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Iguerot Kodesh — lettres 4488 à 4507

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4488

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4488, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ouryel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 24 Sivan. Il me semble que, lors de notre discussion, avant votre départ, j’ai dit, de manière allusive, que l’effort pour diffuser les sources(2) vous serait sûrement difficile, que vous vous poseriez des questions sur telle et telle autre personne. Malgré cela, il faut s’y engager et réaliser cette diffusion, qui est le besoin du moment et que l’on ne peut en aucune façon repousser.

Vous évoquez les responsa Michpeteï Ouzyel(3). J’y faisais également allusion dans mon courrier précédent en disant que les Sefardim, précisément, adoptent une position plus rigoriste, en la matière. Les Ashkenazim, par contre, sont plus souples et je faisais référence, par cette affirmation, aux responsa Min’hat Eléazar(4).

Vous dites qu’il n’y a pas dix personnes entendant la voix naturelle(5). Comme vous le savez, un principe établit qu’aucune discussion n’est concevable à propos d’une situation concrète(6). En l’occurrence, si l’on ne se colle pas à l’appareil, il est bien évident que la voix se répand aux alentours et ne fait pas qu’entrer dans le microphone.

Vous faites référence à ce qui se passe lors d’un mariage(7). J’entends, pour la première fois, qu’il y a ici, dans la cour, ici, un microphone, avant le début du mariage, puis qu’on l’écarte quand la cérémonie commence. Il est clair que je n’ai pas donné l’ordre de le faire. De façon générale, on doit se demander si un microphone est nécessaire, dans cette cour, lorsqu’un mariage est célébré au milieu de celle-ci(8).

Il est sûrement inutile de vous rappeler encore une fois la nécessité de diffuser les sources(2). Le but de la présente est uniquement de vous souligner que les chances du succès de cette action sont plus grandes tant que vous êtes encore un “ visage nouveau ”(9). Il n’en sera pas de même quand plusieurs semaines se seront écoulées, comme l’établit la nature des hommes.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et des autres points à propos desquels vous m’écrivez,

Notes

(1) Le Rav O.Zimmer de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4447. (2) De la ‘Hassidout. (3) Tome 1, chapitre 5, dont l’auteur est un Décisionnaire séfarade, faisant référence à l’officiant qui se sert, pour la prière publique, d’un microphone. Voir, à ce sujet, la lettre n°4447. (4) Tome 2, chapitre 72. (5) Sans la déformation du microphone. (6) Dès lors qu’il est possible de la vérifier. (7) Le Rav Zimmer écrivait : “ J’ai observé concrètement, dans la cour du Rabbi Chlita comme dans d’autres endroits, que, lors d’un mariage, celui qui le célèbre et prononce les sept bénédictions écarte, au préalable, le microphone. ” (8) Les dimensions de cette cour ne justifiant pas son usage. (9) Qui vient de devenir un ‘Hassid.

Lettre n°4489

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4489, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Issa’har Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mardi et à celle qui la précédait. Vous y faites référence à la période des vacances, que les enseignantes et la directrice prennent toutes ensemble. Les élèves(2) restent alors sans aucune surveillance.

En pareil cas, il serait bon que les enseignantes et la directrice se concertent, afin de ne pas partir toutes ensemble en vacances, mais plutôt classe par classe. Pendant les vacances, les études sont réduites et il s’agit essentiellement de surveillance. Quelques personnes seront donc suffisantes pour toutes celles qui restent.

Si toutes se concertent, elles parviendront sûrement à mettre tout ceci en ordre, du plein gré de chacune. Elles connaîtront alors la réussite.

Vous envisagez l’enseignement d’un métier(3). Il est clair que c’est une bonne initiative, d’autant que l’on peut penser que cela attirera vers les études sacrées.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour connaître la réussite dans votre mission sacrée,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav I.D. Gurvitch, directeur du Beth Rivka de Yerres, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°4397. (2) Ne rentrant pas chez elles pendant les vacances. (3) Aux élèves du Beth Rivka.

Lettre n°4490

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4490, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos de ce jeune homme et vous me dites qu’il manque encore de motivation.

Différents textes de ‘Hassidout établissent qu’un obstacle et une barrière accroissent la force de l’eau qui s’écoule(1). Combien plus en est-il ainsi pour l’enseignement de la ‘Hassidout, l’eau de la vie qui s’écoule(2).

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et en saluant tous les ‘Hassidim,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Lui faisant barrage. (2) Et que l’on acquiert avec plus de force quand on est confronté à une difficulté.

Lettre n°4491

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4491, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai obtenu de vos nouvelle et j’ai reçu votre demande de bénédiction pour la construction de votre maison, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une mission sacrée, le Rav Avraham Lison.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que le souhait de votre cœur soit exaucé positivement. Chez un Juif, l’esprit et la matière vont de pair. Il est donc sûrement inutile de vous souligner que vous devez renforcer votre maison spirituellement.

Je veux dire que vos quatre coudées, la partie du monde qui vous est confiée, auront un caractère de fixité, à l’abri des pluies et des intempéries. Pour cela, il faut baser sa vie sur la Torah et les Mitsvot, qui sont éternelles et puissantes, en tout temps et en tout lieu. Vous consulterez également le traité Sotta 44a, la fin de la séquence de discours ‘hassidiques intitulée “ Les eaux nombreuses ”, prononcés en 5636(1), par le Rabbi Maharach.

Tout ceci réduira les difficultés que vous éprouvez à construire votre maison, matériellement et vous rapprocherez l’issue finale.

Ce Rav m’écrit, en outre, que votre père se rendait auprès du Rabbi Maharach et séjournait auprès de lui. J’aimerais avoir plus de détails, à ce sujet. Possédez-vous encore des écrits ou des notes(2) ?

De même, ce Rav m’apprend que vous enseignez dans une école religieuse. Il est sans doute inutile de vous préciser qu’il y a là un grand mérite et, simultanément, une immense responsabilité, reposant, à chaque époque, sur l’épaule des éducateurs et, combien plus, en notre génération et dans le pays vers lequel “ toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.

