KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 4288 à 4307

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4288

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4288, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Un émissaire est présumé s’acquitter de la mission qui lui est confiée, surtout lorsqu’il s’agit d’un service public, comme la poste(1). Malgré cela, je vous confirme avoir bien reçu votre lettre, avec ce qui y était joint. J’en ai donné lecture, à la veille de ce Roch ‘Hodech, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Puisse Dieu exaucer, positivement et très prochainement, les souhaits de votre cœur et de celui de votre épouse, en vous permettant de trouver un bon parti pour votre fille, qui aura une longue vie. Et, que cela se passe de manière ‘hassidique, à la façon de vos parents et de vos grands-parents, afin d’introduire un mode de vie qui sera conforme à votre volonté. Vous concevrez d’eux beaucoup de satisfaction, en bonne santé et avec largesse d’esprit.

Comme vous le savez, différents textes expliquent que Iyar(2) est constitué des initiales du char céleste(3), conformément à l’interprétation de nos Sages(4) faisant un lien entre Ziv, l’éclat(5) et “ ceux qui rendirent le monde éclatant ”(6). Et, de nombreux textes commentent également le service de Dieu effectué à la manière d’un char(7).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) A priori, il est donc inutile d’accuser réception d’une lettre, car il n’y a pas lieu de penser que la porte ne l’a pas acheminée. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ C’est le présent mois. Et, le Zohar, tome 3, page 117b dit : Il bénit… Aharon qu’ils bénissent… La maison d’Aharon inclut également les femmes… Le second mois est celui de l’éclat, bénédiction du monde duquel il émane… Tout se trouve dans cet éclat… ”. (3) C’est-à-dire des initiales d’Avraham, Its’hak, Yaakov, Ra’hel, les quatre pieds du Char céleste. Voir, à ce sujet, la lettre n°479. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°3426, 3436 et 3455. (5) Iyar est appelé “ le mois de l’éclat ”. (6) C’est-à-dire les Patriarches, Avraham, Its’hak et Yaakov. (7) Auquel sont comparés les Patriarches. Leur service de Dieu était basé sur la soumission totale, à l’image d’un char, qui n’a pas de volonté propre et se rend là où le cocher le conduit.

Lettre n°4289

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4289, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre d’avant la fête de Pessa’h, dans laquelle vous me dites que vous vous engagez à apprendre avec ardeur et enthousiasme, à respecter les temps d’étude de la Yechiva, quand vous serez ici, bien que vous vous contredisiez vous-même, puisque, au début de votre lettre, vous reconnaissez que, pour l’heure, vous ne le faites pas, surtout dernièrement.

J’ai bien peur que, si vous partez de là-bas, le mauvais penchant vous accompagne et continue à vous tenter par la suite. Si, vous trouvant dans le “ pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”, vous ne luttez pas contre lui de la manière qui convient, que ferez-vous en étant dans d’autres endroits ?

Vous connaissez la décision du Rambam, au chapitre 5 de ses lois des rois, selon laquelle il est interdit de quitter Erets Israël pour se rendre dans un autre pays. Si l’on permet de le faire pour aller étudier la Torah, il faut que la Torah elle-même puisse porter témoignage qu’il s’agit bien là d’une étude !

Néanmoins, si, réellement et sincèrement, vous avez pris la ferme résolution de mettre en application ce qui a été dit, vous pouvez effectivement introduire vos efforts en ce sens.

Que Dieu vous guide sur le chemin qui est bon pour vous, à la fois matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4290

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4290, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre écrite à l’issue du Chabbat et qui faisait suite à un long silence. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous me donniez de bonnes nouvelles de l’harmonie et de l’unité qui règnent entre vous, d’une façon de plus en plus forte, “ comme le visage se reflète dans l’eau ”.

Si l’on renonce à ses propres exigences et à ses préoccupations personnelles, “ le cœur de l’homme en fait de même envers son prochain ” et l’autre éprouve un sentiment comparable. Dès lors, la proximité se crée et s’accomplit la promesse de notre sainte Torah selon laquelle la paix est le réceptacle renfermant la bénédiction du Saint béni soit-Il, une bénédiction sans limite et sans fin, car elle prend sa source dans l’infini véritable.

Une telle bénédiction se révèle également, d’une manière accrue, dans les actions que l’on accomplit, de même qu’auprès de ses élèves. Puisse Dieu faire que vous me donniez, très prochainement, de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles de ce qui vient d’être dit,

Lettre n°4291

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4291, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez les dissensions. Or, j’ai écrit, à maintes reprises, que vous devez consulter les écrits de l’Admour Hazaken et de ses successeurs. Ainsi, vous déterminerez la source de la discorde et vous en comprendrez la gravité. En effet, s’il en est ainsi quand la paix est absolue, combien plus…(1).

