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Iguerot Kodesh — lettres 4448 à 4467

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4448

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4448, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre de l’issue du Chabbat Bamidbar et ce qu’elle contenait. Elle faisait suite à un long silence et puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous ne m’annonciez que de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours, d’un bien visible et tangible.

Il faudrait expliquer à votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie, qu’elle doit être heureuse et que vous devez vous-même l’être également, puisque la divine Providence vous a placé dans un rayon de lumière, à Kfar ‘Habad, un endroit qui se renforce et se développe. Je suis sûr que, peu à peu, il se développera encore plus quantitativement, qualitativement, matériellement. Il n’est pas de mots pour expliquer la récompense de chacun de ceux qui prennent part à une telle réalisation.

Vous me dites qu’elle est parfois saisie par la peur(1). Vous ferez donc vérifier les Mezouzot de votre maison, de même que vos Tefillin. Sans doute a-t-elle adopté la coutume positive des femmes juives vertueuses, consistant à donner de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. En outre, elle en fera de même chaque jour, en donnant quelques pièces à la Tsédaka, le matin. Elle le fera jusqu’à la naissance, qui se passera en un moment bon et fructueux.

Puisse Dieu faire qu’en la matière, vous et votre épouse donniez également de bonnes nouvelles. Bien évidemment, je suis intéressé par la réussite qu’elle connaît dans son travail(2) et par la manière dont elle exerce son influence sur les autres, en général et sur les élèves de l’école, en particulier.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction pour donner bientôt de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Suite à l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir la lettre n°4281 et l’avant-propos. (2) L’enseignement.

Lettre n°4449

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4449, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée, le Rav Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre de la veille du Chabbat Nasso, qui faisait suite à une interruption. Vous me dites que, quand vous en aurez l’occasion, vous agirez aussitôt pour renforcer la pratique juive. Il est clair que cela ne suffit pas.

Comme vous le savez, nos Sages disent que l’on se “ consacre ”(2) aux paroles de la Torah, en adoptant l’attitude d’un commerçant qui ne reste pas chez lui, attendant que l’on vienne lui demander s’il possède telle marchandise ou s’il souhaite réaliser un bénéfice.

Un commerçant concentre tous ses efforts et toute sa fatigue sur son activité. Ainsi, il est dit que “ nous courrons(3) et ils(4) courent(5) ”. Il est inutile d’en dire plus, tant cela est évident. Bien évidemment, mon but n’est pas de faire un discours, mais bien de provoquer une évolution positive, de manière concrète. Que Dieu vous accorde la réussite.

Je voudrais, en particulier, vous souligner(6) la nécessité d’agir, pour tout ce qui concerne les femmes et jeunes filles ‘Habad. En effet, celles-ci se plaignent que très peu de ‘Hassidim leur viennent en aide, en leurs activités.

Le temps du don de notre Torah(7) vient de passer et il fut alors dit : “ Ainsi, tu diras à la maison de Yaakov(8) ”, puis “ tu diras aux enfants d’Israël(9) ”, comme l’expliquent nos Sages.

J’attends de bonnes nouvelles de tout cela, avec l’état de santé qui convient.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav T.Meltshik, de Yafo. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4299. (3) Pour nous consacrer à la Torah. (4) Les impies. (5) Pour de vains propos. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°4429. (7) La fête de Chavouot. (8) C’est-à-dire les femmes. (9) C’est-à-dire les hommes.

Lettre n°4450

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4450, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

On m’a malheureusement transmis des nouvelles peu réjouissantes de votre moral. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement à quel point cette situation est étonnante. Pensez donc à ce que dit le Rambam, à la fin des lois du Loulav, à propos de la joie du service de Dieu !

Cet enseignement s’ajoute à la décision hala’hique du Rambam, du Tour et du Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 231, selon laquelle on sert Dieu “ en toutes tes voies ”, c’est-à-dire pendant toutes les vingt quatre heures de la journée. Vous pouvez en déduire à quel point il est nécessaire de se réjouir chaque jour. Bien plus, différents textes de ‘Hassidout, luminaire de la Torah, expliquent le Précepte : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”. Et, la joie de la Mitsva est particulièrement importante, comme le dit le Torah Or, à la page 20b.

S’agissant de votre personne, et même du point de vue de l’âme animale, vous n’avez sûrement pas totalement oublié ce qu’était votre état de santé, il y a deux ou trois ans, la peur que vous éprouviez alors. Une réflexion sommaire est donc suffisante pour observer la Providence, la bonté de Dieu, le bien visible et tangible.

Comment pouvez-vous réduire les capacités célestes(1), ce qu’à Dieu ne plaise ? Or, même lorsqu’on révèle la bénédiction ici-bas et qu’on la reçoit, on doit également se réjouire, non pas intellectuellement, sans rapport avec l’action concrète et le sentiment du cœur, mais véritablement, au sens le plus littéral.

C’est ainsi que s’accomplit pleinement ce que dit le saint Zohar, tome 2, page 184b : “ Le monde inférieur et l’homme, lorsqu’il a un visage lumineux, ici-bas, reçoivent l’éclairage céleste. La joie de l’homme attire sur lui la joie céleste. ”

Confirmant une évidence, tous les médecins s’accordent pour reconnaître que la joie de l’homme renforce sa santé physique et morale. Puisse Dieu faire que vous renforciez votre étude de la Torah, en général, ainsi qu’il est dit : “ Les Préceptes de Dieu sont droits, ils réjouissent le cœur ”(2) et celle de la ‘Hassidout, en particulier. Vous influencerez également votre prochain en ce sens.

