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Iguerot Kodesh — lettres 4140 à 4165

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4140

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4140, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Chevat 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que l’action des Peylim(1) n’est pas fructueuse, dernièrement. C’est sans doute, pour partie, un stratagème du mauvais penchant, qui s’efforce de vous détourner du service de Dieu et, pour une autre partie, parce que vous êtes habitué à cette activité et en avez donc perdu le goût, ce qui affaiblit l’enthousiasme.

L’explication de tout cela figure déjà dans de nombreux textes et l’idée générale en est suggérée par l’enseignement de nos Sages, qui dit : “ Chaque jour, tu la(2) considéreras comme nouvelle ”.

Concernant vos préoccupations personnelles, vous prenez des décisions et vous ne les mettez pas en pratique. Vous ne savez que faire. Or, je vous ai déjà écrit plusieurs fois que vous devez chercher un parti vous convenant, avec toute l’énergie nécessaire. Ceci aura une incidence sur tout ce que vous faites. Nos Sages disent que “ celui qui n’a pas d’épouse…(3) ” et ceci s’applique également à votre action, au sein des Peylim.

Puisse Dieu faire qu’au moins maintenant, vous fassiez cet effort(4), par l’intermédiaire d’amis, de connaissances, de membres de votre famille. Que Dieu vous accorde la réussite.

Notes

(1) Organisation de jeunesse pratiquant les Mitsvot. (2) La Torah. (3) Ne révèle pas la bénédiction. (4) Pour trouver un parti.

Lettre n°4141

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4141, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Chevat 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée, le Rav ‘Haïm Aryé(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction, pour vous et pour les membres de votre famille. Celle-ci sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles de ce qui y est dit.

Il est sans doute inutile de vous préciser quel est le besoin du moment. Chacun, en particulier celui qui exerce une influence sur la jeunesse, un enseignant, un recteur de Yechiva, doit transmettre à ses disciples un esprit de crainte de Dieu pure, d’amour de Dieu, même si sa fonction officielle consiste à enseigner et non à susciter ces sentiments. A quelqu’un comme vous(2), il est sûrement inutile d’en dire plus.

Mon beau-père, le Rabbi a instauré trois études qui concernent chacun et portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Il s’agit de lire des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin, d’apprendre la Paracha du ‘Houmach, avec le commentaire de Rachi, le dimanche du début de la Sidra au Chéni, le lundi du Chéni au Chelichi et ainsi de suite, d’étudier le Tanya chaque jour, selon sa répartition annuelle. Il serait bon de garder ces études, au moins à l’avenir.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav H.A. Kahana, de Yafo. (2) Le destinataire de cette lettre est, vraisemblablement, un recteur de Yechiva.

Lettre n°4142

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4142, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Chevat 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 20 Chevat, dans laquelle vous me faites part de votre état d’esprit, de votre manque d’enthousiasme.

La solution, en pareil cas, est d’intensifier son étude de la ‘Hassidout, qui est appelée âme de la Torah, insufflant la lumière et la vitalité en tout ce qui concerne l’homme. Vous redoublerez d’ardeur

pour servir Dieu joyeusement. Le saint Zohar, tome 2, page 184b, dit que “ celui qui a un visage lumineux attire les lumières célestes… La joie de l’homme suscite la joie céleste ”. Vous consulterez ce texte.

Vous me demandez comment vous servir de vos capacités.

Vous prendrez conseil auprès des ‘Hassidim qui se trouvent sur place, vous connaissent et savent quelles possibilités existent, dans votre endroit. Il a déjà été dit que “ la réponse est obtenue par les nombreux conseillers ”.

Je suis surpris que vous n’évoquiez pas une autre étude que celle qui est imposée par le programme de la Yechiva. Il est pourtant dit que “ les Préceptes de Dieu sont droits. Ils réjouissent le cœur ”, y compris au sens matériel.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°4143

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4143, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5716,

Brooklyn,

A mon proche parent, le grand Rav, distingué ‘Hassid

qui craint Dieu et a de bons comportements,

le Rav Ichaya(1) Ha Lévi,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre qui faisait suite à un silence particulièrement long. Je vous remercie pour la nouvelle que vous m’annoncez, concernant votre état.

Vous me dites que vous êtes surpris par l’erreur du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, qui a pris une mauvaise initiative. Puis, vous précisez ensuite que, dans le Sidour de l’Admour Hazaken, dans le Chema Israël du coucher, il est dit que, le vendredi soir, on ne dit pas le passage de la confession et le Psaume Lamenatséa’h. En revanche, rien n’est précisé pour le Roch ‘Hodech, pour ‘Hanouka ou même pour les jours de fête. Mais, vous n’indiquez pas l’objet de votre ressentiment envers l’éditeur, le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.

Peut-être faites vous allusion à la mention, figurant, dans ce texte, selon laquelle la confession n’est pas récitée pendant le Chabbat et les fêtes. En effet, il aurait fallu ou bien reprendre intégralement la formulation de l’Admour Hazaken(2) ou bien être plus précis et mentionner le Chabbat, les fêtes, Roch ‘Hodech et ‘Hanouka.

