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Iguerot Kodesh — lettres 4368 à 4387

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4368

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4368, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

Le Rav Naftali(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 16 Iyar, dans laquelle vous me faites part du détail de l’enseignement que vous dispensez aux classes dont vous êtes responsable. Sans doute vous efforcerez-vous d’en agrandir le nombre et vos amis en feront de même. Je fais allusion au nombre de ceux qui participent à chaque classe.

Dans ce domaine, s’applique l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ la bougie qui éclaire une personne en éclaire cent ”(2). Vous consulterez les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 1, paragraphe 3, concernant le nombre de participants à une classe. Si vous faites un effort en ce sens, vous connaîtrez sûrement la réussite.

Il n’est nul besoin d’expliquer l’importance de tout cela. Heureux sont ceux qui organisent ces classes étudiant devant eux, comme l’expliquent nos Sages, en particulier en notre Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.

Ceci, bien entendu, ne dispense pas d’étudier soi-même, à la fois la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, cela est bien évident. Bien plus, l’étude de la ‘Hassidout vivifie tout ce qui concerne l’homme, en général et l’influence qu’il exerce sur son prochain, en particulier.

Et, l’on connaît le dicton de l’Admour Hazaken, auteur du Choul’han Arou’h et du Tanya, selon lequel, grâce à la Tsédaka que l’on donne à l’autre, “ on a un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”. De la sorte, on connaît une réussite particulière dans son étude(3).

Vous voudrez bien transmettre tout cela à vos amis, exerçant les mêmes fonctions que vous. Puisse Dieu faire que chacun d’entre eux donne de bonnes nouvelles du développement de son action et de l’augmentation de la participation(4).

Avec ma bénédiction de réussite,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav N.Roth, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°4261, 4544 et 4706. (2) L’accueil de nouveaux élèves n’entraînera pas un coût plus important. (3) Personnelle. (4) A la classe.

Lettre n°4369

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4369, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Iyar 5716,

Brooklyn,

A mon proche parent, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui

craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Guerchon(1) et son épouse, la Rabbanit Guessya,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat. Vous faites allusion à l’événement de Kfar ‘Habad(2). J’ai déjà écrit à plusieurs ‘Hassidim que les propos de nos saints maîtres sont éternels et immuables. Ils ne peuvent être départis de leur sens simple. A fortiori ne peut-on considérer qu’ils s’adressent à d’autres personnes et non à celui qui ne peut les accepter.

En l’occurrence, l’enseignement de nos maîtres est très clair. C’est en cet endroit que se révélera l’Attribut de miséricorde, supérieur à celui de la bonté, qui le précède, héritage sans limite, qui s’étend d’une extrême à l’autre.

Tous ceux et toutes celles à qui Dieu a accordé la force d’influencer les autres se doivent donc, non seulement de réconforter les habitants du Kfar, mais aussi de leur donner l’exemple, en ce domaine, conformément à leur situation.

Si vous méditez à tout cela, vous trouverez sûrement les mots qui vous permettront d’agir, dans ce monde.

Je mentionnerai, en un moment propice, le nom de tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez bientôt de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav G.Chen, de Haïfa. Voir, à son propos, la lettre n°2978. (2) L’attentat perpétré par des terroristes. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281 et l’avant-propos.

Lettre n°4370

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4370, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yossef(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre du 22 de ce mois, qui faisait suite, encore une fois, à une longue interruption de votre correspondance. Vous l’expliquez par le fait que vous n’avez rien à écrire et à annoncer. Il est clair que cela ne répond pas à la question posée, mais, bien au contraire, la renforce. Comment est-il concevable qu’un ‘Hassid, de surcroît un ancien élève de la Yechiva, bien plus l’un de ceux qui y a assumé une mission sacrée, puisse dire qu’il n’a pas écrit pendant des semaines et des mois parce qu’il n’a rien à dire ?

Or, vous vous souvenez sûrement de l’explication que donne la ‘Hassidout du verset : “ Des jours ont été créés et pas un d’entre eux ”(2). Elle souligne que “ chaque jour possède son contenu propre ”, faut de quoi il s’agit d’un “ jour dénudé ”. Bien plus, vous vous trouvez dans une ville où il y a des dizaines de milliers de Juifs et vous avez eu l’occasion de vérifier que bon nombre d’entre eux doivent encore recouvrer la santé morale que peuvent leur apporter la Torah et les Mitsvot. En effet, les deux cent quarante huit Injonctions correspondent aux deux cent quarante huit membres et les trois cent soixante cinq Interdits, aux trois cent soixante cinq nerfs. Il est bien évident que le résultat est à la mesure de l’effort(3) et que les forces nécessaires pour accomplir tout cela vous ont, d’emblée, été accordées.

J’espère que vous avez profité de Lag Baomer, date de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, de la manière qui convient, bien que vous n’en disiez rien. Vous en ferez de même pour les jours propices qui approchent.

J’ai lu, avec plaisir, dans votre lettre, que cette personne a participé à la réunion ‘hassidique. Il est particulièrement judicieux de l’encourager vigoureusement, à intervalles réguliers, de même que son épouse. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.Goldstein, de Cincinnati. Voir, à son propos, la lettre n°2953. (2) La ‘Hassidout en donne cette autre lecture : “ Des jours ont été créés et l’homme est chargé d’introduire Dieu en eux ”. (3) Textuellement : “ La marque sur le dos du chameau dépend du poids du fardeau ”.

