Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°3886
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3886, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 7 ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez les actions positives des élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim, qui donnent des cours de ‘Hassidout et diffusent les Mitsvot spécifiques à chaque période, par exemple celle des quatre espèces.
Puisse Dieu faire que s’accomplisse en chacun d’eux l’affirmation de l’Admour Hazaken, commentant le verset “ La Tsédaka élève une nation ”, selon laquelle “ son cerveau et son cœur deviennent mille fois plus affinés ”, comme l’explique le début du Torah Or et le Likouteï Torah sur trois Parachyot.
Vous m’écrivez que vous devez consacrer à tout cela du temps que vous auriez pu réserver à votre étude personnelle. Vous évoquez également la proposition qui vous est faite de prendre part à l’éducation des jeunes classes de la Yechiva Tom’heï Temimim. Il n’est nul besoin d’expliquer longuement à quel point tout cela est important.
Pour autant, il est clair qu’un élève de la Yechiva doit étudier la Torah avec ardeur et constance. Ces deux occupations sont, en l’occurrence, positives. Combien de temps consacrer à chacune? De ce point de vue, tout dépend de la période et des personnes. Vous consulterez donc votre professeur et le recteur de la Yechiva.
Puisse Dieu faire que vous Lui donniez votre cœur, car c’est de cette façon que vous connaîtrez la réussite dans les deux domaines à la fois.
Vous me dites que certains jeunes gens refusent d’aller répéter des commentaires de ‘Hassidout. Je suis étonné et surpris que des élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim puissent manquer de motivation, dans ce domaine. Ceci va à l’encontre de la volonté de notre saint maître et, en agissant de la sorte, on se prive soi-même beaucoup plus que l’on ne prive les autres.
Tous doivent donc se réunir et prendre de bonnes décisions, dans ce domaine. De la sorte, ces résolutions seront durables, comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé “ Enrôlez pour vous ”.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°3887
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3887, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 ‘Hechvan 5716,
Brooklyn, New York,
A monsieur Mi’hel Yochoua(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, que votre fils Amyel deviendra Bar Mitsva, le jeudi de la Parchat Vayéra. Je vous adresse tous mes vœux, de même qu’à votre épouse, pour qu’il ait toujours conscience que sa Bar Mitsva est le début de sa soumission à la Torah et aux Mitsvot et pour qu’il s’élève, d’une étape vers l’autre, dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, au quotidien.
Vous serez sûrement appelé à la Torah, ce Chabbat Parchat Vayéra et vous direz la bénédiction “ Barou’h Che Petarani ”(2). Or, cette Paracha est à l’origine d’un enseignement de nos Sages, dans le Midrach Rabba, chapitre 53, paragraphe 10, relatif à la Bar Mitsva de notre père Its’hak, la première qui fut célébrée et qui délivre un enseignement pour toutes les générations, comme tout ce qui appartient à la Torah, de la même étymologie que Horaa, enseignement.
Nos Sages racontent que les grands des nations participèrent au festin de la Bar Mitsva d’Its’hak. Parmi eux, se trouvait Og, qui se moquait du Bar Mitsva et de l’avenir d’Israël, infime minorité parmi de multiples nations. Le Saint béni soit-Il lui dit alors : “ Je fais le serment que tu verras des milliers, des millions de ses descendants ”.
Il y a toujours eu et il y a encore des personnes prétendant qu’une vie basée sur la Torah diminue et affaiblit Israël. Mais, nos Sages ont souligné que, bien au contraire, la Torah est le chemin de la vie et de l’éternité, de la réussite matérielle et spirituelle.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Monsieur M. Y. Shulsinger. (2) Traditionnellement récité par le père du Bar Mitsva.
Lettre n°3888
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3888, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 ‘Hechvan 5716,
Brooklyn,
A madame Shoula Shifra(1),
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 11 ‘Hechvan, dans laquelle vous me parlez de votre action afin d’obtenir du lait surveillé et des différentes possibilités qui s’offrent à vous, en la matière.
Puisse Dieu faire que votre action ne s’affaiblisse pas. De la sorte, elle connaîtra la réussite. En effet, l’assurance a été donnée qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, les ‘Hassidim connaîtraient le succès, comme le disent les résumés et notes sur le Tanya, à la fin de la page 122.