Votre remarque est, certes, justifiée. On peut, toutefois, expliquer, en l’occurrence, que, dans la plupart des Sidourim, y compris celui qui a été édité par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, le texte n’est pas intégralement recomposé. On se sert de ceux qui existent déjà et l’on y introduit des modifications, en fonction du rite voulu. On accorde donc son attention uniquement aux changements de rites.

De plus, on oublie parfois que certains Sidourim sont seulement destinés aux jours de l’année et non aux fêtes. Ceci est très fréquent, pour le rite ashkénaze, qui comprend des Ma’hzorim spécifiques pour les trois fêtes(3). Il semble que, dans le Sidour du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, ait été introduit un texte qui a été imprimé en l’état, c’est-à-dire que l’on a photocopié celui d’un Sidour existant au préalable. C’est pour cela que l’on y trouve cette mention(4).

Je suis surpris que vous n’évoquiez pas vos activités communautaires. A n’en pas douter, vous agissez avec bienveillance envers les autres, puisque Dieu vous a accordé la capacité d’exercer une influence positive. Vous devez, en particulier, diffuser les sources à l’extérieur, conformément à la demande de notre saint maître, dont le mérite nous protégera. Bien plus, tel est le besoin de l’époque et vous connaissez le récit de l’Admour Hazaken, selon lequel le roi Machia’h viendra “ quand tes sources se répandront à l’extérieur ”.

Avec ma bénédiction pour de longs jours, de bonnes années et pour donner de bonnes nouvelles,

N. B. :

Sans doute rencontrez-vous les ‘Hassidim, de temps à autre et vous les aidez, dans la mesure de vos moyens, à agir, dans le domaine de ‘Habad.

Vous m’interrogez sur le Or Néérav. Il convient de consulter la première édition de ce livre. Il est courant, en effet, que des omissions se glissent, dans les parutions ultérieures. Pour l’heure, je n’ai pas pu obtenir cette première édition.

Il me semble qu’à l’heure actuelle, le Or Yakar n’a pas encore été édité.

Notes

(1) Le Rav I.Horowitz. Voir, à son sujet, la lettre n°1344. (2) Qui ne parle que du Chabbat. (3) Pessa’h, Soukkot et Chavouot. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ L’enseignement suivant de mon beau-père, le Rabbi, est reproduit dans le calendrier, à la date du 28 Adar Richon 5703. Dans le Chema Israël du coucher, on omet, durant le Chabbat et les fêtes, le paragraphe Ribono Chel Olam et le Psaume Lamenatséa’h. En revanche, on les dit, pendant les autres jours où le Ta’hanoun n’est pas récité. A la fin des trois paragraphes du Chema, on dit Emet. On dit, une fois, Yaalzou ‘Hassidim, trois fois, Hiné Mitato, trois fois, Yevare’hé’ha. Dans le Tikoun ‘Hatsot, on ne dit pas Lamenatséa’h, quand on ne dit pas le Ta’hanoun ”.

Lettre n°4144

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4144, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Chevat, dans laquelle vous me dites que vous poursuivez vos études dans l’une des branches de la Yechiva Tom’heï Temimim et vous souhaitez rejoindre celle de Lod. Vous me demandez si vous devez faire comme vous le désirez ou non.

Il est clair qu’une telle formulation constitue, pour moi, un fait nouveau. Je n’ai jamais entendu un élève de Yechiva, en général et un élève de Tom’heï Temimim, en particulier, demander s’il devait faire ce qu’il désire. En effet, son but est de s’élever dans la crainte de Dieu, d’étudier les parties révélée et cachée de la Torah, d’accomplir les Mitsvot de la meilleure façon et non de faire ce qu’il désire. Le fait qu’il puisse, en l’occurrence en être ainsi explique sans doute votre seconde question, portant sur les mauvaises pensées qui vous troublent, pendant votre étude.

La meilleure solution, dans ces deux domaines à la fois et la réponse finale à ces questions consiste à se soumettre au joug de la Royauté divine, à celui de la Torah et des Mitsvot. De fait, nos Sages font remarquer que c’est précisément dans ces domaines que l’on emploie le mot “ joug ”.

Vous vous conformerez donc à l’avis de votre professeur, du recteur de la Yechiva et du guide spirituel, vous enseignant la ‘Hassidout. Vous leur exposerez toutes vos idées et, par la suite, vous ferez ce qu’ils vous indiqueront. Vous savez, en effet, que l’on doit dire : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ” et c’est précisément de cette façon que l’on a reçu la Torah, même s’il peut sembler que l’on en ait une approche intellectuelle. Bien évidemment, c’est là le début et le fondement du service de Dieu.

Bien plus, vous faites allusion aux pensées étrangères. Oubliez-les donc grâce à d’autres pensées, sans pour autant leur faire la guerre, sans dialoguer avec elles. Investissez votre force de pensée dans une idée positive, liée à la crainte de Dieu, à la Torah, aux Mitsvot. Si cela est trop difficile pour vous, vous concentrerez votre pensée sur un texte écrit, que vous consulterez. Ainsi, vous chasserez plus facilement ces mauvaises pensées.

