Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°3926
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3926, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Kislev 5716,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim,
à Lod, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Il est sans doute inutile de vous rappeler les préparatifs nécessaires pour les jours propices des 10 et 19 Kislev, ainsi que pour la cinquième lumière de ‘Hanouka(1). A n’en pas douter, vous avez d’ores et déjà fait tout ce qui était nécessaire.
Certes, tout ne dépend pas uniquement de la préparation. C’est l’enthousiasme du moment qui est déterminant. Néanmoins, celui-ci est proportionnel à la préparation, de même que ses conséquences, qu’il est impossible de préparer à l’avance.
La partie révélée de la Torah établit qu’il en est bien ainsi, puisque, selon le traité Beïtsa 2b, un repas de semaine ne requiert pas de préparation(2), à la différence de celui du Chabbat.
J’attends de tout cela, de bonnes nouvelles, avec tous les détails nécessaires.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Date de la seconde libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, la première étant le 19 Kislev. (2) N’étant pas intrinsèquement important.
Lettre n°3927
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3927, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires
et assume une mission sacrée, le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et à votre demande de bénédiction de Roch ‘Hodech Kislev. J’y ai pris connaissance, avec plaisir, des actions que vous avez menées, auprès de vos élèves, pendant les jours de Soukkot. Sans doute ne vous contentez-vous pas de telles réalisations, pendant le mois de Tichri. Vous saisissez également les opportunités qui se présentent durant les onze autres mois de l’année.
La nécessité de telles actions est expliquée par ailleurs et l’on peut vérifier concrètement qu’elle est encore plus efficace auprès de la jeunesse, quand elle est effectuée d’une manière détournée ou, mieux encore, au cours d’une réunion ou d’un repas, plutôt que directement. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.
Vous me dites que le nombre d’élèves diminue, car les Juifs abandonnent ce quartier(2). Vous ne savez pas ce que sera l’issue finale. Malheureusement, une réflexion approfondie n’est pas nécessaire pour le déterminer. L’abandon de certains quartiers est un problème qui se pose, ces dernières années, en différents endroits(3), à Chicago et dans d’autres villes. Et, le passé donne une indication de ce que sera le futur.
Tout cela est bien dommage. Il me semble avoir attiré votre attention, il y a trois ans(3), sur la nécessité absolue d’ouvrir une annexe de votre synagogue et de votre Talmud Torah dans les nouveaux quartiers de Chicago, de le faire pendant qu’il est encore temps. Et, ce qui, dans un premier temps, n’aurait été qu’une succursale, se serait développé par la suite, aurait constitué un centre, qui serait devenu une institution à part entière, à proximité de laquelle auraient pu s’installer tous ceux qui quittent les anciens quartiers et n’ont pas encore fait le choix d’une destination finale.
A chaque occasion, je répétais ma proposition et la répétais encore(4), sans tenir compte du vieux dicton selon lequel on ne lutte pas avec des idées. Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous agissiez en ce sens, avec le plus grand empressement. Car, aussi important que celui-ci pourra être, il ne sera jamais suffisant, compte tenu des besoins du moment et de l’importance fondamentale de cette réalisation, pour des dizaines d’élèves. En effet, si une seule âme est comparée à un monde entier, combien plus le sont de nombreuses âmes.
Je vous joins nos dernières parutions, qui vous intéresseront sûrement. Vous en mettrez le contenu à la disposition de votre entourage.
Vous ne me dites rien de votre état de santé et de celui de votre épouse. J’en déduis que tout va bien.
Je vous adresse ma bénédiction à l’occasion du mois de la délivrance, celui de Kislev, qui est, conformément au dicton du Rabbi Rachab, celui de notre délivrance et de la libération de nos âmes, lorsque la lumière et la vitalité de nos âmes nous ont été accordées.
Notes
(1) Le Rav Y.Flyer, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°3839. (2) Dans lequel se trouve le Talmud Torah du Rav Flyer. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2296. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3839.
Lettre n°3928
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3928, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Nissan(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre livre, le premier tome de “ La Torah et le monde ”. Je vous remercie d’avoir pensé à me l’envoyer. En le feuilletant, dans la mesure du temps dont je dispose, j’ai observé, avec plaisir, qu’il était introduit par un dicton du Baal Chem Tov et se concluait, à la manière de son introduction, par une sentence du Tséma’h Tsédek. Le contenu du livre possède, certes, son intérêt propre, mais aussi élevé qu’il puisse être, il peut, en outre, servir une cause encore plus élevée, en l’occurrence celle de la diffusion des sources(2).
Ainsi, on raconte(3), chez les ‘Hassidim, que le grand Rav, ‘Hassid et Juste, Rabbi Hillel de Paritch expliquait qu’il multipliait les comportements les plus rigoristes, dans sa pratique des Mitsvot, afin de mieux comprendre la ‘Hassidout.