Dans ce domaine, en particulier, il y aura, en plus du résultat concret, une sanctification du Nom de Dieu. En effet, tout cela était abandonné jusqu’à maintenant(2). Or, les femmes et jeunes filles ‘Habad se sont employées à obtenir cette amélioration considérable.
Que ce mérite vous protége, de même que toutes celles qui sont actives, en la matière, afin d’obtenir la satisfaction de tous vos besoins, matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Madame S. S. Katsnelenboygen, de Cleveland. (2) Il était impossible de se procurer du lait surveillé.
Lettre n°3889
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3889, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce mercredi soir et je suis surpris par le petit nombre de vos élèves. Or, j’ai déjà dit, depuis de nombreuses années et à différents ‘Hassidim, qu’il faut, dans une bonne école, augmenter le nombre des élèves, multiplier les efforts en ce sens.
Bien plus, on peut constater que, par l’intermédiaire des élèves, la situation des parents s’améliore également. En outre, les enfants sont eux-mêmes sauvés d’une éducation défavorable. Il est inutile d’en dire plus, tant cela est évident.
De même, on a pu observer concrètement qu’une multiplication du nombre des élèves non seulement ne déséquilibre pas la situation financière de la Yechiva ou de l’école, mais, bien au contraire, la stabilise.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez prochainement de bonnes nouvelles de tout cela. Car, rien ne résiste à la volonté.
Je vous joins le Kovets Loubavitch qui est paru dernièrement. Sans doute vous servirez-vous de son contenu pour influencer votre entourage. Le mérite de tous dépend de vous.
Avec ma bénédiction de réussite,
Lettre n°3890
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3890, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Au jeune Chalom Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me dites que vous appartenez au rabbinat militaire. Vous me décrivez vos fonctions et vous précisez que vous ne restez pas toujours dans le même endroit, que vous vous déplacez.
Il est inutile de vous préciser à quel point est importante la surveillance des aliments(2), afin qu’ils soient cachers, conformément à la Hala’ha. Il s’agit là d’une Mitsva essentielle et il est dit, en outre, qu’une alimentation non cachère bouche le cœur et le cerveau, ce qu’à Dieu ne plaise, ce qui a pour effet de réduire les capacités de l’homme et son aptitude à intégrer la Torah et les Mitsvot, y compris quand il s’agit de Préceptes rationnels. Le Tanya fait allusion à cela, au début du chapitre 8. Vous pouvez sûrement profiter de vos fonctions pour expliquer à ceux que vous rencontrez l’importance d’une alimentation cachère.
Pour autant, il est bien clair que vous ne pouvez pas vous contenter de ces fonctions officielles. Vous rencontrez de nombreux jeunes gens et vous êtes peut-être la seule personne pouvant leur transmettre les valeurs juives. Vous devez donc leur rappeler leur origine, le fait qu’ils sont descendants d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov, leur souligner que, quelle que soit leur situation actuelle, ils doivent et peuvent, en un seul instant, devenir des enfants d’Israël, au plein sens du terme, dans leur existence quotidienne.
Vous trouverez sûrement, dans les discours et causeries ‘hassidiques, des idées et des explications qui vous seront utiles pour transmettre tout cela. Et, l’assurance nous a été donnée que les ‘Hassidim, quand ils entreprennent de telles réalisations, connaissent le succès. Toutefois, il est nécessaire, comme le disent nos Sages, de prononcer des paroles qui émanent du cœur.
Puisse Dieu faire que vous agissiez ainsi, dans toute la mesure de vos moyens. Vous accroîtrez ainsi la bénédiction et le succès que Dieu accorde, y compris pour vous-même, à titre personnel. Les termes du verset “ Ne te détourne pas de ta propre chair ” se réaliseront pour vous et vous vous élèverez, d’une étape vers l’autre, dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot de la meilleure façon.
Avec ma bénédiction et en saluant vos amis qui voudront mettre en pratique les Commandements du Créateur. Dieu leur accordera la réussite afin qu’il en soit effectivement ainsi. Alors, selon les termes du verset (Devarim 23, 15) : “ Ton campement sera saint ” et “ L’Éternel ton Dieu sera dans ton campement ”.