De la sorte, il vous sera plus aisé de connaître la joie dans votre foyer, au point de pouvoir réciter une bénédiction, à ce sujet, d’après la Hala’ha(3).

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Textuellement “ rendre la Main de Dieu plus courte ”. (2) L’étude de la Torah procure la joie. (3) La bénédiction du mariage : “ La joie est dans sa demeure ”.

Lettre n°4451

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4451, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants du séminaire de jeunes filles de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du 20 Iyar, qui faisait suite à un silence particulièrement long. Vous me faites un compte-rendu de votre réunion envisageant l’avenir du séminaire et des décisions que vous avez prises, à cette occasion. J’ai bon espoir que, pendant les semaines qui se sont écoulées depuis lors, vous les avez mises en pratique, avec tout l’enthousiasme qui convient.

Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout ce qui est dans vos moyens, que vous alliez même au-delà de vos possibilités, car la motivation d’un homme à faire le bien accroît ses capacités. Et, que la Présence de Dieu se révèle dans l’action de vos mains, afin que vous ayez une réussite considérable.

L’importance de cette réalisation, la nécessité non seulement de la renforcer, mais aussi de la développer par tous les moyens, sont fondamentales, indispensables et l’on pourrait même dire vitales. Ce moment est propice pour multiplier les efforts en la matière, non seulement pour la prochaine année scolaire, qui commencera dans quelques mois, mais aussi pour l’été, dans l’intérêt de ce projet grand et élevé.

Bien évidemment, ma proposition de vous aider, sans en faire le vœu, reste valable, jusqu’à ce que l’école se structure également d’un point de vue matériel. Je suis convaincu que chaque ‘Hassid de Terre Sainte pouvant apporter sa contribution collaborera avec vous, afin de former une génération de jeunes filles qui feront la fierté et la gloire de ‘Habad, puis, le moment venu, qui bâtiront des foyers juifs, des édifices éternels.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles de tout cela, je conclus en vous adressant ma bénédiction pour une considérable réussite.

Lettre n°4452

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4452, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre d’Issrou ‘Hag du temps du don de notre Torah(1), qui faisait suite à un silence. Celle-ci était emplie d’insatisfaction, concernant la manière dont vous gagnez votre vie, votre état de santé.

Cette situation peut, peut-être, être partiellement expliquée par le fait que vous n’ayez pas augmenté ou même que vous ayez diminué le temps fixé pour l’étude de notre Torah, Torah de vie, qui constitue le canal et les réceptacles pour susciter et recevoir les bénédictions de Dieu, en tous les besoins, non seulement spirituels, mais aussi matériels(2).

C’est ainsi qu’il est dit : “ Si vous marchez dans Mes Décrets ” et Rachi explique : “ En faisant porter vos efforts sur la Torah ”. C’est alors que “ Je donnerai vos pluies ” et toutes les bénédictions mentionnées dans la Paracha.

Puisse Dieu faire que vous réalisiez un ajout, en la matière, comme si vous aviez déjà reçu les bénédictions de Dieu, dans les domaines que vous mentionnez. Il est une certitude que le Créateur du monde tiendra Sa promesse, énoncée dans ce verset.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Du lendemain de Chavouot. (2) L’effort du service de Dieu contribue à révéler la bénédiction matérielle.

Lettre n°4453

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4453, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Sivan. Vous m’interrogez sur votre état de santé et vous me faites part de l’avis des médecins sur l’ablation de vos amygdales.

En pareil cas, on s’en remet à l’avis de deux spécialistes, dans ce domaine. Dès lors, s’accomplit l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ la Torah a autorisé le médecin à guérir ”. Elle est, en effet, une Torah de vie, y compris au sens littéral, ici-bas, dans ce monde(1).

J’ai lu ce que vous dites de l’intérêt de votre mission pédagogique avec une surprise mêlée de peine. On peut observer le découragement, entre les lignes. Je parle de surprise car, si l’on médite, même brièvement, à l’histoire d’Israël, en particulier pendant ces dernières années, on observe que des actions qui, de l’avis des hommes, étaient vouées à l’échec, surtout par comparaison à d’autres réalisations, ont connu une grande réussite, comme la pratique l’a montré.

En la matière, on a connu la réussite parce que l’on agissait de manière désintéressée, avec sincérité et de tout son cœur. De nos jours, chacun d’entre nous qui vit ici-bas fait la preuve de la Providence du Créateur du monde, pour tout ce qui s’y trouve(2).

J’ai déjà expliqué tout cela par ailleurs, d’une manière détaillée. Le grand maître, le Rambam, affirme que toute la vie de l’homme est basée sur le Précepte : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”, comme il l’explique longuement, en particulier au chapitre 3 de ses lois des opinions. Et, l’homme qui médite à tout cela sera conduit vers ces voies, de la manière qui vient d’être décrite et dans la joie.

