Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°4080
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4080, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yaakov Yossef(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 19 Tévet, qui m’est parvenu avec un peu de retard. Vous me dites que vous ne voyez pas de réussite dans votre activité publique et vous vous en plaignez.
Vous savez comment il convient de raisonner, en pareil cas. Il est bien évident que, si vous cessez vos activités, pour une quelconque raison, rien ne se fera. En revanche, si vous poursuivez vos efforts, il est certain que s’accomplira la promesse de nos saints maîtres, selon laquelle “ un effort n’est jamais vain ”. C’est bien évident.
Je suis surpris que vous ne disiez rien, dans votre lettre, de votre action pour le Talmud Torah et le Beth Rivka(2), conformément à l’entretien que nous avons eu ici.
Puisse Dieu faire que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de l’état de santé de votre épouse et de votre fille.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Le Rav Y.Y. Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, les lettres n°3596 et 4185. (2) Vraisemblablement la collecte de fonds pour ces institutions.
Lettre n°4081
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4081, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5716,
Brooklyn,
A madame Mery(1),
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous envisagez ce que pourrait être un fonds de bourses pour les Yechivot.
Ces bourses sont envisage ables de différentes façons, en particulier pour les Yechivot d’Erets Israël, qui sont différentes de celles que l’on connaît en Amérique. Là-bas, en effet, des hommes mariés y poursuivent également leurs études. Le montant de ces bourses peut donc être versé à la caisse de la Yechiva. On peut aussi écrire sur une plaque le nom du donateur, ou bien un autre nom, selon ce que l’on désire.
J’imagine que l’on peut également faire en sorte qu’une possibilité soit ainsi offerte à un élève qui le mérite, selon l’estimation de la Yechiva, d’apprendre la Torah dans la quiétude et de progresser. Bien évidemment, si ces bourses sont maintenues pendant plusieurs années, elles ne seront pas toujours décernées aux mêmes élèves, mais à d’autres, si on l’estime utile, pour une certaine raison.
Vous ne dites rien du projet de faire imprimer le Séfer Ha Rikma(2). Avez-vous contacté les institutions qui peuvent s’en charger, en Erets Israël ou bien ailleurs ?
Je vous souhaite de donner de bonnes nouvelles de votre état de santé et de tout le reste. Si je peux vous être utile, dans l’un des domaines qui viennent d’être évoqués, j’espère que vous m’en offrirez la possibilité.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Madame M. Wilenski, de Cincinnati. Voir, à son propos, la lettre n°4193. (2) Edité de nouveau, à partir du manuscrit, avec une introduction, des notes et un index, par le mari de cette femme, Mi’haël Wilenski, à Berlin, en 5689-1929. Cet homme quitta ce monde, le 30 Sivan 5715-1955, alors que la seconde édition de ce livre, avec de nouvelles notes, était encore sous forme manuscrite. Le Rabbi conseillait donc à sa veuve de publier cette nouvelle version. Ce livre parut effectivement à Jérusalem, en 5624-1964.
Lettre n°4082
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4082, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham ‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos coupures de presse relatives au 19 Kislev et je vous en remercie.
S’il est encore temps de le faire, il serait bon d’imprimer, dans le Bitaon(2), le passage commençant par : “ Plusieurs s’interrogent sur les pratiques qui ont dernièrement été adoptées par les ‘Hassidim, au jour de leur anniversaire(3). On trouvera donc, ci-joint, un extrait d’une lettre du Rabbi Chlita, à ce sujet ”. Le signataire de l’article sera la rédaction du Bitaon.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Extrait de la lettre du Rabbi Chlita :
“ Vous m’avez fait part de votre anniversaire. A cette occasion, vous adopterez sûrement les coutumes récentes des ‘Hassidim. Vous serez donc appelé à la Torah, en ce jour, si celle-ci est lue ou bien le Chabbat précédent, si elle ne l’est pas. Vous donnerez de la Tsédaka avant les prières de Cha’harit et de Min’ha. Si c’est un Chabbat ou une fête, vous le ferez la veille. Vous fixerez, en ce jour, une étude supplémentaire de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, en plus des trois qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. ”
Notes
(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°3879. (2) Le Bitaon ‘Habad, organe des jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte, volume n°10, page 16. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3579 et 4255.