Notes
(1) C. L. Lerman, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°3818. (2) En l’occurrence, dans l’armée israélienne.
Lettre n°3891
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3891, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat, avec ce qu’elle contenait. Je vous joins un recueil, dont le contenu vous servira sûrement pour ce que nous avons évoqué à maintes reprises, pour les paroles d’encouragement.
Les propos que je vais tenir ci-après n’ont pas toujours l’effet escompté. Néanmoins, je suis obligé de vous dire, au moins brièvement, que votre effort pour renforcer et développer la synagogue n’est pas du tout à la mesure de ce qu’il devrait être. Or, cette action, de votre part, est nécessaire pour votre propre bien, sans parler de celui de la synagogue. En conséquence, votre manière de concevoir cette question doit donc être radicalement modifiée.
Abandonnez donc tous les calculs et toutes les objections soulevées contre les membres de la communauté. Observez la situation telle qu’elle est et comprenez que telle est votre mission spirituelle et également matérielle. Si ces membres vous apportent leur aide, en la matière, vous devez leur être reconnaissant. Par contre, si quelqu’un ne vous aide pas autant que vous l’auriez souhaité, ceci, bien évidemment, ne justifie nullement que vous délaissiez ce qui vous concerne personnellement tout autant que ces membres.
Bien entendu, il n’y a pas lieu de régler vos comptes avec les autres et de leur manifester votre colère. Car, tout ceci est véritablement votre effort et non le leur. Ce point pourrait être plus largement développé.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
Lettre n°3892
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3892, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 17 ‘Hechvan, qui faisait suite à un silence particulièrement long. Or, ce courrier n’indique pas la raison de ce silence et, bien plus, vous ne précisez pas non plus de quelle manière vous vous êtes servi du mois de Tichri, qui a une portée générale, conditionnant toute l’année, qui est rassasié de tout le bien(2). Il appartient donc à l’homme de révéler ce bien pendant les autres mois de l’année. Puisse Dieu faire que le manque soit uniquement dans votre lettre et dans les nouvelles que vous me donnez, mais que tout ceci a été pleinement accompli.
Vous me dites que l’on ne peut retenir le quorum pour la prière du soir, à la synagogue. Il serait bon de faire en sorte que l’on trouve une solution à cette situation. En effet, il ne s’agit pas là uniquement d’une question de prière publique, mais aussi du caractère fixe et solide de la synagogue, dont les membres et les voisins doivent savoir qu’elle est ouverte le plus souvent possible.
Comme vous le savez, on souhaitait et on demandait, dans les époques précédentes, qu’une synagogue soit ouverte toute la journée et toute la nuit, afin que ceux qui se trouvent à proximité sachent que, si l’on dispose de quelques minutes de temps libre, on doit les passer dans les quatre coudées de la prière ou en les consacrant à la consultation d’un livre. Spirituellement, cela est très important. On a pu observer et l’on observe encore ce qui en résulte, dans l’existence quotidienne.
J’ai, certes, été satisfait des différents cours que vous évoquez. Pour autant, je suis surpris qu’aucun d’entre eux ne porte sur les Hala’hot qui sont nécessaires au quotidien, comme je l’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim(3). Au final, tel est bien l’objectif de l’homme, craindre Dieu et respecter Ses Mitsvot.
Vous évoquez les luminaires(4) d’Israël. Vous savez sans doute que l’on trouve différents articles, à ce sujet, dans les Conversations avec les jeunes(5).
Je vous joins le Kovets Loubavitch, paru dernièrement. Vous en mettrez sûrement le contenu à la portée du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav T.Shusterman. Voir, à son sujet, les lettres n°3009 et 4034. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3868 et 3882. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3515, 3898 et 4233. (4) Les grands Sages. (5) Le Rabbi cite à la fois la version Yiddich et la version anglaise de ce périodique.
Lettre n°3893
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3893, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous vous préparez à recevoir l’ordination rabbinique, avec l’aide de Dieu.
Puisse Dieu faire que vous méditiez sincèrement à ce qu’est une ordination rabbinique qui, d’après la Torah, permet à l’homme d’enseigner et de faire la différence entre ce qui est interdit et ce qui est permis. En effet, un élément interdit est emprisonné dans les forces du mal et ne pourra pas recevoir l’élévation avant la délivrance, alors que celui qui est permis l’obtient grâce à l’effort de l’homme, comme l’explique le Tanya.