Vous assumez cette responsabilité et vous possédez donc nécessairement les forces nécessaires pour agir, en la matière, dans toute la mesure du possible. Ainsi, tout ne dépend que de votre volonté. Puisse Dieu faire que vous agissiez en ce sens, avec toutes vos forces. Et, Dieu vous accordera la réussite.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) 1876. (2) Relatant ce que ce ‘Hassid a vu chez le Rabbi Maharach.

Lettre n°4492

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4492, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5716,

Brooklyn,

A la Rabbanit, madame Sarah(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Sivan, dans laquelle vous évoquez la réunion de conclusion(2), avant la période des vacances.

On sait que l’une des raisons de la coutume juive voulant qu’on lise la Parchat Béréchit(3) aussitôt après avoir dit “ aux yeux de tout Israël ”(4) est la suivante. On souligne ainsi que l’on ne cesse jamais d’étudier la Torah, qu’une conclusion n’a pas de sens, en la matière. On peut en conclure qu’il en est de même pour la mission sacrée consistant à renforcer le Judaïsme et à le diffuser. Là encore, il n’y a pas de conclusion et l’on peut uniquement modifier la forme de son action, qui doit être conforme à chaque moment, à chaque époque, selon son contenu.

J’ai bon espoir que le groupement de Toronto des femmes et jeunes filles ‘Habad adoptera cette conception, c’est-à-dire que, lors de la fête de conclusion de l’action correspondant à la période de l’année scolaire, on traitera et l’on se préparera à l’action devant être menée pendant les vacances scolaires.

Au cours de quelques réunions ‘hassidiques, il a été dit que, pendant la période que l’on appelle “ vacances ”, l’éducation doit être encore plus intense. La responsabilité est alors augmentée car les chances de réussite sont plus grandes, dès lors que les élèves sont dispensés des études séculaires, détournant leur esprit des études sacrées et de ce qui les concerne. Et, il en est de même pour les parents(5).

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en saluant les membres de votre groupement et leur famille,

Notes

(1) La Rabbanit S. Shochat, de Toronto. Voir, à son propos, la lettre n°4417. (2) Des activités des femmes et jeunes filles ‘Habad de Toronto. (3) Le début de la Torah, à Sim’hat Torah. (4) Les derniers mots, la conclusion de la Torah. (5) Qui sont aussi plus libres et donc plus réceptifs.

Lettre n°4493

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4493, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Morde’haï(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 20 Sivan, dans laquelle vous évoquez le fait de s’envelopper du grand Talith à la manière des Ichmaëlim(2). Doit-on se couvrir la tête jusqu’à la bouche ou non ? Vous constatez, à ce sujet, une différence entre le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken et ce qu’il tranche dans son Sidour. Et, l’on peut s’interroger, en la matière, si l’on considère le Yoré Déa, chapitre 386 et les références qui y sont citées.

Cette question est déjà posée par le Ketsot Ha Choul’han, du grand Rav Avraham ‘Haïm Naé, à la fin du tome 2 et les notes, de même que par les Pisskeï Ha Sidour, du même auteur, qui recensent les différences entre le Sidour de l’Admour Hazaken et son Choul’han Arou’h.

Certains demandent comment il est possible que les Ichmaëlim s’enveloppaient également en se couvrant les yeux. Comment pouvaient-ils marcher de cette façon ? Or, il semble que, de nos jours également, certains Ichmaëlim, dans quelques pays, s’habillent de cette façon, afin de protéger leurs yeux du sable qui est transporté par les vents inhabituels et même par les vents habituels. Habillé de cette façon, on parvient à voir, ce qui se passe dessous soi et même à quelques coudées devant soi, car, comme le Talith, ce vêtement est laissé libre et il n’est pas attaché sur les yeux. Ceci évoque le comportement qui consiste à ne pas observer plus loin que quatre coudées(3).

Notre coutume, conformément à un enseignement de mon beau-père, le Rabbi, est de couvrir également les yeux, avec la partie supérieure du Talith, mais non la bouche.

Vous évoquez la formulation de la phrase(4) Ki Vanou Ba’harta, “ car Tu nous as choisis ”, dans le Kiddouch(5). En plus du Chaar Ha Collel, que vous citez dans votre lettre, vous verrez également le Sidour Otsar Ha Tefilot, le Kéter Chem Tov du Rav Chem Tov Gaguin, tome 1, le Echel Avraham, du Juste de Boutchatch, sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 271, qui donne une longue explication, le Michméret Chalom du Juste de Keidanov, additif au chapitre 26.

S’agissant de pratiques en usage chaque jour ou bien chaque semaine, il est difficile d’imaginer qu’il y ait eu un changement brutal, en la matière. L’Admour Hazaken dit, dans son Sidour, que “ l’on a l’habitude ”. On peut donc penser qu’il en a été ainsi en chaque génération, sans interruption, qu’il a lui-même observé tout cela chez son maître, qu’il s’agit d’une pratique établie.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.Spielman, de Brooklyn. (2) En se couvrant la tête et la majeure partie du corps. (3) Afin de ne pas voir ce qu’il ne convient pas de regarder. (4) Voir le Séfer Ha Minhaguim, à la page 28. (5) Du vendredi soir.

Lettre n°4494

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4494, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris de ne recevoir aucune lettre de vous, depuis un temps particulièrement long, même si j’obtiens indirectement des nouvelles de la réussite de vos actions, dans le domaine de l’éducation. Or, s’il en est ainsi à l’extérieur de vos quatre coudées, combien plus devez-vous redoubler d’ardeur et d’effort, de la manière qui convient, afin de “ garder ma vigne ”(1). Car, le mérite de nos saints maîtres vous vient en aide.

Bien évidemment, ceci inclut les préparatifs, en s’y prenant à temps, pour la période qui est couramment appelée “ vacances ”. Vous consulterez, à ce sujet, le Zohar, tome 2, page 20a. Il est alors nécessaire de multiplier les efforts et de saisir toutes les opportunités pour diffuser les sources(2) à l’extérieur. Car, des jeunes gens et des élèves se trouvent alors à l’extérieur des quatre coudées de ‘Habad, perdant le temps qui est libéré par les autres préoccupations. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Bien évidemment, ces propos ne s’adressent pas uniquement à vous, mais bien à tous ceux qui apprécient la diffusion des sources à leur juste valeur. Une réflexion sommaire vous fera adopter cette optique. Ainsi, vous trouverez les moyens de mettre tout cela en application, de la meilleure façon possible.

