l’homme, alors que, dans tout ton entourage, il n’est pas une seule personne qui ait suivi ce chemin. Comment peux-tu donc imaginer qu’il en soit ainsi, bien plus prendre la ferme décision que tous les autres chemins ne sont pas pour toi, que seule cette nouvelle voie t’assurera une bonne situation ? Et, tu précises que ce sera le cas également dans le domaine spirituel !

Bien sûr, tu dis aussi que, si un miracle particulier se produit, tu pourras t’installer d’une autre manière. Il est bien évident que ce que tu écris à propos de cet élève de la Yechiva ne confirme nullement tes paroles. Ce jeune homme provient d’un tout autre milieu et, même s’il consacre quelques heures par jour aux études séculaires, puisse Dieu faire que ton enthousiasme pour ces études ne soit pas plus grand que le sien et que ton ardeur à l’étude de la ‘Hassidout soit aussi grande que la sienne, que tu avances sur le droit chemin, comme il le fait lui-même, d’année en année.

Concrètement, il est dit, de toi comme de tous les autres Juifs, que “ celui qui dit ne pas avoir fait des efforts et avoir connu le succès, ne le crois pas ”. Il est dit aussi, de toi comme de tous les autres Juifs, que “ nul ne sait comment il gagnera sa vie ”, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, au chapitre 22. Ceci permet d’écarter tous les calculs, d’autant que tu veux suivre une voie que nul n’a empruntée, dans le milieu où tu évolues. Tu n’imagines même pas les épreuves que tu devras affronter, les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes gens comme toi pour trouver une place.

Tu dis n’éprouver aucun plaisir à telle chose et à telle autre chose. Ceci évoque quelqu’un qui dirait avoir plaisir à jeûner et éprouver du dégoût pour les plats succulents. La volonté entêtée, contre toute logique, peut aussi, à terme, aboutir à cela.

Je ne sais pas qui t’a suggéré cette idée étonnante et douloureuse, ni pourquoi tu ne vois pas à quoi elle aboutit. Si tu veux te fier à mon avis et à mon conseil, abandonne donc toutes ces idées de carrière, étudie uniquement la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, avec constance et ardeur, pendant encore trois ou quatre ans. Si tu le fais, je suis convaincu que tu t’installeras comme il convient, que tu gagneras ta vie, matériellement et spirituellement. Bien évidemment, il ne faut t’abuser, te convaincre toi-même que tous les autres te veulent du mal et ne recherchent pas ton bien.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4525

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4525, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous avez introduit des actions positives afin de diffuser le Judaïsme dans l’endroit où vous vous trouvez provisoirement.

Puisse Dieu faire que ces actions aient une réussite considérable, que ceci hâte votre guérison, au sens le plus littéral, de manière physique.

Dans votre lettre, vous parlez uniquement de Mitsvot(1), mais j’espère que vous expliquez également les paroles de Torah, en particulier la ‘Hassidout, comme l’indique la plainte exprimée par le verset(2) : “ On m’a chargé de garder les vignes(3) ”. Or, cela n’est pas encore suffisant, même s’il s’agit, à proprement parler, de vignes(4). Il faut donc “ garder ma vigne ”, cela est bien évident.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et de l’amélioration, rapide et de plus en plus rapide, de votre état de santé,

Notes

(1) Lors de ces actions de diffusion. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4359. (3) Mais, je n’ai pas gardé ma propre vigne. (4) D’accomplissements véritables, mais qui ne sont pas ceux de ‘Habad.

Lettre n°4526

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4526, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5716,

Brooklyn,

A madame Z. Althuis, madame G. Gansburg et madame

B. Zalmanov(1), que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Sivan. J’y ai lu avec plaisir que vous collaborez avec le réseau(2) et surtout avec ceux qui s’occupent de l’école de filles de Kfar ‘Habad(3). Sans doute continuerez-vous à le faire.

Je suis, néanmoins, un peu surpris car, d’emblée, vous citez la somme de plusieurs dizaines de milliers de livres, uniquement pour la construction ou, plus exactement pour l’amélioration et l’élargissement du bâtiment actuel. Or, au début d’un processus, on ne sait pas encore dans quel sens il se développera. Il faut donc investir uniquement en ce qui est indispensable, en ce dont on ne peut d’emblée se passer. C’est à cela qu’il faut accorder la priorité.

Il est clair que ce bâtiment doit attirer les élèves, mais il est encore plus primordial d’avoir une équipe d’enseignants et un niveau d’étude qui conviennent. C’est donc à cela que doivent être consacrés les moyens dont vous disposerez. L’investissement de plusieurs milliers de livres dans l’amélioration du bâtiment aura un sens uniquement quand le projet sera finalisé, car, par la suite, il sera peut-être nécessaire de changer l’endroit des études, à l’intérieur même du Kfar. Et, alors, il sera tout à fait envisageable d’obtenir une subvention de la part des administrations concernées.

Il découle de tout cela que votre programme pour les premières semaines et les premiers mois ne comprendra qu’un montant réduit pour l’amélioration de la construction. L’effort portera principalement sur la qualité des études. Il faudra, en outre, attirer les élèves et agrandir leur nombre. Peut-être est-il déjà possible de déterminer le montant de la subvention accordée à de telles écoles.

