Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4248
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4248, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Nissan 5716,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
le Rav Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous me faites savoir que vous venez d’avoir un fils, avec un bon Mazal.
Puisse Dieu faire que vous lui fassiez contracter l’alliance de notre père Avraham(2) et, tout comme il entrera dans cette alliance, vous le conduirez également à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Vous l’éduquerez, avec votre épouse et tous vos enfants, dans la largesse.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov,
Vous m’interrogez sur son nom(3). Il est clair qu’il y a eu de nombreux Guerchon Mena’hem Mendel dans le monde. Si le père et la mère donnent, l’un et l’autre, leur accord pour ce nom, puisse Dieu faire qu’il(4) ait de longs jours et de bonnes années.
Vous évoquez le fait d’être Sandak(5) deux fois(6). Je n’ai jamais observé pareille pratique chez les ‘Hassidim.
Notes
(1) Le Rav M.Avtson, de Detroit. Voir, à son propos, la lettre n°4165*. (2) La circoncision. (3) Le destinataire de cette lettre demandait au Rabbi s’il devait appeler son fils Guerchon Mena’hem Mendel, nom de son père mort pendant la guerre. (4) L’enfant qui le portera. (5) Celui qui porte l’enfant pendant la circoncision. (6) Pour deux enfants de la même famille.
Lettre n°4249
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4249, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre sollicitant ma bénédiction. Je mentionnerai votre nom, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Soyez donc conscient du grand mérite et de la responsabilité qui vous incombent. Nos Sages disent que le résultat est à la mesure de l’effort(1). Vous recevez donc entièrement la possibilité d’adopter un mode de vie ‘hassidique au plein sens du terme, non seulement pendant le Chabbat et les fêtes, mais véritablement chaque jour. Et, rien ne résiste à la volonté.
Bien plus, le mérite de vos ancêtres vous vient en aide, car ceux-ci firent don d’eux-mêmes pour notre Torah, Torah de vie. Et, ils ont légué ces forces et ces capacités à leurs enfants et à leurs petits-enfants. Néanmoins, il appartient à chacun de les révéler concrètement, car elles sont cachées et voilées.
Comme vous le savez, nos Sages ont donné l’assurance que “ lorsque quelqu’un se sanctifie quelque peu ici-bas, on le sanctifie considérablement d’en haut ”. Bien plus, pendant cette période(2), son bonheur matériel dépend de l’adoption de ce mode de vie.
Que Dieu vous accorde la réussite pour m’annoncer de bonnes nouvelles de tout cela,
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Textuellement “ le creux, sur le dos du chameau, dépend du poids du fardeau ”. (2) Quand l’âme se trouve dans le corps physique.
Lettre n°4250
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4250, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous adresse ma bénédiction afin me donner de bonnes nouvelles de vos activités communautaires et de vos préoccupations personnelles. Bien évidemment, la vigne(1) de ‘Habad garde la priorité, car il s’agit là d’une Mitsva qui ne peut pas être mise en pratique par quelqu’un d’autre(2).
Il n’en est pas de même pour la Mitsva qui n’est pas réellement “ ma vigne ”(3) et l’importance de la différence peut être perçue à travers l’affirmation de nos Sages selon laquelle les “ préoccupations célestes ”, c’est-à-dire les Mitsvot, ne peuvent être comparées aux paroles de la Torah. En conséquence, une Mitsva pouvant être accomplie par quelqu’un d’autre…(4). A l’opposé, si nul autre ne peut la mener à bien, non seulement elle leur est comparable, mais, bien plus, elle les repousse.
Je suis très surpris de constater que plusieurs ‘Hassidim ne réfléchissent pas à tout cela, alors que nos maîtres ont délivré différents enseignements, à ce propos et, d’après ce qui vient d’être dit, il s’agit également d’une décision hala’hique, figurant dans la partie révélée de la Torah.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Les Institutions. (2) Laquelle repousse toutes les autres. (3) Pour les autres institutions. (4) Ne repousse pas celle que l’on pratique actuellement et doit effectivement être confiée à quelqu’un d’autre.