Puisse Dieu faire que vous expliquiez tout cela en tout endroit où ce message pourra avoir une utilité. Que Dieu soit avec votre bouche.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

La discipline est nécessaire non seulement de la part des élèves envers l’enseignant et le recteur de la Yechiva, mais aussi de la part des électeurs envers ceux qu’ils ont élu pour qu’ils les dirigent. Observez quel est l’usage courant, en la matière.

Notes

(1) Mener les actions de ‘Habad. (2) De la ‘Hassidout.

Lettre n°4495

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4495, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tamouz 5716,

Brooklyn,

A ceux qui prient à la synagogue Noussa’h Ari,

Ancheï Loubavitch, à Dorchester,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez sur l’usage de celui qui conduit l’office(1), pour la réception du Chabbat(2) et pour Min’ha du Chabbat.

Nous avons eu le mérite de recueillir, à ce sujet, l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et la transmission des usages de Loubavitch ‘Habad, en chaque génération. Cet enseignement(3) est le suivant : “ L’officiant ne porte pas le Talith pour Min’ha et Arvit, ni le Chabbat, ni la fête, ni à Roch Hachana ”.

Combien plus doit-il en être ainsi pendant les jours de semaine.

Certes, quelques synagogues ont une coutume différente, mais l’on connaît l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, au traité Beïtsa 4b, qui dit : “ Conservez les coutumes de vos ancêtres ” et le Yerouchalmi Pessa’him, chapitre 4, paragraphe 1, précise : “ Ne changez pas les coutumes de vos ancêtres, à l’esprit agréable ”.

Avec ma bénédiction pour que votre synagogue et maison d’étude soit conforme, en tout point, à son nom prestigieux, Noussa’h Ari Ancheï Loubavitch,

Notes

(1) Doit-il porter un Talith ? (2) Le vendredi soir. (3) Du précédent Rabbi, consigné dans le Hayom Yom.

Lettre n°4496

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4496, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 29 Sivan, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Je suis très surpris par l’esprit dans lequel votre lettre est rédigée, qui n’est pas du tout conforme à l’Injonction perpétuelle, s’imposant à chaque Juif et peut-être même à chaque créature, “ Servez Dieu (le Créateur du monde) dans la joie ”.

Combien plus en est-il ainsi lorsque cela provient d’un éducateur. Pendant des décennies, en effet, vous avez vu les petits devenir grands, les chevreaux devenir des boucs, ceux qui sont immatures devenir mûrs, parfois même sans aucun effort de leur part. Car, telle est bien la définition que donne notre Torah, Torah de vie. Un enfant, dans un premier temps, n’est pas mûr. Puis, il le devient à treize ans et un jour, ou bien à douze ans et un jour s’il s’agit d’une femme.

Sans doute avez-vous une réponse toute prête à cette question. Vous me direz que l’on ne s’est pas suffisamment servi de cette maturité, que certains l’ont totalement écarté ou même en ont fait un usage négatif. Or, le Créateur du cœur de l’homme nous a donné l’assurance que “ aucun d’entre nous ne sera repoussé ”. Le simple fait que Dieu ait créé le monde en sorte que l’homme atteignant treize ans, ou bien douze ans, accède à la maturité, sans effort de sa part, qu’il devienne capable de distinguer le bien du mal, fait la preuve éclatante que le bien est dominant, au sein de la création.

Si l’homme n’observe que partiellement la réalité, étant subjectif de différents points de vue, il ne fera pas toujours une bonne évaluation de la situation, mais l’observera uniquement selon son sentiment. Pourtant, au moment de l’action, avec la réflexion qui convient, on comprendra que “ rien de mal ne peut émaner du Très Haut ”.

S’il en est ainsi pour chaque homme, combien plus est-ce le cas pour celui qui se trouve dans une synagogue appartenant à ‘Habad, qui a eu le mérite de recevoir l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, avec bienveillance. Vous comprendrez donc tout cela plus aisément et plus profondément.

De même, il est à peu près certain qu’après avoir lu ces quelques lignes, vous vous poserez la question suivante. Tout ce qui vient d’être dit ne répond pas à une seule question que vous me posez dans votre lettre.

Le rapport entre ce qui vient d’être dit et votre lettre est le suivant. La manière de répondre à une question dépend de la conception que l’on se fait de la solution pouvant lui être apportée. Si vous considérez comme une certitude qu’au final, vous trouverez une réponse positive, vous la rechercherez avec ardeur. Vous serez convaincu que le trésor final existe et que tout dépend de votre ardeur. Il n’en est pas de même si vous n’êtes pas sûr que cette réponse existe. Tout cela est une évidence.

Concernant, plus spécifiquement, les points que vous soulevez, il est bien clair, pour moi, que l’idée de quitter votre synagogue est exclue et inconcevable. Elle doit l’être également pour vous. Et elle était mentionnée, dans votre lettre, uniquement comme une vue de l’esprit, pour préciser la situation en en repoussant certains aspects.

Comment prévenir une diminution du nombre des élèves à la prochaine rentrée ? A mon avis, il faut faire la campagne la plus large afin de les multiplier dans les deux endroits, l’ancien et le nouveau, malgré les différents inconvénients de l’un et de l’autre.

S’il n’y a déjà plus suffisamment de temps pour trouver un endroit qui convient, avant la prochaine rentrée scolaire, il faut espérer qu’il y aura encore suffisamment d’élèves pour poursuivre les études dans les deux endroits et, pendant les douze mois de cette année, vous prendrez une décision pour l’endroit où vous vous installerez, en 5718.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse l’espoir de chacun d’entre nous, au sein de tout Israël. Très bientôt et de nos jours, viendra le grand maître, le roi Machia’h, qui enseignera la Torah à tous les Juifs, les prendra et les conduira dans la grande Ecole que sera notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, après sa totale destruction.