Lettre n°4083
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4083, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav N.N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du cinquième jour de ‘Hanouka, des 8 et 27 Tévet, de même qu’à votre télégramme et à ce qui y était joint. Je vous remercie des bonnes nouvelles que vous me donnez, concernant les réunions ‘hassidiques. De façon générale, il faut faire porter tous ses efforts sur ce qui, à mon sens, fait cruellement défaut aux élèves, pour ma grande peine, c’est-à-dire l’attachement à la Yechiva et à tout ce qui la concerne, même si, pour l’heure, je n’ai pas pu vérifier si le manque se manifeste seulement envers la Yechiva ou bien également envers l’étude de la Torah.
Ce manque apparaît à l’évidence, dans les lettres que je reçois, même si, bien entendu, on s’efforce de le cacher, dans toute la mesure du possible. Il peut, néanmoins, être discerné entre les lignes. Un effort, en la matière, est donc tout particulièrement nécessaire, car, au final, le temps qu’ils(2) passent dans l’enceinte de la Yechiva est très limité. Puis, ils doivent ensuite assumer la mission de transmettre aux autres(3), ne pas se contenter d’agir pour leur propre personne. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
De façon générale, le comportement ‘hassidique est basé sur le fait que rien n’est machinal, comme l’établissent différentes causeries de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Combien plus en est-il ainsi quand on veut qu’ils(2) rejettent l’ostentation et soient profonds également dans leur manière d’influencer les autres. Il est, bien sûr, inutile d’en dire plus.
Bien évidemment, je fais allusion, en la matière, à tous les membres de la direction de la Yechiva et même à ceux qui gèrent les problèmes matériels car il y a tout lieu de penser que ceci influence également la manière dont les élèves considèrent la Yechiva.
C’est aussi à propos de tout cela qu’il est dit : “ Cela n’est pas inaccessible et éloigné… ce n’est pas dans le ciel ”. Et, nos Sages soulignent que, si cela se trouvait dans le ciel, il aurait fallu y monter pour accomplir la Volonté du Créateur(4). Combien plus en est-il ainsi quand “ la chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour l’accomplir ”. En la matière, s’applique tout ce qui vient d’être dit, d’autant que le mérite de nos saints maîtres vous vient en aide, dans cette mission sacrée.
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov, guide spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch, de Brunoy, en France. Voir, à son sujet, les lettres n°3434 et 4243. (2) Les élèves de la Yechiva. (3) Textuellement “ d’être suffisamment humide pour humecter les autres ”. (4) Le fait que la Torah ne soit pas inaccessible résulte donc uniquement de la bonté de Dieu et n’a pas d’incidence sur les obligations de l’homme.
Lettre n°4084
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4084, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 17 Tévet(1), dans laquelle vous me faites part de votre désir de vous lier à l’enseignement et à la pratique de ‘Habad, de faire partie de ceux qui sont attachés(2).
Plusieurs lettres sacrées vous apportent une réponse et celle-ci figure également dans le Hayom Yom, à la date du 24 Sivan. Pour être véritablement attaché à quelqu’un, il faut étudier l’enseignement de la Torah qu’il développe. En apprenant les discours ‘hassidiques, en lisant les causeries, en se liant aux ‘Hassidim et aux élèves de la Yechiva, dans leurs études et dans leurs réunions ‘hassidiques, en mettant en pratique ma demande de lire des Tehilim, en gardant le temps de l’étude, on est réellement attaché.
Ce qui vient d’être délivre un enseignement, de portée générale, s’appliquant à tous. Mais, en la matière, comme en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, il est aussi des points spécifiques, pour chacun selon ce qui le concerne, comme le fait d’influencer les élèves, en général et ceux de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, en particulier. C’est par ce portique que s’élèvent la Torah et les Mitsvot, que se dévoilent les bénédictions qu’elles apportent. Il faut donc être particulièrement scrupuleux, en la matière, comme l’indique Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 7. Et, les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix sept. (2) Au Rabbi.
Lettre n°4085
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4085, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je n’ai pas eu de vos nouvelles depuis bien longtemps et puisse Dieu faire que la raison en soit le fait que tout aille bien, car, en pareil cas, il n’y a pas lieu d’écrire(2), même si nos saints maîtres, dont le mérite nous protègera, n’ont jamais accepté cette conception, ont attendu, espéré qu’ils recevraient, malgré tout, de bonnes nouvelles. Bien plus, vous êtes sûrement actif en ce qui concerne le Judaïsme et vos accomplissements, en la matière, sont importants. Vous avez donc de quoi raconter.