Lorsqu’il y a deux camps, dans ce monde, il est pratiquement impossible que l’un ait totalement raison et l’autre, intégralement tort. Chacun est partiellement fautif. Bien plus, la ‘Hassidout explique le sens du verset : “ Comme le visage se reflète dans l’eau ”(2).

Il est certain que beaucoup de bien a été perdu, jusqu’à maintenant, du fait du manque de rapprochement, à cause de l’honneur auquel on prétend. Il ne faut pas se tromper soi-même au point de penser que la motivation en est la crainte de Dieu ou bien un plus fort engagement dans ‘Habad. L’Admour Hazaken et chaque Rabbi, en sa génération, écrivirent que le contraire est vrai, depuis le commentaire “ Enrôlez pour vous ”, de l’Admour Hazaken, jusqu’au discours ‘hassidique de mon beau-père, le Rabbi, imprimé en additifs à ce fascicule “ Enrôlez pour vous ”, que vous consulterez.

Malheureusement, même si l’on prend conscience de tout cela, certains changent ensuite de position et disent : “ Pourquoi rechercher la Techouva à cause de cela ? Pourquoi accorder aux autres des circonstances atténuantes, au point d’être ‘humble devant chaque homme’ ? ”. Or, l’Admour Hazaken précise même, à ce propos : “ véritablement humble ” et, comme cela est souligné par ailleurs, il choisit la version de ce texte qui dit “ l’homme ”, avec un article défini.

Ils font donc le contraire de cela. Avec chaleur, ils invitent les autres à la Techouva. Puis, avec non moins d’ardeur, ils s’accordent toutes les circonstances atténuantes, de la meilleure façon, ainsi qu’il est dit : “ L’amour-propre recouvre toutes les fautes ”. Ils réclament l’humilité des autres envers eux. Or, on sait que le fait de manger de la Matsa Chemoura ronde, à Pessa’h, ou bien de veiller toute la nuit de Chavouot ne change rien aux relations que l’on peut entretenir avec d’autres personnes. Il faut avoir un contact agréable avec son prochain. C’est seulement après cela que de telles pratiques sont souhaitables.

Il faut conclure ces propos de manière positive. Le verset, que l’Admour Hazaken cite comme une Hala’ha, dans ses lois de l’étude de la Torah, dit que : “ aucun d’entre nous ne sera repoussé ”. Cela est une certitude. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi au plus vite, avec bonté et miséricorde. Très prochainement, “ l’impie abandonnera sa voie et l’homme vain, ses pensées ”. Un discours ‘hassidique du Tséma’h Tsédek, dans les commentaires du mariage, explique tout cela. L’homme vain(3) est aussi l’homme fort(4). Or, tout comme l’impie doit abandonner sa voie, celui qui marque fortement sa personnalité doit cesser de le faire. Vous consulterez cette explication selon laquelle, lorsque l’on se répand dans la maison d’étude(5), on est bousculé par quiconque y fait un pas.

De la sorte, tous s’uniront comme un seul homme et l’on s’attachera à nos saints maîtres, qui nous relient à l’Eternel, notre Dieu. Cette paix et cette unité protégeront chacun, avec tous les membres de sa famille, au sein de tout le peuple d’Israël, comme une muraille fortifiée, ainsi qu’il est dit : “ Bénis-nous, notre Père, tous comme un, de la lumière de Ta Face ”, “ de la lumière de la Face du Roi de vie ”.

Notes

(1) Au moment d’une dispute. (2) Voir la lettre précédente. (3) Aven, dans le verset. (4) On, selon une ponctuation différente. (5) En y exprimant son avis sur tout.

Lettre n°4292

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4292, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yo’hanan(1), le Cho’het, Gabbay de la

synagogue Loubavitch, à Loubavitch(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de recevoir votre feuillet, avec ce qui y était joint(3). Je vous adresse un reçu, au titre des institutions portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en notre Terre Sainte, “ pays que Dieu observe en permanence, du début de l’année à la fin de l’année ”.

De fait, cette terre est protégée par vous et par ceux qui sont comme vous, par des personnes qui se renforcent et s’emploient à multiplier le nombres des élèves et des heures d’étude. C’est grâce à vous que “ Dieu construit la maison ” et “ Dieu garde la ville ”(4).

Rabbi Abba Bar Kahana commença à développer une explication, à ce sujet. Rav Assi et Rav Ami précisèrent ses paroles, en soulignant que ces expressions font référence aux érudits et à ceux qui étudient la Torah, jour et nuit(5), comme le dit le début du Midrach E’ha Rabba.