Je conclus avec une idée à laquelle je tiens, à laquelle je me consacre avec ardeur, depuis plusieurs années. Il s’agit de l’organisation d’un centre aéré, pendant la période de vacances des études profanes. Avec la préparation qui convient, on peut gaver les enfants d’études sacrées, sans être dérangé par les matières séculaires et les écoles publiques. Il est sûrement inutile d’expliquer à un éducateur expérimenté à quel point tout cela est important.

Une très vieille coutume juive veut que toute chose soit liée, au moins de manière allusive, à la Paracha de la semaine.

Dans la quarantième année avant l’entrée dans une contrée habitable, Moché notre maître, le berger fidèle, mit en garde la génération du désert, lui rappelant que tous reçurent un cadeau en cet endroit. En effet, le désert des nations est empli de serpents et de scorpions. Or, c’est précisément là que leur fut donnée la Torah et qu’ils la reçurent en cadeau, non pas uniquement les érudits et les sages, par la force de leur érudition et de leur sagesse, non

pas seulement ceux qui étaient émotifs, par la pureté de leurs sentiments, non pas exclusivement ceux qui faisaient de bonnes actions, par la force de leurs accomplissements, mais véritablement tous, du plus grand au plus petit.

Le plus grand reçut la Torah uniquement à titre de cadeau, parce que telle était la Volonté de Dieu. Si ce n’était pas le cas, une créature ne pourrait pas intégrer ce qui appartient au Créateur. A l’autre extrême, le plus petit obtint également la Torah en cadeau, ainsi qu’il est dit : “ Celui qui est humble et modeste… ”.

Il y a donc bien là un enseignement pour chacun, en cette génération, pour tous ceux qui se trouvent entre ces deux extrêmes, le plus grand et le plus petit, même s’il est clair que nous ne nous trouvons pas dans un redoutable désert, comme c’était le cas à l’époque. Nous recevons ce cadeau en présentant une garantie, ainsi qu’il est dit : “ Nos enfants seront nos garants ”.

Et, “ Dieu attend uniquement en fonction des forces qu’Il accorde ”. Chacun se consacrera donc à l’éducation des enfants, en fonction des capacités dont il dispose. Celui qui le désire aura le pouvoir et la possibilité de réaliser concrètement son souhait.

Cette fois-ci, j’ai écrit longuement car je crains que votre état d’esprit n’apparaisse à l’évidence et n’exerce son effet sur les élèves. Si ces lignes permettent de modifier cet état d’esprit, ce résultat sera, par lui-même, très important et cette amélioration se fera sentir également chez chacun de ceux qui reçoivent votre enseignement.

Puisse Dieu

faire que s’incrustent en vous et en votre épouse les Injonctions “ Servez Dieu dans la joie ” et “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”, comme l’explique le Rambam, dans ses lois des opinions, chapitre 3 et 4.

Et, vous donnerez de bonnes nouvelles de tous les points que vous évoquez dans votre lettre.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°4497

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4497, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous sollicitez mon avis sur le choix de la Yechiva dans laquelle vous devez poursuivre vos études, l’an prochain.

Vous ne me donnez aucun détail concernant votre personne, mais il est clair que cette Yechiva doit se consacrer uniquement aux études sacrées. En ce sens, le plus tôt sera le mieux. Si, en tout lieu et de tout temps, tel fut le comportement le plus souhaitable, combien plus est-ce le cas, quand on se trouve dans le “ pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ” et en notre génération, celle du talon du Machia’h, lorsque l’obscurité de l’exil est devenue profonde et intense.

La délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, se tient “ derrière notre mur ” et tout dépend uniquement de la Techouva de chacun, dans le domaine qui le caractérise.

J’espère que vous rencontrez les jeunes de l’association ‘Habad, que vous avez un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout. Sans doute intensifierez-vous tout cela, conformément à l’Injonction de la Torah selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4498

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4498, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Its’hak Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du Roch ‘Hodech de la délivrance(2), celui de Tamouz, avec ce qu’elle contenait. Je vous remercie pour cette bonne nouvelle, l’ajout qu’ils projettent, concernant leur don. Comme je l’ai écrit, plus que l’aspect matériel des choses, c’est avant tout la dimension profonde qui importe ici, le fait que vos actions soient appréciées.

Il y a donc bon espoir que, par ricochet(3), ceci ait une conséquence, pour vous et pour votre épouse. Vous pourrez donc multiplier vos activités afin de renforcer le Judaïsme et le diffuser. En effet, vous comprenez vous-même à quel point les actions du passé auraient dû être largement développées. Malgré cela, de simples membres de la communauté en reconnaissent l’importance et la valeur. Et, combien plus en sera-t-il ainsi lorsque ces activités seront développées de la manière dont elles doivent l’être ou, tout au moins, en fonction des possibilités actuelles.

Différents textes expliquent qu’un éclairage réfléchi est plus fort qu’un éclairage direct. En l’occurrence, le moment est enfin venu de se consacrer au renforcement et à la diffusion non seulement du Judaïsme, en général, mais aussi des sources(4), à l’extérieur.

Puisse Dieu faire qu’en la matière, vous me donniez également de bonnes nouvelles et ne remettrez pas tout cela à plus tard.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav I.Z. Pozner, de Nashville. Voir, à son sujet, la lettre n°3936. (2) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques, le 12 Tamouz. (3) Textuellement “ par éclairage réfléchi ”. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°4499

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4499, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Sivan, dans laquelle vous me communiquez votre programme d’étude de la ‘Hassidout. Vous concluez en faisant référence à la compréhension graduelle de cette partie de la Torah.

