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Iguerot Kodesh — lettres 3986 à 4005

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3986

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3986, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous me demandez comment vous préserver d’une pollution nocturne, ce qu’à Dieu ne plaise.

Vous devez savoir qu’il faut, avant tout, oublier ce qui s’est passé, ne pas même penser à la réparation, comme l’indiquent les responsa Tséma’h Tsédek, porte des additifs, début de la seconde partie. Vous étudierez, avec ardeur et constance, la partie révélée de la Torah et son enseignement profond, qui vivifie cette partie révélée, de même que la pratique des Mitsvot.

Chaque jour, au moins pendant quelques instants, le matin et le soir, vous multiplierez les mots de la Torah et de la prière. Vous en connaîtrez au moins quelques textes par cœur, si possible quelques chapitres de Michna et de Tanya. Bien évidemment, vous respecterez l’immersion rituelle, comme elle a été instaurée par Ezra.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ on vient en aide à celui qui désire se purifier ”. Il exaucera positivement les souhaits de votre cœur et vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3987

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3987, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 21 Kislev, dans laquelle vous me décrivez, très brièvement, les actions menées en Kislev, mois de la délivrance(1). Soyez tranquillisé comme je l’ai moi-même été par ces nouvelles, bien qu’elles aient été concises. Sans doute, compléterez-vous tout cela dans vos prochains courriers.

Vous me raconterez, en particulier, ces réunions ‘hassidiques dont vous avez été l’un des orateurs principaux, surtout celui des jours d’étude pour l’armée(2). Et, pour ce qui concerne les autres réunions, vous engagerez les autres orateurs à m’écrire également, pour m’en donner des nouvelles.

Que Dieu vous accorde le succès de donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours. Très bientôt, Dieu exaucera le souhait de votre cœur et de celui de votre épouse. Il vous donnera un enfant en bonne santé.

Avec ma bénédiction,

J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre que vous avez rencontré cette personne et que celle-ci se rapproche. Vous continuerez sûrement sur cette voie et vous connaîtrez la réussite.

J’ai reçu les numéros 7 à 9 de Ma’hanaïm(2), de même que la coupure extraite de Chlou’hot. Je vous en remercie.

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°3931. Cette lettre est sûrement adressée au Rav Yé’hiel Mi’hel Yehouda Leïb Zalmanov. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°3931.

Lettre n°3988

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3988, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Quatrième jour de ‘Hanouka,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

J’ai été satisfait de recevoir ta lettre, dans laquelle tu me décris ton étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Sans doute, mets-tu en pratique la décision de notre sainte Torah, selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté. Si l’on agit en ce sens, par tous ses efforts, on obtient effectivement le succès.

Sans doute es-tu pénétré de l’idée que tu te rends à Montréal pour y donner un bon exemple de ce que doit être un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim. Cet exemple ne se limite pas au temps de l’étude et de la prière, au respect scrupuleux de l’organisation de la Yechiva. Il consiste également à être l’illustration vivante du comportement que l’on doit adopter quand on n’étudie pas et que l’on ne prie pas.

La ‘Hassidout explique de quelle manière le serviteur sert son maître, même si ce dernier est un être de chair et d’os. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. Ce service doit apparaître à l’évidence tout au long de la journée, y compris pendant le sommeil.

Il est dit, également à ce propos, comme le soulignent nos Sages, qu’un effort est couronné de succès. Et, rien ne résiste à la volonté.

Avec ma bénédiction de réussite pour étudier la Torah avec crainte de Dieu, pour accomplir les Mitsvot, en particulier celle de la prière, de la meilleure façon,

Lettre n°3989

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3989, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et je vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la troisième lumière de ‘Hanouka.

Je vous remercie de m’avoir décrit, même brièvement, la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, la fête pendant laquelle notre âme a été libérée dans la paix, lorsque la lumière et la vitalité de notre âme nous ont été accordées. Non seulement les participants en conservent le souvenir, comme vous le dites dans votre lettre, mais, à n’en pas douter, celui-ci recevra une expression concrète, dans le domaine de la Torah et des Mitsvot, en général, de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses pratiques, en particulier.

Il est clair qu’un effort n’est jamais vain, mais de temps à autre, il faut raviver le souvenir de cette réunion, en rappelant de quoi il a été question, avec des propos émanant du cœur. Avec la réflexion qui convient, vous trouverez sûrement le moyen de mettre tout cela en pratique.

Bien plus, en l’occurrence, l’encouragement a été insufflé à l’occasion du Roch Hachana de la ‘Hassidout et de ses voies. Or, vous savez pourquoi l’on parle de la tête de l’année et non de son début. En effet, la tête porte en elle la vitalité de tous les membres et c’est à partir d’elle qu’elle se répand dans tout le corps. Il en est de même pour Roch Hachana, en général et pour celui de la ‘Hassidout, en particulier, qui doit influencer tous les autres jours de l’année.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite en cela également. Vous ajouterez et vous vous élèverez dans le domaine de la Sainteté, pendant tous les jours de l’année, dans les points qui ont été évoqués au cours de cette réunion.