Puisse Dieu faire que, très prochainement, dans la bonté et la miséricorde, Dieu suscite un esprit sur chacun, au sein de tout Israël, de sorte que l’on puisse voir de ses yeux, entendre de ses oreilles, percevoir en son cœur, que “ nous mentionnons le Nom de Dieu ” et “ Il nous envoie Son aide de la sainteté ”. Il tiendra Sa promesse et “ nous exaucera au jour que nous L’évoquons ”, lors de la délivrance véritable et complète.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Gordon, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°3844. (2) Au 770, Eastern Parkway. (3) Vraisemblablement un don. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4281. (5) Ce sont eux qui construisent la maison et gardent la ville.

Lettre n°4293

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4293, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du milieu de l’hiver(1). Je n’ai pas obtenu, de votre part, d’autres nouvelles, sur cette question et j’ai donc bon espoir que vous poursuivez vos études à la Yechiva, que, de temps à autre, vous renforcez votre intérêt pour cette activité et qu’en conséquence, vous raffermissez votre décision de poursuivre ces études, au moins pendant le temps que je vous conseillais, dans mon précédent courrier(2).

Vous me dites que vous n’avez pas l’intention d’être un Rav et que vous ne possédez pas les capacités nécessaires pour cela. Ce n’est pas dans ce but que je vous demandais de poursuivre vos études. On ne va pas à la Yechiva pour être un Rav, mais plutôt pour devenir un Juif digne de ce nom.

A notre époque de mélanges et de confusion morale, alors que la lumière passe pour de l’obscurité et l’obscurité pour de la lumière, que soufflent, dans le monde, des vents qui vont à l’encontre d’un Judaïsme véritable, chacun et chacune doit se protéger, dans toute la mesure du possible. L’endroit pour le faire est les quatre coudées de la Torah et de la prière.

J’ai bon espoir, si vous restez dans ces quatre coudées pendant cette période, que vous pourrez, avec l’aide de Dieu, surmonter les courants extérieurs et adopter un mode de vie véritable et traditionnel.

Vous vous renforcez sûrement dans le respect des trois études bien connues, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. En plus de cela, vous avez une étude fixe de ‘Hassidout. Que Dieu vous permette de donner de bonnes nouvelles.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à un élève de Yechiva. (2) Il s’agit de la lettre n°3952.

Lettre n°4294

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4294, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Eléazar(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 29 Nissan, de même que les précédentes et les coupures de presse. Je vous remercie beaucoup d’avoir pensé à mes les envoyer, ainsi que votre article paru dans le Ha Modya, qui est rédigé avec chaleur et enthousiasme.

Sans doute, à l’avenir, utiliserez-vous encore le biais du Ha Modya pour diffuser les sources à l’extérieur, l’enseignement de la ‘Hassidout, ses pratiques et ses usages. Chaque action en ce sens hâte la délivrance, comme l’explique la sainte lettre du Baal Chem Tov(2), selon laquelle “ quand tes sources se répandront à l’extérieur, je viendrais ”. En outre, celle-ci lie l’aspect profond et caché de l’âme juive à la dimension profonde de la Divinité, conformément à l’affirmation bien connue du saint Zohar.

Comme vous me le demandez, je citerai tous les noms que vous mentionnez, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, pour chacun d’entre eux.

J’espère que vous faites les préparations nécessaires afin de profiter de Lag Baomer, qui approche, dans le cadre des activités menées par les jeunes de l’association ‘Habad. Il faut utiliser pleinement cette possibilité de diffuser l’enseignement de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, dont on célèbre la joie. Au cours de ces dernières générations, celui-ci est révélé par la ‘Hassidout. En outre, la ‘Hassidout ‘Habad en donne une approche rationnelle.

Que Dieu vous accorde une réussite considérable.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.E. Shaulsohn, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3946. (2) Racontant la rencontre entre son âme et celle du Machia’h.

Lettre n°4295

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4295, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre d’il y a quelques temps, dont l’acheminement a été retardé. Vous me dites que l’on a coutume, dans votre famille, de s’en tenir à l’enseignement de nos Sages selon lequel “ on se marie à dix huit ans ”. Vous avez déjà atteint cet âge et l’on vous propose des partis, mais vous ne savez pas si vous devez vous y intéresser, car vous souhaitez étudier tranquillement la Torah, pendant quelques temps encore.

A mon avis, il serait bon de vous intéresser à ces propositions. D’après les conditions en vigueur dans la ville sainte de Jérusalem, vous pourrez encore étudier, pendant quelques temps, après votre mariage. Vous savez à quel point nos Sages accordent de l’importance à l’étude de la Torah dans la pureté. Vous craignez que le mariage ne vous dérange, dans votre étude. En fait, tout dépend de vous. Si vous le souhaitez réellement, vous connaîtrez la réussite dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, aussi bien avant qu’après le mariage.

Dieu permettra que vous trouviez un parti convenable, à la fois matériellement et spirituellement, de sorte que vous soyez aidé à transformer positivement ce qui se trouve face à vous.

