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Iguerot Kodesh — lettres 3946 à 3965

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3946

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3946, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Kislev 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Eléazar(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à ce que vous me dites dans vos derniers courriers.

Concernant la coupe de cheveux de votre fils Avraham Israël, auquel Dieu accordera longue vie, j’ai entendu, à différentes reprises, que celle-ci doit être faite à trois ans(2). La ‘Hassidout explique pourquoi il en est ainsi. Parmi les textes imprimés, vous pourrez consulter le Sidour du Maharid, tome 1, dans les additifs. Il semble que ce qui y est dit soit basé sur un commentaire du Tséma’h Tsédek.

Vous faites sûrement les préparatifs nécessaires pour profiter du moment propice que constitue le jour lumineux du 19 Kislev, qui approche, celui de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, lorsque la lumière et la vitalité ont été accordées à nos âmes, pour diffuser, c’est-à-dire pour faire une diffusion véritable des sources(3) à l’extérieur, autrement dit auprès des personnes qui, pour l’heure, se trouvent encore à l’extérieur. Il est certain qu’un effort est efficace, surtout quand il est accompli en un temps favorable. Son effet se marque dans l’existence quotidienne.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,

Notes

(1) Le Rav C.E. Chaoulsohn, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°2263. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3438 et 4231. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°3947

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3947, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Kislev 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yo’hanan(1), auquel Dieu accordera longue vie,

secrétaire de la synagogue Loubavitch, à Loubavitch(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du jour de la naissance et de la Hilloula de l’Admour Haémtsahi(3), fils de l’Admour Hazaken, avec ce qu’elle contenait. J’ai été satisfait de lire le début de celle-ci, conforme aux termes de l’Admour Hazaken, au début d’Iguéret Ha Kodech : “ On introduit ses propos par une bénédiction, afin de bénir et de louer l’Eternel, Qui est bon. Or, il n’est de bon que la Torah, la Torah intègre de Dieu ”. Vous y exposez, en effet, les cours publics de Torah qui sont dispensés dans la synagogue Loubavitch, à Loubavitch(2). On est tenu de s’exprimer dans les termes du maître et je reprendrai donc la formulation de ce même passage d’Iguéret Ha Kodech :

“ Je vous remercie pour le passé et formule une requête pour l’avenir. Continuez et intensifiez tout cela, en encourageant le cœur de ceux qui sont vaillants ”.

D’après le discours ‘hassidique prononcé pendant ce Chabbat qui a béni le mois de la délivrance(4), basé sur des textes du Rabbi Rachab et de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, il est possible d’expliquer que la vaillance est une vitalité accrue. L’enchaînement des mondes, du plus haut vers le plus bas, en apporte la preuve, puisque la vitalité supérieure est comparée aux “ fortes pluies ”, à la vitalité la plus intense dont l’homme peut disposer et qui lui permet de raffermir l’élévation de la matière vers la spiritualité.

Puisse Dieu faire que votre étude publique tende également vers ce but, en particulier celle de la dimension profonde de la Torah, qui est effectivement une révélation céleste. Elle aura donc une vitalité accrue et renforcera celle des participants à ce cours, qualitativement et aussi quantitativement, par leur nombre. De la sorte, l’étude elle-même connaîtra l’élévation, tout en restant liée à ce qui se trouve ici-bas, c’est-à-dire à l’action concrète et quotidienne, y compris au milieu de la semaine et dans les domaines permis.

Ces jours sont propices à cela, puisqu’ils séparent le 10 du 19 Kislev. Cette dernière date, en particulier est la fête de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, lorsque la lumière et la vitalité de nos âmes nous ont été accordées. Une décision qui y sera prise, dans ces domaines, sera donc fructueuse et s’accomplira le dicton de nos saints maîtres selon lequel “ un processus se déroule de la manière dont il a été enclenché ”(5).

Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela et je salue tous ceux qui participent à ces cours. Que s’accomplisse en chacun d’entre eux et en les membres de leur famille la décision du Tribunal céleste selon laquelle, en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont attachés à lui(6) et suivent sa voie connaîtraient le dessus, en un bien visible et tangible.

M. Schneerson,

N. B. : J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, qu’une étude a été introduite pour les jeunes femmes, auxquelles Dieu accordera longue vie. Dans un premier temps, le contexte de la ‘Hassidout leur a été présenté et elles ont exprimé le désir d’en apprendre les textes. Il est clair qu’il faut accéder à cette requête.

Si l’on a connaissance des instructions données, à l’époque(7), par mon beau-père, le Rabbi, quant aux textes ou aux ouvrages qu’il convient d’étudier, on les mettra, bien entendu, à profit. Ceux-ci incluent également le début de Kountrass Oumayan. En revanche, il sera difficile d’en étudier l’ensemble(8), d’autant que plusieurs jours s’écoulent entre deux cours. On s’efforcera donc, à chaque fois, d’aboutir à une conclusion. Par ailleurs, vous trouverez également de la matière dans le Séfer Ha Maamarim Yiddich et dans quelques discours imprimés dans différents fascicules.

A mon sens, il serait bon d’expliquer également, à chaque cours, une idée du contexte de la ‘Hassidout ou bien une histoire des Justes. Il conviendrait également que quelqu’un note ce qui est dit, car il est presque certain que cela pourra servir également dans d’autres endroits. Le mérite public dépend de vous.

Je vous joins un chèque, à titre de participation pour la restauration des Sifreï Torah de la synagogue Loubavitch, à Loubavitch.

Que Dieu vous accorde une bonne santé et vous permette de retrouver vos forces, au sens le plus simple et selon l’explication qu’en donne l’Admour Hazaken, dans le discours ‘hassidique intitulé “ Cantique d’Etan l’Ezra’hi ”, figurant dans le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout.

Vous redoublerez d’ardeur, dans votre mission sacrée, en tout ce qui vient d’être dit. Vous donnerez également de bonnes nouvelles de l’état de santé de votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie. Vous ferez tout cela en bonne santé morale et donc en bonne santé physique.

Notes

(1) Le Rav Y.Gordon. Voir, à son sujet, la lettre n°3844. (2) 770, Eastern Parkway, à Brooklyn. (3) Le 9 Kislev. (4) Il s’agit du discours ‘hassidique intitulé “ Il a libéré mon âme dans la paix ”, figurant dans le Séfer Ha Maamarim 5716, page 399, basé sur celui du Rabbi Rachab, dans le Séfer Ha Maamarim 5678, page 92 et sur celui du précédent Rabbi, dans le Séfer Ha Maamarim 5707, page 201. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°2984, 3972 et 3973. (6) De l’Admour Hazaken. Voir, à ce sujet, les lettres n°3829, 3935 et 3943. (7) Voir le Séfer Toledot ‘Habad Be Erets Ha Kodech, au chapitre 30. (8) Qui est beaucoup plus complexe que le début.

Lettre n°3948

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3948, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Kislev 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliézer Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre carte postale. Vous me dites que vous êtes un peu surpris par les deux discours ‘hassidiques du Torah Or, intitulés “ De nombreuses eaux ”. En effet, le premier explique que ces nombreuses eaux(2) sont les tracas inhérents à la nécessité de gagner sa vie et, le second, qu’elles correspondent à la réflexion.

En fait, le premier commentaire est basé sur la partie révélée de la Torah, sur le traité Sotta 21a, de même que sur la partie révélée de son enseignement profond, le Midrach Chir Ha Chirim, à cette référence. Le second commentaire, en revanche, est conforme à la dimension cachée de la Torah. C’est la raison pour laquelle, dès son début, il renvoie au Zohar.

Et, l’on peut avancer que ces deux interprétations se complètent. En effet, l’intellect humain, qu’il s’agisse de celui de l’Homme céleste ou de l’homme terrestre, de même que la réflexion qu’il permet, selon ses limites, sont à l’origine de la dimension finie du monde. Cette limite fait que l’on conçoit du soucis pour gagner sa vie, que la pensée peut donc être salutaire, en la matière.

Puis, lorsque l’on descend encore plus bas(3), les forces du mal exercent une emprise. Dès lors, devient possible la situation décrite, à propos des nations, par le Chir Ha Chirim Rabba. Enfin, l’on descend, de nouveau et, dès lors, la faute est concevable, comme l’explique la Guemara.

Je vous joins nos dernières parutions. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, les lettres n°3426, 3975, 4056 et 4176. (2) Celles du déluge. (3) Dans ces limites du monde.

Lettre n°3949

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3949, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Kislev 5716,

Brooklyn,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,

groupement de Paris, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 5 Kislev, qui faisait suite à un long silence, lequel n’est nullement expliqué, dans ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous m’écriviez plus souvent, surtout pour m’annoncer de bonnes nouvelles.

J’ai pris connaissance, avec satisfaction, de ce que vous avez réalisé pendant cet été et, avant tout, du fait que vous ne vous êtes pas limitées à votre propre cercle. Vous êtes intervenues pour élargir votre action, pour toucher des horizons plus larges et pour attirer d’autres femmes.

Vous poursuivrez sûrement votre action en ce sens. Vous aurez un nombre croissant de femmes qui recevront votre influence, en particulier parmi les plus jeunes, venant de bâtir leur foyer, afin qu’elles le fassent de la manière qui convient à des femmes juives, à l’heure actuelle et, le moment venu, pour les générations à venir.

J’ai été particulièrement content de voir que vous aviez l’intention d’entrer en contact avec les parents d’élèves du Talmud Torah ou des cours particuliers. Ceci est doublement important, à la fois pour ces élèves et pour les parents, qui peuvent ainsi se familiariser avec ce qui est enseigné à leurs enfants et, de cette manière, renforcer l’éducation qu’ils leur dispensent. J’ai demandé au bureau de Paris de vous accorder une subvention de quinze milles francs, pour cette activité.

Il serait bon de faire paraître, plus souvent, un compte-rendu de vos activités, dans les journaux. C’est ainsi que vous attirerez de nouveaux membres et que vous encouragerez celles qui sont déjà actives.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3950

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3950, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Kislev 5716,

Brooklyn,

A mon parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires, est issu d’une

illustre famille, le Rav Avraham Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée. J’espère qu’entre temps, vous avez reçu mes salutations, par l’intermédiaire du professeur Kirzon et de son épouse.

Comme vous me le demandez, je citerai le nom de tous ceux que vous mentionnez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Nous venons d’entrer en Kislev, mois de la délivrance. Or, ce n’est pas seulement nous qu’Il a libéré dans la paix, mais aussi notre âme, la lumière et la vitalité de notre âme, qui nous ont été accordées, selon l’expression du Rabbi Rachab, dans sa lettre bien connue(2).

Ce mois est propice pour les miracles qui concernent l’âme et, en conséquence, pour ceux qui surviennent au corps. On sait, en effet, que le miracle de ‘Hanouka est, avant tout, celui de l’âme, car les enfants d’Israël se trouvaient alors sur leur terre. Néanmoins, il en résulta une guerre et ils(3) voulurent les déposséder de leurs biens, comme le souligne le Rambam.

Le sens du verset : “ Ces jours sont commémorés et revécus ” est bien connu. En effet, lorsque ces jours sont commémorés, chaque année, de la manière qui convient, ils peuvent se dérouler, de nouveau et révéler les mêmes lumières que la première fois. Bien plus, la santé du corps est également spirituelle et elle appartient au domaine de la Sainteté, car “ avoir un corps sain et intègre fait partie des voies de Dieu ”(4).

Je vous joins nos dernières parutions, qui vous intéresseront sûrement.

J’attends de vos bonnes nouvelles. Vous me direz que vous avez recommencé à diffuser les sources(5) pendant le temps de “ la Volonté de toutes les volontés ”(6), de même qu’aux autres moments de la semaine, chaque jour ayant son contenu spécifique. Vous le ferez dans la joie et avec une meilleure santé.

Avec la bénédiction de votre parent,

Notes

(1) Le Rav A.Y. Hen, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°2669. (2) Cité au début du Hayom Yom. Voir, également, la lettre n°3946. (3) Les Grecs. (4) Selon les termes du Rambam. (5) De la ‘Hassidout. (6) Dans l’après-midi du Chabbat.

Lettre n°3951

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3951, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Kislev 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad en notre

Terre Sainte, groupement de Tel Aviv, que Dieu vous

accorde longue vie(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 21 ‘Hechvan et j’attends la suite de vos informations positives, en particulier à propos de vos actions du mois de Kislev et surtout du jour lumineux du 19 Kislev et de la cinquième lumière de ‘Hanouka(2).

En effet, le 19 Kislev est le jour de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, lorsque la lumière et la vitalité de nos âmes nous ont été accordées(3). Tout ceci se révèle avant cette date et, encore plus, après celle-ci. Il suffit, pour cela, que l’homme forge les réceptacles nécessaires pour contenir pleinement cette révélation et en faire usage de la meilleure façon.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, en la matière. Vous m’annoncerez de bonnes nouvelles, à ce sujet.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,

Notes

(1) Une même lettre a été envoyée à plusieurs autres organisations. (2) Seconde libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, la première étant célébrée le 19 Kislev. (3) Voir également la lettre n°3946.

Lettre n°3952

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3952, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Kislev, dans laquelle vous me dites que, jusqu’à maintenant, vous avez étudié à temps plein, à la Yechiva, mais, compte tenu de la situation, vous désirez, selon vos dires, la quitter et entamer des études d’ingénierie. Vous avez vingt ans et vous me demandez ce que j’en pense.

Si vous voulez m’écouter et tenir effectivement compte de la situation telle que je la vois, oubliez, pendant toute l’année qui vient, votre désir de faire carrière, selon l’expression courante. Vous étudierez la Torah sans calcul, avec ardeur et persévérance. Dans un an, vous vous poserez encore une fois la question et si vous souhaitez me consulter, à ce moment-là, je vous donnerai, bien évidemment, mon sentiment, avec l’aide de Dieu.

Ne dites pas que vous ne pouvez pas étudier la Torah en oubliant tout cela, car cette idée vous troublera. En effet, tout ne dépend que de votre volonté. Bien plus, tout croyant est convaincu que Dieu nourrit chacun et satisfait ses besoins, qu’Il le fait, avec bonté et miséricorde, quand il faut et de la manière qu’il faut.

Nos Sages disent(1) que nul ne sait comment il subviendra à ses besoins et quand sera restaurée la royauté de David(2), établissant ainsi une comparaison entre ces deux événements. Et, selon un enseignement bien connu de l’Admour Hazaken, au chapitre 22 d’Iguéret Ha Kodech, on peut penser que le “ roi vieux et fou ”(3), qui est expert dans son domaine, développera différents arguments, citera même, à l’appui de ce qu’il avance, des propos de nos Sages, extraits de leur contexte et donc, bien souvent, interprétés à l’inverse de leur signification exacte.

Nos Sages disent que “ si le Saint béni soit-Il ne lui venait pas en aide…(4) ” et, pour réduire tous ces tracas, vous étudierez, chaque jour, le luminaire de la Torah, qui est sa partie profonde. Vous respecterez également l’immersion rituelle d’Ezra(5). Vous donnerez, en outre, de la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière, dont la première des douze bénédictions intermédiaires, dans lesquelles l’homme formule ses besoins, sert à demander le discernement. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°3275 et 3302. (2) Quand viendra le Machia’h. (3) Le mauvais penchant. (4) L’homme ne pourrait pas vaincre son mauvais penchant. (5) Après chaque relation conjugale ou, plus couramment, chaque jour.

Lettre n°3953

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3953, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Kislev 5716,

Brooklyn,

Aux distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu,

responsables de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak

Loubavitch, à Melbourne, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Depuis que les jeunes gens sont venus ici(1), pendant le septième mois, qui est rassasié de tout le bien(2), je n’ai reçu aucune lettre de vous et j’en suis surpris. Sans doute, compléterez-vous tout cela, au plus vite et avec tout le détail qui convient.

Pour l’heure, voici ce qui fait l’objet de la présente. Me basant sur l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”, je voudrais vous rappeler que les jours propices du 19 Kislev et de la cinquième lumière de ‘Hanouka(3) doivent être utilisés pour renforcer et développer ce qui concerne la Yechiva, en général et la place de ‘Habad dans votre ville, en particulier. Et, Dieu vous accordera la réussite.

Vous connaissez la décision du Tribunal céleste selon laquelle, grâce à l’abnégation dont fit preuve l’Admour Hazaken pour la ‘Hassidout, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie l’emporteraient, en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements.

Avec ma bénédiction de réussite,

Je viens de recevoir votre lettre du 26 Mar’hechvan.

N. B. : Vous évoquez, dans votre lettre, la venue, chez vous, d’un homme qui cumulerait les qualités(4). En pareil cas, l’expérience, en différents endroits, a montré qu’il faut disposer d’hommes pleins d’ardeur, prêts à faire don d’eux-mêmes pour atteindre cet objectif sacré, la diffusion des sources et les actions menées à l’extérieur du domaine de ‘Habad.

Des hommes cumulant les qualités, capables, par leur raisonnement, de déraciner les montagnes et de les moudre, l’une par l’autre, ne servent à rien, pour accomplir tout cela. Bien souvent, c’est même le contraire qui est vrai.

Si j’en juge par les jeunes gens qui étaient en visite ici et par ce que je connais des ‘Hassidim se trouvant dans votre pays, le résultat est à la mesure de l’effort. Les possibilités et les forces existent. On peut agir, dans votre pays et il suffit, pour cela, de révéler concrètement ces forces, qui existent effectivement, mais sont cachées ou même que l’on ne soupçonne pas.

Bien évidemment, si vous trouvez un homme plein d’entrain, capable d’agir de cette façon, il n’est pas exclu de le faire venir et vous pourrez l’installer dans votre ville. Mais, pour l’heure, je ne vois pas qui est cet homme plein de qualités.

Notes

(1) Voir également, à ce sujet, la lettre n°3956. (2) Celui de Tichri, pendant lequel des élèves de cette Yechiva ont rendu visite au Rabbi. (3) Seconde libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, la première étant le 19 Kislev. (4) Et serait responsable de cette diffusion des sources de la ‘Hassidout.

Lettre n°3954

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3954, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Kislev 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 1er Kislev et je vous remercie pour votre compte rendu, bien qu’il ait été bref, de votre visite des institutions et des implantations des ‘Hassidim, en Terre Sainte. En outre, vous leur avez apporté des nouvelles d’ici(2).

Puisse Dieu faire que ces propos agissent, chez ceux qui les écoutent et donc, de manière largement accrue, chez celui qui les prononce. Ceux-ci conduiront à l’action, qui est essentielle, dans l’existence quotidienne, pendant tous les jours de l’année.

Il serait bon que les invités qui étaient ici(3) rendent visite, tous ou une partie d’entre eux, aux différents groupements des femmes et jeunes filles ‘Habad, afin de les renforcer et de les encourager à raffermir leurs activités et à les développer. Il est certain qu’un effort n’est jamais vain.

Vous faites sans doute tous les préparatifs nécessaires pour profiter des jours du 19 Kislev et de la cinquième lumière de ‘Hanouka(4) de la manière la plus positive. Vous me le ferez savoir, avec le détail qui convient.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,

Notes

(1) Le Rav E.Wolf, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°3904. (2) A la suite de sa visite, en Tichri. Voir la lettre n°3907. (3) En Tichri. (4) Date de la seconde libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, la première étant le 19 Kislev.

Lettre n°3955

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3955, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Kislev 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

On m’a parlé de vous et l’on m’a dit que vous avez participé à la réunion ‘hassidique ayant eu lieu, en son temps, en présence des Rabbanim, distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu et se consacrent aux besoins communautaires, le Rav Groner et le Rav Zimmer, auxquels Dieu accordera une longue vie.

Sans doute ne vous contentez-vous pas de cela et renforcez-vous le Judaïsme et le diffusez, tout au long de l’année. Les jours de Kislev, ceux de la délivrance, sont propices pour propager “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde, y compris à l’extérieur.

La Mitsva de ‘Hanouka fait allusion à cela. Pour l’accomplir, il faut, en effet, en placer les lumières “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”. En outre, on le fait au coucher du soleil, quand l’obscurité envahit le monde. C’est alors que l’on fait briller cette lumière. Bien plus, la Hala’ha(2) veut que ces lumières soient allumées en ordre croissant.

Si on le désire réellement, on peut trouver le moyen d’accomplir tout cela. Dieu vous accordera la réussite, en la matière. Il vous donnera le mérite et le succès de donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav D.Laufer, de La Havane. (2) Tranchée selon l’avis de Beth Hillel.

Lettre n°3956

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3956, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Kislev 5716,

Brooklyn,

Au jeune Aharon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du 5 Kislev et je suis surpris que ce soit le premier courrier à me parvenir, depuis votre retour(2). Bien plus, il ne me donne pas de raison acceptable pour expliquer cette interruption.

J’ai déjà dit, dans plusieurs lettres, que l’important n’est pas de rendre compte, mais d’agir. Pour autant, on peut constater que les responsables ayant conscience qu’au bout de quelques jours ou de quelques semaines, ils devront établir le bilan de leurs actions pour tel endroit ou devant telle personne, révèlent en eux des forces cachées, afin d’établir la liste de leurs réalisations et de leurs acquis les plus importants.

Chacun doit faire preuve d’empressement et trouver des moyens de révéler les forces qu’il possède. C’est la raison pour laquelle nos Sages disent que “ l’on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”.

Sans doute profiterez-vous de Kislev, en général, des jours de la délivrance, le 19 Kislev et la cinquième lumière de ‘Hanouka(3), en particulier ou, plus particulièrement encore, de la fête de ‘Hanouka, afin de renforcer et de diffuser ce qui concerne ‘Habad et surtout le réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, de Melbourne. On peut en déduire la nécessité de la bénédiction que mon beau-père, le Rabbi, donnait, à l’occasion du 19 Kislev : “ Soyez inscrits et scellés dans l’étude de la ‘Hassidout et ses pratiques ”. Puisse Dieu faire que vous ayez une considérable réussite, en cela.

Vous transmettrez mes salutations et ma bénédiction à tous les élèves des classes dans lesquelles vous enseignez. Et, il serez bon de le faire également auprès des élèves des autres classes.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération,

Notes

(1) Le Rav A.Serebrianski, de Melbourne. Voir, à son sujet, les lettres n°3598 et 4270. (2) En Australie, après la visite chez le Rabbi, pendant le mois de Tichri. Voir, à ce sujet, la lettre n°3953. (3) Date de la seconde libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, la première étant le 19 Kislev.

Lettre n°3957

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3957, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Kislev 5716,

Brooklyn, New York,

Dieu libéra(1), dans la paix, l’âme de celui dont nous célébrons la joie, l’Admour Hazaken. En effet, “ ils étaient nombreux avec lui ”, pour(2) le grand nombre, auquel il prodiguait le bien.

De même, nous aurons le mérite de recevoir et d’intégrer profondément cette délivrance, grâce au double bien(3), bon pour les cieux et bon pour les créatures, grâce surtout à la diffusion des sources de la ‘Hassidout, à l’extérieur.

En propageant la Torah, en général et la ‘Hassidout, en particulier, on transforme l’obscurité en lumière.

Et, tout comme Dieu libéra, dans la paix, David, le roi d’Israël, “ car ils étaient nombreux avec lui ”, y compris parmi les hommes d’Abchalom(4), chacun pourra également se libérer dans la paix, grâce aux “ nombreux ” que sont les anges protecteurs de l’homme(5), le bon penchant(6) et même le mauvais penchant.

En effet, tout cela dresse le bon penchant contre le mauvais et adoucit la rigueur. Dès lors, ce mauvais penchant se réveille et sa présence devient indispensable(7) au fruit(8).

C’est ainsi que l’on révèle la paix et la bénédiction en tous les besoins de ce monde, qui se répartissent, en général, en trois catégories, enfants, santé et prospérité matérielle. Car, nombreux sont ceux(9) qui se joignent à nous, dont les propos nous réconfortent.

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre du Rabbi est l’introduction au fascicule n°119, le Kountrass 19 Kislev 5716. Elle figure également dans le Likouteï Si’hot, tome 10, page 246. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Séfer ‘Hassidim, chapitre 607, Tséma’h Tsédek sur Tehilim 55, 19. ” (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Kiddouchin 40a. Voir également les additifs à l’issue du Kountrass 19 Kislev 5709. ” (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Yerouchalmi, traité Sotta, chapitre 1, paragraphe 8. ” (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrach Devarim Rabba, chapitre 4, paragraphe 4. ” (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 1, page 165b. ” (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Chneï Lou’hot Ha Berit, chapitre 19, paragraphe 2 ”. (8) Puisqu’il le protège, jusqu’à ce que celui-ci atteigne la maturité. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Targoum sur Tehilim 55, 19 ”.

Lettre n°3958

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3958, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Kislev 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 22 Mar’hechvan, avec ce qu’elle contenait. J’attends, depuis quelques temps, des nouvelles de Londres, faisant suite au retour des invités qui étaient ici, pendant le septième mois, rassasié de tout le bien(2), afin de le conserver pendant toute l’année.

Il a déjà été dit, dans plusieurs réunions ‘hassidiques, que les paroles inutiles ne sont pas seulement celles qui sont prononcées en vain, comme on le pense généralement, mais aussi, plus profondément, celles qui restent sans effet, n’atteignent pas leur objectif et sont donc effectivement inutiles(3).

La ‘Hassidout établit que la finalité de ses textes et, a fortiori, de ce qui est dit lors de telles réunions, est ce qui en résulte concrètement, c’est-à-dire, à notre époque, ce qui affecte l’action quotidienne, y compris à l’extérieur. Si cela manque, les propos d’encouragement sont…(4).

Vous me donnez les raisons pour lesquelles la réunion ‘hassidique n’a pas été un franc succès. Mais, l’on peut penser que ces raisons sont également les suivantes.

Mon beau-père, le Rabbi, explique, dans l’une de ses causeries, pourquoi le recteur de Yechiva ou l’érudit restait auparavant chez lui, attendant qu’on vienne le consulter ou recevoir son enseignement, alors que le Baal Chem Tov introduisit un fait nouveau en se rendant lui-même dans les villes et villages, afin d’y apporter la Parole de Dieu et Sa Torah.

Vous êtes dans un endroit où l’on craint la ‘Hassidout, où elle effraye, pour la raison qui est donnée par mon beau-père, le Rabbi, dans cette causerie. Aussi, dans une telle réunion, les ‘Hassidim ne peuvent-ils se contenter d’inviter les autres à venir. Ils doivent aller vers eux, dans les endroits où ils se réunissent.

Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi seulement durant une courte période et qu’au plus vite, on perçoive la lumière bienfaisante, on sente que l’on s’est pénétré du luminaire, on court pour une parole de la Torah ou une Mitsva.

Je vous joins les dernières parutions. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.

La demande de bénédiction qui se trouvait dans votre lettre sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Je vous adresse ma bénédiction afin de diffuser les sources à l’extérieur, conformément aux trois idées(5) sous-tendues par le dicton “ Tes sources se diffuseront à l’extérieur ”. Il doit s’agir d’une diffusion abondante, en longueur, en largeur et en profondeur. Celle-ci doit porter sur les sources, origines de l’eau vive, qui s’écoule. Enfin, elle s’effectue à l’extérieur, car c’est là que les sources doivent se trouver(6).

Comme vous le savez, le Tribunal céleste trancha, du fait de l’abnégation dont l’Admour Hazaken témoigna pour la ‘Hassidout, qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie auraient le dessus.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération(7) et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav M.Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, les lettres n°2031, 2421 et 4088. (2) Le mois de Tichri. Voir, à ce sujet, les lettres n°3968 et 4080. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3909. (4) Des paroles inutiles. (5) Voir également les lettres n°815, 818 et 1262. (6) Ce paragraphe fut rajouté à de nombreux courriers. (7) Le 19 Kislev.

Lettre n°3959

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3959, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Kislev 5716,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre

aux besoins communautaires et possède de multiples

connaissances, le Rav Chlomo, appelé docteur Ehrman,

Je vous salue et vous bénis,

Je vois, à la fin de votre lettre, qu’à la demande de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, vous avez traduit une partie des Conversations avec les jeunes en français et en allemand. Vous faites sûrement allusion aux causeries de mon beau-père, le Rabbi. J’aimerais savoir si vous avez conservé une copie de ces traductions.

Par envoi séparé, vous ont été adressées les publications en français du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, destinées à la jeunesse. Celles-ci, toutefois, ne sont pas des textes de ‘Hassidout.

A l’occasion de la fête de la libération, le 19 Kislev, qui approche, je vous joins un fascicule de mon beau-père, le Rabbi, relatif à cette fête. Ce qui y est dit vous est sans doute bien connu, mais un intérêt particulier est accordé aux paroles du maître et chaque étude apporte toujours une idée nouvelle.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Lettre n°3960

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3960, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Kislev 5716,

Brooklyn,

Au Juste, Rav et ‘Hassid, issu d’une illustre

famille, ayant des comportements vertueux,

le Rav Chimeon Zeev(1) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de recevoir votre lettre de ce vendredi, veille du Chabbat et d’y lire que vous avez été l’officiant, pendant les prières des jours favorables du mois de Tichri, que vous avez pu dire ces prières aisément, ce qui fait la preuve qu’elles sont exaucées, comme le précise notre sainte Torah. En outre, tout ce qui concerne Tichri a été mis à la portée de tous les membres de votre communauté, ce qui a également une incidence sur l’ensemble du peuple d’Israël, puisque les Juifs partagent une responsabilité collective.

Le jour lumineux de la libération, le 19 Kislev, approche. C’est à cette date que “ Il a libéré notre âme dans la paix ”, que “ la lumière et la vitalité de nos âmes nous ont été données ”. C’est également le Roch Hachana de la ‘Hassidout, que nous a léguée l’Admour Hazaken, dont le mérite nous protégera et qui est l’enseignement du Baal Chem Tov(2).

Puisse donc Dieu faire qu’il en soit, en ce domaine, comme pour ce que vous disiez auparavant et selon les termes du maître, mon beau-père, le Rabbi, que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, dans l’étude de la ‘Hassidout et dans ses pratiques. Vous y recevrez une bénédiction générale, pour toute l’année, selon les termes du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dans sa lettre bien connue, qui est reproduite au début du calendrier Hayom Yom et également dans l’introduction du Kountrass Oumayan.

Avec mes respects et ma bénédiction, à l’occasion de la fête(3),

Notes

(1) Le Rav C.Z. Rubin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°3121 et 4091. (2) Ce paragraphe est basé sur les précisions que donne le Rabbi Rachab, à propos du 19 Kislev (3) Du 19 Kislev.

Lettre n°3961

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3961, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous vous trouvez à la Yechiva Tom’heï Temimim depuis plus d’un an, mais vous ne sentez pas que vous avez changé.

Comme vous le savez, nos Sages affirment qu’un homme ne peut pas porter témoignage sur son propre compte, car il est proche de lui-même. Dans la partie législative de la Torah, il est dit que ce témoignage est sans valeur, qu’il soit favorable ou non. Et, il en est de même pour les sentiments du cœur.

A mon avis, il n’y a là qu’une intervention du mauvais penchant, désirant vous troubler pour vous empêcher, par différents stratagèmes, de vous élever sur la voie qui conduit vers la maison de Dieu. Certes, vous auriez pu changer plus que vous ne l’avez fait, mais que Dieu vous garde de dire que ces douze mois ne vous ont rien apporté. Il est dit, en effet, que : “ tu t’éloigneras d’une parole mensongère ”.

Pour commencer à percevoir le changement, même s’il n’est pas certain que cette perception soit nécessaire et surtout pour vous convaincre que la possibilité de vous améliorer existe, vous respecterez l’immersion rituelle instaurée par Ezra(1). Chaque jour de semaine, avant la prière, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka. Ainsi, votre prière sera exaucée plus aisément. En effet, les douze bénédictions intermédiaires de celle-ci formulent les besoins de l’homme et elles commencent par : “ Tu nous accorderas le discernement, la compréhension et la sagesse ”(2). En outre, il est dit : “ Si tu as acquis la sagesse, que te manque-t-il ? ”.

Je vous adresse ma bénédiction pour étudier la Torah de Dieu avec ardeur, persévérance et crainte de Dieu, pour mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon et pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.

Notes

(1) Quotidienne. (2) Voir la lettre n°3952.

Lettre n°3962

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3962, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Kislev 5716,

Brooklyn, New York,

A tous les participants à la fête de remise des diplômes

rabbiniques de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch

de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la fête de remise des diplômes rabbiniques, qui aura lieu ce 19 Kislev, j’adresse mon salut et ma bénédiction aux enseignants et aux dirigeants de la Yechiva, aux élèves recevant ces diplômes, à tous les invités et à tous ceux qui prennent part à la joie de la Torah.

Cette célébration de Torah, dans la Yechiva Loubavitch, en plus de son contenu intrinsèque, est également un événement d’une large portée et une double joie, compte tenu du caractère spécifique de la Yechiva et de ses élèves.

Auparavant, la finalité d’une Yechiva était de faire acquérir à ceux qui la fréquentaient une profonde connaissance de la sainte Torah. Alors, il n’y avait pas lieu de se soucier de l’influence exercée par l’environnement. A l’heure actuelle, en revanche, la Yechiva ne se contente pas de former des érudits. Elle doit, en outre, faire en sorte que ceux-ci aient la crainte de Dieu.

Mais, la raison d’être et la conception d’une Yechiva Loubavitch vont encore plus loin. Celle-ci entend, non seulement former des érudits ayant la crainte de Dieu et de bons comportements, respectant la Torah et les Mitsvot de la meilleure façon, mais aussi implanter en eux un sentiment de responsabilité envers l’autre, les pénétrer d’amour du prochain et d’abnégation. De ce fait, les élèves de la Yechiva Loubavitch sont “ des lumières pour éclairer ”, propageant la clarté de la Torah, des Mitsvot, des bons comportements, des pratiques positives, en chaque endroit et en chaque milieu où la divine Providence les conduit.

Tout est effet de la divine Providence, y compris le fait que la fête de remise des diplômes soit célébrée au jour lumineux du 19 Kislev, fête de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. En ce jour, les accusations portées contre lui furent lavées, car il avait fait don de sa propre personne pour répandre les sources non seulement de la Torah, mais aussi du bon comportement. Dans ce but, il instaura de nombreuses pratiques et les diffusa également auprès de ceux qui se trouvaient à l’extérieur.

Ceux qui reçoivent l’ordination rabbinique et ceux qui prennent part à la fête de remise des diplômes se pénétreront sûrement de cet esprit, de la lumière de l’enseignement et des pratiques de la ‘Hassidout. Ils exerceront leur influence sur leur entourage, chacun en l’endroit où il se trouve, auprès de ceux qui sont proches et de ceux qui, pour l’heure, sont encore éloignés, afin de les rapprocher de notre Père Qui se trouve dans les cieux.

Le mérite de l’étude de la Torah pénétrée de crainte de Dieu et celui de nos saints maîtres protégera chacun d’entre vous, suscitera la bénédiction et la réussite pour tous, avec les membres de leur famille, en tous les besoins, matériels et spirituels.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération, lorsque la lumière et la vitalité de nos âmes nous ont été accordées,

Lettre n°3963

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3963, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 1er jour de Roch ‘Hodech Kislev, mois de la délivrance, matérielle et spirituelle. Vous me dites que vous avez quitté l’endroit dans lequel vous vous trouviez jusqu’à maintenant(1) et que votre état de santé continue donc de s’améliorer, malgré ce que dit le début de votre lettre.

A l’avenir, vous continuerez à consulter le médecin et vous vous conformerez à ses prescriptions, mais, comme je vous l’ai déjà écrit, vous raffermirez votre confiance en Celui “ Qui guérit toute chair et fait des merveilles ”. De cette façon, vous mettrez aisément en pratique le Précepte : “ Servez Dieu dans la joie ”.

Vous me dites que vous êtes confus et vous me faites part de toutes vos réflexions, à ce sujet. J’ai déjà écrit à plusieurs ‘Hassidim qu’il n’y a là qu’une intervention du mauvais penchant. Vous connaissez l’interprétation que donnent nos Sages du verset : “ Tu n’auras pas de dieu étranger ”. Ils expliquent, dans le traité Chabbat 105b, que cette expression désigne “ le petit malin ”(2), auquel s’applique donc la suite de ce verset : “ Tu le considéreras comme abject et repoussant ”. Il est sûrement inutile d’en dire plus et il est dommage de perdre du temps pour cela.

Vous me faites part de votre anniversaire. Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite dans le domaine matériel, dans le domaine spirituel et dans le domaine matériel et spirituel à la fois.

Je vous adresse ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération(3) et je salue vos voisins, là où vous vous trouvez actuellement(4). Sans doute leur transmettrez-vous ma bénédiction, une bénédiction de bonne santé physique et morale.

Notes

(1) Vraisemblablement, un hôpital. (2) Le mauvais penchant. (3) Le 19 Kislev. (4) Peut-être un lieu de convalescence.

Lettre n°3964

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3964, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi, que j’ai reçue avec retard. Vous évoquez l’écriture d’un Séfer Torah, sa conclusion et son introduction à la synagogue.

Je suis surpris que vous m’interrogiez, à ce sujet, car, depuis de nombreuses années, est publiée une lettre détaillée(1) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celle-ci figure, me semble-t-il, dans le troisième recueil de ses lettres. Est-il possible que vous n’étudiez pas ou, tout au moins, que vous ne lisiez pas les écrits de nos maîtres qui sont publiés ? Si vous-même ne le faites pas, comment le feront les membres de votre communauté(2) et vos disciples, en général ? Tout cela est surprenant

Je vous joins nos dernières publications. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.

Je vous adresse ma bénédiction pour que vous commenciez à assumer votre mission la plus essentielle et la plus profonde, qui est également celle de tous les hommes qui ont eu le mérite d’être élève de la Yechiva Tom’heï Temimim et consiste à diffuser les sources(3) à l’extérieur.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir les Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 6, lettre n°1212. (2) Dont le destinataire de cette lettre est vraisemblablement le Rav. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°3965

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3965, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 18/11 et, mon secrétariat ne rédigeant pas le français, je vous adresse la présente en Yiddich. Vous trouverez sûrement quelqu’un pour vous la traduire. Bien évidemment, vous pouvez continuer à m’écrire en français, car je lis cette langue et j’ouvre personnellement mon courrier.

Tout d’abord, je voudrais vous féliciter d’avoir un aussi bon fils. Je ne le connais pas personnellement, mais ses lettres me permettent d’établir sa qualité. J’espère qu’il aura de nombreuses occasions d’utiliser ses capacités, pour lui-même et pour tout son entourage, de la façon la meilleure et la plus large.

Deuxième point, qui est essentiel, je saisis cette opportunité pour vous souhaiter Mazal Tov, ainsi qu’à votre mari, à l’occasion du mariage de votre fils et de sa fiancée, qui a été célébré en un moment bon et fructueux. L’un et l’autre bâtiront leur foyer dans le bonheur, matériel et spirituel.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,

M. Schneerson,

N. B. : Vous évoquez la situation matérielle de votre fils. Celui-ci refuse d’accepter les subsides de la Yechiva, ce qui aurait pour effet de diminuer ceux qui sont versés aux autres membres. Vous craignez que ceci le place dans une situation difficile et vous pensez préférable de le convaincre qu’il l’accepte.

Bien évidemment, je ferai ce que vous demandez et je lui écrirai, en ce sens. Mais, je dois ajouter que les subsides versés par la Yechiva dépendent non seulement de l’état actuel des finances, mais aussi des besoins, en général. En l’occurrence, même s’il reçoit la totalité de la somme qui lui est accordée, cela ne sera pas suffisant.

En conséquence, je suis certain que vous-même, votre mari et vos proches, vous ferez tout pour l’aider. Bien plus, vous le ferez avec un cœur joyeux.

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