Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4208
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4208, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de Chouchan Pourim. J’y ai lu, avec plaisir, que vous avez pu constater la bénédiction de Dieu, dans vos affaires, jusqu’à maintenant. Sans doute Dieu vous accordera-t-Il encore Sa bénédiction, d’autant que vient de s’achever un mois fructueux, au cours duquel “ ce fut transformé et les Juifs dominèrent… ”. Puis, nous sommes entrés dans le mois de Nissan, lorsque, selon l’expression de nos Sages, au traité Bera’hot 57, “ les miracles des miracles furent réalisés pour lui ”.
Et, tout ceci se révèle concrètement, car telle est précisément la caractéristique du miracle de Pourim, lequel est lié au corps, comme l’expliquent différents textes de ‘Hassidout, se basant sur le Levouch, cité par le Toureï Zahav, au chapitre 670.
Il en est de même pour Pessa’h, puisque l’esclavage fut alors physique, “ avec le mortier et les briques ”, comme le disent les Midrachim, à la Parchat Chemot, le Torah Or et le Torat ‘Haïm.
Puisse Dieu faire que la réussite se poursuive, à l’avenir, de manière considérable et que vous puissiez exaucer positivement les souhaits de votre cœur, concernant la Mitsva de la Tsédaka et dans les autres domaines également.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°4209
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4209, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Nissan 5716,
Brooklyn, New York,
A l’attention du professeur Avraham Its’hak(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos livres, de même que les parutions de la Jewish Culture Foundation et je vous en remercie. L’expédition en a été quelque peu retardée, car, semble-t-il, le paquet s’est ouvert pendant son acheminement. Ma réponse l’a été également, du fait de mes nombreuses occupations.
Parmi vos livres, j’ai eu l’agréable surprise de voir celui qui est intitulé “ la loi de la relativité d’Einstein ”. Car, je ne savais pas que vous étiez un spécialiste de mathématiques et de physique. J’ai été satisfait d’observer, sur la page de garde, que vous n’avez pas changé votre nom, Kats, qui signifie Cohen Tsédek(2).
Comme j’ai l’habitude de le faire en pareil cas, je vous joins quelques notes, en bas de page, celles qui me sont venues à l’esprit en feuilletant vos livres, bien que je l’ai fait rapidement, en fonction du temps dont je disposais.
A réception de la présente, vous aurez sûrement obtenu des nouvelles de votre sœur, qui, avec son fils, doit être bien rentrée en Terre Sainte.
La fête de Pessa’h approche et, à cette occasion, je formule, par la présente, le vœu, que vous la célébriez, avec les membres de votre famille, d’une manière cachère et joyeuse.
Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête et en saluant vos frères,
M. Schneerson,
Tous ceux qui commentent la loi de la relativité soulignent, bien entendu, parmi leurs conclusions, celles qui sont les plus surprenantes et les plus fondamentales, c’est-à-dire l’absence d’espace absolu et de temps absolu.
En effet, l’espace et le temps sont relatifs et il semble que leur affirmation soit démontrée, de manière irréfutable, par l’expérience de Michelson(3) ou, lors d’une éclipse solaire(4), par le calcul du parcours d’une étoile(5).
Puis, de telles conclusions deviennent l’héritage de la science, au même titre que les trois lois bien connues de Newton, que l’on adopte avant même d’avoir pu vérifier leur manque de précision. A ma grande surprise, parmi tous les livres que j’ai vu, pour l’heure, traiter de ce sujet, je n’en ai pas trouvé un seul qui soit mesuré, dans ses propos. Combien plus, parmi les lecteurs de ces ouvrages, nul ne remet-il en question cette conclusion.
Or, à mon sens, émettre des réserves à ce propos n’est même pas encore suffisant.
La science, telle qu’on l’entend dernièrement, est exacte. Ainsi, celui qui parvient à certaines conclusions en mesurant, en pesant, ne peut pas, au titre de sa connaissance scientifique, ni même de sa recherche, énoncer des concepts exacts. Car, les instruments de la science exacte ne peuvent ni appréhender un fait certain, ni le réfuter, puisqu’il n’est pas possible de démontrer l’existant.
De plus, il est d’usage, lorsqu’un scientifique achève une expérimentation, puis rédige des conclusions et des lois, qu’il bâtisse une hypothèse nouvelle, dans cette discipline ou bien modifie celle qui existe. De telles réflexions ne sont que des suppositions, ayant pour but d’introduire les conclusions nouvelles dans la connaissance acquise de cette science et de l’expliquer d’une manière plus simple, plus évidente, s’imposant à la logique première, dans toute la mesure du possible.
En l’occurrence, cette théorie est effectivement une supposition, une explication possible des phénomènes naturels. Il n’y a donc aucune raison, en la formalisant, d’y introduire des éléments exacts. Bien plus, ceci va même à l’encontre de l’objectif fixé, au moins pour ce qui fait l’objet de notre propos, puisque la démonstration y perd en clarté, si toutefois quelqu’un peut comprendre simplement et se représenter par l’esprit, en particulier, le fait que le temps et l’espace ne sont pas absolus, que la vitesse de la lumière est la même dans toutes les directions et pour tous les observateurs, que le lieu se recourbe en fonction de la matière qui y est introduite, que l’espace, l’atmosphère du monde, est limité comme une ampoule, qu’il se dilate ou se rétracte, que la vitesse C(6) possède une propriété particulière, puisqu’il est absolument impossible de l’accélérer.
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Toutes les expériences scientifiques qui ont été faites, y compris dans le domaine de la relativité, sont basées et étayées sur des mesures, des instruments de mesure, des hommes qui effectuent ces mesures et en tirent des conclusions.
En conséquence, ces conclusions portent uniquement sur la mesure de l’endroit, de la matière ou de la lumière, sur le fonctionnement des instruments de mesure, les capacités et les possibilités de l’homme.
S’agissant des expériences de Peso(7) et de Michelson, l’explication supposée et l’hypothèse la plus proche de l’expérimentation, faisant appel au plus petit nombre d’éléments indémontrables, extérieurs à l’expérience, il faut avoir recours à l’explication de Lorentz(8).
Et, la question bien connue, que vous reproduisez dans votre livre, pourquoi la conclusion de Lorentz s’applique-t-elle à tous les éléments
changeant de vitesse, question qui se pose pour une mesure effectuée par l’homme, est moins épineuse que cette autre question, pourquoi la vitesse C a-t-elle reçu la propriété d’être immuable. Cette analyse ne sera pas approfondie ici.