Vous gardez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Et, vous connaissez par cœur, quelques chapitres de Tanya et de Michna, que vous révisez.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4145

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4145, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu votre compte rendu des 4, 10 et 13 Chevat. J’attends la suite des bonnes nouvelles, en tout ce que vous m’écrivez.

B) Je vous exprime ma surprise. Durant les années passées(2), vous vous adressiez ici afin d’obtenir, de l’association Ezrat Torah, de l’aide pour plusieurs résidents du Kfar. Vous souhaitiez, en la matière, une intervention de mon secrétariat. Les moyens de cette association sont limités et il faut donc, en la matière, agir au plus vite. Or, pour l’heure, je n’ai obtenu aucune information, à ce sujet.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse en chacun, la phrase bien connue de la prière : “ Que Ton peuple, la maison d’Israël n’ait pas besoin de tirer sa subsistance d’autres personnes, ni même d’autres peuples ”.

C) Je remercie beaucoup tous ceux qui ont fait des efforts pour la réussite de la réunion des élèves(3) fréquentant les écoles du réseau Loubavitch, au jour de la Hilloula(4) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Puisse Dieu faire que l’on multiplie de tels efforts pour les jours et les fêtes qui viennent, à l’occasion desquels on organisera d’autres réunions ou l’on prendra d’autres initiatives.

D) A l’opposé, j’ai constaté avec effroi et je proteste avec véhémence contre l’attitude surprenante, consistant à ne pas permettre aux filles de se réunir dans la synagogue, bien que ce n’ait pas été le moment de la prière. Une telle attitude n’est pas compréhensible et n’a aucun fondement. Je suis surpris que le comité du Kfar ait permis pareille chose.

A l’avenir, vous méditerez sûrement, avec l’attention qui convient, au dicton suivant du Baal Chem Tov, que nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi : “ Dieu aime chaque Juif et chaque Juive, beaucoup plus que des parents aiment leur fils unique, né alors qu’ils étaient déjà âgés ”. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

J’ai également écrit, à ce sujet, au grand Rav, maître du lieu(5).

Sans doute profiterez-vous des jours de Pourim, qui approchent, de la manière qui convient à Kfar ‘Habad. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Des réunions du comité municipale de Kfar ‘Habad. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4132. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°4073 et 4078. (4) Le 10 Chevat. (5) Le Rav Chnéor Zalman Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre suivante.

Lettre n°4146

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4146, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous demande de m’en excuser, mais je suis malheureusement conduit à exprimer encore une fois ma surprise, en constatant ce qui s’est passé(1).

J’ai demandé quels étaient le programme et l’organisation de la réunion des élèves du réseau(2), au jour de la Hilloula. A ma plus grande surprise, on m’a répondu que les garçons, dès leur arrivée, ont été réunis dans une salle et ont assisté à une animation. Les filles, en revanche, se sont déplacées, d’un endroit vers l’autre, pendant plusieurs heures. Ainsi, non seulement on n’a pas utilisé ce temps pour exercer une influence positive sur elles, pour les rapprocher du Judaïsme, de la Torah et des Mitsvot, mais, bien plus, elles ont conservé un mauvais souvenir. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

J’ai demandé pourquoi l’on n’a pas prévu, d’emblée, un endroit pour elles. On m’a répondu que l’on avait pensé les réunir dans la synagogue, mais que certains ont protesté, avec acharnement, affirmant qu’ils ne les laisseraient pas y entrer, invoquant des raisons liées à la crainte de Dieu !

Etant le maître de l’endroit(3), vous voudrez bien vérifier tout cela auprès de ces personnes :

A) Quelle est la référence, dans la partie révélée de la Torah ou dans la ‘Hassidout, qui est à l’origine d’un comportement aussi effroyable ?

B) Comment avoir les “ épaules suffisamment larges ” pour empêcher cent filles d’entendre des paroles d’encouragement et de crainte de Dieu, quand on n’est ni un Rav, ni quelqu’un qui enseigne la Torah ? Tout au plus ces personnes pouvaient-elles présenter leurs arguments au Rav de l’endroit et le laisser trancher.

C) Chacun sait ce qu’est réellement sa propre crainte de Dieu, qui n’est pas toujours du même niveau. Lorsque, parfois, on connaît la chute, s’interdit-on d’entrer dans un endroit sacré tant que l’on n’a pas accédé à une Techouva parfaite, jusqu’à ce que, selon les termes du Rambam, “ Celui Qui a connaissance de ce qui est caché puisse porter témoignage que l’on ne commettra plus pareille folie ”, comme l’explique Iguéret Ha Techouva, de l’Admour Hazaken ?

