Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4328
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4328, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Saadya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 9 Iyar. Je suis surpris que vous ne disiez rien des préparatifs de Lag Baomer, qui approche. De façon générale, vous savez que nos frères séfarades entretiennent une relation particulière avec Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. Cette année, c’est, en outre, un jour pendant lequel les enfants sont dispensés d’études profanes(3).
J’espère que vous vous servirez effectivement de ce jour de la manière qui convient. De même, vous vous concerterez(4) à propos du temps du don de la Torah, qui approche.
Puisse Dieu faire que vous grandissiez et embellissiez la Torah. De fait, j’ai écrit à quelqu’un(5) que l’on peut grandir et embellir la Torah au stade le plus élevé comme on peut le faire au point le plus bas(6). La partie révélée de la Torah l’établit également, puisque, d’une part, le Rambam cite ce verset à propos de celui qui enseigne la Torah aux enfants, dans son Yad Ha ‘Hazaka, lois de l’étude de la Torah, fin du chapitre 2 alors que, d’autre part, le traité ‘Houlin 66b le mentionne pour la Torah qui transcende l’action(7).
Notes
(1) Le Rav S.Liberov, de Sefrou, Maroc. Voir, à son sujet, les lettres n°4121, 4465 et 4589. (2) Dont Lag Baomer est la Hilloula. (3) Un dimanche. (4) Avec les autres ‘Hassidim du Maroc. (5) Voir, la lettre n°3175. (6) Il peut s’agir d’une action d’une envergure considérable ou bien d’un accomplissement très simple. (7) Parce que trop élevée pour pouvoir s’y révéler.
Lettre n°4329
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4329, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Pessa’h Chéni(1) 5716,
Brooklyn, New York,
A tous ceux qui chérissent la Torah et les Mitsvot,
soutiennent les écoles prodiguant une bonne éducation,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
L’appel à l’aide des écoles Beth Rivka de Brownsville et de East New York doit recevoir une réponse immédiate de la part de chaque cœur juif.
Cette institution, inaugurée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, voici quinze ans(2), s’adresse aux filles juives. Elle a, Dieu merci, déjà formé des centaines d’élèves, leur a donné une éducation dans l’esprit de la Torah et de la crainte de Dieu, afin qu’elles puissent assumer pleinement leur rôle de maîtresse de maison.
A l’heure actuelle, cette institution se trouve dans une situation critique, du fait des difficultés inhérentes à la construction du bâtiment de l’école, qui doit être arrangé et agrandi, afin de pouvoir répondre, d’une manière satisfaisante, aux besoins de cette ville.
Il est sûrement inutile d’expliquer longuement l’importance, en général, de l’éducation des filles, basée sur les valeurs sacrées et l’immense valeur, en particulier, des écoles Beth Rivka, précédemment citées, qui sont bien connues du grand public, au sein de la communauté.
En conséquence, je m’adresse à quiconque a conscience de la sainteté de la Torah et du Judaïsme basé sur elle, afin que l’on réponde généreusement à cet appel à l’aide lancé par les écoles Beth Rivka de Brownsville et de East New York, en leur apportant sa propre contribution
et en invitant les autres à le faire, en leur conférant ce mérite, qu’est, en l’occurrence, la grande Mitsva de soutenir la bonne éducation des filles juives, basées sur les valeurs sacrées.
Dieu qui agit “ mesure pour mesure ”(3), mais d’une manière largement accrue, bénira tous les donateurs et tous les responsables, en leur accordant une satisfaction juive de leurs enfants et d’eux-mêmes, dans la largesse, matérielle et spirituelle.
Avec ma bénédiction pour tout le bien,
M. Schneerson,
Notes
(1) 14 Iyar. (2) Voir le Séfer Toledot ‘Habad Be Artsot Ha Berit, au chapitre 58. (3) De la manière dont on agit envers Lui.
Lettre n°4330
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4330, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Pessa’h Chéni(1) 5716,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 17 Nissan et je n’ai pas eu le temps de vous en accuser réception auparavant. Vous voudrez bien m’en excuser.
Il est, néanmoins, dommage que je n’ai pas eu l’occasion de vous rencontrer, lors de votre dernière visite en Amérique. Car, la supériorité de la parole, par rapport à l’écriture, réside également dans le fait que l’expression du visage permet d’établir dans quelle mesure les propos que l’on tient sont acceptés, ce que l’on doit y ajouter ou ce qu’il convient d’en modifier. De plus, l’interlocuteur peut répondre directement. Il n’éprouve donc pas de rancune, même si ce qui est dit devant lui ne lui convient pas.
Néanmoins, cela n’a pas été possible(2) et je me sers donc de l’écriture. Vous me dites, dans votre lettre, que vous avez été un soldat et que vous avez participé à tous les combats d’Israël. Je ne citerai que quelques points, à ce sujet, car, pour quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.
Dans un combat, il y a différents postes. La réussite et la victoire sont obtenues lorsque chacun se sert de toutes ses forces pour assumer sa mission, en un certain endroit, en fonction du rôle qui a été confié à chacun. Combien plus doit-il en être ainsi quand cette mission ne peut être confiée à personne d’autre. L’importance de cette condition peut être déduite de l’affirmation de nos Sages, au traité Moëd Katan 9b, selon laquelle “ les préoccupations célestes ”, c’est-à-dire les Mitsvot, “ ne peuvent égaler ” la Torah. Mais, si cette Mitsva ne peut être confiée à nul autre, elle est, non seulement, l’équivalent des paroles de la Torah, mais peut même les repousser.