Une telle réflexion vous mettra sur le droit chemin, vous permettra d’interpréter votre étude afin d’établir la Hala’ha et de rendre le jugement en vérité. La Michna indique de quelle manière on parvient à tout cela. En pareil cas, la crainte de Dieu doit précéder la connaissance. C’est de cette manière que cette dernière se perpétue.
Vous avez sûrement fixé un temps pour l’étude de la ‘Hassidout, le luminaire de la Torah, qui éclaire également sa partie révélée, afin que l’on puisse, plus aisément, déterminer la Volonté de Celui Qui donne la Torah.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°3894
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3894, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Je te bénis et te salue(1),
Je fais réponse à ta lettre du 14 ‘Hechvan, dans laquelle tu me dis que l’enseignement aux élèves(2) de ta classe t’intéresse moins, cette année, que les années passées, car celles-ci ont une capacité de compréhension limitée par rapport aux précédentes.
Or, il est clair que l’inverse aurait dû être vrai. Il devrait résulter d’une telle situation un plus grand désir et un intérêt hors du commun à ramener ces élèves vers le niveau qu’elles devraient avoir. En effet, le but de chacun est bien de transformer la part du monde qui lui est confiée, en fonction des facultés qu’il reçoit de Dieu.
Combien plus en est-il ainsi lorsqu’il s’agit d’une capacité à dispenser une bonne éducation et à guider les jeunes. L’homme est, en effet, créé pour multiplier la lumière dans le monde, en y répandant “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”.
Or, la récompense est à la mesure de l’effort et c’est précisément avec les élèves dont les moyens ne sont pas très développés que l’on peut, de la meilleure façon, mettre en pratique la Volonté du Créateur. Et, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”, mais d’une manière largement accrue. Si l’on met Sa Volonté en pratique, malgré le mauvais penchant qui tente de convaincre que cela est bien difficile, on est exaucé par Dieu, Qui accorde tout ce que l’on désire, en son cœur.
Puisse Dieu faire qu’avec un peu plus de force et d’enthousiasme, tu te consacres à améliorer la situation de ta classe, en sorte qu’elle s’élève, d’une étape vers l’autre. Et, tu cueilleras le fruit de ton effort, car une Mitsva en attire une autre et tu pourras bientôt m’annoncer que ces élèves ont des résultats remarquables et également que Dieu t’a permis de trouver un bon parti, matériellement et spirituellement à la fois.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, de manière honorable.
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Ce terme est au féminin, dans cette lettre.
Lettre n°3895
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3895, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, datant d’il y a quelques temps, qui envisage les différentes possibilités d’améliorer la situation des bonnes écoles de votre ville, dans le domaine pédagogique. Toutefois, vous faites remarquer que les directeurs de ces institutions ne sont pas pleinement satisfaits, en constatant que l’on intervient dans des domaines qui les concernent.
Il s’agit, en l’occurrence, du bien des élèves, qui sont nombreux. Il faut donc trouver un moyen agréable et pacifique pour agir, dans toute la mesure du possible, afin d’améliorer le programme d’étude et les méthodes pédagogiques. Selon une image bien connue, une modification, en apparence légère, qui est pratiquée sur une graine, peut faire une différence fondamentale sur l’arbre auquel elle donnera naissance. Vous devrez comprendre ce que cela veut dire.
En conséquence, même s’il est une école à laquelle vous vous sentez plus spécifiquement attaché, vous devez améliorer la situation de toutes celles où vous pouvez mener une action. Ainsi, disent nos Sages, “ celui qui a mangé de l’ail, comme en atteste son odeur, en mangera encore ”.
Telle personne a proposé que des élèves de la Yechiva d’ici viennent poursuivre leurs études chez vous. En pareil cas, de façon générale, l’auteur de la requête doit formuler une demande officielle à la direction en titre de cette Yechiva, ici-même. Ceci le contraindra plus clairement à respecter les conditions qui lui seront assignées. En conséquence, il réfléchira avant de formuler sa proposition. Il me semble qu’il y a quelques temps, il a effectivement contacté la direction, ici.