Lettre n°4371

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4371, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre du 21 Iyar, qui faisait suite à un long silence et dans laquelle vous énoncez quelques raisons pour lesquelles vous êtes découragé de l’étude des livres appartenant à la Kabbala.

J’en suis surpris, car, lorsque vous vous trouviez ici, il a été question d’étude de la ‘Hassidout, ce qui, bien entendu, est tout à fait différent. Les raisons que vous citez dans votre lettre n’ont donc pas lieu d’être. De fait, elles n’empêchent même pas l’étude de la Kabbala, mais, en tout état de cause, elles ne concernent pas la ‘Hassidout, qui est apprise depuis plusieurs générations déjà. Et, il n’est nul besoin d’avoir, au préalable, connaissance du Zohar, comme vous l’écrivez.

Il est bien évident qu’une telle étude ne remet pas en cause l’intégrité de l’homme. Bien au contraire, elle la développe. Je veux dire, qu’outre les connaissances qu’elle apporte, elle insuffle également la lumière et la vitalité. Peu à peu, elle permet également de comprendre les autres parties de la Torah(1).

Néanmoins, comme on peut le demander à propos de l’ensemble de la Torah(2), de quelle manière une créature limitée peut-elle la recevoir alors que “ elle(3) est plus longue que la mer ” ? En disant : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”(4), comme l’indique le Talmud, au traité Chabbat 88a, selon lequel “ l’intégrité des hommes droits les guide ”, alors que…(5).

Il en est de même pour chaque partie de notre sainte Torah, y compris, bien entendu, pour l’enseignement de la ‘Hassidout. Il me semble que nous avons parlé de cela également, quand vous étiez ici.

Puisse Dieu faire que vous me donniez bientôt de bonnes nouvelles de la construction d’un édifice éternel(6) et, encore avant cela, de votre fixation d’une étude portant sur la partie profonde de la Torah. Conformément au dicton de l’Admour Hazaken(7), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, cette fixation sera à la fois dans le temps et dans l’âme.

De fait, un événement viendra en aide à l’autre(8) et vous consulterez, à ce propos, le traité Erouvin 53b, qui énonce deux explications, liées l’une à l’autre, à propos d’une jeune fille(9). Il en est de même également au traité Kiddouchin 30b(10).

Je vous adresse ma bénédiction, conformément à l’affirmation de la Michna selon laquelle “ un homme doit s’exprimer selon les termes de son maître ”, en l’occurrence, de mon beau-père, le Rabbi, pour que vous receviez la Torah avec joie et de manière profonde. Vous transmettrez également à vos amis mes salutations et ma bénédiction, à l’occasion de cette fête.

Notes

(1) Dont elle donne une autre dimension. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4277. (3) La Torah. (4) Grâce à la soumission. (5) La méchanceté des impies les écarte de la vérité. (6) Le fait de se fiancer. (7) Voir, à ce propos, les lettres n°4126, 4216, 4322 et 4417. (8) Les fiançailles et l’étude de la ‘Hassidout. (9) Selon la première explication, ce terme désigne une femme et, selon la seconde, il fait référence à un traité talmudique. (10) Selon la première explication, il s’agit d’une femme et, selon la seconde, de la Torah.

Lettre n°4372

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4372, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 13 Iyar, dans laquelle

vous me demandez comment expliquer la nécessité de se couvrir la tête(1).

Je suis surpris par cette question, d’autant que nous nous préparons au don de la Torah(2). Or, nous l’avons reçu précisément en disant : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”(3), comme l’explique le passage bien connu du traité Chabbat 88a, rapportant la question du Saducéen : Pourquoi l’approche adoptée ne fut-elle pas d’emblée celle de la compréhension ?

La réponse à cette question est la suivante, “ l’intégrité des hommes droits les guide ”, alors que…(4). Et, vous connaissez la précision donnée par la Michna, dans le traité Bera’hot, au début du second chapitre : “ On recevra d’abord le joug de la royauté divine, puis celui des Mitsvot ”. Néanmoins, lorsque Dieu agrée la voie de l’homme, celui-ci parvient à saisir, quelque peu, les raisons des Mitsvot. Pour autant, il reste alors nécessaire de les mettre en pratique avec soumission et non parce que l’on y adhère intellectuellement, aucune commune mesure n’existant entre la compréhension de l’homme et les Injonctions infinies de Dieu.

Il est bien évident que l’homme ayant foi en Dieu doit méditer à Ses Commandements sans vouloir les saisir par son intellect humain. En effet, la logique première, dès lors qu’elle raisonne d’une manière juste, admet qu’un être limité ne peut appréhender l’infini. Il y a là un principe fondamental de la foi et tous les Juifs sont “ croyants, fils de croyants ”. Ils acceptent que Lui, Sa Connaissance et Sa Volonté ne font qu’un et sont infinis. L’homme, en revanche, est limité, en tout ce qui le concerne.