Parfois, en établissant un bilan, on aboutit à un constat d’échec, on se dit que la réussite est impossible. Dès lors, les actions en ce sens seront affaiblies. Il est bien clair qu’il y a là un stratagème du mauvais penchant, qualifié de “ fou ”(3).

J’ai bon espoir que ces quelques lignes suffiront pour que vous méditiez sincèrement à tout cela et que vous redoubliez d’ardeur pour ce qui concerne le Judaïsme, en général et la bonne éducation, en particulier, dans la joie.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Elle insuffle donc la vie à celui qui met ses Préceptes en pratique. (2) Ayant échappé aux massacres de la guerre mondiale. (3) Le mauvais penchant est appelé “ le roi vieux et fou ”.

Lettre n°4454

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4454, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[15 Sivan 5716]

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 10 Sivan, dans laquelle vous évoquez votre mission sacrée, l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, à des élèves attentifs. Cette étude est pénétrée de crainte de Dieu et vous voyez les fruits de votre effort.

Sans doute, à la prochaine occasion, détaillerez-vous ce que vous faites pour implanter en eux la crainte de Dieu, comme vous le mentionnez, dans votre lettre, en des termes très généraux. En effet, c’est lorsque la crainte de Dieu précède la sagesse de l’élève que cette sagesse se maintient.

Combien plus en est-il ainsi en notre époque de confusion des esprits, alors que l’on falsifie les paroles de la Torah en prétendant qu’il est “ préférable de donner une permission ”(1) et non uniquement trois pratiques simultanément. L’enseignement suscitant la crainte de Dieu est donc une nécessité absolue. Bien plus, sa nécessité ne se fait pas sentir uniquement au début de l’étude et pendant un court instant, au cours d’une causerie. Ceci doit faire partie du programme de la Yechiva, qui s’impose à chaque élève pendant un moment de la journée et qui sera dûment surveillé. La pratique montre à quel point tout cela est fondamental.

Vous évoquez ce qui vous concerne personnellement. Vous ferez donc vérifier vos Tefillin et votre épouse donnera quelques pièces à la Tsédaka, chaque lundi et jeudi de semaine. Elle en fera de même avant d’allumer les bougies à la veille du Chabbat et des fêtes. Elle donnera cette Tsédaka pour une école dispensant une éducation basée sur les valeurs sacrées. Ainsi, vous renforcerez votre confiance en le Créateur du monde et Il exaucera positivement le souhait de votre cœur, en vous accordant un enfant.

Vous voudrez bien saluer cette personne(2). J’aimerais savoir quelles sont les actions que cet homme réalise pour élever la Tradition d’Israël, car celles-ci sont indispensables en tout endroit, mais en particulier dans le pays “ vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”(3).

Notes

(1) Qu’il faut condamner une trop grande rigueur, qui ne favorise pas la Techouva. (2) Dont il était question dans la lettre écrite par le destinataire de la présente. (3) En Erets Israël.

Lettre n°4455

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4455, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi. J’y ai lu, avec plaisir, que, peu à peu, vous vous fixez un temps pour l’étude de la Torah et vous parvenez à gagner votre vie. Vous évoquez le tort qui vous a été causé, il y a une semaine. Vous devez être certain que cette peine sera uniquement passagère, que tout ira bien. Bien plus, conformément au dicton de grands Sages(1), la miséricorde se révélera, qui est plus forte que la bonté, la précédant, héritage sans limite, qui s’étend d’une extrémité à l’autre(2).

Vous me dites qu’il est difficile d’expliquer et, plus généralement, de répondre à la question suivante : “ Que fais-je dans le monde(3) ? ”.

En fait, une question permet de répondre à l’autre(4). La mission de l’homme ici-bas est exprimée par la fin du traité Kiddouchin : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Le Rambam et le Tour, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231, définissent ce service, répondant au principe : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”(5) et en présentent les différents aspects.

La recherche de réponses aux questions que l’on se pose ne fait pas partie de ce principe(6). Cette préoccupation, peu importante, n’est donc nullement nécessaire. Bien plus, si l’on a le mérite de faire la preuve que l’on surmonte les épreuves, Dieu accorde Son aide et Il réduit les voiles, dont les questions sont partie intégrante.

De façon générale, plus l’on se pénètre de Torah et de Mitsvot, plus l’on affine sa compréhension. Dès lors, on parvient à comprendre des idées qui, pour les autres, restent encore inexplicables.

Vous gardez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4307. (2) Comparer avec la lettre n°4281. (3) Comment établir quelle mission on doit y assumer ? (4) L’explication de l’événement malencontreux qui est survenu et la nécessité de déterminer la nature de la mission que l’on se voit confier, ici-bas. (5) Toute action, sans aucune exception, est donc bien partie intégrante du service de Dieu. (6) Et n’est donc pas souhaitable.

Lettre n°4456

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4456, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 9 Sivan. Vous me dites que vous cherchez un secrétaire pour la Yechiva, capable d’assumer les travaux de secrétariat et les questions financières. Cela est très judicieux et une telle dépense(2) sera, en fait, un investissement. Bien plus, le développement de la Yechiva fait que ce recrutement est indispensable.

Vous parlez également d’une école de filles. A mon avis, cela est nécessaire également, comme je l’ai écrit plusieurs fois(3). Pour convaincre les familles et ceux qui ont des craintes, je prendrai en charge, sans en faire le vœu, le salaire des professeurs et du directeur, pendant les deux premiers mois de fonctionnement.