En rentrant chez vous, vous avez sûrement transmis quelques points de ce qui a été dit ici, lors de la réunion ‘hassidique. Puisse Dieu faire que ceci ait un effet concret, ainsi qu’il est dit : “ Tu craindras Dieu et tu garderas Ses Mitsvot, car c’est tout le but de l’homme ”.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°3896
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3896, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 19 ‘Hechvan, avec ce qu’elle contenait.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai, en un temps propice, votre nom, de même que celui des membres de votre famille, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous ayez une année de réussite, ce qui implique également que chaque jour soit empli de son contenu propre et que la mission de chaque journée soit dévolue à une personne précise. Car, deux personnes ne peuvent être identiques et leurs missions diffèrent donc également.
Vous connaissez sûrement le dicton de mon beau-père, le Rabbi, rapporté par le calendrier Hayom Yom, selon lequel, malgré l’immense importance du pain, duquel il est dit : “ le pain restaure le cœur de l’homme ”, même le plus bas(1), celui qui a la possibilité d’enfiler des perles et des pierres précieuses, ne s’acquitte nullement de son obligation en confectionnant ce pain(2).
Il(3) écrivit cela dans une lettre qu’il adressa à un élève de la Yechiva, faisant réponse à l’annonce que ce dernier lui avait faite des études qu’il s’était fixé de la partie révélée de la Torah.
Il en découle un enseignement pour chacun d’entre nous, vous compris. Aussi importante que puisse être votre action pour renforcer le Judaïsme, en général, celle-ci ne vous acquitte en aucune façon de votre obligation. En effet, vous avez eu le mérite de grandir dans une famille ‘hassidique, une famille de ‘Hassidim ‘Habad. Jusqu’à un certain point, et même d’une manière certaine, vous avez goûté à la ‘Hassidout, à ses usages et à ses pratiques, dont l’un des principes fondamentaux est précisément la diffusion des sources qui, bien plus, doit être effectuée à l’extérieur.
Comme vous le savez, la ‘Hassidout ‘Habad considère que toute chose doit être intégrée profondément. Or, dans pratiquement tout ce que vous avez écrit, dans les périodiques et qu’il m’a été donné de lire, je n’ai pas vu que vous assumiez cette mission profonde et morale.
Bien entendu, je ne veux pas dire que vous devriez utiliser les journaux uniquement pour cela, car il est de nombreuses façons de mettre en pratique cette mission. Celui qui la mène à bien doit choisir la plus efficace et la plus stable. Je faisais uniquement remarquer que je ne vous ai pas vu faire usage de vos capacités d’une autre manière(4). De même, vos articles, auxquels je faisais référence, n’ont pas été utilisés pour diffuser les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur.
Je suis convaincu qu’en méditant, même brièvement, à tout cela, vous découvrirez différentes façons de vous servir de vos facultés afin d’obtenir ce résultat. Ainsi, commentant le verset : “ Honore Dieu par tes biens (Mehone’ha) ”, nos Sages disent : “ Ne lis pas Mehone’ha, par tes biens, mais Me’hone’ha, par ce que Dieu t’a accordé ”(5).
Puisse Dieu faire que vous meniez cette réflexion au plus vite. De la sorte, vous vous y engagerez sans tarder et vous connaîtrez la réussite, à la mesure du Saint béni soit-Il, Qui agit “ mesure pour mesure ”(6). A ceci, Dieu ajoutera, pour vous et pour votre épouse, une grande satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants et de vous-même.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Énoch, l’homme, peut également se lire Anouch, chétif, bas. (2) Celui qui peut assumer une mission élevée ne peut se contenter de celle qui est plus sommaire. (3) Le précédent Rabbi. (4) Que la plus simple, celle qui ne met pas en avant la ‘Hassidout. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°2982. (6) De la manière dont l’homme agit envers Lui.
Lettre n°3897
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3897, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 19 Mar’hechvan. En la lisant, j’ai été surpris de constater que vous étiez fâché. Certes, nos Sages disent que les Cohanim s’emportent facilement. Pour autant, ce n’est par cette affirmation de nos Sages que vous devez commencer votre action en tant que Cohen. En effet, il existe de nombreux autres préalables. De plus, pourquoi exercer votre emportement envers votre prochain? Il est dit qu’un homme est proche de lui-même et, bien plus, il ne s’agit pas, en l’occurrence, d’un prochain éloigné, mais bien de celui qui apporte la plénitude et tout le bien, précisément le bien.
