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Iguerot Kodesh — lettres 4388 à 4407

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4388

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4388, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me dites que vous n’avez pas pris part aux activités des femmes et jeunes filles ‘Habad, car celles-ci n’ont pas eu lieu, dernièrement. Il est bien clair que cette explication n’est pas suffisante. En effet, chaque membre doit se préoccuper de développer les actions et de prendre des initiatives.

Combien plus cette responsabilité incombe-t-elle à chacune des membres qui “ ne prend pas part aux activités ”, pour reprendre votre expression. Néanmoins, il est inutile de se plaindre du passé et puisse Dieu faire que vous adoptiez cette attitude, à l’avenir. Si vous observez la situation autour de vous, vous trouverez sûrement différents accomplissements et divers moyens d’agir, avec succès.

Vous travaillez dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées et ceci est particulièrement judicieux. A n’en pas douter, ceci raffermira également votre état de santé. Bien plus, nous approchons du temps du don de notre Torah(1), qui apporte la guérison au monde, renforce un Juif, non seulement moralement mais aussi physiquement.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous(2), pour la réunion générale des femmes et jeunes filles ‘Habad, qui a eu lieu ici. Vous vous servirez sûrement de son contenu, en fonction de ce qui a été dit ci-dessus.

Notes

(1) La fête de Chavouot. (2) Il s’agit de la lettre n°4355.

Lettre n°4389

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4389, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez votre mémoire. Il faut faire en sorte de ne pas la fatiguer. Si vous consultez un livre ou si vous étudiez et sentez que votre mémoire se fatigue, il faut changer de sujet d’étude, par exemple de la Michna au Eïn Yaakov, de la Guemara à la Michna. On peut aussi se consacrer à une autre Mitsva, pendant un moment, puis revenir ensuite à l’étude.

De même, vous étudierez ce qui vous fait envie. Il faut aussi connaître par cœur au moins quelques chapitres de Michna et les réciter sans fatiguer sa mémoire, même si cela prendra un peu plus de temps.

A l’occasion de la fête de Chavouot, puissions-nous avoir le mérite, au sein de tout Israël, selon l’expression de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°4390

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4390, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Morde’haï(1), Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du jour lumineux de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï(2). Dieu merci, vous êtes enfin parvenu à prélever des plants(3). D’après la lettre que je viens de recevoir de Terre Sainte(4), ceux-ci ont déjà été mis en terre, mais je ne dispose pas, à ce propos, de toutes les précisions nécessaires. J’aimerais savoir, pour ce qui vous concerne, de quelle manière vous avez scellé ces plants ou bien si, par exemple, vous les avez envoyés par la poste.

Je suis surpris que vous ne disiez rien de ce qui concerne la ville(5), si ce n’est deux mots : “ Tout va bien ”, expression qui est d’usage courant quand on ne fait rien ou bien, à un stade plus élevé, quand on respecte effectivement le principe : “ Ecarte-toi du mal ”, mais que l’on ne fait rien pour mettre en pratique l’injonction : “ Fais le bien ”. Vous consulterez donc le chapitre 30 du Tanya, qui dit : “ Quelle différence y-a-t-il entre ‘Ecarte-toi du mal’ et ‘Fais le bien’ ? Tout cela n’est-il pas une Mitsva du Roi saint et unique, béni soit-Il ? ”.

Puisque nous évoquons tout cela, je m’adresserai à vous également à propos d’un autre point, pour lequel, semble-t-il, rien n’a été fait non plus. Il s’agit de l’action menée auprès des femmes. Je vous joins la copie d’une de mes lettres, à ce propos. Ces jours sont propices, comme l’explique cette lettre et il est donc sûrement inutile d’en dire plus.

En saluant tous les ‘Hassidim et avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde(6),

Notes

(1) Le Rav M.Perlov, de Milan, Italie. Voir, à son sujet, la lettre n°3969. (2) Lag Baomer, le 18 Iyar. (3) D’Ethroguim de Calabre. Voir, à ce sujet, la lettre n°4337. (4) Voir la lettre n°4381. (5) De Milan. (6) Durant la fête de Chavouot.

Lettre n°4391

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4391, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 21 Iyar et à celles qui la précédaient.

Il est bien évident qu’une absence de réponse n’est pas une marque de rancune, ce qu’à Dieu ne plaise. Elle est uniquement due à mes nombreuses activités. Dans chaque lettre, vous évoquez plusieurs points à la fois et chaque page compte de nombreuses lignes. Or, vous écrivez également entre les lignes et au dessus des lignes. Ceci rend l’examen et parfois même la lecture plus difficiles. C’est pour cela que la réponse est retardée.

Le but de la présente est donc uniquement d’infirmer votre présomption et de vous exprimer ma surprise devant le peu de nouvelles que je reçois des activités des jeunes de l’association ‘Habad, en général et de vos propres accomplissements, en particulier.

A l’occasion de la fête de Chavouot, qui approche, puissions-nous avoir le mérite, au sein de tout Israël, selon la formulation de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde.