J’ai lu, il y a quelques temps, une description de la guerre que vous avez menée afin de préserver le caractère de votre synagogue(3). J’ai observé que le juge vous a donné raison, en se basant sur le règlement de cette synagogue. Or, une synagogue de Pittsburgh est confrontée au même problème, du fait des idées de quelques uns de ses membres. D’après les informations qui me sont parvenues, l’argumentation que vous avez avancée s’applique à ce cas, de la même façon. Je pense donc que, si vous adressez aux personnes concernées votre dossier judiciaire et le verdict final, vous leur rendrez un grand service.
Bien plus, l’habitude de ce pays veut qu’un juge fasse grand cas de l’avis et de la décision d’un autre juge, confronté au même dossier. Si la production de ce dossier occasionne des frais, par exemple pour rétribuer les employés de l’administration, il est bien évident que le Ma’hané Israël les prendra en charge et vous adressera un chèque, du montant que vous indiquerez.
Vous pouvez adresser ce dossier judiciaire à mon secrétariat, qui le fera suivre à Pittsburgh, ou bien directement dans cette ville, à monsieur Cohn, dont l’adresse se trouve ci-dessous. Dans ce dernier cas, je vous serais reconnaissant de bien vouloir me faire savoir que vous avez accédé à ma requête.
J’adresse ma bénédiction et mes salutations aux ‘Hassidim de votre ville, de même qu’à ceux qui pensent ne pas encore être des ‘Hassidim. Car, tous les Juifs sont frères et la différence entre eux est uniquement la suivante. Certains savent ce qu’ils sont et le ressentent, alors que d’autres vivent dans l’erreur, attendant et attendent qu’on leur fasse prendre conscience, qu’on leur explique que tous les Juifs assument une responsabilité collective.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav B.Levittin. Voir, à son sujet, les lettres n°2034 et 4117. (2) Le Rabbi inscrit, à la fin de cette phrase, un point d’interrogation entre parenthèses, afin d’en souligner le caractère ironique. (3) Vraisemblablement le caractère orthodoxe, devant les attaques des Juifs réformés.
Lettre n°4086
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4086, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre du 28 ‘Hechvan, qui faisait suite à un silence particulièrement long et qui m’est, en outre, parvenue avec retard. J’y fais réponse dans l’ordre des questions posées :
A) Vous avez raison de souligner que la pédagogie proscrit le recours à la punition par le bâton. Très souvent, ce que l’on gagne, en agissant de la sorte, est supprimé par le tort, beaucoup plus important, qui en résulte. Vous devez comprendre ce que je veux dire. La pratique établit qu’une fermeté prenant un aspect agréable est plus efficace.
B) Votre projet d’abandonner vos fonctions d’enseignement afin de devenir comptable ou bien employé ne me convient pas. En effet, il semble, selon les nouvelles en ma possession, que vous en tiriez votre subsistance matérielle et même spirituelle.
C) Vous évoquez les éclairs et le tonnerre. Vous ferez donc vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison. Vous garderez, à proximité de vous, une photographie de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, surtout lorsque ceux-ci sont fréquents. Dès lors, une réflexion sommaire vous suffira pour ne plus être saisi par la peur. Bien plus, vous savez ce que nos Sages disent, à ce sujet. Selon eux, ces manifestations permettent de rendre droites les parties sinueuses du cœur.
D) On vous a chargé de donner des cours aux soldats religieux. Bien évidemment, il faut profiter pleinement de cette opportunité afin de les rapprocher encore plus de notre Torah, Torah de vie et de ses Mitsvot. Ainsi, “ leur campement sera saint ”.
De même, il est clair qu’il ne faut pas se contenter des soldats qui sont déjà religieux. Il faut faire en sorte, avec détermination, que ceux qui ne le sont pas encore s’ajoutent à votre auditoire. En effet, c’est aussi à leur propos qu’il est dit : “ Je dors en exil, mais mon cœur est en éveil ”, comme l’explique, en particulier, le Dére’h ‘Haïm, de l’Admour Haémtsahi, soulignant que ceci est encore plus fort que la Techouva. Vous consulterez le Dére’h ‘Haïm, paru aux éditions Kehot, à partir de la page 182.
Les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur de ceux qui vous écoutent et, au final, elles font leur effet.
E) Vous envisagez de vous installer dans une autre ville. Vous devez, tout d’abord, vous assurer que vous pourrez y gagner votre vie et ne pas vous contenter de présomptions.
F) Vous dites, au début et à la fin de votre lettre, que vous vous êtes adressé à ce couple, c’est-à-dire à cet homme et à son épouse, pour leur demander de travailler, dans le cadre de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, dans le domaine de ‘Habad. Mais, ils n’ont pas accepté votre proposition et vous en énoncez les raisons.