D) La Guemara, au traité Soukka 51b, établit clairement que les femmes pénétraient dans l’esplanade du Temple. Bien plus, au début, elles se trouvaient à l’intérieur et les hommes, à l’extérieur. Puis, par la suite, on fit des lucarnes pour elles, uniquement dans le but d’éviter un comportement léger, car il y avait, sur l’esplanade, à la fois des hommes et des femmes, mais en aucune façon parce que la présence de femmes juives contrevenait à la sainteté de cette esplanade, ce qu’à Dieu ne plaise.

En l’occurrence, de deux choses l’une, ou bien ces personnes connaissaient cette Guemara et, dès lors, comment ont-elles pu adopter le comportement inverse ? Ou bien elles ne la connaissaient pas et comment ceux qui manquent de connaissances peuvent-ils prendre position, publiquement, d’une manière aussi ferme, alors qu’il s’agit, en la matière, d’une centaine de filles juives ?

Dans la synagogue où priait mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, il y a eu, à plusieurs reprises, des réunions de filles, y compris de son vivant et, comme je le rappelais au paragraphe précédent, si ces personnes ne connaissent pas les coutumes des ‘Hassidim, ils doivent poser des questions et non prendre position. Par contre, s’ils les connaissent, comment ont-elles pu enseigner l’inverse ?

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Chnéor Zalman Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir la fin de la lettre précédente. (2) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, le 10 Chevat. (3) Le Rav de la ville.

Lettre n°4147

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4147, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et a de bons comportements, le Rav Its’hak Aïzik(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles, avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, le Rav Chlomo Zalman Hecht(2). Comme il me l’a demandé, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Je sais quelle relation vous entretenez avec ce qui concerne Loubavitch et ‘Habad. En outre, nos Sages disent que l’on connaît l’élévation, dans le domaine de la Sainteté. Or, est-il une plus grande sainteté que de considérer des Juifs de manière positive ? N’est-ce pas là le grand principe de la Torah, comme le dit Rabbi Akiva, commentant le verset “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” ? En conséquence, j’ai bon espoir que vous renforcerez cette relation.

Bien plus, il y aura bientôt, dans votre ville, les discussions et la répartition(3) des fonds pour le sauvetage. A cette occasion, votre bonne pensée sera sûrement liée à l’action, d’autant que le besoin de cette aide est de plus en plus pressant, comme vous le savez. Il a même été exprimé par les journaux, qui commencent à s’intéresser à la situation de centaines de milliers de Juifs d’origine séfarade.

A ce propos, je me souviens de ce dicton de mon beau-père, le Rabbi, qu’il prononça à son arrivée aux Etats Unis, pour la seconde fois(4) : “ De façon générale, on n’aime pas la compétition et le plagiat. Pour autant, la conception de Loubavitch, en général et la mienne, en particulier, est le souhait que le plus grand nombre intervienne également dans mes domaines d’action, de la manière dont je le fais moi-même ”.

Il est extraordinaire de constater, dans cette action comme dans différentes facettes des réalisations de mon beau-père, le Rabbi, l’identité avec les chefs d’Israël de notre époque. Selon les termes des Tikouneï Zohar, un chef d’Israël est “ une extension de Moché ”. Yochoua, son serviteur, lui-même, “ ne quittait pas sa tente ”. Malgré cela, il dit(5) : “ Enferme-les ” ou, tout au moins, selon l’interprétation de nos Sages, “ Confie-leur des responsabilités communautaires(6) ”. Aussitôt, le berger fidèle d’Israël répondit : “ Dieu fasse que tout le peuple de Dieu soit prophète, si Dieu lui insuffle Son esprit ”.

De la sorte, Moché n’exprimait pas le souhait que tout se passe précisément de la manière qui avait été, auparavant, indiquée par Dieu Lui-même : “ Je prendrai l’esprit qui se trouve sur toi et Je le placerai sur eux(7) ”. Il dirigeait personnellement son esprit vers eux(8).

Je vous remercie encore une fois pour tout ce que vous ferez afin d’attribuer une subvention à notre action, précédemment définie, dans la proportion la plus large.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav I.A. Small. (2) De Chicago. Voir, à son sujet, les lettres n°3930 et 4024. (3) Des subventions. (4) En 1940, afin de s’y installer. (5) De ceux qui parlaient contre Moché. (6) Ce qui a pour effet de juguler la récolte, comme l’expliquent nos Sages. (7) Sur les soixante dix anciens et non sur l’ensemble du peuple. (8) Vers l’ensemble du peuple.

Lettre n°4148

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4148, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Adar 5716,

Brooklyn, New York,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad

de Toronto, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

A l’occasion de votre réunion, qui aura lieu le dimanche de la Parchat Tétsavé, 7 Adar, j’adresse, par la présente, ma bénédiction à toutes les participantes et, en particulier, aux membres de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad(1).

Votre réunion intervient pendant la période de l’année au cours de laquelle on lit les Sidrot relatant la construction du Sanctuaire et du Temple et montrant ce que fut, à cette occasion, la participation des femmes.

A n’en pas douter, le contenu de ces Sidrot de la Torah rappellera encore une fois et soulignera l’importance des femmes et des jeunes filles, qui conduisent à l’action et donnent l’exemple, à chaque étape de la vie juive.