En plus de tout cela, on doit prendre en compte la récompense clairement énoncée à propos du fait de se couvrir la tête. Vous consulterez, à ce sujet, la longue explication que donne, en la matière, le saint Zohar, tome 3, page 126a. Même s’il y avait, à ce propos, un doute ou même le doute d’un doute, ce qu’à Dieu ne plaise, l’effort de se couvrir les cheveux resterait justifié, même au bénéfice de cette incertitude. Bien plus, les propos du Zohar, partie de notre Torah, Torah de vérité, sont vrais, éternels et immuables, en tout temps et en tout lieu.

L’expérience fait la preuve que, lorsque l’on ne parvient pas à influencer quelqu’un directement, il est bon de le faire de manière indirecte, par l’intermédiaire d’amis ou de connaissances. Si l’on fait des efforts soutenus en ce sens, on connaît le succès, au final, d’une manière agréable et pacifique.

Bien plus, en général, quand on constate que l’on ne parvient pas à influencer quelqu’un, pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, c’est bien souvent parce que soi-même on les met en pratique de la manière la plus légère, même si l’on agit ainsi pour d’autres Mitsvot(5). On est alors puni par un manque d’efficacité des paroles d’encouragement que l’on peut prononcer.

En effet, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(6). Et, chaque Mitsva est liée à toutes les autres, toutes formant un ensemble. Nos Sages font allusion à cela en disant que les deux cent quarante huit Injonctions correspondent aux deux cent quarante huit membres et les trois cent soixante cinq Interdits, aux trois cent soixante cinq nerfs. Tous ces membres et ces nerfs ne forment qu’un seul et même organisme.

Si vous renforcez ce qui doit être rectifié chez vous, il est clair que vous aurez plus de succès dans votre tentative de convaincre votre fiancée(7). Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin. Concernant les fiançailles et le mariage, en un moment bon et fructueux, vous fixerez une étude de l’enseignement profond de la Torah, la ‘Hassidout. Chaque jour, après la prière du matin, vous lirez des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, conformément à la décision de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela et je vous souhaite Mazal Tov, Mazal Tov. Vous bâtirez un foyer juif, un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Pour une femme, en l’occurrence la fiancée du destinataire de cette lettre. (2) Pendant la fête de Chavouot. (3) Par soumission. (4) La méchanceté des impies les écarte de la vérité. Voir la lettre précédente. (5) Les Mitsvot accomplies légèrement par une personne ne sont pas nécessairement les mêmes que celles qu’il tente d’apporter aux autres. Néanmoins, sa propre faiblesse l’empêche de convaincre ceux à qui il s’adresse. (6) De la manière dont on agit envers Lui. (7) De se couvrir la tête.

Lettre n°4373

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4373, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du jour lumineux de Lag Baomer, Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, dans laquelle vous me décrivez votre état de santé et ce qui en résulte pour votre étude. Vous êtes suivi par des médecins spécialistes, dont vous me transmettez les prescriptions, auxquelles il convient effectivement de se conformer.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous la promesse de nos Sages selon laquelle “ la Torah a autorisé le médecin à guérir ”. C’est grâce à cela que le traitement peut être adapté et efficace. Concernant l’étude, vous pouvez faire en sorte qu’elle soit moins approfondie, pendant un certain temps. Vous verrez quel effet cela aura sur vous.

Vous me faites part de votre désarroi moral et il est bien évident qu’il y a là une intervention et un stratagème du mauvais penchant, destinés à empêcher l’homme d’assumer la mission qui lui est confiée dans le monde, c’est-à-dire, selon les termes de la Michna, “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”, ce qui est possible uniquement d’une manière joyeuse.

Comme le dit le grand Maître, le Rambam, à la fin des lois du Loulav, en des termes merveilleux et impressionnants, que vous consulterez, en les appliquant à votre propre personne,

“ ainsi, vous vous réjouirez, d’une joie véritable, ainsi qu’il est dit : ‘En toutes tes voies, reconnais-Le’ ”.

Cette joie et la manière de l’atteindre sont décrites dans le Tanya, que vous consulterez, à partir du chapitre 31. Cette forme du service de Dieu raffermit la santé du corps, comme on peut le vérifier concrètement.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour recevoir la Torah avec joie et profondément,

Lettre n°4374

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4374, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, après une interruption, votre lettre du jour lumineux de Lag Baomer, celui de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï.

Vous évoquez les pensées étrangères(1). Vous devez faire vérifier vos Tefillin et avoir, gravés dans votre esprit, quelques chapitres de Michna et de Tanya. De temps à autre, vous les réciterez, afin de ne pas les oublier. Chaque fois que vous le pourrez, vous prierez et vous étudierez avec un livre. Tout cela à la fois sera efficace, dans ce domaine.

Néanmoins, le conseil essentiel que l’on peut vous donner est le suivant. Comme vous le savez, une pensée étrangère n’est ni interdite, ni même inutile, mais bien “ étrangère ” par rapport au niveau que l’on a atteint. Chaque fois que vous aurez une telle pensée, vous l’écarterez et vous la repousserez, au moyen d’une bonne pensée. En effet, un homme pense en permanence et c’est donc par une pensée favorable qu’il écarte celle qui ne l’est pas. Car, rien ne résiste à la volonté.

Bien plus, vous vous efforcez de rapprocher les cœurs juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux, en tout endroit où vous exercez votre influence, en particulier parmi ceux qui vous obéissent. De fait, on peut observer concrètement à quel point un comportement soumis est à la base même des vingt quatre heures du jour. On peut en déduire ce que doit être celui des armées de Dieu, c’est-à-dire des enfants d’Israël, mettant en pratique l’Injonction de leur Roi, le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il.

Puisse Dieu faire que vous multipliez ces propos d’encouragement, dans toute la mesure du possible. Dieu agit “ mesure pour mesure ”(2), mais d’une manière largement accrue. Il ajoutera donc la bénédiction et la réussite à tout ce qui vous concerne, d’autant que nous approchons de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, que nous avons reçue en disant : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”(3).

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et profondeur, en saluant vos amis, auxquels je faisais allusion et à qui vous voudrez bien transmettre cette bénédiction,

Notes

(1) Au service de Dieu. (2) De la manière dont on agit envers Lui. (3) Par la soumission.

Lettre n°4375

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4375, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Na’houm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre. Comme vous me le demandez, je ferais mention de votre nom et de celui des membres de votre famille, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins.

Puisse Dieu faire que vous vous consacriez, dans toute la mesure de vos moyens, au renforcement des valeurs juives, dans votre entourage proche et même éloigné, auprès de ceux qui reçoivent votre influence.

Comme vous le savez, nos Sages disent, à propos des enfants d’Israël : “ Je dors (en exil) mais mon cœur est en éveil pour le Saint béni soit-Il, Sa Torah et ses Mitsvot ”. Néanmoins, celui qui s’adresse à eux doit prononcer des paroles émanant du cœur, pénétrant dans le cœur de ceux qui les écoutent.

Lorsque l’on encourage et que l’on encourage encore, on finit par obtenir gain de cause, dans l’existence quotidienne. De plus, le bien n’a pas de limite et l’on peut toujours ajouter, améliorer, parfaire.

Dieu fasse que vous agissiez de la sorte, en bonne santé et avec largesse d’esprit.

Avec ma bénédiction formulée selon l’expression courante de mon beau-père, le Rabbi, pour que vous receviez la Torah avec joie et d’une manière profonde(2),

Notes

(1) Le Rav N.Burstein. (2) Lors de la fête de Chavouot.

Lettre n°4376

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4376, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au comité de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu le compte-rendu des 27 Nissan, 5, 14 et 15 Iyar(1). Entre temps, vous avez sûrement reçu ma lettre, qui répondait au compte-rendu précédent. J’attends de bonnes nouvelles de ce que vous écrivez.

Depuis quelques temps, je corresponds avec monsieur David Helman, un pharmacien, à propos de l’ouverture d’une pharmacie, à Kfar ‘Habad. Ses lettres semblent indiquer que cela n’est pas impossible. Cela dépend de détails et de détails de détails.

Il serait donc bon que vous vous adressiez à lui et que vous précisiez tous les aspects de ce projet. Ceci entre dans le cadre du développement et de l’élargissement de Kfar ‘Habad.

Avec ma bénédiction,

Je suis surpris et un peu peiné de voir apparaître le nom Shafrir(2) dans la plupart des coupures de presse qui me sont parvenues et qui me parviennent encore maintenant. J’ai souligné, à de nombreuses reprises, que le nom doit être précisément Kfar ‘Habad. Je suis étonné que vous le preniez, semble-t-il, à la légère, alors que nos Sages soulignent l’importance du nom. De fait, on peut l’établir en observant que les journaux mentionnent précisément l’autre nom(3). Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Ce moment est assurément propice à mettre tout cela en pratique et à étendre également ce nom au vieux village ou bien à parler de Kfar ‘Habad Alef et Kfar ‘Habad Beth.

Notes

(1) Des réunions du comité tenues à ces dates. (2) Précédent nom de Kfar ‘Habad. (3) Afin de dissimuler l’appartenance ‘Habad des victimes.

Lettre n°4377

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4377, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Iyar 5716,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée, le Rav Abba(1),

Je vous salue et vous bénis,

Sans doute redoublez-vous d’ardeur dans l’enseignement à votre classe et dans vos cours publics de Torah, en particulier en cette période(2), alors qu’il convient de multiplier les réceptacles, à Kfar ‘Habad, pour recevoir, en abondance, les bénédictions de Dieu.

Car, ces bénédictions émanent de l’Attribut de miséricorde, plus élevé que celui de la bonté, qui le précède, héritage sans limite, qui s’étend d’une extrême à l’autre, conformément à l’enseignement de nos saints maîtres.

Notes

(1) Le Rav A.Lewin, de Kfar ‘Habad. (2) Faisant suite à l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, à ce propos, la lettre n°4281 et l’avant-propos.

Lettre n°4378

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4378, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres et je vous remercie pour la bonne nouvelle que constitue l’avancement de l’école, dont le nombre des élèves augmente. Sans doute vous efforcerez-vous d’en augmenter également la qualité.

Puisse Dieu faire que tous travaillent dans l’unité(2) afin de diriger la sainte institution qui porte le nom de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, de la développer et de l’agrandir. Votre travail sera béni d’un immense succès.

Sans doute me ferez-vous connaître, par le détail, les conséquences de l’inscription(3) et votre programme pour l’été prochain. Il serait bon, comme je l’ai écrit plusieurs fois, d’organiser une colonie de vacances à Kfar ‘Habad, là où “ Dieu a ordonné la bénédiction ”. Vous connaissez l’affirmation de plusieurs Justes, d’une grande sainteté, parmi lesquels l’Admour Hazaken, l’Admour Haémtsahi et le Tséma’h Tsédek selon laquelle l’Attribut de la miséricorde se révélera(4), plus important que celui de la bonté, qui le précède, héritage sans limite, qui s’étend d’une extrémité à l’autre. Vous consulterez le Dére’h Mitsvoté’ha, du Tséma’h Tsédek, à la page 114b.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde(5), de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

La demande de bénédiction figurant dans votre lettre sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau(6). Vous me donnerez de bonnes nouvelles de cela également.

Notes

(1) Le Rav D.M. Green. (2) Textuellement “ d’une seule épaule ”. (3) De nouveaux élèves dans les écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte, pour la prochaine année scolaire. (4) Après l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, à ce propos, la lettre n°4281 et l’avant-propos. (5) Pendant la fête de Chavouot. (6) Du précédent Rabbi.

Lettre n°4379

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4379, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Iyar 5716,

Brooklyn,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,

groupement de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu(1) votre lettre du 22 Iyar, dans laquelle vous me décrivez, bien que très brièvement, vos activités des semaines passées. Puisse Dieu faire que celles-ci se développent sans cesse, s’agrandissent et s’élargissent.

Tout cela est nécessaire, à l’heure actuelle, dans des proportions beaucoup plus larges qu’aux époques précédentes. Dieu attend cela de nous et Il nous accorde donc les moyens nécessaires, les forces de l’accomplir.

Celles d’entre vous qui sont venues ici, pour la réunion générale des femmes et jeunes filles ‘Habad(2), vous ont sûrement transmis des nouvelles d’ici. Je voudrais ajouter à cela, par la présente, mes vœux pour une joyeuse fête de Chavouot, un été en bonne santé, pour vous et vos familles.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Cette lettre est rédigée en Yiddich. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4355.

Lettre n°4380

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4380, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de ce jeudi, qui faisait suite à une interruption.

Faisant référence à l’affirmation bien connue du Rambam, dans ses lois des opinions, chapitre 2 et dans ses huit chapitres, au chapitre 3, selon laquelle la guérison de l’esprit est identique à celle du corps, nous pouvons observer que, s’agissant de la santé physique, on accorde de l’importance au temps et, plus l’on peut anticiper la guérison, plus l’on cherchera à le faire, faisant abstraction pour cela de tout ordre établi, celui du temps et celui des valeurs. En pareil cas, il importe uniquement que l’on obtienne, au plus vite, une amélioration et un mieux-être.

Or, il en est strictement de même pour la diffusion des sources(1). Puisque “ votre connaissance, en la matière, est encore réduite, que la plupart des concepts ne vous sont pas clairs, vous attendrez, pour diffuser les sources, de combler cette lacune ”(2). Or, ce qui vient d’être dit vous montre à quel point une telle conception est exclue.

Bien plus, comme vous le savez, il est dit que, “ plus l’on accumule des connaissances, plus l’on multiplie les souffrances ”. De fait, on peut vérifier que plus l’on connaît réellement la Torah, plus on la comprend et plus l’on sent à quel point on manque de connaissances et de compréhension. Puis, de temps à autre, cette conscience du manque augmente(3).

Avant tout, le temps perdu ne peut jamais être retrouvé. L’attitude, en l’occurrence, doit donc être celle qui caractérise, selon l’expression de nos Sages, “ un peuple immature(4) ”. Cette idée apparaît encore plus clairement dans l’injonction qu’ils formulent ainsi : “ Attrape et mange, attrape et bois(5), car le monde duquel nous parvenons est comme un festin de mariage ”.

Pour quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Vous consulterez également la lettre du Rabbi Rachab, imprimée à la page 22 du Kountrass Ou Mayan, expliquant que la transformation de la matière ne répond plus à un ordre établi, à notre époque(6). Vous en appliquerez les termes à votre propre personne.

Puisse Dieu faire que vous méditiez encore une fois à tout cela. De la sorte, j’ai bon espoir que vous parveniez effectivement à la conclusion précédemment citée.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde(7),

Notes

(1) De la ‘Hassidout. (2) Le Rabbi cite la lettre de son correspondant. (3) Avec l’augmentation des connaissances. (4) Acceptant de mettre en pratique ce qu’il n’a pas compris. (5) Mets en pratique toutes les bonnes actions parvenant à ta portée. (6) C’est pour cela qu’il faut accomplir chaque bonne action qui se présente. (7) Pendant la fête de Chavouot.

Lettre n°4381

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4381, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du jour lumineux de Lag Baomer, Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, avec ce qu’elle expliquait. J’ai reçu également la demande collective de bénédiction, dont je donnerai lecture près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. J’aurai encore l’occasion d’en accuser réception à tous les ‘Hassidim(2).

Vous évoquez la plantation de pousses d’Ethroguim de Calabre en Terre Sainte(3). Il me semble que, même maintenant, ceux-ci ne sont pas comparables aux Ethroguim qui ont effectivement poussé en Calabre. Il est uniquement établi que ceux-là n’ont pas subi de greffes. Or, les causeries de nos saints maîtres permettent d’établir que l’on ne prend pas des Ethroguim de Calabre uniquement pour écarter le risque d’une greffe.

Et, vous connaissez le dicton de l’Admour Hazaken selon lequel, lorsque le Saint béni soit-Il dit : “ Et vous prendrez pour vous…(4) ”, un émissaire fut délégué en Calabre, afin d’apporter des Ethroguim provenant de cette région.

J’ai déjà développé par ailleurs(5) une explication de tout cela, basée sur la partie révélée de la Torah et ceci a été reproduit dans les notes aux fascicules de Tichri. En effet, la Calabre est “ l’Italie de la Grèce ”, l’une des contrées les plus riches de la terre, comme l’explique le Midrach Rabba, commentant ce verset. On peut donc appliquer, en la matière, l’Injonction divine selon laquelle “ tout ce qui est gras sera consacré à Dieu ”, comme l’explique le Rambam, à la fin des lois de l’interdiction pour l’autel. De même, on n’apporte les prémices que…(6).

Vous me faites savoir que votre anniversaire approche. Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de sa partie cachée, de même que dans la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. En ce sens, la Mitsva que vous devez mettre en pratique de la manière la plus scrupuleuse est le rabbinat, c’est-à-dire le fait d’être “ le maître du lieu ” de la façon qui convient.

Différents textes expliquent(7) la portée de la Mitsva spécifique qui incombe à chacun et qui est le portique par lequel la Torah et les Mitsvot que l’on pratique reçoivent l’élévation, par lequel on reçoit également toutes les bénédictions.

Vous obtiendrez tout cela en bonne santé, avec largesse d’esprit, pour de longs jours et de bonnes années, d’autant que vous avez le mérite d’être le “ maître du lieu ” de Kfar ‘Habad, où “ Dieu a ordonné la bénédiction pour l’éternité ”. En cet endroit se révélera l’Attribut de miséricorde(8), plus fort que celui de la bonté qui le précède, héritage sans limite qui s’étend d’une extrême à l’autre.

Je vous adresse ma bénédiction pour que votre nouvelle demeure vous confère la largesse d’esprit et renouvelle votre Mazal d’une manière positive.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde(9),

Notes

(1) Le Rav C.Z. Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir, à son propos, la lettre n°4281 (2) Voir la lettre n°4404. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4337. (4) “ Un fruit de l’arbre de splendeur ”, c’est-à-dire un Ethrog. (5) Voir la lettre n°3056. (6) Des meilleurs fruits. (7) Voir, à ce sujet, les lettres n°3714 et 4211. (8) A la suite de l’attentat perpétré en cet endroit. Voir, à ce propos, les lettres n°4281, 4307 et l’avant-propos. (9) A l’occasion de la fête de Chavouot.

Lettre n°4382

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4382, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires, aux

multiples accomplissements, le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Iyar et à celle qui la précédait.

Je mentionnerai votre nom, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous ayez une bonne santé. Le médecin que vous avez consulté vous a sûrement expliqué que la tension artérielle dépend, pour une large part, de l’état d’esprit de l’homme. En conséquence, un comportement conforme à l’enseignement du Baal Chem Tov(2), à propos du verset “ tu lui viendras en aide ”, au corps(3), avec joie et enthousiasme, permet d’obtenir la récompense que constitue l’amélioration de la santé physique, au sens le plus littéral. La pratique démontre qu’il en est bien ainsi.

Comme sont merveilleuses les paroles de l’Admour Hazaken, au chapitre 49 du Tanya, page 69b, selon lesquelles “ Tu nous as choisis… fait référence au corps ”(4). Ces jours sont propices pour tout cela, puisqu’ils préparent à la réception de la Torah, lorsque, comme le soulignent nos Sages, tous les enfants d’Israël furent en bonne santé et intègres(5).

Ce qui vient d’être dit vous montre qu’il n’y a pas du tout lieu de vous excuser de m’avoir écrit, à ce sujet. Tout d’abord, un dicton ‘hassidique bien connu établit que “ les biens matériels de mon prochain sont ma spiritualité ”. De plus, le corps juif est saint, comme l’établit le Tanya, à la référence précédemment citée.

Vous ne dites rien de l’état de santé de votre épouse, la Rabbanit, à laquelle Dieu accordera longue vie. Cela veut sûrement dire que tout va bien.

Je vous remercie pour la bonne nouvelle selon laquelle le Mikwé répond effectivement aux standards les plus élevés. Sans doute continuerez-vous à rechercher les pratiques les plus parfaites, dans ce Mikwé et dans tous les autres. De vos jours et des nôtres, s’accomplira la promesse selon laquelle “ Dieu est le Mikwé d’Israël ” et que nous soyons, au sein de tout Israël, aspergés d’eaux pures, ainsi qu’il est dit : “ Je vous aspergerai d’eaux pures ”. Ceci sera une proche préparation pour la délivrance véritable, qui viendra tout de suite après cela.

Avec ma bénédiction, exprimée selon les termes de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde(6),

Notes

(1) Le Rav N.Telushkin, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°3928. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°3381, 3836 et 4614. (3) Plutôt que de le briser par des jeûnes et des mortifications. (4) L’élection d’Israël porta sur le corps et non sur l’âme, partie de Dieu, pour laquelle celle-ci n’était nullement nécessaire. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°1568, 1579 et 1620. (6) Pendant la fête de Chavouot.

Lettre n°4383

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4383, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 14 Iyar, qui faisait suite à une longue interruption. Vous me dites que la situation s’améliore et que tout va dans le bon sens, dans les deux domaines pour lesquels vous avez votre mot à dire. A n’en pas douter, de manière pacifique, vous ferez en sorte que ce mot soit retenu pour la décision finale. Mais, tout cela restera confidentiel.

Cette situation fait, encore une fois, la preuve que rien ne résiste à la volonté. Ainsi, s’applique la décision céleste(1) selon laquelle, en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, les ‘Hassidim ‘Habad auront la main haute. On peut observer, sur place, les fruits de l’action première, puisque, dans le nouveau cours, est enseigné le Likouteï Torah. Et, vous serez récompensé, en trouvant le parti qui convient pour vos enfants(2).

Puisse Dieu faire que la réussite en tout cela éveille en vous des forces nouvelles afin d’agir sur le terrain, en développant et en élargissant ce qui concerne ‘Habad, d’une manière agréable. De la sorte, s’accomplira ce qui est dit : “ Lorsque l’un d’entre vous est exilé en Barbarie ”, c’est l’ensemble de ce pays qui reçoit l’élévation(3).

De nos jours, cette élévation est apportée par la diffusion des sources(4), jusqu’à ce que celles-ci parviennent à l’extérieur. Il s’agit non seulement d’étudier la ‘Hassidout, mais aussi d’adopter ses usages et ses pratiques, ce qui est essentiel, car “ c’est l’action et non la théorie qui est essentielle ”.

Notes

(1) Prise par le Tribunal céleste après la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, le 19 Kislev. (2) Qu’ils se fiancent de manière favorable. (3) Sans qu’il ne soit nécessaire que l’ensemble du peuple juif se rende en cet endroit. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°4384

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4384, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Zalman(1) Chlita

et son fils, le Rav David Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre de ce lundi, qui complétait les nouvelles que je reçois des ‘Hassidim de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h.

Sans doute visitez-vous non seulement Kfar ‘Habad, mais aussi toutes les institutions ‘Habad de notre Terre Sainte. Et, vous prenez part aux réunions ‘hassidiques qui ont lieu en ces jours propices. Cela est important en tout endroit, mais l’est encore plus dans le pays vers lequel “ toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.

Conformément au dicton ‘hassidique bien connu(2), lorsque des Juifs se rencontrent, il en découle un bien pour chacun d’entre eux et, plus encore, pour un autre Juif. De fait, on peut observer clairement qu’une telle rencontre est pénétrée d’amour du prochain et de chaleur ‘hassidique.

A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous souhaite, de même qu’à tous les vôtres, selon la formulation que mon beau-père, le Rabbi, utilisait couramment, de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Feyglin, de Melbourne, en Australie, en Terre Sainte lors de la rédaction de cette lettre. Voir, à son sujet, les lettres n°4100 et 4708. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°3159.

Lettre n°4385

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4385, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Iyar 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Lod,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres des 22 et 23 Iyar. Vous évoquez l’endroit qui convient pour construire le bâtiment de la Yechiva(1). J’ai déjà exposé, dans un courrier précédent(2), l’idée générale, en la matière. Celui-ci doit être le plus éloigné possible des écoles professionnelles. En effet, ces deux institutions n’ont pas le même programme d’étude. Quel choix convient-il de faire pour que cette condition soit remplie ? Vous en discuterez sur place et Dieu vous accordera la réussite.

Je suis surpris que vous ne me citiez pas, dans votre lettre, les réalisations de ceux qui ont voyagé(3), au jour lumineux de Lag Baomer, Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. Sans doute profiterez-vous des jours de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui approche, de la manière qui convient. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite.

A l’occasion de la fête de Chavouot, qui approche, puissions-nous tous avoir le mérite, au sein de tout Israël, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde.

J’ai bien reçu les coupures de presse et je vous en remercie.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Devant être transféré de Lod à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°4304. (2) Voir les lettres n°4123 et 4138. (3) A Miron, près du tombeau de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï.

Lettre n°4386

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4386, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Iyar 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad

en notre Terre Sainte, groupement de Tel Aviv,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 22 Iyar, avec ce qu’elle contenait. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir s’accroisse la réussite de votre mission sacrée, que vous assumerez avec joie et enthousiasme. Dès lors, le succès sera encore plus grand.

En effet, différents textes de ‘Hassidout soulignent l’effet de la joie de la Mitsva. On y trouve également une allusion dans le dicton, cité par la ‘Hassidout, selon lequel “ la joie brise les limites ”.

Et, ces jours sont propices à cela, puisqu’ils préparent au don de la Torah. Lors de la révélation du Sinaï, on dit : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”. Il y eut là la marque d’un grand amour(1) et, disent nos Sages : “ Il retourna la montagne sur eux comme une barrique(2) ”. De plus, Avraham L’appela “ montagne ”, comme l’explique le Torah Or, commentant la Meguilat Esther, page 96d.

Toutefois, on peut soulever une objection contre le don de la Torah de cette manière, puisque la montagne fut retournée contre eux(3). Il n’en est pas de même de nos jours, lorsque l’initiative est prise par les hommes(4).

Je vous joins une copie de ma lettre adressée à tous(5), qui est destinée aux femmes et jeunes filles ‘Habad, mais dans le contenu de laquelle vous trouverez sûrement des points dont vous pourrez vous servir pour assumer votre propre mission sacrée.

A l’occasion de la fête de Chavouot, qui approche, puissions-nous tous, au sein de tout Israël, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, la recevoir avec joie et d’une manière profonde.

Je suis surpris que les élèves de la Yechiva, lors de leur visite à Jérusalem, ne se soient pas rendus également dans les écoles du réseau(6).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) D’Israël pour Dieu et de Dieu pour Israël. (2) Afin d’en faire un dais nuptial. (3) Ils reçurent donc la Torah sous la contrainte. (4) La Torah est donc acceptée de plein gré. (5) Il s’agit de la lettre n°4355. (6) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.

Lettre n°4387

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4387, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David Nathan(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Iyar, avec ce qu’elle contenait. Je mentionnerai, en un moment propice, tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Puisse Dieu faire qu’en bonne santé et avec largesse d’esprit, vous redoubliez d’ardeur, en votre mission sacrée, dans votre entourage, en général, dans votre synagogue et votre maison d’étude, en particulier. Car, si un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité, combien plus est-ce le cas pour beaucoup de lumière. Et, rien ne résiste à la volonté.

A l’occasion de la fête de Chavouot, qui approche, puissions-nous avoir le mérite, au sein de tout Israël, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde.

Avec ma bénédiction,

Vous rappelez que le fait d’allumer le feu a été distingué des autres travaux pour constituer une Interdiction spécifique(2). On peut citer, à ce propos, le saint Zohar, tome 2, page 203b, expliqué dans le Séfer Ha Mitsvot du Tséma’h Tsédek, à la Mitsva de ne pas allumer du feu. De même, vous consulterez également le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Ora’h ‘Haïm, chapitre 495, dans le Kountrass A’haron. Ce point est discuté dans les responsa Avneï Nézer, Ora’h ‘Haïm, chapitre 238.

Vous évoquez le fait de diffuser les propos du Maharal de Prague(3), à propos du filage des Tsitsit. Sans doute préciserez-vous qu’il s’agit là de l’avis du Maharal de Prague, mais non celui du Choul’han Arou’h, par exemple.

Vous reproduisez l’avis du Binyan Ariel selon lequel Betsalel fit uniquement l’Arche sainte. Le reste(4) fut confectionné selon ses instructions et ses conseils(5). En effet, “ la Lumière ne fut pas créée par une Parole(6) ”. Bien évidemment, cette formulation doit être expliquée, mais je ne dispose pas de ce livre.

Vous consulterez, à ce sujet, le Zohar, tome 2, page 127b, le commentaire de la Torah du Ramban sur le verset Béréchit 1, 3. Vous verrez également les Pirkeï de Rabbi Eliézer, au chapitre 3 : “ Dix Paroles apparurent dans la Pensée… L’Arche sainte et la Lumière sont conservées pour le monde futur ”. Vous consulterez aussi le commentaire que donne le Radal, en la matière.

Notes

(1) Le Rav D.N. Lesser, de Brooklyn. Voir, à son sujet, les lettres n°3578 et 4542. (2) Parmi les Interdictions du Chabbat. Le Rav Lesser écrivait : “ Je suis venu rendre visite au Rabbi Chlita. Du vivant de son saint beau-père, le Rabbi, j’ai rapporté au Rabbi Chlita une explication sur la raison pour laquelle c’est précisément le fait d’allumer du feu qui a été distingué de tous les autres Interdits du Chabbat. Le Rabbi Chlita m’a lui-même rapporté une juste explication, mais je ne m’en souviens pas précisément. Il me semble qu’elle mettait en avant le fait qu’il s’agit uniquement d’une étincelle, fine comme la pointe d’une aiguille. Celle-ci est considérée comme sa force et la force de sa force. Lorsqu’une telle étincelle prend forme, elle n’est d’aucune utilité. Puis, par la suite, elle se rapproche de plus en plus du feu, ce qui constitue bien un fait nouveau. C’est là ce que je me souviens, mais peut-être ai-je oublié. Je vous serais très reconnaissant de bien vouloir me donner le contenu de ce que vous avez voulu dire ”. (3) Cités dans la Dricha, chapitre 10, paragraphe 1. La laine doit être filée dans le but de tisser des Tsitsit, ce qui écarte les fils confectionnés à la machine. Voir, à ce sujet, la lettre n°1722. (4) Les autres instruments du Sanctuaire. (5) Mais, non par lui personnellement. (6) Une des dix Paroles de la création. En fait, Dieu s’en enveloppa. Or, l’Arche sainte correspond à cette lumière. Elle devait donc être faite non seulement par la parole de Betsalel, mais aussi par son action concrète.

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