Avec ma bénédiction et mes salutations pour tous les participants, qui la recevront avec tous les membres de leur famille,

N. B. : J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous avez étudié par cœur cinq chapitres de Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna. Vous consulterez le Likouteï Torah, à la Parchat Kedochim, au discours “ Tu honoreras le visage de l’ancien ”.

De la sorte, la sainte Torah et l’auteur de cette explication, l’Admour Hazaken seront gravés, en permanence, dans votre mémoire. Vous consulterez ces textes.

Lettre n°3990

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3990, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Kislev, avec ce qu’elle contenait.

Je suis surpris que, dans tous vos courriers, vous ne fassiez pas mention de vos actions positives et de celles de votre épouse, pour ce qui concerne la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques. Je fais allusion, très simplement, à votre participation aux cours publics de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, de même qu’aux actions de ‘Habad, de la manière qui convient, à vos efforts pour diffuser les sources à l’extérieur.

La Mitsva de “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, le don de la Tsédaka, y compris sous sa forme spirituelle, vous concernent également, ainsi que votre épouse. Même si vous considérez que vous n’en avez pas les moyens, que cela est impossible, vous devez savoir que rien ne résiste à la volonté.

Bien plus, méditez à l’affirmation de nos Sages selon laquelle le pauvre, en l’occurrence celui qui reçoit cette Tsédaka spirituelle fait bien plus pour celui qui la lui donne que ce dernier pour lui. Tout cela est donc pour votre bien, physique et moral.

Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous commenciez à vous intéresser à tout ce qui vient d’être dit. Bien plus, je m’en suis entretenu avec vous et votre épouse, de vive voix, à de multiples reprises. Si vous y méditez maintenant, vous pourrez, le moment venu, réaliser des actions positives. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, au plus vite.

Je vous joins le fascicule du 19 Kislev. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.

Avec ma bénédiction pour que le souhait de votre cœur et de celui de votre épouse soit bientôt exaucé,

Lettre n°3991

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3991, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Kislev 5716,

Brooklyn,

A madame Chochana(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Kislev, dans laquelle vous me dites que vous avez transmis les responsa de votre père, le grand Rav(2), pour qu’elles soient imprimées dans le Pardès Ha Tamim(3). Vous me dites que ce texte compte vingt quatre pages et, de fait, je ne sais pas si vous parlez de pages ou bien de feuilles, ayant chacune deux pages. Vous ne savez donc pas si les rédacteurs en publieront l’intégralité dans un numéro ou bien s’ils le répartiront entre deux numéros. Et, qui sait quand paraîtra le suivant ?

Il est évident que je ne peux pas vous répondre clairement à ces questions. Pour l’heure, la taille de ce recueil n’est pas établie. S’il est plus petit que prévu, vous conviendrez que l’on ne peut pas accorder tant de place à une seule rubrique, car il y en a également beaucoup d’autres. A l’opposé, s’il est plus important que prévu, la rédaction elle-même ne voudra pas couper ce texte en deux parties. Vous le comprendrez.

Et, à mon sens, on doit se poser la question, à ce sujet. Pour différentes raisons, il est peut-être préférable de le publier en deux fois. Ainsi, il y aura un plus grand nombre de lecteurs et sur une plus longue période. En effet, lorsque l’on reçoit un numéro d’un périodique, on range, tout naturellement, le précédent.

Néanmoins, vous souhaitez que l’ensemble du texte figure dans un seul numéro et c’est également le vœu de votre frère. Je m’efforcerai donc qu’il en soit ainsi, sauf si le recueil est plus petit que prévu, pour les raisons qui viennent d’être indiquées.

Vous ne me donnez pas de nouvelles de votre famille. Cela signifie sûrement que tout va bien.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Madame C. Hen Zahavi, de Jérusalem. (2) Le Rav Mena’hem Mendel Hen. Voir Migdal Oz, pages 55 à 80, Kovets Yagdil Torah, Jérusalem, numéro 11, page 37 et numéro 12, page 21. (3) Dont le premier numéro parut en 5714 et resta sans suite.

Lettre n°3992

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3992, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Kislev 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Chlomo ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre du 22 Kislev, qui faisait suite à un silence particulièrement long. Vous me décrivez l’organisation qui a été adoptée(2), au jour lumineux du 19 Kislev, fête au cours de laquelle Il a libéré notre âme dans la paix, lorsque la lumière et la vitalité de nos âmes nous ont été accordées, de même que les jours précédents et suivants.