Il est sûrement inutile de vous souligner la nécessité impérative d’étudier, chaque jour, l’enseignement profond de la Torah lequel, à notre époque, a été révélé par la ‘Hassidout. Ceci s’ajoute aux trois études bien connues, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.

Bien plus, vous vous trouvez dans la ville sainte de Jérusalem, celle de la perfection de la crainte, que l’on ressent uniquement en méditant à la grandeur de Dieu. Pour cela, il faut étudier la ‘Hassidout, comme on peut le vérifier concrètement.

Que Dieu vous accorde le succès de donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de l’influence que vous exercez sur vos amis, afin de les rapprocher de la Torah et de son luminaire, l’enseignement de la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°4296

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4296, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce dimanche et j’y ai pris connaissance, avec plaisir, des cours qui sont donnés dans votre synagogue.

Je me permets de formuler la remarque suivante. De tout temps et en tout lieu, il a été nécessaire de connaître et donc d’apprendre les lois d’application courante, comme l’explique longuement l’Admour Hazaken, auteur du Choul’han Arou’h et du Tanya, dans ses lois de l’étude de la Torah. Combien plus est-ce le cas à notre époque et dans ce pays. Une synagogue doit donc être également une maison d’étude. On doit y apprendre la Torah, non seulement “ pour son nom ”(2), mais aussi pour savoir “ l’action que l’on peut faire et celle que l’on ne peut pas faire ”.

Je suis donc surpris qu’une telle étude n’existe pas, dans votre synagogue. Il serait bon et important de l’instaurer, au moins à l’avenir. Le temps d’étude est relativement limité et, à mon sens, comme je l’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim, il faut d’abord apprendre quelques chapitres de l’abrégé du Choul’han Arou’h. Je ne veux pas dire qu’il faut l’étudier systématiquement. En fait, on en apprendra, une fois ou deux, les chapitres traitant de toutes les situations courantes, au quotidien.

Je précise bien qu’il s’agit de l’abrégé du Choul’han Arou’h, car ces lois y sont énoncées brièvement. Lorsque, parfois, une précision est nécessaire, l’enseignant la donnera oralement. Ainsi, vous mettrez le temps dont vous disposez à profit pour l’action concrète, ainsi qu’il est dit : “ pour craindre Dieu… car c’est la finalité de l’homme ”. L’étude doit donc suggérer la crainte de Dieu, permettre de connaître les Mitsvot, car “ grande est l’étude, qui conduit à l’action ”.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles, à ce sujet, en plus de tous les autres domaines à propos desquels vous m’écrivez.

Je vous adresse ma bénédiction afin de redoubler d’ardeur dans votre mission sacrée, à la synagogue, de renforcer le Judaïsme, en général et, en particulier, de diffuser les sources(3), jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur. Vous le ferez en bonne santé.

Notes

(1) Le Rav D.Winchester, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°4364. (2) Sans chercher à déterminer la Hala’ha. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°4297

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4297, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech Iyar, avec la demande de bénédiction qui y était jointe(1). Je suis convaincu que le fondateur du Kfar, qui le dirige, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, invoque la miséricorde de Dieu, que cette miséricorde garde et protège le village, de même que chacun et chacune de ceux qui l’habitent.

Il en sera ainsi, encore plus fortement, à l’avenir, conformément à l’expression de l’Admour Hazaken, reproduite dans mon télégramme(2) : “ L’Attribut de miséricorde est plus puissant que celui du bien. Il est un héritage sans limite, s’étendant d’une extrême à l’autre ”. Vous consulterez, à ce propos, le Dére’h Mitsvoté’ha, à la page 114b.

Malheureusement, le manque de proximité des cœurs, bien plus la discorde empêchent de révéler cette bénédiction et cette réussite ici-bas, comme je l’ai déjà écrit plusieurs fois.

Vous avez sûrement reçu ma lettre, qui faisait réponse à vos précédents courriers. Ceci est également lié à ce qui vient d’être dit. Bien évidemment, je ne cherche pas à justifier l’autre côté(3). Je ne connais pas les détails de la dispute et il est à peu près certain qu’il y a, à l’origine de celle-ci, de prétendus honneurs et d’autres éléments insignifiants ou, en tout état de cause, qui ne sont pas suffisamment importants pour justifier que l’on perde la révélation de Dieu, comme l’explique l’Admour Hazaken, au chapitre 32 de son saint Tanya, ainsi qu’il est dit : “ Bénis-nous, notre Père, tous comme un ”. Vous consulterez ce texte.