En effet, la Torah raconte que les femmes furent les premières à apporter leur contribution afin de bâtir l’endroit sacré où devait résider la Présence divine. A l’opposé, elles refusèrent de prendre part au veau d’or, qui était le contraire de cela(2).

Une femme ou une jeune fille juive consciente possède un sentiment profond, un sens béni de Dieu, lui permettant de déterminer ce qui est saint et doit être renforcé ou, à l’opposé, ce qui est nuisible et qu’il convient d’écarter de la vie juive.

A l’époque actuelle, alors que, bien souvent, on confond le bien et le mal, la lumière et l’obscurité, il est encore plus fondamental qu’auparavant que ce sentiment profond de la femme et de la jeune fille juive trouve une expression dans l’existence quotidienne.

Tel est, précisément, l’objectif des différents groupements de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, qui doivent exprimer concrètement ce sens intérieur de la femme et de la jeune fille et son sentiment de responsabilité, afin qu’elles occupent la place qui leur revient dans la maison d’Israël et soient des maîtresses de maison, qu’elles se rappellent, en permanence que la raison d’être du foyer juif se trouve, pour une large part, entre leurs mains.

Que Dieu fasse que vous connaissiez la réussite dans votre action et dans votre mission, afin de réaliser, de la manière la plus large, la finalité profonde, définie plus haut, qui présida à la création des associations de femmes et jeunes filles ‘Habad.

De la sorte, on augmentera et l’on intensifiera les bénédictions divines, pour vous et pour tous les membres de votre famille, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4131. (2) Puisqu’il s’agissait d’offrir son or à l’idolâtrie au lieu de le donner au Temple.

Lettre n°4149

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4149, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Chevat, dans laquelle vous envisagez de prendre un médicament nouveau, le maticortène. En effet, des doutes existent encore sur son éventuelle utilisation.

A mon avis, il faut interroger le médecin sur un médicament connu, l’hydrocortisone(1), de la famille de la cortisone, qui est plus efficace. Les doutes quant à son utilisation sont donc moindres. Dans certains cas, on l’emploie ici, depuis quelque mois, mais je ne sais pas s’il peut également faire partie du traitement de votre épouse.

Vous évoquez le fait de réciter des textes de ‘Hassidout et vous dites qu’une préparation et un effort sont nécessaires pour cela, que vos occupations ne vous le permettent pas. Il est sans doute inutile de vous rappeler l’enseignement de nos Sages, selon lequel la soumission au joug de la Torah facilite la sujétion aux préoccupations du monde et en libère.

En effet, on peut observer concrètement, même dans un autre type de réflexion, que la méditation conduit l’homme à accepter les soucis et les tracas d’une manière plus calculée, à réagir sans les exagérer ou leur accorder trop de place. Combien plus en est-il ainsi pour la Torah, qui possède, en outre, la vertu d’apporter la guérison au monde.

Vous me dites que vous ne disposez pas de livres et que cela constitue également un obstacle. Vous me préciserez quels sont ceux, parus aux éditions Kehot et disponibles chez le Rav Avraham Pariz(2), dont vous avez besoin. Sans en faire le vœu, ceux-ci vous seront adressés.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3627. (2) Chargé de la diffusion, en Terre Sainte, des livres parus aux éditions Kehot. Voir, à ce sujet, la lettre n°4092.

Lettre n°4150

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4150, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 24 Chevat, dans laquelle vous me faites part de vos doutes sur votre manière de vous habiller. En effet, vous ne savez pas si vous devez porter un vêtement long et un chapeau, votre famille s’y opposant.

Pour l’heure, vous êtes vous-même dans le doute, à ce sujet. Il ne faut donc pas vous dépêcher de prendre une décision, en la matière. Dans un premier temps, vous étudierez la Torah, en général, avec ardeur et flamme, la ‘Hassidout, en particulier, qui raffermit la crainte et l’amour de Dieu. Puis, au bout d’un certain temps, vous vous poserez, de nouveau, cette question, en fonction de ce que sera alors votre situation.

Car, la décision de changer sa manière de s’habiller doit être prise avec détermination, afin d’écarter toute éventualité de retour à votre manière précédente de vous vêtir, du fait de la honte ou des moqueries. On peut vérifier, dans la pratique, qu’il y a là une des plus grandes épreuves. Les quatre parties du Tour et Choul’han Arou’h l’indiquent, qui commencent par : “ On n’aura pas honte devant les moqueurs ”. Vous consulterez ce texte.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4151

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4151, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Adar 5716,

Brooklyn, New York,

A tous ceux qui chérissent la Torah et les Mitsvot,

aux ‘Hassidim, en particulier, partout où ils se trouvent,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue grandement et vous bénis,

La Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, en notre Terre Sainte, dans laquelle se trouvent également des immigrants de Russie ou encore parmi nos frères, les Sefardim et ses branches ont été créées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Dieu merci, cette Yechiva s’est agrandie et élargie quantitativement, par le nombre de ses élèves et qualitativement, par son étude de la Torah et du luminaire qu’elle contient, par la crainte de Dieu pure et l’éducation de ses élèves, conformément à la volonté de son fondateur.