Je suis surpris que vous ne disiez rien du 10 Kislev(3), date à laquelle vous avez sûrement la coutume positive d’organiser une réunion ‘hassidique, de motiver les autres et aussi de vous motiver vous-même pour la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques. C’est sans doute ce que vous avez également fait à ‘Hanouka, en particulier pour la cinquième lumière(4).

Je ne sais pas de quelle manière vous avez pratiqué jusqu’à maintenant, mais, d’après ce qui est expliqué et comme on peut le vérifier concrètement, il est utile de labourer et de semer seulement quand on en récolte les fruits. Selon la terminologie de la ‘Hassidout, cela signifie qu’il est nécessaire d’intérioriser et d’établir une synthèse. Il faudrait donc trouver les moyens de maintenir le lien avec les jeunes gens des autres Yechivot, qui ont participé à la réunion ‘hassidique du 19 Kislev et de leur rappeler l’émotion qu’ils ont alors éprouvée. Avant tout, il doit en découler un résultat concret, à leur niveau.

Parmi ces élèves, il y en a, vraisemblablement, avec lesquels vous vous trouvez, de toute façon, en relation. Vous pouvez donc, par leur intermédiaire, entrer en contact avec les autres. Et, rien ne résiste à la volonté.

Sans doute, cette année, avez-vous également donné, en mon nom, l’argent de ‘Hanouka(5). J’ai demandé au Rav A.Pariz d’en organiser la distribution. Bien évidemment, celui-ci est réservé, comme les années précédentes aux élèves qui étudient déjà la ‘Hassidout.

Notes

(1) Le Rav C.H. Kasselman. Voir, à son sujet, les lettres n°3439 et 4124. (2) Vraisemblablement à la Yechiva Tom’heï Temimim, dont le Rav Kasselman est le directeur. (3) Date de la libération de l’Admour Haémtsahi. (4) Date de la seconde libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, la première étant le 19 Kislev. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°3123 et 4092.

Lettre n°3993

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3993, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Kislev 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants du réseau(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Une intervention extérieure dans le domaine spirituel de ce qui concerne le réseau est totalement exclue, comme cela a été discuté et entériné par les différentes administrations.

Bien évidemment, si vous constatez un affaiblissement en la matière, a fortiori si vous faites le contraire de ce qu’il faudrait, du fait des pressions extérieures, la position du réseau et son utilité s’en trouveront remises en cause. Dans la situation qui prévaut actuellement, en matière d’éducation, une utilité qui n’est pas clairement établie est, en fait, une dégradation. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

En l’occurrence, l’intervention(2) reçoit uniquement une forme négative. Elle se limite à dire que telle personne n’est pas apte à assumer telle fonction et doit être remplacée par quelqu’un de plus compétent, qui sera, toutefois, choisi par le réseau. Cette situation n’entre donc pas dans le cadre de ce qui a été dit au préalable.

En la matière, il n’y a pas lieu de dire que “ la loi doit recourber la montagne ”(3).

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (2) Extérieure, des administrations. (3) Que la proposition des autorités doit être définitivement rejetée.

Lettre n°3994

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3994, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Cinquième lumière de ‘Hanouka 5716,

Brooklyn,

A tous ceux qui se réunissent et participent à la fête annuelle

du centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch, aux

Etats-Unis, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de votre fête annuelle, qui aura lieu le 3 Tévet 5716, j’adresse mes salutations et ma bénédiction aux responsables de la Yechiva et à tous les présents, venus, cette année, prendre part à la célébration de la Torah, organisée par le centre des Yechivot Tom’heï Temimim, en Amérique.

La célébration se déroulera au lendemain de ‘Hanouka, lorsque chacun conservera encore, en sa mémoire, l’influence de cette fête lumineuse, puis la gardera, par la suite, tout au long de l’année, afin d’illuminer son existence, au quotidien. Je soulignerai donc quelques enseignements fondamentaux que délivre ‘Hanouka.

‘Hanouka nous rappelle que le Temple, le lieu saint où se révèle la Présence divine, peut aussi, dans certains circonstances, être souillé, même si extérieurement, il conserve son intégrité.

En pareil cas, ‘Hanouka nous enseigne qu’il est possible de purifier le Temple uniquement en faisant preuve de la plus haute abnégation, en se dressant, avec la plus grande fermeté, contre les forces de l’obscurité et de l’impureté, en ne se demandant pas qui sont “ les forts ” et “ les nombreux ”.

L’enseignement qui en découle, applicable à notre époque, est bien clair. Nos Sages disent que “ depuis la destruction du Temple, le Saint béni soit-Il possède uniquement les quatre coudées de la Hala’ha ”. La Yechiva est le lieu le plus saint, dans lequel se trouve la Présence divine. Il faut donc faire en sorte que l’étude de la Torah soit basée sur les valeurs de la Sainteté, sur la crainte de Dieu la plus pure. Et, à notre époque, comme, du reste, de tout temps, il faut, pour cela, faire don de sa propre personne.