J’ai déjà répondu à plusieurs personnes qui posaient de telles questions, en soulignant que tout dépend de la personnalité de celui qui se consacre à cette étude et du milieu dans lequel il évolue. Mais, de façon générale, il n’y a pas là une particularité de l’étude de notre Torah. En effet, l’étude de la partie révélée de la Torah n’est pas graduelle, puisque, comme le veut la coutume juive, on commence l’étude de la Loi Ecrite par le livre de Vaykra(1). De même, on introduit l’étude de la Guemara par les chapitres Ha Mania’h(2) et Ha Mafkid(3). C’est bien de cette façon que l’on a formé les érudits de toutes les générations, multipliant les explications et ayant une profonde compréhension. Ce serait donc uniquement pour l’enseignement profond de la Torah que l’on aurait une telle exigence, allant à l’encontre de ce que l’on vient de citer ?

Certes, l’étude de la Torah répond à des principes généraux. A mon sens, il faut commencer celle-ci(4) par le Tanya. Les jeunes gens ayant déjà appris la Guemara et le Moussar pourront commencer par la troisième partie du Tanya, Iguéret Ha Techouva, puis ils apprendront la seconde, Chaar Ha Y’houd Ve Ha Emouna et, enfin la première. On passera ensuite à Dére’h Mitsvoté’ha et par la suite, celui qui se consacre à cette étude pourra déterminer lui-même le texte de ‘Hassidout qui l’attire.

Par ailleurs, on peut étudier dans le but d’acquérir des connaissances(5), ou même profondément, mais non avec toute la profondeur requise, des discours ‘hassidiques définissant le service de Dieu, des fascicules particuliers, comme, par exemple, le Kountrass Ou Mayan ou bien le Kountrass Ets ‘Haïm.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Bien que vous n’en dites rien, j’espère que vous participez aux réunions des ‘Hassidim, que vous prenez une part active aux activités des jeunes de l’association ‘Habad. Vous me préciserez cela également à la prochaine occasion.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le troisième ‘Houmach, qui décrit les différents sacrifices et n’est pas le texte à l’abord le plus facile. (2) Le troisième chapitre du traité Baba Kama. (3) Le troisième chapitre du traité Baba Metsya. (4) Celle de la ‘Hassidout. (5) C’est-à-dire en multipliant les textes sans réellement les approfondir.

Lettre n°4500

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4500, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre dont vous avez commencé la rédaction le 13 Sivan et que je viens de recevoir. J’ai également reçu votre télégramme et je suis surpris que vous ayez cessé de m’écrire, alors que, comme je l’ai écrit, à différentes reprises, à plusieurs ‘Hassidim, il est important, précisément en cette période, de disposer de nouvelles fréquentes et détaillées de tout ce qui se passe, dans la mesure du possible.

Bien plus, des personnes extérieures m’écrivent, le font même souvent, parfois pour se plaindre. Or, il est difficile de leur répondre de manière convenable et d’être exhaustif, alors que les nouvelles des ‘Hassidim me manquent ou bien sont incomplètes.

Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, cette situation s’améliore, au moins pour ce qui vous concerne. Et, vous influencerez en ce sens tous ceux que vous pourrez contacter.

J’ai écrit à quelques ‘Hassidim pour leur souligner que, dans la mesure où s’est répandu, en Terre Sainte, l’usage d’accorder des vacances aux écoles, ce qui inclut également les Talmud Torah et les Yechivot, les ‘Hassidim devraient multiplier les efforts et profiter de ces semaines pour organiser des groupes d’élèves de Yechivot, en particulier de Yechivot élémentaires, afin de leur enseigner la ‘Hassidout et de diffuser les sources(2).

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de la manière dont vous avez profité du temps que vous avez passé dans Tsahal. Il me semble que vous y avez fait une période de réserve. Vous avez sûrement parlé, encouragé à l’étude de la ‘Hassidout, à ses usages et à ses pratiques.

D’après ce que vous dites, on sent un sursaut parmi les jeunes de l’association ‘Habad. Il faut donc utiliser ce moment propice, faire en sorte que cette prise de conscience reçoive une forme concrète et la raffermir. La ‘Hassidout souligne, en effet, que chaque bonne intention doit être liée à l’action concrète. C’est alors seulement qu’elle est durable.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de votre état de santé et de celui des membres de votre famille.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav H.Z. Wilimovski, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4284. (2) De la ‘Hassidout à l’extérieur.

Lettre n°4501

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4501, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5716,

Brooklyn, New York,

A l’attention du docteur D. Elkana,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 15 mai et j’ai été satisfait d’y apprendre que vous vous intéressez à la ‘Hassidout. J’ai pris connaissance de quelques unes de vos conceptions, en la matière, en particulier pour ce qui concerne la joie.

Vous écrivez que le sentiment de joie dépend de l’action des glandes, du transfert hormonal parvenant au cerveau par la circulation du sang. Néanmoins, le corps et l’âme sont attachés, véritablement unifiés, au point de ne former qu’une seule et même entité. Il est donc normal que chaque circonstance affectant l’âme se manifeste également dans le corps.

J’espère que vous reconnaîtrez avec moi que l’unité de ce microcosme est un exemple, une illustration de l’unité véritable qui existe dans le grand monde. Il ne s’agit pas là de panthéisme, selon lequel tout est nature et matière. Bien au contraire, tout est spiritualité et, plus encore, Divinité, comme l’explique brièvement l’auteur du Tanya, commentant le verset “ Une nation unique sur la terre ”. Il indique, en effet, dans Iguéret Ha Kodech, chapitre 9, page 114a, que “ même dans leurs préoccupations matérielles, ils(1) ne se séparent pas de l’Unité véritable, ce qu’à Dieu ne plaise ”.

Il convient de noter que ceux qui ont adopté les idées du matérialisme(2) eux-mêmes, quand ils découvraient une manifestation morale, liée aux évolutions physiques, par exemple aux réactions électriques, étaient heureux “ comme s’ils avaient trouvé un large butin ”, comme si cela confirmait leur conception.

Mais, en réalité, il n’y a là aucune contradiction. Bien au contraire, c’est la conséquence logique de la vérité absolue, celle de l’unité du Créateur, “ Dieu est un ” et “ il n’est nul autre que Lui ”. Cela ne signifie pas uniquement qu’il n’en est pas un autre, ce qu’à Dieu ne plaise. Cela veut dire aussi qu’il n’est aucune autre existence que la sienne. Il s’agit là d’un des concepts fondamentaux de la ‘Hassidout, comme l’explique le Chaar Ha Y’houd Ve Ha Emouna, de l’Admour Hazaken.