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S’agissant de votre livre sur les sources juives dans le Coran :
A la page XX : Les chercheurs s’interrogent sur le choix de Gabriel.
On peut l’expliquer simplement d’après les versets 8 et 9 de Daniel, selon lesquels Gabriel est celui qui commente la vision, fait savoir ce qui adviendra à la fin, va transmettre la connaissance.
Vous consulterez également les versets Daniel 12, 6 et suivants. De fait, nos Sages disent que “ l’homme vêtu de toile, c’est Gabriel ”.
A ce propos, vous consulterez le Midrach Chemot Rabba, chapitre 18, paragraphe 5, selon lequel Gabriel est également chargé de protéger Israël, comme il le fit pour Avraham, selon le récit rapporté par le Otsar Ha Midrachim.
Aux pages XXII et XXIII : La comparaison entre le mois de jeûnes et celui d’Elloul n’est pas satisfaisante. En effet, Elloul, de ce point de vue, doit être rattaché aux dix jours de Techouva, ce qui fait, au total, une période de quarante jours.
On peut en trouver l’origine dans le verset Devarim 22, 13 et dans l’explication de nos Sages, au traité Yebamot 48b : “ Un mois : ceci est la Techouva pour l’idolâtrie ”.
A la page 147 : La comparaison avec l’interdiction d’épouser ceux qui appartiennent au peuple de Natine n’est pas satisfaisante, car ils sont des convertis et cette interdiction n’est pas liée à l’idolâtrie. On peut donc se demander pourquoi vous avancez une interprétation aussi difficile à accepter.
Tout ceci est précisé au verset Devarim 7 et dans le traité Kiddouchin 68b. Vous consulterez également les versets Mala’hi 2, 11 et 12.
Notes
(1) Le prof. A. I. Kats. (2) Cohen de justice. (3) Montrant que la rapidité de la lumière, se déplaçant d’est en ouest sur la terre est la même que celle de son déplacement du nord au sud. (4) Lorsque les rayons de lumière de cette étoile passent devant le soleil. (5) Avançant lentement vers le centre de l’ellipse de l’étoile du système solaire. (6) Celle de la lumière, qui est de trois cent mille kilomètres par seconde. (7) Selon lesquelles la vitesse de l’eau suivant le courant est la même que celle de l’eau qui va à contre courant. (8) Selon laquelle tout corps se rétracte, lors de son mouvement, sous la pression de l’endroit où il se trouve.
Lettre n°4210
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4210, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche, dans laquelle vous me décrivez la situation, pour ce qui concerne l’harmonie de votre foyer.
En pareil cas, il faut faire intervenir de bons amis, qui rétabliront la paix. Bien entendu, vous devez accepter, pour votre part, ne pas seulement le dire, mais bien le faire concrètement, de faire des concessions chaque fois qu’elle a raison.
Si certains points ne peuvent être clarifiés, on s’en remettra à l’avis de personnes neutres. La plupart du temps, lorsqu’une femme voit que son mari veut réellement faire la paix et qu’il est prêt à faire des concessions, elle se rapproche de lui. Différentes explications de nos Sages établissent qu’il en est bien ainsi et, de ce fait, il est bon d’accepter de telles concessions, en différents domaines et même de la manière la plus large.
Dieu fasse que vous puissiez bientôt m’annoncer de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.
Pour obtenir l’aide de Dieu, afin qu’il en soit ainsi au plus vite, il serait bon, tous les jours, après la prière du matin, de lire les Tehilim selon leur répartition mensuelle. Chaque matin de semaine, avant la prière, vous donnerez quelques cents à la Tsédaka. Vous maintiendrez ces pratiques, sans en faire le vœu, jusqu’au prochain Roch Hachana.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°4211
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4211, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il est sans doute inutile de vous rappeler le principe établi selon lequel chacun possède une Mitsva qu’il doit respecter plus scrupuleusement. Celle-ci est le portique par lequel s’élèvent toutes ses prières et ses requêtes, par lequel se dévoile également la bénédiction, en tous ses besoins et en ceux des membres de sa famille.
Pour ce qui vous concerne, cette Mitsva est la mission sacrée qui vous est confiée au sein de la Yechiva fondée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Plus vous ajouterez à cela, plus vous recevrez, avec les membres de votre famille, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour avoir une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, de même que les membres de votre famille,
Lettre n°4212
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4212, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Adar, dans laquelle vous m’écrivez que vous êtes originaire de Krementchoug et vous vivez, depuis de nombreuses années déjà, en Australie. Il vous semble que votre mémoire se soit dernièrement affaiblie. Néanmoins, vous ne me précisez pas ce que vous faites pour raffermir votre pratique juive, celle de vos enfants et celle de votre entourage. Or, ces deux éléments sont liés.
Quand on a une origine ‘hassidique, que l’on est issu d’une ville ‘hassidique, il suffit de vouloir utiliser, de la meilleure façon, les forces dont on dispose, même si des décennies se sont écoulées depuis lors. Lorsqu’un Juif s’efforce d’attacher son prochain à Dieu, Qui accorde les bénédictions dans tous les domaines, il obtient effectivement de Lui la satisfaction de tous ses besoins.
A mon avis, vous devriez immédiatement agir en ce sens, de la manière qui convient, après vous être concerté avec les ‘Hassidim se trouvant dans votre ville, afin de renforcer le Judaïsme, en général et la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, de Melbourne, en particulier. Vous pouvez sûrement lui apporter votre contribution et faire en sorte que les autres vous imitent.
De la sorte, sera plus clairement exaucée votre prière et votre requête, “ accorde-nous le discernement, la compréhension et la sagesse ”. Il en sera de même pour les autres demandes que vous formulez quotidiennement devant Dieu, en particulier pour raffermir votre mémoire.
Vous devriez, progressivement, apprendre par cœur de la Michna et également du Tanya, au moins quelques chapitres de l’une et de l’autre, sans vous fatiguer dans cette étude. Si vous commencez à ressentir cette fatigue, vous changerez donc d’activité, puis vous essayerez encore, plus tard. De plus, chaque matin de semaine, avant la prière, vous donnerez de la Tsédaka.
Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin et également les Mezouzot de votre maison, afin de s’assurer qu’elles sont cachères, conformément à la Hala’ha. Et, vous garderez, au moins à partir de maintenant, les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°4213
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4213, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me parlez de la dispute entre les Cho’hatim. Je suis surpris que ceux-ci ne prennent pas conscience de l’obscurité profonde de l’exil, empêchant de voir l’évidence, en l’occurrence le fait que cette discorde est la conséquence des agissements de celui(1) qui a pratiqué une concurrence déloyale, d’une manière effrayante.
