Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°3966
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3966, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5716,
Brooklyn,
Aux dirigeants de l’association ‘Habad en notre
Terre Sainte, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris, bien que vous ayez toujours procédé de la sorte, que vous n’ayez pas formulé de remarque, que vous ne m’ayez pas même écrit à propos de l’opportunité nouvelle, qui s’offre maintenant, de présenter des demandes(1) pour nos frères se trouvant dans le pays où nous étions auparavant(2). Il est sûrement inutile de vous rappeler et de commenter longuement l’explication de nos Sages sur les nombreuses répétitions, faites dans la Torah, à propos de l’étranger. L’explication est, en effet, la suivante, “ car vous-mêmes avez été étrangers ”. Vous comprendrez cette image(3).
J’ai bon espoir qu’au moins à l’avenir, vous désignerez l’un d’entre vous, qui dirigera les opérations, dans ce domaine, ou bien en personne(4) ou bien par ses délégués, s’il s’agit d’un lieu où il ne peut se rendre où bien d’une action qu’il ne peut réaliser.
D’un certain point de vue, des vies sont en jeu et vous ne négligerez donc pas tout cela, vous vous attellerez immédiatement à la tâche. Pour l’heure, je leur(5) ai adressé uniquement le ‘Hassid Ovadya Shtrauks, le Cho’het de Londres(6). J’attends la suite donnée à sa demande et ce qui se passera.
Le Roch Hachana de la ‘Hassidout et de ses pratiques(7) approche. Je me suis souvenu, à ce propos, des comptes-rendus de plusieurs réunions de l’association ‘Habad, à propos des actions à mener, avec toutes les discussions que cela avait alors suscité. Le moment est venu d’établir le bilan de ce qui a été accompli, l’an passé, de ce qui a été dit et inscrit dans les comptes-rendus et d’en tirer la conclusion, pour cette année.
Puisse Dieu m’accorder le mérite et la réussite d’avoir de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération,
M. Schneerson,
Notes
(1) De réunification des familles. (2) En Russie. (3) Les ‘Hassidim de Terre Sainte ayant eux-mêmes été des réfugiés en Russie. (4) Textuellement, “ par les deux cent quarante huit membres de son corps ”. (5) Aux autorités russes. (6) Qui a formulé une telle demande pour ses proches. (7) Le 19 Kislev.
Lettre n°3967
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3967, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre lettre du 28 ‘Hechvan et, du fait de mes nombreuses occupations, ma réponse à été retardée jusqu’à maintenant(1).
Concernant le contenu de votre lettre, l’injonction a été donnée à chaque Juif de commencer sa journée en disant Modé Ani, “ Je Te rends grâce, Roi… ”. Mais, il n’en est pas ainsi uniquement pour le début du jour. Car, cette pratique doit, en outre, donner le ton et s’appliquer à tous les événements des vingt quatre heures de la journée. La Torah, qui est une Torah de vie, l’exige de chacun d’entre nous. Il est donc certain que chacun a réellement de quoi rendre grâce à Dieu, chaque jour, sans exception.
En conséquence, je suis surpris par le ton de votre lettre, étant certain qu’à maintes reprises, vous avez réfléchi aux mots du Modé Ani et aux différentes manières de conserver cette conscience, dans les prières et les bénédictions, tout au long du jour.
Il est clair que nul ne dispose de tout ce qu’il veut, ni même de ce qu’il veut par la force de son bon penchant. Telle est, en effet, la situation de ce monde, en particulier depuis que nous nous trouvons en exil, jusqu’à la venue de notre juste Machia’h et la délivrance complète. Le caractère d’intégralité a disparu et personne ne reçoit tout ce qu’il désire, en son cœur. Malgré cela, il nous est enjoint de dire Modé Ani et, bien plus, de le faire avec joie.
Plus encore, il ne suffit pas que le Modé Ani soit joyeux. Toute la journée, avec ses différents événements, doit l’être également. En effet, il faut, en permanence, mettre en pratique l’Injonction : “ Servez Dieu dans la joie ”, comme l’expliquent différents textes. Car, on ne sert pas Dieu uniquement en priant, en étudiant la Torah ou en donnant de la Tsédaka. On peut et l’on doit le faire également en mangeant, en buvant, en effectuant différents travaux, y compris ceux du foyer.
Néanmoins, tout cela aurait dû être précisé s’il s’agissait de quelqu’un d’autre. Pour ce qui vous concerne, en revanche, il suffit que vous réfléchissiez vous-même à ce que vous écrivez, que l’observiez et en mettiez en évidence le côté droit(2). Dès lors, votre raisonnement sera complètement différent et, à mon avis, c’est alors qu’il sera exact. Ce raisonnement sera le suivant.
Dieu vous a donné de bons enfants. Vous résidez à New York, ville dans laquelle un faible pourcentage d’enfants juifs reçoit une éducation de Torah. Or, les vôtres ont une éducation non seulement juive, mais même ‘hassidique, au sein d’une Yechiva fondée par des chefs d’Israël. Votre mari, malgré tout ce que vous écrivez à son propos, ne vous a pas empêché de leur donner une telle éducation. Bien au contraire, il vous vient en aide, même s’il ne le fait pas dans toute la mesure de vos attentes.
Votre mari est un homme d’affaires de New York et vous savez de quelle manière de telles personnes passent, généralement, le Chabbat et les fêtes. Vous savez aussi à quoi elles consacrent leurs loisirs, dans les clubs de nuits et d’autres lieux similaires. Or, Dieu vous a accordé le mérite d’avoir un mari qui consacre une partie de son temps à des activités communautaires juives. En outre, il le fait, bien sûr, de manière bénévole.