A la conclusion de votre lettre, vous dites que la délivrance ne pourra pas être entière, tant que la pauvreté n’aura pas disparu de la terre, que les hommes n’auront pas un travail commun, une responsabilité partagée, sans distinction entre les pauvres et les riches.

Je ne partage pas votre avis. De manière naturelle, l’homme connaît le bonheur véritable quand il peut faire du bien aux autres. Pour cela, l’un doit être riche et l’autre, pauvre. Pour autant, ceci ne contredit pas votre objection justifiée sur l’injustice d’une telle situation.

La ‘Hassidout dit que chaque créature, si elle adopte un comportement conforme à sa création, ne fait pas que recevoir. Elle donne également, de sorte que celui qui est pauvre dans un domaine est riche dans un autre. Cette idée est merveilleuse et, bien plus, notre Torah l’applique même, pour ainsi dire, au Créateur du monde, Qui le dirige. Lui-même, parfois, reçoit et Il ne fait pas que donner, comme l’expliquent les discours ‘hassidiques commentant le verset “ Tu auras soif de l’action de tes mains ” ou bien les affirmations de nos Sages sur le service du Tout Puissant

Vous ne m’écrivez pas quelle est votre spécialité médicale et j’aimerais obtenir cette précision. En tout état de cause, quand vous vous consacrez à la guérison physique de ceux qui viennent vous consulter, j’espère que vous tenez compte des caractéristiques de leur âme et de la guérison de celle-ci. Combien plus doit-il en être ainsi pour ceux qui ne savent pas que leur âme est malade. Un traitement médical est alors encore plus nécessaire.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Si vous avez publié des livres ou des articles, dans n’importe quelle discipline, en n’importe quelle langue, j’aimerais les recevoir pour ma bibliothèque. Je vous en remercie d’avance.

Notes

(1) Les Juifs. (2) Voir, à ce sujet, 4506.

Lettre n°4502

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4502, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Sivan, dans laquelle vous me dites que vous souhaitez participer à un cours de ‘Hassidout. Toutefois, l’éloignement vous en empêche.

Je suis surpris que quelqu’un qui a fréquenté la Yechiva puisse écrire pareille affirmation. Le traité Avot, chapitre 5, Michna 14, ne dit-il pas que “ il est quatre catégories(1)… celui qui s’y rend et agit est un ‘Hassid ”. Bien plus, nos Sages émettent l’Injonction suivante : “ Exile-toi dans un endroit de Torah ”.

Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir vous participiez à ces cours, de la manière qui convient et que vous rattrapiez ce qui a manqué, de par le passé. Vous consulterez également Iguéret Ha Techouva, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, à la fin du chapitre 9, qui dit : “ S’il avait l’habitude de lire une page(2), il en lira deux(3) ”. On peut en déduire la grande obligation incombant à celui qui, auparavant, n’avait pas même l’habitude de lire une seule page.

Vous évoquez le comportement de certains qui ne s’efforcent pas de réciter le Chema Israël et ses bénédictions dans le temps imparti(4). Pour autant, ils lisent le petit Chema Israël(5) à l’heure.

Comme vous le savez, la Michna enseigne que “ l’on commence à prier uniquement avec la tête lourde ”. Le Ora’h ‘Haïm, chapitre 98, paragraphe 2 précise que cette expression fait allusion à la méditation qui convient. Et, le Rambam, lois de la prière, chapitre 4, paragraphes 15 et 16, dit que “ une prière sans ferveur est totalement inutile ”(6). Il est expliqué, par ailleurs, en quoi consiste cette ferveur. Et, ceci ne contredit pas ce qu’explique le Rambam, à la même référence, chapitre 10, paragraphe. Ce point ne sera pas développé ici.

La ferveur est donc essentielle, beaucoup plus que le respect du temps, car, sans elle, la prière “ est totalement inutile ”. Et, vous consulterez ce que dit le Choul’han Arou’h, au chapitre 80.

Vous évoquez également les erreurs de lecture.

Je ne comprends pas votre question. Il est bien clair que ces erreurs ne sont pas souhaitables. Et, si, pour une quelconque raison, on a été habitué à une lecture qui n’est pas conforme aux règles grammaticales, mais que la ferveur de la prière serait remise en cause, si l’on modifiait cette lecture, on se dira que le sens de la prière n’est pas modifié et que la ferveur se renforce, de cette façon. En conséquence, on repoussera l’élément accessoire devant celui qui est essentiel, conformément à ce qui vient d’être dit. Vous consulterez ce que dit le Chir Hachirim Rabba, à propos du verset “ Son fanion provoque mon amour ”(7).

Vous me dites que, selon ce que l’on vous a dit, leur Rav s’exprimait ainsi(8) et ils en font donc de même. Cette explication vous surprend, car vous considérez que l’on devrait respecter les règles grammaticales et ne pas adopter le comportement qui vient d’être exposé.

Je suis étonné par ce que vous écrivez. Vous rapportez ce que l’on vous a dit, alors que la Michna et la Hala’ha établissent clairement la nécessité de s’exprimer dans les termes de son maître. Vous consulterez le traité Edouyot, chapitre 1, Michna 3 et les commentateurs de ce texte. C’est à ce propos que l’on parle de mots supplémentaires et cette affirmation a été consignée dans la Loi Orale, est devenue une partie de notre Torah.

Cela veut bien dire que tout cela a été énoncé à Moché, sur le mont Sinaï, y compris le mot supplémentaire figurant dans cette Michna uniquement pour la raison qui a été dite. Comme vous le savez, le Rambam, dans ses lois de Techouva, chapitre 3, paragraphe 8, parle de “ celui qui considère que toute la Torah vient du ciel, sauf(9)… et l’impie(10) ”.

Plus généralement, vous savez qu’en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, il convient de dire : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons(11) ” et non de commencer par poser des questions, par rechercher des contradictions.

Sans doute respectez-vous l’immersion rituelle instaurée par Ezra(12). Il serait bon que vous adoptiez, à l’avenir, les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.

Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) De personnes se rendant à la maison d’étude. (2) Avant de commettre la faute. (3) Après la Techouva. (4) Car leur ferveur les conduit à allonger leur prière. (5) Dès le lever, avant la prière. (6) Voir, à ce sujet, les lettres n°2251 et 2588. (7) Qui en propose une autre lecture, remplaçant Diglo, son fanion, par Dilougo, ses sauts de lecture, ceux-ci provoquant donc l’amour de Dieu. (8) Avec des erreurs de prononciation. (9) Un seul mot y figurant. (10) Etablissant ainsi un parallèle entre l’un et l’autre. (11) D’agir par soumission. (12) Après chaque relation conjugale et, plus généralement, chaque jour.

Lettre n°4503

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4503, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav ‘Haïm Yona(1)

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, lorsque, par deux fois, fut dit le mot ‘bon’, lors de la création. Vous commencez par me dire que vous ne savez pas quoi écrire.

En fait, la Guemara, à la fin du traité Kiddouchin, dit que chacun a été créé pour servir son Créateur. Telle est la finalité de la création de l’homme, qui doit servir Dieu. Pour cela existent, la Torah, en général et le Choul’han Arou’h, en particulier. En outre, l’un des principes fondamentaux de la ‘Hassidout est l’amour du prochain, l’influence que l’on peut exercer sur tous ceux que l’on côtoie, afin qu’ils intensifient leur engagement pour la Torah et les Mitsvot.

En conséquence, aussi bonne que puisse être une situation, celle-ci peut toujours être améliorée. Il y a, en l’occurrence, un large champ(2) qu’il est nécessaire de travailler. Et, ce travail doit être quotidien. De ce fait, il y a de nombreux points qu’il est possible d’écrire. Et, sans doute, avez-vous également de bonnes nouvelles à annoncer.

Chaque Juif est astreint à cela, non seulement un Cho’het, un enseignant, mais véritablement chacun, quel que soit le moyen que l’on a d’assurer sa subsistance matérielle. On doit se consacrer également à la subsistance morale, telle qu’elle vient d’être définie.

Conformément à votre demande, je mentionnerai votre père(3), pour qu’il ait une prompte et complète guérison, si vous m’écrivez son nom juif et celui de sa mère. Je vous mentionnerai également, afin que votre santé soit satisfaisante, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Que Dieu vous accorde le succès pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit et également des membres de votre famille.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav H.Y. Dun, de New Haven. (2) Un champ d’action. (3) Près du tombeau du précédent Rabbi.

Lettre n°4504

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4504, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Sivan et à celle qui la précédait. Je vous ai déjà écrit plusieurs fois que toute l’analyse que vous faites, concernant votre situation n’est qu’un stratagème de votre mauvais penchant, souhaitant vous écarter du service de Dieu, dans la joie et l’enthousiasme.

Comme vous le savez, les livres de ‘Hassidout expliquent que l’un des procédés du mauvais penchant consiste à décourager l’homme servant le Créateur du monde, à lui expliquer que son service n’est pas fructueux. Le mauvais penchant est appelé “ roi vieux et fou ”. Pour autant, il est rusé et expert en son art, celui de la séduction. Peu à peu, il parviendra donc à affaiblir celui qui l’écoute.

Parfois, le mauvais penchant change de vêtements, afin qu’on ne le reconnaisse pas et il en est bien ainsi, pour ce qui vous concerne. La solution est donc celle qui est énoncée par le Tanya. Il ne faut pas discuter avec le mauvais penchant, ne pas échanger avec lui, ne pas se demander s’il a raison ou non. On doit continuer à servir Dieu, étudier la Torah et mettre en pratique les Mitsvot.

Le mauvais penchant est comme un impie, à qui l’on ne répondra même pas. On implorera Dieu et l’on aura la certitude d’être exaucé, car “ Son peuple est partie de Lui-même ”, à proprement parler. Vous consulterez le Tanya, à la fin du chapitre 28. Plus vous adopterez rapidement cette attitude et plus vous hâterez votre réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4505

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4505, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre qui n’était pas datée.

Celle-ci et les nouvelles que j’ai obtenues indirectement montrent que vous connaissez la réussite dans votre mission sacrée, l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Il faut donc poursuivre cette activité, pendant la prochaine année scolaire. Bien évidemment, il faut profiter des semaines de la fin de l’été pour se former, dans la mesure du possible.

Faut-il suivre des cours ou bien avoir recours à un autre moyen ? Cela dépend de différents points et également de votre préparation morale. Vous demanderez donc conseil à des ‘Hassidim, auxquels vous exposerez tous ces détails. Dieu vous guidera, de la manière qui convient, pour que votre action soit la plus large possible et, comme je l’ai dit, vous poursuivrez votre mission sacrée dans le domaine de l’éducation, pour le compte de ‘Habad.

Vous me dites que vous êtes brisé par votre situation morale. Or, vous connaissez l’enseignement de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera, selon lequel : “ Une action est préférable à mille plaintes ”. Pour que votre action soit plus fructueuse, la pratique fait la preuve qu’elle doit être joyeuse.

Vous placerez donc votre confiance en l’assurance de nos Sages selon laquelle “ on vient en aide à celui qui désire se purifier ”. Ne vous découragez pas si la situation évolue lentement et non en une seule fois, car il en est ainsi, dans le domaine de la Sainteté, si ce n’est dans des cas tout à fait exceptionnels. Il faut donc avancer d’une étape vers l’autre, progressivement.

Que Dieu vous accorde la réussite afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre participation aux réunions des ‘Hassidim. Vous me parlerez de cela également, à la prochaine occasion.

Lettre n°4506

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4506, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tamouz 5716,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Eliézer Steinman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 13 Sivan et celle qui la précédait. Ma réponse a été retardée, car il m’était difficile d’écrire, après l’événement de Kfar ‘Habad(2). Certains ont voulu citer, à ce propos, le verset(3) : “ Je serai sanctifié par ceux qui sont proches de Moi ”, mais cela aussi n’est pas clair. Ce verset indique uniquement qu’un tel événement peut parfois arriver. Pour autant, il n’est pas compréhensible et il ne s’agit donc pas d’une explication, mais plutôt d’une comparaison. C’est donc le moment de mettre en pratique les termes du verset : “ Et, Aharon resta silencieux ”.