Or, non seulement il ne regrette pas son mauvais comportement, mais, bien plus, il poursuit ses méfaits et a provoqué une rumeur à propos de la Che’hita. Il prétend qu’un seul Cho’het est suffisant, alors que, depuis de nombreuses années, on a coutume, en différents endroits, d’en nommer deux(2). C’est en particulier le cas pour l’abattage des agneaux.
Il n’aurait pas dû intervenir pour aggraver la situation, mais il semble que tous les moyens soient bons. La Michna constate qu’une Mitsva en attire une autre et vous consulterez également sa conclusion(3). Il est donc parti faire la Che’hita dans le domaine de quelqu’un d’autre.
Puisse Dieu faire que mes paroles ne soient pas inutiles, qu’elles soient suivies d’effet ou, tout au moins, qu’elles fassent bouger les choses.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
M. Schneerson,
Notes
(1) Parmi les Cho’hatim. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3946. (3) Une faute en attire une autre.
Lettre n°4214
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4214, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Moché(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 6 Nissan. Votre nom et celui de votre épouse seront mentionnés, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, à propos de tout ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela et de votre activité, en tant que secrétaire de la synagogue.
Nos Sages affirment que le responsable de la citerne est nommé par Dieu. Combien plus est-ce le cas pour le responsable d’une synagogue ‘hassidique, dont la nomination a été confirmée par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël(2).
Puisse Dieu faire que vous vous serviez des forces qui vous ont été accordées afin d’améliorer, de la meilleure façon, cette synagogue et cette maison d’étude. Vous donnerez l’exemple vivant d’une synagogue ‘hassidique, d’un secrétaire ‘hassidique, de ce que doivent être les membres d’une communauté ‘hassidique.
Nos Sages disent que Dieu exige uniquement en fonction des forces qu’Il accorde. Vous possédez donc celles qui vous permettront de diriger cette synagogue et ses membres, d’accomplir concrètement tout cela.
Pessa’h approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction. Vous le célébrerez, avec votre épouse, d’une manière cachère et joyeuse.
Avec ma bénédiction pour la fête et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav M.Shayevitch. Voir, à son sujet, la lettre n°3381. (2) Voir la lettre n°1487. Voir également les Iguerot Kodech du précédent Rabbi, lettre n°2677.
Lettre n°4215
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4215, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Oury(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre du 28 Adar, qui faisait suite à un long silence. Vous comprenez à quel point il est douloureux de constater que l’on ne met pas en application le programme relatif à la multiplication des élèves(2). Et, votre lettre indique qu’il n’y a pas de raison sérieuse à cela, rien d’autre que le corps et l’âme animale, prônant la passivité, alors que celle-ci va à l’encontre de la mission confiée à l’homme, créé pour le service de son Créateur, pour connaître l’avancement, d’une étape vers l’autre. Et nos Sages disent que “ ils(3) ne connaissent pas le repos, ni dans ce monde…(4) ”.
Vous me dites que vous avez commencé un cours de ‘Hassidout avec les enseignantes de l’école et j’en suis satisfait. Celui-ci porte sans doute sur des sujets correspondant à leur personnalité et à leurs connaissances. En tout état de cause, il serait bon d’évoquer, à chaque fois, ce qui est annexe à la ‘Hassidout et de préciser ce que l’on peut tirer de cette étude. Vous connaîtrez sûrement la réussite.
Vous me décrirez sans doute, avec tout le détail nécessaire, les préparatifs de Pessa’h pour les élèves des écoles du réseau et également pour les vacances de cet été.
Pessa’h approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction. Vous le célébrerez, avec les membres de votre famille, d’une manière cachère et joyeuse.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav O.Ben Cha’har, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°3911. (2) Dans les écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) Les érudits de la Torah. (4) Ni dans le monde futur.
Lettre n°4216
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4216, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du Roch ‘Hodech de la délivrance(1), qui fut instauré pour Yaakov et ses fils(2). Conformément au dicton de l’Admour Hazaken, celui-ci est fixé à la fois dans le temps et dans l’âme. Je vous remercie de m’avoir décrit la réunion ‘hassidique et les grands traits de ce qui y a été dit. Sans doute, à l’avenir, maintiendrez-vous cette pratique positive. Soyez satisfait comme vous m’avez vous-même satisfait.
A ce propos, nos Sages disent(3) : “ Que vienne celui que voici… ” et leur affirmation est commentée par le Tséma’h Tsédek, dans un discours manuscrit, qui n’a pas encore été publié(4). Globalement, son explication est basée sur le Likouteï Torah et sur différents textes, soulignant que la prophétie de Moché est introduite par “ voici ”, comme le constatent nos Sages.
En des termes que chacun peut comprendre et en se basant sur toutes ces références, on peut expliquer que le terme “ voici ” est utilisé pour désigner du doigt, ce qui est possible uniquement pour ce qui existe réellement, c’est-à-dire ce pour qui appartient au domaine de la Sainteté. Ainsi, le Rambam affirme que Dieu est “ l’existence véritable ”.
Vous évoquez la controverse entre les ‘Hassidim à propos des différentes collectes. Nos Sages disent que “ tous deux sont des Justes parfaits ” et vous consulterez, à ce propos, le Likouteï Torah, Parchat Bamidbar, page 44b. Vous avez raison de dire que ce que vous faites pour les institutions ‘Habad est indispensable. Mais, celui qui s’oppose à vous a également raison de vous répondre qu’il faut aussi permettre l’organisation de collectes au profit d’autres institutions ‘Habad, qui doivent exister également.
Il est évident que l’on ne peut se rendre chez les donateurs pour plusieurs institutions à la fois, portant toutes le nom de ‘Habad Loubavitch. La solution est donc la suivante. Il faut fixer un moment pour la collecte de chaque institution. On peut aussi répartir les donateurs, mais cela est plus difficile et l’on peut se demander s’ils accepteront d’être rattachés à telle institution plutôt qu’à telle autre. En tout état de cause, il y a suffisamment de temps, tout au long de l’année, pour l’ensemble des institutions et Dieu fasse que l’on utilise pleinement les possibilités qui existent.
Il est sûrement inutile de vous rappeler le sens de l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ les Sages multiplient la paix dans le monde ”. En effet, la paix, par elle-même, ne suffit pas. On ne peut même se contenter de celle qui existe dans le foyer. Elle doit être multipliée, se répandre dans le monde entier. Bien plus, Olam, le monde, est de la même étymologie que Elem, le voile. La paix doit donc régner et être abondante, même là où se trouve le voile. Alors, on obtiendra tout ce qui en découle, comme l’explique la fin du Midrach Esther Rabba.
Et, l’on ne peut se dire qu’un accomplissement aussi difficile ne peut être le fait que d’un disciple des Sages. En effet, même si ce que l’on exige d’un homme dépend des forces qu’il possède, il a effectivement le pouvoir de révéler une grande paix dans le monde. Et, le ‘Havat Daat, dans l’introduction du Yoré Déa, explique ce qu’est un disciple des Sages.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Celui de Nissan. (2) Selon le Midrach Chemot Rabba, au chapitre 15. (3) Au traité Mena’hot 53b. (4) Du second jour de Chavouot 5613-1853, rédigé par Rabbi Hillel de Paritch, manuscrit n°607, page 250a et manuscrit n°993, page 181a. Voir également le Or Ha Torah, Parchat Emor, page 583.
Lettre n°4217
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4217, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Conformément à votre habitude, vous ne mentionnez pas, dans votre lettre, vos actions dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad et, plus généralement, pour renforcer la pratique juive. Or, il vous a été personnellement demandé de le faire et cette requête a également été formulée à l’ensemble des ‘Hassidim, dont vous faites partie.
Je ne comprends pas le raisonnement qui sous-tend tout cela. Est-ce dans ce but que l’homme a été créé, surtout un Juif et en particulier celui qui se trouve dans le palais du Roi, le pays “ que l’Eternel ton Dieu recherche du début de l’année à la fin de l’année ” beaucoup plus que tout autre endroit du monde ?
Le fait d’esquiver cette question et de ne pas même la prendre en compte, de ne pas y répondre de la manière qui convient, ne change rien à la réalité. Point n’est besoin d’en dire plus tant cela est évident et, en outre, douloureux.
Votre épouse souhaite continuer à se servir de ses capacités dans le domaine de la bonne éducation et ceci est particulièrement judicieux. Puisse Dieu faire que vous imitiez son exemple. Bien plus, vous ne vous contenterez pas de cela, mais, en outre, vous vous acquitterez pleinement de votre mission, en fonction de ce que vous devez accomplir.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°4218
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4218, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 4 Nissan, de même que celle qui la précédait. Dieu merci, vous avez célébré le mariage de votre fils, auquel Dieu accordera longue vie, de la manière qui convient. Le mariage est la pierre d’angle et le commencement du foyer juif que bâtit le jeune couple, comme l’indique le texte de la bénédiction instaurée par les membres de la grande Assemblée : “ un édifice éternel ”, qui sera empli de joie, selon la conclusion de cette même bénédiction.
Vous et votre épouse concevrez d’eux et de tous vos enfants beaucoup de satisfaction véritable, de satisfaction juive et ‘hassidique.
J’ai lu, avec satisfaction, dans votre lettre, que vous multipliez le nombre de vos connaissances parmi les personnes qui sont issues de familles ‘hassidiques. Dernièrement, vous avez rencontré quelqu’un qui a un frère en Terre Sainte et vous voudrez bien les saluer également de ma part. Vous leur rappellerez que toute la Torah est vérité, ce qui est également le cas de l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ quand on décoche une flèche en l’air, elle retombe sur sa pointe ”. Ils doivent donc mettre en éveil les origines ‘Habad qu’ils portent en eux.
Combien plus en est-il ainsi à l’époque actuelle, alors que la flèche a été lancée en l’air bien au-delà de son altitude habituelle. Tout dépend donc de celui qui a subi ce mouvement et qui, de son côté, doit apporter sa contribution pour se rattacher à la pointe. Or, l’acte importe et non la théorie.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour vous et pour toute votre famille,
Lettre n°4219
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4219, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yochoua(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de ce jeudi, qui faisait suite à une longue interruption et les fascicules, sur Pessa’h et Chavouot, qui y étaient joints. Je vous remercie pour ce cadeau. Mais, je suis surpris que vous ne parliez pas de votre participation à la réunion des ‘Hassidim, dans votre ville, comme vous le faites d’habitude.
Comme vous le souhaitez, votre demande de bénédiction sera lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Nous passons(2) d’Adar, “ le mois qui a été transformé pour eux en joie ”, dans son ensemble, à celui de Nissan et la ‘Hassidout explique ce que nos Sages disent, à ce propos. Un Juif, en effet, connaît l’avancement, ce qui n’est pas le cas de l’âme, avant sa descente ici-bas. Celle-ci ne fait alors que stagner.
Nos Sages disent que chaque jour de ce mois(3) est comparable à Roch ‘Hodech, comme l’explique le Chneï Lou’hot Ha Berit, à propos du verset : “ Ce mois-ci est pour vous la tête des mois ”, qui, du reste, introduit lui-même cette explication, d’une manière allusive(4).
Il est permis de travailler, à Roch ‘Hodech. Pour autant, ce n’est pas un “ jour de besogne ”, comme le souligne le verset Chmouel 1, 20. Cela veut dire que l’accomplissement de ces jours émane d’une source spirituelle plus élevée. La bénédiction est alors beaucoup plus fructueuse, comme l’explique le Or Ha Torah du Tséma’h Tsédek, à la page 22a.
Puisse Dieu faire que l’apport de ces mois se prolonge sur toute l’année, que le spirituel apparaisse plus clairement à travers la matérialité. Ainsi, les barrières et les limites s’atténueront et s’accomplira la promesse selon laquelle : “ Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Rav Y.Sheftman. Voir, à son sujet, la lettre n°3461. (2) Voir, à propos de ce terme, la lettre n°3860. (3) Celui de Nissan (4) Puisque Roch ‘Hodech est la tête du mois.
Lettre n°4220
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4220, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, issu d’une
illustre famille, le Rav Chalom Yé’hezkel Shraga(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, faisant suite à notre discussion(2) sur un fil de fer et une couture faite avec lui, au regard des lois du Chabbat. Vous citez, dans votre lettre, différents textes dans lesquels nos Sages emploient le terme de couture, en Hébreu ou en Araméen, bien qu’il s’agisse d’un fil de fer.
Tout cela est surprenant. La Torah parle-t-elle de couture parmi les interdits du Chabbat ? Les travaux interdits sont déduits de ceux qui étaient effectués dans le Temple ou qui sont, au moins, usuels. Certes, la Michna emploie le terme de couture, mais l’on peut dire, à ce propos, que “ dans deux cent pièces, il y en a cent. En revanche, dans cent pièces, il n’y en a pas deux cents ”. En l’occurrence, il s’agit donc bien du travail qui était effectué dans le Sanctuaire, de manière usuelle, c’est bien évident.
A ce propos, même si cela n’est pas directement lié avec ce qui vient d’être dit, vous citez le verset : “ Ils cousurent des feuilles de figuier ” et vous faites remarquer qu’ils ne disposaient pas de fils de soie ou de laine. Vous en déduisez que cette couture n’est pas celle que nous connaissons actuellement et que la matière importe peu.
Or, si telle est l’explication, vous pouvez avancer également qu’ils n’avaient pas d’aiguille, qu’ils cousurent avec leurs doigts en perçant(3) avec leurs ongles. De la sorte, vous condamneriez(4) une forme de couture qui est acquittée(5) à l’unanimité de l’avis des Sages.
Concrètement, on peut se demander pourquoi, selon vous, ils n’avaient pas de fils de soie ou de laine. En revanche, il est bien clair qu’ils ne disposaient pas de fil de fer, lequel fait l’objet de notre propos, car c’est le petit-fils d’Adam qui forgea le bronze et le fer(6).
De même, vous dites que le mélange interdit des espèces, pendant le Chabbat, est indépendant de la matière utilisée pour faire les deux points(7). Il me semble évident que le contraire est vrai. En effet, dans un tel mélange, la manière dont on a attaché les espèces n’est pas importante. Seule est prise en compte la présence de cette attache. Le contraire est vrai pour le Chabbat, puisque l’interdiction s’applique uniquement lorsque le travail a été effectué d’une manière normale.
Vous m’interrogez sur mon affirmation, relative aux “ jeunes filles juives vertueuses ”. Comment établir que tel est bien la coutume des jeunes filles juives ? En fait, j’ai planté mes piquets en me basant sur le Korban Netanel et sur les livres qui le suivent, selon lesquels cette pratique existe effectivement dans les communautés juives. En effet, la loi(8) est la même pour les épingles de sûreté que nous connaissons à notre époque et pour ce que mentionnent le Korban Netanel et les autres livres.
Pessa’h approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien. Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, le célèbre d’une manière cachère et joyeuse.
Avec mes respects et ma bénédiction, à l’occasion de la fête,
Vous citez, en particulier, le traité Chabbat 74b. Or, si vous faites une comparaison entre ceci et une épingle de sûreté, il doit en résulter la nécessité d’apporter un sacrifice de ‘Hatat(9). Vous devez donc accepter l’idée que cette comparaison n’est pas fondée. La raison est, en fait, la suivante. La couture n’était pas effectuée avec une aiguille et, dans le Sanctuaire, on utilisait des fils.
Le traité Chabbat 48b écarte toute comparaison entre le Chabbat et le mélange interdit des espèces. Une couture qui n’est pas définitive ne peut être définie comme telle et n’est pas une attache, du point de vue du Chabbat, pour les raisons évoquées précédemment.
Vous citez les Tossafot, au traité Chabbat 69a et vous demandez comment l’on peut connaître une Injonction relative au Chabbat, mais non une Interdiction, puisque l’on accomplit l’Injonction en respectant l’Interdiction.
Je ne comprends pas votre question. Les Tossafot parlent de celui qui ne sait pas que la Torah édicte une telle Interdiction. Et, concernant l’affirmation selon laquelle l’Injonction de la Techouva est liée au respect de l’Interdiction, vous consulterez le Rambam, lois du Chabbat, début du chapitre 21.
Notes
(1) Le Rav C.Y. S. Rubin Halbershtam, Rabbi de Tsyechinov. Voir, à son sujet, les lettres n°2397, 3289 et 3789. (2) Dans la lettre n°3789. (3) Les feuilles de figuier. (4) Au titre des lois du Chabbat. (5) Mais, non permise ! (6) Pour la première fois. (7) Nécessaires pour que l’on puisse parler de couture. (8) Du point de vue du Chabbat. (9) Pour celui qui utilise une épingle de sûreté, par inadvertance, pendant le Chabbat.
Lettre n°4221
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4221, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Nissan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Adar.
A) A propos de la caisse qui contenait un Séfer Torah(1), on a l’habitude, en général, dans de telles situations, de l’emballer de manière solide, ce qui rend la Hala’ha beaucoup moins sévère, lors du transport.
Pour ce qui vous concerne, il y avait bien là deux emballages successifs et même sûrement plus de deux contenants. Il est permis de l’expédier(2), de cette façon et donc également de le transporter. Il n’y a donc pas de doute à avoir.
Néanmoins, pour aller au-delà de la loi, il serait bon que vous offriez, de votre propre argent, un manteau ou une ceinture pour le Séfer Torah. De même, vous jeûnerez un lundi, un jeudi et un lundi, mais seulement pendant la première moitié de la journée et vous donnerez les prix de ces jeûnes à la Tsédaka.
B) S’agissant de la bouteille de vin du mariage(3), tout ce que vous dites n’est qu’un doute. En outre, la règle selon laquelle “ le fleuve passe entre les deux ” n’a pas été appliquée(4), en l’occurrence. Enfin, l’interdiction est uniquement émise par les Sages(5).
Néanmoins, pour mieux accomplir la Mitsva, comme je le disais plus haut, vous donnerez à la Tsédaka la valeur de soixante treize repas. Bien évidemment, vous ne le ferez pas en une seule fois. Vous pourrez étaler vos dons jusqu’au prochain Roch Hachana.
Les noms des proches que vous citez seront mentionnés, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Bien entendu, le vôtre le sera également.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et en saluant vos parents,
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre, ne sachant pas ce qu’elle contenait, la jeta dans une voiture, faisant ainsi tomber le Séfer Torah. (2) Un Séfer Torah. (3) Dont on ne sait si elle a été touchée par des non-Juifs. (4) Selon le traité Avoda Zara 6b. En l’occurrence, le destinataire de cette lettre n’a pas bu lui-même ce vin. Il l’a distribué aux invités du mariage. (5) La Torah interdisant uniquement le vin des idolâtres.
Lettre n°4222
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4222, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Nissan 5716,
Brooklyn, New York,
A monsieur Its’hak Korn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre en son temps et j’ai été satisfait d’y lire que vous avez pris part à la fête(1), au jour lumineux du 19 Kislev, à Kfar ‘Habad. J’en avais obtenu la nouvelle auparavant, mais ce qui est rédigé par d’autres ne peut être comparé à un écrit de la personne qui a participé, décrivant, dans ses propres termes, ce qu’elle a ressenti.
Vous connaissez sans doute l’expression courante, chez les ‘Hassidim ‘Habad, qui définissent le 19 Kislev comme le Roch Hachana de la ‘Hassidout. Ainsi, tout comme la tête distribue la vitalité aux membres du corps, la tête de l’année étend son esprit sur toute l’année.
Il en est de même pour le Roch Hachana de la ‘Hassidout, qui insuffle la vitalité, la lumière, l’enthousiasme à tous les jours de l’année, à partir de l’état d’esprit et de l’atmosphère caractéristiques de ce jour. Et, vous savez ce que disent nos Sages, à ce propos : “ Celui qui passe devant la porte d’une parfumerie s’imprègne de la bonne odeur ”(2). Combien plus est-ce le cas pour quelqu’un qui participe et ne fait pas que passer. Me basant sur la discussion que nous avons eue, quand vous étiez ici, j’ai bon espoir que votre participation était effectivement plus qu’un simple passage.
Vous posez, dans votre lettre, une question essentielle, sur l’interaction entre la religion et la politique, celles des partis. Beaucoup a été dit sur ce sujet douloureux. A mon sens, néanmoins, on ne commencera pas à améliorer la situation de la manière que vous indiquez dans votre lettre, mais en se plaçant plutôt à l’autre extrême.
Je m’explique. Pour notre peine et pour notre malheur, on mélange non seulement la religion, mais aussi l’anti religion à la politique. Certains milieux, malheureusement très influents, font figurer, dans le programme du parti auquel ils appartiennent, la lutte contre la religion, bien que celle-ci ne soit nullement liée à leur idéologie et à leur raisonnement et alors même qu’elle les contredise, d’une certaine façon.
Bien évidemment, cette lutte est menée d’une manière tout à fait officieuse et n’est nullement revendiquée, pour les raisons qui viennent d’être énoncées. Malgré cela, on utilise l’appareil du parti et son influence afin de mener cette guerre et les moyens utilisés ne sont pas toujours respectables, comme c’est généralement le cas dans la lutte entre les partis.
Je disais qu’il fallait se placer à l’autre extrême. Ce que je veux dire est très simple. Vous êtes, numériquement, les plus importants et l’appareil de votre organisation est très puissant. Ils vous appartient donc de faire le premier pas. Ceci a également une motivation plus profonde et plus fondamentale, car, selon le dicton populaire : “ Nul n’a jamais été incommodé par un morceau de viande cachère, y compris celui qui n’admet pas le principe de la saler pendant une heure ”. Il n’en est pas de même à l’inverse(3).
Pour quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’être plus explicite. Je voudrais seulement ajouter, même si vous me soupçonnez peut-être(4), en la matière, qu’à mon sens, les partis recevraient une bénédiction en agissant de la sorte et s’ils supprimaient de leur programme la lutte contre la religion. Et, cette bénédiction ne se marquerait pas uniquement dans le monde futur. Elle permettrait leur développement et l’approfondissement qualitatif de tout ce qui les concerne.
Je conclurai en faisant référence à la fin de votre lettre, dans laquelle vous me présentez des excuses pour avoir “ pénétré dans le palais ”(5). Il n’y a pas lieu de le faire, bien au contraire. Comme vous le savez, la conception de ‘Habad Loubavitch a toujours été qu’au fond de leur âme, tous les fils d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov sont pieux. La différence réside uniquement dans la coupure qui existe entre l’extérieur et l’intérieur. Celle-ci peut être en fer ou en soie, comporter de nombreuses fenêtres ou même être complètement retirée.
Vous n’avez donc pas pénétré dans le palais de la foi. Vous y êtes d’ores et déjà présent depuis que votre âme est descendue ici-bas, malgré tous les avatars que vous avez connus au cours de votre existence.
De plus, un autre point vous concerne personnellement. Vous avez la possibilité d’influencer un grand nombre de personnes. Un simple effort de votre part, dans le sens positif, sera donc particulièrement fructueux, car le mérite de ce qui est public vous vient en aide.
Bien évidemment, si cette question connaît un quelconque développement, je serais heureux d’en connaître les détails et je vous remercie, par avance, de me les faire connaître.
Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour donner de bonnes nouvelles de ces considérations publiques, en bonne santé.
Notes
(1) De la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3907. (3) Celui qui n’est pas pratiquant peut accepter de manger cacher pour ne pas se séparer de celui qui est pratiquant. Ce dernier, en revanche, ne peut manger non cacher pour rejoindre le premier. (4) De ne pas être objectif. (5) Pour se préoccuper de questions religieuses sans être pratiquant.
Lettre n°4223
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4223, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
aux multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 3 Nissan, m’annonçant une bonne nouvelle. Vous me dites, en effet, que votre petit-fils Yaakov, auquel Dieu accordera une longue vie, atteindra l’âge de la Bar Mitsva, au septième jour de Pessa’h.
Puisse Dieu faire, conformément à l’enseignement de la Michna, qu’il accède de l’âge de treize, celui de l’astreinte aux Mitsvot, à l’âge de quinze ans, celui de l’étude de la Guemara. Ses parents le conduiront à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.
Commentant le verset “ Eduque l’enfant selon sa voie ”, nos Sages disent : “ De seize à vingt quatre ans, le fils est sous l’autorité de ses parents ”. Et l’on peut s’étonner de la décision de l’Admour Hazaken(2), dans ses lois de l’étude de la Torah, chapitre 1, fin du paragraphe 6, selon laquelle, entre ces âges, “ il se trouve entre deux endroits(3) ”.
Vous concevrez de lui et de tous vos enfants beaucoup de satisfaction véritable, de satisfaction ‘hassidique, pour de longs jours et de bonnes années.
Et, vous célébrerez la fête des Matsot, qui approche, de manière cachère et joyeuse.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,
N. B. : Vous avez sûrement reçu, il y a quelques temps, ma réponse à votre courrier précédent.
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3834. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°596. (3) Entre l’autonomie et la dépendance.
Lettre n°4224
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4224, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5716,
Brooklyn,
A la branche féminine de…(1),
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
La fête de Pessa’h approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien.
Et, nos maîtres rappellent que la sortie d’Egypte fut possible par le mérite des femmes vertueuses de cette génération.
Je souhaite donc à chacune de vos membres, avec tous les siens, un Pessa’h cacher et joyeux, un renforcement de votre action, en particulier et des valeurs juives, en général.
De la sorte(2), vous contribuerez à hâter la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours.
Avec ma bénédiction de réussite,
Vous trouverez ci-joint le reçu relatif à votre don.
Notes
(1) Cette lettre a été adressée à tous les groupements des femmes et jeunes filles ‘Habad. (2) Par le renforcement de l’action.
Lettre n°4225
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4225, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[11 Nissan 5716]
Vous m’interrogez sur Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, affirmant que la prière est une Mitsva introduite par la Torah. Vous en trouverez la reproduction dans le Michnat Yoël, du Rav Y.Diskin et vous verrez ce qui est dit, à cette référence.
On peut se demander pourquoi il est dit, dans son Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 106, fin du paragraphe 2 : “ C’est la position qui doit être retenue ”. La réponse à cette question se trouve au début du Chaar Ha Collel. Et, vous verrez les commentaires sur le Rambam, dans les Pisskeï Dinim du Tséma’h Tsédek.
Il est plus logique de penser que l’Admour Hazaken, dans ce passage d’Iguéret Ha Kodech, ne précise pas si la prière est une Mitsva de la Torah ou non. Il ne dit donc pas que ceux qui la définissent comme une disposition de nos Sages “ se trompent ”. Il affirme : “ Ils n’ont jamais vu les luminaires de leur vie ” !
En fait, le but de cette lettre est de souligner l’erreur de ceux qui prient vite, en se basant sur le fait que cette prière est introduite par les Sages. Il leur répond et souligne la gravité de leur erreur, car cette prière qu’ils disent rapidement et de laquelle ils se moquent est, en fait, le fondement de toute la Torah.
Vous consulterez ces textes et vous verrez, en particulier, le Zohar, tome 2, page 202b.
Lettre n°4226
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4226, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5716,
Brooklyn, N Y,
Je vous salue grandement et vous bénis,
Votre lettre, m’accusant réception des commentaires du Tséma’h Tsédek sur le traité Baba Metsya, a été une agréable surprise(1). J’y ai lu, avec un plaisir particulier, que vous avez une étude fixe de ce traité(2). L’étude de notre Torah, Torah de vie, est puissante, car elle conduit à l’action. Sans doute s’accomplira en vous la promesse selon laquelle “ une Mitsva en attire une autre ”. On connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté et j’ai bon espoir que vous ferez un ajout à tout cela, quantitativement et qualitativement.
Certains sont surpris par l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ Rabbi honorait les riches ”.
A mon sens, on peut le comprendre et l’expliquer en fonction d’un des points fondamentaux de l’enseignement du Baal Chem Tov, qui est le suivant.
Tout événement du monde, y compris le plus insignifiant, est un effet de la divine Providence. Combien plus est-ce le cas s’il a une portée globale et concerne de nombreuses personnes.
Les riches sont les personnes à qui la divine Providence a confié les moyens de faire beaucoup de bien, dans le monde du Saint béni soit-Il. Les forces de leur âme leur permettent donc de mener à bien cette mission, d’assumer un rôle beaucoup plus déterminant que celui de l’homme moyen et, a fortiori, du pauvre.
Rabbi vécut à une période de transition pour le peuple d’Israël, d’une vie relativement calme à une existence de décrets et de persécutions. Il devait donc mobiliser toutes les forces afin que les Juifs surmontent cette épreuve, en sortent intègres et forts. Pour cela, il lui fallait observer chacun et s’efforcer de mettre ses qualités à profit. Il marquait donc son respect envers ceux à qui Dieu avait accordé des possibilités plus larges, lesquelles pouvaient ainsi servir à protéger les valeurs sacrées d’Israël, comme tous les autres accomplissements de notre saint maître(3).
Le comportement global du monde veut que chaque Juif reçoive le libre arbitre et que Dieu le mette à l’épreuve pour s’assurer de l’amour qu’il Lui porte, pour vérifier qu’il met en pratique Ses Mitsvot, écoute Sa voix. En la matière, chaque homme riche possède également le libre choix, ainsi qu’il est dit : “ Vois, J’ai placé devant toi aujourd’hui la vie et le bien… ”. Ainsi, par un effet de ce choix, il peut mettre en pratique les termes de la fin du verset, “ et, tu choisiras la vie ”, ou bien le contraire de cela, ce qu’à Dieu ne plaise.
Il est bien clair que ce qui est vrai pour les riches en or et en argent s’applique, a fortiori, à ceux dont la richesse réside dans l’influence qu’ils exercent sur leur entourage, proche ou éloigné.
Ce monde a un Dirigeant et rien n’y est inutile. Il en résulte que la richesse doit être utilisée de manière active et positive. Ne pas s’en servir négativement n’est en aucune façon suffisant.
En effet, une utilisation imparfaite remet en cause l’ordre de la création, dont chaque aspect doit concourir pleinement à l’objectif global et unique.
J’ai beaucoup entendu parler de vous, de votre personnalité et de vos qualités, de la manière dont vous considérez les valeurs sacrées de la Tradition d’Israël. A notre époque, des possibilités particulières vous ont été accordées, comparables à ce qui vient d’être dit, pour influencer votre entourage proche et éloigné.
Cette influence peut avoir des conséquences grandioses, en particulier le maintien de l’identité véritable de notre peuple, qui s’est constitué en recevant la Torah. Celle-ci est le fil conducteur qui a traversé et unifié toutes les époques de notre histoire, alors que, pendant ce temps, plusieurs nations, possédant une culture particulièrement développée et dominant le monde, ont été condamnées à la destruction, sans pouvoir y échapper. Les Juifs, en revanche, sont toujours présents, grâce à leur lien au Créateur du monde, Qui le dirige. Et, le Midrach Tan’houma, à la Parchat Nitsavim, dit : “ Moi, l’Eternel, Je n’ai pas changé et vous, fils de Yaakov, vous n’avez pas disparu ”.
Si, de tout temps, il fut nécessaire de mobiliser les forces des Juifs pour préserver et protéger la Torah et les Mitsvot, secret de la pérennité d’Israël, combien plus est-ce le cas à notre époque, dont le rôle est déterminant, mais qui est aussi celle de la crise et de l’épreuve, d’une des épreuves les plus considérables qu’a connu notre peuple.
Ceux qui sont riches par leurs possibilités et leurs capacités ont une responsabilité beaucoup plus considérable et donc l’obligation sacrée, le grand mérite de les mettre au service de la protection des valeurs sacrées d’Israël, c’est-à-dire de notre Torah éternelle et de ses Mitsvot, surtout quand on se trouve dans le palais du Roi, le pays “ vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.
Cette fonction vous a été confiée et, à n’en pas douter, vous avez d’abord reçu tout ce qui est nécessaire pour la mener à bien. Néanmoins, le Créateur du monde souhaite que cette situation découle de votre libre décision, ainsi qu’il est dit : “ Et, tu choisiras la vie ”.
M’en remettant à ce que j’ai entendu, vous concernant, je présume que vous ne m’en voudrez pas pour ces quelques lignes, bien qu’il s’agisse de la première lettre que je vous adresse. Vous voudrez bien accepter ces propos dans l’esprit qui a présidé à leur rédaction.
Puisse Dieu m’accorder le mérite que ces propos n’en restent pas là(4).
Avec mes respects et ma considération, en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Ce paragraphe aurait peut-être dû figurer au début de ma lettre. Je vous demande, en effet, de m’excuser de ne pas l’avoir introduite en faisant mention de vos titres. Là encore, je m’en suis remis à ce que l’on dit de vos vertus et de vos qualités morales, en me disant que vous me comprendriez sûrement.
Depuis que j’ai commencé à fréquenter le ‘Héder et même encore avant cela, j’ai commencé à me représenter, en mon esprit, ce que serait la délivrance future, la libération du peuple d’Israël de son dernier exil, une délivrance se déroulant de telle façon qu’elle donnerait un sens aux souffrances de l’exil, aux décrets et aux persécutions.
L’un des aspects de ce futur brillant et de cette délivrance est “ le chef(5), qui est le roi, non pas un chef de tribu, mais bien celui auquel seul l’Eternel son Dieu est supérieur ”, selon les termes du traité Horayot 11a. Alors, de tout son cœur et avec une compréhension parfaite, “ on dira, ce jour-là : je Te loue, Eternel, car Tu m’as réprimandé(6) ”.
Ceci vous explique pourquoi il m’est si difficile d’employer ce terme(7) pour désigner le peuple des enfants d’Israël, alors que “ Yaakov est petit ”, que les Juifs sont “ persécutés, martyrisés, écartelés, tourmentés et victimes de souffrances ”.
Je pourrais mentionner ce terme uniquement par un artifice de langage. Néanmoins, on m’a dit que vous êtes un homme vrai et je ne veux donc pas mentir, en mon âme. Vous voudrez bien m’en excuser(8).
Notes
(1) Cette lettre est adressée à Its’hak Ben Tsvi, président de l’état d’Israël. Le Rabbi expliquera, par la suite, pourquoi le titre de président n’est pas cité, en tête de cette lettre. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3919. (3) Expression qui désigne Rabbi. (4) Mais soient effectivement suivis d’effet. (5) Nassi, que l’on peut traduire également par président. (6) Par les souffrances de l’exil. (7) De Nassi, chef, président. (8) De n’avoir pas employé le terme de Nassi.
Lettre n°4227
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4227, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples connaissances, le Rav Its’hak Yaakov(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, puis votre livre, les responsa Min’hat Its’hak. Je vous remercie beaucoup pour ce cadeau. Mon temps ne me permet pas de l’examiner comme il le faudrait, mais, en signe d’amitié, j’ai rédigé rapidement quelques notes, qui sont annexées à cette lettre. Et, nos Sages disent qu’au final, la paix règne(2).
A l’occasion de Pessa’h qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous souhaite et me souhaite une fête cachère et joyeuse, dont la joie se prolongera tout au long de l’année, conformément à l’affirmation du Ari Zal, citée par les commentateurs du Choul’han Arou’h, selon laquelle “ celui qui se préserve…(3) ” influence ainsi tout le reste de l’année.
Avec mes respects et ma bénédiction, à l’occasion de la fête,
M. Schneerson,
Dans les responsa, chapitre 1, paragraphe 1-2 : Si l’on emploie le mot ‘interdit’ sans autre précision, s’agit-il d’une interdiction permanente ou bien cette constance doit-elle être clairement affirmée ? Vous citez, plusieurs références et différents livres, à ce sujet.
Il semble que, parmi ces citations, une différence doive être faite entre la formulation des Sages, dans leurs enseignements ou leurs décisions hala’hiques et le langage courant. De même, il faut se demander si l’on doit supprimer une présomption de permission ou pas. Peut-être cette question est-elle évoquée dans les livres que vous citez et que je ne possède pas.
Chapitres 6 à 33, pour la Hala’ha relative à la belle-sœur et aux relations de la Yebama : Les responsa Marré Cohen, du Rav C.M. Adler, de Londres, troisième édition, traitent longuement de ce sujet et reproduisent également des lettres des grands Décisionnaires de la génération précédente, sur ce sujet.
Chapitre 65, sur la lecture de la Torah d’un jeûne public : Vous consulterez les responsa du Tséma’h Tsédek, porte des additifs, chapitre 8, ses Pisskeï Dinim sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 566, le Sdeï ‘Hémed, partie “ coin du champ ”, recueil de lois, article “ trois semaines ”, chapitre 2, paragraphe 3, les responsa Tsafnat Paanéa’h, du Gaon de Ragatchov, tome 2, paragraphe 31.
Chapitre 83 : Ce point est discuté par le Moéd Kol ‘Haï, reproduit dans le recueil Dat Va Din du Rav Assaf, page 90.
Chapitre 89 : Pratiquement, dans la maison de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, conformément à une instruction de son père, le Rabbi Rachab et de ses prédécesseurs, la Mezouza est systématiquement placée en fonction de la position du gond(4), sauf pour la porte donnant vers l’extérieur.
Notes
(1) Le Rav I.Y. Weiss, de Manchester. (2) Qu’un érudit ne tient pas rigueur à un autre des remarques qu’il peut formuler sur les explications qu’il a données. (3) De la moindre quantité de ‘Hamets à Pessa’h est assuré de ne pas commettre de faute, tout au long de l’année. (4) A droite dans le sens de l’ouverture de la porte. Voir, à ce sujet, le Séfer Ha Minhaguim ‘Habad, page 81, les lettres n°4237 et 4251.
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