Vous pouvez encore développer l’aspect positif de ce raisonnement. Vous connaissez sûrement différentes circonstances que vous pouvez y inclure et dont je ne sais rien. Si vous faites le bilan de tout cela, vous verrez vous-même quelle conclusion vous pouvez en tirer.
Que Dieu vous accorde le bonheur d’observer votre mari, vos enfants et tout votre entourage, à l’avenir, uniquement de votre bon œil. Vous verrez alors à quel point vous devez être satisfaite, remercier Dieu, du fond de votre cœur, pour Sa bonté, Ses bienfaits et, plus encore, pour ceux qui viendront.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours,
Notes
(1) Voir, à propos de ce qui est dit ici, les lettres n°4049 et 4090. (2) Le côté positif.
Lettre n°3968
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3968, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17(1) Kislev 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 ‘Hechvan. Je vous remercie de ce que vous m’écrivez, à propos du compte-rendu que vous avez fait de votre visite ici(3). Sans doute sont gravés, dans l’esprit de chacun, les termes de la Michna selon lesquels l’acte est essentiel et non l’étude. Je veux dire que l’on doit faire en sorte qu’un tel compte-rendu, avec les paroles d’encouragement que vous lui avez sûrement adjoint, ait un effet concret, au quotidien, chez tous ceux qui ont participé à cette réunion ‘hassidique et, par leur intermédiaire, chez les membres de leur famille. Comme vous le savez, nos Sages affirment qu’un effort n’est jamais vain.
J’ai pris connaissance de votre question avec effroi(4). Vous me dites que, jusqu’à maintenant, vous avez prié lentement et longuement, le Chabbat. Et, vous me demandez si vous devez continuer à le faire ou bien…(5), ce qu’à Dieu ne plaise. Il est bien que cette question ne se pose même pas, si l’on considère la longue explication qui est donnée, à propos de la prière, de laquelle on peut se libérer uniquement pour des obligations communautaires. Ainsi, nos Sages disent, au traité Bera’hot 31a, que Rabbi Akiva priait avec la communauté, mais non…(6).
Je ne peux interpréter votre question autrement que par l’occasion qui m’est ainsi offerte de vous souligner la nécessité de prier ainsi, non seulement pendant le Chabbat, mais aussi, de temps à autre, pendant la semaine. En effet, il est alors nécessaire de dire que l’on est “ le premier jour après le Chabbat ”(7).
Bien plus, selon certains, ce principe est même partie intégrante des dix Commandements et vous consulterez, à ce sujet, le Ramban, dans son commentaire du verset Chemot 28, 8, indiquant qu’il doit en être ainsi également pendant le Chabbat. En outre, la divine Providence a fait que vous exerciez votre influence sur d’autres personnes. Il faut donc recevoir pour transmettre(8) et, si vous voulez que les autres prient plus longtemps, pendant le Chabbat, vous devez le faire vous-même, d’une manière accrue, c’est bien évident.
Vous m’interrogez sur le premier chapitre du Tanya, dont la note, citant le Zohar, semble commenter ce qui est dit dans le corps du texte, “ on explique, en général ”.
La différence a été précisée, par ailleurs. L’expression “ on explique, en général ”, fait référence, comme vous le dites, à la récompense et à la punition. Le Zohar, en revanche, précise les notions de “ Juste qui a le mal pour lui ” et “ impie qui a le bien pour lui ”.
Sans doute profiterez-vous du moment favorable que constitue le jour lumineux du 19 Kislev, jour de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, lorsque la lumière et la vitalité de nos âmes nous furent accordées, pour diffuser, c’est-à-dire faire une véritable diffusion, des sources(9) à l’extérieur, autrement dit y compris auprès des personnes qui, pour l’heure, se trouvent encore à l’extérieur. Il est clair qu’un effort est toujours efficace, surtout en un jour favorable et propice. Son effet se marque dans l’existence quotidienne.
Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la délivrance(10),
L’envoi de la présente a été retardé et, entre temps, j’ai reçu votre lettre de l’issue du Chabbat, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait.
Concernant les notes et les causeries, des extraits en seront publiés dans le prochain Kovets(11), dont, du reste, je n’ai pas encore eu le temps de corriger les épreuves.
Notre coutume est de ne pas dire le Ta’hanoun, à Min’ha de la veille du 10 Kislev.
Notes
(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix sept. (2) Le Rav I.Dubov, de Manchester. Voir, à son propos, les lettres n°3507, 4018 et 4094. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3958. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4094. (5) Cesser de le faire. (6) Les Sages qui n’avaient pas de responsabilités publiques. (7) Dans le cantique du jour, c’est-à-dire de positionner chaque jour, par rapport au Chabbat. (8) Textuellement “ être mouillé pour mouiller les autres ”. (9) De la ‘Hassidout. (10) Le 19 Kislev. (11) Le Kovets Loubavitch.
Lettre n°3969
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3969, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires
le Rav Morde’haï(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Kislev et à celle qui la précédait.
Vous évoquez la viande congelée(2). Je n’ai jamais voulu prendre partie dans de telles discussions, d’une quelconque façon, car les autorisations qui ont été données, en la matière, ne font pas l’unanimité(3). Certains les donnent uniquement si l’on ne peut pas faire autrement et seulement en cas de famine. D’autres fixent certaines conditions, qui ne sont pas toujours respectées, dans la pratique. Je ne connais pas moi-même les conditions sur place, en Terre Sainte, à l’heure actuelle et je n’ai pas la possibilité de les déterminer avec certitude. En conséquence, je n’interviendrai pas, dans ce domaine.
