Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4268
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4268, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, la liste des participants au Maamad(1). Nos Sages disent que l’on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté, c’est-à-dire la Torah et les Mitsvot. J’espère que, depuis lors, c’est également votre cas. Car, tel est le progrès véritable, pour un Juif. Il ne suffit pas de voir des mois et des années s’ajouter au calendrier. Il faut également progresser dans la pratique des deux cent quarante huit Injonctions, correspondant aux deux cent quarante huit membres du corps et dans le respect des trois cent soixante cinq Interdits, contreparties de ses trois cent soixante nerfs.
Il s’agit là, à la fois, des membres et des nerfs de l’âme(2) comme de ceux du corps. C’est ainsi que l’on raffermit sa santé, comme on l’a dit. Car, Dieu augmente Ses bénédictions en tout ce dont on peut avoir besoin.
J’espère qu’il est inutile de vous rappeler l’immense importance, à notre époque et pour notre génération, ayant enduré tant d’épreuves, de fixer une étude de la partie de la Torah, qui renforce la confiance en Dieu et permet de mettre en pratique, de la meilleure façon, l’Injonction : “ Servez Dieu dans la joie ”.
Le verset dit, en effet : “ Tu serviras Dieu avec joie et inspiration du cœur ” et l’on y parvient en étudiant la ‘Hassidout, les Paroles du Dieu de vie.
Je vous serais reconnaissant de me donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Vous connaissez sûrement la pratique consistant à lire des Tehilim tous les jours, après la prière du matin, selon leur répartition mensuelle. J’espère que vous l’adopterez, à l’avenir.
Notes
(1) Fonds de Tsédaka laissé à l’initiative du Rabbi. (2) Vivifiés par la pratique des Mitsvot correspondantes.
Lettre n°4269
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4269, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre de la fin du mois d’Adar et, la semaine dernière, j’ai eu des nouvelles relativement détaillées par votre gendre, le ‘Hassid, monsieur Wirdiger. Ce que vous avez maintenant réalisé, en votre endroit, est particulièrement important. On ne peut l’imaginer et il n’est pas de mots pour l’exprimer.
J’espère que les ‘Hassidim, sur place, en ont conscience, qu’ils ne font pas que le voir, mais, selon le terme employé par la ‘Hassidout, qu’ils l’observent fortement, au point d’en être profondément touchés, d’éprouver le désir et la hâte de s’engager plus fortement, dans la mesure des possibilités et des moyens. Votre réussite, s’exprimant par le nombre des élèves, suffit pour démontrer tout cela, au-delà de toute hésitation.
Vous évoquez le peu de temps consacré aux études sacrées. Il y a assurément plusieurs études, dans le programme que l’on appelle profane, auxquelles on peut conférer un contenu sacré. C’est le cas de l’histoire, par exemple, que l’on peut étudier dans le Tana’h, dans les livres de Yochoua, des Juges, de Chmouel, des Chroniques.
Bien évidemment, cela n’est pas suffisant et la proposition d’intervenir auprès du ministère de l’éducation est donc particulièrement judicieuse. Compte tenu des particularités de la Yechiva, d’autant qu’elle est unique dans tout le pays, que l’on y reçoit une bonne éducation, basée sur la Torah et les Mitsvot, ce qui ne peut être fait ailleurs, on doit effectivement, des les premières classes, qui préparent les plus hautes, intensifier les études sacrées.
Vous avez sans doute des relations, au sein de ce ministère, qui vous indiqueront comment formuler la demande de la manière la plus efficace et surtout comment obtenir gain de cause, d’autant qu’en Australie, la religion est affaire d’état, ce qui n’est pas le cas aux Etats Unis. Les autorités ont donc la responsabilité de satisfaire les besoins, en la matière et surtout d’accorder les heures d’étude. Il est à peu près certain que des recommandations rabbiniques seront utiles, dans ce domaine.
Il n’est pas toujours judicieux de diffuser de telles démarches. Il ne faut pas effrayer les quelques parents qui pourraient penser que la direction souhaite supprimer complètement les études profanes. Je m’en remets à votre entendement.
Il est, bien entendu, exclu de supprimer le Talmud Torah à cause de ceux qui y viennent après les horaires scolaires, d’autant qu’à n’en pas douter, quelques uns d’entre eux poursuivront sûrement, au final, leurs études à la Yechiva, y compris le matin.
Concernant la question de la direction, en général et de la situation financière, en particulier, j’ai déjà écrit quelques fois que, dans la mesure du possible, vous devez confier les aspects techniques aux autres. En revanche, vous serez le dirigeant et le contrôleur, dans tous les domaines qui impliquent une responsabilité. De la sorte, la direction et le fonctionnement général seront satisfaisants.
Vous ne devez donc pas être dérangé par les problèmes techniques, ce qui inclut également l’enseignement à la classe que vous mentionnez et, combien plus, la tenue des comptes, la rédaction des reçus de dons. Vous aurez l’autorité sur tout cela et il n’est donc pas nécessaire que le travail soit fait par des ‘Hassidim. Vous choisirez quelqu’un qui s’en tient à vos instructions.
Vous me demandez si l’on peut ouvrir une section de la Yechiva pour les jeunes filles, dans ce bâtiment. Il est sans doute possible de faire en sorte que cette section soit surveillée en permanence(2). Si c’est le cas, la proposition est judicieuse.