Comme tout ce qui appartient au domaine de la Sainteté, au sein duquel notre Torah, Torah de vie, dit que l’on doit connaître l’élévation, la Yechiva se grandit et s’élargit, en particulier dans la période récente, du fait de l’urgente nécessité d’ouvrir largement ses portes aux nouveaux immigrants, à ceux qui viennent du Maroc. En les intégrant à la Yechiva, on peut les sauver et ils ne doivent donc pas rester à l’extérieur, ce qu’à Dieu ne plaise.

Le besoin du moment, la nécessité première consiste donc à élargir le domaine de la Yechiva, la tente de la Torah et la tente de la prière, à renforcer ses fondations.

Il est inutile de préciser à quel point les temps sont difficiles, du fait de nos nombreuses fautes. C’est donc précisément dans les palais de la Torah et de la prière que l’on ressent le plus l’étroitesse. Or, si nous éprouvons la peine pour les premiers(1), combien plus est-ce le cas pour les derniers(2), qui frappent à la porte de la Yechiva.

En conséquence, la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod se voit dans l’obligation de déléguer un collecteur de fonds, afin de souligner à nos frères, les enfants d’Israël, qu’ils doivent aider cette institution, en ce moment difficile.

Je m’en remets donc à l’affirmation de nos Sages selon laquelle on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité.

Et, je vous adresse, par ces quelques lignes, un appel urgent. Je vous demande d’accueillir avec bienveillance ce représentant de la Yechiva, de lui apporter votre contribution avec générosité, la vôtre et celle des autres, financière et physique, de fournir votre aide concrète et rapide à la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod.

Vous savez le grand mérite que constitue le soutien de la Torah du plus grand nombre, en particulier celui des Yechivot et Talmud Torah de mon beau-père, le Rabbi, qui poursuit son œuvre là-haut, prie pour chacun et chacune de ceux qui participent à ses saints accomplissements.

Cette participation est le canal et le réceptacle suscitant et intégrant les bénédictions de Dieu, en tous les besoins, matériels et spirituels. Et, tout dépend du nombre des actions. En multipliant les réceptacles, on peut intensifier la bénédiction et la réussite.

Avec ma bénédiction pour tout le bien,

M. Schneerson,

Notes

(1) Ceux qui ont déjà été intégrés et subissent donc l’étroitesse de cette situation. (2) Ceux qu’il s’agit d’intégrer maintenant.

Lettre n°4152

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4152, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Adar 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 24 Chevat et j’y ai appris, avec plaisir, que vous maintenez les études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya. Sans doute y ferez-vous un ajout, comme le disent nos Sages, selon lesquels on connaît un tel ajout, dans le domaine de la Sainteté.

Vous évoquez la Techouva des Justes. Vous consulterez,

à ce sujet, le Likouteï Torah, Parchat Devarim, à la page 92b et Chir Hachirim, page 50b. Une causerie de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, prononcée à A’haron Chel Pessa’h 5694(2), explique longuement tout cela.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles en tous ces domaines.

Vous évoquez également la mention du Nom de Dieu. Vous consulterez, à ce sujet, le discours ‘hassidique intitulé “ Tu es saint ”, de mon beau-père, le Rabbi, qui se trouve dans le Séfer Ha Maamarim Yiddich et le Torah Or, à la page 14b.

Notes

(1) Le Rav Moché Yemini. Voir, à son sujet, la lettre n°4062. (2) 1934.

Lettre n°4153

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4153, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous évoquez l’empressement et la force de caractère, que vous ne semblez pas posséder de la manière qui convient.

Concernant l’empressement, vous étudierez le Chaar Ha Y’houd Ve Ha Emouna, de l’Admour Hazaken, qui est la seconde partie du saint Tanya. Puis, vous méditerez à ce qui est dit au début du Tour Ora’h Haïm, également cité par le Ramah : “ L’homme qui est seul chez lui, ses gestes, ses occupations, ne sont nullement comparables à ce qu’ils sont en présence d’un grand roi ”.

Et, s’il en est ainsi à l’extérieur d’Erets Israël, combien plus est-ce le cas en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h. En effet, on ne se tient pas devant un grand Roi de la même façon selon que Celui-ci se trouve dans le champ ou dans Son palais.

Après avoir, une première fois, médité à tout cela, pendant un long moment, vous pourrez raviver brièvement le souvenir de cette réflexion, chaque fois que vous devrez mettre en éveil l’empressement, comme le dit l’Admour Hazaken, au début de son Sidour. Ainsi, vous vous rappellerez de Dieu, Qui se trouve devant vous et vous abandonnerez votre nonchalance pour faire preuve de vivacité.

S’agissant de la force de caractère, vous étudierez le Likouteï Torah, au début de la Parchat Vaykra, pagez 1c, qui dit que “ l’émissaire de l’Homme céleste s’identifie à Lui ”. Vous réfléchirez à cela et vous honorerez les Mitsvot, qui sont “ Mes émissaires ”. Si vous méditez à ce qui vient d’être dit, vous vous renforcerez aussi dans l’avis de la Torah et dans celui des Mitsvot.