Avec ma bénédiction,

L’expédition de la présente a été retardée afin de répondre à vos questions, au moins brièvement.

A) Concernant la nuit interdite(1), l’explication de tout cela et notre coutume sont exposées dans le Hayom Yom, à la date du 17 Tévet.

B) Il me semble que la date doit en être établie d’après le calendrier julien, correspondant au calcul du solstice de Chmouel et non d’après le calendrier grégorien, reprenant le calcul du solstice de Rav Adda, bien que ce dernier soit plus précis. En effet, on se sert du calcul de Chmouel, par exemple, pour la bénédiction du soleil.

Néanmoins, on peut considérer que la date de cette nuit interdite possède un caractère particulier, puisqu’elle n’est pas établie par les Juifs, mais bien en fonction du calendrier des non Juifs. En définitive, on adopte donc le calcul de ceux qui se trouvent dans l’endroit où l’on est. De même, on rapporte, au nom de mon beau-père, le Rabbi, qu’aux Etats-Unis, il convient de se conférer au calendrier en vigueur dans ce pays.

C) Vous avez entendu dire qu’en Erets Israël on ne tient pas du tout compte de cette date. Sans doute tenez-vous cette information de quelqu’un de particulièrement fiable. Si elle est exacte, on peut peut-être l’expliquer de la façon suivante. Ce pays, à l’exception de quelques périodes, a été dominé par les descendants d’Ichmaël. Or, tout dépend de l’astre céleste(2). La nuit interdite n’y a donc pas été introduite, car il n’y avait pas de risque d’ajouter de la vitalité(3).

Ceci justifie la nécessité, dans chaque pays, de suivre l’usage local des non Juifs, comme on l’a dit auparavant. Vous consulterez également le Darkeï ‘Haïm Ve Chalom, au chapitre 825.

D) Certains ne disent pas le Kiddouch…(4), conformément au Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 271, paragraphe 3. Vous me demandez comment établir le compte des heures, en la matière, car vous vous interrogez sur ma réponse(5).

Je ne sais pas quelle est la nature de ce doute. Chaque astre domine pendant une heure de soixante minutes, selon un ordre défini par Rachi, dans son commentaire du traité Chabbat 129b et par d’autres références encore.

Il s’agit, en l’occurrence, de la septième heure après le milieu du jour, selon l’expression de l’Admour Hazaken, à cette même référence, les heures étant calculées de la façon qui vient d’être indiquée. Bien entendu, le milieu du jour est le point médian entre le lever du soleil et son coucher.

E) Vous dites qu’en Terre Sainte, on ne tient pas compte de tout cela(6). Si cet usage est effectivement répandu, peut-être est-ce parce que d’emblée, cette pratique n’y a pas été acceptée. De fait, le Choul’han Arou’h dit bien : “ Certains font attention… et il a déjà été dit qu’a priori, il faut dire le Kiddouch tout de suite… ”, y compris pendant cette heure.

Pourquoi ne pas avoir adopté cette pratique, même si ce n’est pas le moment de son arrivée(7) ? On peut penser qu’il en est ainsi parce que “ celui qui respecte la Mitsva est protégé du mal ”, selon le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 455, paragraphes 15 et 16.

F) Vous expliquez cette situation par le fait que les astres n’ont pas d’emprise en Erets Israël(8). Il ne semble pas que cela ait un rapport car une telle explication n’est donnée nulle part. Et l’on peut en citer pour preuve le fait que Rabbi Akiva et, bien sûr, sa fille, se trouvaient en Erets Israël. Malgré cela, il était soucieux, comme le dit le traité Chabbat 156b(9).

De même , Rabbi Yochoua Ben Lévi, se trouvant en Erets Israël, inscrivit sur son carnet : “ Celui qui…(10) ”, selon le traité Chabbat 156a. Bien entendu, il est difficile d’avancer qu’il inscrivit sur son propre carnet une mention destinée à ses disciples de Babel(11), selon l’explication que donnent les Tossafot, au traité Soukka 44a.

G) Vous m’interrogez sur le mot Be Avlato, dans sa sottise. J’ai déjà noté, à ce propos, dans le Tanya, édition de Brooklyn, 5715(12), page 432, qu’à mon sens, il faut dire Ke Avlato, selon sa sottise.

H) Concernant le dernier jour de Pessa’h et les quatre coupes(13), mon opinion a été exposée dans la réunion ‘hassidique d’A’haron Chel Pessa’h, cette année(14). J’ai dit que cette pratique est désormais le fait de tous(15) et j’ai longuement expliqué pourquoi il en est ainsi.

Vous me donnerez sûrement de bonnes nouvelles de tous ceux que vous mentionnez dans vos lettres.