Néanmoins, ceci concerne seulement l’interprétation de l’événement. S’agissant de ses conséquences, par contre, il n’y a pas le moindre doute. Ce fut le cas de nos ancêtres, il y a quelques milliers d’années, face aux Egyptiens. La réponse à la souffrance et au décret fut alors bien claire : “ Plus on les faisait souffrir, plus ils se multipliaient et prospéraient ”.

De fait, les livres de Kabbala disent que la génération du talon du Machia’h est la réincarnation de celle de la sortie d’Egypte, qui connut la première délivrance, par le premier libérateur, Moché notre maître. Comme l’indiquent nos Sages, c’est grâce à la Techouva que nous accèderons à la dernière délivrance, qui sera véritable, par le dernier libérateur, Moché notre maître.

J’ai bon espoir que, non seulement les hommes de ‘Habad, au sens strict, réagiront ainsi et donneront cette réponse, mais aussi ceux qui apprécient les idées de la ‘Hassidout ‘Habad et en sont proches et même ceux qui n’apportent leur participation que de temps à autre. Ceux-là doivent aussi contribuer à renforcer les actions de ‘Habad en Terre Sainte, qui sera restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h, les développer et les élargir.

Vous concluez votre lettre en disant que “ la soumission à une vie juive intégrale et traditionnelle n’existe plus, de nos jours, y compris parmi les traditionalistes, mettant concrètement en pratique toutes les Mitsvot ”. Ceci n’est pas la caractéristique de notre époque. Il en était déjà ainsi auparavant.

Néanmoins, selon moi, la conclusion qu’il faut tirer de cela n’est pas celle que vous mentionnez dans votre lettre. Bien au contraire, cette situation doit éveiller en vous des forces cachées, afin de la réparer. Car, un homme ne peut pas se contenter de ses forces révélées. Dès le début de la création, quand celle-ci fut achevée, la Torah constate que “ Dieu créa pour faire ” et nos Sages expliquent : “ Pour réparer ”.

Ainsi, le monde fut créé en sorte que l’homme puisse non seulement le parfaire, mais aussi le réparer. Tant qu’un seul homme se trouve dans le monde, celui-ci a donc encore besoin de réparation. Or, la réparation du monde extérieur est liée à celle du monde profond, celui de l’homme. Nos Sages expriment cette idée sous la forme d’un bref dicton, commenté par plusieurs textes de ‘Habad, selon lequel une âme descend ici-bas pour connaître l’avancement. En effet, cette âme, se trouvant là-haut, ‘stagne’, au même titre que les anges.

Autre brève remarque, et vous m’excuserez, là encore, de ne pas être en accord avec ce que vous écrivez, il s’agit, en l’occurrence, de l’avancement dans le Judaïsme, depuis celui du corps jusqu’à celui de l’âme ou l’inverse. En principe, les deux possibilités existent(4), mais, concrètement, quand il s’agit d’atteindre le but, il existe une profonde différence entre l’une et l’autre.

Pour aller du Judaïsme du corps vers celui de l’âme, s’agissant d’un homme qui possède à la fois l’un et l’autre et dont le corps est physique, doté de cinq sens, la voie est sûre, même si elle peut parfois comprendre des élévations et des descentes, des chutes, ainsi qu’il est dit : “ Le Juste tombe sept fois ”.

A l’opposé, l’avancement du Judaïsme de l’âme vers celui du corps, dans un premier temps et peut-être même par la suite, peut ne pas recueillir l’assentiment du corps. Plusieurs erreurs peuvent être commises, ou même des éléments encore plus graves. Combien plus est-ce le cas en notre génération, qui ne s’est pas encore libéré de la fausse idée du matérialisme(5), conception qui était très répandue parmi ceux qui vivaient dans l’erreur, dans la génération précédente.

A ce sujet, la nécessité de la pratique concrète des Mitsvot a été analysée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, dans une lettre(6) qu’il adressa à un professeur, en Allemagne. Celle-ci est éditée dans le Ha Tamim, volume n°4, paru à Varsovie, en 1936.

Notes

(1) Voir, à son propos, la lettre n°4325. (2) L’attentat qui y a été perpétré. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281 et l’avant-propos. (3) Relatif à la mort des deux fils d’Aharon. (4) Du corps vers l’âme ou de l’âme vers le corps, de la situation concrète vers la spiritualité et de la spiritualité vers l’action concrète. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°4501. (6) Voir Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 3, lettre n°837.

Lettre n°4507

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4507, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai raconté, une fois, à mon beau-père, le Rabbi, qu’une certaine personne m’avait vu donner de la Tsédaka pendant la nuit(1), pour une certaine raison. Il exprima sa grande surprise, voyant ce que j’avais fait, car les écrits du Ari Zal ont un tout autre avis(2).

Mon beau-père, le Rabbi, me répondit que celui qui était à ce point étonné ne donnait sûrement pas de Tsédaka également pendant le jour.

B) Vous avez sûrement eu connaissance de mon télégramme(3) relatif à l’organisation de la fête de Chavouot, à Kfar ‘Habad. J’y ai précisé qu’en plus des habitants du Kfar, les élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod et les ‘Hassidim devaient également y être présents.

Vous voudrez bien m’indiquer qui, parmi les ‘Hassidim, est venu passer la fête de Chavouot à Kfar ‘Habad, en fonction de ce qui a été dit.

Puisse Dieu faire qu’en ces jours propices, le mérite du fondateur de Kfar ‘Habad, qui le dirige, mon beau-père, le Rabbi, protège chacun de ceux qui sont liés à lui et s’efforcent de raffermir ses actions, en satisfaisant leurs besoins et ceux des membres de leur famille, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres n°238 et 642. (2) Et considèrent qu’on ne donne pas de Tsédaka, la nuit. (3) Il s’agit de la lettre n°4404.

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