Pour ce qui est du programme d’étude de la ‘Hassidout, vous apporterez tous les détails aux ‘Hassidim âgés, qui se trouvent près de vous. En fonction de cela, ils vous guideront

et vous vous conformerez à leur avis. Vous connaîtrez la réussite.

Sans doute gardez-vous les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous les respecterez, au moins à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°4154

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4154, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’espère que vous organiserez, à Pourim, une réunion ‘hassidique joyeuse. C’est au cours de cette fête, en effet, que tout fut “ transformé ”. En conséquence, ceux qui, pour l’heure, sont des opposants, se transformeront et deviendront des ‘Hassidim.

Bien plus, ceux qui parviennent déjà au bout du chemin concluront leur parcours au plus vite, car, comme on le chante le 19 Kislev, à l’occasion de la fête de la libération, “ la rose des ‘Hassidim est radieuse et joyeuse ”.

Avec ma bénédiction de joyeux Pourim, de joie permanente et pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°4161

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4161, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Adar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Na’houm Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, avec les nouvelles qu’elle m’annonçait. Bien évidemment, celles-ci font la preuve que l’on peut et que l’on doit agir, dans votre ville, en tous les domaines du Judaïsme. Car, si l’on a pu le faire, il y a quelques dizaines d’années, combien plus est-ce possible maintenant, alors qu’il y a de nouveaux responsables communautaires. Et, rien ne résiste à la volonté.

Bien plus, nous nous trouvons dans les trente jours qui précèdent la fête(2), c’est-à-dire juste après Pourim et c’est alors que l’on entame l’étude des lois de Pessa’h. Il faut donc trouver des possibilités et des moyens, non seulement de distribuer de la Matsa Chemoura, puisque j’ai souligné, il y a quelques années, qu’il fallait le faire juste avant Pessa’h, mais, plus généralement, d’assurer la Cacherout, une bonne surveillance. Certes, il y a des Rabbanim qui s’en chargent, mais il est dit que l’on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité. Bien plus, vous possédez, vous-même, de l’expérience, en la matière et, comme je l’ai dit, rien ne résiste à la volonté.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav N.Y. Farmet, de Buenos Aires. (2) De Pessa’h.

Lettre n°4162

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4162, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Adar 5716,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre question concernant mon avis sur la question qui a été portée à l’ordre du jour, ces derniers mois, à propos de l’organisation de la journée des Rabbanim, aux Etats Unis. La question est la suivante :

“ Est-il permis à ceux qui respectent la Torah et les Mitsvot d’appartenir à des associations comptant, parmi leurs membres, des rabbins réformés ou conservateurs, es qualité, qu’il s’agisse d’une participation individuelle, comme dans le comité rabbinique de New York, ou d’une participation au titre d’une institution, comme dans le conseil des synagogues ?

Les raisons de ceux qui permettent et de ceux qui interdisent sont bien connues. Elles ont été diffusées par leurs auteurs, à différentes occasions et ont été rapportées par la presse. ”

Ma réponse est la suivante. Ces dernières années, la question se pose d’une manière beaucoup plus aiguë et elle a reçu, de ce fait, une formulation nouvelle. Le grand public, en particulier les jeunes rabbins et, plus généralement, la jeunesse juive des Etats Unis, accordent une attention particulière à cette question. Tous considèrent que la réponse qui lui sera apportée et la décision hala’hique qui sera rendue portent non seulement sur la participation à telle ou telle autre organisation, mais aussi sur la manière de considérer les mouvements réformé et conservateur, dans leur ensemble.

La question posée est donc, en fait, la suivante. Ces rabbins, représentants de ces mouvements, sont-ils simplement des Rabbanim adoptant systématiquement la position la plus conciliante, à la différence des rabbins orthodoxes, qui ont, pour leur part, une attitude plus rigoriste ?

Ou bien faut-il appliquer ici la décision du Rambam, dans ses lois de la Techouva, chapitre 3, paragraphe 8, selon laquelle celui qui prétend que la Torah ne vient pas de Dieu, même s’il fait allusion à un seul verset, à un seul mot, que Moché aurait, selon lui, introduit de sa propre initiative, est considéré comme rejetant l’ensemble de la Torah. Il en est de même pour celui qui nie un commentaire de la Loi Orale ou même une simple précision qu’elle apporte.

En conséquence, quiconque peut exercer une influence sur le déroulement des opérations et, a fortiori, sur la position à prendre, sur la décision finale et la manière de la formuler, doit bien connaître la situation et savoir tout ce qui peut en découler.

Il s’agit, en la matière, de la façon dont les principes de la foi seront considérés par des milliers, des dizaines de milliers de Juifs. Certains parlent de prétendus gains ou écrivent, à ce sujet. Il est clair que ceux-ci sont négligeables, s’ils sont rapportés à une telle question.