Pour autant, à quoi bon ces raisons, puisque, au bout du compte, ils n’apportent pas leur contribution à une institution de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera ? Bien évidemment, la bonne éducation, en tout endroit, reste une question fondamentale. Mais, ceci conduit également à formuler une plainte, ainsi qu’il est dit : “ On m’a chargé de garder les vignes, mais je n’ai pas gardé la mienne ”, même si la Torah porte témoignage que celles des autres sont effectivement des vignes. Tout cela est bien évident et il est sûrement inutile d’en dire plus.
G) Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de tous vos besoins, matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
Lettre n°4087
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4087, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Zeev Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du troisième jour de ‘Hanouka, dans laquelle vous vous interrogez sur la place du serpent dans le Gan Eden(2) et sur les explications que donnent nos Sages à ce sujet, dans le traité Sanhédrin 59b.
Différents textes apportent ces explications et on les retrouve également, en allusion, dans la partie révélée de la Torah. Nos Sages disent, en effet, au traité Yoma 69b : “ On chercha un œuf du jour, pour un malade, dans tout Erets Israël, mais l’on ne put le trouver(3)… Le monde va ainsi à la destruction ”. Vous consulterez également l’introduction du Chneï Lou’hot Ha Berit, à la page 19b.
Avec ma bénédiction de réussite dans l’éducation basée sur les valeurs sacrées,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Sans doute préparerez-vous les élèves pour le 10 Chevat, date de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Notes
(1) Le Rav Z.T. Weber, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3852. (2) Lors de la création, auprès d’Adam et de ‘Hava. (3) Parce que le mauvais penchant avait disparu du monde. Ainsi, le mal est nécessaire pour que le bien puisse se révéler et ceci explique la présence du serpent dans le Gan Eden.
Lettre n°4088
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4088, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Chevat 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 11 Tévet, avec ce qu’elle contenait. Vous interprétez le courrier que je vous ai adressé en concluant que les paroles n’aboutissant pas à l’action peuvent être considérées comme inutiles, leur finalité n’ayant pas été réalisée.
Je n’ai pas dû être suffisamment précis, dans mon propos, car ce n’est nullement là ce que je voulais dire, ce qu’à Dieu ne plaise. Je faisais allusion aux causeries qui sont prononcées ici, pendant la réunion ‘hassidique et la signification de tout cela est bien simple. Si l’on met en application ce que je dis, en encourageant les autres, avec des paroles émanant du cœur, on n’a pas à observer les actions concrètes qui en résultent(2).
Et, l’on retrouve une même explication à propos de la recherche du ‘Hamets(3). En effet, on récite, à juste titre, une bénédiction en effectuant cette recherche, même si l’on ne trouve pas de ‘Hamets, car la Mitsva est de le chercher(4).
Il en est de même pour la Mitsva de faire une remontrance à son prochain. Nos Sages se demandent si l’on doit aller jusqu’à le frapper, dans un cas où, si l’on n’en parvient pas à cette extrême, le reproche restera sans effet. Néanmoins, la Mitsva n’en est pas supprimée pour autant. Il n’en est pas de même pour la causerie que je prononce, laquelle doit être considérée de manière indépendante(5).
J’espère que ces quelques lignes feront leur effet et qu’elles atteindront leur but, en vous conduisant à redoubler d’ardeur dans votre effort. Bien plus, vous connaissez l’affirmation de notre saint maître(6) selon laquelle un effort n’est jamais vain.
Avec ma bénédiction de réussite en votre action, pour tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Le Rav M.Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°3958. (2) La valeur d’une action ne peut être évaluée en fonction des résultats qu’elle permet d’obtenir, car ceux-ci ne sont pas quantifiables. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4244. (4) Et non de le trouver. (5) Et n’a de sens que dans la mesure où elle est suivie d’effet. (6) Le précédent Rabbi.
Lettre n°4089
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4089, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Chevat 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et multiplie les accomplissements positifs, Rav Moché Elyahou Gerlitski, que vous comptez vous rendre en visite, pendant quelques semaines, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, prochainement et de nos jours, par notre juste Machia’h. Il est dit de ce pays que “ toujours les yeux de Dieu sont tournés vers lui, du début de l’année à la fin de l’année ”. Il faut donc ressentir qu’il en est ainsi dès les préparatifs du voyage.
Ceci peut être comparé aux préparatifs nécessaires, lorsque l’on rend visite à un grand prince ou, a fortiori, au roi lui-même et, encore plus, au Roi, Roi des rois. Néanmoins, cette préparation doit être réalisée par les vêtements de son âme, les vêtements profonds, car “ on porte la crainte de Dieu dans le cœur ”.