Notes

(1) La veille du 25 décembre. (2) Spécifique au peuple qui habite le pays. (3) Provenant du domaine de la sainteté, par exemple par l’étude de la Torah, dans une nuit sous l’emprise des forces du mal. (4) Le vendredi soir, pendant la septième heure de l’après-midi, la durée de chaque heure étant variable, calculée en divisant par douze l’amplitude entre le lever du jour et la tombée de la nuit. Néanmoins, le Rabbi précise qu’en la matière, il faut effectivement compter des heures de soixante minutes. (5) Il s’agit de la lettre n°4042. (6) On fait également le Kiddouch pendant cette septième heure. (7) De la synagogue, auquel cas il faut dire le Kiddouch tout de suite, comme le dit le texte qui vient d’être cité. (8) Voir, à ce sujet, la lettre n°3975. (9) Des astrologues lui ayant annoncé que sa fille mourrait au jour de son mariage. Il existe donc bien, dans ce pays, une influence astrale. (10) Est né tel jour de la semaine aura tel caractère en fonction de l’influence astrale qu’il subit. (11) Où existerait cette influence astrale. (12) 1955. (13) De vin du repas du Machia’h, qui conclut ce jour. (14) Voir le Likouteï Si’hot, tome 4, page 1299. (15) Tous doivent prendre part à ce repas et boire ces quatre coupes.

Lettre n°4392

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4392, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 20 Iyar, dans laquelle vous me posez les questions suivantes :

A) Etes-vous tenu d’étudier la ‘Hassidout ? Peut-être n’êtes-vous pas apte à cela.

Il est bien évident(1) que vous devez étudier cette partie de la Torah. Bien plus, à notre époque, cette étude est nécessaire pour pratiquer les Mitsvot et comprendre les autres parties de la Torah. En effet, la pratique établit que la lumière et la vitalité insufflées par l’étude de la ‘Hassidout apportent un enthousiasme accru à l’accomplissement des Mitsvot, en particulier à la ferveur de la prière, qui est l’échelle par laquelle l’homme s’élève de la terre vers le ciel, comme l’explique le saint Zohar.

Pour se préparer à la prière, il faut méditer à la grandeur du Créateur, comme l’explique le Ora’h ‘Haïm, chapitre 98, paragraphe 1. En effet, on en connaît la nature et le contenu(2) en étudiant la ‘Hassidout.

B) Sur quoi se basent les ‘Hassidim pour changer le rite de leur prière et leurs coutumes, afin d’adopter le rite et les coutumes de ‘Habad ?

Je ne comprends pas cette question. Il est bien évident qu’un disciple doit suivre l’enseignement de son maître. Tous ceux qui choisissent pour maître l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h doivent donc, bien évidemment, se conformer à ses instructions.

C) Comment peut-on réellement s’attacher(3) ?

Pour cela, il faut étudier la ‘Hassidout, adopter ses pratiques et ses usages. C’est ainsi que les ‘Hassidim s’attachent, tous ensemble.

D) Quels sont les comportements spécifiques à l’étude de la ‘Hassidout ?

C’est la pratique des Mitsvot et l’étude de la Torah de la meilleure façon possible.

E) Celui qui étudie la partie révélée de la Torah d’une manière intensive doit-il, malgré cela, avoir recours à la ‘Hassidout ?

Il est bien clair que c’est effectivement le cas. Bien plus, cela est alors encore plus nécessaire, comme le précise le Zohar, tome 3, page 152a. La partie profonde de la Torah, révélée, de nos jours, par la ‘Hassidout, est l’âme de la Torah, par rapport à sa partie révélée, qui en est le corps, comme l’explique ce texte, que vous consulterez.

Puisse Dieu faire que vous vous engagiez effectivement dans cette étude, au plus vite. Vous l’intensifierez, de temps à autre, en disant au préalable : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”(4), ce qui est la condition pour recevoir toutes les parties de la Torah.

Puisse Dieu faire que vous influenciez également vos amis, en ce sens.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez la longue explication du Kountrass Ets ‘Haïm. Vous verrez aussi les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 1, paragraphe 4 : ‘ne pouvant être réparée ou complétée’. ” (2) De cette grandeur. (3) Au Rabbi. (4) En marquant tout d’abord sa soumission.

Lettre n°4393

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4393, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez sur le comportement que l’on doit adopter pour épouser une fille de Cohen(1).

Selon les responsa du Tséma’h Tsédek, partie Even Ha Ezer, chapitre 11, il faut, pour cela, posséder une bonne connaissance d’un traité talmudique, même petit(2). Il suffit d’en savoir le contenu, sans pour autant le connaître par cœur.

Et, à quiconque ajoute à cela, on ajoute tout le bien, pour l’éternité.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°1482, 1601, 2014 et 3499. (2) Cette obligation incombe au marié.

Lettre n°4394

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4394, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Iyar, m’annonçant une bonne nouvelle, celle de l’amélioration de votre état de santé. Tout comme vous avez constaté cette amélioration physique, puisse Dieu faire que vous me donniez également de bonnes nouvelles de ce que vous dites à la fin de votre lettre, à propos de l’étude de la ‘Hassidout.

Non seulement vous vous renforcerez, dans ce domaine, mais, bien plus, vous ferez même un ajout en ce sens, conformément à l’enseignement de notre sainte Torah, selon lequel on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté.