On trouve différentes explications, à ce sujet, également dans la partie révélée de la Torah. Ainsi, différents Préceptes, en plus de leur contenu spécifique, servent également de préparation à d’autres Commandements, de portée plus globale. De fait, la finalité ultime de la Torah et des Mitsvot est bien cette globalité, ainsi qu’il est dit : “ L’Eternel notre Dieu nous a commandé d’accomplir tous ces Décrets afin de craindre l’Eternel notre Dieu ”. La caractéristique de cette période du talon du Machia’h, de ce mois, de ces jours, est bien la diffusion des sources à l’extérieur.
En signe de considération, je vous joins, en annexe, quelques notes.
Je vous adresse ma bénédiction pour que, pendant de nombreuses années encore, vous dirigiez votre communauté sur la voie qui mène vers la maison de Dieu, en bonne santé, conformément à l’espoir et au désir de l’Admour Hazaken, en influençant ses membres pour que, de plus en plus, ils deviennent des ‘Hassidim.
Voici quelques notes, bien que, selon la règle établie, on ne contredise pas un commentaire.
A la Parchat ‘Hayé Sarah, à partir de la page 44, il est dit que les femmes peuvent mourir en couche parce que la Mitsva d’allumer les bougies(4) est imparfaitement respectée. On peut expliquer simplement que ce Précepte fut donné pour réparer la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, commise à l’instigation de ‘Hava, qui introduisit la mort dans le monde. En conséquence, lorsque la réparation manque, c’est bien du fait de la faute de l’arbre de la connaissance que la punition est infligée.
Ainsi, disent nos Sages, “ le Saint béni soit-Il pardonna l’idolâtrie, mais non le fait que l’on se détourne de la Torah, lorsque l’on n’en récite pas la bénédiction préalable ”. De fait, quand on perd l’amour de la Torah, on est effectivement puni pour les fautes les plus graves.
Il est à noter également que les lumières du Chabbat étaient un des points suscitant l’opposition des caraïtes et des samaritains. Selon eux, l’interdiction d’allumer du feu pendant le Chabbat signifiait également que celui-ci ne devait pas brûler pendant ce jour(5). Et, l’on sait avec quel scrupule on applique les pratiques qui ne sont pas acceptées par les saducéens. Vous consulterez, à ce propos, les références données par le Torah Cheléma, tome 14, page 320.
A la Parchat Vayétsé, à partir de la page 65, vous vous élevez contre les compromis(6) et je vous en félicite. Il y a là une évolution terrifiante, dans ce pays et à cette époque. Non seulement on s’écarte de l’enseignement de notre Torah lorsque celle-ci demande d’installer une barrière, mais, bien plus, on aggrave le problème, sous un prétexte quelconque, voyant en cela un salut partiel, même si la pratique fait la preuve que le contraire est vrai.
Néanmoins, vous incluez, en cela, la pratique qui consiste à placer le dais nuptial en plein air, ce qui se fait ici dans une pièce dont le toit est amovible. On peut s’interroger à ce sujet, car il n’y a là aucune concession. Une telle pratique est, concrètement, irréprochable(7).
A la Parchat Vaychla’h, à partir de la page 67, vous rapportez le récit du Juste, Rabbi Mi’hel de Zlotchov. Ce même récit figure également dans le Likouteï Dibbourim, fascicule n°15, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Néanmoins, il l’attribue à Rabbi Meïr de Primichlan. Mais, peut-être s’agit-il de deux récits différents.
Il en est de même pour le récit qui est à la fin de la page 189. Vous consulterez, à ce sujet, le Likouteï Dibbourim, fascicule n°11, à propos du Maguid de Mézéritch.
Le livre se conclut par un dicton du Tséma’h Tsédek et l’on peut citer, à ce propos, celui du Rabbi Rachab, à la fin de son Kountrass Ets ‘Haïm, au début du chapitre 31.
Notes
(1) Le Rav N.Telushkin, de New York, auteur du Taharat Maïm, sur les lois du Mikwé. Voir, à son sujet, la lettre n°3304. (2) De la ‘Hassidout, à l’extérieur. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3866. (4) Du Chabbat. (5) Même s’il avait été allumé auparavant. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°3809. (7) Il en est de même pour une Soukka. Voir, à ce sujet, la lettre n°3874.
Lettre n°3929
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3929, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la fête de la libération, qui approche, je vous adresse notre dernière parution. Il serait bon d’en faire profiter les femmes et jeunes filles ‘Habad, puisque cet ouvrage est en Yiddich et son contenu, plus aisé.
Si vous acceptez, vous pourrez le faire en mon nom.