Ce qui est dit dans le Séfer Ha Mitsvot du Tséma’h Tsédek, à la Mitsva de l’amour du prochain, est expliqué dans le discours “ Enrôlez, d’entre vous, des hommes ”, en des termes effroyables. Dans de telles disputes, il est certain que, jusqu’à un certain point, les deux parties sont fautives, même si l’une peut l’être plus que l’autre. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Tout dépend donc de votre volonté, car vous disposez des forces nécessaires. Le désir, qui est la dimension profonde de cette volonté, existe également. En effet, il est affirmé que chaque Juif désire s’attacher à Dieu, sincèrement et pleinement, de tout son cœur, comme le dit le Tanya, au chapitre 41, que vous consulterez. Mais, la force du mal de Midyan(4) s’oppose à cela, comme le montrent ces discours ‘hassidiques.

Il dépend donc de vous que se révèle la bénédiction et la réussite, ici-bas. Vous me donnerez de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours, d’un bien visible et tangible.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) A propos de l’attentat de Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281. (2) Il s’agit de la lettre n°4281. (3) Celui du mal, à l’origine de cet attentat. (4) A l’origine de la dispute

Lettre n°4298

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4298, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

aux multiples accomplissements, le Rav A.S.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 23 Nissan, dans laquelle vous évoquez les réunions ‘hassidiques des jours propices, en présence d’une assistance numériquement nombreuse et avec une motivation qualitativement élevée.

Comme l’explique longuement le Likouteï Torah, Dieu fera que la joie des fêtes se prolonge sur tous les jours de l’année. C’est particulièrement vrai pour la fête des Matsot, temps de la sortie d’Egypte, dont on fait mention chaque jour, en particulier durant le saint Chabbat et surtout pendant les fêtes.

C’est alors que l’on quitta la servitude pour accéder à la liberté, que l’on se prépara au don de la Torah. Or, une préparation doit être à la mesure de ce que l’on attend. Chacun doit donc faire tout ce qui dépend de lui pour se libérer des tracas et des difficultés. C’est de cette façon que l’on recevra la Torah, à Chavouot, qui approche, avec joie et d’une manière encore plus profonde.

Vous avez eu le mérite de prendre en charge une partie du coût de la diffusion des sources(2), des directives et des enseignements de la ‘Hassidout, afin qu’ils parviennent jusqu’à l’extérieur. Tout ceci vous conférera encore plus de réussite dans votre mission sacrée et nous aurons tous le mérite de célébrer la libération véritable de ce dernier exil, par notre juste Machia’h.

Avec ma bénédiction et en saluant tous ceux qui prient dans votre synagogue, tous ses membres, qui auront une longue vie,

Notes

(1) Le Rav A.Shklovski, de Peta’h Tikva. Voir, à son propos, les lettres n°3585 et 4609. (2) De la ‘Hassidout.

Lettre n°4299

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4299, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Douber(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat. J’y ai pris connaissance, avec plaisir, du nom que vous avez choisi pour votre fils(2), qui aura une longue vie. Il se trouve que nous avons eu la même idée, mais, comme je le soulignais dans ma précédente lettre, il n’est pas d’usage de donner des instructions, en la matière(3). Je vous réitère donc ma bénédiction pour que vous le conduisez, avec votre épouse, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, avec largesse d’esprit.

Vous évoquez le problème des amygdales. De façon générale, ceux qui attrapent froid, de temps à autre, parce qu’ils en souffrent, ne sont touchés qu’en automne et en hiver, mais non en été. Il n’y a donc pas lieu de répondre à cette question(4) maintenant. Vous consulterez encore une fois votre médecin(5). S’il est du même avis que moi, vous reposerez cette question dans quelques mois. Entre temps, chacun et chacune d’entre vous et vous tous ensemble, aurez un été en bonne santé.

Vous me décrivez la distribution de Matsa Chemoura et j’en suis satisfait. Vous concluez en disant que tous les débuts sont difficiles, ou, en tout état de cause, présentent quelques difficultés. Or, que sont ces difficultés, puisque vous n’attendez pas de rétribution, en retour ? De plus, le Tour et le Choul’han Arou’h, dans les notes du Ramah, commencent par : “ Il ne faut pas avoir honte face à ceux qui se moquent ”. En outre, les opposants, à notre époque, diminuent de plus en plus, par leur nombre comme par leur importance.

Sans doute ne vous contenterez-vous pas des cours que vous me décrivez. Vous en ajouterez d’autres, comme vous le dites, à la fin de votre lettre. Vous en donnerez, en particulier, aux jeunes et vous leur parlerez du contexte de la ‘Hassidout, ce qui est parfois d’un grand effet.

De même, il faut prévoir un programme adapté afin de se servir de Lag Baomer qui est, cette année, un jour pendant lequel les élèves ne vont pas à l’école(6).

Que Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela et également des activités de votre épouse.