Vous souvenez-vous que, à propos de telle personne, je vous disais que l’harmonie du couple conditionne également la subsistance matérielle, comme l’expliquent la Michna, à la fin du traité Ouktsin et le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Bera’ha? Or, si la Torah demande de faire intervenir son propre effort dans les événements naturels, afin de gagner sa vie, combien plus doit-il en être ainsi pour une situation dont la Torah elle-même affirme que la subsistance matérielle en dépend.
Il est sûrement inutile d’en dire plus, tant cela est bien évident. Mon but est uniquement de faire remarquer et de souligner que de tels domaines, même s’ils apparaissent comme secondaires et sans importance aux yeux des hommes, n’en sont pas moins les indices du comportement ‘hassidique d’une certaine personne, comme le soulignent certaines causeries ‘hassidiques et en fonction de ce que l’on peut en déduire.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez bientôt que vous avez commencé l’effort, en ce sens, sur votre propre personne. De la sorte, vous aurez également le mérite de m’annoncer que vous observez le succès dans votre action.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour m’annoncer que vous gagnez mieux votre vie,
Lettre n°3898
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3898, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez votre état d’esprit et votre amertume. Vous me dites que vous souhaitez accéder à la Techouva et vous concluez en me demandant si celle-ci est encore possible.
Une telle question ne se pose même pas. Nos Sages affirment que “ rien ne résiste à la Techouva ” et c’est la raison pour laquelle les membres de la grande Assemblée ont instauré que chacun dise, dans sa prière : “ Fais-nous revenir vers Toi et nous accéderons à la Techouva ”. Puis, aussitôt après cela, on prononce la bénédiction : “ Pardonne-nous ”, dans laquelle on mentionne le Nom de Dieu et Sa royauté. Or, s’il y avait un doute, en la matière, ce qu’à Dieu ne plaise, ceci aurait pour conséquence de ne pas le mentionner. Il faut en conclure qu’il n’y a aucun doute, à ce sujet, comme l’explique Iguéret Ha Techouva, de l’Admour Hazaken, au chapitre 11.
Vous me demandez quelle est la voie de la Techouva. Là encore, il est évident qu’il faut regretter le passé et, surtout, prendre un engagement pour l’avenir, avoir un comportement qui soit conforme à cet engagement, le mettre en pratique en faisant le bien quand cela est nécessaire, en s’écartant du mal, de tout ce que Dieu interdit.
Bien évidemment, pour parvenir à tout cela, il faut étudier les lois qui sont nécessaires, dans l’existence quotidienne, puis les réviser jusqu’à ce que la connaissance conduise à l’action. Afin d’obtenir l’aide de Dieu, il est indispensable, chaque jour, après la prière du matin, de lire quelques Psaumes. Vous fixerez également un temps pour l’étude de la ‘Hassidout, qui éclaire le chemin de Dieu dans la vie. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°3899
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3899, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 ‘Hechvan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 19 Mar’hechvan.
Vous envisagez un déménagement. Cette éventualité est, en théorie, tout à fait judicieuse. Néanmoins, pour ce qui vous concerne :
A) Votre épouse doit pleinement accepter votre nouvelle maison, sans subir aucune contrainte, à ce sujet.
B) De plus, la qualité de l’éducation que reçoivent vos enfants ne doit nullement être remise en cause.
C) Pendant plusieurs heures, chaque jour, vous n’êtes pas présent à la maison, alors que votre épouse doit y rester. Il doit donc y avoir des proches ou des amis à proximité de celle-ci.
Il me semble que, pour ce qui vous concerne, toutes ces conditions ne sont pas remplies.
Il serait bon que vos courriers soient rapprochés de ceux d’autres personnes, afin que vous observiez clairement à quel point votre amertume est sans fondement. Celle-ci provoque votre découragement et elle diminue sans doute votre enthousiasme au service de Dieu.
Vous devez en déduire un enseignement pour le service de Dieu, à l’avenir. Si le mauvais penchant se présente encore une fois et vous menace en vous demandant de quelle manière vous vous acquittez de votre obligation, vous ne prêterez aucune attention à son argumentation. Vous consacrerez votre temps et votre énergie à votre mission sacrée, celle qui consiste à rapprocher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Vous le ferez précisément dans la joie.
Lettre n°3900
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3900, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 ‘Hechvan. Je ne comprends absolument pas pourquoi vous ne m’avez pas écrit, pendant tout ce temps. En effet, pendant ce semestre, vous avez assumé une mission sacrée dans des institutions dont le but est de rapprocher les cœurs des fils et filles d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Vous comprenez donc à quel point il est nécessaire de s’investir pour obtenir un tel résultat.
Bien évidemment, votre action doit avoir un caractère fixe. Elle n’est pas une expérience ni un apprentissage, comme ce serait le cas pour un travail temporaire, malgré la conception qui a peut-être été la vôtre, jusqu’à maintenant. C’est sans doute pour cela que vous ne m’avez pas écrit.
S’il en est effectivement ainsi, cette situation est particulièrement surprenante et étonnante, quand on sait ce que dit le Tanya, au chapitre 25 : “ L’unification créée de la sorte(1) est, là-haut, immuable et éternelle ”. Et, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi(2), selon lequel certaines des étapes, dans le désert(3), ne durèrent qu’un jour et une nuit. Malgré cela, on dressa le Sanctuaire, avec l’intégralité de tout ce qui le constitue, de la même manière qu’on le fit lors de l’étape qui dura dix huit ans.
Concernant la fixation de la date de votre mariage, vous devez, à mon
sens, faire en sorte qu’il soit célébré le plus rapidement possible et, dans la mesure du possible, en Kislev, mois de la délivrance. Car, rien ne résiste à la volonté.
Je vous adresse ma bénédiction pour que choisissiez une bonne part. Celle-ci sera le portique par lequel vous réaliserez toutes les élévations vers le ciel et obtiendrez tous les dévoilements, ici-bas. Vous accomplirez tout cela dans la joie et l’enthousiasme.
Notes
(1) Grâce à l’étude de la Torah. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1563. (3) Lorsque les enfants d’Israël quittèrent l’Égypte.
Lettre n°3901
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3901, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, de même qu’à la demande de bénédiction qu’elle contenait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous me dites que vous êtes incapable d’accomplir quoi que ce soit, dans tout domaine. Que Dieu vous garde de tenir pareille affirmation, car la Torah est éternelle et elle a été donnée à chaque Juif en particulier. C’est l’une des raisons pour lesquelles les dix Commandements, et surtout les deux premiers, qui incluent en eux toute la Torah, sont énoncés au singulier.
Il en résulte que vous devez avoir également le mérite de diffuser les sources à l’extérieur, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout, ses pratiques et ses usages. Bien évidemment, les modalités de cette diffusion dépendent de l’époque et du lieu. Néanmoins, en tout temps et en tout endroit, la possibilité et la capacité de diffuser existent et nos Sages affirment que celui qui fait des efforts les voit récompensés par le succès.
Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ” et, lorsque l’on renforce la santé morale de son entourage, on reçoit de Dieu, d’une manière largement accrue, la santé morale et physique. Dieu fasse que vous ayez de longs jours et de bonnes années. Qu’Il renforce et développe la lumière, dans la part du monde qui vous est confiée, avec largesse d’esprit.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°3902
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3902, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction, avec ce qu’elle contenait. En un moment propice, celle-ci sera lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous évoquez l’état de santé de votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie. Le médecin considère que son état est d’origine nerveuse. Il serait bon de faire vérifier toutes les Mezouzot de votre domicile, afin de s’assurer qu’elles sont toutes conformes à la Hala’ha.
Elle a sans doute adopté la pratique des femmes juives vertueuses, qui consiste à donner de la Tsédaka, chaque veille de Chabbat et de fête, avant l’allumage des bougies. Il serait judicieux qu’elle en donne également quelques pièces, tous les lundis et jeudis matins, si ces jours ne sont pas des fêtes.
Et, elle s’en remettra pleinement à Celui Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles. Il lui accordera de longs jours et de bonnes années.
Je vous joins nos dernière parutions. Vous y trouverez sûrement des idées qui peuvent être mises à la portée du plus grand nombre.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre n°3903
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3903, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez adopté la pratique positive, consistant à prendre part à la réunion ‘hassidique du Chabbat qui bénit le mois(2). Combien plus devez-vous le faire quand il s’agit de Kislev, mois de la délivrance(3), de la victoire de la ‘Hassidout, qui est l’arbre de vie, dans lequel il n’y a pas…(4), mais seulement le bien et la bonté.
Je vous adresse donc, avec la présente, les grandes lignes du discours ‘hassidique que j’ai l’intention de réciter, sans en faire le vœu, à l’occasion de ce Chabbat qui bénit le mois.
Puisse Dieu faire que l’espace ne soit pas une séparation, que chacun d’entre nous reçoive toutes les bénédictions, satisfaisant tous les besoins, au sein de tout le peuple juif.
En vous souhaitant un bon Chabbat,
Notes
(1) Le Rav C.Z. Gourary. Voir, à son sujet, la lettre n°487. (2) Celui qui précède Roch ‘Hodech, conformément à l’usage institué par le précédent Rabbi. (3) De l’Admour Hazaken et de l’Admour Haémtsahi. (4) D’interrogations et de controverses.
Lettre n°3904
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3904, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu les télégrammes envoyés à partir des endroits où vous êtes passé(2), de même que la lettre d’Anvers. J’attends également d’autres bonnes nouvelles, provenant de Terre Sainte.
Il est sans doute inutile de vous réitérer ma demande de visiter les implantations des ‘Hassidim et leurs institutions. Vous leur transmettrez mes salutations joyeuses et les points qui conviennent des paroles d’encouragement(3).
Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite de me donner également des nouvelles joyeuses et détaillées des endroits que vous visiterez. Ceci multipliera la bénédiction de Dieu en vos préoccupations personnelles, desquelles vous donnerez également de bonnes nouvelles.
Je suis surpris que vous ne disiez rien de vos discussions avec les responsables communautaires, dans les villes que vous avez visitées, à Londres, à Rotterdam. Sans doute complèterez-vous tout cela dans vos prochaines lettres.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et dans l’attente de nouvelles bonnes et détaillées,
Notes
(1) Le Rav E.Wolf, de Lod. Voir, à son sujet, les lettres n°2729 et 3954. (2) Lors de son retour en Terre Sainte, à l’issue de sa visite chez le Rabbi pendant le mois de Tichri. (3) Tenues par le Rabbi pendant ce mois de Tichri.
Lettre n°3905
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3905, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mar’hechvan 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mena’hem Zeev Ha Lévi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous me faites part, dans votre lettre du 17 Mar’hechvan, des cours qui sont donnés sur l’histoire de la ‘Hassidout et j’en suis satisfait. Votre courrier semble indiquer que ceux qui ont assisté à ces cours exercent, pour la plupart, une large influence sur leur entourage. Toute action positive de leur part sera donc multipliée par le fait qu’elle parviendra également à ceux qui les suivent. L’effort envers eux doit donc être accru.
Vous m’indiquerez, en outre, les modifications intervenues du fait de la nomination du jeune Shvey(2). Par ailleurs, les nouveaux élèves ont-ils intégré le programme des études ?
Il me semble avoir attiré votre attention sur la nécessité de faire paraître régulièrement, dans les journaux de Montréal, des articles sur ce qui est relatif à la ‘Hassidout. Pour l’heure, mes paroles ne sont vraisemblablement pas parvenues jusqu’à vous, selon l’interprétation qu’en donne, dans une parenthèse, le Likouteï Torah, au début de la Parchat Chemini(3). Jusqu’à quand en sera-t-il ainsi ? Il serait bon de voir si l’on peut publier également des articles à propos des parutions des éditions Kehot.
Je vous adresse ma bénédiction pour que le mois prochain, introduit par ce Chabbat qui lui confère la bénédiction(4), soit celui de la libération au plein sens du terme, en les préoccupations de chacun et des membres de sa famille, de même que l’occasion de donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°3816. (2) Devenu l’un des enseignants de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Montréal. (3) C’est-à-dire au sens d’intégrer, assimiler. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3903.
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