J’ai bon espoir, si vous vous consacrez à cela avec toute l’ardeur nécessaire, que vous pourrez commencer les études, au plus tard, pour la prochaine rentrée scolaire, de manière ordonnée, en en faisant une école forte.

Bien entendu, sans en faire le vœu, je participerai, pendant les premiers mois, pour une large part, aux dépenses de cette école, en demandant aux ‘Hassidim d’organiser une collecte spécifique, qui ne remettra pas en cause les autres collectes. Pour votre part, néanmoins, vous devez vous efforcer de développer l’école, quantitativement et qualitativement. Dès lors, je suis sûr que vous connaîtrez la réussite, ferez la fierté de votre entourage, proche et éloigné.

Avec ma bénédiction pour donner bientôt des nouvelles bonnes et détaillées de tout cela,

Notes

(1) Voir, à leur propos, la lettre n°4322. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4610.

Lettre n°4527

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4527, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous et vous bénis,

On m’a rapporté un fait surprenant et même effrayant. Pendant cette dernière fête de Pessa’h, on a envoyé chez des familles les élèves venus d’ici, tout comme on leur assignait auparavant des jours(1).

Certes, la lettre de mon beau-père, le Rabbi, qui figure dans l’introduction du Kountrass Ets ‘Haïm(2), fait l’éloge de ce comportement et des foyers dans lesquels mangent ces élèves de la Yechiva. Pour autant, il est clair que telle n’était nullement mon intention, ni même, sans doute, celle des élèves qui sont venus d’ici, bien que la Cacherout, chez telle personne, soit aussi satisfaisante qu’à la Yechiva Tom’heï Temimim, laquelle est une institution publique, devant agir en conformité avec la volonté de nos maîtres, les fondateurs de Tom’heï Temimim. C’était encore moins la volonté des parents et des proches de ces élèves. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Puisse Dieu faire que tout cela soit pour le bien, par la force de Celui Qui accomplit des merveilles. Mais, je ne suis pas certain qu’il faille s’en remettre à un miracle, en la matière.

Dans l’attente de nouvelles bonnes et détaillées, je conclus en vous adressant ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération(3),

Notes

(1) Une famille les accueillant pour chaque jour de la semaine, afin qu’ils puissent poursuivre leurs études à la Yechiva. (2) Du Rabbi Rachab. (3) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques, les 12 et 13 Tamouz.

Lettre n°4528

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4528, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

assume une mission sacrée(1), le Rav Oury(2),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech Tamouz, dans laquelle vous évoquez les vacances, dont vous consacrerez une partie à la poursuite des études, dans les écoles du réseau(3). A votre sens, ceci sera dommageable au perfectionnement des professeurs.

Or, vous y consacrez(4) moins de deux semaines. En outre, cet ajout revêt une grande importance. Il sera profitable à de nombreux élèves. Nous avons donc l’assurance qu’il ne causera aucun tort à ceux qui veulent se perfectionner, bien au contraire.

Bien plus, cet ajout, dans les écoles du réseau, est indispensable, car nous devons marquer notre différence. J’ai donc bon espoir que vous convaincrez les enseignants et enseignantes se trouvant sous votre direction de participer à tout cela.

J’attends de bonnes nouvelles de l’ajout d’élèves, conformément à ce que vous écrivez et de l’élargissement de l’école, non seulement quantitatif, mais aussi qualitatif.

Vous m’annoncez, encore une fois, que vous vous êtes installé dans une nouvelle maison. Je vous réitère donc ma bénédiction pour qu’en changeant d’endroit, vous changiez de Mazal, pour le bien et pour la bénédiction.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération(5),

Sans doute apportez-vous votre collaboration, de la manière qui convient, à la colonie de vacances qui aura lieu à Kfar ‘Habad.

Notes

(1) Celle de l’enseignement aux enfants. (2) Le Rav O.Ben Cha’har, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4312. (3) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (4) A la prolongation des études. (5) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques, les 12 et 13 Tamouz.

Lettre n°4529

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4529, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tamouz 5716,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

est issu d’une illustre famille, le Rav Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, qui m’est parvenue à la veille du jour lumineux de la fête de la libération(2). Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille, auprès du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et duquel nous célébrons la joie.

Puisse Dieu faire que vous diffusiez les sources(3) à l’extérieur, dans votre entourage, pour de longs jours et de bonnes années. Celui dont nous célébrons la joie se consacra à cela, jusqu’à faire don de sa propre vie. Or, Il est expliqué, dans Iguéret Ha Kodech, qu’après avoir quitté ce monde, il(4) y est encore plus présent. Ses disciples peuvent donc, très aisément, recevoir leur part de l’esprit profond du maître et non uniquement de son reflet. Et, le résultat est à la mesure de l’effort(5).

Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération et en saluant votre épouse(6), ma proche parente,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Bespalov, de Prisca. Voir, à son sujet, la lettre n°3652. (2) Du précédent Rabbi, soit du 12 Tamouz. (3) La ‘Hassidout. (4) Le Juste. (5) Textuellement, “ la marque, sur le dos du chameau, dépend du poids du fardeau ”. (6) Textuellement, “ votre maison ”, conformément à l’expression du verset et de la Michna.

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