Avec ma bénédiction de réussite dans vos actions et mes souhaits, à l’occasion de la fête de la libération,
Lettre n°3930
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3930, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chlomo Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de vendredi et de dimanche, avec ce qu’elle contenait. Comme vous l’avez demandé, la réponse à quelques unes de vos questions vous a déjà été transmise par téléphone. Vous aurez sûrement des nouvelles d’ici par les voyageurs(2), auxquels Dieu accordera longue vie. Nous attendons également, ici, de bonnes et réjouissantes nouvelles de chez vous, dans tous les domaines, généraux ou plus spécifiques.
Il est sans doute inutile de vous souligner la nécessité de faire en sorte, dans votre ville, que ce voyage(3) soit centré sur les deux objectifs que mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, fixait, en pareil cas, c’est-à-dire la collecte de biens matériels et l’ensemencement spirituel. Et, rien ne résiste à la volonté(4).
Par ailleurs, il serait bon et judicieux qu’au moins une fois, les jeunes rencontrent les délégués. Même si une partie d’entre eux et les épouses, pour ceux qui sont mariés, ne comprennent pas le Yiddich, l’ambiance générale et l’inspiration des autres leur sera profitable. De plus, vous pourrez leur traduire, au moins le contenu de ce qui est dit. Je m’en remets à votre entendement.
Je vous joins les dernières parutions. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.
Vous ne me dites rien de l’état moral de ce jeune homme. Vous éveillerez en lui un désir de s’engager plus clairement à la pratique de la Torah et des Mitsvot, conformément à sa situation. C’est de cette façon qu’il intensifiera la bénédiction de Dieu et le succès, en tous ses besoins.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite pour tout ce qui vient d’être dit et pour redoubler d’ardeur en ce qui est d’actualité, la diffusion des sources à l’extérieur.
Notes
(1) Le Rav C.Z. Hecht, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°3384. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3977. (3) Destiné à collecter des fonds pour les institutions. (4) Il faut donc vouloir qu’il en soit bien ainsi.
Lettre n°3931
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3931, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Leïb(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos deux lettres du premier jour de Roch ‘Hodech Kislev, avec ce qu’elles contenaient. Vous me demandez si le périodique Ma’hanaïm me parvient par la délégation militaire(2) aux Etats-Unis(3).
Il m’est effectivement parvenu pendant quelques semaines, à la fin de 5715. Mais, depuis lors, ce n’est plus le cas. Et, même lorsqu’il m’était adressé, aucun mot explicatif n’y était joint, si ce n’est le nom de l’expéditeur.
Pour acquérir les exemplaires manquants de Ma’hanaïm, il est peut-être préférable de s’adresser directement à la rédaction et de payer ce qu’il faut, si une recherche est nécessaire. Je vous remercie pour ce que vous pourrez faire, afin de compléter cette série.
Vous ferez en sorte que les journées d’étude(4) ayant lieu à Kfar ‘Habad se déroulent de la meilleure façon possible. J’y apporterai ma contribution, pour un montant de cent livres, si des dépenses doivent être engagées.
Bien évidemment, si vous le jugez nécessaire, vous pourrez distribuer des prix(5) à certains participants, par exemple des fascicules présentant le récit du 19 Kislev(6). Les cent livres pourront également servir à cela. Je m’en remets à votre jugement.
Il est, par ailleurs, nécessaire de diffuser les sources à l’extérieur et il est donc clair qu’un contact avec les participants à ces journées d’étude devra être conservé par la suite, de la manière qui convient à chacun.
J’ai reçu les fascicules 2 à 6 de Ma’hanaïm.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav L.Zalmanov, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°3712. (2) Israélienne. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3987. (4) De l’armée. Voir, à ce sujet, la lettre n°3862. (5) A titre de récompense. (6) De la libération de l’Admour Hazaken.
Lettre n°3932
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3932, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été frappé d’effroi lorsque j’ai reçu, ces jours-ci, la visite du Rav de Helmits(1), qui réside actuellement à Cleveland. Répondant à ma question, il m’a dit qu’il n’avait pas entendu parler d’un Mikwé dans sa ville(2). Il craignait donc que rien n’ait été fait. Or, je viens de recevoir votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech Kislev et j’y apprends que cette crainte est effectivement fondée.
Vous me dites que la situation morale est basse. C’est, bien au contraire, une raison de plus, une responsabilité accrue, soulignant à quel point il est nécessaire de réparer. Car, les autres n’ont pas conscience de l’importance et de la gravité de tout cela.
Il en est de même pour toutes les autres carences que vous constatez dans votre communauté. Vous en déduisez, semble-t-il, que vous ne devez rien faire, alors qu’en toute logique, vous devriez adopter la conclusion inverse.