Vous savez sans doute qu’il y a eu une réunion(4), à Milan, des représentants de différents pays. Une délégation de Terre Sainte y participait également. Il serait bon de savoir, de la manière la plus détaillée possible, ce qui a été dit, lors de cette réunion. Les membres de cette délégation ont sûrement rencontré des responsables communautaires et même, semble-t-il, les frères…
Je vous joins ce qui a été publié pour le 19 Kislev. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Sans doute m’écrirez-vous, en détails, comment vous avez profité des 10 et 19 Kislev, de même que de la cinquième lumière de ‘Hanouka(5). Je vous en remercie.
Notes
(1) Le Rav M.Perlov, de Milan. Voir, à son sujet, les lettres n°3547, 4093 et 4262. (2) La congélation gèle-t-elle le processus de la cachérisation de la viande, permettant de le prolonger au delà de trois jours après l’abattage ? (3) Voir, à ce propos, le Yagdil Torah, tome 19, paragraphe 76. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4093. (5) Date de la seconde libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, la première étant le 19 Kislev.
Lettre n°3970
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3970, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous envisagez de venir poursuivre vos études ici et vous me demandez ce que j’en pense.
A mon avis, si vous voulez véritablement étudier dans une Yechiva ‘hassidique, vous devez, avant tout, opter pour la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, au moins pour un an. C’est seulement après cela que vous demanderez si vous devez venir à la Yechiva ici.
En tout état de cause, quelle que soit la Yechiva dans laquelle vous poursuivrez vos études, vous avez, bien entendu, l’obligation et le mérite de prendre part aux cours fixés, à la fois dans le temps et dans l’esprit, chaque jour, portant sur “ les propos du Dieu de vie ”, c’est-à-dire sur la ‘Hassidout, ses pratiques et ses usages. Vous influencerez également les autres, en ce sens.
Une telle étude est intrinsèquement importante. En outre, elle permettra votre réussite et votre élévation dans les voies ‘hassidiques. Et, rien ne résiste à la volonté. Que Dieu vous accorde la possibilité de donner de bonnes nouvelles de tout cela.
Vous avez sûrement pris part à la réunion ‘hassidique du jour lumineux du 19 Kislev, la fête en laquelle Il a libéré notre âme dans la paix, lorsque la lumière et la vitalité de nos âmes nous ont été accordées. A n’en pas douter, ceci vous a permis de renforcer votre engagement pour la ‘Hassidout et les voies ‘hassidiques.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
A. Kwint,
Lettre n°3971
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3971, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham ‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres du 29 ‘Hechvan, des 1er, 7 et 12 Kislev. Entre temps, vous avez sûrement reçu les corrections que j’ai apportées à votre article(2).
Vous envisagez l’établissement d’une liste intégrale(3). C’est une bonne proposition. Vous avez sûrement la possibilité de vous procurer le fascicule Chaareï ‘Habad, de monsieur Haberman, qui établit une liste des livres ‘Habad. Néanmoins, celle-ci n’inclut pas les ouvrages appartenant à la partie révélée de la Torah. Elle intègre, en revanche, les livres qui parlent de l’enseignement de ‘Habad. La vôtre, en revanche, se limitera aux écrits de nos maîtres.
Vous faites une comparaison entre le Bitaon et le Kovets(4). Il est clair que ces périodiques n’ont pas le même but. Il n’est donc pas nécessaire qu’ils adoptent la même présentation, ni, a fortiori, le même contenu. Néanmoins, vous proposez que le Bitaon porte le logo des éditions Kehot. C’est une bonne suggestion, à condition d’être certain qu’une bonne relecture en est faite.
J’attends votre lettre, qui sera détaillée, dans toute la mesure du possible, à propos de la réunion ‘hassidique et de la célébration du 19 Kislev, dans les différents endroits de Terre Sainte, en particulier à la Yechiva Tom’heï Temimim et à Kfar ‘Habad. Les discours et les chants ont sans doute été enregistrés. Vous enverrez donc ces enregistrements ici, comme cela a été fait l’an dernier. Néanmoins, vous ne le ferez pas aussi tardivement.
Il est sûrement inutile de préciser que, pour ce que vous savez personnellement, vous m’écrirez vous-même et, pour le reste, vous engagerez ceux qui le savent à m’écrire, de manière détaillée et au plus vite. Bien évidemment, une répétition est préférable à une information qui n’est pas transmise.
Je viens de recevoir le Béer Ha ‘Hassidout, Beth Carlin.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°3879. (2) Sur la littérature de ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°3879. (3) Des livres de ‘Habad. (4) Le Bitaon ‘Habad est l’organe des jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte, alors que le Kovets Loubavitch est édité à New York.
Lettre n°3972
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3972, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait savoir que vous entrez, ces jours-ci, dans une nouvelle maison et je vous adresse ma réponse, à ce sujet(1).
Vous connaissez sûrement la coutume adoptée par les ‘Hassidim, ces derniers temps, qui consiste à introduire, dans le nouvel endroit(2), avant toute autre chose, un Sidour, un Tehilim et un Tanya. De même, les Mezouzot seront fixées immédiatement(3), bien évidemment sans bénédiction, puis, au bout de trente jours, vous en ferez vérifier une. Vous pouvez, bien sûr, échanger cette dernière contre une plus belle. Commentant le verset “ Il est mon Dieu et je veux le rendre gracieux ”, nos Sages disent : “ Pare-toi, devant Lui, par les Mitsvot(4) ”. C’est alors que vous ferez la bénédiction(5), qui vous acquittera de votre obligation également pour les autres Mezouzot.
Les jours de ‘Hanouka approchent et vous en profiterez pour inaugurer(6) la maison, par une réunion ‘hassidique, de la manière qui convient. Vous connaissez le dicton de nos saints maîtres(7) selon lequel “ un processus se déroule de la manière dont il a été engagé ”. Ce sera donc une maison ‘hassidique, en tout point.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes, ayant déménagé. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3265. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2172. (4) En les accomplissant de la meilleure façon. (5) Relative à cette nouvelle Mezouza, au bout des trente jours. (6) ‘Hanouka signifie également inauguration. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°3947.
Lettre n°3973
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3973, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me dites que vous avez commencé à travailler, de manière fixe, ce jeudi, pour l’union des congrégations orthodoxes(2).
Puisse Dieu faire que ce début intervienne en un moment bon et fructueux. Conformément à un dicton de nos saints maîtres(3), “ un processus se déroule de la manière dont il a été engagé ”. Après le commencement, vous parviendrez donc, par votre travail, à renforcer le Judaïsme et à le diffuser auprès des cercles les plus larges. Vous montrerez à tous un Judaïsme véritable, sans compromis et, simultanément, bienveillant.
On attend cela de chacun d’entre nous et le Saint béni soit-Il exige uniquement en fonction des forces qu’Il accorde. Il est donc absolument certain que vous avez, d’emblée, reçu toutes les forces nécessaires pour assumer vos fonctions. Tout dépend de la décision de chacun.
Pour ce qui vous concerne personnellement, vous êtes un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim. Nos saints maîtres ont donné aux élèves de cette institution le titre de Tamim, intègre et celui-ci, peu à peu, doit devenir leur nom propre. Vous devez méditer à l’enseignement que délivre un récit des ‘Hassidim âgés à propos du grand Rav, ‘Hassid et Juste, Rabbi Hillel de Paritch(4). Celui-ci, en effet, s’imposait des comportements rigoristes et de larges précautions, dans la pratique des Mitsvot, dans le seul but de mieux comprendre les explications de la ‘Hassidout.
L’unique objectif de chaque Tamim est de se rapprocher de la ‘Hassidout, de faire la preuve, au quotidien, par son comportement, qu’il est apte à porter ce titre. De ce point de vue, on a raison de dire que “ rien ne résiste à la volonté ”.
Je vous adresse ma bénédiction pour que Dieu exauce les souhaits de votre cœur et, selon la conclusion de votre lettre, pour concevoir, avec votre épouse, la Rabbanit, beaucoup de satisfaction ‘hassidique, non seulement de vos enfants, mais aussi de vous-mêmes.
Je vous accorde également ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour profiter pleinement des jours de ‘Hanouka, apportant la lumière qui brille et éclaire. Les discours ‘hassidiques de ‘Hanouka expliquent tout cela.
Vous me demandez des références concernant le Guéhénom et le Gan Eden. Vous consulterez, à ce propos, l’index qui est à la fin du Torah Or, le Dére’h Mitsvoté’ha et les Sifreï Maamarim, parus aux éditions Kehot.
Notes
(1) Le Rav A.D. Hecht. Voir, à son sujet, les lettres n°3340 et 4026. (2) En anglais dans le texte. (3) Voir la lettre n°3947, de même que la précédente. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3866.
Lettre n°3974
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3974, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu, avec plaisir, la lettre que vous avez commencé à écrire au jour lumineux du 19 Kislev, fête pendant laquelle Il a libéré nos âmes dans la paix, lorsque la lumière et la vitalité de nos âmes nous ont été accordées, selon les termes du Rabbi Rachab, dans sa lettre bien connue.
J’y ai vu, avec satisfaction, que vous avez perçu la lumière bénéfique et que vous avez commencé à mettre en pratique votre bonne décision, celle de fixer un temps pour l’étude des Paroles du Dieu de vie, l’enseignement de la ‘Hassidout. Comme le soulignent nos Sages, c’est l’acte qui importe, en l’occurrence les usages, les pratiques, et non la théorie. En effet, à propos de cette partie de la Torah, il est également dit : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, que vous appreniez et que vous accomplissiez, avec largesse d’esprit et en y investissant tous vos efforts. Et, que s’accomplisse la promesse de nos Sages selon laquelle l’effort conduit vers le succès.
Vous m’interrogez sur un programme d’étude, puisque vous avez commencé votre étude par les premiers chapitres du saint Tanya. Il serait bon que vous appreniez la troisième partie du saint Tanya, c’est-à-dire Iguéret Ha Techouva, puis la seconde, Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna et enfin, la première. Simultanément, vous étudierez des discours ‘hassidiques du Dére’h Mitsvoté’ha, dont l’auteur est le Tséma’h Tsédek. Vous choisirez ceux que vous désirez, car, en la matière, les opinions des hommes diffèrent. L’un préfère élargir ses connaissances, alors que l’autre recherche plutôt la profondeur, laquelle, dans la plupart des cas, réduit le champ de l’étude et la concentre sur un point précis.
Il serait bon de mener cette étude en groupe, au moins avec une autre personne. Si personne, dans votre entourage, n’est au même niveau d’étude que vous, vous choisirez quelqu’un qui possède des connaissances inférieures aux vôtres. Il est dit, en effet, que “ j’ai appris de mes élèves plus que de tous les autres ”.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et pour donner de bonnes nouvelles de vous-même, des membres de votre famille et de vos élèves, dans votre ville,
N. B. : Je vous joins la lettre destinée à l’ami de votre synagogue, à laquelle vous faites allusion. Si celui-ci a besoin d’explications, vous trouverez sûrement les mots qui conviennent pour lui préciser le contenu de ma lettre. Je vous en remercie.
Conformément à votre demande, la présente vous est envoyée en express.
Lettre n°3975
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3975, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, relative à la réunion ‘hassidique(2), dans laquelle il a été dit que l’Attribut de Royauté, Mal’hout, appartenant au monde spirituel d’Atsilout, qui est comparé au Mêm ouvert(3), exerce son influence sur les mondes inférieurs et également sur les Juifs, en les pénétrant(4).
Vous soulevez une objection en citant Iguéret Ha Kodech, chapitre 25, page 139b. Néanmoins, “ à l’extérieur d’Erets Israël ”, selon la formulation qui doit être retenue et
non celle qui fut introduite par la censure, comme l’indique le tableau des corrections, la vitalité est obtenue par l’intermédiaire des astres extérieurs, responsables des soixante dix nations, ce qui veut bien dire qu’il n’en est pas de même en Erets Israël.
Il est exact qu’Erets Israël “ n’est pas dirigée par le ciel ou par une quelconque autre force, mais uniquement par le Saint béni soit-Il Lui-même ”, comme le précise le Zohar, tome 2, page 209a. A ce sujet, vous consulterez le traité Taanit 10a et d’autres textes encore, cités par le Nitsoutseï Zohar, à cette même référence. Il existe, néanmoins, une différence fondamentale :
A) Les soixante dix astres, dont il est question dans Iguéret Ha Kodech, sont responsables des soixante dix nations. Ils distribuent leur influence aux mondes inférieurs, en général et à ce monde, en particulier. C’est la raison pour laquelle il est dit que “ l’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”. L’action est donc nécessaire, comme l’expliquent longuement le Kountrass Oumayan, à partir du chapitre 19 et également le Dére’h Mitsvoté’ha, à la page 106.
Il en est de même, bien évidemment, en Erets Israël. Il a été dit, également à propos de ce pays, que “ l’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”. Là encore, l’influence céleste doit se matérialiser, comme l’explique clairement le Likouteï Torah, à la Parchat Masseï, page 89b, que vous consulterez(5). Et, le discours ‘hassidique intitulé “ Afin de multiplier la sagesse ” traite de l’intériorisation de cette influence par les astres.
B) De même, il faut distinguer une force du mal puissante de celle qui est faible. Vous consulterez, à ce sujet, le Zohar, tome 2, page 140b et le Or Ha ‘Hama, sur le Zohar, tome 2, page 173a. En conséquence, en Erets Israël, on doit également se laver les mains, quand on se lève, après avoir dormi.
Note : Bien que, pour l’heure, je ne l’ai pas vu clairement exprimé(6), je déduis le fait suivant de la définition que donnent nos Sages(7) des astres célestes. A toutes les époques, en dehors de celle du premier Temple, pendant laquelle Erets Israël ne fut soumise à aucun autre peuple, les rois des nations purent, jusqu’à un certain point, dominer la Terre Sainte. Il faut en conclure qu’il en est de même pour les astres célestes.
Vous consulterez également Iguéret Ha Kodech, à la page 140a, qui dit : “ Mais, quand Israël fut exilé parmi les nations… ”. Et, l’on sait que la délivrance, à l’issue de l’exil de Babel, ne fut pas complète.
Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de ce dont nous avons parlé, en aparté, pendant la réunion ‘hassidique. Vous m’aviez affirmé que vous pensiez me donner très vite ces bonnes nouvelles. Que Dieu satisfasse donc les souhaits de votre cœur également dans ce domaine.
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Vous m’interrogez sur une Sidra dans laquelle il n’y a pas d’interruption. On peut citer celle de Mikets, comme le dit le Rambam, dans ses lois du Séfer Torah, au chapitre 8. Celui dont nous célébrons la joie(8) dit, dans le Torah Or, au début de la Parchat Mikets : “ Cette Paracha est liée à la précédente ”.
Cette année, cette Sidra est lue dans la semaine du 19 Kislev. Elle traite de la transformation des sept vaches, correspondant aux sept attributs négatifs de l’émotion, par Yossef, qui évoque le plaisir et l’enseignement profond de la Torah.
Vous consulterez, par le détail, le Torah Or et le Torat ‘Haïm.
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°3948. (2) Du 19 Kislev, à laquelle le Rav Yalles participait. (3) Qui est au début ou au milieu d’un mot. (4) Voir, à ce sujet, Likouteï Si’hot, tome 2, page 463 à 466. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez également le Zohar, tome 3, page 94b, qui dit : par ses émissaires ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il faut également consulter le Zohar, tome 3, page 69a et le Or Ha ‘Haïm, à cette référence ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans le Midrach Chemot Rabba, chapitre 21, paragraphe 5 et le Zohar, tome 2, page 6b ”. (8) L’Admour Hazaken.
Lettre n°3976
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3976, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
ayant une profonde analyse et de multiples connaissances,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Kislev, dans laquelle vous évoquez la décision hala’hique de l’Admour Hazaken(2), dans son Sidour, concernant l’entrée du Chabbat. Il retient l’avis des Gaonim sur la période de la tombée de la nuit et vous faites remarquer que, dans son Choul’han Arou’h, chapitre 261, paragraphe 5, il mentionne celui de Rabbénou Tam. Vous me demandez quel est l’avis ultérieur, devant être retenu.
Son petit-fils, le Tséma’h Tsédek, a souligné, dans ses commentaires du traité Chabbat, à la fin du chapitre 7, page 46d, que le Sidour avait été rédigé longtemps après le Choul’han Arou’h. C’est donc le Sidour qui doit être retenu pour déterminer la Hala’ha concrètement applicable, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, pour lesquels on constate également une différence avec le Choul’han Arou’h. Ces points sont, pour la plupart, présentés dans les Pisskeï Ha Sidour, du grand Rav et ‘Hassid, le Rav Avraham ‘Haïm Naé, de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours.
Il est à noter que le Ketsot Ha Choul’han, du Rav Naé également, à la fin de la troisième partie, apporte plusieurs précisions sur l’entrée du Chabbat, telle qu’elle est définie par l’Admour Hazaken.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans vos efforts afin de clarifier les notions de la Torah et, en particulier, les lois du coucher du soleil, desquelles dépendent de nombreux et importants principes. Plusieurs, parmi nos grands, ont déjà abordé ces sujets, mais, en de multiples aspects, ils doivent encore être précisés et clarifiés par des spécialistes(3), d’après les indications et les directives des Sages d’Israël, enseignant la Torah dans les premières et les dernières générations, jusqu’au plus grand parmi les plus récents, l’Admour Hazaken.
Nous vivons actuellement le coucher du soleil du sixième millénaire et du septième, les sixième et septième jours de la création. Tous en ont conscience et s’efforcent de terminer le travail avant la tombée de la nuit, comme le dit Rachi, dans son commentaire du traité Ketouvot 103a. Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre nous réussisse à mener à bien la mission qui lui est confiée, une mission céleste, celle de bâtir pour Dieu une demeure ici-bas. De la sorte, “ la nuit éclairera comme le jour ”, en l’occurrence le septième millénaire. Et, nos Sages disent que, pendant la création, cette lumière brilla pendant trente six heures.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav D.Shapiro, auteur du Bneï Tsion, paru à New York, en 5716. Voir, à son sujet, la lettre n°233. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3387 et 4203. (3) Textuellement “ par des menuisiers et fils de menuisiers ”.
Lettre n°3977
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3977, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait d’obtenir de vos nouvelles(1) par nos émissaires(2), les Rabbanim ‘Habad âgés, distingués ‘Hassidim, au bon comportement, qui se consacrent aux besoins communautaires, le Rav Chmouel Ha Lévi Levitin et le Rav Elyahou Simpson.
En un moment propice, seront mentionnés votre nom et ceux des membres de votre famille, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins et donniez de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours.
Nous approchons des jours de ‘Hanouka, lorsque l’on allume des bougies, afin d’éclairer également l’extérieur, en nombre croissant, de jour en jour. Il en sera ainsi pour chacun d’entre nous, au sein de tout le peuple juif, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs ‘Hassidim de Chicago. (2) Chargés d’effectuer une visite à Chicago. Voir, à ce sujet, la lettre n°3930.
Lettre n°3978
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3978, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 Kislev, dans laquelle vous me communiquez vos interrogations, à propos de votre travail et, également, en ce qui concerne le Mikwé.
Je voudrais uniquement apporter une précision et un éclairage, bien que je les imaginais inutile pour un jeune homme qui a fréquenté la Yechiva Tom’heï Temimim pendant plusieurs années. Voici ce que je veux vous dire.
Vous connaissez le dicton(1) de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, selon lequel les Préceptes “ Tu aimeras l’Eternel ton Dieu ” et “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” ne font qu’un. Et, le Tanya explique, au chapitre 3, que l’amour(2) est à l’origine des deux cent quarante huit Injonctions, qui en découlent et sans lequel elles n’ont pas d’existence véritable. De fait, la crainte(2) est elle-même l’une de ces deux cent quarante huit Injonctions.
Il est clair que l’amour de Dieu est à l’origine de la Torah et de ses Mitsvot. La Providence vous a conduit dans cet endroit, pour différentes raisons, transcendant les voies naturelles. Là, vous avez trouvé le domaine d’action(3) que constitue le Mikwé. Vous auriez donc dû mettre vos raisonnements et votre propre personne de côté, au moins pendant une courte période, afin de placer une barrière autour de cette clairière.
Malgré cela, et bien que soyez là-bas depuis plusieurs mois, il semble que vous n’ayez rien fait et, encore maintenant, vous ne considérez pas qu’il vous appartienne de faire quoi que ce soit. Mais, nous vivons la période du talon du Machia’h, de laquelle il est dit : “ De nombreux éléments seront clarifiés et précisés ”. La Providence a donc placé devant vos yeux de chair la preuve que tout cela vous concerne, bien plus, a une incidence sur votre subsistance matérielle, dans sa dimension la plus concrète. Dès lors, vous en prenez conscience, vous m’adressez un courrier express pour m’interroger, à ce sujet et vous vous demandez ce qui se passe.
J’ai bon espoir que ces quelques lignes, quantitativement peu nombreuses, suffiront pour éveiller en vous ce qui vous a été insufflé, de manière profonde, à la Yechiva Tom’heï Temimim, afin qu’il en résulte une action concrète, que vous commenciez à assumer votre mission, définie par la Michna : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”, comme l’explique le Rambam, dans ses lois de la Techouva, au chapitre 10.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3933. (2) De Dieu. (3) Textuellement “ la clairière (autour de laquelle il fallait mettre une barrière) ”.
Lettre n°3979
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3979, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Lors de la réunion ‘hassidique du jour lumineux du 19 Kislev, fête pendant laquelle Il a libéré notre âme dans la paix, lorsque la lumière et la vitalité de notre âme nous ont été accordées, selon les termes de la lettre bien connue du Rabbi Rachab, on m’a appris ce qui vous est, malheureusement, arrivé, de même qu’à votre épouse.
Cette nouvelle m’a été transmise en un moment propice. Bien plus, l’Admour Hazaken dit, au nom de ses maîtres, dans Iguerot Kodech, au chapitre 23 : “ si un ange se trouvait parmi dix Juifs, même quand ceux-ci ne prononcent pas des paroles de la Torah…(1) ”. Combien plus en est-il ainsi lorsque des dizaines de Juifs sont réunis et partagent la joie d’un chef d’Israël. Il est donc certain que votre situation s’améliorera très vite, comme l’explique le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kora’h, à propos du verset : “ Sa Parole court promptement ”.
Sans doute votre confiance en Dieu ne s’en trouve-t-elle pas diminuée, ce qu’à Dieu ne plaise, car c’est là le réceptacle nécessaire pour obtenir la réussite céleste, d’une manière considérable. J’espère recevoir très vite, de votre part, une bonne nouvelle, en la matière, d’autant que nous sommes à la veille de ‘Hanouka, lorsqu’il est nécessaire d’ajouter(2), de s’élever dans la Sainteté, y compris vers l’extérieur, en particulier quand on répand les sources(3) à l’extérieur, jusqu’à ce que “ la nuit éclaire comme le jour ”, avec la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.
Notes
(1) Il serait immédiatement brûlé. (2) Un nombre croissant de bougies. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°3980
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3980, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée et dans laquelle vous me communiquez les faits suivants :
A) Vous avez acquis une demi maison, plus belle que la précédente, en échange de la maison que vous possédiez jusqu’à maintenant. Il vous semble que, depuis, vous ne connaissez plus la réussite, comme il convient.
Il faudrait vérifier si votre achat n’a pas été la réalisation de l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ quelqu’un observe un gâteau et un autre survient…(1) ”, c’est-à-dire une situation de concurrence déloyale. De même, il faudrait vérifier pour quelle raison le propriétaire précédent vous a vendu cette demi maison.
En tout état de cause, vous ferez vérifier vos Tefillin et les Mezouzot que vous utilisez dans cette maison. Sans en faire le vœu, vous prélèverez, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, quelques pièces pour la Tsédaka.
Le mérite de votre action pour la synagogue, dans laquelle vous vous servez sûrement de votre influence pour développer la prière et la Torah, vous permettra d’obtenir, d’une façon accrue, la bénédiction de Dieu et la réussite, en tous vos besoins, y compris en vos préoccupations personnelles et dans votre nouvelle maison.
B) Vous évoquez le lieu de la réunion ‘hassidique qui sera organisée pour la Bar Mitsva de votre fils aîné.
Vous la ferez dans la synagogue dont vous êtes le secrétaire. Sans doute, votre fils dira-t-il des propos de Torah, à cette occasion. Il s’efforcera de donner également une explication de ‘Hassidout. De la sorte, vous réunirez les trois domaines que sont la Torah, le service de Dieu par la prière, les bonnes actions, ce qui est le contenu profond de la dimension cachée de la Torah.
Car, conformément au dicton(2) de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, les Préceptes “ Tu aimeras l’Eternel ton Dieu ” et “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” ne font qu’un.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Et s’en empare. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°3933.
Lettre n°3981
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3981, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Kislev, dans laquelle vous me dites qu’il vous semble que vous manquez de soumission, dans l’action concrète. Il en résulte différentes situations malencontreuses.
Il est bien évident que cela ne dépend que de vous. En effet, le Saint béni soit-Il exige uniquement en fonction des forces qu’Il accorde. Pour que votre situation soit positive au plus vite, vous devez, tout d’abord, respecter scrupuleusement les horaires de la Yechiva, y compris quand il vous semble passer outre à ceux-ci pour des raisons qui appartiennent au domaine de la Sainteté.
Il semble qu’il vous soit difficile de vous astreindre à une organisation. Aussi, si vous respectez les temps d’étude de la Yechiva, il vous sera plus aisé de vous organiser également dans les autres domaines. Comme je le disais, le “ petit malin ”(1) vous expliquera sûrement qu’il est bon d’étudier la Torah, en particulier la ‘Hassidout, jusque tard dans la nuit. De ce fait, vous arriverez en retard, le lendemain, à la Yechiva. Or, vous savez à quel point nos saints maîtres, fondateurs et directeurs de la Yechiva Tom’heï Temimim, ont insisté pour que les élèves en respectent l’organisation. Tous les arguments qui vont en sens inverse ont donc une source qui n’est pas pure.
Il serait bon que vous influenciez vos amis en ce sens, a fortiori ceux qui sont inférieurs à vous, afin qu’ils adoptent le même comportement. En effet, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(2) et, de la même façon, vous connaîtrez vous-même la réussite, dans l’effort que vous réaliserez sur votre personnalité.
Me basant sur le commentaire que donnent nos Sages du verset “ Passez ici la nuit ”, je dirai que le gage de votre engagement sera le fait de vous mettre à l’effort, dès la réception de cette lettre.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Le mauvais penchant. (2) De la manière dont on agit envers Lui.
Lettre n°3982
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3982, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Kislev, dans laquelle vous me dites que vous vous êtes installé, avec votre épouse, dans une maison de retraite.
Il est sûrement inutile de vous rappeler l’un des principes de notre foi, qui est expliqué par la ‘Hassidout, le fait que tout événement est un effet de la divine Providence. En chaque domaine, il est possible de servir le Créateur du monde. Il est clair qu’il en est de même pour votre installation en ce lieu.
Vous devez donc observer la vérité telle qu’elle est. La divine Providence vous a conduits dans cette maison de retraite, afin que vous y apportiez “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, c’est-à-dire les pratiques, les usages et également l’enseignement de la ‘Hassidout. En méditant à cela de la manière qui convient, vous trouverez sûrement le moyen d’y parvenir, d’une manière agréable et pacifique.
Vous savez, bien sûr, que le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”, mais de façon largement accrue. En renforçant la santé morale de vos voisins, en ce nouvel endroit, vous obtiendrez donc de Dieu d’être vous-mêmes en bonne santé. De la sorte, vous pourrez, de temps à autre, intensifier votre action.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°3983
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3983, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5716,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous évoquez le parti que l’on présente à votre fils. Vous soulevez la question de l’état de santé de la mère(1), qui, il y a quelques temps, n’était pas bon.
De ce point de vue, vous n’avez pas de crainte à avoir. En effet, cette femme a plusieurs enfants qui sont tous en bonne santé et sains d’esprit. Pour que cette question ne se pose même pas, il serait bon que vous réunissiez trois de vos amis(2) et que vous la leur posiez. Ils vous diront, avec la force de ce qui est public, qu’il n’y a là aucun problème et qu’il s’agit d’une bonne proposition.
Puisse Dieu faire que votre fils accroisse son temps d’étude de la ‘Hassidout, son adoption de ses usages et de ses pratiques. Ceci multipliera les bénédictions de Dieu et la réussite qu’il connaîtra, dans tous les domaines.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) De la jeune fille qui est proposée. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3421.
Lettre n°3984
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3984, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me faites part de l’état de santé de votre épouse.
Il semble que sa nervosité soit, pour une large part, responsable de cette situation. Celle-ci s’exerce, pour partie, envers elle-même et, pour partie, envers ceux qui l’entourent. Néanmoins, il faut se débarrasser aussi de ce qui est d’origine nerveuse et, pour cela, il serait bon de consulter un médecin généraliste et, en outre, spécialisé dans ce domaine. Vous lui communiquerez les résultats des analyses qui ont été faites jusqu’à maintenant et vous lui demanderez son avis.
J’ai déjà écrit à plusieurs ‘Hassidim pour leur dire que, s’ils faisaient des efforts et si, le temps passant, ils s’habituaient également à écrire pour donner de bonnes nouvelles, ils seraient parfois, à n’en pas douter, délivrés de situations malencontreuses, qui n’ont d’autre but que de leur suggérer d’écrire des lettres.
En effet, qui sait ? Peut-être cette situation a-t-elle uniquement pour but que deux Juifs entrent en contact encore une fois, qu’ils se sentent proches, ce qui suscitera le plaisir dans les sphères célestes les plus élevées, comme l’expliquent le Likouteï Torah, au discours “ Enrôlez d’entre vous ” et le Dére’h Mitsvoté’ha, à la Mitsva de l’amour du prochain.
Je suis surpris que, dans cette lettre, vous ne disiez rien de vos autres préoccupations, ayant une portée publique, alors que vous avez eu le mérite d’être l’un des élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim. Or, de chacun de ces élèves, il est dit qu’il doit être “ une bougie pour éclairer ”. Malgré cela, depuis votre dernière lettre, il y a eu les jours de Tichri. Il y a maintenant ceux de Kislev. Il est inutile d’en dire plus, tant cela est évident.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°3985
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3985, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, a de bons
comportements, multiplie les accomplissements
positifs, se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu, avec plaisir, dans votre lettre, que vous vous efforcez de renforcer votre lien avec différents cercles et diverses personnes. Et, vous entendez vous servir de ce lien comme d’un canal pour leur apporter la Parole de Dieu, celle de notre Torah, Torah de vie et de ses Mitsvot.
Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(2). En apportant à un Juif la santé, spirituelle ou matérielle, on obtient de Dieu le renforcement de sa propre santé, spirituelle et matérielle à la fois. En effet, Dieu agit également de manière largement accrue et même à l’infini, à la mesure de la distance, qui est même incommensurable, entre le Créateur et la créature.
J’ai été particulièrement satisfait de voir que vous avez fourni plusieurs brochures et fascicules à la bibliothèque de la maison de convalescence. Celle-ci est publique et le mérite de tous dépend donc de vous. Vous voudrez bien m’indiquer, en fonction du niveau de ceux qui fréquentent ce lieu, les livres leur convenant, publiés aux éditions Kehot. Je m’efforcerai de les envoyer. Vous pourrez consultez le catalogue de Kehot chez l’un des ‘Hassidim.
Je vous remercie d’avoir édité la lettre pour les Rabbanim et celle pour les médecins. Je vous suis également reconnaissant de m’avoir envoyé les coupures de presse correspondantes. J’ai bien reçu le magazine Ha Rokéa’h, avec votre article et je vous en remercie. Sans doute en ferez vous de même, à l’avenir. Vous m’adresserez vos publications, car nombreux sont ceux qui en profitent, dans le cadre de la bibliothèque qui se trouve ici.
Vous avez sûrement participé à la célébration du 19 Kislev, de la manière qui convient, en particulier à Kfar ‘Habad. Vous me ferez part de vos impressions, de même que de celles des autres participants. En effet, il est nécessaire de le savoir, dans certains domaines et, de fait, le Sage dit que le passé délivre un enseignement pour l’avenir. On pourra donc en déduire ce qu’il est possible d’améliorer.
Avec ma bénédiction de joyeux ‘Hanouka, pour vous et pour tous les membres de votre famille,
Notes
(1) Le Rav D.Helman. Voir, à son sujet, la lettre n°2649. (2) De la manière dont les hommes agissent envers Lui.
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