Pour cela, il faut donc intensifier son étude de la Torah et sa pratique des Mitsvot, de la meilleure façon. Et, rien ne résiste à la volonté, si l’on prend la décision sincère de faire cet ajout, dans toute la mesure de ses moyens et, encore plus, si l’on est un émissaire de Mitsva(2), pour ce voyage.
Puisse Dieu faire que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous connaissez sans doute les trois études, concernant chacun, qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin, la Paracha du ‘Houmach de la Sidra de la semaine, avec le commentaire de Rachi, le dimanche depuis son début jusqu’au Chéni, le lundi du Chéni au Chelichi et ainsi de suite, le Tanya, chaque jour, selon sa répartition annuelle. Vous garderez ces études, au moins à l’avenir et Dieu vous accordera la réussite.
Notes
(1) Le Rav D.Libman, de Montréal. (2) Chargé d’accomplir une Mitsva, par exemple de donner de la Tsédaka, à son arrivée.
Lettre n°4090
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4090, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Chevat 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de Kislev, le mois de la délivrance(1), dans laquelle vous me décrivez votre situation actuelle. Vous me dites que, tout au long de votre vie, vous n’avez pas connu le bien et vous demandez que votre nom soit mentionné(2), de même que ceux de votre épouse et de vos enfants, afin d’obtenir une bénédiction.
Il semble que vous ne vous aperceviez pas de la contradiction qu’il y a dans votre lettre.
Comment un homme auquel le Créateur a permis de se marier, a accordé la bénédiction d’avoir des enfants, lesquels auront une longue vie, peut-il dire qu’il n’a pas connu le bien, pendant toute sa vie ? Il y a là une ingratitude effroyable !
Mais, à n’en pas douter, ces propos ne remettront pas en cause les bénédictions que Dieu vous a accordées jusqu’à maintenant. Néanmoins, si cette bénédiction est maintenue et même accrue, cela ne veut pas dire qu’il faut continuer à être ingrat !
Des centaines, des milliers d’hommes prient, chaque jour, pour avoir des enfants et ils seraient prêts à donner tout ce qu’ils possèdent pour avoir un fils unique ou une fille unique. Or, ils n’en ont pas encore le mérite et puisse Dieu exaucer prochainement leur requête.
Vous-même, vous avez obtenu cette bénédiction, semble-t-il sans avoir eu besoin de prier particulièrement pour cela. Or, vous ne comprenez pas toute la richesse, tout le bonheur que cela représente et vous employez, par deux fois, dans votre lettre, la formule précédemment citée(3). Bien plus, vous concluez en affirmant que vous ne pensez pas que Dieu vous aidera, car il a été décidé que vous seriez pauvre et malheureux durant toute votre existence, ce qu’à Dieu ne plaise !
Bien évidemment, je ne veux pas dire que l’on doit se contenter de moyens réduits ou bien d’un état de santé déficient.
Je voudrais simplement vous faire remarquer que c’est peut-être là la cause de vos problèmes de santé et de votre manque de largesse matérielle. En effet, vous ne reconnaissez pas les bénédictions que Dieu vous a accordées dans un domaine encore plus essentiel que la bonne santé et l’opulence matérielle. Vous avez des fils et des filles suivant le chemin de Dieu !
Quand on ne reconnaît pas le bien visible et tangible que Dieu accorde, bien plus quand on le fait d’une manière si effroyable que l’on peut employer les expressions terribles figurant dans votre lettre, comment s’étonner que l’on n’obtienne pas les bénédictions célestes dans les autres domaines ?
J’espère que ces quelques lignes suffiront pour éclairer vos yeux, afin que vous puissiez observer la réalité telle qu’elle est.
Si vous servez Dieu avec une joie réelle et profonde, vous accroîtrez sûrement les bénédictions de Dieu pour votre santé et pour gagner votre vie, comme le précisent différents textes, en particulier le Zohar, tome 2, page 184b.
Vous avez sans doute un temps fixé pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Si ce n’est pas le cas, vous le fixerez, à l’avenir. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison. Chaque matin de semaine, avant la prière du matin, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) De l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (2) Près du tombeau du précédent Rabbi. (3) Le fait de ne pas avoir connu le bien de son vivant.
Lettre n°4091
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4091, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Chevat 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, issu d’une
illustre famille, ayant de bons comportements,
le Rav ‘Haïm Chimeon Zeev(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez le chiffre dix neuf. Il faut noter et souligner, à ce sujet, l’explication de celui dont nous célébrons la joie, le 19 Kislev(2). Celle-ci figure dans le Torah Or, à la page 6d.
S’agissant du chiffre trente six, vous consulterez le Likouteï Torah, à la Parchat Pekoudeï, page 4c, à la Parchat Bamidbar, page 5d et les responsa Yehouda Yaalé, au chapitre 1.
Notes
(1) Le Rav H.C. Z. Rubin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3960. (2) L’Admour Hazaken, libéré à cette date des prisons tsaristes.
Lettre n°4092
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4092, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Chevat 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 29 Tévet et aux quatre précédentes. Vous me dites que vous avez, en mon nom, distribué l’argent de ‘Hanouka aux élèves et j’en suis satisfait. Avant tout, vous avez prononcé devant eux des paroles d’encouragement. Puisse Dieu faire que celles-ci exercent leur effet, en délivrant un message ‘hassidique pour l’existence quotidienne.
Sans doute faites-vous tous les préparatifs nécessaires pour le jour de la Hilloula(2), qui approche. Vous me le ferez savoir, avec tous les détails utiles.
Avec ma bénédiction pour donner très bientôt de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav A.Pariz, de Peta’h Tikva. Voir, à son sujet, la lettre n°3051. (2) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat.
Lettre n°4093
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4093, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Chevat 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Morde’haï(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre du jour de la Hilloula de l’Admour Hazaken(2), qui faisait suite à une longue interruption. Puisse Dieu faire que votre action pour promouvoir l’éducation judicieuse, dans votre ville, porte ses fruits, de manière considérable. Vous redoublerez vos efforts et votre détermination. Ainsi, ces fruits seront eux-mêmes multipliés.
Je vous ai écrit(3) au sujet d’une réunion des représentants des villes. Il ne s’agissait pas de celle qui est organisée par monsieur P., réunissant des délégués des villes du monde entier et ayant donc un caractère international. L’actuel maire de Tel Aviv, monsieur Levanon, y participait et, à son retour en Terre Sainte, il a raconté les réalisations de Loubavitch, en Italie.
Pour ce qui est des Ethroguim et de la manière de les surveiller, il s’agit d’une question usuelle, entrant dans le cadre des fonctions rabbiniques et de la surveillance de le Cacherout. Il faut vérifier qu’on ne puisse les intervertir(4), comme vous le soulignez vous-même, dans votre lettre. Est-il possible de s’assurer de tout cela ? Il vous appartient de le constater, sur place.
Sans doute vous préparez-vous à la Hilloula(5) du 10 Chevat, qui approche. Et, vous y préparerez également votre entourage. Dieu vous accordera la réussite.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Perlov, de Milan. Voir, à son sujet, la lettre n°3969. (2) Le 24 Tévet. (3) Il s’agit de la lettre n°3969. (4) Avec d’autres Ethroguim, dont la conformité ne serait pas assurée. (5) Du précédent Rabbi.
Lettre n°4094
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4094, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat et à la demande de bénédiction qui l’accompagnait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que votre effort, dans tous les domaines que vous mentionnez, soit fructueux et que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Vous m’interrogez sur ce que dit le chapitre 7 du Tanya, à propos de l’élévation des parcelles de sainteté. Le texte précise que “ elles n’en sont pas libérées(2) jusqu’à ce que le jour(3) vienne… ”. Vous objectez, en effet, que l’enfer lave et affine(4).
En effet, l’enfer délivre l’âme humaine de tous les éléments malencontreux qui l’entourent et des taches qui la souillent. En revanche, il n’en réalise pas l’élévation. C’est pour cette raison que l’assujettissement aux nations put être l’alternative de l’enfer, comme l’explique le Midrach(5). Car, celui-ci a pour effet d’améliorer les comportements des hommes. En revanche, il ne transforme pas ce qui émane des trois forces du mal totalement impures, n’en assure pas l’élévation.
Vous faites référence à la ferveur de la prière(6). Il est clair que je n’éprouve pas de rancune, en la matière, ce qu’à Dieu ne plaise. Puisse Dieu exaucer vos prières, pour vous-même et pour vos élèves, en particulier quand elles sont ferventes.
Vous connaissez ce récit, rapporté par mon beau-père, le Rabbi. Le Rav I.Salanter demanda au Rabbi Maharach pourquoi les ‘Hassidim prient si longtemps. Le Rabbi lui répondit en rappelant la controverse tendant à déterminer si la prière réalise la moitié(7) ou bien la totalité. On prie donc longtemps pour qu’une moitié soit effectivement suffisante(8).