La Providence divine vous a conduit dans un certain endroit, dont vous êtes le Rav. Vous avez accepté cette nomination et vous en portez donc la responsabilité. A l’inverse, nos Sages nous ont fait savoir que Dieu exige uniquement en fonction des forces qu’Il accorde. Il est donc certain que vous disposez de toutes celles qui sont nécessaires pour assumer votre mission.
Vous savez ce que dit la Hala’ha, à propos d’un dépôt que l’on garde sans recevoir de rétribution. A partir du moment où on pense lui imprimer un mouvement, d’après l’avis le plus rigoriste, ou en tout état de cause, dès la réalisation de ce mouvement, l’homme endosse la responsabilité de ce qui en découle, selon le traité Baba Metsya 43b.
Vous m’avez écrit que le coût du Mikwé serait d’environ cinq cents dollars et je suis disposé à obtenir un prêt, de ce montant, qui sera remboursable en vingt mois. Peut-être pourrez-vous ainsi, plus aisément, mettre en éveil la pointe de Judaïsme qui se trouve dans le cœur de chacun, afin d’obtenir la pureté des enfants d’Israël, qui prépare également l’accomplissement de la promesse selon laquelle “ Je vous aspergerai d’eaux pures ”.
Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, au plus vite et en toute intégrité.
Je vous adresse ce qui est paru dernièrement. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav ‘Haïm Yom Tov Lipa Deutsch. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3662.
Lettre n°3933
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3933, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mi’haël(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Kislev, avec ce qu’elle contenait. Vous me demandez s’il doit y avoir des fiançailles. Il s’agit d’une coutume juive et il est donc bon de les célébrer à une date qui sera fixée par les deux partis.
Vous évoquez le Mikwé d’Agadir. J’en suis tout particulièrement surpris et étonné. Tous les Juifs partagent une responsabilité collective. Bien plus, vous avez eu le mérite, au moins de goûter la ‘Hassidout. Vous connaissez l’enseignement de l’Admour Hazaken(2) selon lequel l’amour du prochain et l’amour de Dieu ne font qu’un. Et, point n’est besoin d’en dire plus de ce qui est bien évident ou, en tout cas, devrait l’être.
Vous dites qu’il est difficile de construire un Mikwé là-bas. J’en suis surpris. Comment écrire pareille affirmation ? Vous savez que la Torah est éternelle, non seulement en tout lieu, mais aussi en tout temps. Les Juifs d’Agadir sont donc également tenus d’en pratiquer les Mitsvot. Or, le Saint béni soit-Il exige uniquement en fonction des forces qu’Il accorde. Il est donc clair qu’il doit y avoir un Mikwé là-bas et tout ne dépend que d’un homme efficace, qui voudra s’atteler à la tâche.
Je suis certain que, si vous voulez vraiment faire un Mikwé à Agadir, vous trouverez, sur place, des personnes qui vous aideront. Je sais ce qui s’est passé à Casablanca, alors qu’on aurait pu penser, là-bas, que cette intervention serait interprétée comme un affront infligé au tribunal rabbinique. Or, celui-ci a apporté son concours. Combien plus faut-il donc le faire à Agadir.
Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité d’engager les préparatifs qui s’imposent, de la manière la plus exhaustive, pour les jours des 10 et 19 Kislev, ainsi que pour la cinquième lumière de ‘Hanouka(3). Ceci s’ajoute à la préparation de la fête de ‘Hanouka proprement dite.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav M.Lipsker, de Meknès. Voir, à son sujet, la lettre n°2879. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3077, 3771, 3935, 3943, 3978 et 3980. (3) Seconde libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, la première étant le 19 Kislev.
Lettre n°3934
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3934, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Israël Aharon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 ‘Hechvan et, comme vous me le demandez, je mentionnerai(2) votre nom, celui de votre fille et celui de votre épouse, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, matériels et spirituels. Dieu vous accordera sûrement la réussite et vous donnerez de bonnes nouvelles de ce qu’il advient de vous.
Il est sûrement inutile de vous rappeler le commentaire que donne la ‘Hassidout du verset : “ Dieu prépare les pas de l’homme et Il agrée Sa voie ”. Une lettre de mon beau-père, le Rabbi(3), imprimée dans Ha Tamim, souligne qu’en tout endroit où l’on parvient, en tout lieu où l’on se trouve, on doit se souvenir que l’on est un émissaire de la divine Providence. Au final, on devra éclairer par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout, ses pratiques et ses usages.
De plus, même quand on quitte un endroit pour regagner son domicile fixe, on doit maintenir le contact, de la façon qui convient, avec ceux qui se trouvent dans le lieu précédent, afin de renforcer leur motivation et de la développer, de temps à autre.
Dieu exige uniquement en fonction des forces qu’il accorde et il est donc clair que vous avez reçu les forces nécessaires pour mener à bien ce qui doit être votre mission essentielle et profonde, telle qu’elle vient d’être définie.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav I.A. Neparstek, de Kfar ‘Habad. (2) Près du tombeau du précédent Rabbi. (3) Voir Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 3, lettre n°723.
