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Iguerot Kodesh — lettres 4006 à 4025

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°4006

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4006, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis un peu surpris de ne plus avoir de vos nouvelles depuis la fin de ‘Hechvan. Puisse Dieu faire que ce soit un bon signe, indiquant que tout va bien. ‘Hanouka vient de s’achever. Or, l’un des enseignements de cette fête est le fait que la Hala’ha retient l’avis de Beth Hillel, selon lequel on doit aller croissant(1), car un ajout est nécessaire, dans le domaine de la Sainteté. Ce principe doit donc s’appliquer également à votre action. Je vous remercie pour les nouvelles bonnes et détaillées que vous me transmettrez.

Vous me dites que l’on ne vous propose aucun parti(2) qui vous convienne et que vous n’avez aucun moyen d’agir. Il est clair que ces deux idées doivent être rejetées. Nos Sages disent que “ les filles juives sont belles ”, ce qui s’entend à la fois physiquement et moralement(3).

Il faut donc agir comme le font, en la matière, tous les jeunes gens qui craignent la Parole de Dieu, c’est-à-dire en faisant intervenir un intermédiaire. Je vous l’ai déjà écrit plusieurs fois, mais il semble que vous manquiez d’empressement, en la matière.

Comme le veut à la nature humaine, plus votre nonchalance se prolongera dans le temps et plus il sera difficile de vous en défaire. Néanmoins, vous êtes tenu de mettre en pratique l’enseignement de nos Sages selon lequel un homme recherche(4) comme il le ferait pour ce qu’il a perdu.

Les propos de la Torah ne sont pas de belles figures de style. Ils décrivent précisément ce à quoi ils s’appliquent. Sachez donc qu’il s’agit, en l’occurrence, de ce que vous avez perdu et chaque jour qui passe sans que vous l’ayez retrouvé introduit, d’une certaine façon, le manque.

Nos Sages expliquent tout cela longuement, dans le traité Yebamot : “ Quiconque reste…(5) ”. J’attends de vos bonnes nouvelles, le plus rapidement possible.

Notes

(1) Dans le nombre de bougies que l’on allume. (2) Pour se marier. (3) Il n’y a donc pas lieu de penser qu’un Juif a un défaut. (4) Une épouse. (5) Sans épouse ne peut être joyeux.

Lettre n°4007

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4007, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre longue lettre, qui faisait suite à un silence prolongé. Vous me décrivez ce qu’a été votre vie, jusqu’à la récente période et la nature des élèves sur lesquels vous exercez votre influence.

J’ai lu avec plaisir, à la fin de votre lettre, que vous percevez enfin la lumière bienfaisante qui est cachée dans la partie profonde de la Torah, la ‘Hassidout. J’ai bon espoir que vous intensifierez cette étude, dans toute la mesure de ce qui est possible et nécessaire.

De plus, conformément à la décision de nos Sages, c’est l’action qui est essentielle et non la théorie. Vous renforcerez donc l’enseignement et les usages de la ‘Hassidout, pour vous-même et pour votre entourage.

Vous connaissez la décision, prise par le Tribunal céleste, selon laquelle, grâce à l’abnégation dont fit preuve l’Admour Hazaken pour la ‘Hassidout, ceux qui lui sont liés à lui et suivent sa voie doivent l’emporter, pour tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, comme l’établit une lettre bien connue de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Je suis content de savoir que vous poursuivez vos actions. Vous soulignerez aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad, à Jérusalem, qu’il faut trouver des moyens et même des subterfuges afin de les élargir. Tel est, en effet, le besoin du moment. Puisse Dieu faire qu’en la matière également, vous me donniez de bonnes nouvelles, au plus vite.

Je vous adresse ma bénédiction afin de connaître la réussite dans votre mission sacrée envers votre prochain. De la sorte, vous accroîtrez la réussite que Dieu vous accorde dans votre effort sur votre propre personne, surtout pour acquérir la sainteté accrue à laquelle je faisais allusion.

Avec ma bénédiction pour avoir la crainte de Dieu,

Lettre n°4008

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4008, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 7 Kislev(2).

Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous ne connaissiez plus la souffrance et la peine, que vous m’annonciez uniquement de bonnes nouvelles, de vous-même et de toute votre famille.

Vous évoquez la lecture du Hallel par l’endeuillé qui conduit l’office. Je suis surpris par cette question. Notre coutume, en la matière, est imprimée, depuis cinq ans déjà, dans le fascicule de ‘Hanouka, comportant le discours du Tséma’h Tsédek intitulé “ Béni soit Celui Qui a fait des miracles ”, qui est paru aux éditions Kehot, en 5701(3).

