Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4348
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4348, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Alexander Sender(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Iyar. Vous me dites que, selon certains, il faut multiplier les efforts pour instaurer la paix, car celle-ci est plus importante que toute autre valeur. Il est clair que le dicton selon lequel “ grande est la paix” est exact, comme l’indiquent également plusieurs explications de nos Sages, en particulier la conclusion du Midrach Esther Rabba. Plus généralement, tout dépend de la paix.
Pour autant, il est bien évident que les autres actions ne doivent pas être retardées, pas même un seul instant, de ce fait. Comme le dit une lettre bien connue du Rabbi Rachab, reproduite dans l’introduction du Kountrass Ou Mayan, à la page 22, la transformation de la matière ne suit plus un ordre établi, de nos jours(2). En conséquence, il faut accomplir tout ce qui se présente à soi. Vous consulterez ce texte.
Vous évoquez le Mikwé du Kibboutz Mefalsim. Il faudrait prendre contact avec le centre pour la pureté familiale, à Jérusalem. Bien évidemment, vous pourrez dire au directeur de ce centre, le grand Rav Halperin, que vous le contactez selon mon conseil.
Vous m’écrirez pour me dire ce qu’il en est, de la construction du Mikwé et de tout ce qui a été dit au préalable.
Dans l’attente de nouvelles bonnes et détaillées,
Notes
(1) Le Rav A.S. Youdassin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°3860 et 4667. (2) Elle peut être menée de front, dans tous les domaines à la fois.
Lettre n°4349
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4349, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez le mal de dents, que les médecins vous conseillent d’extraire. Vous savez ce que nos Sages disent, à propos de telles extractions, au traité Pessa’him 113a(1) et certains ‘Hassidim racontent que, de ce fait, le grand Rav, ‘Hassid et Juste, Rabbi Hillel de Paritch les refusait. Néanmoins, je n’ai pas vu que l’on adopte une telle attitude, pas même dans la famille du Rabbi.
De façon générale, on sait ce qui est dit des thérapies proposées par le Talmud(2), car la nature(3) a changé. Bien plus, il est même interdit de les appliquer(4), selon le Maharil, Yoré Déa, au chapitre 336.
A ce propos, j’ai entendu mon beau-père, le Rabbi, dire que ce principe ne s’applique pas(5) à la formule prononcée quand quelqu’un a un os dans la gorge, conformément à l’affirmation du traité Chabbat 67a. Dans la famille du Rabbi, on enseignait même cette formule aux enfants. En cas de besoin, ce qu’à Dieu ne plaise, on la prononçait après avoir mis une assiette en équilibre sur la tête.
Certes, on peut se demander s’il faut aller à l’autre extrême et vous faire arracher toutes les dents, ce qu’à Dieu ne plaise, comme le conseille un médecin. Vous consulterez donc d’autres spécialistes. Et, peut-être une ou deux seront-elles suffisantes.
Notes
(1) Selon eux, il convient de les éviter. (2) Elles ne s’appliquent plus à l’époque actuelle. (3) Du corps humain. (4) Car leur inefficacité pourrait affaiblir la foi en les propos des Sages. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ J’ai observé également une même affirmation, de la part du Maharil, à la fin de ses recueils ”.
Lettre n°4350
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4350, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Moché(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre, dans laquelle vous évoquez le nom qu’il convient de donner, après la réunion de deux synagogues. Vous m’avez demandé une réponse rapide et je l’ai donc transmise par téléphone. Conformément à votre requête, je vous écris également à ce sujet.
Le nom occupe une place importante dans la Torah et dans les coutumes juives. Ce principe s’applique également à celui d’une synagogue, auquel on doit donc accorder de l’attention. Pour autant, il est clair que le rite selon lequel on prie, dans cette synagogue, est encore plus déterminant.
Différentes responsa, des dernières générations, formulent une longue analyse, à propos du changement de rite(2). Leur dernière conclusion est que l’on peut remplacer le rite ashkénaze par le rite séfarade, mais non ce dernier par le premier. On peut en conclure la valeur du rite Ari Zal, plus précis encore que le séfarade. C’est en particulier le cas pour celui de l’Admour Hazaken, qui, à l’heure actuelle, est couramment désigné comme rite du Ari Zal.
L’Admour Hazaken l’établit en fonction de plusieurs autres rites et les ‘Hassidim âgés des générations précédentes, rapportent(3) que, lorsqu’il arrêta et rédigea son Sidour, il fit un choix parmi soixante rites. A mon sens, l’expression “ rite du Ari Zal ” doit donc figurer dans le nom de ces deux synagogues réunies, afin d’ériger en principe quel en sera le rite.
Puisse Dieu vous permettre de faire prendre conscience à chaque membre de la synagogue que la prière doit exercer son effet à chaque heure du jour. Je veux dire, très simplement, que, dans la première bénédiction permettant de formuler ses besoins(4), on demande la compréhension et la connaissance. Il faut donc avoir soif de les acquérir, pendant toute la journée.
Puis, la bénédiction suivante requiert que l’on éveille en soi un sentiment de Techouva, que l’on obtienne le pardon de ses fautes. Cette requête permettra d’accéder à la Techouva, même pendant l’activité commerciale(5). Et, rien ne résiste à la volonté.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Shayevitch, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°4214. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3400, 4012 et 4563. (3) Voir le Beth Rabbi, à la page 84a. (4) Parmi les douze bénédictions intermédiaires de la Amida. (5) Ainsi, elle aura également une incidence sur toutes les heures de la journée.