Lettre n°4251
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4251, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yaakov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Un point concernant la loi de la Mezouza est parvenu jusqu’à moi(2). S’il y a contradiction entre la place du gond et l’usage courant, notre saint maître, et certains disent même l’Admour Hazaken, a donné une instruction à ce propos, conformément à une tradition reçue par les ‘Hassidim âgés.
J’ai entendu, ici, différentes formulations de cette tradition. Je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir me faire savoir si vous en avez connaissance et, le cas échéant, sous quelle forme(3). Plus votre réponse sera détaillée et mieux cela sera.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.Landa, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°1238. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°4227 et 4237. (3) La réponse du Rav Landa fut la suivante : “ Par un effet de la bonté de Dieu, j’ai eu le mérite, lorsque je me trouvais près du Saint des Saints, notre maître, dont le mérite nous protégera, d’être appelé chaque fois qu’il fixait une Mezouza, afin que je l’accompagne et qu’il m’indique ce qu’il convient de faire. Il m’a confié le principe suivant, au nom du Rabbi Maharach. En revanche, il n’a jamais évoqué une tradition de l’Admour Hazaken. En dehors de la première porte devant porter une Mezouza, on doit prendre en compte uniquement la place du gond. Pour cette première porte, en revanche, on la met à droite, même si elle s’ouvre vers l’extérieur. Il m’a raconté également que, dans sa maison, avant que l’on ne construise un étage, il y avait une pièce, dans laquelle, par la suite, il accordait des entrevues aux ‘Hassidim. Toutes ses portes s’ouvraient vers l’extérieur et le Rabbi Maharach y plaça lui-même des Mezouzot, à toutes les portes, en fonction de la place du gond. Cela veut dire qu’aucune porte n’entrait dans la pièce et le Rabbi demanda à son père : “ Par où entrera-t-on ? ”. Le Rabbi Maharach, son père, lui répondit : “ Peu m’importe. Que l’on saute par la fenêtre ! ”. (On verra également ce que dit, à ce propos, le Rav Zalman Chimeon Dvorkin, dans le Kovets Razach, à la page 57).
Lettre n°4252
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4252, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham ‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Il est, bien entendu, judicieux et important d’insérer, dans chaque numéro du Bitaon(2), une liste des livres disponibles aux éditions Kehot, qui sont en vente en Terre Sainte. Cette publication est une préparation à la diffusion, qui est l’un des objectifs essentiels des jeunes
de l’association ‘Habad.
Vous m’interrogez sur la première page de chaque numéro. Vous avez sûrement vu le cadre placé dans les dernières causeries, de même que dans le discours ‘hassidique intitulé “ Je suis venu dans mon jardin ” de 5711(3).
Je suis surpris que vous ne disiez rien de la distribution de Matsa Chemoura et des préparatifs des jeunes de l’association ‘Habad, dans toute la mesure de leurs moyens, pour Lag Baomer, qui approche. Sans doute complèterez-vous tout cela à la prochaine occasion.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°3879. (2) Le Bitaon ‘Habad, organe des jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte. (3) Du 10 Chevat 1951.
Lettre n°4253
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4253, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre, qui faisait suite à une interruption particulièrement longue. Je vous remercie de la bonne nouvelle que vous m’annoncez, l’amélioration de votre état de santé.
Vous évoquez les réunions ‘hassidiques, dont on peut observer les fruits de ses yeux de chair. Néanmoins, ceux-ci ne sont rien, comparés aux véritables fruits, même si le mauvais penchant sème le trouble par différents moyens. L’un d’entre eux consiste à se demander si de telles réunions ont réellement une utilité. Les discours et les causeries ‘hassidiques précisent de quelle manière il intervient, dans ce domaine.
Vous me rapportez les propos de votre médecin traitant, concernant votre état de santé et vous soulignez la difficulté de votre travail, d’autant que vous menez conjointement les activités de ‘Habad. En conséquence, vous craignez de vous voir contraint à réduire ces activités.