En conséquence, nombreux sont ceux qui assument des tâches matérielles et grossières, alors que seulement quelques uns, malheureusement, se consacrent à ce qui est lié à la foi. Or, ces derniers sont toujours particulièrement prudents, souhaitant ne froisser personne. Ils portent donc des “ gants de soie ”(3), alors que le camp opposé est plein d’aplomb.
Vous pouvez en déduire l’importance des forces, que Dieu vous a accordées, dans le but d’insuffler la foi aux autres. Vous ne devez pas repousser cette activité, même pour un seul instant, au profit d’autres préoccupations.
Dans l’espoir d’avoir de vos bonnes nouvelles, avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le 14 Iyar. (2) Cette rencontre n’a pas eu lieu. (3) Prennent beaucoup de précautions.
Lettre n°4331
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4331, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Raphaël Na’hman(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre de la veille du Chabbat, qui faisait suite à un silence particulièrement long. Il est sûrement inutile de vous rappeler que vous devez, vous aussi, vous servir de vos forces pour réconforter les ‘Hassidim et, en particulier, les plus jeunes, surtout ceux qui résident à Kfar ‘Habad(2). Il faut leur souligner que, là où s’est révélé l’Attribut…(3), intervient ensuite celui de la miséricorde, plus intense que celui de la bonté, qui le précède, est un héritage sans limite, allant d’une extrémité à l’autre, comme je l’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim.
L’explication, d’après la ‘Hassidout et, encore plus, d’après ce qui accompagne la ‘Hassidout, est, en l’occurrence, la suivante. La prise de conscience de tout cela et l’intégration d’un enseignement délivré par nos saints maîtres doit avoir une implication concrète, c’est-à-dire une action convenable qui, dans la mesure du possible, développera le Kfar et les institutions qui s’y trouvent, quantitativement et qualitativement. Ceci renforcera la diffusion des sources(4), jusqu’à ce que celles-ci parviennent à l’extérieur.
J’ai lu, avec plaisir, dans votre lettre, que vous investissez vos capacités dans ce domaine(5), en particulier au moyen de réunions ‘hassidiques. Il serait bon de trouver une occasion de le faire à Kfar ‘Habad, avec les élèves qui s’y trouvent. C’est là le besoin du moment et une réalisation qui est d’actualité.
Vous évoquez, dans votre lettre, l’enseignement de l’Admour Hazaken, figurant au début du Torah Or, selon lequel on obtient, grâce à la Tsédaka “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”. J’ai écrit à quelqu’un(6) que le précieux langage de l’Admour Hazaken est précis, en chaque mot, en chaque lettre. En l’occurrence, il parle de finesse, c’est-à-dire d’une plus grande capacité de perception. Il ne dit pas, en revanche, que l’on s’emplit de connaissances et de sentiments(7).
On peut en conclure que celui qui donne de la Tsédaka, même s’il connaît effectivement une réussite considérable, n’en doit pas moins faire un effort pour comprendre. Pour autant, les fruits de cet effort sont multipliés par mille, très précisément(8), comme le soulignent les notes du Tséma’h Tsédek, imprimées dans le Likouteï Torah sur trois Parachyot, à la même référence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav R.N. Kahn, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°3909. (2) A la suite de l’attentat perpétré en cet endroit. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281 et l’avant-propos. (3) De sévérité. (4) De la ‘Hassidout. (5) Pour réconforter les autres. (6) Voir la lettre n°4126. (7) Par le simple fait de donner de la Tsédaka. (8) Et, ce chiffre n’est donc pas une exagération.
Lettre n°4332
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4332, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham ‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 5 Iyar. Et, vous-même, entre temps, avez sûrement reçu les notes pour le contenu du Bitaon(2) de Lag Baomer.
Vous évoquez les différents avis sur la manière dont le Rabbi Rachab s’asseyait, quand il prononçait un discours ‘hassidique(3). La manière la plus simple est de citer tous ces avis, dans une note.
Vous me demandez s’il faut éditer, dans le Bitaon, des clichés du plan de la construction(4).
Je ne le pense pas, tant qu’il n’y aura pas une rubrique réservée aux clichés et aux photographies. Car, si ce n’est pas le cas, le Bitaon deviendra un instrument de collecte, ce qui n’est pas son but, en tout cas pas dans la situation actuelle. Il n’en est pas de même pour la lettre à la Yechiva de Lod. On y trouve aussi des paroles d’encouragement et il n’y a donc pas lieu de l’écarter(5). Néanmoins, vous demanderez conseil, à ce sujet et vous vous concerterez pour déterminer s’il est préférable de faire paraître cette lettre maintenant ou bien à une date plus rapprochée de la collecte.
Je suis surpris que vous ne me disiez rien de ce que vous faites pour obtenir les livres que des auteurs publient, de temps à autre, en plus de ceux qui me sont envoyés par mon proche parent, le Rav Slonim(6), qui sont édités par le Mossad Ha Rav Kook. Qu’en est-il, en particulier, des livres de monsieur Friedberg, qui vous citiez dans une précédente lettre(7) ?
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Pour une certaine raison, l’envoi de la présente a été retardé et, entre temps, j’ai reçu vos lettres des 12 et 21 Iyar, de même que le paquet de causeries traduites(8), que le temps ne me permet pas de relire maintenant.
Il est différentes coutumes, quant à la manière de demander une bénédiction. On cite, à ce propos, le nom de la mère(9), ou bien celui du père. On trouve une longue explication, à ce sujet, dans les responsa Chem Mi Chimeon, Ora’h ‘Haïm, chapitre 22. En fait, à la différence de ce qui est dit dans la lettre du 21 Iyar, il faut citer les deux, dans la mesure où cela est possible, ou bien uniquement le nom de la mère, comme cela est écrit dans le Sidour(10). A ce sujet, vous consulterez également le Zohar, tome 1, page 84a et le Pneï Yochoua, à la fin de la Parchat Beaalote’ha.
Il est effectivement bon de publier les télégrammes adressés à Kfar ‘Habad(11), dans le prochain Bitaon.
Notes
(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°3879. (2) Le Bitaon ‘Habad, organe des jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte. (3) Tournait-il son visage vers le nord ou vers le sud ? (4) Vraisemblablement du nouveau bâtiment de la Yechiva, à Kfar ‘Habad. (5) De la publication. (6) Voir la lettre n°3920. (7) Voir la lettre n°4188. (8) Du Yiddich à l’Hébreu. (9) Voir, à ce sujet, la lettre n°3420. (10) De l’Admour Hazaken. (11) Il s’agit de la lettre n°4303.
Lettre n°4333
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4333, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 12 de ce mois, dans laquelle vous m’interrogez à propos de l’oubli. Vous devez faire vérifier vos Tefillin et, en outre, connaître, par cœur, au moins quelques chapitres de Michna et un du saint Tanya. Vous les réciterez, de temps à autre, et ceci renforcera votre mémoire.
Vous évoquez également vos rêves. Vous ferez vérifier les Mezouzot de la maison dans laquelle vous résidez et, en particulier, de votre chambre à coucher. Dans la mesure du possible, vous dormirez avec un Talith Katan dont les Tsitsit sont vérifiés et avec la tête couverte.
Concernant ces deux points à la fois, vous donnerez quelques francs, un ou deux, à la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière du matin.
Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°4334
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4334, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée :
A) Vous me demandez pourquoi Dieu a voulu qu’il en soit ainsi(2).
Nos Sages ont énoncé un grand principe : “ Pourquoi t’interroger sur ce qui est caché auprès de Dieu ? ”. Il faut l’interpréter au sens le plus littéral, d’autant que chaque partie de la création a sa raison d’être. Rien n’est inutile, dans le monde. Chacune de ces parties reçoit donc les forces et le temps nécessaires pour mener à bien la mission qui lui est impartie. Si l’on dilapide ce temps et ces forces, y compris celle de la compréhension et de la réflexion, en les consacrant à ce qui n’appartient pas à sa mission, on n’en disposera plus, lorsque l’on devra se consacrer à ce qui appartient réellement à sa mission.
B) Vous me demandez comment comprendre ce qui s’est passé(3) et, également, l’incendie du ‘Héder, dans le Kibboutz Sdé Elyahou et des livres qui s’y trouvaient.
De façon générale, l’explication qui peut être donnée, en pareil cas, est la suivante. Nul ne peut et ne pourra dominer ce qui concerne un Juif, en particulier ce qui relève du domaine de la sainteté, si ce n’est lorsque ce Juif lui-même éprouve une faiblesse, en la matière. En pareil cas, il prépare personnellement la place pour une attaque extérieure.
Tous ceux qui se préoccupent de telles choses doivent donc observer leur propre comportement. A n’en pas douter, ils s’apercevront qu’ils ont manqué de respect à ces livres ou, plus vraisemblablement, qu’ils ne les ont pas étudiés comme il convient, alors qu’ils ont été imprimés pour cela.
Il en est de même pour telle personne, que ceux qui ont le libre arbitre n’ont sûrement pas aidée, comme il le fallait. Ou peut-être n’ont-ils pas favorisé son service de Dieu. C’est pour cela que ceux qui n’ont pas le libre arbitre(4) ont pu dominer la situation.
Bien évidemment, ceci est uniquement l’idée générale, commune à l’ensemble de tels événements. Mais, dans chaque cas, il faut faire une recherche, dans cet endroit, sur la période qui a précédé l’événement. De la sorte, on mettra en évidence des points plus précis et plus détaillés.
C) Vous me demandez quel comportement adopter après l’incendie du ‘Héder.
En fait, tout dépend de la coutume de l’endroit et vous devez donc interroger les Rabbanim, tranchant la Hala’ha, qui se trouvent sur place ou bien à proximité. Il faut se demander s’il n’y a pas eu, dans ce ‘Héder, des danses mixtes.
D) Vous évoquez la lecture d’une prière pour le respect du prochain Chabbat, pendant Min’ha de la veille du saint Chabbat.
Ceci ne fait pas partie des coutumes des ‘Hassidim et n’apparaît pas dans le Sidour de l’Admour Hazaken.
E) Vous dites que, lorsque ceci s’est passé dans votre Kibboutz, vous appreniez la Paracha dans laquelle il est dit : “ Il brisera la maison ”.
Vous consulterez le Midrach Rabba, à la fin de cette Paracha, chapitre 17, selon lequel la dimension spirituelle de ce qui est décrit par ce verset correspond à la situation de l’exil. Or, plus profondément, il est dit, à son propos, conformément à la formulation de nos Sages(5), que “ c’est du fait de nos fautes que nous avons été exilés de notre terre ”.
La faute est l’exil de l’âme divine que chaque Juif possède et qui est une “ parcelle de Divinité véritable ”, provoquant ainsi celui de la parcelle de la Présence de Dieu qu’il porte en lui. Il en résulte l’exil du corps, au sens concret.
Tel est donc le lien entre ces deux éléments, la Paracha et l’événement. Il est nécessaire de faire un ajout à la pratique de la Torah et des Mitsvot, en particulier au respect du saint Chabbat, qui est défini comme “ un Chabbat pour Dieu ”.
Que Dieu nous préserve donc d’un affaiblissement, en la matière. Ce serait une forme d’exil, comme l’explique cette Paracha. Car, le point central de l’exil est l’incendie du Temple, ce qui souligne la gravité du jeûne du cinquième mois(6). Et, il en est malheureusement de même pour le petit Sanctuaire que constitue un lieu de prière.
Puisse Dieu faire que vous intensifiez votre étude de la Torah, votre pratique des Mitsvot et, en particulier, votre étude de l’enseignement profond de la Torah, insufflant l’enthousiasme au service de Dieu et révélant le “ feu de la sainteté ”. Ce dernier écarte celui de “ l’autre côté ”, dans la dimension spirituelle et il le rend ainsi matériellement impossible. Et, vous influencerez également votre entourage, en ce sens.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav I.Weil, de Sdé Elyahou. (2) Que soit perpétré l’attentat de Kfar ‘Habad. Voir, à ce propos, la lettre n°3281 et l’avant-propos. (3) A Kfar ‘Habad. (4) En l’occurrence les terroristes. (5) Dans le Sidour. (6) Celui du 9 Av.
Lettre n°4335
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4335, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Na’houm Shmaryahou(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Iyar, dans laquelle vous évoquez ce qui s’est malheureusement passé à Kfar ‘Habad(2).
Il est sûrement inutile de vous rappeler ce que j’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim. Il est nécessaire, non seulement de renforcer les institutions qui se trouvent là-bas, mais aussi de les développer, quantitativement et qualitativement, car “ c’est là que Dieu a ordonné la bénédiction, pour l’éternité ”.
Conformément à l’enseignement de nos saints maîtres, on assistera à la révélation de l’Attribut de miséricorde, plus forte que celui de la bonté, qui le précède, est un héritage sans limite et s’étend d’une extrémité à l’autre.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et de ce que vous pourrez faire, en la matière,
Notes
(1) Le Rav N.S. Sosonkin, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°3474. (2) L’attentat qui y a été perpétré. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281 et l’avant-propos.
Lettre n°4336
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4336, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Aryé(1) Ha Lévi,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous évoquez l’événement de Kfar ‘Habad(2). Vous avez sans doute eu connaissance de ce que j’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim. C’est à ce propos que nos Sages disent : “ Ce qui est caché auprès de Dieu…(3) ”.
S’agissant de l’enseignement qui en découle pour le comportement, afin de mener à bien la mission qui incombe l’homme s’engageant dans le service de Dieu, chacun doit méditer sincèrement et tirer la conclusion de tout cela.
A mon sens, cet enseignement est le suivant. Il est nécessaire de renforcer le Kfar, en général et ses institutions, en particulier. Ce renforcement doit contribuer à les développer, à les élargir, car “ c’est là que Dieu a ordonné la bénédiction, pour l’éternité ”. Comme l’indique notre saint maître(4), dans son Dére’h Mitsvoté’ha, page 114b, c’est en ce lieu que se révélera l’Attribut de miséricorde, plus fort que celui de la bonté, qui le précède, est un héritage sans limite, qui s’étend d’une extrême à l’autre.
Avec ma bénédiction pour que s’améliore votre état de santé et pour donner de bonnes nouvelles, avec la largesse d’esprit qui vient d’être décrite,
Notes
(1) Le Rav A.Horowitz, de Tel Aviv. (2) L’attentat qui y a été perpétré. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281 et l’avant-propos. (3) Pourquoi t’interroger à ce propos ? (4) Le Tséma’h Tsédek.
Lettre n°4337
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4337, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Na’hman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat. Vous me dites que vous avez apporté des plants et des graines(2) en Terre Sainte et je vous remercie pour cette bonne nouvelle.
Vous me dites que tout cela a été mis en place à Peta’h Tikva(3). Vous voudrez bien vous intéresser encore une fois à cette installation. Peut-être une partie, au moins, peut-elle être placée à Kfar ‘Habad, car “ c’est là que Dieu a ordonné la bénédiction, pour l’éternité ”. On y trouve plusieurs vergers et, d’après ce que l’on dit, ceux-ci connaissent la réussite, ce qui veut bien dire que la terre est fertile pour tout cela.
Vous ne dites rien de l’état de santé de votre beau-père, mon proche parent, auquel Dieu accordera longue vie(4). C’est sans doute la preuve que tout va pour le mieux. Vous voudrez bien le saluer de ma part.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
N. B. : Vous avez sans doute connaissance des études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. En tout état de cause, vous les garderez, à l’avenir.
Notes
(1) Le Rav N.Albaum, de Jérusalem. (2) D’Ethroguim en provenance de Calabre. Voir, à ce sujet, les lettres n°3056, 4381 et 4390. (3) Ces plants et ces graines y ont été plantés. (4) Il s’agit du Rav Zeev Dov Ludmir.
Lettre n°4338
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4338, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du trentième jour de l’Omer(1), dans laquelle vous me dites que vous vous interrogez sur le sens de ce que je vous ai écrit. Je vous demandais, en effet, de vous efforcer de trouver un parti qui vous convienne, avec le plus grand empressement et en empruntant les voies de la nature.
Ce que je voulais dire est très simple. Il faut adopter l’usage de la grande majorité de ce pays, à notre époque, c’est-à-dire contacter un intermédiaire efficace, susceptible de vous faire une proposition, ayant des connaissances dans les milieux qui respectent la Torah et les Mitsvot. Vous lui expliquerez quelles sont les conditions que vous souhaitez voir remplies(2).
Vous me demandez si la jeune fille doit, d’emblée être religieuse à cent pour cent ou bien s’il suffit qu’elle s’engage à l’être, à l’avenir.
Tout dépend, en fait, de la personnalité de celle qui formule une telle promesse et si l’on peut lui faire confiance. Celle-ci doit, avant tout, savoir à quoi elle s’engage, c’est-à-dire connaître le mode de vie juif véritable.
Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela et également de ce que vous ajoutez, à la fin de votre lettre, concernant un engagement accru dans la pratique de la Torah et des Mitsvot.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Le 15 Iyar. (2) Par la jeune fille qui sera proposée.
Lettre n°4339
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4339, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous me racontez ce qui vous est arrivé en embarquant sur un bateau, lorsque vous vous trouviez en Italie, un vendredi, veille du saint Chabbat(1). Vous me demandez comment réparer ce qui s’est passé(2).
Vous devez acquérir une parfaite connaissance des lois du Chabbat, au moins de celles qui sont usuelles, en particulier d’après ce qui est dit à la fin du Kountrass A’haron : “ Un bon conseil est, à ce propos…(3) ”.
Vous me faites part de la date de votre anniversaire. A cette occasion, vous respecterez sûrement les pratiques qui ont dernièrement été adoptées par les ‘Hassidim. Dieu fasse que vous ayez une année de réussite, dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, de la meilleure façon.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Ce voyage a, vraisemblablement, eu pour conséquence une transgression du Chabbat, par inadvertance. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4455. (3) De bien connaître ces lois. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°4082, 4358, 4563, 4593 et 4701.
Lettre n°4340
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4340, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 12 Iyar, dans laquelle vous me décrivez comment vous vous soumettez à l’étude de la Torah. Vous me dites, en fait, que vous n’avez pas de temps fixé, pour cette étude. Il est bien clair que ceci va à l’encontre de ce qui devrait être, en tout point qui vous concerne.
En effet, même lorsqu’il s’agit d’un homme de chair et d’os, on s’emploie, en pareil cas, à susciter sa bonne volonté, à lui faire plaisir, même si l’on n’est pas certain qu’il ait les moyens d’accéder à la requête formulée ou que ce plaisir le conduira à le faire. Combien plus doit-il en être ainsi quand il s’agit du Saint béni soit-Il, Qui dispose effectivement de ces moyens, Qui souhaite, tout particulièrement, ce plaisir. Je suis surpris de constater que des idées aussi évidentes doivent vous être écrites, d’un autre continent.
Il est tout aussi clair que ceci s’applique, de la même façon, à vos amis. Puisse Dieu faire que vous trouviez les mots pour le leur expliquer, pour qu’ils le comprennent bien et, avant tout, pour qu’ils l’appliquent concrètement, en fixant cette étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, dans le temps et dans leur esprit. Lorsque quelqu’un se consacre à la Torah, ses affaires fructifient, qu’elles soient spirituelles ou matérielles, avec calme et largesse d’esprit.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°4341
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4341, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Iyar 5716,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim
de Lod, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Iyar et vous avez sûrement reçu la mienne, qui faisait réponse à vos précédents courriers. Vous faites allusion au nombre des élèves et j’ai déjà longuement traité ce sujet, dans ma précédente lettre(1).
Je reviens donc uniquement sur le point essentiel. Mon avis est très clair, en la matière. L’éventualité, pour quelque raison que ce soit, de diminuer le nombre des élèves découle du fait que la direction(2) les(3) accepte avec parcimonie, depuis plusieurs années déjà.
Néanmoins, Dieu, dans Sa grande miséricorde, accorde la possibilité de la Techouva et celle-ci est efficace également en la matière. Pour autant, elle doit être conforme à l’enseignement de la Torah, qui en donne, de manière générale, la définition suivante : “ Celui qui avait coutume d’étudier une page(4) doit en étudier deux(5) ”. Pour ce qui vous concerne, il faut donc augmenter la quantité des élèves et, bien évidemment, leur qualité.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
J’ai bien reçu vos lettres des 5 et 7 Iyar.
Quelles ont été les conséquences des visites(5) que vous avez mentionnées, c’est-à-dire celle des représentants des Etats Unis, dans votre lettre du 4 Adar et celle de monsieur Regev, dans votre lettre du 8 Nissan ?
Le problème du téléphone de l’école, à Kfar ‘Habad, est-il réglé ?
Concernant le premier paragraphe de votre lettre du 27 Nissan, j’ai maintes fois souligné qu’il doit y avoir des personnes de ‘Habad capables d’assumer des missions communautaires. Et, on doit les préparer à cela dès la Yechiva. Toutefois, d’après ce que vous décrivez de la discussion qu’il y a eu, à ce propos, il faut faire en sorte que l’on ne puisse penser que ceux-ci font opposition à toutes les Yechivot.
Il y a, dans le compte-rendu(6), une discussion sur la nécessité d’améliorer l’étude de la partie révélée de la Torah et il est demandé, à ce propos, si cela nuira à l’étude de la ‘Hassidout. Je suis étonné et peiné par ce doute. Il est bien évident qu’il faut monter le niveau et renforcer l’étude de la partie révélée de la Torah. Et, il est, en conséquence, nécessaire de nommer un recteur de la Yechiva. Mais, cela ne contredit nullement l’étude de la ‘Hassidout ou la ferveur de la prière. Je me contente de ces quelques lignes, car cette idée constitue une évidence absolue.
Vous me demandez à qui rembourser le coût du prêt qui vous a été consenti. Peu importe, bien évidemment, qui en est le garant et celui qui a contracté le prêt doit rembourser ces frais(7), au même titre que le capital proprement dit.
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°4319. (2) De la Yechiva. (3) Les élèves. (4) Avant la faute. (5) Après la Techouva. (6) A la Yechiva. (7) D’une réunion de la direction de la Yechiva. (8) Voir, à ce sujet, la lettre n°4615.
Lettre n°4342
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4342, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav David Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de Pessa’h Chéni(2), dans laquelle vous me dites que vous vous êtes installé dans votre nouvelle maison, dont vous êtes très satisfait. Néanmoins, les voisins manquent de l’eau, qui est la Torah(3).
A mon sens, vous devez être satisfait de cela également et peut-être même plus que du premier point. En effet, nos Sages soulignent, dans les traités Kiddouchin 30a et Baba Metsya 85a, l’importance d’enseigner la Torah à son fils, à son petit-fils et au fils de son prochain. Puis, ils concluent en affirmant le caractère primordial du fait de séparer le grain de l’ivraie et d’enseigner la Torah au fils d’un ignorant(4).
Car, telle est bien la finalité de l’homme, créé pour servir son Créateur et pour Lui bâtir une demeure, ici-bas. La maison de l’homme n’a d’autre but que de préparer la réalisation de cette mission. En effet, il est dit que “ celui qui n’a pas de maison n’est pas un homme ”, comme l’expliquent le Likouteï Torah, Parchat Bera’ha, à la page 99b, le traité Yebamot 63a, de même que les Tossafot et le Maharcha, à cette référence.
Une maison bonne et belle confère à l’homme la largesse d’esprit. Elle rend, en outre, plus fructueuses les actions qu’il réalise dans le but de bâtir la demeure du Saint béni soit-Il.
Avec ma bénédiction pour un été en bonne santé,
Notes
(1) Le Rav D.M. Shulman, de Brooklyn. Voir, à son sujet, les lettres n°4022 et 4485. (2) Du 14 Iyar. (3) Ne sont pas pratiquants. (4) Qui n’a pas d’autre moyen d’avoir accès à sa connaissance.
Lettre n°4343
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4343, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée, le Rav Yaakov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Iyar. J’y ai pris connaissance, avec plaisir, de vos activités et de l’influence que vous exercez sur le groupe de jeunes filles, devant lequel vous prononcez des propos d’encouragement, des conférences sur la ‘Hassidout.
Je fais réponse à la question que vous me posez, à ce sujet. On a l’habitude, comme base d’une conférence, de choisir une idée traitée dans les livres et les discours de nos saints maîtres. Mais, l’on en adapte le contenu à l’auditoire. Bien évidemment, il faut faire savoir qu’il ne s’agit pas d’un discours ‘hassidique, mais bien d’explications introduites par le conférencier.
Vous faites remarquer que, dans les réunions du groupement de Jérusalem des femmes ‘Habad, on parle en Yiddich(2). Il serait bon, néanmoins, de vous adresser, à ce sujet, aux dirigeantes de ce groupement. A n’en pas douter, plusieurs d’entre elles parlent l’Hébreu ou, tout au moins, la Langue Sacrée(3). Elles pourront donc contribuer à votre action auprès de ces jeunes filles. En vous concertant(4), vous pourrez également déterminer de quelle manière organiser tout cela et quelle approche il convient d’adopter.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Sans doute avez-vous profité du jour de Lag Baomer et vous vous préparez maintenant au temps du don de notre Torah, qui approche. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, en la matière.
Vous avez sûrement vous-même participé à l’inscription(5). Dans votre prochain courrier, vous me direz ce qui en a résulté, dans votre domaine d’action.
Notes
(1) Le Rav Y.Aharonov, de Jérusalem. (2) Ce qui exclut toutes les personnes qui ne parlent pas cette langue, en particulier les jeunes filles auprès desquelles le destinataire de cette lettre mène son activité. (3) Telle qu’elle est prononcée pendant la prière. (4) Avec ces dirigeantes. (5) De nouveaux élèves dans les écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak en Terre Sainte.
Lettre n°4344
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4344, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Iyar 5716,
Brooklyn,
A madame Mery(1),
Je vous salue et vous bénis,
La réédition du Séfer Ha Rikma(2) est encore retardée et je pense qu’il est important de publier les notes qui y ont été ajoutées. Je me souviens de votre mari, puisse-t-il reposer en paix, de sa rigueur envers lui-même et, tout particulièrement, en ce qu’il comptait éditer. Globalement, ces notes doivent donc être de valeur. De ce point de vue, il est important de les publier au plus vite, sans attendre la réédition de l’ensemble du Séfer Ha Rikma, dont il existe encore quelques exemplaires, même s’ils sont peu nombreux.
Même si ces notes doivent être retravaillées, il suffit, conformément à l’usage courant en pareil cas, de préciser qu’il s’agit de commentaires, dont certains pourraient devoir être remis en forme. Je pense qu’il est préférable de les publier en l’état, plutôt que d’attendre leur présentation définitive, si l’on ne peut faire autrement.
Connaissant l’écriture de votre mari, je pense qu’il sera aisé de recopier ces notes et qu’il y aura donc peu d’erreurs à corriger. De la sorte, leur publication aura un coût limité. J’aimerais savoir le nombre approximatif de pages que ce travail représente.
Je vous souhaite un été agréable et en bonne santé, de même que de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.
Notes
(1) Madame M. Wilenski, de Cincinnati. Voir, à son sujet, les lettres n°4081, 4193 et 4697. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°4081.
Lettre n°4345
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4345, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites que votre fils, auquel Dieu accordera une longue vie, ne vous écoute pas toujours. En pareil cas, bien souvent, les paroles des amis ont plus d’effet que celles émanant à la fois d’amis et de proches. Vous trouverez sans doute des personnes ayant une influence sur votre fils, qui lui parleront de ce que vous m’avez écrit une fois, puis une seconde, puis de nombreuses fois. Puisse Dieu faire qu’elles connaissent la réussite.
Autre point, qui est essentiel, vous devez exercer une influence sur votre entourage, afin que tous deviennent des Juifs sans compromis(1). Bien évidemment, ceux-ci ne se contenteront pas d’un comportement mitigé(2). Dieu, Qui sonde les cœurs, verra que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour que votre prochain adopte un comportement conforme à Sa Volonté. Alors, à Sa manière, en agissant “ mesure pour mesure ”(3), mais en une proportion largement accrue, Il vous récompensera, de même que vos enfants et petits-enfants, auxquels Dieu accordera longue vie.
Comme vous me l’avez demandé, votre contribution a été transmise à des écoles basées sur les valeurs sacrées, à Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h. Vous recevez ainsi le mérite de disposer un Gardien véritable en notre Terre Sainte, pour tous ceux qui l’habitent(4).
Pour reprendre la formulation du verset, dans le Psaume 127 : “ Dieu construira la maison… Dieu gardera la ville ”. En effet, c’est uniquement en pareil cas que les maisons construites par les hommes ont bien une raison d’être, qu’un gardien de chair et d’os est réellement efficace. Rabbi Abba Bar Kahana, Rabbi Ami et Rabbi Assi expliquent longuement tout cela, dans l’introduction du Midrach Rabba à E’ha Rabbati.
Puisse Dieu faire que nous méritions prochainement la venue du juste libérateur, avec bonté et miséricorde,
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Dans leur pratique de la Torah et des Mitsvot. (2) Le Rabbi écrit : “ fifty fifty ”, cinquante pour cent comme ceci, cinquante pour cent comme cela. (3) De la manière dont on agit envers Lui. (4) Ceci fait référence à l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281 et l’avant-propos.
Lettre n°4346
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4346, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Iyar. Je vous remercie de la bonne nouvelle que constitue l’amélioration de votre étude de la Torah. Sans doute ne vous contenterez-vous pas de cela. Vous l’intensifierez, dans toute la mesure de vos moyens. La ‘Hassidout, en particulier le saint Tanya, explique que le plus grand bien, dès lors qu’on s’y habitue, devient naturel. Dès lors, il n’est plus du tout considéré comme un effort et il faut donc faire un ajout. Vous consulterez son chapitre 15, qui expose tout cela d’une manière relativement développée.
Vous me demandez si un texte de ‘Hassidout doit être révisé plusieurs fois. C’est effectivement le cas, au même titre que pour toutes les autres parties de la Torah. Et, de même que pour celles-ci, on progresse dans l’étude et l’on ne se contente pas d’une révision, il en est de même pour la ‘Hassidout. De fait, ce que dit l’Admour Hazaken, à ce sujet, dans ses lois de l’étude de la Torah, chapitre 2, paragraphe 5, s’applique aussi bien à la partie révélée de la Torah qu’à la ‘Hassidout.
Vous me demandez un programme d’étude de la ‘Hassidout. Vous consulterez, à ce propos, les ‘Hassidim âgés de votre entourage. Ils vous guideront. Du reste, il en est de même pour l’étude de la partie révélée de la Torah.
Vous me demandez si vous devez écouter les récits rapportés par telle personne, qui prétend être un disciple de telle autre personne, alors que, selon ce que vous observez, elle n’a plus, à l’heure actuelle, aucune relation avec ‘Habad. Je suis surpris que vous me posiez une telle question. Si cet homme n’a aucune relation avec ‘Habad, il est bien évident que vous ne vous rapprocherez pas de ‘Habad par son intermédiaire, bien au contraire.
Comme vous me le demandez, je citerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez ce que vous écrivez. Puisse Dieu faire que vous annonciez de bonnes nouvelles.
Je suis étonné que vous ne disiez rien de vos activités dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad. Sans doute êtes-vous actif, dans ce domaine et, de temps à autre, vous augmentez même votre engagement. Vous me donnerez sûrement ces précisions, à la prochaine occasion.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Vous évoquez le fascicule intitulé “ l’ordre de la révision et de la mémoire ”. Tous ne sont pas identiques, en la matière et l’intérêt varie donc en fonction de la mémoire de chacun.
Lettre n°4347
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4347, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires, aux
multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres des 7 et 8 Iyar.
Je suis très surpris par votre réaction à ma lettre(2). En effet, vous avancez des interprétations totalement déplacées sur le fait que le nom du destinataire n’était pas mentionné. Bien plus, ces interprétations sont extraites de leur contexte, dans la lettre et déformées. Or, je ne m’en suis pas tenu à cela et j’ai clairement dit, à la fin de ma lettre, que j’écartais les deux éventualités que vous citez.
A) Il est inconcevable que je veuille manquer de respect à celui à qui j’écris. Le contenu de ma lettre fait la preuve que le contraire est vrai, par ce qui y est dit comme par la mention du commentaire que donnent nos Sages du mot “ riches ”.
Bien plus, à la fin de ma lettre, j’ai cité le traité Horayot 11a, qui fait référence à notre saint maître(3), sans mentionner le titre de Nassi dont il était question. Me soupçonnera-t-on de manquer de respect à notre saint maître, ce qu’à Dieu ne plaise ?
B) Vous faites référence à l’état(4), alors qu’il n’en était pas du tout question dans l’ensemble de ma lettre. A la fin de celle-ci, je disais clairement : “ Concernant les enfants d’Israël… qui souffrent et sont oppressés… ”, ce qui est une citation des propos de nos Sages, au traité Yebamot 47a, que vous n’ignorez sûrement pas et qui ont une incidence sur la Hala’ha, dans le Choul’han Arou’h. Or, nul n’a envisagé que cette Hala’ha soit abrogée, comme permet de l’établir la manière dont on reçoit les convertis.
C) Vous dites que telle personne est présentée comme le président, Nassi, de tel parti ou de tel groupe de personnes. Je suis surpris par votre remarque, car c’est précisément pour écarter cette objection que j’ai dit, à la fin de ma lettre : “ non pas le chef, Nassi, d’une tribu… ”.
De fait, ceci prouve également qu’il ne s’agissait pas de manquer de respect à qui que ce soit, puisqu’il est question, en l’occurrence, de Na’hchon Ben Aminadav qui fut le premier Nassi.
Néanmoins, le titre de Nassi, en l’occurrence, a une portée différente, puisqu’il est utilisé depuis longtemps et qu’on lui prête un certain sens, lié à la vision messianique.
J’ai lu avec plaisir, dans la presse, ici, que l’on a proclamé, de l’estrade du congrès qui vient de se tenir à Jérusalem, que l’idéal messianique ne s’est, bien évidemment, pas encore réalisé, que le Machia’h n’est pas encore venu. Et, nul n’a protesté contre cette affirmation. Or, si nous en avions eu le mérite, ceux qui craignent la Parole de Dieu auraient trouvé en eux suffisamment de courage pour en dire de même, il y a huit ans. Alors, une large part des malheurs que les Juifs ont connus depuis lors auraient été évités ou, tout au moins, diminués. Et, le plus grand de ces malheurs est la confusion dans laquelle se trouvent de nombreux Juifs, en particulier des jeunes(5).
Tout cela est, à mon sens, si évident, que je me suis d’abord demandé si je devais vous répondre, pour infirmer vos interprétations. En effet, il n’y a qu’une seule façon de comprendre un soupçon aussi étrange(6) et, si c’est le cas, à quoi bon répondre ? Finalement, j’ai décidé de vous écrire d’abord parce que, conformément à l’enseignement de nos Sages, chacun doit être jugé favorablement(7). Certains, parmi ceux qui ont soulevé cette objection, ont donc pu penser qu’un tel soupçon était justifié. Mais, aussi et surtout, je voulais vous exprimer ma surprise et ma douleur.
Et, si vous considérez que ma requête est justifiée, je vous demande également de transmettre ce message(8).
Ma lettre comptait deux pages, relativement grandes. Son contenu était essentiellement l’expression d’un cri du cœur, d’une voix, inaudible de l’extérieur, par les milliers, les dizaines de milliers de Juifs qui, ces quelques dernières années, ont abandonné la Torah du Dieu de vie et Ses Mitsvot, précisément à partir du moment où ils ont mis le pied sur la Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de l’Eternel ton Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Pour la plupart, il s’agit, en outre, de jeunes, qui sont le futur du peuple d’Israël.
Même si l’on met en avant l’impossibilité d’exercer des pressions, en la matière, pas même indirectement, il n’en reste pas moins que, si quelqu’un se suicide, on doit tenter, par tous les moyens, de l’en empêcher, de l’en dissuader.
Or, le seul point que vous mentionnez, dans la lettre que vous m’adressez, le seul, semble-t-il, qui ait retenu votre attention, est l’absence de titre !
A ce propos, ma lettre a été envoyée dans une enveloppe, sur laquelle il était écrit : “ Président ”(9). Or, si vos craintes étaient fondées, il n’aurait pas fallu la rédiger de cette façon, d’autant qu’il y avait une alternative simple, celle de placer la lettre dans une enveloppe adressée à notre ami, en le chargeant de la lui remettre en main propre.
Mais, la différence est bien simple. Le scrupule dont je faisais état ne s’applique pas au titre de “ Président ”(10). De fait, il y a là plus qu’un scrupule, car j’ai vu comment les jeunes réagissent à l’emploi du mot Nassi, en ce domaine.
Pour écarter également ces questions étranges, je préciserai encore un point. Pourquoi n’ai-je pas écrit “ Président ”(11) dans cette lettre ?
La réponse est très simple. Le fait de n’avoir cité aucun titre est ma décision personnelle. Bien plus, plusieurs de ceux qui rédigent dans la Langue sacrée procèdent systématiquement de la sorte, afin de ne pas humilier celui qui n’en possède pas(12). Changer un titre, en revanche, est une autre affaire, une ingérence dans ce qui concerne quelqu’un d’autre.
Cela était également une évidence pour moi et il est dommage de perdre son temps à répondre à des questions qui sont sans fondement. Néanmoins, tout cela sera malgré tout justifié si, grâce à cela, quelque chose est fait pour ce qui était le contenu véritable de ma lettre.
Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4310. (2) Il s’agit de la lettre n°4226 adressée au président Ben Tsvi. (3) Rabbi Yehouda le Prince, Nassi, terme qui désigne également le président. (4) D’Israël. (5) Voyant dans la situation actuelle une préfiguration messianique. (6) La conséquence d’une relation inamicale. (7) Il faut donc considérer que cette relation inamicale n’existe pas. (8) A ceux qui ont pu éprouver ce soupçon. (9) En anglais dans le texte. (10) Mais seulement au mot Nassi. (11) Plutôt que Nassi. (12) De titres.
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