Lettre n°4351
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4351, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il y a quelques temps, vous m’avez écrit pour me faire part de la motivation de quelques uns de vos amis, désireux de redoubler d’ardeur et d’entrain à l’étude de la partie révélée de la Torah et à celle de la ‘Hassidout, d’accomplir les Mitsvot de la meilleure façon. Je suis surpris de n’avoir pas d’autres nouvelles de vous, depuis lors.
En effet, il est dit que “ chaque jour, elles seront, à tes yeux…(1) ”. Il fait donc, chaque jour, introduire un ajout, par rapport à la veille, tant dans l’étude de la Torah que dans la pratique des Mitsvot. Sans doute me préciserez-vous tout cela, à la prochaine occasion, avec tous les détails nécessaires.
Vous connaissez l’enseignement de notre saint maître, selon lequel un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim doit prendre conseil, pour tout ce qui le concerne et, plus particulièrement, pour l’influence qu’il exerce sur les autres, auprès des guides spirituels(2) et de son recteur, dont il reçoit l’enseignement. C’est sans doute ce que vous faites, d’une manière concrète, même si vous n’en parlez pas dans votre lettre.
Bien évidemment, les élèves qui ont apporté leur concours et contribué à encourager les autres doivent eux-mêmes donner un exemple irréprochable, par la manière dont ils se conduisent et par leur propre étude.
Avec ma bénédiction de réussite et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Comme si elles étaient nouvelles. (2) Enseignant la ‘Hassidout dans cette Yechiva.
Lettre n°4352
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4352, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yehouda Zera’hya Morde’haï Leïb ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Iyar et à celles qui la précédaient. J’y ai lu, avec plaisir, que l’on vous a décerné un prix pour vos commentaires de la Torah. Puisse Dieu faire que vous étudiez la Torah “ non pas pour recevoir une récompense(2) ”, conformément à l’expression de la Michna. Cela veut dire que l’on peut effectivement recevoir un prix, mais que l’on restera conscient que le mot Prass est de la même étymologie que Proussa, coupé(3). Il est dit que “ le pauvre a coutume de manger un pain coupé(4) ”. Or, “ il n’est de pauvre que par l’esprit ”.
A l’opposé, celui qui a le mérite de goûter à la connaissance de la Torah perçoit la valeur de l’étude et comprend que la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même, la possibilité de mettre en pratique la Volonté du Saint béni soit-Il.
Une telle approche a des conséquences immédiates. Elle permet de remplir son rôle, d’effectuer ce que l’on ne peut confier aux autres, d’assumer pleinement sa fonction de Rav et d’enseignant, même si, parfois, les activités communautaires peuvent momentanément perturber l’étude de la Torah, dont on est dispensé, de ce fait, par les Sages.
On peut comprendre, de deux points de vue, l’importance de ce qui ne peut être accompli par personne d’autre. D’une part, les préoccupations célestes, c’est-à-dire les Mitsvot, ne sont nullement comparables aux paroles de la Torah. D’autre part, si nul autre ne peut les mener à bien, non seulement elles sont l’équivalent de ces paroles de la Torah, mais, bien plus, elles les repoussent, comme l’explique le traité Moéd Katan 9b. Vous consulterez également le saint Tanya, au chapitre 37.
A ce propos, concernant l’enseignement à la classe qui se trouve près de vous, je suis très surpris que celle-ci n’ait pas encore acquis son autonomie(5), comme vous le dites dans votre lettre, c’est-à-dire qu’elle ne bénéficie pas de l’aide des personnes de votre environnement, à commencer par vous-même. Selon votre lettre, les moyens, la recherche des élèves et toutes les autres préoccupations sont confiés à des personnes extérieures. Et, les autres ne font qu’aider, ce qui…(6).
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse, de même que tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que tous obtiennent la satisfaction de leurs besoins, selon ce que vous écrivez. Vous m’avez écrit, de par le passé, pour m’annoncer des améliorations(7). Puisse Dieu faire que cela aille encore mieux.
Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour connaître la réussite, auprès de vos disciples et dans votre entourage, ce qui agrandira votre succès dans vos préoccupations personnelles, à la manière de Dieu, Qui agit “ mesure pour mesure ”(8), mais en proportion largement accrue.
N. B. : Vous évoquez, dans une de vos lettres précédentes, les jours de Pourim et ce que dit le Torah Or, sur la Meguilat Esther, au discours ‘hassidique intitulé “ Et, Morde’haï sortit ”. En effet, ce texte établit une différence avec le moment du don de la Torah(9).
Vous consulterez, à ce sujet, le Chaareï Ora, aux pages 185 et 192. Vous y trouverez une explication supplémentaire, portant sur tout cela.
Notes
(1) Le Rav Y.Z. M. L. H. Segal, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°4045 et 4643. (2) Le mot Prass signifie à la fois récompense et prix. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la page 17a ”. (4) Ne disposant que de peu de pain. (5) Textuellement “ qu’elle ne soit pas un être vivant, qui se porte lui-même ”. (6) N’a pas réellement de valeur. (7) A la suite de bénédictions données par le Rabbi. (8) De la manière dont on agit envers Lui. (9) Et la fête de Pourim.