Il est certain que Dieu tiendra Sa promesse selon laquelle “ à quiconque ajoute(1), on ajoute(2) ”. On doit donc accepter le joug de la Torah, c’est-à-dire agir par soumission. Ainsi, on réduira les difficultés et les tracas, qui appartiennent aux préoccupations du monde. Et, la Michna souligne que le résultat est à la mesure de l’effort(3).

Conformément à votre demande, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que le souhait de votre cœur soit exaucé et que vous ayez un fils.

Vous gardez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous les adopterez au moins à l’avenir et Dieu vous accordera la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Un effort. (2) Des bénédictions. (3) Textuellement : “ La trace, sur le dos du chameau, dépend du poids du fardeau ”.

Lettre n°4395

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4395, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez comment se fait-il que l’on vous ait donné cette réputation(1). Or, pourquoi s’interroger sur ce qui est “ caché auprès de Dieu ” ? Il appartient à un Juif de renforcer son engagement dans la Torah et les Mitsvot, d’influencer son prochain en ce sens.

Et, si un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité, il est certain qu’au final, une grande lumière chasse la pénombre et tout ce qui la caractérise, spirituellement et matériellement .

Dieu fasse que vous connaissiez la réussite et donniez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde(2),

Notes

(1) Comment comprendre une telle situation ? (2) Pendant la fête de Chavouot.

Lettre n°4396

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4396, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’écrivez que vous avez pu observer la divine Providence(1). Mais, que faire ? L’aide de Dieu reste nécessaire pour prier avec ferveur(2).

Vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ on vient en aide à celui qui désire se purifier ”. A l’opposé, “ celui qui dit : ‘je n’ai pas fait d’effort et j’ai connu le succès’, ne le crois pas ”. Tout dépend donc de vous. Si vous investissez vos efforts, dans ce domaine, de la manière qui convient, s’accomplira la promesse de notre sainte Torah, Torah de vie, selon laquelle “ tu as fait des efforts et tu as connu le succès ”.

Néanmoins, pour obtenir, ici-bas, une réussite concrète, il faut donner de la Tsédaka à son prochain, non seulement financièrement, mais aussi en exerçant sur lui une influence positive, en le rapprochant de la Torah et des Mitsvot. De la sorte, Dieu accorde la réussite à celui qui consent l’effort. En effet, Il agit “ mesure pour mesure ”(3), mais d’une manière largement accrue.

Comme vous me l’avez demandé, j’ai mentionné les noms de tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, en la matière. Pour cela, vous intensifierez votre étude de la Torah et votre pratique des Mitsvot, de la meilleure façon. Vous influencerez également votre entourage, en ce sens.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête(4),

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Assister à des miracles. (2) Pour celui qui n’est pas pleinement motivé. (3) De la manière dont on agit envers Lui. (4) De Chavouot.

Lettre n°4397

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4397, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Issa’har Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi, avec la demande de bénédiction qui s’y trouvait pour votre mère et dont j’ai donné lecture, ce jour, veille de Roch ‘Hodech, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. J’attends de bonnes nouvelles, à ce sujet.

Je vous remercie pour la satisfaction que vous m’avez procurée en m’écrivant comment s’est déroulée la fête, au jour lumineux de Lag Baomer, Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. Sans doute profiterez-vous également du temps du don de notre Torah, des jours qui le précèdent et qui le suivent, de la manière qui convient. Suffisamment tôt, vous préparerez également un programme pour les vacances d’été, qui approchent.

Vous envisagez que la moitié du dimanche soit consacrée aux études séculaires(2). Il est clair que cela n’est pas souhaitable. Vous me demandez si vous devez faire preuve de fermeté, en la matière. Bien entendu, l’essentiel est que le début du jour soit réservé aux études sacrées. Si toutefois c’est hors de question, il faut accepter, dans l’impossibilité de faire autrement qu’une première étude sacrée ait alors(3) lieu, les autres étant fixées plus tard. De cette façon, on met également en pratique l’Injonction selon laquelle : “ Vous donnerez le début de vos pâtes(4) à Dieu ”.

Certes, en ce cas, l’insuffisance subsiste pour les heures du matin, lorsque les élèves sont plus réceptives. Or, celles-ci seront perdues pour les études sacrées. Vous trouverez donc de tierces personnes qui pourront influencer telle personne, afin qu’elle accepte de maintenir l’organisation des études qui existent, à l’heure actuelle.

Vous me faites part de la coupe de cheveux de votre fils Yossef Its’hak(5), auquel Dieu accordera longue vie. Puissiez-vous, avec votre épouse, le conduire à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et profondeur(6),

Notes

(1) Le Rav I.D. Gurvitch, directeur du Beth Rivka de Yerres, dans la région parisienne. Voir, à son propos, les lettres n°3910 et 4489. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°4000. (3) Le matin. (4) En l’occurrence, les premières heures du jour. (5) Qui a été retardée du fait du Omer. (6) Pendant la fête de Chavouot.

Lettre n°4398

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4398, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn,

Aux participants à l’étude publique, par le Rav,

distingué ‘Hassid qui se consacre aux besoins

communautaires, le Rav ‘Haïm Eliézer(1) Ha Lévi,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, dans laquelle vous évoquez votre ajout sacré, l’étude des Tehilim du Chantre d’Israël, s’ajoutant aux études que vous avez eues jusqu’à maintenant. Ceci est d’actualité puisque nous nous rapprochons de la Hilloula(2) de David, roi d’Israël, qui est vivant et qui existe encore.

Nos Sages disent que le roi David pria pour qu’on lise ses Tehilim, qu’on y médite et que l’on soit récompensé comme si l’on étudiait les lois des plaies et de la transmission de l’impureté(3).

Puisse Dieu faire que vous connaissiez l’élévation, d’une étape vers l’autre, conformément à l’enseignement de la ‘Hassidout, Parole du Dieu de vie, dans la joie et l’enthousiasme, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle “ David, Mon serviteur sera leur prince pour l’éternité ”, avec la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah dans la joie et d’une manière profonde(4),

Notes

(1) Le Rav H.E. Heber, de Peta’h Tikva. Voir, à son propos, les lettres n°4174 et 4641. (2) Le jour de Chavouot. (3) Les lois les plus difficiles de la Torah. (4) Pendant la fête de Chavouot.

Lettre n°4399

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4399, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi.

Vous me dites que vous êtes un descendant du ‘Hassid bien connu, le Rav Moché Its’hak de Yasès. J’aimerais savoir si vous avez, en votre possession, de ses manuscrits de ‘Hassidout ou bien des récits ‘hassidiques, le concernant.

Si c’est le cas, vous voudrez bien m’en transmettre, brièvement, le contenu.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde(2), de même que pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav A.D. Shlinko, de Richon le Tsion. (2) Pendant la fête de Chavouot.

Lettre n°4400

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4400, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yona(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 5 Iyar.

Je suis surpris de constater que vous ne dites rien de vos activités communautaires, sur lesquelles je vous interroge et dont je fais mention dans le courrier que je vous ai adressé. J’espère que vous compléterez tout cela dans votre prochaine lettre.

La demande de bénédiction jointe à votre lettre sera lue, sans en faire le vœu, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde(2),

N. B. : Vous avez sans doute connaissance de ce qui s’est passé à Kfar ‘Habad, en Terre Sainte(3). A cette occasion, est actuellement menée une action au profit de l’école professionnelle et de l’école agricole, dans lesquelles s’est malheureusement déroulé cet attentat.

D’après l’explication de l’Admour Hazaken(4), en un tel endroit se révèle l’Attribut de miséricorde, bien plus important que celui de la bonté qui le précède, héritage sans limite, qui va d’une extrémité à l’autre. J’ai donc transmis votre chèque comme premier paiement, dans ce but.

Puisse Dieu faire que vous fassiez prochainement un large ajout à cette contribution. Vos enfants en feront de même, d’une manière large. Ainsi, vous élargirez les bénédictions et la réussite accordées par Dieu pour une bonne santé, l’opulence matérielle, dans le calme et la largesse d’esprit.

J’attends de vous de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.

Notes

(1) Le Rav Y.Dresher, de Bogota. Voir, à son propos les lettres n°3676 et 3742. (2) Pendant la fête de Chavouot. (3) De l’attentat qui y a été perpétré. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281 et l’avant-propos. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°3307.

Lettre n°4401

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4401, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du trentième jour de l’Omer(1), qui faisait suite à un long silence. Vous me décrivez brièvement votre situation et je remercie Dieu pour la bonne nouvelle que vous me donnez, concernant la santé de cette personne. Puisse Dieu faire que celle-ci soit encore meilleure.

Vous m’écrivez que vous voulez venir en aide à nos frères se trouvant en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h. Comme vous le savez, le roi David, qui vit toujours, affirme, au Psaume 127, que Dieu “ construit la maison ” et “ garde la ville ” et c’est uniquement dans ce cas que la construction et la garde d’hommes de chair et d’os peut effectivement se révéler efficace.

Il faut donc faire en sorte que Dieu agisse de la façon qui vient d’être décrite. Rabbi Abba Bar Kahana, Rabbi Ami et Rabbi Assi indiquent de quelle manière y parvenir dans l’introduction d’E’ha Rabta du Midrach Rabba. Ils demandent d’étudier notre sainte Torah, en notre Terre Sainte, en se pénétrant de crainte de Dieu et en se basant sur les valeurs sacrées.

Or, le nombre de ceux qui apportent leur aide de cette façon est encore insuffisant et même ceux qui le font ne parviennent pas à satisfaire les besoins. Quiconque chérit la Torah et les Mitsvot, est pénétré de l’amour du prochain qui s’exprime par l’amour de la Torah et l’amour de Dieu, doit donc soutenir nos institutions de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, d’une manière complètement différente.

Si l’on vous fait le reproche que votre participation aux différentes campagnes n’est pas significative, vous ferez valoir que vous ne gaspillez pas votre argent. Bien au contraire, vos dons sont relativement plus importants. De plus, une telle participation réduit également le danger et donc les dépenses qui seraient nécessaires pour des considérations matérielles. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Il faut ajouter que, selon la décision de nos Sages, “ tes pauvres sont prioritaires(2) ” et “ les pauvres de ta ville sont prioritaires(3) ”. Aux ‘Hassidim, à ceux qui sont attachés ou qui ont un rapport(4), qui me demandent et m’interrogent(5), je conseille d’adresser leurs dons aux institutions ‘Habad de notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.

L’œuvre accomplie là-bas, selon les besoins du moment est de plus en plus large, de plus en plus grande. J’espère qu’à Kfar ‘Habad, où Dieu a permis cet incendie(6), se révélera l’Attribut de miséricorde, plus important que celui de la bonté, qui le précède, héritage sans limite, qui s’étend d’une extrémité à l’autre(7), selon l’enseignement de l’Admour Hazaken, de l’Admour Haémtsahi et du Tséma’h Tsédek, car “ c’est là que Dieu a ordonné la bénédiction pour l’éternité ”.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le 15 Iyar. (2) Par rapport à ceux des autres. (3) Par rapport à ceux d’une autre ville. (4) Avec le Rabbi. (5) Sur ce qu’il y a lieu de faire. (6) L’attentat qui y a été perpétré. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281 et l’avant-propos. (7) Voir la lettre n°4307.

Lettre n°4402

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4402, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

aux multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Lors de mon entrevue, ici, avec monsieur Chazar, nous avons évoqué la visite de quelques élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim se trouvant ici, en Terre Sainte(2), puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, pour quelques semaines ou peut-être même pour une plus longue période. Nous avons également fait allusion à l’organisation ici-même, ces dernières années, d’un département de la Torah, au sein de l’Agence juive.

Je lui ai dit que, pour différentes raisons, je m’intéressais à tout cela, même si cet intérêt devait, à n’en pas douter, susciter des réclamations et des reproches, à mon encontre, de la part de différentes personnes, comme vous devez le comprendre. Néanmoins, l’une des conditions essentielles que j’ai posée était la suivante. Tout comme la création du Kfar et l’aide à ce qui le concerne n’a pas été le fait d’un parti politique, mais provenait d’un contact direct avec les administrations concernées, ce voyage devait également être indépendant vis-à-vis de tous les partis.

A l’inverse, le département de la Torah, aux Etats-Unis, est connu comme étant lié à un parti, même si ce n’est peut-être pas le cas de manière officielle. La condition est donc la suivante :

A) La caisse de la Yechiva Tom’heï Temimim n’a pas les moyens de prendre en charge le coût de ce voyage. Il faudra donc le financer par d’autres sources et d’autres objets. Je pourrai donc penser à une réalisation effective de ce projet uniquement si l’on met à ma disposition le coût des billets. Mais, comme je le disais, celui-ci doit être accordé directement par l’Agence juive et non, par exemple, par l’intermédiaire du département de la Torah.

B) De manière générale, le département de la culture de l’Agence juive prend en charge les frais de séjour en Terre Sainte, alors que les billets sont payés par ceux qui voyagent ou bien par les institutions qui les envoient.

Toutefois, pour la raison précédemment citée, en l’occurrence le manque de moyens et la difficulté de trouver de nouveaux financements, il est nécessaire de procéder d’une manière différente pour ce voyage des élèves. Elle(3) doit donc prendre en charge le coût des billets, alors que je m’occuperai moi-même des frais de séjour.

Bien évidemment, l’objet de ce montant, tel qu’il sera inscrit dans les comptes du département de la culture, m’importe peu. Pour ma part, néanmoins, j’annonce que je procéderai de cette façon.

C) Autre point essentiel, bien qu’il s’agisse d’une évidence, le programme et l’organisation des visites de la Yechiva Tom’heï Temimim, en Terre Sainte, les lieux où ils se rendront, les personnes qui les accompagneront, ne feront l’objet d’aucune pression extérieure.

Je souhaite moi-même que ces élèves se rendent en différents endroits de Terre Sainte. Néanmoins, leur place se trouve essentiellement dans les institutions ‘Habad d’Erets Israël et à Kfar ‘Habad.

Il serait bon de mettre cette question à l’ordre du jour. A mon sens, cette visite apportera maintenant le plus grand réconfort aux habitants de Kfar ‘Habad, aux personnes à qui je conseille de s’installer là-bas et également aux institutions ‘Habad de Kfar ‘Habad et de Lod.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4310. (2) Le projet d’envoyer des jeunes gens dans les institutions ‘Habad de Terre Sainte fut déjà conçu pendant l’été 5714-1954, lors d’une discussion avec monsieur Chazar. Il est dit, en effet, dans la lettre n°2826 : “ Je lui ai demandé de trouver les moyens pour qu’un groupe d’élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim d’ici puisse se rendre, pour quelques mois, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie ”. Néanmoins, ce projet prit une valeur particulière après l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad, qui est décrit par la lettre n°4281 et l’avant-propos. L’objet de cette mission était essentiellement de réconforter les habitants de Kfar ‘Habad et, plus généralement, les ‘Hassidim de Terre Sainte. Voir, à ce sujet, les lettres n°4470 et 4696. A propos du voyage de ces élèves, voir la lettre n°4546. (3) L’Agence juive.