Vous organiserez sûrement une réunion, au jour de la Hilloula(9), de la manière qui convient. Puisse Dieu faire que vous connaissiez le succès.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav I.Dubov, de Manchester. Voir, à son sujet, la lettre n°3968. (2) Quand elles sont emprisonnées dans les forces du mal, parce qu’elles se trouvent, par exemple, dans les aliments interdits ou les relations interdites. (3) Celui de la venue du Machia’h. (4) Dès maintenant, avant même la venue du Machia’h. (5) Selon lequel Dieu donna à Avraham le choix de l’un ou l’autre, pour sa descendance. (6) Dont il était question dans la lettre n°3968. (7) Le reste appartenant à Dieu. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ On peut peut-être avancer l’explication suivante. L’allongement de la prière permet d’atteindre un stade plus élevé, dont la partie la plus inférieure porte en elle tous les stades suivants, comme le dit le Tanya, à la fin du chapitre 13. Cette moitié évoque la répartition entre Ari’h Anpin et Atik Yomin, qui sont les moitiés inférieure et supérieure de Kéter, la couronne surplombant l’enchaînement des mondes. Et, l’on ne peut objecter que la prière du grand Prêtre était courte, car celle-ci est comparable à l’extrémité de la lettre Youd, ou même à la pointe, placée au dessus de cette lettre. Vous consulterez le Midrach Vaykra Rabba, chapitre 10, paragraphe 5 et le traité Bera’hot, 32b et 34a. ” (9) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat.
Lettre n°4095
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4095, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5716,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Pour le bon ordre, je vous confirme avoir reçu vos lettres des 27, 28 et 30 Kislev, 4, 13, 14, 20, 21, 24 et 28 Tévet, avec tout ce qu’elles contenaient.
A) Il est douloureux de prendre connaissance des discussions qui apparaissent dans les comptes-rendus(1). Celles-ci portent sur des préoccupations formelles, alors que l’intérêt des élèves est en jeu. Qu’importe donc les lois des hommes selon lesquelles “ la bouche qui a prononcé l’interdiction doit également donner la permission ” ? Quelques lignes du compte-rendu semblent indiquer que certaines personnes ont conscience de tout cela. Pour autant, la situation ne change pas.
B) Vous faites allusion à de nouveaux bâtiments pour la Yechiva. A mon sens, il faut, dans toute la mesure du possible, rassembler les institutions ‘Habad et les bâtiments, à Kfar ‘Habad(2). Ceci présente de nombreux avantages, moraux et également physiques. Il est, bien sûr, impossible d’obtenir ce résultat en une seule fois. Pour autant, à mon avis, vous ne devez pas perdre de vue cet objectif. En fonction de tout cela, vous chercherez donc un bâtiment nouveau et central.
C) Vous évoquez la diffusion de récits des Justes, qui paraîtront dans le Pardès Ha Tamim. Bien évidemment, il faut s’assurer, dans toute la mesure du possible, que les propos de celui qui raconte l’histoire et de celui à qui elle est survenue sont précis. Par ailleurs, il est nécessaire d’indiquer également qui la rapporte.
D) Vous désirez envoyer en Europe des personnes qui collecteront des fonds. Comme vous le savez, il convient, en pareil cas, de vous concerter avec les ‘Hassidim se trouvant sur place, afin que l’un ne cause pas de tort à l’autre. Quant à savoir qui sera délégué, ceci sera déterminé sur place.
Je conclus en vous remerciant de m’avoir adressé l’enregistrement de la fête du 19 Kislev, à Kfar ‘Habad. J’en ai conçu de la satisfaction et du plaisir. Je vous en suis très reconnaissant.
Avec ma bénédiction de réussite,
M. Schneerson,
Notes
(1) Des réunions du comité de direction de la Yechiva. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4037.
Lettre n°4096
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4096, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5716,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants de l’école professionnelle dépendant de
la Yechiva ‘Habad Loubavitch en Terre Sainte,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres des 5, 12, 22, 24 et 25 Tévet.
A) Je suis surpris que vous demandiez de réduire le nombre des élèves de l’école professionnelle, alors qu’il manque, en Terre Sainte, des endroits où l’on peut intégrer la jeunesse. Peut-être y a-t-il une raison spécifique à cela. En tout état de cause, il est dit que “ la bougie allumée pour une personne en éclaire cent ” et la multiplication des élèves n’entraîne donc pas, simultanément, celle des coûts.
