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Iguerot Kodesh — lettres 4166 à 4187

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4166

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4166, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Adar 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mena’hem Zeev Ha Lévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Il est dit que, trente jours avant la fête, on commente ses lois. Or, en l’occurrence, celle-ci(2) approche.

Il faut donc intéresser les élèves(3) à ces lois. Et, il en est de même également pour la ‘Hassidout. Ces élèves doivent étudier les discours de la fête de Pessa’h, du 2 Nissan(4) et tout ce qui est lié à cela.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°3816. (2) Celle de Pessa’h. (3) De la Yechiva. (4) Hilloula du Rabbi Rachab, père du Rabbi précédent.

Lettre n°4167

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4167, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, parvenue il y a un certain temps, dans laquelle vous me faites part des divergences d’opinions qui se manifestent, dans votre ville.

Différents textes établissent que ce qui relève du passé intervient uniquement pour la récompense ou la punition et, s’agissant de ce qui s’est passé, pour accéder à la Techouva. Mon rôle consiste à être l’émissaire, soulignant à chacun la nécessité de se servir de ses forces, de saisir les opportunités qu’offre la divine Providence afin d’assumer sa mission présente et future, son rôle moral et profond. Et la Michna dit que “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”.

Ce qui m’intéresse est donc le comportement actuel ou futur et sa conformité à ce qui vient d’être dit. Vous devez faire tout ce qui est en votre pouvoir pour diffuser les sources à l’extérieur. Le moyen le plus aisé pour y parvenir est le cadre des jeunes de l’association ‘Habad, d’autant que ceux qui se consacrent à cela sont peu nombreux. Et, s’agissant des inquiétudes que vous avez connues dans le passé, vous devez vous renforcer et vous raffermir. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela, par retour du courrier, pour vos propres actions et pour celles des autres, au sein des jeunes de l’association ‘Habad. Vous le ferez fréquemment et le fait de savoir qu’il vous faudra bientôt écrire, mettra vos forces en éveil, vous procurera de l’énergie, comme on peut le vérifier concrètement.

Dernier point, qui suscite le plus d’intérêt, vous me faites savoir que votre frère s’est fiancé et que la date du mariage a été fixée. Et, sans doute, ma lettre, faisant réponse à votre frère, à ce sujet, est-elle déjà parvenue à bon port. Puisse Dieu faire qu’ils bâtissent un édifice éternel, un foyer ‘hassidique et que Dieu vous permette, vous-même, d’annoncer toujours de bonnes nouvelles.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov,

M. Schneerson,

Lettre n°4168

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4168, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, dans laquelle vous évoquez votre état de santé et celui de votre fils.

Comme vous le savez, nos Sages affirment que les deux cent quarante huit Injonctions correspondent aux deux cent quarante huit membres du corps et les trois cent soixante cinq Interdits, aux trois cent soixante cinq nerfs. Ainsi, le corps juif, son fonctionnement et sa bonne santé dépendent de la spiritualité, c’est-à-dire de la pratique des Injonctions et du respect des Interdits.

Néanmoins, nous vivons dans un monde qui, par la Volonté du Créateur, est inférieur, matériel, semble être livré aux lois naturelles. Il faut donc, de différentes façons, se conformer à la nature. Ainsi, même s’il convient de mettre en pratique les prescriptions du médecin, puisque nos Sages disent qu’il a été autorisé à guérir, il faut aussi garder en permanence à l’esprit que le Créateur conduit chacun à l’existence, le vivifie.

Combien plus en est-il ainsi pour les enfants d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov, desquels il est dit : “ Vous êtes des fils pour l’Eternel votre Dieu ”. Dieu est l’Essence de la bonté et Il souhaite faire le

bien. Il n’y a donc pas lieu d’être soucieux, ce qu’à Dieu ne plaise. Car, on peut Le servir avec une joie intense et sincère.

Ce qui vient d’être dit s’applique à votre cas. Vous devez avoir la conviction que votre cœur est en éveil pour Dieu, pour Sa Torah, pour Ses Mitsvot. Vous aurez de longs jours et d’agréables années. Mais, pour multiplier les bénédictions de Dieu et votre réussite, vous devez multiplier le don de la Tsédaka aux autres, Tsédaka financière, au sens le plus littéral et Tsédaka physique, en les influençant, pour les rapprocher de la Torah et des Mitsvot. Car, rien ne résiste à la volonté.

