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Iguerot Kodesh — lettres 4428 à 4447

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4428

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4428, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Sivan 5716,

Brooklyn,

A madame ‘Haya(1),

Je vous bénis et vous salue,

Vous m’écrivez(2) à propos de votre action auprès des femmes. Il est bien évident que vous devez intervenir dans les deux milieux, à la fois parmi celles qui ne connaissent pratiquement rien du Judaïsme et parmi celles dont les connaissances sont encore insuffisantes.

Il est clair que l’on n’agit pas de manière identique dans ces deux milieux. Néanmoins, au fur et à mesure des rencontres avec ces femmes, vous pourrez préciser l’approche que l’on doit adopter envers elles(3).

Vous avez apporté une réponse exacte à quelques unes des questions que l’on vous a posées et que vous rapportez dans votre lettre. J’espère donc que vous connaîtrez encore le succès, à l’avenir. Il conviendrait, toutefois, d’adopter l’organisation suivante, qui existe dans différents milieux. Les questions posées lors d’une réunion recevront une réponse à la réunion suivante. De la sorte, vous aurez la possibilité de vous approfondir sur ces questions et sur tout ce qui les concerne.

Je vous joins une copie de ma lettre adressée à toutes, à l’occasion de la réunion des femmes et jeunes filles ‘Habad qui a eu lieu ici. Vous pourrez sûrement utiliser son contenu pour votre action.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Madame H. Shagalov, de Londres. (2) Cette lettre est rédigée en Yiddich. (3) Le contenu des interventions nécessaires.

Lettre n°4429

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4429, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Sivan 5716,

Brooklyn,

Aux femmes et jeunes filles ‘Habad, groupement

de Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Sivan, qui faisait suite à une interruption particulièrement longue. Je suis surpris par la manière dont certaines femmes considèrent les actions et l’œuvre des femmes et jeunes filles ‘Habad, d’après ce qu’elles m’écrivent. Or, on sait à quel point mon beau-père, le Rabbi, appréciait de telles actions, demandait de les développer, dans toute la mesure du possible.

A l’occasion, je rappellerai à ces femmes(1) la nécessité de collaborer avec vous, en fonction des besoins. Par ailleurs, la nature et les capacités de nombreuses membres de votre groupement, selon ce que je sais, les rendent capables d’être des oratrices, dans les réunions des femmes et jeunes filles ‘Habad, tout au plus avec la préparation qui convient.

De fait, chacun et chacune de ceux qui parlent en public doivent se préparer à cela. Et, nos maîtres, de sainte mémoire, soulignent, à ce propos que Rabbi Akiva lui-même préparait quatre fois son enseignement avant de le transmettre publiquement. Bien plus, le Midrach Tan’houma, à la Parchat Yethro, paragraphe 15, en déduit même le principe(2) d’un verset de la Torah.

Je vous joins une copie de ma lettre adressée à toutes, à l’occasion de la réunion des femmes et jeunes filles ‘Habad, qui a eu lieu ici. Son contenu vous servira sûrement pour votre travail.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°4449 et 4573. (2) La nécessité d’une préparation.

Lettre n°4430

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4430, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, que votre état de santé s’est amélioré, que vous allez mieux. Sans doute, s’appliquera pour vous l’affirmation de

nos Sages, énoncée au traité Baba Batra 12b, selon laquelle, quand on fait du bien à quelqu’un, c’est pour de longs jours et de bonnes années.

Il est sûrement inutile de vous rappeler encore une fois que vous avez pu observer, jusqu’à maintenant, le bien visible et tangible que Dieu vous a accordé. Sans doute ne vous êtes-vous pas ému des obstacles et des voiles, en la matière, ceux que vous rencontrez dans votre commerce. Cela sera sûrement momentané.

La raison en est la suivante. Nos Sages disent : “ Pourquoi te préoccuper de ce qui est caché auprès de Dieu ? ”. Peut-être le but de tout cela était-il de vous conduire à envoyer un télégramme, en affirmant que vous faites un don d’un montant important, qui sera attribué selon mon avis.

En pareil cas, il est préférable de préciser le montant, afin qu’il n’y ait pas de doute pour l’un et l’autre. En effet, aussi importante que soit cette somme, on peut considérer qu’elle n’est pas à la mesure de ce que vous pouvez faire. Quand il s’agit de Tsédaka, il faut, dans la mesure du possible, éviter de parler de “ grande somme ”. Vous m’apporterez donc cette précision à la prochaine occasion.

Sans doute respectez-vous toutes les prescriptions des médecins. En effet, notre sainte Torah, Torah de vie, affirme qu’elle accorde au médecin la permission, c’est-à-dire également la force de guérir.

Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à toutes, à l’occasion de la réunion générale des femmes et jeunes filles ‘Habad, qui a eu lieu ici. Vous voudrez bien la transmettre à votre épouse et également à votre fille, avec les explications qui conviennent, afin qu’elles agissent en fonction de son contenu.

Cette mission de Mitsva renforcera la bénédiction de Dieu pour votre prompte et complète guérison, de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°4431

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4431, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me faites part de l’état de santé de votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie. Je mentionnerai son nom, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Je citerai également le vôtre et celui des membres de votre famille, afin que tout se passe comme vous l’écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Vous me dites que vous n’avez pas voulu m’écrire, jusqu’à maintenant, car vous aviez honte de le faire(1). Vous précisez, tout d’abord, que vous avez été un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lodgh. Je suis sûr que cette étude et cette période exercent leur effet sur le présent et le feront également sur le futur.

Bien évidemment, chaque jour qui passe sans que l’on agisse pleinement est une perte. Je précise “ pleinement ” car, d’après ma connaissance du caractère des hommes et de l’éducation que dispense la Yechiva Tom’heï Temimim, je suis certain que l’on peut observer la conséquence de celle que vous avez reçue(2). Pour autant, celle-ci n’est peut-être pas pleine et entière.