Lettre n°4353
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4353, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Iyar 5716,
Brooklyn,
A monsieur Avigdor(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été peiné d’apprendre, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, a de bons comportements et multiplie les accomplissements positifs, le Rav Meïr Blizinski, que vous avez des problèmes de santé.
Je mentionnerai votre nom, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Lorsqu’il vivait physiquement ici-bas, il était le berger d’Israël, empli d’amour pour chacun(2).
Mon beau-père, le Rabbi, citait le dicton suivant, au nom du Baal Chem Tov. On doit aimer également un Juif qui se trouve à l’autre extrémité du monde et que l’on n’a jamais vu. Combien plus est-ce le cas pour celui à qui la divine Providence a accordé la possibilité d’exercer son influence sur son entourage proche et même éloigné. Car, chaque amélioration de sa situation, physique ou morale, en est une également pour tous ceux qui le suivent. Et, de la sorte, elle se trouve multipliée par autant de personnes.
On peut en déduire également quel est le mérite d’un tel homme et sa responsabilité. Son mouvement, même le plus léger, se décuple par les conséquences qu’il reçoit, auprès de son entourage, de ses élèves et de ceux qui le suivent. J’ai donc bon espoir qu’à réception de la présente, vous irez mieux, au sens le plus littéral.
Dieu, Qui sonde les cœurs, sait si vous avez pris la décision de changer les points dont nous nous sommes entretenus, lorsque vous vous trouviez ici et auxquels j’ai également fait allusion, dans ma lettre. Ceci intensifiera la bénédiction de “ Celui Qui guérit toute chair ”(3). De la sorte, vous aurez un prompt rétablissement.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je conclus en vous souhaitant une bonne santé, physique et morale.
Notes
(1) Monsieur A. Ha Méïri, de Ramat Gan. (2) Il poursuit donc son œuvre de la même façon, à l’heure actuelle. (3) Selon l’expression de la prière.
Lettre n°4354
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4354, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Zicha(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Iyar et j’y ai lu, avec plaisir, que vous allez mieux. Votre mission sacrée s’en est sans doute trouvée renforcée. En effet, conformément au dicton(2) de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, “ le Saint béni soit-Il donne aux Juifs des biens matériels, dont ils font de la spiritualité ”.
Vous citez le Maharal, dans son introduction au Tiféret Israël, qui dit : “ le cœur de l’érudit est lié à la Torah. Son amour pour elle écarte même l’amour de Dieu, au moment de l’étude, car ce sentiment ne peut pas avoir un double objet ”. Vous êtes étonné par l’expression “ double objet ”. En quoi ces deux sentiments sont-ils contradictoires ?
Je ne dispose pas de ce livre et mon analyse sera donc basée uniquement sur la citation que vous en faites.
L’observation de l’esprit humain établit qu’une activité intellectuelle, y compris l’étude de la Torah, appelle la compréhension. Le cerveau doit percevoir la logique du concept. Un intellectuel cherche toujours à comprendre et il désire, en particulier, saisir un concept, ce qui lui permet d’accéder à la compréhension. De ce fait, nos Sages disent qu’un homme doit toujours étudier ce qu’il désire(3).
Chez chacun, à l’exception de ceux qui appartiennent à une élite, le désir et l’amour que l’on éprouve pour un concept, même le plus élevé, parce que l’on est naturellement attiré par la compréhension, écarte l’amour de Dieu, sentiment que l’on ressent, par exemple, parce qu’Il “ est notre vie ”. Il y a donc bien là deux préoccupations distinctes. En l’occurrence, le Maharal dit qu’elles se contredisent et l’on peut vérifier concrètement qu’il en est bien ainsi. L’amour de l’intellect est introverti. Il résulte d’une attirance pour la compréhension, du plaisir qu’elle procure, de la volonté et du goût pour l’étude et la discussion, par exemple.
Il n’en est pas de même pour l’amour de Dieu, qui est essentiellement motivé par l’émerveillement, par la distance qui existe entre soi-même et le Créateur. Cela est bien évident.
On peut en déduire la différence qui existe entre les conséquences de ces deux amours. De la première, qui porte sur la connaissance de la Torah, nos Sages disent : “ Pour celui qui ne la mérite pas, elle est un poison mortel ”, ce qui veut dire qu’elle suscite l’orgueil.
Rien de tel n’existe pour l’amour de Dieu, suggéré par la méditation à la grandeur du Créateur, comme le dit le Rambam, dans ses lois des fondements de la Torah, au début du second chapitre. Ce sentiment conduit à la soumission. Il empêche de ressentir son propre ego. Plus l’on souhaite acquérir cet amour et plus l’on est soumis, jusqu’à parvenir à l’humilité la plus totale.
Vous consulterez le Baït ‘Hadach sur le Tour Ora’h ‘Haïm, chapitre 47, dont les propos, sur le sujet, brillent comme des flammes.
L’idée qui vient d’être développée est également formulée par le Rambam, à la fin des lois de la Techouva, décrivant de quelle manière on doit pratiquer les Mitsvot et étudier la Torah. Vous verrez également Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 2.
Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre la formulation de l’Admour Hazaken, dans le Tanya, à la fin du chapitre 41, page 58b, qui dit : “ Avant de se mettre à l’étude, il faut, au moins, se préparer de cette façon. En effet, il est nécessaire de se mettre en condition, à tout le moins, afin d’étudier ‘pour son nom’, au début de cette étude, pour les homme moyens(4) ”. Il est bien question ici du début de l’étude.