Durant ces deux mois, vous pourrez sûrement réaliser la couverture financière(4). Bien évidemment, vous pouvez faire état publiquement de tout cela(5), mais il faut prendre conseil et se concerter pour déterminer le moment le plus propice pour cette communication, afin qu’elle soit la plus efficace.

Bien évidemment, la manière de faire cette annonce a également une incidence. On peut en profiter pour instaurer, en quelque sorte, une compétition(6). On verra que le budget des deux premiers mois est envoyé d’ici et, dès lors, on s’engagera pour un certain montant.

Je suis surpris que vous ne me disiez pas de quelle façon vous avez profité des jours du temps du don de notre Torah(7). Sans doute me le préciserez-vous, à la prochaine occasion.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.C. Z. Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4055. (2) Le salaire de cette personne. (3) A ce sujet, voir également la lettre n°4631. (4) Pour la suite. (5) De la participation financière du Rabbi. (6) Entre ceux qui veulent prendre part à ce qui a été introduit par le Rabbi lui-même. (7) De la fête de Chavouot.

Lettre n°4457

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4457, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me dites que l’on vous a proposé un parti. Vous avez rencontré cette jeune fille et vous êtes parvenus, tous les deux, à un accord. Ses parents, en revanche, ne sont pas satisfaits. La raison en est le fait que l’un est ashkénaze et l’autre séfarade.

Si telle est la seule difficulté, il faut, bien sûr, l’écarter. Ces dernières années, en particulier, des centaines, des milliers d’unions ont eu lieu entre Ashkenazim et Sefardim. Celles-ci sont un succès. Vous devez trouver des amis, qui parleront aux parents de la jeune fille, vérifieront les détails de tout cela et exerceront sur eux une influence positive, dans le sens du bien et de la vérité.

Que Dieu vous guide dans le sens qu’Il désire, matériellement et spirituellement à la fois.

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre étude et de la manière dont vous l’augmentez, de temps à autre. En effet, nos Sages disent que “ si l’on ne fait pas d’ajout(1)… et à quiconque ajoute(2), on ajoute(3) ”. La Torah constitue le canal et les réceptacles, permettant d’attirer et d’intégrer les bénédictions de Dieu, en tout ce dont on a besoin, matériellement et spirituellement.

Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Sans doute les gardez-vous déjà ou, tout au moins, vous le ferez à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) On est puni en conséquence. (2) Un effort, en l’occurrence à l’étude. (3) Des bénédictions.

Lettre n°4458

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4458, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Sivan 5716,

Brooklyn, New York,

Aux participants à la réunion annuelle de l’association

des Rabbanim, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue largement et vous bénis,

Je fais réponse à l’annonce de la réunion que tiendra l’association des Rabbanim et je vous adresse ma bénédiction pour que celle-ci soit consacrée au Nom de Dieu, afin d’être à l’origine d’actions durables, stables dans la Torah et qui le deviendront dans le monde. Vous parviendrez à arrêter des résolutions positives pour renforcer le Judaïsme, étudier la Torah avec crainte de Dieu et mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon.

Je voudrais souligner deux points que les besoins du moment conduisent à considérer avec une attention particulière :

A) Vous connaissez le dommage et la destruction qui ont été causés par les mouvements conservateur et réformé, lesquels ne reconnaissent pas l’origine céleste de la Torah, plus précisément celle de son commentaire, consigné dans la Loi Orale. Or, “ ce qu’un érudit révèle(1), en chaque génération, fut déjà donné sur le mont Sinaï ”.

La manière de les définir et de les considérer est clairement exprimée, sans ambiguïté, dans notre Torah, Torah de vie et le Rambam l’énonce clairement, dans ses lois de la Techouva, chapitre 3, paragraphe 8.

Néanmoins, la confusion règne dans les esprits, en cette génération du “ talon du Machia’h ”(2). Ceux qui cherchent à écarter et à détourner du chemin de Dieu sont donc parvenus à abuser plusieurs Juifs naïfs, en les attirant par de fausses idées, niant l’existence du Créateur du monde, Qui le dirige.

Toutefois, même si ceux qui agissent mal ont pris cette initiative, les hommes craignant Dieu se sont concernés et des Rabbanim orthodoxes, parmi lesquels figurent des membres de l’association des Rabbanim, ont fait de cette affaire la question du jour sur la table des rois, car “ qui sont les rois ? Ce sont les Sages ”, serviteurs du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il(3).

Ainsi, est posée la question de cette époque, au cours de laquelle on fait passer l’obscurité pour de la lumière et la lumière pour de l’obscurité. Cette question est la suivante :

Ceux qui respectent la Torah et les Mitsvot ont-ils le droit de s’associer à des organismes(4) comptant parmi leurs membres des rabbins, es qualité, qui représentent les mouvements réformés et conservateurs, qu’il s’agisse d’une participation individuelle, comme c’est le cas pour le comité des rabbins de New York ou au titre d’une association, comme dans le conseil des synagogues ?