Vous me demandez où donner un cours de ‘Hassidout. Vous connaissez la causerie(7) de mon beau-père, le Rabbi, selon laquelle il faut choisir un endroit où il y a beaucoup de monde ou beaucoup de passage, comme c’est le cas pour un commerce(8). Sans doute, ceux qui n’ont qu’une importance marginale(9) ne chercheront-ils pas à intervenir et à imposer leur autorité. S’ils le font, vous pourrez toujours transférer ce cours chez vous. Mais, cette menace sera sûrement suffisante pour empêcher leur intervention. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav D.B. Lewin, de Sunderland, en Angleterre. Voir, à son sujet, les lettres n°4170 et 4590. (2) Yossef Its’hak, du nom du précédent Rabbi, bien que le grand-père du destinataire de cette lettre s’appelait Yossef El’hanan Shagalov. Celui-ci avait été emprisonné, en Russie, en 5697-1937 et l’on ne retrouva pas sa trace. Mais, à l’époque de la rédaction de cette lettre, on ne savait pas encore s’il était vivant ou non. (3) Il n’appartient pas au Rabbi de se substituer aux parents pour choisir un nom à l’enfant qui vient de naître. (4) Faut-il opérer cet enfant maintenant ou non ? (5) Pour lui demander si l’on peut surseoir à cette question. (6) Un dimanche. (7) Voir la lettre n°3148. (8) Qui doit également être bien situé pour attirer la clientèle. Voir, à ce sujet, les lettres n°4110, 4449 et 4487. (9) Et tentent de s’opposer à ces cours.

Lettre n°4300

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4300, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 6 Iyar, dans laquelle vous me parlez de ce jeune garçon, âgé de treize ans et demi, qui affronte des difficultés pour pouvoir adopter un comportement pénétré de crainte de Dieu(1).

En pareil cas, le mieux est de mettre en pratique les termes de la Michna : “ Exile-toi en un lieu de Torah ”(2). De cette façon, il n’y aura pas de frictions quotidiennes entre les parties(3). Ce sera le cas seulement une fois, pour obtenir l’accord qu’il se rende dans un endroit de Torah.

On peut vérifier, dans la pratique, le caractère bénéfique d’une telle démarche, dans différents domaines, en particulier aux Etats Unis, où elle est pratique courante. Les jeunes aiment quitter la maison de leurs parents, pendant un certain temps.

Vous trouverez sûrement des personnes, ayant une influence sur les parents. Celles-ci obtiendront leur accord, pour tout cela.

Que Dieu lui accorde la réussite(4) et que ses efforts soient couronnés de succès, qu’il craigne Dieu, soit un ‘Hassid et un érudit de la Torah.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Parce que ses parents s’y opposent. (2) De quitter la Torah pour rejoindre l’internat d’une école religieuse. (3) Les parents et le fils. (4) A ce jeune garçon.

Lettre n°4301

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4301, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Iyar 5716,

Brooklyn,

A monsieur Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 13 Nissan. A cette occasion, je vous réitère mes chaleureux remerciements pour les manuscrits des discours ‘hassidiques qui me sont parvenus par l’intermédiaire de votre fils. Que le mérite de tous ceux qui profiteront(2) de la lumière de la Torah dissimulée dans ces manuscrits, contenant des discours qui sont encore inédits, protège votre fils et toute votre famille, afin d’obtenir la satisfaction des besoins de chacun.

Ceci inclut aussi, conformément à notre discussion avec votre fils, la nécessité pour lui-même, qui a apporté ces manuscrits, pour ses parents et pour toute sa famille, de figurer parmi ceux qui étudient ce commentaire, partie intégrante de notre Torah et de s’y consacrer. Il est dit, à propos de la Torah, en général : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”. Bien plus, le mérite de vos ancêtres et de vos origines vous viendra en aide pour que vous connaissiez une réussite accrue, en la matière.

Je salue toute votre famille et je conclus, comme j’avais commencé, en vous remerciant pour les manuscrits que vous avez envoyés et pour ceux que vous envoyez maintenant.

Notes

(1) C. Z. Schmerling, de Tel Aviv. (2) Quand ces textes seront édités.

Lettre n°4302

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4302, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

Je fais réponse à ta lettre.

Tu dois réciter scrupuleusement le Chema Israël avant d’aller te coucher(1). Pendant ton sommeil, tu porteras également ton Talith Katan(2). Tu vérifieras ses Tsitsit, afin de t’assurer qu’ils sont bien cachers, que chacun a effectivement huit fils.

Avant le Chema Israël du coucher, à l’exception du Chabbat et des fêtes, tu noteras ce qui aura manqué à ton étude du jour, ce qui te permettra de ne pas oublier de le rattraper, le lendemain.

Si tu fais tout cela, tu te coucheras sans crainte et tu auras un sommeil agréable.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le destinataire de cette lettre est vraisemblablement un enfant qui demandait au Rabbi une bénédiction pour se défaire d’angoisses nocturnes. (2) Dans un but de protection, bien que la Mitsva des Tsitsit ne s’applique pas pendant la nuit.