Je suis surpris que vous ne ressentiez pas l’obscurité profonde de la période de l’exil, même lorsque l’on vous montre les choses du doigt. En effet, vous parvenez à des conclusions qui sont à l’opposé de ce qu’elles devraient être, contredisant même la logique élémentaire. Si vous méditiez à ce que je vous ai écrit et que vous avez lu, lors de la réception de ma lettre, en évitant la corruption induite par la mauvaise volonté, vous auriez vu que tout cela n’est pas pour vous.
Mais, je n’ai pas eu le mérite que mes paroles soient acceptées. En conséquence, un médecin est venu et il vous a dit la même chose que moi, mais dans des termes beaucoup plus vifs. Bien évidemment, il a fait référence au corps et non à l’âme. Or, cela est également resté sans utilité et vous m’excuserez de constater que vous avez décidé de vous en tenir aux conclusions inverses, d’abandonner ce que vous avez fait jusqu’à maintenant, dans le domaine de ‘Habad et de camper sur votre position.
Je ne sais pas si le développement de mon propos serait d’une quelconque utilité. On vous a montré du doigt ce qu’est votre activité et on le fait encore. Puisse Dieu faire que, très prochainement, dans la bonté et la miséricorde, vous commenciez à assumer ce qui est votre mission véritable, dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement. Celle-ci vous a été confiée dès que vous y êtes arrivé et toutes les autres considérations sont strictement accessoires. Vous le ferez donc dans la joie et l’enthousiasme, car vous aurez enfin compris ce que l’on veut vous dire.
Il est clair que je ne perds pas de vue la nécessité pour vous de gagner votre vie, mais la Yechiva peut vous fournir les moyens de vivre honorablement, avec les membres de votre famille. Bien plus, votre intérêt ira au-delà du salaire que vous recevez. Si vous aviez procédé de la sorte, il y a deux ou trois ans, votre situation aurait été matériellement plus saine et votre entourage, spirituellement plus sain. Tout ne dépend que de votre volonté.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Ces propos ont une portée “ générale ” et il n’est donc pas exclu que certains commerçants “ avisés ”, parmi les ‘Hassidim de votre ville, tentent de vous expliquer que ma position ne leur convient pas, que tout cela n’est pas élégant, pour des personnes de même origine. Vous pouvez, en mon nom, leur faire la réponse suivante.
De fait, je considère que tous les ‘Hassidim, venus de Russie, doivent tirer les moyens de leur subsistance de leur action directe au profit de la Yechiva. En effet, ils reçoivent la bénédiction, en tout état de cause, par son intermédiaire. Néanmoins, ils s’entêtent à gagner leur vie en empruntant un chemin grossier, en faisant du commerce dans les marchés et dans les rues, ce qui leur impose des tracas effroyables. Ils multiplient donc les voiles et les obstacles, car la bénédiction doit franchir différentes étapes avant de leur parvenir. Bien plus, une partie en est perdue et il y en résulte des circonstances malheureuses, par exemple la nécessité de payer des médecins. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
Que Dieu fasse qu’au moins à l’avenir, vous gagniez votre vie de cette façon, en réduisant les voiles et les obstacles. De la sorte, vous pourrez satisfaire plus largement vos besoins et ceux des membres de votre famille, y compris dans le domaine matériel. Vous serez satisfait et vous éviterez les tracas. En outre, vous pourrez investir vos connaissances, vos forces et votre énergie dans des domaines véritables.
Point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident. Mais, c’est précisément là que réside tout le problème. Chacun comprend parfaitement cette situation quand il la lit dans un livre ou l’explique à quelqu’un d’autre, qu’elle concerne. En revanche, lorsqu’il s’agit de sa propre personne, toute cette analyse n’est plus d’aucune utilité. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
Il est bien clair que je ne vous en veux pas. Néanmoins, il est grand temps de reconnaître la vérité, même si elle était uniquement posée sur la table et, a fortiori, quand elle constitue une évidence incontestable, comme nous venons de le montrer.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°4254
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4254, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et, comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu exaucer le souhait de votre cœur, vous accorder des fils, que vous conduirez, de même que votre fille, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.
Votre activité pour l’éducation des enfants juifs aux valeurs sacrées constitue un grand mérite, qui vous permettra d’obtenir la satisfaction de cette requête. En effet, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(1) et “ celui qui enseigne la Torah au fils de son prochain ou s’efforce de le faire…(2) ”.
Vous me faites part du litige qu’il y a eu entre vous et un professeur, d’une part, le père d’un des élèves, d’autre part.
Vous avez raison de dire que l’obéissance et la surveillance doivent être renforcées. Il faut donc s’écarter de ce qui les affaiblit ou les remet en cause. Pour autant, vous devez trouver un moyen indirect de convaincre le père qu’il maintienne son fils dans ce Talmud Torah, sans que l’on sache que cela vienne de vous, afin de ne pas troubler le bon ordre. Et, c’est également à ce propos qu’il est dit : “ Le salut vient par les nombreux conseillers ”.
Bien que vous n’en parliez pas, j’espère que vous participez aux réunions ‘hassidiques, qui illuminent et vivifient l’étude de la Torah et la pratique de ses Mitsvot.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) De la manière dont on agit envers Lui. (2) Est considéré comme s’il l’avait enfanté.
Lettre n°4255
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4255, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 8 Adar, dans laquelle vous me faites part de vos activités au profit des femmes et jeunes filles ‘Habad. Votre courrier semble indiquer qu’encore maintenant, les ‘Hassidim s’intéressant à tout cela restent relativement peu nombreux. Or, ces réalisations sont très importantes, comme l’établissent les nombreux propos tenus, par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, oralement ou par écrit et dont une partie a même été imprimée.
Puisse Dieu faire que vous trouviez les mots afin d’expliquer à tous ceux qui participent à cette grande action, le mérite qui est le leur, le plaisir qu’ils procurent à nos saints maîtres. Quant à ceux qui se tiennent de côté ou qui n’y prennent part que de manière accessoire, vous leur décrirez le tort qu’ils se causent à eux-mêmes et le manque qui en résulte, dans l’environnement ou ils pourraient mener leur action. Et, ce manque affecte l’ensemble des ‘Hassidim. Il est difficile d’en dire plus, tant cela est douloureux.
Vous me faites part de votre anniversaire. Vous avez sûrement respecté, à cette occasion, la coutume adoptée par les ‘Hassidim(2), ces dernières années. Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite, dans vos préoccupations personnelles et dans vos réalisations communautaires.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Vous avez sûrement pris une part active à la distribution de Matsa Chemoura, avant Pessa’h. Je vous remercie de m’informer, à ce sujet.
Notes
(1) Le Rav D.Bravman, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°4002. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4082.
Lettre n°4256
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4256, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée, le Rav Issa’har Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Nissan, avec la demande de bénédiction qui y était jointe. Puisse Dieu faire que le déménagement de l’école Beth Rivka dans un nouvel endroit se déroule en un moment bon et fructueux, qu’il ajoute de la réussite à votre mission sacrée, consistant à former une génération de jeunes filles qui bâtiront des foyers juifs, basés sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont illuminées par le luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout.
Le Créateur du monde donne l’assurance qu’Il récompensera, de la manière la plus large, ceux qui agissent en ce sens, en tous leurs besoins, de même qu’en ceux des membres de leur famille. Ils auront, en particulier, beaucoup de satisfaction juive et ‘hassidique de tous leurs enfants, en bonne santé.
Sans doute faites-vous les préparatifs qu’il convient pour Lag Baomer, qui approche. Bien plus, il s’agit, cette année, d’un jour où tous ne travaillent pas(2) et les enfants n’ont donc pas à se rendre dans les écoles publiques. Que Dieu vous accorde la réussite.
Vous évoquez la coupe de cheveux de votre fils Yossef Its’hak, auquel Dieu accordera une longue vie. Vous la ferez à la veille de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah. Vous le conduirez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse.
Notes
(1) Le Rav I.D. Gurvitch, directeur du Beth Rivka de Yerres, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°3910. (2) D’un dimanche.
Lettre n°4257
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4257, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la fin du mois d’Adar, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qui vous a conduit à prendre part à la création d’une synagogue ‘Habad dans votre ville. Celle-ci est également devenue une maison d’étude, grâce aux cours réguliers qui y sont dispensés.
Vous connaissez l’explication que donnent nos Sages, au traité Bera’hot 8a, du verset : “ Dieu aime les portes de Tsion ”(1) et vous pouvez en déduire le grand mérite, un mérite public, de tous ceux qui agissent en ce sens. Notre Père, Qui se trouve dans les cieux et Qui donne la Torah, exauce les prières et, à n’en pas douter, Il les récompensera, en tous leurs besoins, de même qu’en ceux des membres de leur famille.
Vous trouverez les mots qui conviennent pour expliquer cela aux membres de votre famille et, en particulier, à votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie. Nos Sages disent que “ une épouse est comparable à son propre corps ”. Elle reçoit donc une part de cette activité et il ne fait pas de doute que ceci contribuera à améliorer son état de santé. Ainsi, plus elle vous encouragera et vous invitera à poursuivre vos activités, d’une importance capitale, en la matière et meilleurs seront sa santé et son moral. Il est sans doute inutile d’en dire plus.
J’ai bon espoir que vous avez également distribué de la Matsa Chemoura aux membres de la synagogue, comme les ‘Hassidim en ont pris l’habitude, ces dernières années. Et, cet usage se répand de plus en plus. Cette Matsa est “ l’aliment de la foi ” et “ l’aliment de la guérison ”. Elle raffermira donc la foi, qui est à la base de toutes les Mitsvot. En effet, “ ‘Habakouk vint et les(2) exprima en un principe, ainsi qu’il est dit : le Juste vit par sa foi ”. Ceci renforcera, en outre, la santé du corps et de l’esprit, puisqu’il s’agit d’un aliment de guérison.
Vous saluerez vos amis, assumant avec vous cette mission sacrée. Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et, en particulier, de l’état de santé de votre épouse.
Notes
(1) Ils font remarquer que Chaar, la porte, est de la même étymologie que Chiyour, l’étude. (2) Les Mitsvot.
Lettre n°4258
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4258, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été peiné de lire votre lettre. Vous me décrivez, en effet, le changement intervenu dans l’éducation de ces jeunes filles(1). Et, ma peine est double, du fait du changement que vous évoquez dans votre courrier et surtout parce que l’on n’en connaît pas la raison, que l’on ne sait comment réparer.
Vous connaissez le dicton(2) de mon beau-père, le Rabbi, à propos de Pessa’h Chéni, selon lequel “ il n’est jamais trop tard ”. Puisse donc Dieu faire qu’au moins maintenant, selon l’expression couramment employée par notre maître, “ on s’absorbe à l’éducation des jeunes filles aux valeurs sacrées ”, en étant tous unis, en coordonnant les actions dans le but d’accomplir la Volonté de notre Père Qui se trouve dans les cieux, d’éduquer des jeunes filles qui seront fidèles à Dieu, à Sa Torah, Torah de vie et à Ses Mitsvot, sans compromis.
Il est bien évident que cette éducation leur apportera le bonheur véritable, non seulement dans le monde futur, mais également dans ce monde, celui de l’action. Ce bonheur sera spirituel et matériel à la fois. Pour l’heure, cela dépend des parents, qui ont toute l’attitude pour remédier à cette situation, de la meilleure façon. Tout est livré à leur volonté.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Qui ont vraisemblablement quitté l’école dirigée par le destinataire de cette lettre, du fait d’une dissension. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3484.
Lettre n°4259
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4259, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me parlez de votre fille, à laquelle Dieu accordera longue vie. Celle-ci se réveille plusieurs fois, chaque nuit, ce qui ne compromet pas sa santé, mais dérange les autres membres de la famille, en particulier vous-même.