Les Yechivot Loubavitch sont pénétrées de cet esprit d’abnégation et d’étude de la Torah emplie de crainte de Dieu. Le don de soi se manifeste non seulement dans les quatre coudées de la Yechiva, mais aussi à l’extérieur de celle-ci et dans la relation avec l’autre, qu’il soit proche ou éloigné.

Il y a là l’une des caractéristiques des Yechivot Loubavitch, implantée en elles, depuis le premier jour de leur création, par le Rabbi Rachab et son fils, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

On forme les élèves des Yechivot Loubavitch pour qu’ils soient les Asmonéens de notre époque, luttant avec abnégation et sans répit pour les valeurs de la Torah, du Judaïsme et de la Tradition, dans les différentes parties du monde.

On peut en déduire l’immense mérite de ceux qui contribuent au soutien et au développement des Yechivot Loubavitch. Dans l’esprit de ‘Hanouka, ce soutien doit être à la fois physique, financier et sans cesse croissant.

De la sorte, on permettra aux Yechivot Loubavitch de répandre, de plus en plus largement, “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, dans la rue, dans les maisons et dans tout l’entourage.

Par ce mérite, Dieu accordera largement la bénédiction et la réussite, matérielles et spirituelles, à chacun, ainsi qu’aux membres de sa famille.

Avec ma bénédiction de bien,

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°3995

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3995, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Kislev, dans laquelle vous me dites que vous avez consulté un livre faisant état de différentes pratiques bénéfiques et traitant, en particulier des lignes de la main.

Abandonnez donc tout cela ! Si vous recherchez réellement des pratiques bénéfiques, il en est une qui a fait ses preuves, c’est notre sainte Torah. Et, il en existe également une autre, la Sagesse de Dieu, à Laquelle on peut s’unir en étudiant la Torah. On réalise ainsi l’union extraordinaire avec Dieu, décrite au chapitre 5 du Tanya, que vous consulterez.

Il est dit que “ tu seras intègre envers l’Eternel ton Dieu ” et, selon certains, pour le Ramban, par exemple, ce Précepte fait même partie des six cent treize Mitsvot de la Torah.

Vous me dites que vos actions, au sein des jeunes de l’association ‘Habad, sont pratiquement inexistantes, car vous n’êtes pas qualifié pour les réaliser et, en outre, votre état de santé ne vous le permet pas. Ces deux explications sont rejetées par la Torah. Il est dit, en effet, que “ tu aimeras ton prochain comme toi même ”, ce qui est, de plus, “ un grand principe de la Torah ”.

Vous êtes qualifié pour mener une action qui vous concerne personnellement et, dès lors, votre état de santé vous le permet. Or, il est une Injonction de la Torah d’en faire de même pour les autres et vous disposez donc des forces nécessaires pour la mettre en pratique.

Il est sûrement inutile d’en dire plus, tant cela est évident. Il est dommage de perdre du temps à s’interroger sur tout cela. Si vous y réfléchissez sincèrement, vous trouverez différents moyens qui vous permettront de diffuser les sources à l’extérieur et, en particulier, le Judaïsme, dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad.

Comme vous me le demandez, je citerai le nom de tous ceux que vous mentionnez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera..

Vous me parlez du plaisir particulier que l’on éprouve à réciter le Cantique Mizmor Chir Le Yom Ha Chabbat. On peut l’expliquer d’après la partie révélée de la Torah et également selon son enseignement caché. En effet, c’est alors que l’on reçoit la sainteté du Chabbat.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

Lettre n°3996

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3996, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Tévet 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Lod,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres des 21 et 24 Kislev, avec ce qu’elles contenaient. Vous me demandez s’il y a lieu d’ajouter un autre nom(1) à la Yechiva, en plus de celui qu’elle porte, Tom’heï Temimim ou bien A’heï Temimim.

Ces noms, qui sont essentiels, ont été choisis par nos saints maîtres. Or, il existe des dizaines de Yechivot et l’on n’a jamais entendu qu’un autre nom ait été ajouté à celui qu’elles portent. Je ne comprends donc pas pourquoi telle personne(2) doit être la première à envisager un tel changement.

Bien plus, le nom Israël peut être donné à autre chose, à des livres, à un bâtiment. De fait, d’après la partie révélée de la Torah, en ajoutant un deuxième nom, on ne conserve pas le premier et le second, de manière indépendante, mais l’on associe l’un et l’autre pour former un nom nouveau. On peut le déduire de ce qui est dit des noms d’une belle-fille et d’une belle-mère(3), dans les responsa Tséma’h Tsédek, Even Ha Ezer, fin de la première partie.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) En l’occurrence, vraisemblablement celui d’un donateur, s’appelant Israël. (2) Le donateur. (3) L’une et l’autre ne peuvent avoir le même prénom. Mais, si l’une des deux possède, en outre, un second prénom, rien ne devra alors être modifié.

Lettre n°3997

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3997, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Kislev, dans laquelle vous me racontez vos pérégrinations, d’une Yechiva à l’autre, à cause de votre refus de vous soumettre. Vous me demandez ce qu’il faut faire.

La solution se trouve dans le Tour Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au début du premier chapitre et dans plusieurs passages du Tanya, que vous consulterez. En quelques mots, un élève de Yechiva doit se conformer aux instructions de son directeur et les mettre intégralement en pratique.

Vous me dites que le mauvais penchant vous en empêche. Cet argument n’est pas recevable. Car chacun possède une “ seconde âme ”, une âme divine, par l’intermédiaire de laquelle il est possible de vaincre ce mauvais penchant, si on le souhaite réellement.

Puisse Dieu faire que vous regrettiez le mauvais comportement que vous avez eu jusqu’à maintenant et que vous le fassiez au plus vite.

Avec ma bénédiction pour craindre Dieu et donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3998

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3998, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Tévet 5716,

Brooklyn,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad

de Cleveland, groupement de Keensman,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre relative à votre dix septième réunion et aux nouvelles responsables qui y ont été élues.

Tout est effet de la divine Providence et les responsables qui prennent maintenant leurs fonctions méditeront à l’immense mérite qui leur est ainsi accordé, de même qu’à la responsabilité qui leur incombe de renforcer la pratique juive, en général, les voies et les usages de la ‘Hassidout, en particulier.

Elles recevront ainsi des forces accrues pour intensifier leur action, en bonne santé et dans la joie. Elles influenceront également les autres membres, en ce sens. Dieu accordera le succès à chacune d’elles et à toutes à la fois, en tout ce qui vient d’être dit.

Vous avez sûrement profité des jours de ‘Hanouka de la manière qui convient, pour ce qui concerne les femmes et jeunes filles ‘Habad, en appliquant également la nécessité d’aller croissant, comme le tranche la Hala’ha.

Je vous adresse ma bénédiction pour un joyeux ‘Hanouka et pour en intérioriser la joie et la lumière, au cours des jours qui viennent de cette année.

Lettre n°3999

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3999, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Tévet 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements, le Rav Katryel Fishel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je me permets, en quelques mots, d’évoquer un problème qui vous est personnel. Voilà de quoi il s’agit.

Vous connaissez l’engagement personnel que l’on contracte par rapport à une Mitsva dont l’on ne peut confier l’application à quelqu’un d’autre, au-delà de toutes les autres Mitsvot(2), bien que toutes aient été données par un même berger.

Il en est de même pour la nécessité de grandir la Torah, pour le mode de vie et les coutumes du Judaïsme, qui sont partie intégrante de la Torah.

Or, j’ai lu ce que vous écrivez, à propos de différents domaines et de divers sujets. J’ai recherché la proportion de celles, parmi ces questions, qui traitent de l’enseignement de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses pratiques. Celle-ci est particulièrement minime, en tout cas parmi les textes que vous avez édités.

Après cette introduction, je dois vous exprimer mon étonnement. Ceux qui se consacrent à la ‘Hassidout ou bien sont susceptibles de le faire sont peu nombreux, par rapport aux auteurs se référant aux autres problèmes. Pourquoi un homme échangerait-il un rôle dont il est certain qu’il lui incombe, car les autres personnes pouvant l’assumer sont peu nombreuses ou même inexistantes ? Pourquoi consacrerait-il son temps et son énergie à une tâche qui est assumée par beaucoup d’autres, même s’il s’agit, très clairement, d’une Mitsva(3) ?

Lors d’une réunion ‘hassidique, a été appliquée à une telle situation les termes du verset : “ On m’a chargé de garder les vignes. Je n’ai pas gardé la mienne ”. En effet, les premières sont des vignes et la Torah porte témoignage qu’il en est bien ainsi. Malgré cela, on peut se plaindre, du fond de son cœur, car il existe aussi “ la mienne ”, “ ma vigne ” et celle-là, “ je ne l’ai pas gardé ”, même si “ l’on m’a chargé(4) ”. Certes, les circonstances ont fait qu’il en soit ainsi. Néanmoins, pourquoi est-ce le cas et pourquoi devrais-je garder d’autres vignes ?

A quelqu’un comme vous il est sûrement inutile d’en dire plus. Je voudrais uniquement vous faire remarquer que les idées et les pratiques de la ‘Hassidout, qui, dans les époques précédentes, se répandaient uniquement au prix d’intenses efforts et d’une âpre lutte contre les adversaires, ne rencontrent pratiquement aucune opposition, en cette génération orpheline. Bien plus, ceux qui recherchent la ‘Hassidout se sont multipliés, en quantité et en qualité. Et, ils supplient, d’une voix que l’on n’entend pas, qu’on leur apporte la lumière bienfaisante.

Conformément au dicton bien connu, je vous adresse ma bénédiction afin que vous vous serviez de tout ce que le Créateur du monde vous a accordé pour assumer la mission déterminante et profonde, celle de la diffusion des sources(5), qui doivent parvenir jusqu’à l’extérieur. Comme le veut la nature humaine, vous trouverez la satisfaction morale uniquement en le menant pleinement à bien.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Vous m’interrogez(6) sur le Yad Ha ‘Hazaka, lois des bénédictions, chapitre 11, paragraphe 8, qui dit : “ On récite une bénédiction en plaçant un parapet(7) ”, ce qui contredit son propre avis, au paragraphe 4 : “ Lorsqu’une pratique est introduite du fait du danger, aucune bénédiction n’est récitée ”. Or, de l’obligation de ce parapet, il est bien dit : “ Tu feras un parapet à ton toit afin qu’il n’y ait pas d’effusion de sang ”.

A mon sens, il est clair que, selon le Rambam, l’expression “ afin qu’il n’y ait pas d’effusion de sang ” n’est pas l’explication de la Mitsva du parapet, mais bien une Interdiction indépendante. En effet, le Rambam n’inclut pas la raison des Commandements dans le dénombrement des 613 Mitsvot, comme il le souligne dans le cinquième principe de son Séfer Ha Mitsvot. Or, il mentionne bien l’effusion de sang comme une Interdiction de la Torah.

L’explication du Rambam est basée sur le Sifri, Devarim 22, 8, qui précise : “ Tu feras un parapet : ceci est une Injonction. Afin qu’il n’y ait pas d’effusion de sang : ceci est un Interdit ”. Ainsi, celui qui ferait à la fois un parapet et un chemin s’élevant vers le toit respecterait l’Interdiction et transgresserait l’Injonction. Vous consulterez le traité Yoma 72a et les commentateurs du Séfer Ha Mitsvot, à cette référence.

Notes

(1) Le Rav K.F. Takursh, de Tel Aviv. (2) Que l’on peut charger quelqu’un d’autre d’accomplir. (3) De commenter les autres parties de la Torah. (4) De garder les autres vignes. (5) De la ‘Hassidout. (6) Voir, à ce propos, Likouteï Si’hot, tome 2, page 385 et tome 9, page 138, note 28. (7) Autour de son toit.

Lettre n°4000

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4000, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’école professionnelle de Kfar ‘Habad,

en notre Terre Sainte, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 25 ‘Hechvan, avec ce qu’elle contenait. Vous me dites qu’il est important d’avoir un moniteur supplémentaire et vous envisagez de confier ce rôle à l’un des meilleurs élèves(1). Cette proposition ne me convient pas, car si cet élève poursuit sa scolarité, il apprendra mieux son métier et, en outre, il consacrera plus de temps aux études sacrées. Il n’en sera pas de même si on lui confie une fonction de moniteur. Sa soumission s’en trouvera réduite et “ celui qui expulse ce qu’il porte en lui ne peut, simultanément, intérioriser ”(2).

Vous évoquez le début de la construction et ses modalités.

Il faut faire ce commencement de telle façon que les édifices soient enfin conduits à leur terme de la meilleure façon. Parmi toutes les propositions qui conviennent, on choisira, bien évidemment, celle qui demande, pour l’heure, l’investissement initial le plus réduit et présente les conditions les plus avantageuses.

Il faut également tenir compte du fait qu’au moins l’un des bâtiments doit avoir une belle apparence. D’après ce que m’ont rapporté quelques visiteurs, les édifices actuels de l’école professionnelle dégagent une impression de pauvreté.

J’attends de vos bonnes nouvelles.

Je viens de recevoir votre lettre du 27 Kislev et j’y fais réponse. Pour l’instant, la direction de l’école agricole est confiée à l’école professionnelle.

Je suis surpris que vous tardiez tant à recevoir les élèves, alors que l’empressement est nécessaire pour différentes raisons et également pour prévenir quelques craintes.

Le programme d’étude de l’école agricole(3) dépendra, bien évidemment, du niveau des élèves. Néanmoins, il faut tenir compte de ce que j’ai écrit(4) à propos de l’école professionnelle, c’est-à-dire que le temps consacré aux études sacrées doit être supérieur à celui des études profanes, d’autant que les élèves sont très jeunes.

De plus, la journée commencera par les études sacrées, en sorte que l’école agricole n’attirera pas ceux qui désirent fuir la Yechiva.

Bien entendu, l’installation de l’école agricole devra permettre, dans peu de temps, de la développer, en quantité et en qualité.

Notes

(1) De l’école. (2) Selon le principe de la cachérisation des ustensiles, qui est retenu, ici, dans sa dimension morale. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4096. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°2810.

Lettre n°4001

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4001, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Israël Zussman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez votre participation aux cours publics. Celle-ci est effectivement judicieuse. Conformément à la décision de notre Torah, “ il est une Mitsva de faire savoir qui met en pratique la Mitsva ”, d’après le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, chapitre 249, paragraphe 13(2). Vous afficherez donc, sur le mur, la liste des participants à chaque cours. Ceci les encouragera et l’on peut espérer que chacun souhaitera voir son nom figurer dans cette liste.

Bien évidemment, vous ferez tout cela en concertation avec les anciens du Kfar(3) et, avant tout, du Rav, “ maître de l’endroit ”. Le discours ‘hassidique “ Enrôlez d’entre vous des hommes ”, du Rabbi Rachab explique l’intérêt d’une décision qui est prise en public. Vous consulterez ce texte.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav I.Z. Dvurts, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°3497. (2) Le Rabbi note en bas de page : “ Vous consulterez le Nekoudat Ha Kessef, à cette référence ”. (3) Kfar ‘Habad.

Lettre n°4002

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4002, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre du 15 Kislev, qui faisait suite à un silence particulièrement long. Vous m’y décrivez vos actions pour les jeunes filles ‘Habad. Sans doute réfléchissez-vous, avec toute l’attention nécessaire, aux points devant être améliorés, que vous mentionnez vous-même, d’autant que, comme l’indique votre lettre, ceci découle d’un manque de discernement et de chaleur ‘hassidique, ce qui devrait pouvoir être aisément corrigé dans un village qui s’appelle Kfar ‘Habad.

Il est tout à fait clair que vous avez bien fait de reprendre votre étude avec ce groupe, après cette interruption. Bien plus, il est dommage que celle-ci ait eu lieu. Mais, cela sera sûrement pour le bien. Les jeunes filles, en général et celles qui immigrent d’un pays à l’autre, en particulier, surtout en ces années de transition, sont, bien entendu, plus exposées à la crise, ce qu’à Dieu ne plaise. Tous les efforts et toutes les démarches pour sauver la situation sont donc positives.

Il est impossible de définir à quel point votre mérite est important. Vous me dites que votre lettre était peut-être trop longue. Elle était, en réalité, trop courte, car tout ce que vous décrivez par le détail n’est pas encore suffisant, compte tenu de l’importance de tout cela.

Vous me décrivez les activités des femmes ‘Habad, à Kfar ‘Habad, pour elles-mêmes et, combien plus, pour les jeunes filles. J’en suis satisfait. Il serait bon, à l’issue d’un cours ou d’une conférence, que celles-ci posent des questions, afin de les attirer et de susciter un intérêt encore plus grand pour ce qui a été étudié.

Lors de telles réunions, il est possible que quelqu’un pose une question inhabituelle. Il ne faudra pas s’en affecter, car tous les débuts sont difficiles. Il pourra s’agir d’une question qui n’est pas souhaitable, c’est-à-dire, par exemple, qui réduit la puissance de notre sainte Torah, mais cela n’arrivera que très rarement(2) et peut-être même pas du tout.

En tout état de cause, sans doute trouverez-vous toujours, sur place, les mots qui conviennent pour faire disparaître cette mauvaise impression ou bien, si ce n’est pas possible, pour supprimer la question et montrer qu’elle ne se pose pas. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Dieu exaucera positivement les souhaits de votre cœur, dans les domaines que vous décrivez et vous donnerez de bonnes nouvelles de votre ajout aux actions précédemment décrites, parmi les femmes et jeunes filles ‘Habad, avec l’enthousiasme et la détermination qui convient. Que Dieu vous accorde le succès.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Le Rav D.Bravman, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°3259 et 4255. (2) Textuellement “ dans la minorité de la minorité des cas ”.

Lettre n°4003

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4003, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, personne distinguée qui craint Dieu

et multiplie les actions positives,

le Rav Yé’hyel Tsvi(1) Ha Lévi,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du jour au cours duquel deux fois fut dit le mot “ bon ”(2) de la semaine dernière, dans laquelle vous soulignez la nécessité de prononcer des paroles d’encouragement.

Vous savez que, selon la Michna, on ne doit rien négliger. Il est probable et peut-être même plus que probable, qu’il en résultera un apport concret. Néanmoins, ici et maintenant, j’ai opté pour l’action effective, c’est-à-dire pour l’effort qui la rendra possible. Mais, le moment viendra également pour votre proposition.

Vous avez sûrement formulé cette proposition devant d’autres personnes également. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite et qu’en chacun d’entre nous, au sein de tout le peuple d’Israël, s’accomplisse la promesse de nos Sages selon laquelle “ le Nom de Dieu sera loué par l’un et par l’autre ”.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.T Klein, de Brooklyn. (2) Lors de la création, c’est-à-dire le mardi.

Lettre n°4004

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4004, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, rédigée à l’issue du Chabbat 11 Kislev et je suis très surpris de l’intervalle qu’il y a entre vos courriers, alors que vous assumez une mission sacrée. Vous comprenez donc le désir que l’on peut éprouver de recevoir des nouvelles détaillées, de votre part. J’ai bon espoir qu’à l’avenir, vous rectifierez tout cela.

Vous évoquez les avis divergents des médecins. Tous s’accordent, néanmoins, pour reconnaître qu’il n’y a pas lieu d’opérer. Vous devez donc vous en réjouir. Vous concluez en me rapportant ce que prévoient ces médecins, dans deux ou trois ans. Mais, Dieu “ guérit toute chair et fait des merveilles ”. La compétence du médecin consiste à prendre des mesures immédiates et non à prévoir l’avenir.

Vous mentionnez, à la fin de votre lettre, un point qui est essentiel. Le chapitre 7 d’Iguéret Ha Kodech explique que tout ce qui concerne l’homme dépend de la Mitsva qu’il lui incombe de respecter plus scrupuleusement. Pour ce qui vous concerne, il s’agit de votre action envers vos élèves. Vos préoccupations morales sont liées à cela, de même que ce qui vient d’être évoqué.

Vous me dites que vous ne concevez pas de satisfaction de vos élèves, car ceux-ci ne sont jamais les mêmes et vous vous interrogez donc sur l’utilité de ce que vous faites. Or,

A) même si l’on enseigne seulement pendant quelques mois, on peut transmettre un message qui sera reçu, gravé dans l’esprit et conduira à l’action,

B) point essentiel, vous devez vous demander comment intéresser les élèves, les attirer à l’étude et, surtout, à ce qui concerne ‘Habad, aux écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. De la sorte, ils percevront la lumière bienfaisante.

Tout dépend de vous et des autres ‘Hassidim se trouvant sur place. J’attends de bonnes nouvelles de cela.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°4005

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°4005, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 13 Kislev et j’introduis mes propos par une bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov, à l’occasion du mariage de votre neveu, le jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Yochoua Zelig(2) Ha Cohen. Lui et son épouse bâtiront un foyer juif, un édifice éternel basé sur la Torah et les Mitsvot telles qu’elles sont illuminées par le luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout.

Vous demeurez à proximité du bâtiment dans lequel vous étiez jusqu’à maintenant. Vous ferez donc en sorte de vous y rendre souvent, mais non de manière régulière. Vous savez que “ celui qui va et vient en permanence ” est craint tout au long de la journée(3). Vous devez comprendre ce que je veux dire. En outre, vous choisirez également un moment fixe pour ces visites, par exemple lors des jours de fête. Car, rien ne résiste à la volonté.

Vous m’interrogez sur une lampe électrique. Beaucoup de ceux qui craignent la Parole de Dieu ont l’habitude, en pareil cas, d’utiliser une minuterie du Chabbat(4). Certains adoptent une position encore plus rigoriste et se demandent s’il y a lieu de s’en servir. En conséquence, je m’abstiendrai de donner officiellement mon avis, sur cette question.

Pour votre part, en revanche, vous devez vous en servir, sans trop en faire état publiquement. Il serait donc judicieux de vous procurer une telle minuterie. Cela doit être possible à Tel Aviv, en particulier parmi les Juifs pratiquants originaires d’Allemagne, qui s’en servent depuis plusieurs générations déjà.

Vous achèterez cette minuterie à mes frais. J’en supporterai intégralement le coût, c’est-à-dire l’achat et l’installation dans la maison où vous vous trouvez. Après me l’avoir fait savoir et avoir accompli tout cela, je suis sûr que vous obtiendrez l’accord pour cette initiative. Ensuite, il sera plus aisé d’en faire de même dans les autres maisons du rectangle. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Vous avez sûrement fait tout ce qui est en votre pouvoir, en tout endroit où vous exercez votre influence, pour la fête du 19 Kislev, durant laquelle Il a libéré notre âme dans la paix, lorsque la lumière et la vitalité de notre âme nous ont été accordées. Vous me donnerez de bonnes nouvelles de cela. Je vous en remercie.

Avec ma bénédiction de bonne santé et de réussite,

Notes

(1) Le Rav C.Y. Findik, de Natanya. Voir, à son sujet, la lettre n°3858. (2) Le Rav Y.Z. Katsman, de New York. (3) Selon le principe établi des lois de la Cacherout, qui est retenu, ici, dans sa dimension morale. (4) Voir également, à ce sujet, la lettre n°4177.

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