Une telle participation, outre son contenu intrinsèque, reçoit également la signification suivante, comme des milliers, des dizaines de milliers de Juifs, de ce pays et de l’étranger, l’ont d’ores et déjà compris :

Les mouvements conservateur et réformé sont partie intégrante de la foi d’Israël, ce qu’à Dieu ne plaise. Ils ne sont pas hétérodoxes, ne contreviennent pas à la croyance d’Israël et à sa Torah.

Le besoin du moment est donc que tous ceux qui participent à cette réunion affirment clairement leur position, d’une manière tranchée, face à une large foule, à tout le peuple. Ils adresseront également un communiqué en tout endroit où ils exercent leur influence :

“ Jusqu’à quand aurez-vous une position mitigée(5) ? Nous n’avons tous aucun autre avis que celui de la Torah rigoureusement authentique, la Torah de l’Eternel Dieu. ”

Se taire, en la matière ou même émettre une décision hala’hique qui ne serait pas tranchée sera interprété, concrètement et publiquement, comme une permission d’adhérer à ces organismes et confortera ceux qui le font d’ores et déjà.

Et, si votre réunion n’avait pas d’autre conséquence que de réparer cette situation effroyable et destructrice, cela serait suffisant.

B) Il est réjouissant de constater l’augmentation, dernièrement, du nombre des élèves de Yechivot, Yechivot élémentaires et Talmud Torah. De façon générale, la tendance actuelle est à une intensification de l’étude de la Torah.

Or, les dispositions sur la scolarisation obligatoire impose des connaissances séculaires, jusqu’à un certain âge, mais les programmes des écoles incluent également des disciplines qui sont considérées comme moins nécessaires. Certaines institutions en réduisent donc l’étude, sous certaines conditions.

Si l’on tient compte du fait que le temps consacré aux études sacrées, dans les Talmud Torah ou les Yechivot élémentaires, n’est nullement suffisant, on comprendra la nécessité d’organiser une intervention planifiée et vigoureuse auprès des administrations concernées, si possible les plus hauts placés, au niveau fédéral.

On dira qu’à la demande d’un certain nombre de parents et d’écoles, le temps consacré à l’étude de ces matières doit être réduit, afin d’être réservé à l’étude de la Torah.

En ces années, l’effroi, l’inquiétude, le soucis pour la jeunesse est considérable. Il est urgent et essentiel de réparer tout cela. Or, la plupart des éducateurs et les meilleurs d’entre eux considèrent que la religiosité et l’étude de la religion sont, en pareil cas, une protection et un bouclier devant le malheur(6).

Il y a tout lieu d’espérer qu’une telle intervention sera fructueuse, si elle est menée avec l’énergie qui convient, avec des actions et des paroles émanant du cœur.

La quasi totalité des membres de votre organisation dirige une Yechiva, un Talmud Torah ou y apporte une contribution. Ce problème est donc proche de leur cœur et ils en portent la responsabilité.

Et, le résultat sera à la mesure de l’effort(7).

Avec mes respects et ma bénédiction, je conclus comme j’avais commencé, en vous souhaitant que vos actions sacrées soient fructueuses.

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Et, qui fait donc partie de la Loi Orale. (2) Juste avant sa venue. (3) Ils posent la question aux autorités rabbiniques. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4306. (5) Paraphrasant la question que le prophète Elie posa aux adorateurs de Baal ? (6) Par la conscience morale qu’elles apportent aux enfants. (7) Textuellement “ la marque sur le dos du chameau dépend du poids du fardeau ”.

Lettre n°4459

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4459, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je n’ai pas eu de vos nouvelles depuis un temps particulièrement long et j’en suis surpris. De même, dans les listes des noms des participants à la diffusion des sources(1), afin qu’elles parviennent à l’extérieur, que l’on m’adresse de temps à autre, je ne vous vois pas apparaître, dernièrement.

Tout cela est étonnant, car, en tout ce qui participe de la sainteté, il est dit que l’on doit connaître l’élévation. Certes, cette Injonction est introduite par nos Sages(2), comme le précise l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Arou’h pur, partie Ora’h ‘Haïm, fin du chapitre 34. Mais, cette phrase y est mise entre parenthèses.

En outre, il est dit que les propos des Sages sont plus impératifs que ceux de la Torah. Ils sont également plus agréables. Bien plus, on sait que “ la Tsédaka apporte l’élévation à un peuple ”. Or, la diffusion des sources est la Tsédaka la plus élevée, bien qu’elle soit spirituelle.

Et, sa récompense est précisée par l’Admour Hazaken, au début du Torah Or : “ Son cerveau et son cœur seront mille fois plus affinés ”(3). Il est donc clair que l’on doit faire tous les efforts possibles, en ce sens, d’abord “ de manière intéressée ”, car, dans un premier temps, un homme recherche ce qui est bon pour lui, puis, au final, “ pour le Nom de Dieu ”(4).

Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) De la ‘Hassidout. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4324. (3) L’étude menée par la suite sera donc mille fois plus fructueuses, au sens le plus littéral. (4) De manière désintéressée.

Lettre n°4460

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4460, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliézer(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre. Vous trouvant ici, à la veille du temps du don de notre Torah(2), vous avez mentionné le commentaire du Rash sur le traité Negaïm, chapitre 14, Michna 5, selon lequel la génisse égorgée(3) est disqualifiée si elle porte des infirmités. Or, la Michna du traité Sotta 45b établit clairement que ce n’est pas le cas.