Vous me posez les questions suivantes :

A) Faut-il donner un salaire à quelqu’un afin qu’il dise le Kaddich pour votre grand-mère, dans la mesure où celle-ci n’a pas de fils(4) et où ses petits-fils le disent déjà pour son fils, votre père.

Il me semble qu’il est préférable que ce Kaddich soit dit par le petit-fils, surtout par le fils du fils, plutôt que par quelqu’un d’autre. Les petits-fils le diront donc. Nos derniers Sages, le Kitsour Choul’han Arou’h, chapitre 26, paragraphe 16, le Sdeï ‘Hémed, article “ deuil ”, paragraphe 53, le Colbo, page 376, affirment que l’on peut dire un seul Kaddich pour deux défunts à la fois. En revanche, le Zéra Emet, cité par le Sdeï ‘Hémed, article “ deuil ”, paragraphe 158, n’est pas du même avis. Néanmoins, ce dernier envisage qu’un proche le dise, ce qui est différent du cas où l’on verse un salaire à une tierce personne.

Il faudrait consulter le texte de ces ouvrages, mais je n’en dispose pas.

B) Faudra-t-il dire le Kaddich pour votre grand-mère, lorsque les onze mois de votre père seront achevés ? N’y a-t-il pas, en cela, un risque de le faire passer pour un impie devant ceux qui vous écoutent(5) ?

La Michna de Rabbi Akiva, cité par le Elef Ha Maguen sur le Maté Aharon et par les additifs du Maharcha sur le Yoré Déa, établissent qu’un tel risque n’est pas fondé. Le Kanaf Renana, cité par le Colbo, page 369, est du même avis. C’est aussi ce que dit le Kitsour Choul’han Arou’h, à la référence précédemment citée. Et, l’on adopte une conclusion positive.

En saluant tous les membres des jeunes de l’association ‘Habad, qui auront longue vie,

Notes

(1) Le Rav C.M. M. Schneersohn, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3382. (2) Dans laquelle le Rav Schneersohn annonce, vraisemblablement, le décès de sa grand-mère. (3) 1941. (4) Son fils étant mort peu avant elle. (5) Il est dit qu’un impie passe douze mois dans le Guéhénom. Continuer à dire le Kaddich, au-delà du onzième mois, sous-entend donc que la personne pour laquelle il est récité est effectivement un impie.

Lettre n°4009

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4009, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Kislev, dans laquelle vous me dites que vous surveillez la Cacherout sur un bateau. Il est sûrement inutile de vous rappeler que, tout comme on doit surveiller la Cacherout des aliments pénétrant dans l’estomac et les entrailles des voyageurs, on doit aussi être vigilant, en ce qui concerne la conformité de ce qui nourrit leur tête, leur cerveau et leur cœur.

Si vous méditez sincèrement à tout cela, vous trouverez sûrement un moyen d’agir. Il serait bon que vous ayez toujours avec vous des livres sacrés, en général et ceux de la ‘Hassidout, en particulier. Vous transmettrez aux voyageurs le mérite de cette étude ou, tout au moins, de cette lecture. Et, rien ne résiste à la volonté.

Vous me demandez quel nom donner à l’enfant que vous aurez, en un moment bon et fructueux. Les écrits du Ari Zal établissent qu’il appartient aux parents de le choisir(2), c’est-à-dire, en particulier, au père et à la mère. C’est à eux que Dieu suggère l’idée juste.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Le Rav M.Lahyani, de Marseille.

(2) Car, ils reçoivent, pour cela, l’inspiration de Dieu.

Lettre n°4010

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4010, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 4 Tévet 5716, Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du troisième jour de ‘Hanouka, dans laquelle vous me décrivez, quoique très brièvement, la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, à Kfar ‘Habad. Il semble que la rédaction de telles lettres soit devenu “ un chaudron appartenant à plusieurs associés(2) ”, de la plus haute façon possible. Aussi, vous vous contentez d’une description sommaire, en admettant que les autres feront le reste. J’ai déjà écrit à plusieurs ‘Hassidim que je préfère recevoir deux fois la même nouvelle plutôt que de ne pas du tout en avoir connaissance(3).

J’ai été particulièrement satisfait de votre intervention pour impliquer les élèves de la Yechiva dans la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, fête au cours de laquelle Il a libéré nos âmes dans la paix, lorsque la lumière et la vitalité de nos âmes nous ont été accordées. Bien plus, cette réunion s’est passée dans l’enceinte de la Yechiva Tom’heï Temimim.