Chaque Juif reçoit des forces illimitées, en la matière et il est donc clair que tout dépend de vous. Vous devez agir “ pleinement ”, au point de ne plus avoir honte de m’écrire, comme vous le précisez dans votre lettre.

Bien plus, nous venons de vivre le temps du don de notre Torah(3). Chaque Juif possède désormais des forces renouvelées pour mettre en pratique les Mitsvot de Dieu. Puisse Dieu faire que le contenu de votre prochaine lettre soit joyeux, en tout ce que vous mentionnez.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Vraisemblablement parce que le destinataire de cette lettre estimait que son comportement ne justifiait pas qu’il demande cette bénédiction. (2) Il est donc inconcevable que quelqu’un ne fasse rien du tout. (3) La fête de Chavouot.

Lettre n°4432

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4432, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous ressentez une chute morale, affectant votre crainte de Dieu et votre étude de la Torah. Vous souhaitez donc changer l’endroit dans lequel vous poursuivez vos études.

Il est vrai que la crainte est le portique conduisant vers Dieu. Ainsi, le Zohar, tome 1, page 8a, dit : “ Telle est la porte de l’élévation ”. Et, l’on trouve une allusion à cela également dans la partie révélée de la Torah. En effet, le traité Chabbat 31b qualifie la crainte de “ clés extérieures ”. Et, la Michna précise que l’on doit craindre Dieu avant de se consacrer à la sagesse de la Torah.

Vous êtes actuellement dans la situation que vous décrivez et vous vous efforcerez donc de poursuivre vos études à la Yechiva de Brunoy, près de Paris. Vous vous engagerez également à exercer une influence positive sur votre prochain, lorsque le Créateur du monde vous accordera la réussite dans vos études.

Dieu sondera votre cœur et Il verra que votre volonté est sincère. Il exaucera votre souhait, en la matière.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4433

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4433, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du temps du don de notre Torah(1).

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, très concise, qui faisait suite à une longue interruption. J’en déduis que tout va bien. Son contenu semble indiquer que vous fixez un temps pour l’étude de la Torah. J’espère, bien que vous ne le précisiez pas, que vous prenez part également aux réunions des ‘Hassidim, se passant à proximité de chez vous. Vous connaissez le dicton de l’Admour Hazaken(2) selon lequel “ ce qu’une réunion ‘hassidique peut accomplir, l’ange Mi’haël ne peut le faire ”.

Vous me demandez quand lire des Tehilim(3). D’après ce que m’a dit mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, on ne peut les dire que dans la seconde partie de la nuit et pas avant, à l’exception de Roch Hachana et Yom Kippour.

Concernant votre seconde question, l’opportunité d’abandonner quelques unes de vos études pour lire l’ensemble des Tehilim plusieurs fois par jour, vous devez, à mon sens, mettre en pratique l’injonction : “ Tu n’abandonneras pas ton endroit ”, c’est-à-dire conserver vos études.

Certes, votre bon cœur vous suggère de dire plus de Tehilim. Vous le ferez donc avant la prière. Après celle-ci, vous les lirez selon leur répartition mensuelle.

Vous fixerez également une étude de la ‘Hassidout chaque jour. Vous apprendrez, chaque jour également, un passage du ‘Houmach, de la Sidra de la semaine, avec le commentaire de Rachi, le dimanche du début de cette Sidra jusqu’au Chéni, le lundi du Chéni au Chelichi et ainsi de suite.

Dieu accordera, à vous et à votre épouse, de longs jours et de bonnes années. Vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) La fête de Chavouot. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3507, 4436 et 4485. (3) Pendant la nuit.

Lettre n°4434

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4434, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Sivan et à celle qui la précédait. Vous connaissez l’enseignement et le dicton de notre saint maître, selon lequel “ une action est préférable à mille plaintes ”. Bien évidemment, plusieurs actions sont encore meilleures. Tel est le besoin du moment, l’obligation et le mérite de chacun, en particulier de ceux que la divine Providence a placé dans un rayon de lumière en leur permettant d’être élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Vous faites allusion à la méditation de la ‘Hassidout, avant la prière. J’ai déjà dit, à ce propos, qu’après une étude sur texte, il est préférable de réviser les idées plutôt que les mots exacts, sauf lorsque cela est nécessaire pour ne pas perdre le raisonnement et sa synthèse, comme on peut le vérifier concrètement. En effet, on suscite plus aisément le sentiment du cœur(1) par la réflexion à une idée que par la lecture des mots.

Je suis surpris que vous n’évoquiez pas l’étude ou, tout au moins, la révision des lois usuelles(2), en particulier celles que l’on applique chaque jour. Une telle étude est indispensable, comme l’expliquent également les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken.

Sans doute respectez-vous les temps d’étude de la Yechiva, conformément à ce qui doit être actuellement votre rôle. Vous influencez également les autres élèves, en la matière. La soumission, l’obéissance et le respect des temps d’étude sont à la base de la réussite de cette étude.

Dieu vous accordera le succès pour donner de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Nécessaire pour la prière. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3892.

Lettre n°4435

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4435, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du temps du don de notre Torah(1). Je suis surpris de constater que vous ne dites pas un mot de votre étude de la Torah, en général et de celle de la ‘Hassidout, en particulier. C’est pourtant par ce canal et par ces réceptacles que les ‘Hassidim reçoivent les bénédictions de Dieu, en tous leurs besoins et en ceux des membres de leur famille.

Ceci inclut, bien entendu, la nécessité de trouver grâce aux yeux de Dieu et des hommes, de se consacrer avec succès aux besoins communautaires. Et, c’est, en particulier, la réponse que l’on peut apporter à votre question. Comme vous le savez, nos Sages disent que, quand quelqu’un a la crainte de Dieu, ses paroles sont entendues. Or, comment aimer Dieu et Le craindre si ce n’est par la réflexion ?