Lettre n°4303

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4303, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[7 Iyar 5716]

A chacun et chacune des ‘Hassidim, aux habitants de

Kfar ‘Habad, aux institutions qui s’y trouvent, en particulier

à l’école professionnelle et à l’école agricole, aux élèves,

aux enseignants, aux directeurs, aux responsables

et aux parents(1),

J’ai bon espoir qu’avec l’aide de Dieu, Qui protège d’un œil ouvert et accorde Sa Providence, vous vous renforcerez contre tous les obstacles(2), vous multiplierez les constructions, individuelles et publiques, vous développerez les institutions en quantité et en qualité.

Dans le calme et avec largesse d’esprit, vous grandirez et agrémenterez l’étude de notre Torah, qui est notre rempart, celui de la Torah de vie et des Paroles du Dieu de vie, de même que la pratique des Mitsvot, avec joie et enthousiasme, à propos desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”.

A partir de Kfar ‘Habad, les sources de la ‘Hassidout, l’enseignement et les actions de nos saints maîtres, se répandront, jusqu’à parvenir à l’extérieur, rapprocher de notre Père Qui se trouve dans les cieux, tous nos frères, les enfants d’Israël, dans la bonté et la miséricorde, révéler la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très prochainement.

Je prends part à vos prières et à vos jeûnes(2). Avec l’aide de Dieu, je suis convaincu que je participerai bientôt à votre joie véritable, profonde et entière, à la fois matérielle et spirituelle.

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre fut publiée à la première page du Bitaon ‘Habad, organe des jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte, numéro 11. (2) Faisant suite à l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281.

Lettre n°4304

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4304, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[7 Iyar 5716]

A la Yechiva, à Lod,

En réponse à votre question, vous commencerez, avec empressement, la construction du nouveau bâtiment de la Yechiva, de même que celle de tous les autres bâtiments, au Kfar(1).

La collecte au profit des institutions dans lesquelles ceux qui ont été assassinés(2) étaient étudiants sera consacré au développement de ces écoles. En relation avec les administrations concernées, on fera en sorte que les élèves dorment dans les vergers, sous bonne garde.

Avec ma bénédiction,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Cette réponse fait également suite à l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, au sujet de ce bâtiment, les lettres n°4037, 4319 et 4385. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°4281 et l’avant propos.

Lettre n°4305

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4305, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Pin’has(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Iyar(2), de même que la suivante et les télégrammes. A n’en pas douter, vous avez déjà eu connaissance du télégramme(3) que j’ai envoyé au Kfar et également à la Yechiva Tom’heï Temimim(4). Vous pouvez en déduire ce que je pense de la proposition surprenante que vous formulez, celle de quitter Lod.

En revanche, il est nécessaire de contacter immédiatement les administrations et les personnes concernées, afin de renforcer la protection. On m’a demandé ici pourquoi il n’y a pas une clôture, en fil de fer, autour du Kfar, ou bien une balise lumineuse, à son endroit le plus élevé, ou encore des chiens de garde. De même, il faudrait poser des questions à propos des vergers(5). On a fait remarquer que différents endroits s’y trouvant peuvent servir de cachette. En outre, ceux-ci rendent les recherches plus difficiles(6).

Vous envisagez de faire une communication à la presse mondiale. Je suis surpris que vous formuliez une telle proposition. En effet,

A) L’expérience du passé a fait la preuve que cela n’a aucun intérêt concret. De fait, toutes les personnalités auxquelles vous proposez de vous adresser n’ont prêté aucune attention, pendant les années terribles de 5701(7).

B) On peut penser que des pressions exercées de cette façon renforceront, bien au contraire, la victoire du camp des opposants.

C) Point essentiel, on semble oublier qu’il a des milliers et des milliers d’élèves, dans les écoles ‘Habad, de nombreux professeurs et surveillants, comme les Rabbanim Matusof, Lipsker et Pinson(8). Un appel à la presse sera également entendu là-bas. Vous comprenez le tort(9) qui peut en résulter, ce qu’à Dieu ne plaise.

Sans en faire une grande publicité, plusieurs actions ont été menées ici, afin de s’adresser aux dirigeants, avec une réaction forte et déterminée. Mais, cela n’a pas transparu dans le domaine public. Pour autant, la pression a été plus forte que celle qui peut être faite par l’intermédiaire des journaux. Vous devez comprendre ce que je

veux dire.

Notes

(1) Le Rav P.Althuis, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°3908. (2) A propos de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir la lettre n°4281. (3) Il s’agit de la lettre n°4303. (4) Il s’agit de la lettre n°4304. (5) Comment se préservera-t-on d’incursions pouvant parvenir de ces vergers ? (6) Les terroristes pouvant s’y cacher. (7) 1941, pendant les massacres de la Shoa. (8) Au Maroc, d’où sont originaires ces élèves, fréquentant les écoles ‘Habad de Terre Sainte. (9) Lorsque ceux qui quitteront le Maroc pour s’installer en Terre Sainte refuseront de se rendre à Kfar ‘Habad, à cause de cela.