Sans doute une Mezouza de votre maison doit-elle être changée ou rectifiée, dans la manière dont elle est écrite ou bien dont elle est posée, afin d’être conforme à la Hala’ha de notre Torah, Torah de vie. Si vous vérifiez les Mezouzot, il serait bon que vous en fassiez de même pour les Tefillin de votre mari, le Rav auquel Dieu accordera une longue vie. Sans doute porte-t-il aussi les Tefillin de Rabbénou Tam. Vous les ferez vérifier également.
Mais, le point le plus important, en la matière, consiste à améliorer le niveau d’éducation des jeunes filles, dans l’école où vous exercez votre mission sacrée, de même que votre mari.
Si vous faites tout cela, il est certain que vous observerez rapidement, de vos propres yeux, la modification de cette situation. Vous m’écrivez que vous avez donné des médicaments à votre fille, sans doute pendant un certain temps. Il est clair que vous avez eu tout à fait raison de cesser ce traitement.
Avec ma bénédiction pour donner, très prochainement, de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°4260
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4260, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Perets(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 23 Nissan, dans laquelle vous me décrivez les réunions ‘hassidiques des jours favorables, dont j’avais obtenu des informations indirectes. Comme votre sort est heureux ! Vous avez le mérite d’être le canal, véhiculant l’encouragement pour les ‘Hassidim et les élèves de la Yechiva. Vous les rapprochez encore plus de leur source et de leur origine, de nos saints maîtres qui, jusqu’à maintenant, ont toujours assumé leur mission et continuent à le faire, invoquant la miséricorde divine pour tous ceux qui sont liés à eux, en toutes leurs préoccupations, en général et, plus spécifiquement pour ce qui concerne l’enseignement de la ‘Hassidout, ses pratiques et ses usages.
On peut en conclure à quel point celui qui fait porter son effort en ce sens leur(2) procure du plaisir. Et, il en recevra la récompense, matériellement et spirituellement, pour lui-même et pour tous les membres de sa famille.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez, à l’avenir, votre ascension dans le domaine de la Sainteté, conformément à l’enseignement de nos Sages. Vous le ferez en bonne santé, avec largesse d’esprit et succès.
Pour autant, tout cela ne vous dispense pas de vos autres activités, en particulier de vos fonctions rabbiniques. Certes, “ un prisonnier ne se libère pas…(3) ”. Néanmoins, il est différents moyens d’encourager ceux qui peuvent intervenir directement, en la matière. Vous devez donc avoir recours à une partie de ces moyens. Vous comprendrez ce que je veux dire.
Avec ma bénédiction, selon la formulation de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin d’avoir un été en bonne santé et de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav P.Motchkin, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°3514. (2) Aux maîtres de ‘Habad. (3) Lui-même, mais doit l’être par ceux qui se trouvent à l’extérieur de la cellule.
Lettre n°4261
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4261, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au jeune homme, ‘Hassid qui craint Dieu,
Naphtali(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me faites part de votre mission sacrée, consistant à former les enfants juifs à la crainte de Dieu, à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot. Heureux est votre sort et grand votre mérite. Il n’est pas de mots pour expliquer l’importance de rapprocher les enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux.
Vous évoquez le programme de l’enseignement que vous devez leur transmettre. L’étude des lois nécessaires au quotidien doit, bien entendu, y figurer. Ceci constitue la première priorité et nos Sages disent que “ la pratique est essentielle et non la théorie ”. Vous pourrez sans doute déterminer les points les plus urgents et il est dit, à ce propos également, “ le salut provient des nombreux conseillers ”.
Autre point, vous passez, avec eux, un temps relativement limité. Vous devez donc éveiller en eux le désir de se consacrer aux mêmes sujets après vous avoir quitté, chez eux ou bien à la synagogue. Pour cela, vous commencerez à raconter un récit et vous leur direz que la suite se trouve dans tel livre ou dans tel endroit. Vous me dites que vous avez convaincu quelques jeunes gens d’adopter les coutumes ‘hassidiques. Combien plus en sera-t-il de même pour vos élèves.