Le grand maître(2), dans ses lois des fondements de la Torah, au début du chapitre 2, tranche qu’il en est bien ainsi et la ‘Hassidout l’explique longuement, depuis le saint Tanya. De fait, une telle étude est nécessaire même si l’on fait abstraction de toutes ces raisons, qui sont liées à la récompense, Prass, de la même étymologie que Proussa, ce qui est coupé, comme l’explique le Likouteï Torah Chir Hachirim, page 17a. Et, ceci peut être rapproché de l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ le pauvre a coutume de se nourrir d’un pain coupé(3) ”. Or, “ il n’est de pauvre que par la connaissance ”.

A notre époque, les sources de la ‘Hassidout ont été abondamment révélées. Chacun d’entre nous est donc riche, en la matière. Néanmoins, à votre cas également s’applique l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ un homme agit d’emblée pour son propre compte ”. Puisse donc Dieu faire que vous étudiez abondamment la ‘Hassidout, au moins en en appliquant les termes à votre propre personne, comme on l’a dit.

De la sorte, vous connaîtrez l’élévation, d’une étape vers l’autre. Vous trouverez les détails de tout cela dans le Dére’h ‘Haïm(4). Et, vous consulterez les références dans les index.

Vous me demandez de quelle manière on peut expliquer la nécessité d’une séparation(5). Plusieurs articles ont déjà été édités à ce sujet(6), y compris dans les journaux des Etats-Unis. Certains sont même incisifs. Vous les avez sûrement lus et vous trouverez donc les mots qui conviennent en votre endroit et en ce moment.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Vous m’annoncerez également une autre bonne nouvelle en me disant que vous gardez les trois études, s’appliquant à chacun, qui furent instituées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) La fête de Chavouot. (2) Le Rambam. (3) Ne pouvant en acquérir un entier. (4) De l’Admour Haémtsahi. (5) Entre les hommes et les femmes, à la synagogue. Voir, à ce sujet, les lettres n°3452 et 4476. (6) Voir également la lettre n°2782. Ces réponses ont été éditées dans une brochure intitulée “ la sainteté de la synagogue ”, parue à New York, en 5719-1959.

Lettre n°4436

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4436, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5716,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yehouda Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Iyar et je vous remercie pour la bonne nouvelle que constitue la réunion ‘hassidique qui s’est tenue au jour lumineux de Lag Baomer, Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. Bien que vous ne le précisiez pas, on a sûrement répété un discours ‘hassidique, à cette occasion, puis prononcé quelques causeries.

Vous connaissez le dicton de l’Admour Hazaken(2) selon lequel “ ce qu’accomplit une réunion ‘hassidique, l’ange Mi’haël ne peut le faire ”.

Bien évidemment, je suis peiné d’apprendre que la lecture des Tehilim, pendant le Chabbat qui bénit le mois(3), est affaiblie. Puisse Dieu faire que vous trouviez les mots pour expliquer aux membres de votre synagogue l’importance de cette pratique, conformément à l’explication figurant dans une lettre de mon beau-père, le Rabbi, figurant dans le “ recueil de lettres sur la lecture des Tehilim ” et à la fin des Tehilim Ohel Yossef Its’hak, que vous possédez sûrement.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela également.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.L. Slonim, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°3937, 4552 et 4698. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4433. (3) Le dernier Chabbat du mois, conformément à la décision du précédent Rabbi

Lettre n°4437

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4437, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie de m’avoir décrit les réunions ‘hassidiques qui ont eu lieu pendant les jours propices. Vous maintiendrez sûrement cette pratique positive(2), à l’avenir. En effet, ceci est partie intégrante de l’Injonction divine, qui est un grand principe de la Torah, selon laquelle “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”.

Il est une nécessité de procurer un plaisir profond à un autre Juif. La majeure partie des lettres me parvenant, pour l’heure, n’ont pas un contenu suscitant le plaisir. Tout courrier qui va dans ce sens m’est donc particulièrement précieux.

Puisse Dieu faire que cette réunion ‘hassidique, de même que toutes celles qui viendront, aient des résultats concrets, outre leur valeur intrinsèque, qu’il n’est pas de mots pour décrire. Pour autant l’action prime et la Michna établit que “ l’acte est essentiel ”.

Avec ma bénédiction, selon les termes de mon beau-père, le Rabbi, pour avoir un été en bonne santé(3) et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Je vous joins ma lettre, adressée à tous, à l’occasion de la réunion générale de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, qui a eu lieu ici.

Notes

(1) Le Rav Y.Orenstein, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4565. (2) Celle d’écrire au Rabbi, pour lui rendre compte de ce qui s’est passé. (3) En Yiddich dans le texte.

Lettre n°4438

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4438, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre du 28 Iyar, qui faisait suite à une longue interruption. Vous me faites part des différentes contrariétés que vous avez affrontées, ces derniers mois. Vous concluez en disant que vous avez le cœur brisé et contrit, car vous ne savez pas à qui vous adresser.

Je suis surpris, étonné et peiné que, vous trouvant dans la ville sainte de Jérusalem, dans laquelle il y a de nombreux Juifs craignant la Parole de Dieu et Sa Torah, vous ne puissiez prendre conseil auprès de personne. Il y a vraisemblablement là un stratagème du mauvais penchant, qui attaque l’homme par toutes les manières possibles, afin de l’empêcher de mettre en pratique le Commandement du Créateur : “ Servez Dieu dans la joie ”.

Il serait bon que vous exposiez vos difficultés, par le détail, devant les ‘Hassidim âgés, en particulier le grand Rav Na’houm Shmaryahou Sosonkin, qui réside dans le quartier des rabbins réfugiés, à Roméma. Tous vous guideront. Bien évidemment, vous pouvez leur montrer la présente ou bien leur dire que vous les consultez selon mon conseil.

Puisse Dieu faire que vous mettiez en pratique les Injonctions de Dieu, en étudiant la Torah et en pratiquant les Mitsvot, avec joie et enthousiasme. Car, tout dépend de la volonté.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E.Kwint,

Lettre n°4439

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4439, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez votre mémoire(1). Vous ferez donc vérifier vos Tefillin. De même, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka.

Par ailleurs, vous vous efforcerez d’apprendre par cœur(2) quelques chapitres de Michna et au moins un du saint Tanya.

J’ai bon espoir qu’en appliquant tout cela, vous aurez une meilleure mémoire. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite dans vos préoccupations, de même que dans la Torah et les Mitsvot.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Vraisemblablement, des pertes de mémoire. (2) Afin de faire usage de la mémoire.

Lettre n°4440

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4440, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Israël Abba(1),

Je vous salue et vous bénis

J’ai reçu votre lettre du 5 Sivan, qui faisait suite à un long silence. La demande de bénédiction qu’elle contenait sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous évoquez l’organisation des différentes sortes de réunions ‘hassidiques. Bien entendu, vous avez raison de dire qu’il en existe plusieurs sortes. Vous consulterez, à ce sujet, le Séfer Ha Si’hot été 5700(2), à la page 34. Il est, néanmoins, surprenant que vous ne parveniez à vous mettre d’accord pour “ remettre la couronne là où elle se trouvait auparavant ”, conformément à l’expression de nos Sages. Il ne s’agit donc pas de réduire ou de supprimer les réunions qui existent, à l’heure actuelle, mais bien d’organiser, en outre, des réunions ‘hassidiques de la manière dont elles se passaient auparavant.

Or, tout ne dépend que de votre volonté. Vous disposez de suffisamment de temps pour faire l’une et l’autre. Et, l’on peut vérifier qu’en la matière, comme dans tout autre domaine, plus l’on agit rapidement et mieux c’est, afin de ne pas s’habituer à la situation dans laquelle cela(3) n’est plus indispensable. Et, le “ petit malin ”(4) est capable de multiplier les explications, en la matière.

Je suis surpris que se prolonge à ce point votre réflexion sur la manière de participer au développement de Ohaleï Yossef Its’hak, à Melbourne. Le temps perdu ne peut jamais être retrouvé et j’attends de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de votre utilisation efficace du temps du don de notre Torah(5).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav I.A. Pliskin, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4071. (2) 1940, du précédent Rabbi. (3) Une telle réunion. (4) Le mauvais penchant. (5) De la fête de Chavouot.

Lettre n°4441

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4441, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5716,

Brooklyn,

A madame Pradel(1),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai eu des nouvelles de la journée de la pose de la première pierre, pour l’école de Kfar ‘Habad(2). Et, j’ai été particulièrement satisfait d’apprendre que vous y avez été présente, que vous y avez apporté votre concours. Tous les Juifs, “ croyants, fils de croyants ”, ont foi en le fait que l’aspect essentiel de l’homme est son âme, “ parcelle de Divinité véritable ”(3). Or, cette âme est éternelle.

La finalité de la création de l’homme est l’action qu’il mène ici-bas. La relation qui est établie entre une âme et un accomplissement du monde, surtout si celui-ci se prolonge, porte des fruits et des fruits de fruits. Il s’agit donc bien d’une victoire contre la mort, du plus grand plaisir qui peut être procuré à cette âme. Combien plus en est-il ainsi quand cet accomplissement se déroule à l’endroit même où se passa l’événement(4).

J’ai donc bon espoir que le Créateur du monde, Qui le dirige, vous bénira en vous accordant de longs jours, de bonnes et agréables années. Vous observerez des élèves, formés à la Torah et à un métier dans ces écoles dont vous avez vu la pose de la première pierre, des élèves qui feront la fierté d’Israël, qui suivent la voie tracée par Sim’ha, dont Dieu vengera le sang, une voie à laquelle il consacra sa vie.

Puis, s’accomplira la promesse selon laquelle “ ils se réveilleront et se réjouiront ceux qui reposent sur terre ”.

Sans doute avez-vous adopté un travail compatible avec votre état de santé. Dieu vous renforcera et vous concevrez beaucoup de satisfaction de tous vos enfants.

Avec ma bénédiction pour de longs jours et de bonnes années, de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Madame P. Zilbershtrom, mère du jeune Sim’ha, assassiné par les terroristes, à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281 et l’avant-propos. (2) Il s’agit de l’école d’imprimerie Yad Ha ‘Hamicha, “ souvenir des cinq ” élèves assassinés. (3) Selon l’expression du second chapitre du Tanya. (4) En l’occurrence, l’attentat.

Lettre n°4442

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4442, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yaakov Mena’hem Mendel(1) Ha Cohen, le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée et faisait suite à un silence particulièrement long. Vous me dites de quelle manière vous avez commencé à diffuser la pratique juive dans votre entourage. Vous me faites part des difficultés auxquelles vous êtes confronté.

Avec la réflexion qui convient, vous parviendrez à écarter ces entraves, à diffuser le Judaïsme conformément aux directives ‘hassidiques et, le moment venu, les sources de la ‘Hassidout. Bien plus, la saison(2) approche et des personnes, issues de différents endroits, se réunissent près de vous(3). L’influence exercée sur eux se répandra, par la suite, dans de nombreux lieux et milieux(4).

Puisse Dieu faire que vous réussissiez, en ce sens, de la meilleure façon. Et, vous connaissez le dicton(5) de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel un Cho’het n’est pas uniquement quelqu’un qui tient un couteau à la main et il a maintes fois(6) été dit, au cours des réunions ‘hassidiques, que la définition de la Che’hita peut être trouvée dans l’enseignement, donné dans la maison d’étude de Rabbi Ichmaël, selon lequel la Che’hita est un moyen d’attirer. Il faut donc attirer l’animal et l’élever vers l’homme.

Ainsi, l’âme animale se trouvant en l’homme, ici-bas et cet homme lui-même, duquel il est dit : “ Je suis comme des animaux devant Toi ”, s’élèveront vers l’Homme céleste. Cela est une évidence.

Avec ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, pour avoir un été en bonne santé, pour que cette bonne santé soit physique et morale, l’une dépendant de l’autre,

Notes

(1) Le Rav Y.M. M. Sperlin, de Woodritch. (2) En anglais dans le texte. (3) S’agissant, vraisemblablement, d’une ville de vacances. (4) A l’issue des vacances, quand ils rentreront chez eux. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°876. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°2274.

Lettre n°4443

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4443, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

ayant de bons comportements, le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Iyar, dans laquelle vous expliquez pourquoi il faut attendre deux semaines environ avant de fixer une Mezouza(2). D’après ce que vous écrivez, celui qui en a donné la raison est l’un de nos maîtres, bien que vous ne me donniez pas de précision, à ce sujet. Je n’ai rien entendu de tout cela. Je vous saurais gré de m’apporter des précisions, à ce sujet(3).

A ceux qui me demandent un conseil, j’ai l’habitude de répondre qu’une Mezouza doit être fixée dès l’entrée dans la maison, bien entendu sans bénédiction. Il en est de même pour la permission de la farine de la nouvelle récolte. Lorsque l’Omer était offert dans le Temple, cette offrande apportait également la permission de cette farine. Par la suite, d’après la Hala’ha, elle est permise d’emblée, dès le début de la journée.

Il en est donc de même pour la révélation de la lumière qui entoure. Ceux qui peuvent la révéler par leur effort doivent effectivement obtenir un tel résultat. Il n’en est pas de même, en revanche, pour des personnes comme nous. Car, qui sait ce que nous réalisons ?

Concernant cette pratique, on ôte l’une des Mezouzot, au bout de trente jours et on la fait vérifier ou bien on la remplace par une autre, plus belle. En fixant cette nouvelle Mezouza, on récite la bénédiction et l’on pense à inclure, dans cette bénédiction, toutes les autres Mezouzot.

Pour faire suite à tout cela, je vous propose de rédiger, au plus vite, tous les enseignements du Rabbi Rachab que vous conservez encore clairement en mémoire. En effet, les souvenirs s’amenuisent avec le temps. Comme je l’ai dit plusieurs fois, il est dommage que les premiers ‘Hassidim n’aient pas écrit les instructions données par nos maîtres. De nombreuses perles auraient ainsi été conservées et un grand nombre de ces enseignements aurait sûrement affecté l’action concrète.

Vous envisagez, dans votre lettre, votre participation à l’action des Peylim. J’ai lu, avec plaisir, dans les journaux de Terre Sainte, que vous avez participé à la réunion des Rabbanim nouveaux immigrants.

Puisse Dieu faire qu’il y ait là un bon début pour le renouvellement de vos actions, d’autant que les vacances approchent et que l’on peut sans doute en profiter, de manière particulière et mobiliser toutes les forces pour augmenter et renforcer ce profit.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Landa, de Bneï Brak. Voir, à ce sujet, la lettre n°4311. (2) En effet, le Rav Landa écrivait que “ le Rabbi Rachab attendait un temps relativement long avant de fixer une Mezouza, d’après mes souvenirs environ deux semaines. Le Rabbi Chlita en connaît sans doute la raison, sans doute l’introduction de la lumière qui entoure dans celle qui est profonde. ” (3) Par lettre de la veille de Roch ‘Hodech Mena’hem Av, le Rav Landa répondit que le précédent Rabbi, citant son père, lui avait dit : “ La Mezouza révèle une lumière qui entoure. Il convient de l’introduire dans celle qui est profonde. Pour cela, un effort est nécessaire ”. Du doigt, il désigna le parquet de la chambre et, en agitant ce doigt, il ajouta : “ Chez moi, il n’y a pas un seul bout de bois qui ne recevra pas l’élévation. ”

Lettre n°4444

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4444, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qu’a été votre vie, les événements, les errements et les transplantations qui vous ont conduit là où vous êtes parvenu dernièrement. Et, vous citez des événements que vous ne comprenez pas.

Mon secrétariat ne possède pas de machine à écrire le russe et ma réponse est donc rédigée en Yiddich. Néanmoins, il est bien clair que vous pouvez continuer à m’écrire dans cette langue, que vous maniez plus aisément.

Vous m’écrivez que vous ne trouvez pas d’explication aux événements qui se sont déroulés dans votre famille et dans votre foyer.

Si vous méditez quelque peu à tout cela, vous cesserez de vous étonner. En effet, un homme n’observe qu’une petite partie de ce qui le concerne et qui l’entoure. Il a donc du mal à faire une juste évaluation de la réalité, à comprendre le sens profond de ce qu’il voit.

Pour bien clarifier cette idée, je citerai un exemple. Si quelqu’un pénètre dans le bloc opératoire d’un hôpital, il verra un homme, couché sur une table d’opération. Plusieurs personnes l’entourent, tenant des couteaux à la main et découpent son corps. L’homme gémit, du fait de ses souffrances, mais tous continuent à inciser.

Ne connaissant pas toute l’histoire de celui qui subit cette intervention, l’observateur extérieur sera terrifié et il s’enfuira. Il considérera que l’on a saisi un homme et qu’on le découpe en morceaux, que celui-ci hurle de douleur, mais qu’il ne parvient pas à se libérer des ces voleurs et de ces assassins.

A l’opposé, si l’on explique à cet observateur que cette opération prolongera la vie du patient pendant des dizaines d’années, qu’il ne faut donc pas tenir compte des souffrances qu’imposent les quelques heures que dure l’opération, il conviendra, non seulement que les hommes aux couteaux ne sont pas des voleurs et des assassins, mais, bien plus, qu’ils sont les bienfaiteurs de celui qu’ils opèrent.

Bien plus, il en est ainsi malgré le fait que les hommes aux couteaux ou, selon la terminologie moderne, les chirurgiens ne peuvent pas garantir totalement la réussite de l’opération et le temps que le patient survivra, après celle-ci, même si elle est un succès.

Tout ceci fait la preuve de l’idée suivante. Un homme peut vivre, au cours de son existence, un événement douloureux, se prolongeant pendant un certain temps. Et, cette douleur est véritable. Malgré cela, s’il sait que Dieu lui accorde Sa Providence, s’il observe de ses yeux, s’il on voit que le monde n’est pas livré à l’abandon, mais s’inscrit dans un certain système, intégrant non seulement l’homme lui-même, mais aussi sa famille et beaucoup d’autres encore, il admettra, par la logique la plus élémentaire, que tous ces événements ne peuvent pas contredire le système régissant le monde, tout autour de lui. Pour autant, le “ Professeur de chirurgie ” n’explique pas toujours la grande utilité que peut avoir une douleur passagère.

Certains s’interrogent, ou même affirment qu’ils sont dans le doute. Le monde possède-t-il réellement un système ? A-t-il une finalité ? Pour autant, la physique, la chimie, l’astronomie et d’autres disciplines encore, qui sont admises non seulement par les Juifs ou par les croyants, mais également par les non croyants, affirment que le plus petit atome de ce monde obéit à des lois très précises. Et, tout ce qui passe est conforme aux lois établies, y compris pour ce qui concerne la terre, les minéraux, les végétaux et les animaux.

Ainsi, ce qui nous entoure à tous répond bien à des lois précises, à des caractéristiques bien définies, quoiqu’à une dimension infiniment plus grande que celle de l’homme et de sa famille.

Représentez-vous l’image suivante, celle d’un immense bâtiment, possédant des milliers de pièces. Et, vous observez que chacune d’entre elles possède un ordre irréprochable, dont on doit admettre le caractère positif. Il est, toutefois, une petite pièce pour laquelle un doute subsiste. Est-elle effectivement aussi bien ordonnée que les autres ? Les meubles et tout ce qui s’y trouve sont-ils bien à leur place ?

Chaque homme normal admettra que, si les milliers d’autre pièces sont effectivement en ordre parfait, il ne fait pas de doute que cette pièce unique l’est également, même si l’on ne comprend pas la nature de cet ordre. En effet, cette pièce est partie intégrante de tout l’édifice et elle doit donc avoir les mêmes caractéristiques, même si l’on ne comprend pas comment cela peut être le cas.

J’imagine qu’il est superflu d’élaborer plus clairement la signification de cette image. Je voudrais uniquement y ajouter un point. Chacun d’entre nous et vous également, en méditant objectivement

à la manière dont les années se sont écoulées, aux endroits dans lesquels on s’est trouvé, aux événements qui se sont produits, découvrira des centaines, des milliers de situations dans lesquelles on a été conduit dans une direction bien précise. Rappelez-vous d’il y a dix ans. Depuis lors, tout va de la gauche vers la droite, toujours dans la même direction.

Comme vous le savez, néanmoins, Dieu souhaite que l’homme agisse en fonction de sa propre décision, “ de son bon vouloir ” selon une expression en russe. Chacun est donc libre, vous compris. On peut ainsi choisir sa propre voie. Mais, l’on n’est qu’un homme. Aussi n’est-il pas surprenant que l’on puisse parfois se tromper, s’écarter du droit chemin. Au lieu d’avancer tout droit, on peut zigzaguer. Malgré cela, si l’on réfléchit à tout ce qui vient d’être dit et si l’on ne cherche pas à s’abuser soi-même, on se dira que ces zigzags sont de plus en plus petits, de plus en plus rares.

C’est de cette façon que l’on atteint l’objectif que Dieu a assigné à chaque homme et, en particulier à chaque Juif, que l’on est réellement heureux, avec tous les membres de sa famille, dans ce monde matériel. Pour cela, il faut adopter le comportement prôné par la Torah, qui est appelée Torah de vie.

On doit, en outre, écarter l’argument que soulève fréquemment le mauvais penchant. Celui-ci désigne un homme considéré comme pieux, se conformant aux enseignements de la Torah et met en exergue ses défauts. Il en déduit que, si l’on peut adopter la Torah et, malgré cela, accumuler tant de défauts, c’est la Torah elle-même qui doit être écartée, ce qu’à Dieu ne plaise. Cet homme n’a-t-il pas commis telle faute et telle autre et telle autre encore ?

Un tel argument est erroné, car on n’observe ainsi qu’une partie de l’homme et non la totalité de lui-même. Une image permettra de le comprendre. Si, traversant une rue, on rencontre un homme qui sort de chez un médecin et marche avec des béquilles, on peut penser et même dire : “ Voyez à quel point ce médecin est incompétent ! Cet homme l’a consulté, lui a payé beaucoup d’argent, a scrupuleusement mis en pratique ses prescriptions. Or, il marche avec des béquilles et ne peut pas faire un pas sans elles ! ”.

Il faut donc expliquer que cet homme, avant de consulter le médecin, ne pouvait même pas bouger les jambes, qu’il était totalement paralysé, que le médecin a non seulement réduit la paralysie, mais qu’il a aussi renforcé l’homme, que celui-ci peut non seulement bouger les jambes, mais même marcher, que son état s’améliore peu à peu, qu’il doit encore, pour l’heure, se servir de béquilles, mais qu’il pourra sans doute s’en passer, par la suite, s’il continue à se conformer aux prescriptions du médecin et être en parfaite santé.

De même, les hommes, depuis leur naissance, possèdent différentes caractéristiques. Certains possèdent plus de bien, d’autres plus de mal. En recevant son éducation auprès de bons professeurs et, avant tout, grâce à la formation que l’on acquiert soi-même, dans la mesure où celle-ci est positive, on parvient à affaiblir ses défauts innés, à les rendre sans effet.

Tout au long de son existence, un homme doit se former et apprendre. Si on le rencontre au milieu de son effort et de sa formation, il n’est donc pas surprenant d’observer également quelques défauts. Cela ne veut pas dire qu’il se conforme aux instructions du “ Professeur ”, dans son désir de se former. Pour autant, ses défauts sont assurément beaucoup plus faibles qu’auparavant.

Je voudrais conclure en précisant mon intention. La raison d’être de la présente n’est pas uniquement d’exprimer une position “ philosophique ”, mais aussi de vous faire comprendre que, si vous voulez être objectif et raisonner d’une manière droite, vous devez raffermir votre confiance en Dieu, considérer d’une manière positive les personnes qui vous entourent, en général et les habitants de votre ville, en particulier. Vous observerez leurs qualités et, du reste, vous avez formé une grande partie d’entre eux. Vous considérerez leurs défauts, s’ils existent, comme des béquilles que l’on ne garde qu’un certain temps, selon l’exemple précédemment donné.

Avant tout, vous devez savoir que vous devez apporter votre contribution, révéler la lumière, illuminer votre entourage, non seulement votre famille, mais aussi un groupe plus large de personnes. Pour y parvenir, vous devez vous pénétrer d’amour de votre prochain, vouloir lui être utile. A n’en pas douter, c’est là le bien, positif également pour vous et pour votre famille.

J’espère que vous lirez la présente avec toute l’attention qui convient. Bien évidemment, si vous avez des questions ou si certains points ne sont pas suffisamment clairs, vous m’écrirez, à ce sujet et je serai heureux de vous répondre, selon mes possibilités, même si, du fait de mes nombreuses activités, cette réponse est quelque peu retardée.

Je pense que le fait de vous répondre ainsi fait la preuve que l’on vous consacre du temps et que, de même, vous devez vous consacrer aux personnes qui vous entourent. Cela montre également que l’on doit, de temps à autre, améliorer son comportement. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°4445

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4445, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du jour lumineux de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï(1), dans laquelle vous me dites que vous êtes surveillant des études(2), pour la partie révélée de la Torah. Néanmoins, vous ne répondez pas aux questions des élèves, car vous étudiez actuellement un autre traité que celui qui est enseigné dans la classe.

Il est bien clair que cette explication n’est pas recevable, car il dépend de vous d’étudier le même traité qu’eux. Bien plus, l’Admour Hazaken tranche, dans ses lois de l’étude de la Torah, chapitre 1, paragraphe 12, qu’en pareil cas, il est essentiel que les élèves puissent être orientés de la manière qui convient.

Il en est de même pour la seconde raison que vous invoquez. Vous me dites que vous n’avez pas la force de leur répondre, car ils posent de trop nombreuses questions. Là encore, on peut s’interroger, car, s’ils posent de bonnes questions, il est judicieux de leur répondre. En revanche, si ces questions ne sont pas judicieuses, il vous appartient de le leur expliquer. Il y a là un principe fondamental de l’éducation donnée aux élèves, qui doivent poser de bonnes questions et recevoir de bonnes réponses. C’est une évidence.

Vous craignez que les forces que vous avez investies en eux n’aient été gaspillées et vous citez, à ce sujet, un proverbe de l’Admour Hazaken. Je suis particulièrement surpris qu’un ‘Hassid puisse s’exprimer de cette façon. Même si ce dicton n’est pas une invention(3), même s’il existe réellement, l’Admour Hazaken avait, pour sa part, connaissance de la source d’une âme et de ce qu’elle devait accomplir, au cours de cette vie. Il n’en est pas de même, en revanche, pour des personnes comme nous.

Vous consulterez également les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 1, paragraphe 4, selon lesquelles une âme ne peut recevoir la Torah…(4). Qui, d’entre nous, peut prendre la responsabilité d’agir à l’inverse de la position hala’hique qu’il a exprimée(5) ?

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Lag Baomer, le 18 Iyar. (2) Dans une Yechiva. (3) Le Rabbi sous-entend, néanmoins que c’est bien le cas. (4) Qu’en en étudiant toutes les parties. (5) En privant les élèves d’une étude de la Torah.

Lettre n°4446

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4446, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Touvya(1),

Je vous bénis et vous salue,

Le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, a de bons comportements et de grandes capacités, le Rav Ouryel(2), m’a fait part, avant de repartir, du contenu de la lettre que vous lui avez écrite, concernant les possibilités qui existent de diffuser les sources(3) auprès des cercles les plus larges.

J’espère qu’il n’est nul besoin de vous décrire l’importance d’un tel accomplissement. Bien plus, nos Sages disent que “ il appartient au lecteur de la lettre d’en mettre les termes en pratique ”(4). Lorsque lui-même sera rentré en Terre Sainte, vous exploiterez, l’un et l’autre, toutes les possibilités qui existent, en la matière.

Bien évidemment, je ne fais pas allusion uniquement à la ville sainte de Jérusalem(5), mais à tous les endroits, à tous les cercles envisageables. Il est clair également que, s’il en résulte des dépenses, par exemple des frais de déplacement, j’espère que cela ne sera pas un obstacle.

Il convient, toutefois, que cette activité soit menée en fonction d’un programme établi à l’avance. Ainsi, non seulement l’un ne gênera pas l’autre, mais, en outre, il n’y aura pas de doublon. Il est dit que “ le salut provient des nombreux conseillers ” et vous consulterez ce que dit le discours ‘hassidique “ Enrôlez d’entre vous des hommes ”, à propos de l’unité qui est nécessaire, dans l’action pour Dieu et pour Sa Torah.

Combien plus en est-il ainsi en Erets Israël, où l’exil fut la conséquence de la haine sans raison. Tout ce qui est lié à l’amour du prochain, outre son importance intrinsèque, réduit, en outre, la raison de l’exil, son contenu et rapproche la délivrance, la révèle. C’est une évidence.

Bien entendu, vous avez le droit et le mérite de diffuser ce qui vient d’être dit auprès de tous ceux qui peuvent être concernés par ces propos. Puisse Dieu faire que vous soyez un bon émissaire pour transmettre ce message, de façon à ce qu’il en résulte des conséquences concrètes et la réussite.

Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela, en saluant tous vos amis, s’associant à cette mission de la plus haute importance, ce qui inclut, bien sûr, le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Ouryel,

Notes

(1) Le Rav T.Blau, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3802. (2) Le Rav O.Zimmer, de ‘Haïfa. Voir, à son sujet, la lettre n°4447. (3) De la ‘Hassidout. (4) Il appartient à celui qui prend conscience d’un certain problème de lui apporter une solution. (5) Où réside le destinataire de cette lettre.

Lettre n°4447

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4447, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires,

a de bons comportements, le Rav Ouryel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Votre silence, à l’exception de votre télégramme, depuis que vous êtes reparti d’ici, me causait du soucis. J’ai donc reçu avec plaisir votre lettre d’Issrou ‘Hag(2). Bien entendu, j’en ai pris connaissance avec des sentiments mitigés.

D’une part, vous me décrivez la situation, vraisemblablement telle qu’elle est, sans chercher à la maquiller. Vous me dites quelles sont les réactions et, de fait, j’ai maintes fois demandé que les descriptions que l’on me fait soient exactes. En effet, ne pas savoir fait beaucoup plus de peine que de recevoir des nouvelles qui ne sont pas agréables, mais correspondent à la réalité.

D’autre part, ce que vous m’écrivez me peine réellement. Il est sûrement inutile de réitérer encore une fois ma demande de savoir tout ce qui se passe, avec le plus grand nombre de détails possible.

Bien entendu, ce qui est dit dans votre lettre, de même que dans la présente, ne diminue en rien la requête que j’ai formulée, celle que vous rendiez visite à quelques personnes et à certains cercles, afin de diffuser l’étude de la ‘Hassidout(3). Comme je vous le disais quand vous étiez ici, il s’agit de leur présenter son enseignement comme une partie de notre sainte Torah. A notre époque, cette étude et cet enseignement sont non seulement une Mitsva, mais aussi une obligation, une nécessité absolue.

Dans la pratique, on peut constater que cette étude transforme celle des autres parties de la Torah, de même que la pratique des Mitsvot. Point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident à celui qui observe la situation en écartant toute partialité. C’est bien clair.

De façon générale, la mission de l’homme se répartit entre deux directions, “ écarte-toi du mal ” et “ fais le bien ”. Certes, les Tikouneï Zohar rattachent les trois cent soixante cinq Interdits à la première moitié du Nom de Dieu, aux lettres Youd et Hé, alors que les deux cent quarante huit Injonctions concernent les lettres Vav et Hé de ce Nom. Le Likouteï Torah, Parchat Pekoudeï et d’autres textes encore l’expliquent longuement.

Néanmoins, même si les mondes n’avaient pas été créés, les Interdits s’appliqueraient tout de même(4). La création introduisit donc un fait nouveau, justifiant la descente de l’âme ici-bas, “ d’une cime élevée vers une fosse profonde ”, la pratique des Injonctions, d’une manière active, les réalisations concrètes. La partie révélée de la Torah établit qu’il en est bien ainsi, puisque, selon un principe établi, la pratique d’une Injonction repousse un Interdit. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Vous ne dites rien, concernant votre épouse. Cela veut sûrement dire que tout s’est bien passé, pendant son voyage et à son arrivée en Terre Sainte. Sans doute est-elle entrée en contact avec les groupements des femmes et jeunes filles ‘Habad. Elle profitera de sa visite(5) pour cela également, dans toute la mesure du possible.

J’attends vos lettres détaillées, concernant tout cela et je vous adresse ma bénédiction pour que votre voyage et votre visite ici soient particulièrement efficaces, afin de relever le sort de la Tradition d’Israël, en général et la diffusion des sources(6), en particulier.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

N. B. : La Yechiva pour l’étude de la Kabbala dont nous avons parlé et dont je vous demandais de déterminer le programme d’étude, est la Yechiva Zi’hron Chimeon, de la ville sainte de Jérusalem, à l’adresse du Rav Aharon Zelatki, du quartier de Na’halat Tsion.

Vous écrivez, avec insistance : “ point essentiel, une question importante se pose, d’après la Hala’ha(7), dont traitent de nombreuses responsa ”. Je suis très surpris par cette formulation. Comment avez-vous pu écrire cela ?

Vous m’excuserez de vous dire que ce que l’on vous a affirmé est sans fondement, qu’il n’y a pas le moindre doute, en la matière. Le Talmud l’établit clairement, au traité Soukka 51b(8), de même que le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 124. Vous consulterez également le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, même chapitre, paragraphe 11.

Les responsa se demandent si l’on peut s’acquitter, de cette façon, de la lecture de la Meguila(9) ou encore font allusion à celui qui se trouve dans un autre endroit(10) et, même dans ce dernier cas, nombreux sont les avis qui autorisent cette pratique. En la matière, les originaires de Hongrie ont modifié leur conception habituelle, puisqu’ils font partie de ceux qui permettent(11), alors que les Sefardim l’interdisent, mais ce point ne sera pas détaillé ici.

En tout état de cause, il est clair qu’un microphone n’est pas moins qu’un mouchoir agité(12), comme le dit le traité Soukka, précédemment cité.

Notes

(1) Le Rav O.Zimmer, de ‘Haïfa. Voir, à son sujet, les lettres n°3229, 4488 et 4553. (2) Le lendemain de Chavouot, le 8 Sivan. (3) Voir la lettre précédente. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4426. (5) Chez le Rabbi. (6) De la ‘Hassidout. (7) Il s’agit de la question suivante. Es-il possible de répondre Amen ou de réciter la Kedoucha, quand l’officiant prie avec un microphone ? Voir, à ce sujet, la lettre n°4488. (8) Selon lequel on peut répondre Amen, même si l’on n’entend pas la voix de l’officiant. (9) On ne peut accomplir la Mitsva en l’écoutant avec un microphone. (10) Que l’officiant. (11) Bien que, d’ordinaire, ils adoptent systématiquement un avis rigoriste. (12) Quand il faut répondre Amen.

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