Lettre n°3935
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3935, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Aharon Eliméle’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai entendu parler de vous, depuis longtemps déjà et j’ai donc été satisfait de recevoir votre lettre, qui faisait suite à celle du ‘Hassid craignant Dieu, le Rav Yaakov Weiss. Je vous joins une copie de la réponse que je lui adresse.
Me basant sur l’enseignement de nos Sages selon lequel “ on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”, je saisis cette occasion pour vous souligner que de nombreux jeunes, dans votre ville, fréquentent les écoles, d’après les informations qui me parviennent. Bien plus, ceci est la situation prédominante, qui doit donc être prise en compte. Or, cette jeunesse doit être encouragée et confortée dans l’esprit de la Tradition d’Israël.
Si quelqu’un peut se charger de les encourager, avec des propos qui émanent du cœur, il s’agit bien de vous. Vous pouvez faire en sorte que ces propos pénètrent dans leur cœur, les transforment et les conduisent à l’action, y compris dans leur existence quotidienne.
Quelques générations avant la présente époque, on pouvait penser qu’il fallait contenir les jeunes, afin de les mettre à l’abri des différents vents soufflant dans le monde, faire en sorte qu’ils aient l’étude de la Torah pour seule activité. Mais, depuis deux générations, on a pu vérifier qu’une étude spécifique, suscitant la crainte de Dieu et les sentiments du cœur, doit également être prévue pour chacun. Sans cela, l’étude de la Torah peut être très dommageable. De fait, tout aurait été différent si l’on ne s’était pas opposé à ce qui confère la crainte de Dieu. Des centaines, des milliers de jeunes, à notre époque, ne se seraient pas écartés du droit chemin. Et, point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est douloureux.
Il y a une génération, on aurait pu penser que l’étude du Moussar, de l’Ethique juive, était suffisante. Puis, l’épreuve a fait taire ceux qui le prétendaient. Car, nous avons vu concrètement, de nos yeux de chair, en Russie, à l’époque des persécutions émanant des bolcheviques, les difficultés auxquelles les jeunes, en particulier, étaient soumis. Or, ceux qui, grâce à l’éducation qui convient, étaient pénétrés de ‘Hassidout, d’enthousiasme et d’abnégation ont surmonté l’épreuve et ils ont été sauvés de ce péril redoutable.
Du fait de nos fautes et pour notre malheur, les épreuves auxquelles les jeunes sont soumis, n’ont pas été diminuées, ces dernières années. Elles ont uniquement changé de forme et, désormais, elles ne sont plus physiques. Bien plus, elles prennent l’apparence d’une Mitsva, commencent dans le domaine de la sainteté et en sont même parfois l’émanation. Ainsi, disent nos Sages, “ Un mensonge dans lequel il n’y a pas un peu de bien…(2) ”. En l’occurrence, les épreuves en sont accrues, surtout dans leur dimension qualitative.
A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de décrire plus en détails la situation actuelle, y compris en Terre Sainte. Celle-ci est terrible et effroyable, d’autant qu’il s’agit du “ pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ” et “ le palais du Roi ne peut être comparé…(3) ”.
Voici la conclusion de tout cela, car il est clair que mon but n’est pas de discourir. Vous avez le mérite et la responsabilité de faire usage de vos capacités et de vos possibilités afin de transmettre le luminaire de la Torah, c’est-à-dire la ‘Hassidout, ses pratiques et ses usages, à votre entourage, en général et aux jeunes, appelés à bâtir des foyers juifs, en particulier. Toute évolution positive que l’on constate chez eux est multipliée de nombreuses fois, en fonction du nombre des membres de la famille qu’ils constitueront et des personnes qu’ils influenceront.
Vous êtes un descendant de l’Admour Hazaken, qui donna l’enseignement bien connu(4) selon lequel les Préceptes “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” et “ tu aimeras l’Eternel ton Dieu ” ne font qu’un. Tel est également le contenu de l’affirmation de Rabbi Akiva, définissant l’amour du prochain comme “ un grand principe de la Torah ”(5).
Vous connaîtrez sûrement la réussite sur cette voie et tout ne dépend que de votre volonté. De plus, vous connaissez la décision du Tribunal céleste, selon laquelle, grâce à l’abnégation dont l’Admour Hazaken fit preuve pour la ‘Hassidout, ceux qui lui sont liés et suivent sa voie, l’emporteraient, pour tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je conclus en vous présentant mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav A.E. Chaoulsohn, de Re’hovot. (2) N’est pas crédible. (3) A ce qui est à l’extérieur de ce palais. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3933. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Chabbat 68a ”.
Lettre n°3936
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3936, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du mardi de la Parchat Vayétsé. Son contenu semble indiquer que vous avez pris conscience du fait qu’en commençant l’action, comme Na’hchon Ben Aminadav qui sauta dans la mer Rouge(2), on s’aperçoit que celle-ci est indispensable et, dès lors, les difficultés, les obstacles qui paraissent infranchissables(3) s’estompent.
Vous avez observé tout cela pour la situation financière de la Yechiva et puisse Dieu faire qu’il en soit de même dans les autres domaines concernant la Yechiva et en toutes vos préoccupations, en général, comme vous le verrez de vos yeux de chair.
Ainsi, vous redoublerez d’ardeur pour vous servir de cette bénédiction et de cette réussite que Dieu accorde à tous ceux qui diffusent les sources(4) à l’extérieur, même si l’on commence par l’alphabet, par l’enseignement des lois et coutumes juives. En effet, il est certain que vous assumerez également votre mission profonde et spécifique.
Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav I.Z. Pozner, de Nashville. Voir, à son sujet, la lettre n°3590. (2) Et, en provoqua ainsi l’ouverture, lors de la sortie d’Egypte. (3) Textuellement “ qui paraissent comme des montagnes ”. (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°3937
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3937, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5716,
Brooklyn,
A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 3 Kislev, dans laquelle vous évoquez la visite du Rav Yaakov Yossef Raskin, le Cho’het, dans la synagogue ‘Habad de Méa Chéarim et des salutations qu’il vous a transmises, à ma demande(2).
Conformément au dicton de nos saints maîtres, selon lequel un effort n’est jamais vain, ce qu’à Dieu ne plaise, ses propos ont, à n’en pas douter, suscité une action concrète, dans le comportement de la synagogue et de ceux qui y prient. Chaque jour a un contenu spécifique et cet apport se marquera donc sûrement dans l’existence quotidienne.
Ces jours de Kislev, mois de la délivrance, sont propices pour cela, en particulier la date du 19 Kislev, celle de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, lorsque la lumière et la vitalité de nos âmes nous furent accordées. On peut y raffermir sa motivation et prendre la décision de la maintenir, avec fermeté et de manière croissante, tout au long de l’année.
Sans doute agirez-vous en ce sens, dans toute la mesure de vos moyens, d’autant que le mérite de vos ancêtres(3) vous vient en aide.
Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération et en saluant tous les membres de la communauté,
Notes
(1) Le Rav Y.L. Slonim, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3148. (2) A la suite de sa visite chez le Rabbi, pendant le mois de Tichri. (3) Le Rav Slonim est le descendant de la Rabbanit Menou’ha Ra’hel, fille de l’Admour Haémtsahi.
Lettre n°3938
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3938, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Morde’haï(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je reçois, avec plaisir, par les ‘Hassidim de Paris, de temps à autre, des nouvelles de l’aide que vous leur apportez, de vos efforts et de votre action pour les Talmud Torah Loubavitch parisiens, qui ont pour objectif d’apporter aux enfants l’éducation qui les rapprochera de notre Père se trouvant dans les cieux.
Vous connaissez le dicton du Baal Chem Tov(2), que nous avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel l’amour de Dieu pour chaque Juif, homme ou femme, jeune ou vieux, est infiniment plus fort que celui de parents pour leur enfant unique, né alors qu’ils avaient déjà un âge avancé.
On peut en déduire l’immense mérite de tous ceux qui adoptent une telle activité, la récompense considérable que Dieu accorde, en tous ses besoins, de même qu’en ceux des membres de sa famille. Je lirai donc votre demande de bénédiction près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. J’ai bon espoir qu’il invoquera la miséricorde divine pour cela et, surtout, pour l’état de santé de votre épouse.
De la sorte, vous pourrez intensifier votre activité pour renforcer la pratique juive, en général et la bonne éducation, dans la joie, en particulier.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav M.Miller, de Paris. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4145.
Lettre n°3939
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3939, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 7 ‘Hechvan, qui a été expédiée en même temps que celle du 5 Kislev et dans laquelle vous me parlez de celui qui vous a rendu visite, avec les membres de sa famille. Vous me dites que vous avez du mal à saisir le sens de sa visite.
Vous connaissez sans doute le contenu de la lettre de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon laquelle, quand un homme a faim et se rassasie en consommant du pain et un repas, il pense, certes, à ce pain, à ce repas, à ces aliments et à ses boissons, mais, en réalité, la raison profonde de sa démarche est le désir éprouvé par son âme pour la parcelle de Divinité se trouvant dans les aliments et les boissons, conformément à l’explication qui est donnée du verset : “ Ce n’est pas seulement de pain que vit l’homme, mais de toute Parole de Dieu ” se trouvant dans ce pain.
En tout état de cause, quelle que soit la raison évidente de cette visite, il est certain qu’à une dimension plus profonde, vous pouvez leur apporter quelque chose, dans le domaine de la pratique juive. Ces âmes ont donc suscité les circonstances qui leur ont permis de vous rendre visite, afin que vous leur rappeliez quelle est leur mission, que vous rapprochiez leur cœur de notre Père Qui se trouve dans les cieux.
Il est sûrement inutile d’en dire plus, tant cela est évident. Je voulais uniquement vous faire remarquer que vous devez réfléchir, rechercher chaque occasion vous permettant de réaliser tout cela concrètement, de la manière qui convient.
Bien évidemment, ceci s’applique, de la même façon, à la voisine que vous citez dans votre lettre. A ce propos, elle vous a montré la Mezouza qu’elle a achetée et il serait donc bon de la vérifier, au moins superficiellement, pour s’assurer qu’elle est cachère.
Vous me communiquez ce que dit le médecin, à propos de votre épouse. Il n’y a pas lieu de s’attarder sur ce point, d’autant que votre demande de bénédiction sera lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous transmettrez tout cela à votre épouse, avec la fermeté qui convient.
Dieu fasse que sa grossesse soit facile et qu’elle enfante aisément, en son temps et de la manière qui convient,
Avec ma bénédiction,
Lettre n°3940
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3940, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de vendredi, veille du Chabbat, dans laquelle vous me parlez de la rentrée du Talmud Torah et des classes, dans votre ville. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, en la matière et, de cette façon, dans la diffusion des sources à l’extérieur, qui est d’actualité, en cette période. Il n’est pas de mots pour décrire le grand mérite de ceux qui se consacrent à cette activité.
Vous concluez votre lettre en rappelant ma demande que telle personne étudie l’enseignement de ‘Habad et vous dites que vous espérez pouvoir lui transmettre le message, à son retour de l’hôpital. Je n’en suis pas satisfait, car :
A) un médicament doit être utilisé le plus rapidement possible, afin de hâter la guérison,
B) concernant l’étude de la Torah, en particulier, chaque jour qui s’écoule est perdu, car cette étude ne peut être rattrapée, chaque instant recevant son contenu propre,
C) vous savez et vous observez concrètement que chaque jour est particulier et que l’on confère un mérite à celui qui est, par nature, propice. En Kislev, surtout à proximité du 10 et du 19, la réussite de la diffusion des sources est donc beaucoup plus considérable.
En conséquence, j’ai également été un peu surpris de lire que votre épouse, la Rabbanit, “ promet d’apporter son concours, avec l’aide de Dieu ”, ce qui est une formulation particulièrement tiède, surtout si l’on tient compte de son origine, de l’influence qu’elle aurait dû recevoir et qu’elle a sûrement reçue de son mari, formé, en la matière, à la Yechiva Tom’heï Temimim.
Néanmoins, nos Sages disent que l’action est essentielle, et non l’étude. Je veux donc espérer que tout ceci ne fera pas obstacle à votre action, qui sera conforme à ce qu’elle doit être afin d’éviter les obstacles, les difficultés et les voiles.
Sans doute profiterez-vous du 19 Kislev et de la cinquième lumière de ‘Hanouka. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
Lettre n°3941
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3941, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 26 ‘Hechvan, dans laquelle vous m’écrivez que vous connaissez personnellement un jeune homme, depuis quelques années. Vous envisagez maintenant de vous fiancer avec lui et, bien que vous le connaissiez depuis longtemps, vous avez des difficultés à prendre une décision, en la matière.
Les fiançailles et le mariage sont pour de longs jours et de bonnes années. En l’occurrence, il serait donc bon que vous cessiez de vous rencontrer, pendant quelques temps. Cette séparation fera jaillir le sentiment profond, dans le sens positif ou dans l’autre. Le Créateur du monde vous inspirera l’idée juste et vous prendrez la décision qui convient, matériellement et spirituellement à la fois.
Je suis surpris que vous ne disiez rien de l’éducation que vous avez reçue et de votre mode de vie. Sans doute compléterez-vous tout cela à la prochaine occasion.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°3942
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3942, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une
mission sacrée, le Rav Chmaryahou(1), le scribe,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance, en son temps, de votre état de santé et puis, j’ai appris la bonne nouvelle de son amélioration. Nos Sages disent que l’on s’élève dans le domaine de la sainteté et sans doute irez-vous de mieux en mieux, jusqu'à recouvrer complètement la santé.
Bien plus, nous venons d’entrer dans le mois de Kislev, celui de la délivrance et des miracles, matériels et spirituels. Le mérite public vous protégera donc. En effet, ces jours-ci, a été édité un discours ‘hassidique intitulé “ Cantique, chant pour le jour du Chabbat ”, qui fut prononcé par la sainte bouche de l’Admour Hazaken et publié également en Yiddich par son fils, l’Admour Haémtsahi.
Or, vous avez participé au coût de cette impression et, de cette façon, à la diffusion des sources(2) à l’extérieur qui est ainsi réalisée.
Puisse Dieu faire que vous poursuiviez votre action en ce sens, pour de longs jours et de bonnes années, en concevant beaucoup de satisfaction de vos enfants en donnant, en particulier, de bonnes nouvelles de l’installation de votre fils, auquel Dieu accordera une longue vie.
Avec ma bénédiction de bonne santé,
Notes
(1) Le Rav C.Factor, de Brooklyn. (2) De la ‘Hassidout.
Lettre n°3943
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3943, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 1er Kislev.
J’espère qu’à réception de la présente, votre santé physique sera meilleure, au sens le plus littéral, ce qui dépend de Dieu. Ainsi, vous pourrez vous améliorer et progresser, en tout ce qui concerne la santé morale, ce qui est livré aux hommes, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ tout est dans les mains de Dieu, sauf la crainte de Dieu ”.
Vous connaissez le dicton de l’Admour Hazaken(1), dont nous célébrerons prochainement la délivrance, le 19 Kislev, selon lequel Dieu accorde aux Juifs des biens matériels et ils en font de la spiritualité. Ceci ne fait pas uniquement allusion aux gains financiers, mais aussi, plus profondément, au corps et à l’âme animale, que l’on reçoit de Dieu(2). Il fait donc en sorte que ceux-ci soient physiquement intègres. Dès lors, les Juifs peuvent en faire de la spiritualité.
Le Rambam écrit que “ avoir un corps sain et intègre fait partie des voies de Dieu ”. Plus précisément, le saint Tanya dit, au début du chapitre 47(3), que l’on doit “ servir Dieu par son corps ”. Cette idée est illustrée par l’affirmation de notre saint maître(4) selon laquelle l’amour de Dieu est lié à l’amour du prochain. En conséquence, il faut convier son entourage à suivre également cette voie.
Il ne faut donc pas se dire : “ Qui suis-je et que suis-je pour accomplir tout cela ? ”. Comme vous le savez, le Tribunal céleste, considérant l’abnégation pour la ‘Hassidout dont fit preuve l’Admour Hazaken, décida que ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie, auraient le dessus, en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements(5).
Je vous adresse ma bénédiction pour avoir une bonne santé et gagner largement votre vie, pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et également de l’état de santé de votre fils, qui vous accompagnait, quand vous m’avez rendu visite.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°3616 et 4234. (2) Au même titre que les biens matériels dont on dispose. (3) Cette référence n’apparaît pas clairement dans l’exemplaire de cette lettre parvenu jusqu'à nous. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3933. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°3429 et 3935.
Lettre n°3944
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3944, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Je fais réponse à votre lettre du 10/11.
Conformément à votre demande, votre nom sera mentionné près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que le souhait de votre cœur soit exaucé(2).
Le fait d’avoir des enfants est une des Mitsvot les plus importantes que Dieu a confiées à l’homme. Il faut donc faire pleinement confiance à Celui Qui donne la Torah. Il saura accorder Son aide, afin que vous puissiez mettre en pratique la Mitsva telle qu’Il le souhaite.
Bien évidemment, il faut aussi faire intervenir les voies de la nature et se conformer à l’avis d’un médecin spécialiste, en la matière. Simultanément, il faut avoir la conviction que Dieu, Qui “ guérit toute chair et fait des merveilles ” accordera Son aide, de sorte qu’en un moment fructueux, quand il le faut, vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles de tout cela.
Sans doute participez-vous aux activités des femmes ‘Habad de votre ville, de la manière qui convient. C’est ainsi que l’on met en pratique la volonté de notre saint maître, dont le mérite nous protégera et que l’on multiplie les bénédictions célestes.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Celui d’avoir un enfant.
Lettre n°3945
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3945, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Kislev 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai souligné à de nombreux ‘Hassidim, à diverses reprises, que le réceptacle permettant d’obtenir les bénédictions réside en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Si l’on demande une bénédiction accrue, on doit, bien évidemment, multiplier les réceptacles.
Or, je suis surpris de constater que vous figurez parmi ceux qui s’abstiennent de me préciser quelle est leur activité, dans le domaine de ‘Habad. Vous ne me dites même pas ce que sont vos études de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, s’ajoutant aux trois études qui concernent chacun. Ces dernières portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.
Puisse Dieu faire que le manque soit uniquement dans ce que vous m’écrivez, mais non dans l’action concrète.
Sans doute profiterez-vous, avec les ‘Hassidim, des jours propices que sont 19 Kislev, ceux qui le précèdent et ceux qui le suivent, afin d’assumer la mission fondamentale et profonde, celle de diffuser les sources à l’extérieur.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
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