Vous évoquez le port du grand Talith avant le mariage. Il est dit, à ce propos, que l’on doit se conformer à l’usage du milieu dans lequel on évolue. En revanche, pour la bénédiction des Cohanim(2), il est clair que l’on doit porter un grand Talith. Il ne me semble pas qu’il n’y ait une pratique divergente, en la matière.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Le Rav N.Roth, de Jérusalem. (2) Le destinataire de cette lettre est un Cohen.
Lettre n°4262
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4262, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5716,
Brooklyn
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Morde’haï(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre d’Issrou ‘Hag Pessa’h. Bien que vous ne le disiez pas, j’ai bon espoir que vous avez profité du temps de notre liberté pour renforcer ce qui concerne le Judaïsme, dans votre ville et pour le diffuser.
Conformément au dicton(2) du Baal Chem Tov que nous avons, maintes fois, entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, “ tout ce qu’un Juif voit ou entend lui délivre un enseignement pour son service de Dieu ”. De fait, deux affirmations de nos Sages confirment ce dicton, “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ” et “ le Saint béni soit-Il n’a rien créé d’inutile dans Son monde ”. C’est une évidence.
Vous évoquez notre correspondance relative au prélèvement de plants et de graines(3). Bien évidemment, la concertation doit permettre d’établir clairement chaque détail et j’inclus également en cela les contingences matérielles, les frais de voyage, de cueillette. Comme le veut l’usage de ceux qui se conduisent avec largesse, aucun doute ne doit subsister, à ce sujet.
Je vous adresse ma bénédiction, conformément à l’affirmation de nos Sages, selon laquelle un homme doit s’exprimer selon les termes son maître, afin que vous ayez un été en bonne santé.
Il me semble qu’un des frères Tsipel se rendra bientôt là-bas(4). Il y emportera sûrement quelques exemplaires du Sidour et du Tanya. Et, il les abandonnera à la synagogue, au profit de la communauté.
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Perlov, de Milan. Voir, à son sujet, la lettre n°3969. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°3381. (3) D’Ethroguim. Voir, à ce propos, les lettres n°3056 et 3149. (4) En Russie.
Lettre n°4263
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4263, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5716,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
à Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris de ne pas avoir de vos nouvelles, depuis longtemps. Sans doute me ferez-vous savoir, avec le détail qui convient, comment vous avez profité des jours de Pessa’h.
L’objet de la présente est de vous rappeler les préparatifs nécessaires pour Lag Baomer, qui approche. Puisse Dieu faire que votre activité, cette année, dépasse celle des années précédentes. Nos Sages disent, en effet, que l’on connaît l’élévation, dans le domaine de la sainteté. J’attends des nouvelles bonnes et détaillées.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
Lettre n°4264
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4264, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5716,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad, dans la
ville sainte de Jérusalem, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre première lettre, d’avant Pessa’h. Je suis surpris de ne pas avoir d’autres nouvelles, concernant, en particulier, la campagne pour la Matsa Chemoura et la manière dont vous avez profité des jours de Pessa’h, en général. Sans doute, recevrai-je, ces jours-ci, une lettre avec tous les détails nécessaires.
L’objet de la présente est de vous rappeler les préparatifs nécessaires pour Lag Baomer, qui approche. Puisse Dieu faire que votre activité, cette année, dépasse celle des années précédentes. Nos Sages disent, en effet, que l’on connaît l’élévation, dans le domaine de la sainteté. J’attends des nouvelles bonnes et détaillées.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
Lettre n°4265
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4265, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis un peu surpris de constater que, depuis votre lettre du début d’Adar et celle qui la précédait, je n’ai plus eu de vos nouvelles. J’ai pourtant bon espoir que votre engagement pour la ‘Hassidout augmente, dans l’étude et dans l’action, conformément à l’avis de nos Sages, selon lequel on connaît l’élévation, dans le domaine de la sainteté.
De même, vous avez dû profiter des jours de Pessa’h dans cet esprit, puisque le temps de notre liberté commence par une attitude conforme à cette liberté, qui est “ gravée sur les Tables de la Loi ”. Vous me ferez savoir tout cela, avec le détail qui convient, dans votre prochain courrier. Vous me direz aussi comment se passe l’installation de ces personnes.