Il faut se dire également que, dans quelques temps, les élèves susceptibles de fréquenter de telles écoles seront beaucoup moins nombreux(1). A l’opposé, les institutions qui les rechercheront se multiplieront. Le plus tôt sera donc le mieux. Bien évidemment, ceci ne doit pas être considéré comme un principe fondamental, pour lequel il convient de lutter(2).
B) S’agissant des différents horaires d’étude(3), à l’école agricole, il faut s’efforcer d’adopter le programme suivant, qui est également celui de l’école professionnelle. D’une part, la journée commencera par la prière et les études sacrées, conformément à votre programme. D’autre part, le temps consacré aux études sacrées devra, dans la mesure du possible, être légèrement supérieur à celui des études séculaires.
Depuis que vous m’avez écrit, vous avez sûrement cherché à intégrer d’autres élèves, convenant à l’école agricole. J’attends de bonnes nouvelles également dans ce domaine. Cette lettre vous est expédiée en express et vous y répondrez sûrement au plus vite. Puisse Dieu faire que tout cela ait une issue positive.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) A l’issue de l’immigration. (2) Pour que les élèves soient précisément dans cette école. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4000.
Lettre n°4097
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4097, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, demandant une bénédiction, dans laquelle vous me dites que vous n’avez pas le désir d’étudier notre sainte Torah, Torah de vie.
J’ai écrit à plusieurs personnes, se trouvant dans la même situation, que nos Sages donnent eux-mêmes la réponse à cette question. Ils disent, en effet, que “ celui qui dit ne pas avoir fait d’effort et avoir néanmoins réussi, ne le crois pas ; celui qui dit avoir fait des efforts et, néanmoins, ne pas avoir réussi, ne le crois pas ”. De plus, les Sages ont donné l’assurance que “ celui qui se sanctifie quelque peu ici-bas est largement sanctifié, là-haut ”.
Comme vous le demandez, on mentionnera votre nom et celui de votre sœur, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Plus vous vous engagerez dans la Torah et les Mitsvot, plus vous augmenterez la bénédiction de Dieu pour tout cela.
Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec la crainte de Dieu,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°4098
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4098, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5716,
Brooklyn,
Au jeune Barou’h Chalom(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et à la demande de bénédiction qu’elle contenait.
Comme votre part est heureuse ! Vous avez le mérite d’observer les fruits de ce que vous avez accompli, pendant les réunions ‘hassidiques que vous avez organisées. Différents textes de ‘Hassidout soulignent à quel point Dieu est satisfait, quand un Juif se rapproche de Lui, de la Torah et des Mitsvot.
La partie révélée de la Torah y fait également allusion, comme le montrent nos Sages, commentant le verset : “ Il sépare le grain de l’ivraie ”. Et, l’on peut ainsi comprendre l’opposition dont témoignent les forces du mal(2). Or, le mauvais penchant prend différents aspects. S’il n’a pas d’autre moyen, il affecte même la crainte de Dieu et prétend que ceci(3) n’est pas un but en soi, n’apporte pas d’élévation considérable, mais, bien au contraire, provoque la chute.
Mais, nos Sages disent : “ J’ai créé le mauvais penchant et J’ai créé son antidote ”, laquelle est, en particulier, la ‘Hassidout et ce qui la concerne.
Vous cesserez donc totalement de penser aux manigances du roi vieux et fou(4). Vous vous emporterez contre lui, comme l’explique longuement le saint Tanya et Dieu vous accordera la réussite.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) B. C. Cohen, de Lod. (2) Compte tenu de ce qui peut être réalisé au cours de telles réunions. (3) Ces réunions. (4) Le mauvais penchant.
Lettre n°4099
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4099, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous êtes confus et ne savez pas comment organiser vos études.
Ces deux faits sont liés. Si vous respectez le programme des études et vous y consacrez avec ardeur, les autres problèmes trouveront une solution. Lorsque la Torah fut donnée, les enfants d’Israël purent la recevoir parce qu’ils dirent : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ” et il en est donc de même pour le service de Dieu, au quotidien.
La Michna, au début du second chapitre du traité Bera’hot, indique que l’on doit accepter d’abord le joug de la royauté divine, puis celui des Mitsvot et il est bien clair qu’il en est de même pour vous. L’entrée en matière au service de Dieu est la soumission. Ainsi, Dieu accorde le mérite et la réussite, de sorte qu’avec le temps, on y trouve goût et plaisir, même si cela n’est pas essentiel, bien évidemment.
Vous gardez sans doute les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et elles sont bien connues. Elles s’ajoutent, bien entendu, à vos autres études de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam