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Iguerot Kodesh — lettres 3906 à 3925

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3906

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3906, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants de Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte,

puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu le compte-rendu de la réunion de comité du 8 Mar’hechvan et celui de la séance du 13 Mar’hechvan, avec ce qu’ils contenaient. J’ai lu, avec plaisir, la lettre qui y était jointe, dans laquelle il est précisé qu’à l’avenir, vous tiendrez encore de telles réunions, à une cadence rapprochée, pour lesquelles les comptes-rendus qui conviennent seront établis.

De la sorte, on diminuera les doutes sur les décisions à prendre, les différentes questions et, parfois même, on les fera disparaître. Ce compte-rendu mentionnera et soulignera également les actions que vous envisagez. Comme le veut l’usage courant, vous devez, de temps à autre, diffuser quelques paragraphes des décisions prises, afin de leur conférer plus de force. La pratique la plus courante, en la matière, est un affichage mural.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite afin d’organiser Kfar ‘Habad en conformité avec la volonté de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, car celui-ci conserve sa place et invoque la miséricorde divine.

La question de la gare ferroviaire de Kfar ‘Habad est-elle réglée ?

Sans doute faites-vous tous les préparatifs nécessaires pour la fête du jour de notre délivrance et de la libération de nos âmes, lorsque la lumière et la vitalité de notre âme nous ont été accordées, c’est-à-dire le 19 Kislev, à Kfar ‘Habad, d’une manière organisée et avec la largesse qui convient, ainsi qu’il est dit : “ J’avancerai dans la largesse ”, y compris quantitativement.

Conformément à l’œuvre et à la mission morale qui consiste à diffuser les sources à l’extérieur, vous avez sans doute fait en sorte que ceux qui, pour l’heure, se trouvent encore à l’extérieur, puissent participer massivement à la fête et à la réunion ‘hassidique.

Comme le demande notre saint maître, on annoncera et l’on rappellera, lors de cette réunion ‘hassidique, qu’elle doit exercer son effet sur chacun des participants. Ces paroles sont vie et elles vivifient, d’une vitalité véritable.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°3907

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3907, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Avraham ‘Hano’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 11 Mar’hechvan et voici ce qui fait l’objet de la présente. Nous entrons dans le mois de la délivrance et il faut donc, à l’avance, établir un programme afin de profiter de ces jours propices, du saint Chabbat et du dimanche, le jour lumineux du 19 Kislev, qui approche, pour diffuser les sources à l’extérieur, dans le cadre, par exemple, des jeunes de l’association ‘Habad, de la Yechiva(2) ou du Kfar(3).

Par nature, les hommes s’enthousiasment beaucoup plus quand ils agissent de leur propre initiative. Je n’écrirai donc pas personnellement aux différentes institutions et je me contenterai d’une formulation générale. On trouvera sûrement les moyens et les modalités qui permettront de réaliser tout cela, de le faire suffisamment tôt, afin que tout soit organisé de la meilleure façon.

En conséquence, il faut faire porter ses efforts sur tout cela. En ce moment propice, le nombre des visiteurs doit être multiplié. En effet, si à propos des encens(4), qui sont uniquement superficiels, nos Sages disent que celui qui passe devant un magasin dans lequel ils sont vendus ne peut faire autrement que de s’imprégner de leur odeur, combien plus doit-il en être ainsi pour la ‘Hassidout, son enseignement, ses pratiques et ses voies, qui sont profondes et qui, simultanément, entourent toute chose. Il faut donc en intégrer non seulement l’odeur, mais aussi la dimension profonde.

Et, si, pour l’heure, telle personne ne voit pas, par ses yeux de chair, qu’il en est bien ainsi, on peut se demander à qui en revient la faute et chercher pourquoi il en est ainsi. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité d’écrire des articles dans les journaux. Il serait bon de le faire également dans les journaux destinés aux enfants. Vous le ferez pour le 10 Kislev(5), le 19 Kislev(6) et la cinquième lumière de ‘Hanouka(7).

Vous fixerez, en outre, des émissions radiophoniques à propos de ces jours propices. Le récit de ce qui s’est passé sera accompagné et conclu par ce qui concerne l’action concrète et par une synthèse, s’appliquant à l’heure actuelle. De même, on enregistrera la réunion ‘hassidique centrale, comme on l’a fait l’an dernier.

Vous évoquez la matière pour le prochain Bitaon(8). Vous tirerez sûrement profit des impressions des invités de Terre Sainte qui sont venus ici(9) et de leurs récits, de la réunion nationale des femmes et jeunes filles ‘Habad(10), de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev. En effet, nos Sages disent que “ il est une Mitsva de faire savoir qui fait une Mitsva ” et la raison en est bien simple. C’est de cette façon que l’on met en éveil la compétition entre les érudits, développant la sagesse.

Notes

(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°3879. (2) Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod. (3) Kfar ‘Habad. (4) Voir, à ce sujet, les lettres 3919 et 4222. (5) Fête de la libération de l’Admour Haémtsahi. (6) Fête de la première libération de l’Admour Hazaken. (7) Fête de la seconde libération de l’Admour Hazaken. (8) Bitaon ‘Habad, l’organe des jeunes de l’association ‘Habad. (9) Pendant les fêtes de Tichri, soit le Rav A.Dazilowski, vainqueur du tirage au sort, du Rav Ephraïm Wolf, du Rav Yaakov Yossef Raskin. Voir, à ce sujet, les lettres n°3879, 3904, 3916, 3937 et 3954. (10) Voir, à ce sujet, la lettre n°3878.

Lettre n°3908

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3908, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Aux grands Rabbanim, qui se consacrent aux besoins

communautaires, distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu,

Eliézer(1), Pin’has(2) et ‘Haïm Shmaryahou(3),

auxquels Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 21 ‘Hechvan, avec ce qu’elle contenait, c’est-à-dire le règlement intérieur de l’association Tid’hats(4) et la lettre de sa direction, évoquant le domaine de Tel Aviv(5). Vous me demandez ce que j’en pense.

A) L’expérience acquise, pour ce qui concerne Erets Israël, permet d’établir que, dès lors, que quelqu’un conserve la propriété(6), on ne peut exclure qu’il n’y ait, à terme, une déconvenue. Il ne me semble donc pas opportun que ce domaine appartienne non seulement à l’association ‘Habad, mais aussi à Tid’hats.

Et, de fait, il n’est pas compréhensible qu’il en soit ainsi. En effet, si vous n’avez pas l’intention d’intervenir et si vous n’avez pas de part dans la construction, que tirerez-vous du fait que ce domaine vous appartienne également ? Il y a seulement là une possibilité offerte à quelqu’un d’autre de dire qu’il est également le propriétaire.

Il est possible qu’un tel risque ne soit le fait d’aucun des membres de la direction actuelle. Pour autant, ce bâtiment devra être utilisé pendant de longs jours et de bonnes années. Il faut donc tenir compte des changements qui peuvent intervenir, à la tête de cette association.

Et, avant tout, il n’y a aucune raison logique justifiant que ces personnes formulent une telle exigence. Bien évidemment, il ne s’agit pas de réduire leur mérite. Il faut donc faire connaître ceux qui ont fait une Mitsva et, en l’occurrence, offert un domaine. Ceci doit être mentionné sur tous les en-têtes. En revanche, cette association ne peut conserver la propriété.

Le bâtiment aura sûrement un coût important. Or, s’il est construit sur un domaine qui appartient à d’autres, des difficultés peuvent en découler. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

B) Il serait bon de ne pas se limiter à une Yechiva, dans ce domaine, d’autant que vous soulignez, maintes fois, dans vos courriers, à quel point il est difficile et même pratiquement impossible de trouver des élèves, à Tel Aviv. Vous avez sûrement conservé une copie de vos lettres. Bien entendu, on peut réellement se demander l’intérêt d’investir des dizaines de milliers de livres dans la construction d’un bâtiment, pour ensuite faire venir des élèves de Lod uniquement dans le but de le remplir.

On peut également penser à des cours du soir pour les jeunes, à des études professionnelles sous l’égide de l’association ‘Habad ou des jeunes de l’association ‘Habad, à une salle de réunion pour l’association ‘Habad, pour les jeunes de l’association ‘Habad, pour les femmes et jeunes filles ‘Habad.

C) Ce qui vient d’être dit s’entend uniquement si l’on ne peut pas faire autrement. En revanche, il est, bien sûr, préférable que l’association Tid’hats accepte de vendre ce domaine. Et, le produit de la vente sera réinvesti dans les constructions à Kfar ‘Habad, tout en conservant les privilèges précédemment décrits, c’est-à-dire en précisant systématiquement qu’il s’agit de leur don.

J’attends de votre part une lettre détaillée sur tout cela et je vous en remercie d’avance.

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav E.Karasik. Voir, à son sujet, les lettres n°1560, 4037,4195 et 4272. (2) Le Rav P.Althuis. Voir, à son sujet, les lettres n°2967, 4037 et 4054. (3) Le Rav H.S. Gourary. Voir, à son sujet, les lettres n°1549 et 4037. (4) Initiales de Torah, Dat (religion), ‘Hessed (bonté), Tsédaka. (5) Que cette association partage avec les ‘Hassidim ‘Habad. (6) Que l’on n’acquiert pas ce domaine en toute propriété.

Lettre n°3909

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3909, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Raphaël Na’hman(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre, m’annonçant l’amélioration de votre état de santé. Puisse Dieu faire que vous alliez de mieux en mieux.

Je suis surpris que vous ne me précisiez pas si les comptes rendus et les propos qui ont sûrement été transmis par les invités(2), à leur retour en Terre Sainte, ont été d’une quelconque utilité. Il a été, maintes fois, expliqué dans les réunions ‘hassidiques, y compris lors du Chabbat qui a béni ce mois, que des propos inutiles ne sont pas nécessairement ceux qui sont tenus en vain, mais aussi ceux qui sont prononcés dans un but précis, mais ne parviennent pas à l’atteindre et, de fait, se trouvent donc être inutiles.

Le but d’une réunion ‘hassidique et des propos d’encouragement est qu’il en résulte un apport concret et non uniquement d’éprouver de la satisfaction au moment où ils sont prononcés, de trouver les explications plaisantes. Puisse Dieu faire que j’ai le mérite et la réussite de recevoir de bonnes nouvelles, à ce sujet.

Pour adopter une conclusion positive, vous m’annoncez que votre petit-fils, Aharon Mena’hem(3), auquel Dieu accordera longue vie, est entré au ‘Héder, à la veille du Chabbat Béréchit. Puisse Dieu faire que, de l’âge de cinq ans, quand on entreprend l’étude de la Loi Écrite, il atteigne celui de dix ans et accède à la Michna, puis, à treize ans, soit astreint à la pratique des Mitsvot, comme le dit la Michna.

Vous me dites également que, le 2 Mar’hechvan, votre petit-fils Yossef Sim’ha(4), auquel

Dieu accordera longue vie, est, lui aussi, entré au ‘Héder. Puisse Dieu faire qu’il grandisse, soit un ‘Hassid, craignant Dieu et un érudit de la Torah.

Vous-même et votre épouse, concevrez beaucoup de satisfaction ‘hassidique de vos fils, de vos gendres et de tous vos descendants.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav R.N. Kahn, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°3703 et 4076. (2) Ayant passé le mois de Tichri auprès du Rabbi. Voir, à ce sujet, la lettre n°3907. (3) Le Rav A.M. Segal. (4) Le Rav Y.S. Guinsburg.

Lettre n°3910

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3910, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Issa’har Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai enfin reçu votre lettre du 24 ‘Hechvan, qui faisait suite à un très long silence, auquel vous ne faites même pas allusion.

Sans doute avez-vous commencé les préparatifs de ‘Hanouka(2), qui approche, de manière interne, pour les élèves et également en direction de l’extérieur(3). La pratique voulait, en effet, que l’on organise une fête publique, à laquelle sont invités les parents d’élèves.

Ce sera sûrement le cas, cette année également. Bien plus, on s’élèvera dans le domaine de la Sainteté. Que Dieu vous accorde la réussite.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav I.D. Gurevitch, directeur du Beth Rivka de Yerres, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, les lettres n°3049, 4067, 4201 et 4256. (2) Dans le cadre de Beth Rivka. (3) En l’occurrence, les parents.

Lettre n°3911

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3911, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Oury(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat 14 ‘Hechvan, avec les photographies qui y étaient jointes. Je vous remercie de me les avoir envoyées. Entre temps, vous avez sûrement reçu ma lettre, qui faisait réponse à votre courrier précédent.

J’ai apprécié votre effort tendant à exercer une influence positive sur les parents d’élèves. Sans doute vous consacrerez-vous à cela avec la plus grande énergie, car, pour différentes raisons, il s’agit d’un accomplissement éminent et de grande importance.

Je suis surpris que vous n’évoquiez pas la préparation du 19 Kislev et de ‘Hanouka(2), pour les élèves et également pour les enseignants, bien que de manière différente pour ce qui est de ces derniers. Tout cela ne peut pas être fait à la hâte(3), comme en témoigne le passé. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Vous évoquez le problème du logement. Bien évidemment, l’éventualité de vous installer à Bneï Brak ne me semble pas la bonne. Vous devez résider à proximité de l’endroit où vous assumez votre mission sacrée. Grâce à la recherche qui convient et par l’intermédiaire de vos connaissances, de relations, vous trouverez un meilleur logement que celui que vous avez actuellement. Et, vous obtiendrez sûrement la plus large partie du dépôt de garantie(4) par la restitution de celui de votre logement actuel.

Pour adopter une conclusion positive, vous me dites que votre fille, qui vient de naître, en un moment bon et fructueux, a été appelée Bera’ha. Qu’elle soit donc bénie(5) et que le mérite de l’éducation aux valeurs sacrées que vous dispensez aux enfants juifs vous protège, de même que votre épouse, afin de l’éduquer à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav O.Ben Sha’har, de Tel Aviv. Voir, à son propos, les lettres n°4069 et 4215. (2) Dans le cadre de l’école. (3) Une préparation à l’avance est nécessaire. (4) Nécessaire pour obtenir ce logement (5) Selon la signification de ce terme.

Lettre n°3912

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3912, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je voudrais vous faire remarquer qu’il n’apparaît pas, dans vos lettres, que vous consacriez votre temps et vos forces à exercer une influence positive au sein de votre propre foyer, auprès de votre épouse et de vos enfants, de manière agréable et proche.

J’emploie, à dessein, le mot “ se consacrer ”, car il s’agit bien d’une consécration, de la perpétuation du peuple sacré. Au sens le plus simple, il est dit que “ tu l’enseigneras(1) à tes enfants ”, comme l’expliquent également les lois de l’étude de la Torah.

Bien plus, vous connaissez la causerie du Rabbi Rachab(2) affirmant, dès son début, que, tout comme on est tenu de mettre les Tefillin chaque jour, on doit également consacrer du temps à guider son épouse et ses enfants.

Bien entendu, on ne peut s’acquitter de son obligation en se disant que l’on se trouve au sommet de ‘Habad, que l’on détient la lumière ne pénétrant pas dans les réceptacles(3), sur le compte des autres. Au final, on le fait également sur son propre compte(4).

Dieu fasse que vous donniez l’exemple, dans ce domaine, à vos amis et à vos connaissances. Il est clair que l’on ne doit pas limiter le temps que l’on y consacre. Comme on l’a souligné, c’est ainsi que l’on sanctifie le temps. Car, la sainteté et la Mitsva attirent la sainteté et la Mitsva.

Dans l’attente de bonnes nouvelles pour tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) La Torah. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1391. (3) Ne subissant pas la limite. (4) On est soi-même victime d’une telle attitude.

Lettre n°3913

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3913, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 11/8 et à ce qui y était joint. Vous évoquez une personne vous ayant dit qu’elle ne pense pas être capable d’introduire, chaque jour, sa contribution, dans un tronc de Tsédaka.

Vous devez lui expliquer qu’il ne s’agit pas, pour elle, de faire un don allant au-delà de ses moyens. En fait, sans en changer le montant, sa contribution sera celle qu’elle offre d’ordinaire en une seule fois, sous forme de petites sommes quotidiennes. Pour la caisse de Tsédaka, rien n’est modifié, selon que ce montant est donné en une seule fois ou bien en plusieurs versements successifs. Pour la personne concernée, en revanche, la modification est fondamentale.

En effet, il faut s’habituer à donner de la Tsédaka, chaque jour. Tout comme un homme doit et veut satisfaire ses besoins quotidiens, il faut aussi, chaque jour, accomplir ce que Dieu veut et ordonne, en l’occurrence donner de la Tsédaka. Mieux encore, c’est de cette façon que Dieu exauce, chaque jour, les prières et les requêtes des hommes. Or, on a réellement besoin de Lui, au jour le jour et non uniquement de temps à autre.

Vous trouverez sûrement les mots qui conviennent pour lui expliquer tout cela. Le don de la Tsédaka, quel que soit son montant, qui peut être plus ou moins important, doit être quotidien, sauf, bien entendu, lorsqu’il est interdit de toucher de l’argent, c’est-à-dire le Chabbat et les fêtes.

Je vous remercie pour votre intervention, en la matière.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3914

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3914, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 29 ‘Hechvan, avec la liste qu’elle contenait.

Vous évoquez votre état de santé et la difficulté d’assumer votre mission sacrée, celle qui consiste à éduquer les enfants juifs à la Torah et aux Mitsvot. En fait, ces deux situations sont liées. Si vous voulez mon avis, essayez, dans toute la mesure du possible, de vous maîtriser nerveusement et de tout accepter calmement.

Bien plus, dites-vous que tout est effet de la Providence divine. N’observez pas ceux qui vous entourent comme s’ils voulaient vous faire du mal et vous nuire, à chaque pas, même si c’était effectivement le cas.

Comme vous le savez, notre sainte Torah constate que “ le visage se reflète dans l’eau ”. Si vous les observez avec bienveillance, ils en feront de même. Ceci améliorera votre état de santé, en général et facilitera votre fonction pédagogique, comme on a pu le vérifier chez différentes personnes et en diverses situations.

Je vous joins ce qui a été dernièrement édité. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous dépend de vous.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°3915

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3915, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Kislev 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

monsieur A. Friedrich,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris de ne pas avoir eu de vos nouvelles depuis bien longtemps. Conformément à l’usage établi, c’est sans doute la preuve que tout va bien et que vous n’avez donc rien à écrire. Néanmoins, il en est ainsi uniquement pour ce qui vous concerne personnellement. Pour ce qui est des préoccupations communautaires, en revanche, nos Sages disent que “ l’on s’élève dans le domaine de la Sainteté ”. On a donc toujours quelque chose à écrire, à propos des actions nouvelles.

Bien plus, la nouvelle année vient de commencer et il faut, de nouveau, organiser les moments d’étude. Celui à qui Dieu accorde la capacité de guider les autres doit donc voir, en cela, son objectif le plus élevé, le plus essentiel et le plus profond.

Je voudrais, en particulier, vous demander de renforcer et de développer les cours que vous donnez aux femmes. Par leur intermédiaire, on peut toucher toute la famille, la conduire à améliorer son engagement juif, en général et l’éducation des enfants, des garçons et des filles, en particulier.

En effet, même si les enfants ont un comportement basé sur la Torah, il leur manque, bien souvent, la connaissance de nombreuses lois et coutumes. Et, les mères sont incapables de répondre à différentes questions que leurs enfants leur posent, à l’instigation de leur amis ou bien du fait d’autres circonstances.

Nos Sages disent également que l’on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité. J’espère donc que je recevrai de vos bonnes nouvelles, dans ce domaine et dans les autres. A n’en pas douter, Dieu vous accordera Sa rétribution, “ mesure pour mesure ” mais d’une manière largement accrue, par un ajout à “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même qu’au luminaire de la Torah, qui en est l’aspect profond, pour votre propre famille et pour vous-même.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°3916

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3916, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Kislev 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Shraga Méle’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat. Soyez rassuré, comme vous m’avez moi-même rassuré, en m’annonçant la bonne nouvelle des résultats de l’action menée auprès des enfants des émigrants, aussi bien en les préservant du mal qu’en les conduisant à faire le bien, en leur enseignant la Torah d’Israël et ses Préceptes, d’une manière qui convient à leur âge.

Vous écrivez qu’il y a un champ d’action important, en la matière, dans votre ville. Il serait bon que vous vous concertiez et que vous établissiez un programme, au moins pour les quelques semaines qui viennent, ainsi qu’il est dit : “ Le salut provient des nombreux conseillers ”. Vous envisagerez également la possibilité de créer une école religieuse, dans le cadre du réseau(2). Certes, cela est difficile, car nous sommes déjà au milieu de l’année scolaire. Mais, peut-être est-il au moins possible d’organiser des cours du soir. J’attends de vos bonnes nouvelles, à ce sujet.

Les invités de Terre Sainte qui étaient en visite ici(3) vous ont sans doute fait un compte-rendu joyeux, comme je le leur ai demandé. J’attends de bonnes et réjouissantes nouvelles également de leur part, comme je le leur ai dit. Bien évidemment, cela dépend des institutions et des ‘Hassidim de Terre Sainte. Et, j’ai souhaité que l’on me décrive la situation réellement telle qu’elle est(4).

Les jours de ‘Hanouka et également le 19 Kislev approchent. Il faut donc inclure ces dates dans votre programme et en profiter pour y mener une campagne.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Le Rav S.M. Kaplan, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°2304. (2) Le réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en Terre Sainte. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3907. (4) Textuellement “ sans fard ”.

Lettre n°3917

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3917, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris de ne pas avoir de vos nouvelles, depuis votre lettre d’avant Roch Hachana. Comment avez-vous profité de Tichri, un mois de portée générale pour toute l’année, rassasié de tout le bien, que l’on doit ensuite attirer dans les autres mois(1) ? Vous me le préciserez sans doute, à la prochaine occasion.

Vous évoquez, dans votre lettre, un programme détaillé d’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. D’une façon générale, il faut cumuler l’étude profonde et celle, plus rapide, qui permet d’accumuler des connaissances(2). Cette dernière étude doit porter sur la Paracha de la semaine, sur un traité talmudique choisi lors de sa répartition(3) et sur les lois nécessaires au quotidien, pour la partie révélée de la Torah. Pour la ‘Hassidout, la seconde étude portera sur la Paracha de la semaine, le Torah Or en hiver, le Likouteï Torah, au printemps et en été, ou bien sur les fascicules qui sont édités, à intervalles réguliers.

L’étude approfondie, pour la partie révélée de la Torah comme pour la ‘Hassidout, portera sur ce que vous désirez, conformément à l’affirmation de nos Sages(4).

Quant aux modalités pratiques, le temps à y consacrer chaque jour et le moment de le faire, il est clair que chaque personne est différente. Vous consulterez donc, à ce sujet, vos amis, parmi les ‘Hassidim, qui se trouvent sur place.

Vous me demandez ce que doit être votre occupation. Il est évident que si Dieu vous a accordé des capacités dans le domaine de l’éducation et de l’influence exercée sur les autres, vous devez vous servir de ce don. Pour le faire au mieux, dans la mesure du possible, il serait bon que vous gagniez votre vie également de cette façon(5).

L’apport à la personne que l’on guide est le même, que l’on agisse pour le Nom de Dieu ou bien pour gagner sa vie. Nos Sages disent, dans le Sifri, Tétsé, 24, 19, que “ si l’on perd une pièce et que celle-ci est trouvée par un pauvre, on a bien accompli la Mitsva de Tsédaka ”.

Bien évidemment, tout ceci s’ajoute aux trois études qui concernent chacun, instituées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous les gardez sûrement.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°3860, 3861, 3868, 3882, 3884 et 3892. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°1933 et 4066. (3) Annuelle de l’ensemble du Talmud, qui est généralement faite le 19 Kislev. (4) “ Un homme étudiera toujours ce qu’il souhaite, en son cœur ”. (5) En étant enseignant.

Lettre n°3918

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3918, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Kislev 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Aryé(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce lundi. Vous évoquez un récit relatif au traitement médical et à la forme du crâne. Vous faites sûrement allusion au récit suivant, qui m’a été rapporté par mon beau-père(2), le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

L’un des membres de la famille, visiblement émerveillé, s’adressa au Rabbi Rachab et lui dit qu’il venait de lire le compte-rendu d’une découverte récente, celle d’un nerf se trouvant dans la tête. Le Rabbi lui répondit qu’il en était déjà question dans les écrits de la ‘Hassidout de l’Admour Haémtsahi, fils de l’Admour Hazaken, l’auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h.

Le Rabbi produisit le manuscrit, lui en montra le texte. Puis, il conclut en soulignant que l’Admour Haémtsahi ne connaissait pas son existence du fait de ses compétences médicales, mais bien parce qu’il possédait la perception des sphères célestes. En effet, l’homme, ici-bas, est à l’image de l’Homme céleste.

L’on est tenu de s’exprimer selon les termes de son maître(3). Mon beau-père, le Rabbi, ajouta que ce membre de la famille fit cette intervention alors que le Rabbi Rachab se séchait les mains, après les avoir lavées pour le repas. De façon générale, il n’était pas satisfait que l’on s’adresse à lui, en un tel moment(4). Il se contenta donc d’observer celui qui lui parlait. Il ne lui répondit qu’après avoir prononcé la bénédiction du Ha Motsi(5).

Un enseignement en découle, la nécessité de se concentrer non seulement quand on dit la bénédiction sur le lavage(6), mais aussi en se séchant. De ce point de vue, la parole de quelqu’un occasionne une gêne.

Je vous joins le Kovets Loubavitch, paru récemment. Il vous intéressera sûrement et vous mettrez son contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav A.Lewin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°3697 et 3771. (2) Voir le Séfer Ha Maamarim 5710, page 140. (3) Ce qui explique que la précision énoncée par la suite soit donnée, bien qu’elle ne soit pas en relation directe avec le contenu de ce récit. (4) Car, alors, il ne convient pas de s’interrompre. (5) Sur le pain, pour commencer le repas. (6) Des mains, avant le repas.

Lettre n°3919

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3919, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Kislev 5716,

Brooklyn, New York,

Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires, a des

comportements généreux, est issu d’une illustre

famille, le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été surpris de recevoir une copie du document relatif au réfectoire de ‘Habad Shafrir(2), dans lequel il est rapporté que, lors de la réunion tenue pour déterminer s’il fallait la construire, en présence des représentants de toutes les administrations, on a décidé, compte tenu de l’augmentation du coût des matériaux de construction et des salaires, dans ce secteur, d’en fixer le prix à quelques milliers de livres supplémentaires, par rapport à ce qui avait été prévu à l’origine. En conséquence, il a été convenu de réduire la taille de ce bâtiment.

Tout d’abord, un principe établi par la Kabbala dit que la contraction suscite la rigueur. De façon générale, mon propos n’est pas de réduire, ce qu’à Dieu ne plaise, mais, bien au contraire, d’agrandir.

A mon sens, il appartient à chacun de faire en sorte que se développe le côté du bien, mais non de le laisser tel qu’il est et, encore moins, de le diminuer. Nos Sages décrivent cette situation avec précision, en les quelques mots suivants : “ On connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté ”.

Je suis convaincu que vous serez de mon avis. Il n’y a pas lieu de réduire un projet qui s’établit à plusieurs dizaines de milliers de livres, parce que les matériaux de constructions coûtent quelques milliers de livres de plus.

Je sais que vous avez pris l’initiative de l’école agricole de Kfar ‘Habad. Vous avez suivi ce projet depuis son début et, par ailleurs, vous avez investi beaucoup de forces dans le développement du Kfar, en général. Je pense que le mérite de remédier à cette situation vous revient donc. C’est la raison pour laquelle je m’adresse à vous, par la présente.

Toutefois, s’il est réellement impossible d’augmenter le montant du prêt pour l’école agricole, afin que le plan d’origine soit intégralement mis en pratique, je serais disposé, en l’absence de toute autre solution, à demander aux ‘Hassidim d’organiser une collecte spécifique, bien que, d’après les conditions arrêtées, le remboursement de la part de ‘Habad, ne doit intervenir que plus tard.

Les ‘Hassidim pourraient donc collecter le solde de ce qui sera nécessaire afin de construire le réfectoire, en tenant compte de l’augmentation du coût des matières premières, conformément à cette lettre. J’en prends la responsabilité et ceci sera payé, avec l’aide de Dieu, avant la fin de la construction.

J’ai appris avec plaisir, par le Rav B.E. G.(3), que vous participiez au cours public portant sur le traité Baba Metsya(4). Vous avez sûrement connaissance de l’instruction que j’ai donnée au début de l’année scolaire, dans les Yechivot ‘Habad. J’ai demandé que ce traité soit étudié dans les grandes classes. C’est la raison pour laquelle nous l’avons fait imprimer, avec des additifs, les commentaires de Rabbi Mena’hem Mendel, le Tséma’h Tsédek, dont le mérite nous protégera, appartenant à la partie révélée de la Torah, de même que l’un de ses discours ‘hassidique pour introduire ce traité et un autre pour le conclure.

J’ai demandé que l’on vous adresse, par envoi séparé, trois exemplaires de ce traité. Le premier est, bien entendu, pour vous, le second pour celui qui dirige ce groupe d’étude et le troisième, pour l’un de ses participants. Je vous charge de les transmettre, en espérant que, ce faisant, vous aurez la possibilité de commenter le fait que “ deux personnes saisissent un vêtement ”(5) en fonction du discours ‘hassidique du Tséma’h Tsédek se trouvant en annexe. Vous trouverez des mots chaleureux pour le faire. Vous voudrez bien m’excuser de vous confier cette tâche. L’additif, imprimé séparément, vous a également été adressé, par poste aérienne.

Pour adopter une conclusion positive, je rappellerai que nous approchons du 19 Kislev, date de la libération de l’Admour Hazaken, que le Rabbi Rachab appelle : “ le jour où notre âme a été délivrée dans la paix, où la lumière et la vitalité de notre âme nous ont été accordées ”. Lorsque vous participerez à la réunion ‘hassidique, à Kfar ‘Habad, en ce jour, conformément à votre usage positif, depuis plusieurs années, j’espère que plusieurs de ceux qui reçoivent votre influence vous accompagneront, afin qu’ils bénéficient également de la lumière et du luminaire qui y brilleront. A n’en pas douter, ceci aura un effet sur eux et celui-ci restera gravé en eux pendant des jours, des semaines, des mois, par la suite.

Il est dit que celui qui passe devant un magasin d’encens ne peut éviter d’être imprégné par l’odeur(6). Combien plus est-ce le cas quand il s’agit d’une réunion de ‘Habad qui, comme son nom l’indique, influence profondément, non seulement le sentiment du cœur, mais aussi l’intellect du cerveau.

J’ai bon espoir qu’ils intègreront non seulement l’odeur, mais aussi les éléments profonds. Le mérite de tous dépend de vous.

Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Monsieur Chnéor Zalman Chazar, par la suite président de l’état d’Israël. Voir, à son sujet, les lettres n°3060 et 4164. (2) De l’école professionnelle de Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°4054. (3) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. Voir, à son sujet, la lettre n°4067. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4226. (5) Selon les premiers mots de ce traité. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°3907.

Lettre n°3920

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3920, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Kislev 5716,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui

craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Azryel Zelig(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous ai écrit à propos de Tarbits et je faisais allusion à tous les fascicules(2) que vous pourrez vous procurer, car il n’y en a aucun, dans la bibliothèque(3). Vous me dites que vous rechercherez les autres livres dans les magasins et que vous enverrez les informations ici. Il est clair que mon intention n’était pas d’acheter ces livres pour le compte de la bibliothèque, mais bien de faire un échange(4).

Vous faites sans doute les préparations nécessaires pour les jours du 19 Kislev et de ‘Hanouka. Il est sûrement inutile d’en dire plus, tant cela est évident.

Tous les autres points seront traités dans mon prochain courrier.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav A.Z. Slonim, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°3105 et 4241. (2) Edités par cette association d’Erets Israël. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3877. (4) Avec les livres parus aux éditions Kehot. Voir, à ce sujet, la lettre n°3877.

Lettre n°3921

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3921, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous communiquez votre état d’esprit, votre espoir et votre requête que Dieu vous accorde des enfants en bonne santé.

Il s’agit là d’une des Mitsvot les plus importantes de notre sainte Torah, Torah de vie. Vous devez donc raffermir votre confiance en le Créateur du monde, Qui vous accordera la possibilité de la mettre en pratique, de même qu’à votre mari.

Mais, bien évidemment, on ne peut indiquer à Dieu, sur un calendrier, à quelle date, ceci doit intervenir, en fonction de sa propre conception. En effet, Il est la source du Bien. Il sait donc quel est le moment le plus propice. C’est alors qu’Il exaucera positivement le souhait de votre cœur.

En plaçant votre confiance en Dieu, en étant certaine qu’Il accédera à votre requête, vous pouvez également prier pour qu’il en soit ainsi au plus vite. Vous évoquez le fait de perdre l’espoir, ce qu’à Dieu ne plaise. Une femme juive ne peut prononcer de tels mots, car Dieu est tout puissant. Et, Il souhaite que chaque Juif connaisse le bien, non seulement spirituel, mais également matériel.

Je vous adresse ma bénédiction afin que votre prière, portant sur ce qui vient d’être dit, s’accomplisse prochainement et que l’on ait de bonnes nouvelles de vous.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3922

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3922, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Kislev 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Zeev(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle, le mariage de votre fils, auquel Dieu accordera une longue vie, le mercredi 15 Kislev, qui approche.

Dieu fasse que ceci soit avec Mazal Tov, Mazal Tov, en un moment bon et fructueux. Il bâtira un foyer juif, un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont éclairées par le luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde. Dieu satisfera le désir de votre cœur et vous concevrez de lui beaucoup de satisfaction. Et, il conservera sa place, dans la tente de la Torah.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,

A cette occasion, je vous confirme avoir bien reçu votre livre, la Me’hilta avec le commentaire du Kav Ha Mida et du Har Ephraïm, pour lequel je vous remercie. En signe d’amitié, et bien que mon temps ne me le permette pas, je l’ai feuilleté rapidement. Je vous joins donc quelques notes, à son propos. Et, vous savez ce que nos Sages disent, à propos du verset “ Et Vahev, à la fin ”(2).

Har Ephraïm :

Paragraphe 1 : La prophétie de ‘Hananya Ben Azour(3), à laquelle fait allusion le traité Sanhédrin 89a, est considérée comme ayant été révélée à quelqu’un d’autre, en l’occurrence à Yermyahou. En effet, elle a été déduite, par un raisonnement a fortiori, de la prophétie de ce dernier. ‘Hananya Ben Azour prononça ces paroles sans fournir aucune indication sur leur provenance, sans prétendre qu’elles lui avaient été révélées. On ne peut donc pas considérer qu’il disait une prophétie révélée à Yermyahou, ce dernier n’ayant pas encore établi son raisonnement a fortiori.

On peut comprendre la question qui est posée ici. De fait, l’inverse semble effectivement plus logique, car même si ‘Hananya avait eu l’intention de dire la prophétie de Yermyahou, cette sentence n’aurait pas été justifiée, c’est bien évident.

Pour autant, il n’y a pas lieu de soulever une telle difficulté, car concrètement, cette question ne se pose même pas. Certes, de façon générale, on peut accorder les circonstances atténuantes à celui qui rapporte systématiquement les Paroles de Dieu sans préciser “ à moi ”, en considérant qu’il se limite à une citation des propos divins révélés à un autre prophète et non à lui-même. On ne peut, en revanche, adopter cette interprétation pour ce qui est de ‘Hananya. Car, ce n’est pas ce qu’il a dit lui-même et la prophétie, en l’occurrence était bien celle de Yermyahou, le verset (Yermyahou 28, 1) précisant : “ ‘Hananya m’a dit ”. C’est bien clair.

Kav Ha Mida, page 60b : La Me’hilta dit que “ Yochoua reçut l’onction ce jour-là ”. On peut logiquement considérer qu’il s’agissait de la quarantième année(4), à la fin de la royauté de Moché.

Il est pourtant impossible d’avancer une telle interprétation de la Me’hilta. En effet, le texte, après avoir cité l’avis selon lequel “ Yochoua reçut l’onction ce jour-là ”, mentionne également celui de Rabbi Eléazar Ha Modaï, selon lequel il y a là une allusion au fait que Moché ne devait pas entrer en Terre Sainte. Or, une telle allusion n’a pas de sens, pendant la quarantième année, alors qu’il s’agissait déjà d’un fait établi.

De même, on ne peut avancer qu’il y a une controverse, entre ces deux avis, pour déterminer à quel moment cette Paracha a été prononcée. Car, si c’était le cas, il aurait fallu le préciser dans le texte.

Plus généralement, il n’est pas évident que Yochoua reçut, pour régner, l’onction par l’huile(5). De fait, comment aurait-on possédé une telle huile, à l’époque ? En fait, on lui confia simplement l’autorité et le pouvoir, comme l’explique Rachi, commentant le verset Chemot 29, 29. Et, même si l’on veut parler de royauté, cette question ne se pose toujours pas, car Chlomo reçut l’onction du vivant de David et sur son ordre. Néanmoins, ce qui vient d’être dit soulève une autre question. Pourquoi Moché demanda-t-il ensuite : “ Que Dieu désigne un homme pour diriger l’assemblée ” ?

La controverse rapportée par ce texte, sur l’interprétation des versets, est donc la suivante. Y a-t-il eu un ordre de lui confier la royauté(6) ou bien uniquement une allusion faite à Moché ?

L’explication du Har Ephraïm, à ce sujet, doit être rapprochée de celle du ‘Hizkouni, à la même référence.

Har Ephraïm, fin du livre, page 121a : Cette explication de la Me’hilta est basée sur la Me’hilta de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, qui apporte, néanmoins, une preuve en sens contraire. En effet, un texte rapporte : “ Les Cohanim disent ” et l’autre : “ Les Juifs disent ”. Ces deux sources ne parlent donc pas de la même chose.

La signification de la Me’hilta est bien claire. Les actions permises dans le Temple pourraient être autorisées et l’interdiction de travailler porterait donc uniquement sur les autres actions. C’est le cas pour la majeure partie des trente neuf travaux(7).

Je ne suis pas parvenu à comprendre la question posée par le Zaït Raanan.

Notes

(1) Le Rav E.Z. Garboz, de Jérusalem. (2) A l’issue d’une controverse de la Torah, deux érudits conservent des liens amicaux. (3) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 9, page 115. (4) Après la sortie d’Egypte. (5) Voir Likouteï Si’hot, tome 23, page 190. (6) A Yochoua. (7) Interdits pendant le Chabbat.

Lettre n°3923

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3923, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait. Pendant le mois de Tichri, le temps ne me permet pas de répondre, si ce n’est aux questions les plus pressantes. Sans doute me direz-vous, à la prochaine occasion, comment vous vous êtes organisé, pour l’année nouvelle et, en particulier, comment vous étudiez la Torah, de manière fixe, avec ardeur et ténacité. Vous le ferez, tout au moins, à l’avenir.

Vous connaissez la décision de notre Torah, Torah de vie, selon laquelle le cerveau dirige le cœur de manière naturelle et innée. Et, rien ne résiste à la volonté. Si vous prenez la ferme décision de vivre en conformité avec vos origines, il est certain que votre effort sera couronné d’une réussite accrue et que vous connaîtrez une immense élévation dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot. Le mérite de vos ancêtres vous viendra en aide.

Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela, au plus vite.

Lettre n°3924

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3924, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Votre courrier de la fin de Tichri m’est bien parvenu. Même si tous les faits que vous y rapportez étaient exacts, ainsi que leur interprétation, la synthèse et la conclusion de votre lettre signifient votre découragement, votre sentiment de renoncement total et absolu.

Or, tout cela n’est pas juste. Selon ce qui est expliqué, en effet, vous auriez raison si nous ne possédions qu’une seule âme(1), assumant le service de Dieu, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, au chapitre 25, le Torah Or, au discours intitulé “ Cantique des degrés ” et dans différents autres textes.

En fonction de toutes ces explications, il est clair que, bien au contraire, les faits et l’état d’esprit que vous rapportez devraient être à l’origine d’une profonde et intense motivation(2). Mais, bien évidemment, l’aide de Dieu est nécessaire pour y parvenir(3), encore plus que dans d’autres domaines.

La solution est la suivante. Il faut donner de la Tsédaka(4) aux autres, c’est-à-dire les rapprocher de la Torah et de ses Mitsvot, de l’enseignement profond de la Torah. De la sorte, Dieu Lui-même vous rapprochera.

Les perturbations, les hésitations, en la matière affaiblissent votre engagement à la Torah et aux Mitsvot. Elles ne font pas que gaspiller inutilement votre temps. Elles vous causent, à proprement parler, du tort.

Contraignez-vous à respecter l’emploi du temps de la Yechiva et à engager vos amis à en faire de même, en leur parlant et, plus encore, en leur donnant un bon exemple du comportement que doit avoir un élève de la Yechiva. Redoublez d’ardeur afin d’être proche des autres.

Si votre mauvais penchant se présente encore une fois, s’il vous propose d’engager la discussion, de peser le pour et le contre, vous ne le suivrez pas. Vous lui direz seulement que vous êtes un serviteur. Certes, un serviteur cananéen, par nature, aime l’inaction, ce qu’à Dieu ne plaise. Pour autant, il ne dispose pas d’un instant de libre pour se consacrer à ses propres préoccupations, car il est constamment occupé par le travail que lui confie le maître. Il n’a pas le droit de perdre du temps, pas même pour se poser des questions sur la manière de servir son maître.

Vous me demandez comment organiser votre étude et comment en répartir le temps. Vous êtes à la Yechiva Tom’heï Temimim, ce qui veut dire, non seulement que vous vous y trouvez physiquement, dans un lieu matériel, mais aussi que vous devez y concentrer toutes vos préoccupations. Il vous faut donc obéir et vous en remettre à l’avis de votre enseignant et du guide spirituel de la Yechiva.

Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela. Et vous connaissez l’expression de nos Sages, selon laquelle “ plus l’on est simple et mieux c’est ”(5).

Notes

(1) Celle-ci serait alors entachée par la faute et la Techouva serait impossible. Or, un Juif a deux âmes, une âme divine et une âme animale. La faute affecte uniquement la dernière et la première apporte donc la force de la Techouva. (2) La conscience du mal suscite le désir d’accéder à la Techouva. (3) Pour se débarrasser du carcan de la faute. (4) Spirituelle. (5) Dite, à l’origine, à propos de la corne du Choffar. Mais, en un sens figuré, Pachout, simple, signifie aussi humble, soumis. Cette expression veut donc également dire : “ Plus on agit avec humilité et mieux c’est ”.

Lettre n°3925

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3925, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre des 8 et 24 ‘Hechvan. Entre temps, vous avez dû recevoir la mienne, dans laquelle vous trouverez des réponses à une grande partie des questions que vous posez dans celle-ci. J’ajouterai qu’il n’y a pas lieu de s’affecter et, encore moins, d’être découragé en observant que les responsables communautaires négligent parfois leurs activités, en avançant le prétexte bien connu selon lequel ils n’ont rien à faire. Et, l’on sait que Amtala, un prétexte, peut également se lire, Emet Lo, ce qui n’est pas la vérité.

Traitant de la période du talon du Machia’h, à la fin du traité Sotta, nos Sages emploient, à plusieurs reprises, l’expression : “ Nous ne pouvons nous en remettre qu’à notre Père Qui se trouve dans les cieux ”, même s’ils font référence aux carences et aux malédictions de cette période. Mon beau-père, le Rabbi, commentant cette expression, souligne qu’un Juif restant les bras croisés, se justifie en disant qu’il n’y a rien à faire et que l’on peut uniquement s’en remettre à Dieu. Une telle attitude va à l’encontre de la Torah. De ce fait, elle appartient effectivement aux malédictions qui caractérisent la période du talon du Machia’h.

Vous êtes un responsable communautaire depuis plusieurs années déjà et je suis donc surpris que vous vous affectiez de telles choses. Il n’y a sans doute là qu’un état d’esprit passager, qui vous conduira vers une motivation accrue.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

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