Puisse Dieu faire que vous me communiquiez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Il est entendu que l’on doit dormir pendant la nuit, d’après la partie révélée de la Torah et son enseignement caché. La nature du monde indique également qu’il doit en être ainsi. C’est seulement de manière exceptionnelle que l’on peut faire la sieste, pendant la journée et l’on peut s’interroger sur ce que dit, à ce propos, le recueil des coutumes du ‘Hatam Sofer.
Concernant le Chabbat, vous consulterez le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 281 et le Peri Ets ‘Haïm, porte 16, chapitre 1. Mais, l’on peut s’interroger sur tout cela.
L’étude doit être conforme au programme de la Yechiva dans laquelle on se trouve. Dans ce cadre, on apprendra “ ce que son cœur désire ”, selon l’expression de nos Sages.
Lettre n°4266
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4266, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, homme qui craint Dieu,
assumant une mission sacrée,
le Rav Yehouda Zeev(1) Ha Lévi,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, sollicitant une bénédiction pour cette personne, qui aura une longue vie. Il me semble lui avoir écrit, il y a deux ans. Je vous joins la réponse que je lui adresse. Vous avez été l’émissaire pour transmettre cette demande et Dieu permettra donc que vous soyez celui qui annoncera la bonne nouvelle.
Vous m’annoncerez également une bonne nouvelle concernant la Yechiva(2). Vous me direz, en particulier, que l’on y multiplie le début de la sagesse et son fondement, c’est-à-dire la crainte de Dieu, l’amour de Dieu, les Mitsvot perpétuelles, qui s’appliquent en tout temps et en tout lieu, pour chacun et pour chacune, comme le précise l’introduction du ‘Hinou’h.
Vous consulterez également le saint Tanya, introduction de la seconde partie, “ Eduque l’enfant ”. Tout ceci développera la sagesse proprement dite(3). La Michna dit, en effet, que “ lorsque la crainte de la faute précède…(4).
Vous investissez vos efforts en cette œuvre et votre mérite est donc considérable. Il vous permettra d’obtenir, avec les vôtres, tout le bien matériel et spirituel. Vous concevrez, avant tout, une satisfaction véritable de tous vos enfants et également des autres enfants que sont les élèves.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.Z. Segal de Manchester. Voir, à son sujet, la lettre n°3322. (2) Dont le destinataire de cette lettre est le recteur. (3) Dans la Yechiva. (4) La sagesse, celle-ci se maintient.
Lettre n°4267
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4267, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires, assume
une mission sacrée, le Rav Aharon Morde’haï(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille de Pessa’h, de même que la précédente. J’ai été très satisfait par ce que vous m’avez dit de la distribution des Matsot, qui a eu lieu à la fois à l’école et au jardin d’enfants. J’ai déjà écrit, à ce propos, aux ‘Hassidim de différents pays, afin de souligner que, quelle que soit la fonction que l’on assume, on doit considérer que l’on a l’obligation et le mérite d’agir, pour tout ce qui concerne le Judaïsme, dans l’endroit où l’on se trouve.
Une telle action est, par elle-même, très importante. En outre, elle est utile pour la fonction de chacun. C’est, en particulier, le cas pour les écoles du réseau(2). De la sorte, on peut attirer et rapprocher les parents, en plus des élèves eux mêmes, qui redoubleront donc d’ardeur, dans leurs études.
Conformément à la lettre que je vous avais adressée, vous avez sûrement commencé les préparatifs pour établir le programme d’une colonie de vacances, en été. Comme je l’ai dit, il est bon, pour différentes raisons, que celle-ci se passe à Kfar ‘Habad. En se préparant à temps et avec la bonne volonté de tous, on pourra connaître la réussite, dans différents domaines.
Vous me donnerez sûrement des nouvelles réjouissantes sur la manière dont vous avez profité de la fête de Pessa’h, temps de notre liberté, dans vos activités communautaires comme dans vos préoccupations personnelles.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav A.M. Zilbershtrom, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3462. (2) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.
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