Il m’a été donné de voir la réponse donnée à cette question par le grand Rav Zemba, dont Dieu vengera le sang(4). Celle-ci figure dans le Mikdecheï Hachem, chapitre 39, du Rav Maïzelish, de Chicago, publié en 5716. Vous trouverez en annexe ce qu’il a dit, à ce sujet(5), mais l’on peut s’interroger, sur ses propos.

Il me semble que ceci est très surprenant. En effet, le Rash explique, dans le premier chapitre du traité ‘Houlin, que la génisse égorgée est bien une expiation. Il devait donc préciser sa question et dire que l’on ne peut pas écarter un animal, du fait de l’ablation d’un membre, parce qu’une comparaison

a été faite entre l’expiation et les sacrifices.

Une telle conception est basée sur un avis du Yerouchalmi, au traité Sotta, selon lequel l’animal auquel il manque un membre ne peut pas devenir une génisse égorgée. En l’occurrence, si l’on écarte l’animal auquel il manque un membre parce qu’il assure, néanmoins, l’expiation, pourquoi ne pas en dire de même pour toutes les autres infirmités et les interdire, au titre de la génisse égorgée ? En effet, pour ce qui est de l’expiation, il n’y a pas lieu de faire une distinction entre l’ablation d’un membre ou toute autre infirmité.

Néanmoins, cette explication ne suffit pas pour répondre à la question posée. Car, l’animal auquel il manque un membre est écarté lorsqu’il s’agit de permettre(6). C’est le cas, par exemple, pour les oiseaux offerts par le lépreux, que l’on peut comparer à un autre cas dans lequel il s’agit également de permettre, celui du bouc émissaire(7), comme le dit Rachi, dans son commentaire du traité ‘Houlin, à la référence précédemment citée.

Or, les infirmités disqualifient le bouc émissaire, au même titre que tous les sacrifices, car l’animal doit être apte pour Dieu. Le Rash fait donc le choix de cette explication, qui justifie à la fois la comparaison entre ce qui permet et ce qui assure l’expiation, pour le bouc émissaire et pour la génisse égorgée. Il précise qu’en tout état de cause, les infirmités ne disqualifient pas les sacrifices de ‘Hatat et d’Ola constitués d’oiseaux. Il en résulte que l’on ne fait pas de comparaison avec la génisse égorgée, qui ne doit pas

être infirme, ni avec le bouc émissaire.

Les responsa du Rav Zemba citent aussi Rabbénou Guerchon Maor Ha Gola, commentant le traité ‘Houlin 11b, selon lequel, pour la génisse égorgée, l’expiation est comparable au sacrifice et l’animal ne doit donc pas être infirme. Ceci est effectivement le contraire de l’affirmation de la Michna, précédemment citée. Vous consulterez l’explication, difficile à admettre, du Mikdecheï Hachem, à ce propos.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, les lettres n°3948, 4535, 4579 et 4616. (2) La fête de Chavouot. (3) Après que l’on ait découvert un crime sans en connaître l’auteur et pour expier une telle situation. (4) Qui fut assassiné par les nazis. (5) Son explication est la suivante : “ Vous posez une question sur le Rash, selon lequel une infirmité disqualifie la génisse égorgée. En fait, ce n’est pas ce qu’il dit. Il introduit cette hypothèse uniquement pour montrer qu’il est impossible d’envisager que l’expiation, au même titre que le sacrifice, exclut l’amputation d’un membre. En effet, si c’était le cas, on pourrait en dire de même pour toutes les infirmités. En réalité, on considère que ces infirmités ne la disqualifient pas, pas même pour les sacrifices de ‘Hatat et d’Ola constitués d’oiseaux. ” (6) Ce qui était auparavant interdit, par exemple de purifier le lépreux. (7) Faisant disparaître les fautes qui ont été commises.

Lettre n°4461

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4461, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Zeev Wolf(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, à laquelle étaient jointes des listes de ‘Hassidim, destinées à être lues près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous pouvez transmettre le don fait par chacun d’entre eux(2) à la caisse du réseau(3) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte, lequel assume, comme vous le savez, une mission sacrée.

En effet, le précepte “ Et, tu enseigneras à tes enfants ” est l’un des fondements sur lesquels repose la pérennité d’Israël. Et, nos Sages disent : “ S’il y a des chevreaux, il y aura des boucs ”(4).

Puisse Dieu faire que nous assistions prochainement à l’accomplissement de la promesse selon laquelle “

le petit deviendra mille et le jeune homme constituera un grand peuple ”.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Vous prenez sûrement part aux enseignements publics, en plus de vos études personnelles.

Notes

(1) Le Rav Z.W. Zalmanov, de Tel Aviv. (2) De ceux qui sont cités dans les listes. (3) Des écoles. (4) Si les enfants sont bien formés, ils seront des adultes conscients.

Lettre n°4462

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4462, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre avec plaisir. Vous m’indiquez à quelle date a été fixé le mariage de votre fille, en un moment bon et fructueux, dans la ville sainte de Jérusalem. Vous et votre épouse pensez vous rendre au mariage(1).