Voici donc ce qu’il faut savoir. Ceux qui souhaitent laisser la place au doute ou, tout au moins, optent pour un refus qui ne serait pas empreint de toute l’énergie nécessaire, ne répondent pas à la question de savoir quelle relation adopter avec les mouvements conservateur ou réformé. Or, ceci n’a rien à voir avec la question posée et la manière de la formuler, car le grand public et une partie des rabbins ne s’intéressent pas à leurs explications, à leurs raisonnements et à leurs justifications. Ils veulent savoir quelle est la position finale, un accord ou un refus.

Puisse Dieu faire, conformément à la caractéristique de notre époque, celle de la délivrance, que le plus grand nombre d’éléments se précise, se clarifie et se réunisse. Ainsi, on fera la différence entre la Torah, Parole du Dieu de vie et les stratagèmes des hommes.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Lettre n°4163

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4163, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Adar 5716,

Brooklyn, New York,

Au distingué monsieur Yaakov Yochoua(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, la nouvelle de la célébration des trente jours(2) que vous avez organisée pour votre père, le grand Rav et ‘Hassid, Rav ‘Hananya Gabriel, que son âme repose en paix. C’est bien la preuve que vous estimez le défunt à sa juste valeur.

J’ai été satisfait d’apprendre que vous vous intéressez aux manuscrits laissés par votre père, le Rav, d’autant que, comme vous le précisez, ceux-ci sont déjà classés et ordonnés. Vous me demandez s’ils sont dignes d’être publiés et quelle maison d’édition acceptera de les faire paraître. Il y a, à Jérusalem, de nombreux Rabbanim et enseignants de la Torah, susceptibles d’examiner ces manuscrits et de dire s’ils sont publiables en l’état ou bien s’ils doivent encore être travaillés. S’ils émettent un avis positif, il est clair, pour différentes raisons, que ce livre doit être publié sur place, en Terre Sainte.

Je me permets d’ajouter un point personnel. Vous me décrivez ce que sont ces manuscrits et le travail qui y a été investi. J’ai donc bon espoir que vous-même et votre frère, auquel vous faites allusion dans votre lettre, poursuivrez en ce sens. Je fais allusion non seulement à l’aspect technique des choses, c’est-à-dire à la publication de ces écrits, mais aussi à leur étude, qui était sûrement l’objectif essentiel de leur auteur.

Cette étude sera conforme au célèbre principe, énoncé par nos Sages, selon lequel “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”. Ils disent aussi, au traité Baba Batra, que l’on ne peut parler de mort, à propos de David, à cause du fils qu’il laissa(3).

Il est sans doute inutile d’approfondir cette idée et rien ne résiste à la volonté, d’autant que le mérite de vos ancêtres vous vient en aide.

Avec ma bénédiction pour que votre mère, à laquelle Dieu accordera longue vie, ait une meilleure santé et que vous connaissiez la réussite en tout cela, de même que votre frère,

Notes

(1) Yaakov est un prénom et Yochoua, un nom de famille. (2) Du deuil. (3) Chlomo.

Lettre n°4164

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4164, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Adar 5716,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires,

aux comportements généreux, issu d’une illustre

famille, le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Il me semble qu’une fois, au cours de l’une de nos discussions, j’ai eu l’occasion de vous exposer la position suivante. Il serait bon d’encourager les jeunes et de leur accorder une place importante(2), même s’il est possible qu’ils ne possèdent pas encore toutes les capacités nécessaires pour cela. Parfois même, d’autres pâtissent du fait qu’ils ne sont pas pleinement aptes.

Malgré tout cela, cette attitude est justifiée par le grand apport qui en découle, par l’utilisation de forces vives et la satisfaction morale de chacun, en sachant que l’on a aidé telle personne(3) à envisager sa vie d’une manière plus sereine, dans un environnement qui lui viendra en aide ou bien dans tout autre contexte.

Sans doute avez-vous passé les jours de Pourim dans la joie. Puisse Dieu faire que celle-ci ne connaisse aucune limite, pour des raisons extérieures comme pour des raisons profondes. Il nous est ordonné, en effet, de “ ne plus savoir ”. Vous obtiendrez ainsi la joie véritable pour toute l’année.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Monsieur Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°3919. (2) Textuellement “ une place à l’est ”. (3) Tel jeune.

Lettre n°4165

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4165, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Adar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav David Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de Chouchan Pourim, dans laquelle vous me faites part de l’incendie qui est survenu.

Vous savez sans doute ce que disent nos Sages, au traité Baba Batra 12b : “ Lorsque l’on fait du bien à quelqu’un(2), c’est pour de longs jours ”. C’est particulièrement vrai en pareil cas, comme l’explique le Dére’h Mitsvoté’ha, à la page 114b, qui rapporte les termes de l’Admour Hazaken, de même que les notes et références imprimées à la fin de ce livre.

Puisse Dieu faire que ces bénédictions de nos maîtres s’accomplissent pleinement en vous.

Notes

(1) Le Rav D.M. Shulman. Voir, à son sujet, la lettre n°4022. (2) Ce qui est le cas après un incendie.

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