En effet, le Beïnoni, l’homme moyen, ne peut pas se consacrer à l’étude pour la comprendre et, simultanément, être totalement soumis, ne plus ressentir sa propre personnalité, pas même son intellect et sa compréhension. Et, nos Sages disent que les Justes(5) sont peu nombreux.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour transmettre à vos disciples une étude de la Torah pénétrée d’amour de Dieu.
Notes
(1) Le Rav Z.Woltner, de Tanger. Voir, à son sujet, la lettre n°4630. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3943. (3) Car sa motivation lui permettra de parvenir à la compréhension. (4) Servant Dieu de manière parfaite, mais qui ne sont pas des Justes. (5) Qui, en revanche, parviennent à étudier de cette façon.
Lettre n°4355
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4355, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Iyar 5716,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeantes et aux membres de la convention
de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,
à New York, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’adresse, par la présente, mes salutations et ma bénédiction aux déléguées, aux membres et à toutes les participantes à cette convention(1), qui se tiendra le mardi 27 Iyar. Je demande à Dieu que cette réunion connaisse une grande réussite et qu’elle apporte les résultats escomptés.
Nous sommes dans la période qui sépare Pessa’h, fête de notre libération d’Egypte, de Chavouot, fête de notre réception de la Torah. Ce temps est donc particulièrement propice pour toute manifestation ayant pour but de renforcer l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot. En effet, c’est alors que l’on se prépare à recevoir la Torah.
Cette période est donc favorable pour l’action des femmes, menée dans cette direction. Nos Sages énumèrent, en effet, les différents mérites des femmes juives, lors des deux événements(2) qui viennent d’être mentionnés. Il est dit, d’une part, que “ c’est par le mérite des femmes vertueuses que nos ancêtres quittèrent l’Egypte ”. De même, lors du don de la Torah, Dieu demanda à Moché, notre maître, de s’adresser, en premier lieu, aux femmes et seulement ensuite aux hommes. Car, c’est de cette façon que la réception de la Torah pourrait être forte et immuable.
Chaque année, à cette époque, la bénédiction et l’influence divines sont renouvelées, comme elles se révélèrent pour la première fois. Néanmoins, il faut se préparer à l’obtenir, forger les moyens et les réceptacles qui permettront d’intégrer cette bénédiction et de s’en servir, immédiatement, puis encore longtemps par la suite.
J’ai bon espoir que chacune d’entre vous méditera à l’immense responsabilité incombant à celles qui ont le mérite d’être attachées à l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, que chacune se servira des grandes possibilités et des immenses moyens que la convention apporte, afin de renforcer et d’élargir les activités de chaque groupement, en général et de chaque membre, en particulier.
Parallèlement à cet accroissement de l’action profonde menée par les associations des femmes et des jeunes filles ‘Habad, il faut également en élargir l’œuvre, dans le but d’étendre leur influence auprès de femmes qui, pour l’heure, n’appartiennent pas à ‘Habad, au sens strict du terme. On les attirera donc dans son cercle et dans son groupement et, de la sorte, vers les sources vivantes et vivifiantes de la pratique juive, pénétrée de la chaleur profonde et de la clarté qu’apportent la ‘Hassidout ‘Habad et son mode de vie.
Sans doute établirez-vous un programme de travail, qui ira dans ce sens.
Dieu fera que votre action soit fructueuse. Elle sera réalisée et accomplie avec succès et bonheur, en bonne santé et avec beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive et ‘hassidique, de chaque membre de sa famille et de soi-même.
Avec ma bénédiction de réussite,
M. Schneerson,
Notes
(1) Dont un large compte-rendu et un rapport d’activité figurent dans une brochure, intitulée “ première convention nationale de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, Iyar 5716 ”, parue aux éditions Kehot, à Lag Baomer 5717. (2) La sortie d’Egypte et le don de la Torah.
Lettre n°4356
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4356, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Iyar 5716,
Brooklyn,
A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad en
Terre Sainte, groupement de la ville sainte de Jérusalem,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu votre lettre du 30 Nissan, qui faisait suite à une longue interruption. J’ai également obtenu de vos nouvelles par la Rabbanit ‘Hava Gurary, à laquelle Dieu accordera longue vie. Dans cette lettre, vous m’annoncez un renforcement et un élargissement de vos actions.
Puisse donc Dieu faire que vos prochains courriers annoncent, avec tout le détail nécessaire, des progrès encore plus significatifs, conformément aux besoins du moment. Je suis convaincu que ces progrès connaîtront le succès.
J’ai pris connaissance, avec un plaisir particulier, du projet de créer un centre de jeunes, sur une base religieuse. Dans la situation actuelle, c’est une des réalisations les plus importantes que l’on puisse concevoir. Sans doute développerez-vous ce point également. Je veux dire, très simplement, que vous fonderez d’autres centres et que vous développerez celui qui existe.
De même, je voudrais souligner encore une fois le grand apport que l’on peut attendre de l’influence exercée par les membres des femmes et jeunes filles ‘Habad sur les mères d’élèves des écoles ‘Habad(1). C’est, d’une part, le moyen de renforcer le lien entre ces élèves et l’éducation basée sur les valeurs sacrées qu’ils reçoivent. D’autre part, cette démarche profitera également aux parents, dont on peut attendre de grands changements, qui seront positifs.