Lettre n°4403

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4403, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Iyar 5716 ( ?)]

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Israël Zusman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai enfin reçu votre lettre du 24 Nissan, m’expliquant le fait que vous ne m’écriviez pas par l’absence de réponse, de ma part. J’en suis surpris. J’ai demandé, à différentes reprises, aux ‘Hassidim, de ne pas interpréter mes absences de réponse qui sont motivées, la plupart du temps, par mes nombreuses occupations.

Je réponds donc, en premier lieu, aux point les plus urgents et importants ou bien, également, à ceux qui, pour l’heure, ne sont pas totalement des ‘Hassidim, conformément à la prière du roi Chlomo(2) selon laquelle il convient d’ouvrir la voie devant certains. Vous devez comprendre ce que cela veut dire.

Vous me demandez si un office doit être organisé également près des nouvelles habitations. Certains disent que la synagogue actuelle en sera affaiblie. La décision doit donc être prise en fonction des conditions de l’endroit et du moment. Un compromis peut sûrement être trouvé. Ainsi, pendant la semaine, il y a des contraintes professionnelles, en particulier au moment de Cha’harit. On organisera donc un office en différents endroits. Il n’en sera pas de même dans les moments où l’on dispose de plus de temps.

On sait que “ l’honneur du Roi est en présence d’une foule nombreuse ” et il n’y a donc là qu’une idée générale. Concrètement, vous vous concerterez, sur place, avec le Rav de Kfar ‘Habad(3) et avec les ‘Hassidim âgés.

En tout état de cause, une bénédiction est toujours d’actualité. Vous me faites part de la coupe de cheveux de votre petit-fils, auquel Dieu accordera longue vie. Puisse Dieu faire que ses parents le conduisent à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, avec largesse d’esprit. Vous trouverez ci-dessous un extrait d’une lettre de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, relative à la coutume juive de la coupe des cheveux.

Vous me faites part du mariage de votre fille, à laquelle Dieu accordera longue vie. Puisse Dieu faire qu’il ait lieu en un moment bon et fructueux, que vous bâtissiez un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Voici le texte de mon beau-père, le Rabbi :

“ S’agissant la coupe de cheveux, il s’agit d’une étape importante, parmi les coutumes juives. Celle-ci a essentiellement pour but d’habituer l’enfant à garder les Péot de la tête. La coutume veut, depuis que l’enfant se coupe les cheveux et conserve ces Péot, qu’on l’habitue à porter un Talith Katan, à dire la bénédiction après le repas, à réciter le Chema Israël du coucher.

Que Dieu vous vienne en aide pour le conduire à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans l’opulence matérielle, avec le calme de l’esprit, matériellement et spirituellement. ”

Notes

(1) Le Rav I.Z. Dvurts, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°4001, 4425 et 4611. (2) Mela’him 1, 8, 43. (3) Textuellement “ le maître de l’endroit ”.

Lettre n°4404

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4404, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Troisième mois(1) 5716,

Brooklyn, New York,

Aux habitants de Kfar ‘Habad et aux membres

de leur famille, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue largement et vous bénis au-delà de toute limite,

J’ai bien reçu votre demande collective de bénédiction(2). J’en ai donné lecture, à la veille du Roch ‘Hodech du mois du don de la Torah, près du tombeau du fondateur de Kfar ‘Habad, qui le dirige, mon beau-père, le Rabbi, qui assume encore sa mission et invoque une profonde miséricorde pour que le souhait de votre cœur soit exaucé, d’une manière positive, pour que le Kfar se renforce et se développe, pour qu’il assume son rôle de centre de diffusion des sources(3) en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, avec le calme de l’esprit et du corps, avec largesse d’esprit, dans la joie et l’enthousiasme.

Je propose que, pendant les vingt quatre heures du temps du don de la Torah(4), qui est également la Hilloula de David, le roi oint et du Baal Chem Tov, vous vous répartissiez en groupes afin de lire des Tehilim et d’étudier la ‘Hassidout, résidents du Kfar, ‘Hassidim et élèves de Lod, qui célébreront la fête en cet endroit. Et, vous conclurez la fête par une réunion ‘hassidique fraternelle, car “ nous avons tous un même Père ”. Vous en tirerez l’inspiration et prendrez de bonnes résolutions afin de renforcer tout ce qui concerne le Kfar, en particulier les écoles qui s’y trouvent, d’en créer de nouvelles également et, en particulier, une école professionnelle d’imprimerie et un séminaire de jeunes filles.

Je vous accorde ma bénédiction pour que s’accomplissent en vous, au sein de tout Israël, les propos de Celui Qui donne la Torah : “ Vous marcherez dans Mes Décrets, garderez Mes Mitsvot et les ferez ”. Ces Décrets seront gravés(5) dans la Torah et gravés dans l’esprit. Ils apporteront un avancement infini et on les fera de la main droite, comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé “ Si vous marchez dans Mes Décrets ”, de 5626(6). Dès lors, “ la terre fournira sa production et l’arbre du champ, ses fruits… Vous résiderez en sûreté… Je donnerai la paix… Je supprimerai les bêtes sauvages… J’avancerai parmi vous… et Je vous conduirai la tête haute ”. Nos Sages expliquent, au traité Baba Batra 75a, qu’il s’agit ici de deux statures, celle de la partie révélée de la Torah et celle de la ‘Hassidout, celle de l’âme et celle du corps, matériellement et spirituellement.