Bien évidemment vous pouvez m’écrire quand vous le voulez et chaque fois que cela est nécessaire. Que Dieu vous accorde le mérite et le succès de rédiger des lettres joyeuses, spirituellement et matériellement.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Lettre n°4171

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4171, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Adar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, la lettre dans laquelle vous me décrivez la réunion ‘hassidique du jour de la libération de l’Admour Hazaken(2), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, qui est également notre libération et la délivrance de notre âme. Vous m’avez fait part des propos d’encouragement qui ont été prononcés, à cette occasion.

De même, j’ai été satisfait d’apprendre, par votre lettre, qu’une synagogue a été ouverte, pour les nouveaux immigrants et que vous en êtes l’officiant. Outre le cours de Torah qui y est donné, il serait bon d’y instaurer une étude de la ‘Hassidout, en laquelle s’accompliront les paroles de nos Sages selon lesquelles “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”. On adoptera donc les usages et les pratiques découlant de cet enseignement(3).

Vous avez eu le mérite d’être un étudiant de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak, au Maroc, dans la ville de Meknès. Ce mérite vous protégera donc pour que vous soyez le promoteur et l’instigateur de ce cours, dans cette synagogue. Il n’est pas de mots pour expliquer à quel point cela est important. A n’en pas douter, ceci vous permettra également d’assurer plus aisément votre subsistance et celle de toute votre famille.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav I.Toledano, de Kfar Saba. (2) Le 19 Kislev. (3) Les coutumes ‘hassidiques.

Lettre n°4172

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4172, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Adar 5716,

Brooklyn

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre de la fin du mois de Tévet, dont le cheminement s’est prolongé, plus qu’à l’accoutumée. Vous me communiquez des éléments de votre vie, de votre état de santé actuel et de celui de votre épouse.

Conformément à votre demande, vos deux noms seront mentionnés près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous ayez une meilleure santé, physique et morale, car, chez les Juifs, ces deux dimensions vont de pair. La différence est uniquement la suivante. La santé physique est accordée par Dieu, alors que la santé morale dépend de la volonté de l’homme et de son action, puisque Dieu a souhaité qu’il en soit ainsi.

Dieu dit : “ Vois, J’ai placé devant toi la vie et le bien… et tu choisiras la vie ”. Cela veut dire que l’on doit s’investir, dans toute la mesure du possible, dans la Torah et les Mitsvot, influencer ses enfants pour qu’ils en fassent de même. Dès lors, Dieu accorde la bénédiction et la réussite, afin que l’on puisse s’acquitter de ses obligations. Car, rien ne résiste à la volonté. Bien évidemment, Dieu récompense pleinement ceux qui agissent de la sorte.

S’agissant de votre état de santé, il semble que le problème soit, avant tout, nerveux. Vous devez donc oublier tout cela et vous raffermir dans la conviction que le Créateur du monde, Qui le dirige, “ guérit toute chair et accomplit des merveilles ”. De la sorte, les attaques auxquelles vous faites allusion deviendront plus rares.

Vous connaissez sûrement les trois études instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et qui concernent chacun. Il s’agit de dire des Tehilim, tous les jours, après la prière du matin, selon leur répartition mensuelle, d’apprendre, chaque jour, une Paracha du ‘Houmach avec le commentaire de Rachi, le dimanche du début de la Paracha au Chéni, le lundi du Chéni au Chelichi et ainsi de suite, d’étudier un passage du Tanya, selon sa répartition mensuelle. Vous garderez ces études, au moins à partir de maintenant.

Que Dieu vous accorde la réussite,

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4173

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4173, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du milieu de Chevat, dont l’acheminement a été plus long que d’habitude. J’espère qu’à la réception de la présente, votre état de santé sera meilleur et que vous aurez repris votre travail, y compris dans le domaine communautaire, avec l’énergie qui convient. De fait, le besoin du moment est que tous ceux qui sont motivés pour le Judaïsme fassent preuve de largesse envers les autres et leur expliquent que “ Israël, la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un ”.

Concernant vos préoccupations personnelles, vous pouvez tenir le raisonnement “ a fortiori ” suivant. Si celui qui assume fidèlement ses activités communautaires est, à ce moment, dispensé d’accomplir la Mitsva et d’étudier la Torah, combien plus doit-il être libéré, par Dieu, de ses tracas et des contingences matérielles. Il y a là un des moyens permettant d’améliorer votre subsistance matérielle et de ne rencontrer aucune difficulté, dans ce domaine comme dans les autres.

Vous avez sûrement profité des jours de Pourim. La Meguila dit que “ nombreux furent ceux, parmi les nations de la terre, qui se judaïsèrent ”. Cela veut dire également, au moins de manière allusive que ceux qui, jusqu’à Pourim, étaient encore des “ nations de la terre ”, c’est-à-dire uniquement préoccupés par des questions matérielles, sont, désormais, devenus des “ Juifs ” et nos Sages soulignent qu’Israël fut appelé ainsi du fait de son refus de l’idolâtrie.