Il est sûrement inutile de vous rappeler que, quand on se rend en Erets Israël, pays vers lequel, dit la sainte Torah, “ les yeux de Dieu sont toujours tournés, du début de l’année à la fin de l’année ”, que les non Juifs eux-mêmes qualifient de Terre Sainte, on doit recevoir un “ visa d’entrée ”, non seulement ici, auprès des hommes, mais surtout auprès du Roi, dont Erets Israël est le palais.

On obtient ce visa en intensifiant sa pratique juive, son étude de la Torah, sa pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Bien évidemment, cet ajout doit être réalisé au plus vite, car qui sait ? Chaque jour qui passe est perdu et ne pourra pas être retrouvé.

De fait, un ajout à la Torah et aux Mitsvot est utile, même si l’on ne voyage pas et l’on exige, en effet, qu’il en soit ainsi, comme il est dit : “ A quiconque ajoute(2), on ajoute(3) ”. Mais, dans votre cas, cet ajout est particulièrement nécessaire(4).

En outre, une réflexion sommaire permettra sûrement de déterminer des domaines de la pratique juive dans lesquels votre épouse peut aussi, pour sa part, réaliser un ajout. Elle pourra aussi influencer son entourage, afin de le rapprocher du Judaïsme. Et, Dieu vous accordera la réussite, en tout cela.

Je vous réitère mes bénédictions pour que le mariage soit en un moment bon et fructueux, qu’ils bâtissent un foyer juif, un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,

N. B. : Il serait bon, avant le voyage, de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison, afin de s’assurer qu’elles sont cachères, conformément à la Hala’ha.

Notes

(1) Alors que les parents n’habitent pas en Erets Israël et entreprendront donc un voyage, afin de pouvoir s’y rendre. (2) Des efforts. (3) Des bénédictions. (4) Du fait de ce voyage.

Lettre n°4463

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4463, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Sivan 5716,

Brooklyn, New York,

A l’attention du docteur ‘Haïm Bainart,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du 9 Iyar et, en son temps, le docteur Chlomo Heidelberg, de New York, m’a remis(1) la brochure, tirée à part de votre livre “ les jugements de l’inquisition, à Tolède ”. Je vous en remercie. Sans doute adresserez-vous vos autres publications à la bibliothèque se trouvant près de moi. En effet, celle-ci est au service du plus grand nombre. Je vous en remercie d’avance.

Vous êtes issu d’une famille ‘Habad, arrière-petit-fils et petit-fils de ‘Hassid. Or, disent nos Sages, “ quand on décoche une flèche vers le haut, elle retombe sur sa pointe ”(2). J’espère qu’il en sera bien ainsi pour vous(3), non seulement pendant les jours particuliers, le Chabbat et les fêtes, mais également dans l’existence quotidienne. De même vous utiliserez, en ce sens, l’influence que vous exercez sur les autres.

En effet, dans notre génération, chacun a été frappé et l’on est un tison sauvé des braises(4). La responsabilité que l’on endosse est d’autant plus importante, puisqu’elle repose sur ceux que la divine Providence a sauvé, afin de “ faire vivre un grand peuple ”.

Bien plus, votre métier consiste à enseigner aux jeunes, à les guider. Or, tous ceux que la divine Providence a orienté vers l’éducation, quelle qu’en soit la discipline, doivent conduire leurs élèves à mettre en pratique leur mission profonde et essentielle, celle d’avoir une vie conforme à notre Torah, Torah de vie et à ses Mitsvot.

Comme vous le savez, les jeunes ne supportent pas les compromis(5). Quand on leur transmet la Parole de Dieu dans son intégralité et dans sa pureté, on conquiert leur cœur, même si certains commettent l’erreur de penser que c’est précisément en allégeant la Hala’ha et en faisant des compromis qu’on obtient leur confiance. Pour quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus

Une éducation traditionnelle, sans compromis, prépare l’élève à une vie véritablement heureuse, à un bonheur à la fois physique et moral.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4283. (2) Vers son origine. (3) Que le destinataire de cette lettre se rapprochera de ‘Habad. (4) A l’issue des massacres de la dernière guerre. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°3809, 4604 et 4610.

Lettre n°4464

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4464, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

Je fais réponse à votre lettre du 11 Sivan, dans laquelle vous évoquez une visite en Terre Sainte, avec vos enfants. J’en suis un peu surpris. Il semble que les médecins vous aient dit de ne pas emmener l’enfant, tant qu’il n’aura pas un an, à l’étranger, où il se trouvera dans des conditions atmosphériques différentes.

Bien plus, d’après ce que l’on dit, la ville dans laquelle vous vous trouvez maintenant a un climat bon et agréable, sans grand changement d’une semaine à l’autre ou même d’une saison à l’autre. Il n’en est pas de même là où vous vous rendez, surtout en automne et en hiver.

Vous avez sûrement connaissance(2) de la réponse que mon beau-père, le Rabbi, fit à quelqu’un qui l’interrogeait sur son commerce, un commerce de bois. Le Rabbi répondit à la question qui lui était posée et il conclut sa réponse en conseillant à cet homme de mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon.