J’ai bon espoir que tous ceux qui sont susceptibles de le faire maintiendront leur contact avec les participants à cette réunion, afin que ceux-ci conservent la motivation durant les jours suivants et non seulement les jours, mais aussi les semaines et les mois. Dès lors, ce sentiment se communiquera également à leurs amis, qui n’y ont pas participé. Et, l’on sait qu’un effort n’est jamais vain.

Il serait bon d’envoyer ici une liste de ces participants, sans qu’ils le sachent. Ainsi, à réception de lettres provenant de là-bas, on pourra déterminer si elles émanent de l’un d’entre eux et s’il s’agit, en conséquence, d’une personne déjà familiarisée avec le contexte de la ‘Hassidout ou bien, au contraire, si elle est totalement nouvelle.

J’ai été content de lire, à la fin de votre lettre, que vous avez prévu un programme d’action pour les jours de ‘Hanouka. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela également. Mais, vous me communiquerez tous les détails nécessaires.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav H.Z. Wilimovski, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°3880. (2) Chacun s’en remettant à l’autre. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3971.

Lettre n°4011

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4011, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Alexander Sender(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, il y a quelques temps, votre lettre, dans laquelle vous me décrivez la réunion de l’association ‘Habad et la proposition que vous y avez faite. Vous souhaitez, en effet, que les dirigeants et les anciens, parmi les ‘Hassidim, rendent visite aux villages juifs. Votre courrier était, précisément, l’une des raisons qui m’ont conduit à écrire, il y a quelque temps, à l’association ‘Habad, à ce sujet.

Dans le pays où nous nous trouvions auparavant(2), on risquait sa vie, de cette façon(3). Les voiles et l’obscurité étaient très profonds, y compris chez ceux qui étaient animés par la crainte de Dieu. Malgré cela, on se consacrait à cette activité, sans tenir compte de tout cela. Or, on s’est installé dans “ le pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Par une intervention de Dieu, l’opposition que manifestaient, avant, certains Juifs pratiquants, a diminué et même pratiquement disparu. Non seulement le danger n’existe plus, mais l’on obtient en outre, en agissant de la sorte, certains éléments dont l’âme animale elle-même reconnaît le caractère positif. Or, l’effort et l’empressement se réduisent, peu à peu, de manière sans cesse croissante. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Vous connaissez le sens de l’expression “ (4) la faute que nous avons commise devant Toi par le mauvais penchant ”. En effet, il est certaines fautes que le mauvais penchant lui-même est incapable d’expliquer, qu’il n’a pas l’effronterie d’inciter un Juif à commettre. Mais, différents stratagèmes font que celui-ci soit, néanmoins, conduit à le faire. Vous le comprendrez.

Bien évidemment, je ne fais pas allusion à une personne bien précise, mais à la plupart des dirigeants et des anciens, parmi les ‘Hassidim et donc, au final, à chacun d’entre eux.

Vous me faites part du mariage de votre fils David, auquel Dieu accordera longue vie. Je vous réitère donc ma bénédiction. Puisse Dieu lui accorder le Mazal Tov, Mazal Tov, que ce soit en un moment bon et fructueux, qu’il bâtisse un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont éclairées par le luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,

Notes

(1) Le Rav A.S. Youdassin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°3860. (2) En Russie. (3) En visitant les communautés juives. (4) Pardonne-nous pour.

Lettre n°4012

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4012, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Kislev, dans laquelle vous me demandez si vous devez commencer à prier selon le rite du Ari Zal. Sans doute, faites-vous allusion non pas au rite Séfarade, mais bien à celui du Ari Zal, tel qu’il a été établi par l’Admour Hazaken.

Il est inutile de préciser toutes les qualités de ce rite. Celles-ci sont partiellement exposées dans l’introduction du Chaar Ha Collel, qui est imprimé dans le Sidour de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. D’après la tradition, l’Admour Hazaken en a établi le texte à partir de soixante Sidourim et rites différents. Mais, vous devez savoir que, d’après ce qui est dit dans les responsa Beth Ha Yotser et Min’hat Eléazar, tome 1, on peut changer le rite Ashkénaze pour le rite Séfarade et le rite Séfarade pour celui du Ari Zal, mais non l’inverse. Si vous vous engagez à suivre le rite du Ari Zal, vous devez le faire de manière définitive.

Réfléchissez donc afin de déterminer si votre décision est définitive. Si c’est le cas, Dieu exaucera le souhait de votre cœur, vous pourrez prier selon le rite de l’Admour Hazaken, chef d’Israël et vous recevrez la bénédiction.

Vous me demandez comment organiser votre étude et la répartir entre les heures du jour. Vous en parlerez avec les ‘Hassidim qui se trouvent sur place. Vous leur préciserez le niveau de vos connaissances et votre organisation, jusqu’à maintenant. Ainsi, ils pourront vous guider.

Vous évoquez, dans votre lettre, la nécessité de répartir son temps en trois tiers. Vous consulterez, à ce sujet, les commentaires du Talmud, à cette référence. Dans l’action concrète, vous suivrez les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, au chapitre 2, que vous consulterez également.

Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous les garder, à n’en pas douter ou, tout au moins, vous le ferez à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4013

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4013, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’expliquez comment l’on en est venu à entonner le chant que l’on sait(1). Différents textes établissent que, chaque fois qu’il y a un risque d’être vu ou entendu, les explications données par celui qui est concerné ou qui est à l’origine de ce qui s’est passé ne changent pas grand chose et sont peut-être même sans effet.

Vous dites que vous n’êtes pas responsable(2). Dans ma lettre(3), je parlais de la Yechiva(4) et non d’une personne précise, qui qu’elle soit. En effet, s’il s’agit d’une action négative, elle n’est pas imputée à cette personne, mais bien à la Yechiva, qui porte tel nom et qui a été fondée par tel homme. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Vous évoquez votre anniversaire. Votre nom a été mentionné, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il l’a été à la veille du Roch ‘Hodech, introduisant le mois(5) au cours duquel, disent nos Sages(6), “ le corps conçoit un plaisir du contact physique avec un autre corps ”(7). Selon une explication, cette situation préfigure le monde futur. En effet, le corps reçoit actuellement sa vitalité de l’âme, mais il n’en sera pas de même, après la délivrance. C’est alors l’âme qui vivra par le corps. En ce sens, le verset “ Esther fut conduite chez le roi, pendant le dixième mois, celui de Tévet ” fait également allusion à la présence des âmes juives auprès du Roi du monde.

Récemment, à l’occasion de votre anniversaire, vous avez sûrement adopté les usages des ‘Hassidim. Puisse donc Dieu faire que vous ayez une année de réussite, matérielle et spirituelle à la fois, vous-même et tous les membres de votre famille.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Alors qu’il ne fallait pas le faire. (2) Textuellement : “ Vous dites : ce n’est pas moi qui l’ai écrit ”, paraphrasant ainsi l’expression de la Guemara. (3) Pour protester contre ce chant. (4) Où il a été chanté. (5) De Tévet. (6) A propos d’A’hachvéroch et d’Esther, dans le traité Meguila 13a. (7) Parce qu’il fait froid et que l’on se réchauffe ainsi. Voir, à ce sujet, la lettre n°4022.

Lettre n°4014

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4014, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous ressentez une chute morale.

En pareil cas, il convient, avant tout, d’intensifier votre ardeur et votre empressement à l’étude de la Torah, en particulier de sa dimension profonde, qui insuffle la vitalité et la lumière dans tous les domaines sacrés de l’homme. Or, un peu de lumière suffit à repousser beaucoup d’obscurité.

De même, il ne faut pas exagérer l’importance de cette chute, ce qu’à Dieu ne plaise, comme le souligne, en particulier le discours ‘hassidique intitulé “ Chant, cantique pour le jour du Chabbat ”, de l’Admour Haémtsahi, qui vient de paraître.

Puis, vous étudierez, avec toute l’attention qui convient, les chapitres 26 à 29 du saint Tanya. Il serait bon de consulter également les guides spirituels, enseignant la ‘Hassidout à la Yechiva Tom’heï Temimim. Vous leur ferez part de votre soucis et vous mettrez en pratique l’explication de nos Sages, commentant le verset : “ L’homme qui a un tracas dans le cœur en parlera ”.

Je vous adresse ma bénédiction pour étudier la Torah avec entrain, pour renforcer la ‘Hassidout, ses enseignements et ses pratiques, pour donner de bonnes nouvelles.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4015

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4015, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Zeev Aryé(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre livre Raza de ‘Hayé(2) et je vous en remercie. Il s’agit d’une compilation sur les révélations de l’âme, à travers les textes bibliques et talmudiques. Sans doute m’adresserez-vous également vos autres publications, pour la bibliothèque qui sert un grand nombre de personnes. Je vous en remercie d’avance.

Je saisis cette opportunité pour formuler une remarque, de portée générale. Il est dit : “ Reçois la vérité de celui qui l’énonce ” et vous consulterez, à ce sujet, le Rambam, dans l’introduction aux huit chapitres et à la fin du chapitre 17 des lois de la sanctification du nouveau mois. Malgré cela, il est dommage que vous ayez cité, dans votre livre, des références provenant d’ouvrages qui ne sont pas acceptés par tous les Juifs ou même écrits par des non-Juifs. Beaucoup écarteront votre livre à cause de cela. Ils ne le liront pas et ne profiteront donc pas de ce qui y est dit.

Bien plus, ces citations n’apportent rien à la compréhension de l’idée que vous développez. Elles ne sont qu’un ajout(3), destiné à montrer que telle personne est également du même avis. Certes, nos Sages disent que “ la cognée servant à abattre l’arbre est elle-même en bois ” et “ celui qu’il a rencontré est comme lui ”. Toutefois, quelques citations ne servent à rien, en la matière, alors que l’ensemble du livre est constitué d’enseignements sacrés. Car, celui qui ne s’en contente pas, ne se suffira pas plus de ces quelques extraits.

Autre point, plus spécifique, la maladie de notre époque est l’incapacité de tracer des frontières nettes, le mélange du bien et du mal au point de les confondre. Ceci renforce encore plus la nécessité de ne pas confondre le grain et l’ivraie, plus encore, de ne pas introduire des grappes étrangères, même les meilleures, dans les vignes saintes.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Z.A. Rabiner, de Tel Aviv. (2) Le secret de la vie. (3) Textuellement “ comme la pratique de Judée, s’ajoutant au verset ”, expression talmudique pour désigner ce qui est inutile.

Lettre n°4016

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4016, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez sur la méditation à la ‘Hassidout. A quel moment intervient-elle et comment la réaliser ?

Il est clair que, pour méditer, il faut d’abord comprendre l’idée exposée, même si, parfois, on a le mérite de ressentir d’emblée son caractère doux et agréable. Pour savoir à quel moment et comment la réaliser, vous étudierez, avec tout l’approfondissement nécessaire, les lettres de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui sont imprimées dans le Ha Tamim, numéro 4, page 46 et que je vous joins.

A ce sujet, vous contacterez le guide spirituel, vous enseignant la ‘Hassidout et les vieux ‘Hassidim qui ont eux-mêmes connu les anciens, à la Yechiva Tom’heï Temimim de Loubavitch. Ils vous guideront.

Je vous adresse ma bénédiction pour étudier la Torah avec la crainte de Dieu, pour Le servir, par votre prière, avec succès et pour influencer vos amis, en ce sens.

Lettre n°4017

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4017, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche, dans laquelle vous me posez la question suivante. Quand un homme éprouve le désir d’assumer des responsabilités communautaires ou bien une autre mission de laquelle dépend le mérite public, comment peut-il déterminer si sa démarche est pour le Nom de Dieu ou bien si elle est intéressée ?

Voici ma réponse :

A) Vous connaissez la causerie(1) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon laquelle, malgré la nécessité d’établir un bilan de toutes ses actions et de toutes ses paroles, il faut, néanmoins, le faire uniquement aux moments qui sont propices pour cela.

Il en est de même pour un commerçant. Si celui-ci fait ses comptes très souvent, non seulement il n’en tirera rien, mais, en outre, il devra y consacrer le temps et l’énergie qui auraient dû lui servir à développer et à consolider son affaire. Parfois, il sera gêné, dans son activité, car des comptes trop fréquents ne sont pas bons.

Or, il en est de même pour le bilan qui est établi dans le but de servir Dieu. Celui-ci a des moments précis dans l’année, par exemple pendant les dix jours de Techouva, ou bien à la veille de Roch ‘Hodech, qui est appelé “ le petit Yom Kippour ”.

B) Vous connaissez le dicton du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel le critère(2) permettant de déterminer l’origine d’une pensée ou d’un désir, lorsqu’on est dans le doute, est le suivant. Est-on, de la sorte, empêché de faire une bonne action ? Si c’est bien le cas, il est à peu près certain que cette origine n’est pas pure.

C) Vous connaissez l’explication du Sifri, à la Parchat Tétsé, 29, 19, selon laquelle celui qui a perdu une pièce, trouvée ensuite par un pauvre, a bien accompli la Mitsva de la Tsédaka, même s’il n’en a pas eu l’intention, ne le voulait pas, n’en savait rien.

Or, il en est de même pour la forme de Tsédaka que constituent les activités communautaires, l’aide à son prochain pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot.