Cela veut dire qu’en toute chose, on doit chercher et donc trouver la Divinité. En effet, si l’on considère que Dieu n’intervient pas dans certains domaines, on définit ainsi deux autorités et l’on est alors un idolâtre. Vous le comprendrez.

Avec ma bénédiction pour avoir une bonne santé, donner de bonnes nouvelles et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Lettre n°4174

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4174, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Adar 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Eliézer(1) Ha Lévi,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre et je vous joins ma réponse, adressée à ceux qui prennent part à votre enseignement public(2). Je vous remercie de bien vouloir les transmettre à leur destinataire.

Si cela est nécessaire, vous en expliquerez sûrement le contenu, en fonction de la situation de chacun. Et, si ces propos s’adressent à ceux qui suivent le cours, combien plus sont-ils dit pour celui qui le donne(3).

Notes

(1) Le Rav H.E. Heber, de Peta’h Tikva. (2) Voir la lettre suivante. (3) Le destinataire de cette lettre.

Lettre n°4175

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4175, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous participez à un cours public portant sur le saint Tanya(1). Nos Sages décrivent la grande importance de l’étude publique et vous consulterez, à ce sujet, Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, au chapitre 23, relatif à l’étude du Eïn Yaakov.

Ce texte dit : “ La plupart des secrets de la Torah sont exprimés dans les Midrachim du Eïn Yaakov. Cette étude expie les fautes de l’homme, comme l’expliquent les écrits du Ari Zal. Et, sa partie révélée décrit les voies de Dieu, que l’homme doit emprunter, le conseille sur les préoccupations célestes et terrestres, comme le savent tous les Sages ”. Vous consulterez également, à cette même référence et au chapitre 29, ce qui est dit de l’étude du Choul’han Arou’h.

A n’en pas douter, le mérite de votre étude et de votre participation(2), dans la mesure du possible, avec tous les autres, vous protégera, de même que les membres de votre famille.

Conformément à votre demande, votre nom et ceux des membres de votre famille seront mentionnés près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

La fête de Pessa’h approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et la bénédiction et je vous souhaite de la célébrer, avec les membres de votre famille, de manière cachère et joyeuse.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs participants au cours défini à la lettre précédente. (2) A un cours public.

Lettre n°4176

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4176, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Adar 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliézer(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle figure la question suivante. Dans le discours ‘hassidique figurant à la page 80a du Torah Or, Parchat Terouma, il est une note, indiquant que, pendant la période de l’exil, le reflet(2) se retire vers “ sa source et son origine, en Atsilout ”. Vous demandez quelle est cette source et quelle est cette origine.

Cette affirmation correspond à celle du Zohar, selon lequel “ pendant la période de l’exil, le Saint béni soit-il se retire, tout là-haut ”. Différents textes précisent que ceci fait allusion aux Attributs du sentiment, au “ petit visage ” auquel le Torah Or fait allusion et l’expression “ tout là-haut ” correspond à Bina, puis, plus haut encore, à Atik, qui est une partie de Kéter(3).

On peut le comprendre d’après les Tikouneï Zohar, Tikoun 49, qualifiant Bina de “ racine de l’arbre ” et d’après le Raya Méhemna, Parchat Bo, page 42b, qui appelle Bina “ la source ”, comme l’explique le Likouteï Torah, Parchat Vaykra, page 52a.

De même, au sens simple, une différence peut être faite entre la source et l’origine, comme l’indiquent les textes citant ces deux termes, qui désignent donc bien deux stades différents. En effet, la source est proche de ce qu’elle engendre et elle est de la même nature. Il n’en est pas de même pour l’origine, qui est éloignée.

Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre un passage de la partie révélée de la Torah, dans le Guidouleï Tahara, cité par les responsa se trouvant à la fin de ce livre, au chapitre 2. Une distinction y est faite entre une fosse et une source et, à la conclusion, il est dit que l’origine est une force cachée. Ceci correspond bien à l’ordre des Sefirot, Kéter, ‘Ho’hma, Bina, qui sont l’origine, la source et la fosse.

La Michna dit, au début du traité Meguila, que, lorsque Pourim est un dimanche, on anticipe(4), dans les villages, au jour de la réunion(5), soit le jeudi précédent. Vous posez, à ce sujet, la question suivante. Selon un avis, la Parchat Za’hor est lue, à dix, en fonction d’une obligation faite par la Torah. Or, les habitants des villages se réunissent, de toute façon, à la veille du Chabbat. Ils peuvent donc lire la Meguila en son temps.

Vous n’expliquez pas ce que vous voulez dire, mais votre question est, vraisemblablement, la suivante. On sait qu’il est nécessaire de rentrer chez soi dans les meilleures conditions, c’est-à-dire à la lumière du jour. Tous restent donc dans la ville, à l’issue du Chabbat.

Tout d’abord, il peut être permis de marcher, d’un village à l’autre, pendant le Chabbat, grâce à un Erouv. De plus, le voyage dans les meilleures conditions n’est qu’un bon conseil donné à chacun et non une disposition des Sages ou de la Torah(6). Ces hommes peuvent aussi quitter la ville avant que ne se réunisse le quorum nécessaire pour la prière et surtout pour la lecture de la Meguila, qui peut être faite à n’importe quelle heure du jour.

Selon le Ran, à la même référence, les Sages ont purement et simplement dispensé ces hommes de la lecture de la Meguila du soir. En tout état de cause, il est inutile de faire référence à l’avis selon lequel la lecture de la Parchat Za’hor est instituée par la Torah. En effet, la lecture de la Torah du lundi et du jeudi fut introduite par Ezra et les habitants des villages y sont effectivement moins soumis. Bien plus, selon plusieurs commentateurs, le jour de la réunion est celui où l’on se rassemble pour écouter la lecture de la Torah. Combien plus est-ce le cas pour la lecture de la Torah du Chabbat.

On peut expliquer que l’on fait venir dans les villages, pour le Chabbat, quelqu’un qui sait(7) et peut donc acquitter les présents de leur obligation, ce qui n’est pas le cas pendant la semaine, lorsque les habitants de la ville sont absorbés par leurs propres occupations. C’est la raison pour laquelle les habitants des villages firent en sorte que la lecture du Chabbat ait, pour eux, un caractère plus impératif que celle des lundi et jeudi. Or, il est inconcevable que, chaque Chabbat, et non uniquement pour celui de la Parchat Za’hor, les habitants des villages se soient réunis, à la ville, afin d’écouter la Torah.

Avec ma bénédiction,

Pour une certaine raison, l’envoi de la présente a été retardé et, à la veille de Roch ‘Hodech, avant de me rendre près du tombeau(8), j’ai reçu votre lettre écrite à l’issue du Chabbat. J’ai lu, là-bas, le nom des Juifs que vous citez. Puisse Dieu faire que ce soit en un moment propice, bon et fructueux.

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°3948. (2) De la Lumière céleste. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez, pour tout cela, le Zohar, tome 3, page 75a et le Mikdach Méle’h, à la même référence, le Pardès, porte de la valeur des réceptacles, les additifs aux Rechimot du Tséma’h Tsédek, au début des Tehilim. Vous verrez également le Zohar, tome 3, page 20b. (4) La lecture de la Meguila. (5) Du tribunal. (6) Le Rabbi note en bas de page : “ Comme l’indiquent les Tossafot, au début du traité Pessa’him. Et, ceci ne s’applique pas à de nombreuses personnes, empruntant un chemin qui leur est connu. En l’occurrence, les habitants des villages ont l’habitude d’emprunter ce chemin, à chaque jour de réunion ”. (7) Lire la Torah. (8) Du précédent Rabbi.

Lettre n°4177

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4177, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Adar 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, il y a quelques temps, votre lettre du mois de Tévet, qui contenait une demande de bénédiction rédigée au début de Chevat. Il semble donc que l’indication du mois de Tévet soit une erreur. En tout état de cause, je suis surpris de ne pas avoir de vos nouvelles, depuis lors, même si les jours de la Hilloula(2), ceux de Pourim et la période intermédiaire ont sûrement été utilisés de la manière qui convient, en fonction des besoins du moment. Sans doute m’écrirez-vous bientôt, avec le détail qui convient.

Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité de donner, en mon nom, un Kazaït(3) de Matsa Chemoura à vos voisins. Les frais que cela occasionnera seront pris en charge par la collecte spécifique effectuée par mon proche parent, le Rav A.Z. Slonim(4). Il en sera de même pour le coût d’acquisition de la minuterie du Chabbat(5). Bien évidemment, vous pouvez lui montrer ou reproduire pour lui ces quelques lignes, relatives à la Matsa Chemoura. Il est clair que je fais allusion à des Matsot faites à la main.

Il serait bon de saisir cette opportunité pour expliquer que la Matsa est “ l’aliment de la guérison ” et “ l’aliment de la foi ”. En effet, chez un Juif, la guérison et la foi sont liés.

Avec ma bénédiction de bonne santé et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav C.Y. Findrik. Voir, à son sujet, la lettre n°3858. (2) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (3) Une trentaine de grammes. (4) Voir, à son propos, la lettre n°3920. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°4005.

Lettre n°4178

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4178, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Adar, dans laquelle vous m’indiquez de quelle manière vous gagnez votre vie. Vous faites l’objet d’une accusation, dans votre ville et vous avez donc l’idée d’abandonner les fonctions que vous y occupez.

J’ai déjà écrit à plusieurs ‘Hassidim, et vous avez dû voir l’une de ces lettres, que le moment est venu de ne plus se cacher la vérité. On ne peut pas supplier tous ceux qui ont le mérite de prendre part aux institutions et aux réalisations de mon beau-père, le Rabbi. Car, de deux choses l’une, ou bien ils reconnaissent que tel est leur bien ou bien ils le nient et considèrent qu’ils rendent eux-mêmes service à mon beau-père, le Rabbi, par son intermédiaire, à tous nos saints maîtres et, par leur intermédiaire au Saint béni soit-Il et aux armées célestes. Dans ce dernier cas, faire de la morale ne servira à rien et l’on peut comprendre à quel point il faut avoir pitié de telles personnes. Certes, il est une Mitsva de faire des remontrances, mais il y a une limite à tout, en particulier à notre époque, alors que, pour agir, chaque instant est précieux.

Ceux qui sont encore jeunes, par le nombre de leurs années, ou bien qui n’ont pas eu le mérite de recevoir leur éducation au sein de la Yechiva Tom’heï Temimim doivent être choyés et gâtés, conformément à l’explication du Rambam, dans son commentaire de la Michna. Et, la ‘Hassidout précise de quelle manière on éduque un enfant. A l’opposé, il est inutile de faire des remontrances à ceux qui ont étudié la Torah à la Yechiva Tom’heï Temimim, puis ont fondé des familles juives et ‘hassidiques ou bien de les gâter. On tente de les convaincre, mais cela ne sert à rien, car, au bout d’un certain temps, ils maintiennent leur avis. Or, il n’y a plus de limite aux interventions, aux prévenances, alors que le temps pourrait être bien mieux utilisé. Et, le travail se fait entre deux plaintes. C’est là le sentiment et l’apparence que l’on donne.

Une fois, au moins, il faut dire la vérité telle qu’elle est, afin que vous commenciez peut-être à observer l’autre en vous disant qu’il possède aussi les dix forces de l’âme, parmi lesquelles se trouvent trois forces de l’intellect, ‘Ho’hma, Bina et Daat. De plus, il a des sentiments en son cœur, il peut s’émouvoir. Et, l’émotion peut dépasser sa compréhension. Parfois, vous-même pouvez vous tromper, alors que vos amis ont raison. Il n’est alors d’autres moyens de le déterminer que de se conformer à la règle selon laquelle on suit la majorité.

Si vous méditez à cela, tout le temps qui est nécessaire pour votre propre personne, en pensant à vous-même et avec sincérité, vous comprendrez sans doute les termes du verset : “ Ses voies sont des voies agréables et tous ses chemins sont paix ”. Dès lors, vous coopérerez, en la matière, avec tous les autres ‘Hassidim.

Je répète encore une fois ce que je disais au préalable. Nul ne vous retient au service du Rabbi et il en est de même pour les autres. Pour autant, vous inspirez une immense pitié car, semble-t-il, vous vivez dans l’erreur depuis des décennies. Vous pensez rendre service à notre saint maître, alors que le contraire est vrai. Vous pouvez comprendre ce qui découle d’une telle manière d’envisager votre travail. Vous, avec tous les autres, devez donc essayer de vous expliquer la vérité à vous-même, une fois, puis une seconde. Puisse Dieu vous conduire à faire le bon choix.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4179

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4179, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Adar 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez que vous avez trouvé une maison qui vous convient. Vous avez donc formulé une demande(2), comme cela se fait en pareil cas.

Puisse Dieu faire que ce début se passe en un moment bon et fructueux et que la conclusion soit également positive, d’un bien visible et tangible, pour vous et pour tous les membres de votre famille.

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de la diffusion des sources(3) à l’extérieur, des actions des ‘Hassidim de Londres, en général, des vôtres et de celles de votre épouse, en particulier. Sans doute, compléterez-vous tout cela, à la prochaine occasion, avec le détail qui convient.

Je vous adresse ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de votre belle-mère, à laquelle Dieu accordera une longue vie.

J’ai reçu, en son temps, votre lettre précédente. Bien évidemment, il faut expliquer aux autres la nécessité d’étudier la ‘Hassidout. Il est clair que, si l’on ne dit rien, il ne se passera rien. Pour autant, il est évident que l’on doit parler de manière agréable, en fonction de la situation, par rapport à la Torah et aux Mitsvot, de chacun de ceux qui écoutent.

Pourquoi la ‘Hassidout est-elle plus clairement nécessaire, à l’heure actuelle ? Plusieurs textes permettent de répondre à cette question et la raison en est bien claire pour chacun. Lorsqu’il y a une nouvelle maladie dans le monde, ce qu’à Dieu ne plaise, ou bien lorsqu’une ancienne se renforce, il faut intensifier le traitement. Bien plus, il faut l’administrer également aux personnes bien portantes, s’il s’agit d’une maladie contagieuse. Or, nos Sages disent, à propos de chacun : “ N’aie pas foi en ta propre personne ”.

A notre époque, on ne peut pas se contenter d’étudier la ‘Hassidout de Pologne et ce que je viens de préciser permet de l’établir. En effet, le traitement doit être adapté à la maladie. Or, la dernière(4) se manifeste essentiellement par le raisonnement intellectuel. Le traitement doit donc, lui aussi, s’adresser à l’intellect et le convaincre. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Notes

(1) Le Rav C.M. M. Liberov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°2709. (2) D’attribution de cette maison. (3) De la ‘Hassidout. (4) Maladie déclarée.

Lettre n°4180

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4180, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Hillel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous envisagez de vous rendre au Danemark(2). Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite dans la récolte de biens matériels et dans les semailles de spiritualité, conformément au dicton bien connu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Plus vous intensifierez les semailles spirituelles, ce qui est livré au libre arbitre de l’homme, plus vous accroîtrez le premier point(3), qui dépend de Dieu. Nos Sages disent, en effet, que “ tout est dans les mains de Dieu, sauf la crainte de Dieu ”.

Vous m’écrivez que vous envisagez de distribuer de la Matsa Chemoura aux élèves du Beth Rivka et des Talmud Torah, là où cela sera possible. C’est une très bonne initiative. Puisse Dieu faire que cette Matsa agisse en tant que “ aliment de la guérison ” et “ aliment de la foi ”. Il n’est pas de mots pour expliquer le grand mérite revenant à ceux qui se consacrent à tout cela.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit, pour donner de bonnes nouvelles et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav H.H. Azimov, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°3820. (2) Afin de collecter des fonds pour les institutions Loubavitch de la région parisienne. (3) La collecte de fonds.

Lettre n°4181

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4181, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar 5716,

Brooklyn,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,

groupement de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 22 Adar, qui faisait suite à un long silence. J’espère qu’à l’avenir, vous m’écrirez plus souvent et puisse Dieu faire que le contenu de ces lettres soit plus joyeux. D’une lettre à l’autre, vous me direz que vous avez atteint vos objectifs d’élargissement et de développement.

Vous possédez, en effet, la bénédiction de notre saint maître et, si vous vous consacrez à cela de tout votre cœur, vous obtiendrez de Dieu la réussite. Bien plus, vous prendrez la décision de le faire pendant les mois favorables d’Adar et Nissan, dont on ressent le bon Mazal, tout au long de l’année.

Puisse Dieu faire que vous passiez immédiatement à l’action, que vous vivifiez celle qui a déjà été entamée et que vous avanciez, d’une étape vers l’autre.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour chacune de vous, avec toute sa famille,

Lettre n°4182

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4182, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar 5716,

Brooklyn, New York,

Aux président, aux responsables et aux participants de la

quatorzième campagne au profit de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, que votre dîner annuel de collecte aura lieu, avec l’aide de Dieu, le mardi, Roch ‘Hodech Nissan, mois de la fête du temps de notre liberté, qui est en relation étroite lié au temps du don de notre Torah.

Chaque événement est un effet de la divine Providence, surtout s’il est lié à la Torah et concerne une institution aussi importante que la Yechiva Loubavitch de Montréal. J’espère que cette période apportera une dimension de plus à l’événement qui, par lui-même, est déjà très important.

A notre époque, alors que le Judaïsme de la Torah subit des barrières et des limitations, confusions et incertitudes, d’une part, fausses idées et opinions, d’autre part, la Yechiva Tom’heï Temimim est, non seulement un “ pays de Gochen ”, comme en Egypte, mais aussi une préparation sûre pour se libérer de l’exil d’Egypte tel qu’il existe à notre époque.

La Yechiva Loubavitch a la particularité d’implanter en ses élèves un esprit d’abnégation pour la Torah et les valeurs juives, dont ils se pénètrent. Celui-ci se révèle pleinement envers leur entourage, quand ils sont encore à la Yechiva et, encore plus clairement, lorsqu’ils la quittent et s’engagent dans la vie. Ils sont alors une bénédiction divine pour la ville.

J’espère que les Juifs de Montréal, en général, les responsables et les donateurs de la Yechiva, en particulier, apprécieront à leur juste valeur le rôle qui leur est confié et le mérite que constitue la participation apportée à la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch. Ils élargiront donc considérablement leur contribution, afin d’apporter à cette Yechiva, à leur Yechiva, les moyens non seulement de continuer à exister, mais aussi de s’agrandir et de se développer, comme tout ce qui vit. Nos Sages disent, en effet, que “ l’on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté ”.

Chacun agira donc en ce sens, avec la soumission et l’énergie qui conviennent. A n’en pas douter, cette célébration sera fructueuse. Elle apportera la bénédiction et la réussite à chacun, de même qu’aux membres de sa famille, en tous les besoins matériels et spirituels.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Lettre n°4183

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4183, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Adar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Aharon(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles avec plaisir, par votre frère, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires et s’acquitte fidèlement de sa mission, le Rav Yaakov Kats(2).

La fête de Pessa’h approche et, à cette occasion je formule le souhait qu’elle soit cachère et joyeuse, pour vous et pour votre famille.

Je vous joins le texte d’une causerie(3) expliquant qu’il convient de distribuer de la Matsa Chemoura dans son entourage. Or, je ne sais pas si vous pouvez en trouver, à proximité de chez vous. Quelques unes vous sont donc adressées, par envoi séparé.

Que Dieu vous vienne en aide pour distribuer cette Matsa Chemoura et insuffler la foi, renforcer les valeurs juives. En effet, la Matsa est l’aliment qui guérit les Juifs et raffermit leur foi.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Notes

(1) Le Rav A.Kats. Voir, à son sujet, la lettre n°2667. (2) De Chicago. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3386.

Lettre n°4184

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4184, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Adar 5716,

Brooklyn, New York,

A la Rabbanit Sarah(1),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre évoquant la fête des femmes et jeunes filles ‘Habad de Toronto et sa réussite. Je suis satisfait de son déroulement et de l’impression qu’elle a laissée aux participantes. J’ai bon espoir que ceci a eu et aura encore des effets concrets , y compris après la fête, en plus de l’inspiration et de l’encouragement que ces femmes ont reçus, pendant celles-ci. Heureuses sont toutes celles qui ont participé à l’organisation de cette fête et à son succès, en particulier celles qui les dirigent.

Le Rav Elyahou Akiva Lipsker(2) vous a sûrement transmis les termes de la discussion que nous avons eue, à ce sujet et je lui ai proposé que l’on édite un fascicule décrivant cette fête et rapportant le texte des discours prononcés, à cette occasion ou, tout au moins, leurs grandes idées. L’utilité en est double :

A) Dans votre endroit, ce sera un moyen de remercier toutes celles qui ont participé activement à l’organisation de cette fête. En effet, on pourra les citer nommément. Et, ceci permettra de mettre en pratique la sentence de nos Sages selon laquelle la compétition entre les érudits multiplie la sagesse. Le nombre des membres sera augmenté d’autant.

B) Dans les autres branches de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad et, plus généralement, chez les femmes pratiquantes, on prendra connaissance des propos d’encouragement qui ont été prononcés pendant la fête et l’on agira également en conséquence. Il serait peut-être bon d’introduire des photographies dans ce recueil, si l’on en dispose.

Je conclus en vous adressant ma bénédiction à l’occasion de la Bar Mitsva de votre fils Ezra Binyamin. Puisse Dieu faire qu’avec votre époux, le Rav, vous conceviez, de lui et de tous vos enfants, beaucoup de satisfaction, dans tous les domaines. Vos actions pour renforcer le Judaïsme et le diffuser multiplieront les bénédictions de Dieu, en tout ce qui vient d’être dit.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) La Rabbanit Shochat, de Toronto. (2) De Toronto. Voir, à son sujet, la lettre n°1926.

Lettre n°4185

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4185, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Adar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yaakov Yossef(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée. Vous y indiquez que vous avez recommencé vos cours. Vous faites bien d’y évoquer également le contexte de la ‘Hassidout(2). Ainsi, nos Sages conseillent d’introduire son propos par des mots plaisants. Bien plus, il s’agit, en l’occurrence, de récits des Justes et des ‘Hassidim. Or, une coutume adoptée par la Tradition d’Israël devient partie intégrante de la Torah.

Il est sûrement inutile de vous rappeler et, par votre intermédiaire, à tous les autres ‘Hassidim, la nécessité de distribuer de la Matsa Chemoura avant la fête de Pessa’h, conformément à la causerie prononcée, à ce sujet(3). Peut-être est-il possible que les femmes et

jeunes filles ‘Habad interviennent également, dans ce domaine. Chacune encouragera son mari ou une amie à se procurer des Matsot Chemourot convenables.

Vous me parlez de jeunes garçons dont la mère est juive et non le père. Vous me dites que vous vérifiez s’ils sont bien circoncis. Il s’agit d’une bonne initiative. Néanmoins, il faut le faire d’une manière diplomatique, afin d’être efficace, car l’acte concret est essentiel et il convient, avant tout, qu’ils pratiquent cette circoncision. Il faut donc éviter tout ce qui rend difficile l’obtention de ce résultat. Vous devez comprendre ce que je veux dire. Que Dieu vous accorde la réussite.

A l’occasion de la fête de Pessa’h qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, j’émets le souhait que vous la célébriez, avec les membres de votre famille, de manière cachère et joyeuse.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Vous me dites que vous ne voyez pas le résultat de vos actions. Il est impossible que ce soit le cas. En effet, nos saints maîtres disent qu’un effort ne peut jamais rester vain. Certes, ces résultats pourraient être plus importants. Il est dit, cependant, que “ je le(4) renverrai peu à peu ”. Et, point essentiel, le mauvais penchant s’efforce de minimiser, à vos yeux, les acquis qui existent déjà et même de les faire disparaître, dans l’espoir d’affaiblir votre œuvre sacrée.

Vous pouvez en déduire que vous devez, bien au contraire, intensifier vos activités, par rapport à ce qu’elles sont, à l’heure actuelle et une action est préférable à mille plaintes. Il en est de même pour l’effort que vous menez sur votre propre personne. Et, vous consulterez également le Tanya, à partir du chapitre 27.

J’ai été particulièrement satisfait par ce que vous me dites de l’avancement de ce jeune homme. Ceci est également l’illustration de ce que je viens de vous dire.

Notes

(1) Le Rav Y.Y. Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°4080. (2) Textuellement “ ce qui est autour de la ‘Hassidout ”. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3386. (4) Le mal.

Lettre n°4186

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4186, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Adar 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, est issu

d’une illustre famille, le Rav Matityahou Yé’hezkel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la fin du mois de Chevat. Par la suite, j’ai également reçu deux exemplaires de votre livre, en Yiddich, sur le Baal Chem Tov. Je vous en remercie.

Vous soulignez l’importance d’éditer les responsa du Rachba(2). Vous avez raison de dire qu’il est nécessaire de publier les écrits des premiers Sages, en particulier de ceux qui ont enseigné la Loi(3). Néanmoins, certaines réalisations ne peuvent pas être confiées aux autres. C’est le cas de la publication des livres de ‘Habad. Or, nous ne disposons pas de tous les moyens qu’il faudrait pour cela. Pour l’heure, je n’ai donc pas la possibilité de me consacrer à de telles publications.

Bien que vous ne le précisiez pas, j’espère que vous participez, de temps à autres, aux réunions ‘hassidiques. Puisse Dieu faire que les propos d’encouragement(4) se prolongent tout au long de l’année, de même que la joie que l’on puise dans de telles réunions.

Avec ma bénédiction pour un Pessa’h joyeux, d’une joie véritable et profonde,

Notes

(1) Le Rav M.Y. Gutman, de Yafo. Voir, à son sujet, la lettre n°3367. (2) Aux éditions Kehot. (3) Et, non uniquement le commentaire. (4) Qui y sont prononcés.

Lettre n°4187

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4187, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Adar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yehouda Leïb(1), Ha Lévi,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 17(2) Adar, avec ce qu’elle contenait. Je suis surpris que vous n’évoquiez pas la diffusion des sources(3) à l’extérieur, en particulier aux dates propices, au jour de la Hilloula(4), à Pourim, qui vient de passer(5) et qui a donc apporté la force de l’avancement, à la différence de l’âme qui, avant de descendre ici-bas, ne peut que stagner.

Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout cela avec le plus grand empressement. De la sorte, vous connaîtrez le succès. En effet, le tribunal céleste a pris la décision qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui(6) et suivent sa voie auraient la main haute(7).

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.L. Horowitz, de Dorchester. Voir, à son sujet, la lettre n°2405. (2) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix sept. (3) De la ‘Hassidout. (4) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°3860. (6) A l’Admour Hazaken. (7) L’emporteraient.

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