D’une certaine façon, ces parents sont d’ores et déjà préparés à cela, par le fait que leur fils ou leur fille fréquente une école ‘Habad. Avec l’effort qui convient et en concertation avec la direction de ces écoles, vous pourrez sûrement planifier des actions qui auront les meilleurs résultats.
Il serait bon de me faire savoir, au moins d’une manière approximative, ce qui résulte de la création d’un centre de jeunes, de la manière qui a été définie.
Je vous joins une copie de ma lettre adressée à tous et dont le contenu vous concerne également.
Je vous adresse ma bénédiction à l’occasion du temps du don de notre Torah(2), qui approche et pour élargir vos actions avec un empressement accru, une ardeur renouvelée, que le don et la réception de la Torah, de nouveau, insufflera à chaque Juif et à chaque Juive. Bien plus, dans un de leurs enseignements bien connus, nos Sages disent que “ chaque jour, elles(3) seront comme nouvelles à tes yeux ”.
Notes
(1) Les écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (2) De la fête de Chavouot. (3) Les paroles de la Torah.
Lettre n°4357
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4357, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Iyar, dans laquelle vous me faites part de la difficulté à laquelle vous êtes confrontée, du fait de vos fiançailles avec ce jeune homme, en un moment bon et fructueux.
Le moment venu, vous trouverez sûrement une solution à ces problèmes qui, somme toute, sont accessoires par rapport au point essentiel c’est-à-dire à l’édification d’un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot. De nos jours, nombreux sont ceux qui font passer la lumière pour de l’obscurité et l’obscurité pour de la lumière. Ces bases doivent donc être illuminées et pénétrées du luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde, à notre époque révélée par l’enseignement de la ‘Hassidout et ce qui la concerne. De cette façon, on écarte l’éventualité de la confusion à laquelle je faisais allusion ci-dessus et du désarroi.
Vous écrivez que vous avez dernièrement fait la connaissance de ‘Habad et j’ai bon espoir que cette connaissance a modifié votre existence de la manière qui vient d’être dite. Ceci vous permettra de trouver plus aisément une solution aux problèmes dont vous faites état.
Le mérite de vous consacrer à l’éducation basée sur les valeurs sacrées, au sein d’une école Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch vous permettra d’obtenir de Dieu une bénédiction accrue et la réussite, en votre activité pédagogique et en vos préoccupations personnelles.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°4358
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4358, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat et à la demande de bénédiction. Vous me faites part des doutes que vous inspire l’étude qui est pratiquée par groupes de deux(1).
Différents textes soulignent la soumission que le disciple doit éprouver envers le maître. Nos Sages se basent, en particulier, sur le verset selon lequel “ ses lèvres sont des roses desquelles s’écoule la myrrhe ”.
Il en est donc de même, pour ce qui vous concerne. Vous devez faire part de ces difficultés à votre professeur, au recteur de votre Yechiva, au guide spirituel qui vous enseigne la ‘Hassidout, en leur apportant toutes les explications nécessaires. Mais, par la suite, il faudra mettre en pratique ce qu’ils vous diront. C’est de cette façon que vous recevrez réellement leur enseignement.
Ceci est également une préparation, une introduction et une entrée en matière qui vous permettront d’enseigner vous-même de la manière qui convient, par la suite. Vous consulterez également la causerie bien connue, à ce sujet, qui est imprimée dans le Torat Chalom, à la page 84(2).
Vous gardez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.
Vous me faites part de votre anniversaire et vous avez sûrement respecté les pratiques de ce jour, tels qu’elles sont observées par les ‘Hassidim, dernièrement(3). Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite, matérielle et spirituelle, dans l’étude de la Torah et dans la pratique des Mitsvot, de la meilleure façon,
Notes
(1) Selon l’usage courant, dans les Yechivot. (2) Du Rabbi Rachab. Page 75 dans la nouvelle édition. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4339.
Lettre n°4359
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4359, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la fin du mois de Nissan, dans laquelle vous me donnez les raisons et les explications qui font que vous travaillez dans cet endroit et que votre place est vide, pour ce qui concerne les activités de ‘Habad, ou, en tout état de cause, qu’elle n’est pas pleinement occupée.
Même si vous aviez intégralement raison en ce que vous avancez, cela n’explique pas encore ce qui en résultera pour les activités de ‘Habad. Comment serez-vous, de cette façon, le “ gardien de ma vigne ”(1) ? J’ai déjà écrit à plusieurs ‘Hassidim(2) que notre action, à l’heure actuelle, répond essentiellement au principe énoncé par nos Sages(3), qui a été commenté par le Tséma’h Tsédek(4), selon lequel “ nous sommes les travailleurs du jour ”, c’est-à-dire que notre mission consiste à illuminer, à éclairer, comme il convient, grâce au luminaire de la Torah, révélé dans la ‘Hassidout et ce qui la concerne.
Il ne nous appartient donc pas de prendre place dans un autre véhicule et une longue analyse précisant pourquoi vous vous trouvez là-bas et non ici n’y ajoutera rien. Bien plus, il est exclu, à mes yeux, qu’un ‘Hassid ne trouve pas sa place dans le domaine de ‘Habad, dès lors que nos saints maîtres attendent cette activité de tous, sans en dispenser personne.