En conséquence, supprimez donc toutes les pensées qui vous empêchent de mettre en pratique votre désir de faire du bien aux autres, en menant certaines activités communautaires. Vous les assumerez et Dieu vous accordera le succès. Nos Sages soulignent qu’un homme se sanctifie, quelque peu, ici-bas et Dieu lui confère alors une grande sainteté. Les Juifs obtiennent cette sanctification quand ils mettent en pratique les Mitsvot, comme le précise la bénédiction qui est alors récitée : “ Il nous a sanctifiés par Ses Mitsvot ”.

J’espère que vous étudiez la ‘Hassidout chaque jour. Que Dieu vous accorde la réussite afin que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°3481 et 4169. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2338, 2492, 2933 et 4244.

Lettre n°4018

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4018, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie de m’avoir décrit la réunion ‘hassidique du 19 Kislev. Comme vous le soulignez dans votre lettre, il est, en outre, nécessaire de l’intérioriser profondément. Dans ce but, vous vous efforcerez sûrement de raviver la motivation, de temps à autre, afin qu’elle s’exprime pendant tous les jours de l’année.

Tel est, en effet, le but du Roch Hachana(2), qui est la tête de l’année et non uniquement son début(3). Bien évidemment, je fais allusion non seulement à vous-même, mais aussi aux autres, à propos desquels il est dit, en la matière : “ (4) comme toi-même ”.

Vous faites une comparaison entre ceux qui ont reçu l’onction et un Rabbi. Vous consulterez, à ce sujet, l’introduction au fascicule du 12 Tamouz 5710(5), qui est le fascicule n°80.

Notes

(1) Le Rav I.Dubov, de Manchester. Voir, à son sujet, la lettre n°3968. (2) Le 19 Kislev est le Roch Hachana de la ‘Hassidout. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3989. (4) Tu aimeras ton prochain. (5) 1950, du précédent Rabbi.

Lettre n°4019

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4019, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je ne comprends pas, même selon votre propre raisonnement, pourquoi vous maintenez votre avis avec tant d’obstination, quant à l’inscription des élèves à l’école. Cette tâche relève, dans le monde entier, de la compétence du directeur. Or, il est clair que les directeurs sont des hommes, de chair et d’os, qu’ils peuvent donc se tromper. Il est, en conséquence, permis d’émettre une plainte auprès de leur supérieur.

Certes, on peut penser que ce dernier est également susceptible de se tromper. Et, il n’a pas été nommé pour se faire justice à lui-même.

Puisse Dieu vous inspirer, afin que vous preniez conscience que vous n’avez pas encore mis en pratique les termes du verset : “ Mon cœur est détruit en moi ”, que vos comportements ne sont pas la perfection du bien, jusque dans le moindre détail, ne pouvant être remis en cause.

De temps à autre, soulevez le doute et demandez-vous s’il n’est pas préférable de consulter vos amis avant d’agir.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4020

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4020, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tévet 5716,

Brooklyn,

Aux femmes et jeunes filles ‘Habad

en notre Terre Sainte,

groupement de Bneï Brak,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du début du mois de Kislev, celui de la délivrance. J’y ai pris connaissance, avec plaisir, des actions que vous avez menées depuis votre dernier courrier et surtout du fait que celles-ci s’élargissent et se développent. A n’en pas douter, il en sera de même, à l’avenir et Dieu vous conférera la réussite.

Vous évoquez la création d’un jardin d’enfants dans un camp de transit. De façon générale, c’est une bonne initiative, mais il faut se préserver de faire une concurrence déloyale au jardin d’enfants orthodoxe qui se trouve à proximité. Certes, d’après la Hala’ha, une telle notion n’existe pas, en termes d’éducation. Néanmoins, il pourrait en résulter une compétition qui ne serait pas positive et une intervention de la politique, en la matière. Vous pourrez sûrement vérifier si un tel risque existe et prendre une décision, en conséquence.

Vous envisagez la possibilité d’entrer dans un groupe, déjà existant, de visite aux malades. Par la suite, lorsque vous passerez réellement à l’action, ce groupe pourra porter votre nom.

Il est clair que l’objectif de votre association n’est pas d’annexer de tels groupes afin qu’ils portent votre nom, mais bien d’assumer la mission sacrée qui vous est confiée, surtout dans les domaines dont les autres ne s’occupent pas ou ne le font pas comme il le faudrait, ou même de manière imparfaite.

Pour l’heure, ce groupe existe et il a les moyens de se maintenir, à l’avenir. Il est donc préférable que vous consacriez votre temps et votre ardeur à d’autres domaines, dans lesquels ils seront plus nécessaires.

Sans doute me direz-vous, avec tous les détails nécessaires, comment vous avez profité du mois de Kislev et quelles actions vous y avez menées. Je vous en remercie d’avance.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°4021

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4021, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez un homme à qui la divine Providence a accordé un sort enviable, puisqu’il vient en aide(2) à la sainte école Ohaleï Yossef Its’hak, portant le nom du Rabbi. Or, cet homme se dit, soudain, qu’il pourrait abandonner ce sort enviable, afin de monter en Terre Sainte, pour s’y consacrer à d’autres préoccupations.

Il est bien clair qu’une telle conception n’a pas sa place dans notre sainte Torah. En effet, ceux qui se trouvent d’ores et déjà en Terre Sainte peuvent la quitter pour étudier la Torah, comme le précise le grand maître, le Rambam, dans ses lois des rois, chapitre 8, paragraphe 9. Combien plus est-il exclu d’abandonner une réalisation de la Torah et le soutien qui lui est apporté pour aller errer et tâtonner, en espérant trouver un objectif convenable.

Puisse le Créateur du monde illuminer les yeux de cet homme, afin qu’il voit la vérité et ce qui est bon pour lui et pour les membres de sa famille, matériellement et spirituellement à la fois.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.Chetrit, d’Agadir. Voir, à son sujet, la lettre n°3530. (2) Financièrement.

Lettre n°4022

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4022, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav David Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du quatrième jour de Tévet, mois pendant lequel “ le corps tire plaisir du contact physique avec un autre corps ”(2), comme l’expliquent nos Sages(3). C’est l’une des raisons pour lesquelles ce mois s’appelle Tévet, de la même étymologie que Tov, bon. En effet, la Torah entérina les nouveaux noms(4), que l’on rapporta de Babel, y compris celui-ci. elle apporte ainsi la confirmation du caractère positif de ce mois.

L’enseignement de la ‘Hassidout permet d’en énoncer la raison profonde. Dans le monde futur, l’âme tirera sa vitalité du corps, dont la source est particulièrement élevée. C’est pour cela qu’il descend aussi bas et reçoit une existence physique.

A l’heure actuelle, tout cela reste caché, mais, dans le monde futur, la vérité sera révélée. C’est là toute l’importance du verset : “ Et, Esther fut conduite chez le roi A’hachvéroch, dans le dixième mois, celui de Tévet ”. En ce mois, en effet, les âmes juives, dénommées Esther pendant la période de l’exil, furent conduites vers le Roi, du monde, “ Qui possède le début et la fin ”, comme on l’a vu.

Que Dieu vous accorde de long jours et des années agréables, avec un corps en bonne santé, de même que votre épouse, qui aura une longue vie. Et, que s’accomplisse en vous l’enseignement du Rambam, selon lequel “ avoir un corps en bonne santé et intègre est partie intégrante des voies de Dieu ”.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav D.M. Shulman, de Brooklyn. Voir, à son sujet, les lettres n°3258 et 4165. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°4013. (3) Au traité Meguila 13a. (4) Des mois. Il s’agit des noms que nous connaissons. Auparavant, on disait simplement “ premier mois ”, “ second mois ”, etc.

Lettre n°4023

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4023, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu une demande de bénédiction pour vous, afin que vous trouviez la tranquillité de l’esprit et que vous gagnez aisément votre vie.

Votre nom sera mentionné, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, pour que vous obteniez tout cela.

Pour intégrer les bénédictions divines, il faut, cependant forger les réceptacles susceptibles de les contenir. Il serait donc bon de faire vérifier(1) vos Tefillin, afin de vous assurer qu’elles sont bien conformes à la Hala’ha. Chaque jour de semaine, avant de les mettre, vous placerez deux ou trois pièces(2) dans un tronc de Tsédaka. Après avoir enlevé les Tefillin, vous lirez au moins un Psaume.

Quand on met les Tefillin, qu’il convient de porter sur la tête et sur le bras, face au cœur, on exerce une influence positive sur son intellect et sur ses sentiments. On peut ainsi calmer ses émotions, clarifier son esprit et sa mémoire. De cette façon, la situation s’améliore et elle deviendra même encore meilleure.

Il est une explication du Baal Chem Tov que nous avons, maintes fois, entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon laquelle on peut tirer de toute chose un enseignement applicable à la vie courante. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit d’un acte quotidien.

Vous êtes horloger de votre état. Or, une montre a pour objet de permettre à l’homme d’organiser sa vie, de la conduire selon un programme préétabli. C’est de cette façon qu’il peut atteindre l’objectif qu’il s’est fixé.

Le mécanisme d’une montre est le suivant. Une pièce ronde est en contact avec une seconde, à laquelle elle imprime un mouvement. Celui-ci se transmet encore à plusieurs autres pièces, pour parvenir à la plus centrale, à laquelle est fixée l’aiguille indiquant les minutes. Celle-ci met en mouvement une autre pièce, activant l’aiguille des heures. C’est de cette manière que l’homme peut respecter l’emploi du temps qu’il s’est lui-même fixé.

Or, le mécanisme qui met en mouvement la première pièce ronde n’a aucune proximité, aucun lien, aucune relation avec l’homme et son travail, devant être effectué à une certaine heure, selon les indications de la montre. Néanmoins, ces pièces rondes ont des dents de scie permettant au mouvement de se transmettre de l’une à l’autre, jusqu’à parvenir aux aiguilles. Ce qui en résulte conditionne le travail de l’homme et ses plans.

Ce qui vient d’être exposé permettra de répondre à la question suivante. Les Tefillin ne sont que des bouts de parchemins, portant des inscriptions, avec des lettres larges et introduits dans des boîtiers, en parchemin également. Comment peuvent-elles donc, lorsqu’on les porte, influencer l’intellect et les sentiments de l’homme ? Pourtant, n’est-il pas évident et ne constate-t-on pas que les actions de l’homme en sont modifiées ? Vous comprendrez sûrement cette image.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) En anglais dans le texte, le reste de cette lettre étant en Yiddich. (2) Le Rabbi dit “ cents ”, qui sont les petites pièces américaines.

Lettre n°4024

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4024, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mena’hem Ben Tsion(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous ai déjà accusé réception, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, aux multiples accomplissements, le Rav C.Z. Hecht(2), des trois recueils sur “ le livre de la Torah et de la Mitsva ”(3). Je m’en suis également entretenu avec votre frère, résidant en Terre Sainte, auquel Dieu accordera longue vie. Néanmoins, pour vous marquer mon respect, je vous confirme tout cela encore une fois, par écrit.

De même, votre frère m’a dit que vous possédiez encore quelques exemplaires de cet ouvrage. Il m’a indiqué, en outre, que vous déteniez certains manuscrits, encore inédits. S’il n’était écrit : “ Tu me donnes des ordres, concernant mes enfants et les actions de mes mains ”(4), je vous aurais souligné l’utilité de vous concerter avec votre frère, à propos de ces manuscrits, afin de déterminer s’ils peuvent être imprimés en l’état ou bien s’ils doivent encore être retravaillés.

On imprime actuellement, en Terre Sainte, de nombreux livres, appartenant à toutes les catégories et les couvertures indiquent qu’il existe diverses institutions favorisant cette édition, même si, en coulisse, on précise que leur aide est uniquement symbolique et ne couvre qu’une petite partie du coût. Sans doute votre frère dispose-t-il ou peut-il disposer de plus larges informations, en la matière.

Je sais que vous appréciez nos publications et je vous ai donc fait envoyer, par envoi séparé, les parutions récentes, qui vous intéresseront sûrement.

Je vous adresse ma bénédiction afin de renforcer et de diffuser la Torah et les Mitsvot, conformément au contenu de ces recueils et au luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde, le Zohar, les écrits du Ari Zal et, de nos jours, les livres et les écrits de la ‘Hassidout. Car, rien ne résiste à la volonté.

Avec mes respects,

Notes

(1) Le Rav M.B. T. Zaks, de Chicago. (2) Le Rav Chlomo Zalman Hecht, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°3930. (3) Du Ritsva, qui est un commentaire sur les 613 Mitsvot de la Torah, paru à Jérusalem, en 5673-1913. (4) Ce verset indiquant que, dans les autres cas, il n’est pas possible de donner des ordres.

Lettre n°4025

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4025, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tévet 5716,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham David(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’attends de vos bonnes nouvelles à propos de ce qui a été dit et de ce que je vous ai déjà écrit. Vous commentez la ‘Hassidout en public, avec succès. Vous devez donc le faire plus souvent. Car, qui sait ? Nos Sages ne disent-ils pas que la Torah apporte la guérison au monde ? Et, elle l’apporte également au petit monde que constitue l’homme.

Vous consulterez, à ce sujet, en particulier, le Dére’h ‘Haïm, porte de la prière, fin du chapitre 35 et le Torah Or, à la fin de la Parchat Béréchit. Et, peut-être ceci aura-t-il un effet également pour ce que vous me disiez(2).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav A.D. Yanowski, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°3857. (2) Vraisemblablement une maladie dont le destinataire de cette lettre faisait part au Rabbi.

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