L’homme commença à se dérober, par différents prétextes, car il ne voulait pas signifier son refus au Rabbi. Mon beau-père, le Rabbi, lui dit alors :

“ Tout cela est bien surprenant. Tu admettras sans doute que je connais mieux le Judaïsme, la Torah et les Mitsvot que le commerce du bois. Tout le monde sait que j’ai consacré plusieurs années de ma vie à la Torah, aux Mitsvot, au mode de vie juif. Mes parents et mes grands-parents en ont fait de même, durant toute leur existence. Malgré cela, il te semble une évidence de m’interroger sur le commerce du bois. Tu as aussitôt adopté mon conseil et tu as l’intention de le mettre en pratique.

A l’opposé, dans le domaine dont je suis, selon ton propre avis, ‘un grand spécialiste’ et un ‘spécialiste, fils de spécialiste’, tu ne me poses aucune question. Et, bien plus, après que je t’ai donné une instruction claire, en t’expliquant que cela est ton véritable bien, non seulement moral, mais aussi physique, il te semble tout aussi évident de ne pas l’accepter. Et, tu cherches uniquement une formule polie pour exprimer ton désengagement. ”

Vous comprenez sûrement ce que cette image signifie et il n’est donc pas nécessaire d’en dire plus.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1036 et le Likouteï Si’hot, tome 17, page 527.

Lettre n°4465

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4465, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Saadya(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 14 Sivan. Vous me dites que vous avez passé Lag Baomer et la fête de Chavouot dans la solitude(2). Cela est surprenant, car j’ai maintes fois rappelé ce que disent nos saints maîtres, dans différentes causeries. Chacun d’entre nous, là où il se trouve, doit se considérer comme un émissaire, non seulement pour mettre en pratique une certaine Mitsva, pendant quelques temps, ou même diffuser la ‘Hassidout et ses pratiques, mais aussi pour agir dans tous les domaines du Judaïsme où cela est possible.

Vous avez donc été concrètement nommé pour cela. Et, vous devez agir, de manière agréable et pacifique, en tel endroit et à tel moment. Dès lors, le résultat est à la mesure de l’effort(3). Vous avez passé plusieurs mois, plusieurs années à Sefrou. Est-il possible d’affirmer qu’il n’y ait personne parmi tous ceux qui y résident(4), en particulier ceux qui y assument une mission sacrée(5), avec qui vous puissiez échanger un mot ‘hassidique, ou même, plus encore, un enseignement de ‘Hassidout ? Là encore, il est sûrement inutile d’en dire plus.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour connaître la réussite dans votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav S.Liberov, de Sefrou. Voir, à son sujet, la lettre n°4328. (2) En l’absence d’autres ‘Hassidim ‘Habad dans la ville de Sefrou. (3) Textuellement “ la trace, sur le dos du chameau, dépend du poids du fardeau ”. (4) La communauté locale. (5) Les rabbins et les enseignants.

Lettre n°4466

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4466, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Sivan 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad, dans

la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée

et rebâtie par notre juste Machia’h, très bientôt

et de nos jours, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 28 Iyar, avec ce qu’elle contenait, mais son acheminement a été quelque peu retardé. Vous me faites part de vos réalisations positives, pendant les semaines qui viennent de s’écouler.

J’attends d’autres lettres, m’annonçant de bonnes nouvelles de ce qui a été fait depuis lors, en particulier de la manière dont vous avez profité du temps du don de notre Torah(1) pour diffuser les sources(2) à l’extérieur, dans tous les domaines.

J’ai bon espoir que vous rencontrez, de temps à autre, les ‘Hassidim âgés et que vous sollicitez leur conseil. Un enseignement bien connu et très clair de nos Sages en souligne l’utilité(3).

Que Dieu vous accorde la réussite pour développer vos actions, avec une véritable largesse d’esprit. Chacun d’entre vous en recevra largement la rétribution, en ce qui vous concerne personnellement.

Avec ma bénédiction pour une considérable réussite et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) La fête de Chavouot. (2) De la ‘Hassidout. (3) Il est dit que “ le salut provient des nombreux conseillers ”.

Lettre n°4467

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4467, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Sivan. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous m’annonciez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, en ce qui vous concerne personnellement et aussi dans votre action pour renforcer le Judaïsme et le propager, pour diffuser les sources(2), en particulier. Différents textes établissent que l’un dépend de l’autre(3).

Vous avez sûrement déjà reçu ma réponse(4)à ceux qui s’occupent de l’école et du séminaire de jeunes filles, à Kfar ‘Habad. Il est sûrement inutile de rappeler à tous les ‘Hassidim, qu’à chacun incombe le mérite et l’obligation de contribuer au développement de cette institution, de même que de toutes les autres, se trouvant à Kfar ‘Habad.

De plus, j’espère qu’il est inutile de vous rappeler qu’il est absolument indispensable de développer le cadre des femmes et jeunes filles ‘Habad, à Kfar ‘Habad.

Heureux sont ceux qui, matériellement et spirituellement, se consacrent à tout cela et agissent en ce sens. Puisse Dieu vous accorder de donner de bonnes nouvelles de tout cela, avec tout le détail qui convient.

Avec ma bénédiction et en vous remerciant de transmettre ce message à chacun et à chacune,

Notes

(1) Le Rav D.Bravman, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°4405. (2) De la ‘Hassidout. (3) Le renforcement du Judaïsme de la diffusion de la ‘Hassidout. (4) Il s’agit de la lettre n°4451.

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