Je vous adresse ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde(7), pour donner de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible. En effet, tous les avis sont unanimes pour dire que Chavouot est également “ pour vous ”(8). Et, que nous connaissions immédiatement la délivrance véritable et complète.

Pour des raisons évidentes, ce message vous parvient également par télégramme(9), sous une forme raccourcie.

Notes

(1) Après la sortie d’Egypte, c’est-à-dire Sivan. (2) Faisant suite à l’attentat perpétré dans cette ville. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281 et l’avant-propos. (3) De la ‘Hassidout. (4) La fête de Chavouot. (5) ‘Houka, le Décret, est de la même étymologie que ‘Hakika, la gravure. (6) 1866, du Rabbi Maharach. (7) Pendant la fête de Chavouot. (8) Qu’il convient d’en tirer un plaisir physique. (9) Afin que son contenu puisse être mis en pratique pendant Chavouot.

Lettre n°4405

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4405, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie pour votre lettre du 25 Iyar, dans laquelle vous me faites part de la suite de vos actions pour la ‘Hassidout, la Torah et le Judaïsme. Vous m’indiquez également, dans sa généralité, la situation de Kfar ‘Habad, où “ Dieu a ordonné la bénédiction ”. Sans doute continuerez-vous à le faire et “ à quiconque ajoute(2), on ajoute(3) ”, pour ce qui concerne vos préoccupations personnelles.

Vous inviterez également tous les habitants du Kfar, hommes et femmes, à en faire de même, chacun et chacune selon sa situation, ses possibilités et ses aptitudes. Dieu agit “ mesure pour mesure ”(4) et Il les récompensera, d’une manière largement accrue, en un bien visible et tangible.

Bien plus, Kfar ‘Habad est l’endroit où se révèle l’Attribut de miséricorde, plus fort que celui de la bonté

qui le précède, héritage sans limite qui s’étend d’une extrême à l’autre(5).

A l’occasion de la fête de Chavouot, qui approche, puissions-nous mériter, au sein de tout Israël, selon la formulation de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde.

Avec ma bénédiction pour la fête et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav D.Bravman, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°4002, 4467 et 4647. (2) Un effort. (3) Des bénédictions. (4) De la manière dont on agit envers Lui. (5) A la suite de l’attentat. Voir la lettre n°4307.

Lettre n°4406

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4406, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous évoquez le texte de l’acte de fiançailles qui est en usage, chez nous.

Il est vrai que l’auteur de ce texte est le Tséma’h Tsédek. Je possède une photographie de cet acte de fiançailles, auquel le Tséma’h Tsédek a fait des ajouts manuscrits(1). Les fins de ligne ne sont pas alignées et il n’y est pas question d’amende(2).

Lors de vos fiançailles, vous avez sûrement récité un discours ‘hassidique. Je suis surpris que vous n’en disiez rien, dans votre lettre.

Je vous réitère mes bénédictions pour que ces fiançailles se déroulent en un moment bon et fructueux. Vous bâtirez un foyer juif, un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont illuminées par le luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov et pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde(3),

Notes

(1) Celui-ci est imprimé dans le Bitaon ‘Habad, numéros 36 et 37, à la page 18. (2) Si le fiancé ne s’acquitte pas de son obligation envers la fiancée. (3) Pendant la fête de Chavouot.

Lettre n°4407

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4407, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

assume une mission sacrée, le Rav ‘Haïm Chaoul(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez, à la fin de votre lettre, ce que sera l’issue(2). Je suis surpris que vous ayez un doute, à ce sujet. Vous connaissez la décision prise là-haut(3), selon laquelle, pour tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont attachés à l’Admour Hazaken et suivent sa voie auraient la main haute. Vous consulterez, à ce sujet, les résumés et notes sur le Tanya, à la fin de la page 122.

Ceci s’applique également pour ce qui vous concerne. Vous êtes déjà parvenus à fonder une école ‘Habad. La réussite se poursuivra donc, à l’avenir. Vous bâtirez un édifice et vous l’améliorerez, qualitativement et quantitativement. Puisse Dieu permettre que vous le fassiez dans la joie et l’enthousiasme.

A l’occasion de la fête de Chavouot, qui approche, puissions-nous mériter, au sein de tout Israël, selon la formulation de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Notes

(1) Le Rav H.C. Brook, de Richon Le Tsion. Voir, à son sujet, les lettres n°4039, 4571 et 4705. (2) Des difficultés rencontrées pour la construction du bâtiment de la Yechiva A’heï Temimim, de Richon Le Tsion. Voir, à ce propos, la lettre n°4279. (3) Par le Tribunal céleste, lors de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.

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