Vous me demandez, dans votre lettre, si vous devez abandonner ce qui vous permet, actuellement, de gagner votre vie, sans savoir, au préalable, comment vous subviendrez à vos besoins et à ceux des membres de votre famille. Il est bien clair que telle n’était pas mon intention. Un tel comportement n’appartient pas au monde civilisé(5). Mais, comme je l’ai dit, encore une fois à plusieurs ‘Hassidim, nous avons le mérite, à notre époque, que les accomplissements moraux suscitent une récompense matérielle, laquelle, bien entendu, n’est pas l’intégralité de la rétribution, mais seulement son bénéfice et le bénéfice de son bénéfice. Ce point ne sera pas développé ici, d’autant qu’on peut observer, dans la pratique, qu’il en est bien ainsi.
Vous évoquez la création, à Kfar ‘Habad, d’un cours accéléré pour les professeurs. C’est une bonne initiative, au même titre que tout ce qui pourra être créé en cet endroit, à condition qu’il soit possible de baser ce cours sur les valeurs sacrées. Bien entendu, il faut que quelqu’un s’en occupe.
Je conclus de la manière dont vous commenciez. Je ne donnerai pas de directives précises, en indiquant dans quel domaine de ‘Habad doit s’exercer votre activité et ceci pour deux raisons. D’une part, j’ai eu l’occasion de m’apercevoir que les ‘Hassidim appliquent le principe selon lequel “ on apprendra ce que l’on souhaite, en son cœur ” et il en est de même en toutes leurs activités. Il n’est donc pas utile de donner des précisions, à ce sujet. De plus, les détails évoluent, de temps à autre et même fréquemment, en notre Terre Sainte. Mais, en tout état de cause, il est certain que vous pouvez assumer des fonctions au sein de ‘Habad et, si vous le voulez sincèrement, vous pourrez réaliser de grandes choses.
Puisse Dieu faire que vous preniez conscience de tout cela au plus vite et que cela soit suivi d’un effet concret.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour une certaine raison, l’envoi de la présente a été retardé et, entre temps, j’ai reçu vos lettres du 28 Iyar et du 3 Sivan. Votre action envers les immigrants du Maroc, dont l’esprit est conforme à celui de ‘Habad, afin qu’ils s’installent à Kfar ‘Habad est extrêmement bonne et tout à fait positive. De même, il est bon que leurs enfants soient intégrés au Talmud Torah et à la Yechiva A’heï Temimim.
Il est très important d’organiser pour eux, fréquemment, des réunions ‘hassidiques, dans la Langue sacrée. En effet, ils se plaignent de ne percevoir que l’aspect superficiel de telles réunions, car ils ne comprennent pas le Yiddich.
S’agissant des plus grands, en particulier, ceux qui sont mariés, il n’y a pas lieu de leur imposer le rite ‘Habad et ses coutumes. En revanche, ceux qui intégreront la Yechiva Tom’heï Temimim, A’heï Temimim ou l’école professionnelle s’habitueront ainsi à ce rite.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°3999, 4086 et 4625. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3102. (3) Au traité Erouvin 65a. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3041. (5) Textuellement “ appartient au mode de Tohou ”.
Lettre n°4360
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4360, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre d’avant Pessa’h dont l’acheminement a été retardé :
A) Vous me demandez si vous devez, à l’avenir, continuer à étudier la Torah comme vous l’avez fait jusqu’à maintenant, c’est-à-dire en restant à la Yechiva jusqu’à midi, puis en rentrant ensuite chez vous.
Il est clair qu’il n’y a pas lieu de pratiquer de la sorte, surtout à votre âge. Certes, vous me dites que vous avez été contraint de le faire. Mais, à mon sens, dès que cette contrainte aura disparu, il faudra vous installer dans la tente de la Torah(1) pendant toute la journée.
Une telle attitude a une incidence non seulement quantitative, mais aussi qualitative. Je veux dire que, si vous savez qu’il vous faut, chaque jour, assumer une activité commerciale, vous manquerez de concentration, de constance et d’ardeur y compris pendant l’étude, comme on peut le vérifier concrètement.
Bien évidemment, si l’un des membres de votre famille n’accepte pas, pour l’heure, que vous vous consacriez à l’étude pendant toute la journée, il faudra lui parler une fois, deux fois, de nombreuses fois. Si vous le faites d’une manière agréable et paisible, vous connaîtrez la réussite et vous parviendrez à le convaincre.
B) Vous me demandez comment réparer la faute que l’on sait(2).
Il faut, en premier lieu, oublier ce qui s’est passé. En effet, un homme pense en permanence(3) et, pour chasser une pensée indésirable, il doit se concentrer sur une pensée positive, surtout celle qui véhicule la clarté de la Torah lumineuse, dont un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité.
Il faut respecter l’immersion rituelle selon l’institution d’Ezra(4), lire des Tehilim après la prière du matin, fixer un temps pour l’étude du luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde, c’est-à-dire, à notre époque, la ‘Hassidout, “ n’intégrant aucune question qui émanerait du domaine du mal, aucune dissension provenant de l’esprit d’impureté ”(5). Vous consulterez, à ce sujet, Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 26.
Vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka, chaque matin de semaine, avant la prière. Et, vous vous efforcerez d’influencer votre prochain, en particulier, les jeunes, de les rapprocher de la Torah, de ses Mitsvot et du luminaire de la Torah(6).
Grâce à tout cela, vous mériterez l’aide de Dieu et le succès, pour vous-même, en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Se consacrer à l’étude. (2) L’émission de semence en pure perte. (3) Il ne peut s’empêcher de le faire. (4) Après chaque rapport conjugal et, plus généralement, chaque jour. (5) Dans laquelle la lumière de Dieu se manifeste plus clairement. (6) De la ‘Hassidout.
Lettre n°4361
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4361, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chalom Douber(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre du jour de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï(2), qui faisait suite à un long silence. J’y ai lu, avec plaisir que vous enseignez, à votre classe, conformément à la Tradition de nos ancêtres : “ Kamats Aleph A ”(3).
Vous connaissez la sainteté des lettres et des signes de vocalisation qui furent donnés à Moché, sur le mont Sinaï(4), comme l’établissent clairement différents passages du Zohar et des Tikouneï Zohar. Bien plus, cette sainteté concerne également les noms de ces lettres et de ces signes. De fait, on explique que ces noms sont constitués d’initiales de ceux des anges.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav C.D. B. Raskin, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°2421. (2) Lag Baomer, le 18 Iyar. (3) Un signe de vocalisation suivi d’une consonne et non une syllabe entière. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3386.
Lettre n°4362
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4362, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
La construction du bâtiment de la Yechiva A’heï Temimim(2), dans votre ville, progresse et l’on a commencé à y prier, en plus de l’étude qui s’y déroule d’ores et déjà. L’étude de la Torah de vie et de la ‘Hassidout vivifiera la prière et augmentera donc la bénédiction de Dieu et la réussite personnelle de ceux qui étudient et prient.
Combien plus en sera-t-il ainsi pour les responsables de tout cela, ainsi qu’il est dit : “ Elle est un arbre de vie pour ceux qui se renforcent en elle et ceux qui la soutiennent sont heureux ”.
Vous redoublerez d’effort et d’ardeur en tout cela. Ceci renforcera votre santé, celle de votre épouse et de tous les membres de votre famille. Vous en tirerez également la réussite dans le moyen d’assurer votre subsistance.
En saluant tous les ‘Hassidim, en particulier ceux qui se consacrent à la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion et pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde,
Notes
(1) Le Rav Y.Shmotkin, de Richon Le Tsion. Voir, à son sujet, la lettre n°3654. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4279.
Lettre n°4363
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4363, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites que vous craignez le “ mauvais œil ” exercé par telle personne. En pareil cas, si l’on n’y prête aucune attention, si l’on n’y pense pas du tout, celui-ci n’a aucun effet.
Mais, puisque vous faites mention de cette situation dans votre lettre(1), vous ferez vérifier vos Tefillin et les Mezouzot de votre maison. Et, votre épouse adoptera la coutume des femmes juives vertueuses, consistant à prélever de la Tsédaka, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Vous me dites que vous avez fait réaliser une pierre tombale avec des lettres en saillie. Cette pratique est surprenante. De fait, on vous a dit qu’une telle manière d’agir peut provoquer l’oubli(2) et cette affirmation est effectivement basée sur les propos de nos Sages, au traité Horayot 13b, conformément à l’interprétation du Taameï Ha Mitsvot, de Rabbi ‘Haïm Vital, à la Parchat Vaye’hi.
De plus, il ne faut pas introduire une différence avec les autres tombes(3). En conséquence, vous devez, à mon avis, demander à l’artisan de façonner des lettres enfoncées, comme le veut la coutume juive vertueuse.
Pour adopter une conclusion positive(4), vous me donnerez de bonnes nouvelles de l’intensification de votre étude de notre Torah, Torah de vie et de la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ Il vivra par elles ”.
Notes
(1) Ce qui fait la preuve de l’attention qui lui est accordée. (2) Une perte de mémoire pour celui qui en est à l’origine. (3) Une tombe ne doit pas se distinguer de toutes les autres, se trouvant dans le même cimetière. (4) A cette lettre, même si elle n’est pas directement liée à son contenu.
Lettre n°4364
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4364, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et j’ai été satisfait d’apprendre, par votre intermédiaire, que les cours, à la synagogue, portaient également sur les lois du Chabbat(2). Toutefois, votre lettre indique que tout cela appartient désormais au passé et n’existe plus.
Or, vous savez à quel point il est important d’étudier les lois du Chabbat. L’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, le souligne dans Iguéret Ha Kodech et vous consulterez, à ce sujet, le Kountrass A’haron, à la page 163a.
Bien entendu, il faut connaître également les lois de la semaine(3), par exemple celles des bénédictions, des Tefillin, de la prière, des bénédictions que l’on récite quand on tire un profit des biens de ce monde. Dans tous ces domaines, l’ignorance est effrayante. Bien plus, peu nombreux sont ceux qui prêtent attention à une telle étude, car ils préfèrent se consacrer à la discussion de la Torah(4). Vous devez comprendre ce que je veux dire.
J’ai bon espoir que vous vous efforcerez de réparer tout cela. Le mérite public en dépend. Vous consulterez également les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 2, paragraphe 9 et l’introduction rédigée par ses fils, qui éditèrent son Choul’han Arou’h.
La fête de Chavouot approche et puisse Dieu faire, selon le proverbe de mon beau-père, le Rabbi, que nous recevions la Torah et de manière profonde.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav D.Winchester, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°4296. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°4296. (3) Par opposition aux lois du Chabbat. (4) Le commentaire sans recherche de l’incidence hala’hique.
Lettre n°4365
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4365, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Iyar, faisant référence à l’endroit dans lequel les fils des ‘Hassidim doivent recevoir leur éducation(1).
Il est clair que nos maîtres, les maîtres de ‘Habad, dirigent, d’une manière effective, toutes les institutions éducatives de ‘Habad, Yechivot, Talmud Torah, écoles professionnelles, écoles de filles(2).
Tous les ‘Hassidim ont le bonheur et, de ce point de vue, chaque Juif peut être considéré comme un ‘Hassid, de placer leurs fils et leurs filles dans ces écoles, pour leur bien physique et moral, un bien visible et tangible.
Bien entendu, vous avez le droit et même le mérite de faire connaître mon opinion et le présent avis, qui est énoncé de manière tranchée, à quiconque veut l’entendre. Ceci sera bien pour vous et pour celui qui voudra entendre.
Notes
(1) Interrogeant le Rabbi à ce sujet. (2) C’est donc là que ces enfants doivent poursuivre leurs études.
Lettre n°4366
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4366, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Israël Tsvi(1) Ha Lévi,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jour lumineux de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï(2), dans laquelle vous me dites que vous espérez continuer à correspondre avec ceux que vous avez commencé à rapprocher de la Torah et de la pratique juive.
Sans doute ne vous contenterez-vous pas de poursuivre votre action de la sorte, car notre Torah, Torah de vie, prône l’ajout. Conformément à la décision bien connue de la Torah, il convient de s’élever dans le domaine de la sainteté. Bien plus, à notre époque, chaque instant est particulièrement précis, comme l’affirme un dicton de mon beau-père, le Rabbi, qui dit du roi Machia’h : “ Le voici, il se tient derrière notre mur ”. Néanmoins, il reste des “ petits récipients ”(3) dont il faut encore réaliser l’élévation.
On peut en déduire à quel point il est important de développer des activités pour les femmes et les jeunes filles ‘Habad. Cet ajout, même s’il est relativement modeste, aura un effet largement accru, dans votre entourage, car les femmes sont bavardes et actives(4).
Notes
(1) Le Rav I.T. Heber, de Tel Aviv. Voir, à son propos, la lettre n°3868. (2) Lag Baomer, le 18 Iyar. (3) Des accomplissements mineurs. (4) Elles sauront donc multiplier cet effet.
Lettre n°4367
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4367, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 13 Iyar, avec ce qu’elle contenait. Je vous remercie beaucoup pour votre effort en faveur d’une réalisation aussi importante que le Collel ‘Habad. Vous savez à quel point chacun de nos maîtres, en sa génération, s’est consacré à cette institution, depuis l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h jusqu’à notre génération. On peut en déduire l’immense plaisir que causent ceux qui font des efforts pour elle et la développent.
Vous me dites que, pour l’heure, vous vous contentez de peu, du fait des difficultés que vous éprouvez à réunir ces sommes. Je veux interpréter ce terme de “ contenter ” en considérant que vous n’êtes pas réellement satisfait. Il s’agit vraisemblablement d’un simple arrêt de votre action, dans le but de la recommencer de plus belle par la suite. Pour que cet arrêt soit pleinement utile, le calme de l’esprit est nécessaire. C’est en ce sens que l’on peut se contenter. Un tel arrêt est alors partie intégrante de l’effort, puisqu’il renforce l’action.
Si l’on tient compte de l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ celui qui reçoit fait plus pour celui qui donne que ce dernier pour le premier ” et si on l’applique à la collecte de Tsédaka, pendant laquelle on ne reçoit que de manière passagère(2), alors que l’action proprement dite subsiste pour celui qui donne, la satisfaction morale de l’auteur de la collecte sera agrandie, par une telle idée comme par toutes les autres, allant dans le même sens. Sa santé s’en trouvera littéralement accrue, ainsi qu’il est dit : “ Une bonne nouvelle fait grossir l’os ”. Il en est bien ainsi, de manière concrète et l’on connaît le récit de nos Sages, à ce propos(3).
Vous me dites que, pour l’heure, la branche du Talmud Torah, dans ce nouvel endroit(4), ne connaît pas la réussite. Sans doute vous efforcerez-vous d’y organiser un centre aéré(5). Ceci constituera la base, sera une bonne et proche préparation pour l’acquisition d’élèves pour la prochaine année scolaire. Mais, à mon sens, que Dieu vous garde, en revanche, de penser à la fermeture de cette branche.
Je vous réitère ma bénédiction à propos de ce que vous m’avez fait savoir, il y a quelques temps et que vous m’écrivez encore une fois, dans votre lettre, c’est-à-dire l’acquisition sacrée de quatre ‘Héders que vous avez réalisée. Puisse Dieu faire que, vous et votre épouse, pour de longs jours et de bonnes années, multipliez les accomplissements pour la Torah et les Mitsvot, avec joie et enthousiasme, financièrement et physiquement.
Je ne sais pas ce qu’a été Lag Baomer, dans le Talmud Torah que vous dirigez. Cette année, les élèves étaient dispensées d’études profanes, en ce jour(6). Cela a sans doute été l’occasion d’un important ajout. Puisse Dieu faire que celui-ci marque son effet également pendant les jours et les semaines qui viennent.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.Flyer, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°3839. (2) Pour transmettre ensuite à quelqu’un d’autre. (3) Au traité Guittin 56b. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°3927. (5) En anglais dans le texte : “ day camp ”. (6) Qui était un dimanche.
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