Vous me dites que vous avez engagé une enseignante pour les jeunes filles et j’en suis satisfait. Vous me demandez si cela doit entrer dans les activités de la Yechiva et s’il faut le diffuser auprès des donateurs. La réponse à cette question dépend de leur état d’esprit. De façon générale, il est bon de dire la vérité et il s’agit bien là d’une réalisation des ‘Hassidim. Néanmoins, il ne faut pas les effrayer, en leur faisant croire que les dépenses vont s’accroître, de manière démesurée. Pour autant, à notre époque, le fait que des hommes craignant Dieu s’efforcent d’assurer une bonne éducation également aux filles fait très bonne impression.
Vous évoquez votre intervention, à ce propos, auprès des femmes et jeunes filles ‘Habad. Cela est positif également. Peut-être seront-elles attirées à augmenter les activités de ‘Habad, en général. Il y aura donc de nombreux membres supplémentaires.
Avec ma bénédiction pour une considérable réussite en tout ce qui vient d’être dit, en bonne santé et avec un bon moral, comme la situation le permet,
Notes
(1) Le Rav Y.C. Z. Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4055. (2) De sorte qu’il n’y ait pas de mélanges.
Lettre n°4270
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4270, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au jeune Aharon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Nissan et aux trois qui la précédaient, avec la demande de bénédiction jointe, qui a été lue, en ce jour, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous avez été l’émissaire pour me transmettre cette requête et puisse Dieu faire que vous le soyez également pour m’apporter une bonne nouvelle, en la matière.
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous vous apprêtez à vous servir de Lag Baomer, qui approche, d’une manière spécifique. Cette année, c’est un jour en lequel les parents sont libérés de leur travail et les enfants, de leurs études profanes(2). Il faut donc s’efforcer de réunir également les amis des élèves, c’est-à-dire ceux qui, pour l’heure, ne fréquentent pas encore Ohaleï Yossef Its’hak.
Ceci s’applique aussi à l’office que vous organisez pour les élèves. Là encore, il est bon qu’il soit fréquenté par ceux qui ne sont pas encore vos élèves. Une surveillance devrait permettre que la présence d’éléments extérieurs ne soit pas dommageable, ce qu’à Dieu ne plaise. Sans doute me préciserez-vous tout cela, avec tous les détails nécessaires.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, grâce à laquelle votre réussite sera sûrement accrue, dans vos préoccupations personnelles, conformément à l’enseignement de l’Admour Hazaken au début du Torah Or, selon lequel “ grâce à la Tsédaka, on obtient un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”. Et, il est expliqué, par ailleurs, dans les notes du Tséma’h Tsédek, à la même référence, que le terme ‘mille’ n’est nullement une exagération. Il doit être interprété au sens le plus littéral.
Avec ma bénédiction,
Vous continuez sûrement à réciter de la ‘Hassidout(3). Cela est très important et modifie sans doute la manière dont les élèves de Ohaleï Yossef Its’hak vous considèrent.
L’organisation d’une colonie de vacances, en été, est particulièrement judicieuse et réellement nécessaire. Par la suite, ce sera même une source de revenus.
Notes
(1) Le Rav A.Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°3956. (2) Un dimanche. (3) Par cœur, en l’occurrence à la Yechiva, devant les élèves.
Lettre n°4271
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4271, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5716,
Brooklyn,
Aux dirigeants de Kfar ‘Habad,
Que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu les comptes-rendus de vos réunions des 27 Chevat, 2 et 15 Adar, 5 Nissan. Il semble, Dieu merci, que tout soit sur la bonne voie. Puisse Dieu faire que cela aille vite et qu’il n’y ait pas d’obstacles, de barrières et de voiles, matériels et spirituels.
Vous ne donnez pas de détail sur la construction du Mikwé, mais votre lettre indique qu’il se trouvera dans une vieille maison. Je crains que l’on n’accorde pas d’importance, comme il le faudrait, à l’apparence extérieure du bassin et des chambres qui l’entourent. Vous savez à quel point nos saints maîtres ont fait attention à cela. Car, de l’aspect extérieur dépend la profondeur et l’élément essentiel.
A ce sujet, il serait bon que vous consultiez des spécialistes de telles améliorations. Dans la mesure du possible, vous vous efforcerez que l’apparence extérieure soit satisfaisante et même belle. Bien évidemment, le Mikwé doit être propre, ce qui dépend, pour une large part, de matériaux adaptés pour le plancher et les murs. Cette exigence n’est pas seulement extérieure, elle est aussi profonde.
Vous me dites que vous avez pu constater la réussite de la fête de Pourim, à Kfar ‘Habad et j’en suis satisfait. Puisse Dieu faire que, dans les autres domaines également, le succès soit tangible. Ainsi, l’ardeur et l’effort seront redoublés également dans les autres préoccupations du Kfar.
A ce propos, je répéterai ce que je vous ai déjà écrit(1). Dans chacune de ces fêtes, il faut faire en sorte qu’il y ait des rentrées financières, en prévoyant, par exemple, des gâteaux, des fruits, pour les invités qui viennent et passent quelques heures au Kfar. En y réfléchissant, vous pourrez sûrement élargir tout cela, ce qui aura également un apport moral(2), encore plus important que l’intérêt matériel. Et, vous connaissez le dicton selon lequel “ le bien matériel de mon prochain est ma spiritualité ”.
Vous avez sûrement confectionné de la Matsa Chemoura au Kfar. J’aimerais connaître les détails, à ce sujet et savoir le succès que vous avez rencontré.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, qui suscitera un immense succès dans les préoccupations personnelles de tous ceux qui font des efforts, en la matière, avec tous les membres de leur famille.
Notes
(1) Voir la lettre n°4105. (2) Par exemple en favorisant la récitation des bénédictions sur les aliments.
Lettre n°4272
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4272, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres de l’issue de la fête de Pessa’h et les suivantes. De même, j’ai reçu, en leur temps, votre lettre du 9 Chevat et celle qui la précédait.
Nous venons de vivre la fête de Pessa’h, temps de notre libération, au sens de notre Torah, Torah de vie qui est également une Torah de vérité.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez prochainement une bonne nouvelle. Vous me direz qu’en bonne santé et dans le calme de l’esprit, vous multipliez vos études de notre Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout.
Vous ferez preuve de générosité envers les autres et vous les conduirez également à une telle étude, conformément au dicton bien connu(2) : “ Tes sources se répandront à l’extérieur ”. Et, très bientôt, nous mériterons l’accomplissement de la promesse, qui marquera la venue de notre juste Machia’h.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav E.Karasik, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°3908. (2) Que le Machia’h prononça devant le Baal Chem Tov.
Lettre n°4273
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4273, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres des 13 et 27 Nissan, avec ce qu’elles contenaient. Puisse Dieu faire que tout cela progresse et se développe(2), dans toute la mesure du possible, conformément aux besoins de la période. La réussite sera considérable. Je suis surpris que, dans votre dernier courrier, vous ne disiez rien des conséquences de la visite effectuée par la personne que vous citez, en particulier de ses effets qui auront une incidence concrète.
Le jeune homme que vous mentionnez a retardé la date de son mariage et il est clair que cette situation est préoccupante. Il me semble lui avoir écrit(3), l’an dernier, pour lui dire que le fait de le repousser pendant aussi longtemps n’était pas souhaitable. Si une intervention de ma part ou de la direction du réseau est envisageable, vous me le ferez savoir, car cela est souhaitable.
Sans doute utiliserez-vous le jour de Lag Baomer, qui approche, de la manière qui convient, d’autant qu’il s’agit d’un jour où les élèves ne vont pas à l’école(4).
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour une considérable réussite,
M. Schneerson,
Pour une certaine raison, l’expédition de cette lettre a été retardée. Entre temps, j’ai reçu les vôtres des 5 et 11 Iyar, avec ce qu’elles contenaient.
Je ne reçois aucune lettre du Rav A.Chaykin(5).
En compensation des villages(6) qui se dépeuplent, il y a sûrement une possibilité de développer le nombre et la qualité des élèves, dans les écoles Ohaleï Yossef Its’hak qui existent déjà.
Notes
(1) Le Rav C.Matusof, de Casablanca. Voir, à son sujet, la lettre n°3861. (2) Il s’agit des écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak au Maroc. (3) Il s’agit de la lettre n°3560. (4) Un dimanche. (5) Le Rav Azryel Chaykin, par la suite émissaire du Rabbi à Agadir. Voir, à son sujet, la lettre n°4413. (6) De la province marocaine.
Lettre n°4274
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4274, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre de ce dimanche, qui faisait suite à un long silence. Vous faites référence au port de la barbe et ce que vous avancez(1) est, bien entendu, exclu(2). Nos saints maîtres affirment que les treize points de la barbe sont le canal véhiculant la bénédiction, pour un homme et pour les membres de sa famille, avec miséricorde, avec une grande miséricorde. Vous consulterez, à ce sujet, le commentaire du verset “ Il est miséricordieux ”, dans le Pirouch Ha Milot du Tséma’h Tsédek, qui figure également dans les additifs au Tehilim Yohel Or.
Je vous adresse ma bénédiction afin que vous trouviez véritablement votre place, que Celui Qui nourrit chacun vous accorde les moyens de votre subsistance et de celle des membres de votre famille, de manière cachère et ‘hassidique, tout en conservant les treize points de votre barbe. Vous en serez vous-même étonné et votre mauvais penchant le sera également. Alors, vous vous demanderez pourquoi vous avez mis à l’épreuve vos nerfs et votre santé, en vain.
Bien évidemment, tout ceci ne contredit pas le verset “ en tout ce que tu feras ”(3). Néanmoins, celui-ci affirme, comme le soulignent nos Sages : “ Si tu manges par l’effort de tes mains ”. Il ne faut donc investir, en cette activité, que les mains, y compris au sens moral, c’est-à-dire son action concrète et son effort physique, mais non “ l’effort de ta tête ”, les tracas et les tourments.
Point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident. En outre, différents textes expliquent cette idée.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Vraisemblablement le fait de la raser. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3323. (3) La nécessité de faire, de travailler.
Lettre n°4275
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4275, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
On dit que la coordination entre les directeurs, les enseignants et les enseignantes est déficiente. Cette situation est préoccupante. Il semble même qu’en certains endroits, chacun fasse ce que bon lui semble. Il est absolument impératif que cesse ce désordre. Vous savez à quel point nos saints maîtres accordaient de l’importance à la discipline, en pareil cas. Bien plus, il est impossible que la manière dont les élèves obéissent aux professeurs et au directeur n’en soit pas affectée.
Il est clair que le directeur ou les membres du comité de direction, étant des hommes, peuvent se tromper. Pour autant, c’est bien telle personne qui a été nommée directeur ou membre du comité. Quiconque a foi en les propos des Sages croit en leur affirmation selon laquelle le responsable de la citerne fait le comité, en développant tous les arguments qui montrent qu’elle n’est pas adaptée. Si la question présente un caractère d’urgence, on peut demander qu’elle soit traitée au plus vite. En revanche, on ne peut détruire une école appartenant à mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en faisant la guerre contre son directeur, en prenant personnellement l’initiative de faire immédiatement le contraire de ce qu’il demande.
Point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez la bonne nouvelle que sera la réparation de tout cela, au plus vite.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, à ce propos et avec ma bénédiction,
Lettre n°4276
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4276, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
L’objet de la présente(1) est essentiellement le suivant. Vous infligez des punitions aux élèves et vous allez même jusqu’à les frapper(2). Il est clair qu’une telle attitude est exclue pour les grands élèves et, si je puis me le permettre, je dirai qu’elle l’est également pour ceux qui ne sont pas grands.
Il me semble vous avoir signifié tout cela clairement, lorsque vous m’avez rendu visite, ici. Il serait bon que cette situation change immédiatement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Vraisemblablement adressée à un directeur d’école. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4410.
Lettre n°4277
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4277, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous demandez à être orienté sur les voies de la ‘Hassidout.
Il est clair que cela dépend de la personnalité de chacun, de ses aptitudes, de son mode de vie. Il serait donc bon et judicieux que vous entriez en contact avec les jeunes de l’association ‘Habad, se trouvant près de vous. Ils vous présenteront les ‘Hassidim âgés de votre endroit et vous vous conformerez à leurs instructions.
Bien évidemment, ce qui vient d’être dit s’ajoute aux points de portée générale, en plus des trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Ces points généraux sont l’étude profonde de la ‘Hassidout, au moins quelques fois par semaine, l’adoption de ses usages et de ses pratiques.
L’ensemble de la Torah fut reçu(1) quand on dit : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”(2). Or, il en est de même également pour chaque partie constitutive de notre sainte Torah. On ne peut, d’emblée, poser des questions. Il faut d’abord accepter les enseignements qui ont déjà fait leurs preuves. Puis, peu après, on commence à comprendre.
Dieu fasse que vous puissiez me donner de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°3550, 3865, 4057 et 4371. (2) Grâce à la soumission.
Lettre n°4278
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4278, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Iyar 5716,
Brooklyn,
A mon parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chmouel(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre liste des participants au Maamad(2), datant de Roch ‘Hodech Adar. Je suis surpris de ne pas avoir eu de vos nouvelles, depuis lors. Cela veut sûrement dire que tout va bien et qu’il en est de même pour les membres de votre famille.
Mais, puisse Dieu faire que vous ne vous contentiez pas de cela, que vous mettiez en pratique l’Injonction consistant à connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Et, que s’accomplisse en vous la promesse de nos Sages selon laquelle “ à quiconque ajoute(3), on ajoute(4) ”.
Bien plus, vous apportez la Torah et les Mitsvot aux autres, en particulier à ceux qui ne possèdent rien par eux-mêmes. En pareil cas, Dieu agit “ mesure pour mesure ”(5), mais d’une manière largement accrue, pour celui qui fait cet effort et pour tous les membres de sa famille.
Devant Dieu, chacun est comme s’il ne possédait rien par lui-même. Or, ces jours sont propices, comme on l’a montré au cours d’une des réunions ‘hassidiques(6). Le mois du reflet(7) possède une vertu particulière, par rapport à tous les autres mois de l’année. Car, chacun de ses jours introduit une Mitsva spécifique, celle du compte de l’Omer.
De façon générale, ce compte s’adresse à l’animal, puisque l’Omer est une mesure d’orge, qui est une nourriture animale. Son but est de l’élever vers l’homme, correspondant aux deux pains qui sont offerts à Chavouot et faits de farine de blé, une nourriture des hommes, comme l’expliquent les discours ‘hassidique commentant le compte de l’Omer, en particulier dans le Likouteï Torah.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de vous-même et de chacun des ‘Hassidim de votre ville,
Notes
(1) Le Rav C.Grossman, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°385. (2) Fond de Tsedaka dont la distribution est confiée au Rabbi. (3) Des efforts. (4) Des bénédictions. (5) De la manière dont on agit envers Lui. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°478 et le Likouteï Si’hot, tome 1, page 263 et tome 12, page 171. (7) Celui d’Iyar.
Lettre n°4279
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4279, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Iyar 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission sacrée, le Rav Mena’hem Israël(1),
Je vous salue et vous bénis,
Depuis votre lettre, qui était accompagnée de la photographie du bâtiment(2), je n’ai pas eu de vos nouvelles et j’en suis surpris. Vous avez sûrement vu ma lettre(3), adressée, il y a quelques temps, au Rav H.C. Brook(4). Vous y répondrez avec tous les détails nécessaires.
Vous évoquez la situation financière et les dettes. Il est clair que celle-ci est difficile et qu’elle trouble. Mais, malheureusement, c’est aussi le cas pour la Yechiva Tom’heï Temimim, y compris aux Etats Unis. Et, selon les récits des ‘Hassidim âgés, il en a été de même pendant toutes les années de l’existence de cette Yechiva. Malgré cela, ils ont tenu bon et, bien plus, la Yechiva a grandi et elle s’est développée. Grâce à la miséricorde invoquée par nos maîtres, directeurs de la Yechiva, elle poursuivra son développement, de même que toutes ses succursales.
Heureux est le sort de tous ceux qui font des efforts et assument cette mission sacrée. Vous avez d’ores et déjà obtenu une réussite considérable, puisque vous avez commencé la construction d’un bâtiment dont une grande partie est déjà achevée. A n’en pas douter, il sera bientôt intégralement terminé. Et, la récompense de ceux qui ont fait des efforts est expliquée par différents textes. Il est impossible de la mesurer et elle est accordée, à la manière de Dieu, “ mesure pour mesure ”(5), mais d’une manière beaucoup plus large, sous la forme d’une satisfaction véritable, c’est-à-dire ‘hassidique, de ses enfants.
Vous faites référence à la somme symbolique que je vous ai envoyée. Celle-ci n’émane pas des caisses des Yechivot et des écoles, mais de l’un des fonds appartenant à mon beau-père, le Rabbi. Celui-ci écrit(6), dans l’une de ses lettres, qu’un don provenant de sa caisse favorise l’accomplissement de la promesse de nos Sages selon laquelle “ celui qui reçoit une pièce de Job est béni ”. Vous comprendrez donc que le montant n’a aucune importance ou peut-être même…(7).
J’espère que vous avez profité de Pessa’h, de même que des jours propices qu’il y a eu avant cela, de la manière qui convient. De même, vous préparez sans doute un programme adapté pour Lag Baomer, afin d’influencer positivement les élèves.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite en votre mission sacrée, consistant à faire d’eux des ‘Hassidim, craignant Dieu et érudits.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et en saluant les ‘Hassidim, en particulier le grand Rav et ‘Hassid, R. H. C. B.(4),
Notes
(1) Le Rav M.I. Melov. Voir, à son sujet, la lettre n°3653. (2) De la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion. Voir, à son propos, les lettres n°3548, 3653, 3654, 4362, 4407 et 4705. L’inauguration de ce bâtiment eut lieu le 25 Mena’hem Av, comme l’indique la lettre n°4653. (3) Il s’agit de la lettre n°4039. (4) Le Rav ‘Haïm Chaoul Brook, directeur de cette Yechiva. (5) De la manière dont on agit envers Lui. (6) Voir, à ce propos, les lettres n°1268 et 1423. (7) Est dommageable.
Lettre n°4280
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4280, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre, en son temps, de même que celle du distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, aux multiples accomplissements pour les Mitsvot et pour la ‘Hassidout. Pour différentes raisons, ma réponse a été retardée jusqu’à maintenant.
Concernant les problèmes que vous évoquez, vous devez, à l’avenir, méditer à la vérité, qui s’impose à chaque Juif. Chacun de nous, au sein de tout Israël, est l’émissaire de Dieu, Créateur du monde et doit assumer une mission sacrée, dans ce monde. Celle-ci, dans sa globalité, a déjà été définie par la Michna, qui dit : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Comment y parvenir ? Le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 231, l’explique : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”. Chaque acte permis que l’on accomplit, avec une bonne intention, permet effectivement de reconnaître Dieu.
Comment savoir ce que l’on doit faire et ce qu’il ne faut pas faire ? Notre Torah, Torah de vie, le précise et l’on peut en déduire que la mission confiée à chacun d’entre nous n’est pas la même. Chaque homme doit se servir de ses forces et de ses capacités, desquelles dépend cette mission.
Dieu a accordé la réussite à la communauté juive de votre ville et, depuis quelques temps déjà, une Yechiva y a été fondée. L’une des missions essentielles des Juifs résidant là consiste donc à faire tout ce qui est en leur pouvoir, non seulement pour renforcer cette Yechiva, mais aussi pour qu’elle se développe de plus en plus, qu’elle puisse accueillir et intégrer tous les jeunes et tous les enfants, pour qu’elle apporte aux parents, par leur intermédiaire, la chaleur et la lumière juives.
En application de ce qui vient d’être dit, vous devez vous concerter avec la direction de cette Yechiva, afin de déterminer comment lui apporter votre concours, de la meilleure façon.
Si vous vous consacrez à cette mission et, dans l’intérêt de celle-ci, si vous ne remettez pas en cause votre propre santé, ce qu’à Dieu ne plaise, ou bien les moyens de subsistance que Dieu vous accordera, vous serez alors effectivement l’émissaire du Créateur du monde. Or, un soldat, quand il se trouve à l’armée, est concrètement libéré de toutes ses préoccupations personnelles. Et, de même, en devenant le serviteur de Dieu, vous serez délivré de tout tracas.
Pour faire disparaître la trace du passé, vous demanderez pardon à la fiancée que vous avez délaissée, en présence de dix personnes, sans leur préciser si vous êtes fautif ou si vous ne l’êtes pas du tout. De même, vous ferez tout de suite vérifier vos Tefillin, les Tsitsit de votre grand Talith et du Talith Katan, les Mezouzot de votre maison, celles des pièces et des bureaux de votre usine, s’il arrive que l’on mange là-bas.
Vous dormirez avec un Talith Katan et, tous les jours de semaine, avant la prière du matin et celle de Min’ha, vous mettrez quelques pièces dans un tronc de Tsedaka. Vous ferez tout cela jusqu’à Roch Hachana. Chaque jour, après la prière, vous lirez des Tehilim, en fonction de leur répartition mensuelle.
En plus de tout cela, vous devez, bien entendu, fixer un temps pour l’étude de la Torah et de la ‘Hassidout. Puis, vous placerez votre confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige et vous protège, par Sa Providence, vous garde, en tout ce que vous accomplissez. Il n’y a pas lieu d’en douter.
Dieu fasse que, très prochainement, je reçoive de vos bonnes nouvelles en tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°4281
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4281, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[4 Iyar 5716]
Au Rav Garelik(1), Kfar ‘Habad,
J’ai bien reçu votre télégramme(2). Le jeûne de jeudi(3), qui durera jusqu’au milieu de la journée, sera instauré pour les adultes en bonne santé.
Il serait bon qu’il soit respecté également par les adultes en bonne santé de toutes les écoles et de toutes les Yechivot ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.
Que Dieu protège chacun et chacune, conformément à l’expression de l’Admour Hazaken(4), par l’Attribut de miséricorde, qui est plus puissant que celui du bien, est un héritage sans limite, s’étendant d’une extrême à l’autre.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°3464, 4146, 4381, 4508* et 4651. (2) Annonçant l’attentat terroriste du 1er Iyar, à l’école professionnelle de Kfar ‘Habad, pendant la Amida de la prière d’Arvit. Voir, à ce sujet, l’avant propos. (3) A l’issue des sept jours du deuil, après l’assassinat des cinq élèves et de leur moniteur, Sim’ha Zilbershtrom. Voir, à ce sujet, les lettres n°4292, 4297, 4303, 4304, 4312, 4318, 4319, 4331, 4334, 4336, 4345, 4369, 4377, 4378, 4400, 4401, 4404, 4427, 4441, 4473, 4506, 4512 et 4515. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4307.
Lettre n°4282
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4282, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux activités communautaires,
le Rav Ye’hyel Mi’hel Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu, avec plaisir, votre lettre relative à la distribution de la Matsa Chemoura, mais je suis un peu surpris que celle-ci n’ait pas porté sur une plus grande quantité. Certes, dans la dimension profonde, celle-ci importe peu, surtout quand il s’agit de Pessa’h, car l’attribut du bien…(2). De fait, l’interdiction du ‘Hamets porte même sur la quantité la plus intime et l’on peut en déduire la valeur d’une infime quantité de bien. Pour autant, il convient, au Séder, d’en prendre un Kazaït(3), surtout si celui qui reçoit cette Matsa n’a pas conscience de l’importance du qualitatif, lequel est indépendant du quantitatif.
Vous me dites que les Yechivot sont actuellement en vacances et que, de ce fait, les cours de ‘Hassidout ont moins de participants. J’en suis surpris, car, c’est en cette période que l’on est le plus libre. Ces cours devraient donc être multipliés, au même endroit ou bien là où tous se rendent(4), en les mettant en contact avec les personnes qui conviennent(5).
En ces jours, une infime quantité est très importante(6). Et, il en est ainsi, matériellement, précisément parce que c’est aussi le cas, dans la dimension spirituelle. Tout cela est donc fondamental et il faut se servir des jours de Pessa’h pour se consacrer à l’étude qui raffermit la foi. Cela peut sembler moins primordial maintenant(7), mais, de temps à autre, d’autres fêtes surviennent et ce qui vient d’être dit s’y applique également, avant même le prochain Pessa’h.
Sans doute faites-vous des préparatifs pleins d’empressement pour le jour de Lag Baomer, qui approche, afin d’en profiter, dans la plus large part. Je demanderai aux ‘Hassidim de participer aux dépenses nécessaires pour cela, jusqu’à un certain montant.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela.
Sans doute poursuivez-vous et intensifiez-vous vos actions, dans le cadre des femmes et jeunes filles ‘Habad.
Notes
(1) Le Rav Y.M. Y. L. Zalmanov, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, les lettres n°3931, 4483 et 4573. (2) Est plus puissant que celui du malheur. (3) Une trentaine de grammes. (4) Quand ils rentrent chez eux. (5) Les ‘Hassidim, se trouvant sur place, capables de donner des cours. (6) Comme le ‘Hamets en fait la preuve, selon ce qui a été expliqué auparavant. (7) Puisque la fête de Pessa’h est passée.
Lettre n°4283
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4283, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5716,
Brooklyn,
A Chlomo, qui est appelé docteur Heidelberg,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 28 Sivan et vos livres sur les responsa de Rabbénou Guerchon Maor Ha Gola, de même que le fascicule du docteur ‘Haïm Beinart(1). Comme vous me le demandez, je lui en accuserai réception. Je vous remercie pour tout cela.
En fonction de ce que mon temps m’a permis et en signe d’appréciation, j’ai feuilleté les responsa de Rabbénou Guerchon Maor Ha Gola. Il apparaît, à l’évidence, que vous y avez investi beaucoup d’efforts. Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous l’affirmation de nos Sages selon laquelle grande est l’étude qui conduit à l’action.
L’étude et l’action sont “ plus longue que la terre ” et il est dit que “ Ta Mitsva est très large ”. Aussi bonne que puisse être votre situation actuelle, dans ces deux domaines, il est donc possible d’ajouter, de faire mieux, à l’infini.
Il est sûrement inutile de vous conseiller la largesse envers les autres, que vous conduirez à l’étude de notre Torah, afin d’enseigner, de garder, de faire et d’accomplir. Bien plus, on peut constater, précisément à notre époque, une recherche de la vérité, après la déception qu’ont suscitée les idéaux des différents partis et des autres nations. Aucune période n’a été plus propice que celle-ci, en particulier pour celui qui est capable de guider positivement son entourage.
Vous avez sûrement entendu ce que l’on rapporte et qui est édité, en différents endroits, au nom d’un Grand de notre peuple. Pourquoi est-ce précisément Rabbénou Guerchon qui a été appelé Maor Ha Gola(2) ? Parce que les deux institutions introduites par lui illuminent le peuple juif, pendant le temps de l’exil.
Il est donc Maor Ha Gola, parce que “ il instaura que l’on ne puisse avoir une seconde épouse et que l’on ne puisse divorcer sans le consentement de la femme. En conséquence, il n’y a pas lieu de craindre que Dieu nous échange contre un autre peuple. Il ne peut pas nous contraindre à divorcer. Et, le prophète dit : ‘Où est l’acte de divorce de votre mère ?’. Nous avons foi en ce qu’Il a dit : ‘Vous Me serez propices…’ et Il ne choisira donc pas un autre peuple, car Il ne peut avoir une seconde épouse, si l’on peut s’exprimer ainsi. C’est à ce propos qu’il est dit : ‘Tu M’es uni pour l’éternité’. ”
Telle fut l’erreur des érudits d’Israël, à une certaine période(3), qui faisaient des recherches sur l’écriture cunéiforme, sur les lois de Hammourabi et sur une culture défunte. Il leur était donc impossible de parvenir à des conclusions justes(4). Il est clair que l’on a une approche différente de ce qui est vivant, que l’on s’y prépare de manière différente.
Certes, logiquement, ces deux éléments(5) sont indépendants. Pour autant, on peut observer que le contraire est vrai, comme l’établit un court dicton de nos Sages. Pourquoi la Hala’ha retient-elle son avis(6) ? Non pas du fait de la profondeur de sa compréhension et de son raisonnement, par rapport à ceux des autres, mais bien parce que “ Dieu est avec lui ”, comme le dit le traité Sanhédrin 92b. Et, à propos des hommes saints d’Israël, bien que “ l’un et l’autre expriment l’avis du Dieu de vie ”, celui qui a le mérite de voir la Hala’ha retenir son opinion est agréable et conciliant(7), alors que l’autre(8) est plus acerbe, comme le précise le traité Erouvin 13b.
Ceci nous permettra de comprendre un enseignement de nos Sages qui peut paraître surprenant. On étudie la Torah après la prière, comme le dit le traité Bera’hot 5b. Or, celle-ci est une Torah de vie et une Torah de vérité(9), comme l’explique le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, Devarim, à la page 96c.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4463. (2) Le luminaire de l’exil. (3) Ceci fait suite au paragraphe précédent, affirmant le caractère propice de cette période. (4) Car, ils observaient le Judaïsme comme un héritage du passé. (5) L’analyse intellectuelle et la vie. (6) Celui du Sage dont l’avis est adopté. (7) Comme on le dit à propos de Beth Hillel. (8) En l’occurrence Beth Chamaï. (9) Et, il faudrait donc l’étudier avant même la prière. En fait, pour la comprendre, il faut être conciliant, ce qui est possible grâce à la prière.
Lettre n°4284
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4284, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Zoussya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, dont vous avez commencé la rédaction le 3 Adar et qui faisait suite à un long silence. Je suis surpris de constater que vous omettez certains points, peut-être parce que d’autres personnes s’en occupent. Vous savez ce que j’ai demandé aux ‘Hassidim. Ceux-ci doivent non seulement m’écrire ce qu’ils savent, mais également inviter les autres responsables à en faire de même, chacun dans son domaine.
Vous évoquez la nécessité de multiplier le nombre des élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim et, plus généralement, des écoles ‘Habad. Cela est encore plus important que ce que l’on imagine. Et, j’ai déjà écrit, plusieurs fois, qu’il faut profiter car, très bientôt, on recherchera les élèves avec des bougies et l’on se disputera pour les obtenir ! On perd donc actuellement des centaines d’élèves dans les écoles ‘Habad, uniquement par négligence, par manque d’attention pour ce qui est le plus évident, le plus apparent, le plus souligné.
Vous faites référence à l’association des élèves des Yechivot. J’ai déjà répondu à cette question et puisse Dieu faire que mes propos soient suivis d’effet. Bien que vous n’en parliez pas, j’espère que vous avez fait une photographie de la réunion du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h(2), que vous avez rédigé les interventions ou, tout au moins, que vous le ferez maintenant. Vous pourrez donc diffuser tout cela, de la manière qui convient, lorsque j’en verrai le texte et que vous formulerez des propositions, à ce sujet. Peut-être serait-il bon d’éditer une brochure ou bien un Bitaon(3) ou un Kovets(4), ici.
Le retard considérable pris par la construction du Mikwé(5) est effroyable et douloureux. Je ne sais pas ce que l’on peut faire d’autre, à ce propos.
Vous évoquez votre travail personnel. Vous devez vous consacrer totalement à la diffusion(6). Pour autant, vous devez également encourager tous ceux qui peuvent agir dans d’autres domaines. Un encouragement digne de ce nom doit être immédiatement suivi par un questionnement : qu’a-t-on effectivement accompli ? Et, l’on pose cette question à nouveau, le lendemain, puis, encore une fois, le surlendemain. Ainsi, au final, on obtient gain de cause.
La demande de bénédiction figurant dans votre lettre sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav H.Z. Wilimovski, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°3880 et 4500. (2) Le premier jour de ‘Hol Ha Moed Pessa’h, à Kfar ‘Habad. Les représentants des différents groupement du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, en Erets Israël, recherchèrent les moyens de diffuser les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur. Voir, à ce sujet, le Bitaon ‘Habad, numéro 12, page 45. (3) Le Bitaon ‘Habad, organe des jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte. (4) Le Kovets Loubavitch, organe des jeunes de l’association ‘Habad aux Etats Unis. (5) A Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, les lettres n°3498, 4271, 4318, 4508*, 4651 et 4734. (6) Des livres parus aux éditions Kehot. Voir, à ce sujet, la lettre n°3880.
Lettre n°4285
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4285, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mena’hem Zeev(1) Ha Lévi,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du premier et du second jour de Roch ‘Hodech Iyar, avec ce qu’elle contenait. Il y a eu, de nouveau, un échange de lettres entre vous et le Rav I.A. Z. Margolis(2). Il serait donc bon de lui signaler qu’une lettre va bientôt être diffusée en Terre Sainte, rejetant résolument les explications effroyables de ce Rav qui donne une permission de vider les tombes(3) et prétend se baser, pour cela, sur le Zohar et sur les écrits du Ari Zal. Bien évidemment, cette lettre comprendra des références et des notes explicatives.
Sa lettre, énonçant cette permission, a été éditée dans le Kol Torah, qui paraît à Jérusalem. Elle est sans doute parvenue à la connaissance de quiconque le désirait et il est surprenant que, pour l’heure, la réponse n’en ait pas été imprimée de la manière qui convient.
Je vous remercie pour les bonnes nouvelles que vous me donnez, concernant ceux pour qui vous aviez sollicité une bénédiction. Que Dieu vous accorde le succès d’annoncer de bonnes nouvelles toujours et tous les jours, y compris de vous-même, des membres de votre famille et de vos élèves.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, les lettres n°3816 et 4423. (2) Le Rav Ichaya Acher Zelig Margolis. Voir les lettres n°3551 et 3741. (3) Pour des besoins archéologiques. Voir, à ce sujet, la lettre n°4424.
Lettre n°4286
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4286, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 29 Nissan. Différents textes établissent que l’exclusion du mal moral se fait conformément au verset : “ Je le renverrai peu à peu de devant toi ”(1). Combien plus est-ce le cas à notre époque, alors que les Justes sont peu nombreux et puisse Dieu faire que l’on soit un Beïnoni(2), situation que l’Admour Hazaken explique longuement dans le Tanya, à partir du chapitre 27. Il en conclut qu’il faut se réjouir et, de fait, on est triste lorsque l’on ne sait pas quelle est sa place. Tel est l’état du Beïnoni et son service de Dieu.
Lorsque vous apprendrez ce chapitre du Tanya, avec la réflexion qui convient et en en appliquant les termes à votre propre personne, vous prendrez conscience du fait que l’état d’esprit que vous décrivez est, en réalité, un stratagème de votre mauvais penchant, destiné à vous écarter d’un service de Dieu correspondant à votre niveau, ce qu’à Dieu ne plaise.
Vous redoublerez d’entrain et d’ardeur, dans l’étude de notre sainte Torah, dans la pratique des Mitsvot de la meilleure façon et écartez donc tous les raisonnements auxquels vous faites allusion dans votre lettre.
Dieu fasse que vous influenciez également votre prochain, que vous l’attiriez vers tous les domaines de la ‘Hassidout. De la sorte, vous intensifierez l’intervention de Dieu, qui est une bénédiction “ mesure pour mesure ”(3), mais d’une manière largement accrue, en tous vos besoins.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) De manière progressive. (2) Un “ homme moyen ” défini par le Tanya. (3) De la manière dont l’homme agit envers Lui.
Lettre n°4287
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4287, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 25 Nissan, avec l’extrait qui y était joint. Vous me dites que j’ai interprété vos paroles en en déduisant que vous jeûniez jusqu’au milieu de la nuit(1). Ce n’est pas le cas. J’ai bien compris que vous jeûniez pendant la première moitié du jour. Pour autant, telle n’est pas la voie de la ‘Hassidout, comme je vous le disais dans ma précédente lettre. Je vous ai précisé également par quoi on pouvait remplacer ces jeûnes et, bien au contraire, …(2).
J’espère que vous adopterez cette attitude. Ainsi, vous connaîtrez la réussite. Bien évidemment, ceci concerne uniquement les jeûnes que l’on introduit de sa propre initiative, mais non ceux qui sont mentionnés dans le Choul’han Arou’h. Cela est bien clair.
Vous faites référence au Rav Goldschmit(3). Or, s’il est important et judicieux d’étudier la ‘Hassidout, il est tout aussi fondamental de trouver quelques personnes ou, tout au moins, une personne, avec qui vous pouvez l’apprendre d’égal à égal ou, tout au moins, en ayant un lien de proximité. En effet, nos Sages disent, dans la Michna : “ Fais-toi un maître et acquiers-toi un ami ”.
En d’autres termes, on acquiert un ami comme on fait n’importe quelle acquisition, c’est-à-dire en donnant de l’argent. Et, il faut être prêt également à donner ses forces pour avoir un ami. A l’occasion, je m’adresserai également au Rav Goldschmit, mais, en tout état de cause, il est particulièrement important que vous vous trouviez un ami, de la manière qui vient d’être décrite. De la sorte, votre étude sera beaucoup plus fructueuse.
Je suis surpris que vous ne me précisiez pas quelle est l’activité de votre épouse, qui a conservé ses fonctions, dans le domaine de la bonne éducation. Puisse Dieu faire qu’elle parvienne à insuffler une crainte de Dieu véritable à ses élèves.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et pour donner de bonnes nouvelles de vous-même, de votre épouse et de toute votre famille,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4196. (2) Il est bon de les remplacer ainsi. (3) Le Rav Na’houm Goldschmit, guide spirituel des ‘Hassidim de Tel Aviv.
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