Lettre n°4306

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4306, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[8 Iyar 5716]

Au grand Rabbin(1) Herzog(2), à Jérusalem,

Je vous remercie pour votre télégramme et pour votre intervention, destinée à encourager les habitants de Kfar ‘Habad(3). Sans doute maintiendrez-vous votre aide et la développerez-vous pour l’expansion du Kfar et des institutions qui y sont installées. Je vous en remercie.

Selon une rumeur qui est répandue, on s’efforce d’obtenir votre accord et votre bénédiction pour des institutions américaines dont le nom indique qu’elles se considèrent comme les porte-parole et les représentants de la foi juive. Or, on y trouve également des délégués et des émissaires des mouvements conservateur et réformés. C’est le cas du comité rabbinique de New York ou du conseil des synagogues américaines.

Même si la formule(4) est ambiguë(5), il en résultera ici, dans la situation actuelle, une confusion pour des milliers de Juifs, qui pourraient ainsi se trouver attirés vers les conservateurs ou les réformés.

Ma connaissance de différents milieux et surtout des jeunes m’a permis d’établir que, du fait de la discussion ayant lieu ici, à propos de cette participation, il convient de prendre position, en la matière et d’émettre une interdiction claire(6) de prendre part à cela. Ceci aura des conséquences pour toutes les générations et pour tous les pays.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Ashkénaze d’Israël. (2) Voir, à son sujet, les lettres n°3319, 4417, 4419*, 4555, 4580 et 4583. (3) A la suite de l’attentat qui y avait été perpétré. Voir la lettre n°4281 et l’avant propos. (4) Adopté par le Rav Herzog pour cette bénédiction. (5) Textuellement “ a deux visages ” et n’est donc pas un encouragement clair pour les réformés. (6) Voir, à ce propos, les lettres n°4162, 4204, 4310, 4414 et 4458.

Lettre n°4307

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4307, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Iyar 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Eliézer(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille de ce Chabbat.

Il est surprenant et pénible de constater que tous les courriers me parvenant des ‘Hassidim âgés de Terre Sainte(2) sont l’expression d’une fuite devant le combat. Et, c’est également le cas du vôtre. Songez ce que serait maintenant la situation de la Torah, en général et de la ‘Hassidout, en particulier si, dans la génération précédente et la dernière, on avait adopté cette même conception.

J’ai déjà fait connaître clairement ma position, par un télégramme(3) et j’ai affirmé qu’il fallait, bien au contraire, développer tout ce qui concerne Kfar ‘Habad. Il est dit qu’en tout endroit, “ Il ne dort pas et ne somnole pas, le Protecteur d’Israël ”, de chaque Juif. Combien plus est-ce le cas, à Kfar ‘Habad, qui a été fondé par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Et, celui-ci le dirige encore à l’heure actuelle. Il en est de même également pour la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod.

Il est clair que la destruction de la Yechiva, à Lod, dans le but de la reconstruire ailleurs, n’en est pas moins une destruction. Ce n’est pas en agissant de la sorte que l’on garde et que l’on protège les élèves. Or, je suis surpris par tout cela. Les Juifs sont des “ croyants, fils de croyants ”. Les ‘Hassidim et les élèves de la Yechiva ont, en outre, foi en les Justes, comme l’explique, en particulier, la Me’hilta, à propos du verset : “ Ils crurent en Dieu et en Moché, Son serviteur ”. Vous consulterez ce texte.

Ainsi, confronté à l’action, quand on est personnellement concerné, on oublie soudain toutes les instructions que nos saints maîtres ont données, à ce sujet(4), celle de l’Admour Hazaken, celle de l’Admour Haémtsahi, celle du Tséma’h Tsédek, selon lesquelles lorsque…(5), se révèle la miséricorde, qui est plus forte que la bonté la précédant, qui est un héritage sans limite, s’étendant d’une extrême à l’autre(6).

Mon but n’est pas d’effrayer, ce qu’à Dieu ne plaise. Pour autant, l’un des endroits les plus sûrs, à l’heure actuelle, en Terre Sainte, est Kfar ‘Habad. Mon opinion, à ce sujet, est très claire et je vous autorise à la diffuser auprès de qui bon vous semble, y compris aux ‘Hassidim.

Avec ma bénédiction de bonne santé, de tranquillité de l’esprit et pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav E.Karasik, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°2908. (2) A la suite de l’attentat perpétré à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°4281 et l’avant propos. (3) Il s’agit de la lettre n°4303. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°3262, 4297, 4308, 4311, 4312, 4369, 4378, 4381, 4400, 4401, 4405 et 4455. (5) Survient le malheur. (6) Voir la lettre n°4281.

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam