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Iguerot Kodesh — lettres 3866 à 3885

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3866

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3866, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Pin’has Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me relatez la réunion ‘hassidique qui a eu lieu, à l’issue du Chabbat Parchat Noa’h.

De façon générale, j’en ai été satisfait et j’en remercie les organisateurs, les responsables et les participants, avec tous les membres de leur famille. Que chacun reçoive une bénédiction.

Néanmoins, je suis surpris, étonné par quelques ‘Hassidim, qui ne tiennent pas compte de l’affirmation et de la promesse bien connue, selon laquelle “ lorsque tes sources se diffuseront…(2) ”. Or, quand peut-on parler de diffusion? Quand on voit des visages nouveaux, dans les réunions et les rassemblements des ‘Hassidim. Si l’on en juge par les résultats, en l’état actuel, rien n’est fait, en la matière. Jusqu’à quand en sera-t-il ainsi?

Bien évidemment, mon but n’est pas de me plaindre du passé, mais de souligner ce qu’il convient de faire, à l’avenir, pour les réunions ‘hassidiques du Melavé Malka(3) ou du Chabbat qui bénit le mois(4).

Conformément au dicton bien connu(5) du ‘Hassid, le Juste, Rabbi Hillel de Paritch, on doit, par chacune de ses actions, avoir l’intention de renforcer la ‘Hassidout.

Vous-même et vos amis, tous les ‘Hassidim qui ont commencé à organiser ces réunions ‘hassidiques, vous continuerez à le faire et vous les multiplierez.

Ainsi, nous assisterons à la conclusion, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h et s’accomplira la promesse selon laquelle “ la terre s’emplira de connaissance de Dieu ”.

Car, on sanctifie les instruments du service divin(6) lorsqu’il sont pleins(7) ou, tout au moins, quand on a l’intention de les remplir(8). Et, ceux-ci sont considérés comme pleins dès lors qu’il y reste quelque chose(9).

A la sainteté de ces instruments(10), une sainteté entière(11), s’ajoute celle, intrinsèque, des lumières.

Telle est précisément la finalité, la perfection de la création, comme l’établissent différents textes de ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav M.P. Kats, de New York. Voir, à son sujet, la lettre n°3746. (2) Le Machia’h viendra. (3) A l’issue du Chabbat. (4) Le dernier Chabbat du mois. Une telle réunion est alors organisée, conformément à l’usage instauré par le précédent Rabbi. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°3928, 3973 et 4079. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Midrach Bamidbar Rabba, chapitre 13, paragraphe 14 : L’assiette correspond à la mer, la louche à la terre ferme. L’une et l’autre sont pleines. ” (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Zeva’him 88a. ” (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Mena’hot 8a. ” (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Mena’hot 88a. ” (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon la Tossefta, Taharot, premier chapitre, paragraphe 4. ” (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ D’après le Rambam, lois des sacrifices disqualifiés, chapitre 3, paragraphe 20. ”

Lettre n°3867

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3867, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech ‘Hechvan. Vous m’écrivez que le levain(1) se trouvant dans la pâte d’Erets Israël fait obstacle.

Comme vous le savez, nos Sages affirment que l’atmosphère et le domaine d’Erets Israël sont purs. Si l’on y trouve du levain, il ne s’agit donc pas de la pâte d’Erets Israël. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Nos Sages affirment que le résultat est à la mesure de l’effort(2) et ce principe s’applique également à ceux qui résident en Erets Israël, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Il en est de même pour les ‘Hassidim et les élèves de la Yechiva(3) se trouvant dans ce pays. Il est sûrement inutile d’en dire plus, tant cela est évident.

Notes

(1) En l’occurrence, l’orgueil. (2) Textuellement “ la marque sur le dos du chameau dépend du poids de son fardeau ”. (3) Tom’heï Temimim Loubavitch.

Lettre n°3868

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3868, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

Le Rav Israël Tsvi Ha Lévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Dans la lettre que vous m’avez écrite il y a quelques temps, vous me décrivez votre activité, pendant vos Milouïm(2). J’en ai été satisfait. Vous concluez en me disant que, conformément à ma requête, vous avez écrit à Elat, mais vous n’avez pas reçu de réponse. Il est bien clair que cela ne vous dispense pas de poursuivre l’effort. Il faut écrire et écrire encore, envoyer là-bas les publications qui conviennent pour mettre en éveil la pointe de Judaïsme, l’exprimer de manière effective et profonde, comme l’explique la ‘Hassidout.

Vous me demandez que répondre à ceux qui prétendent que la science est capable de démontrer que le monde existe depuis plus de 5715 ans et si l’explication peut être trouvée dans l’affirmation bien connue de nos Sages, selon laquelle “ le Saint béni soit-Il créait des mondes et les détruisait ”. Ce n’est pas ainsi qu’il faut interpréter cet enseignement de nos Sages. En effet, ils font ici allusion à des mondes spirituels, comme l’explique l’Admour Hazaken, se basant sur les écrits du Ari Zal, dans le Torah Or, Parchat Chemot, page 51d.

On dit que la science est capable de prouver tout cela. C’est un mensonge flagrant. Il n’existe pas la moindre démonstration scientifique, en la matière, mais uniquement des hypothèses construites sur des bases particulièrement fragiles. Il est difficile de l’expliquer, dans le cadre d’une lettre, avec le développement qui conviendrait. Néanmoins, l’idée générale est la suivante. Tout ce que disent les ouvrages scientifiques sur ce sujet, sur l’existence du monde depuis plusieurs milliards d’années, est basé sur l’hypothèse suivante :

Dans les conditions de température, de pression atmosphérique et de direction des vents qui prévalent, à l’heure actuelle, de même que selon les éléments constituant, de nos jours, la matière, on peut évaluer le nombre d’années nécessaires pour que du sable s’accumule sur une hauteur de cent coudées, au bord de la mer. En effet, ce sable provient de montagnes, dont on connaît la hauteur et, si l’on admet que ce même sable, se trouvant auprès des fleuves, est à l’origine de la constitution des montagnes, si l’on suppose, en outre que toutes ces conditions n’ont pas été modifiées pendant tous ces milliers d’années, on peut calculer l’âge de la terre, qui est, en effet, largement supérieur à 5715 ans.

En revanche, si l’on demande(3) comment les grains de sable se sont formés, les scientifiques n’ont pas de réponse. Si on leur dit que, tout comme les grains de sable se sont constitués dans la plaine, les montagnes ont pu également se façonner elles-mêmes d’un seul bloc, ils ne savent pas non plus que répondre. Si on leur demande encore comment l’on peut être sûr qu’il y a plusieurs milliers d’années, les conditions relatives à l’eau, aux vents, aux fleuves étaient bien les mêmes que celles qui sont actuellement connues, ils ne peuvent toujours pas répondre.

Et, l’on peut encore leur poser la question suivante. Si l’on admet que la preuve qu’ils avancent a bien un caractère scientifique, comment expliquer que la datation du monde telle qu’elle peut être établie d’après l’astronomie, d’après l’archéologie, d’après la géologie et d’après l’étude des rayons se contredisent d’une manière aussi radicale? En effet, selon l’une, la terre ne peut pas avoir plus d’un demi milliard d’années, alors que, pour l’autre, elle n’a pas moins de deux milliards d’années.

Toutes ces contradictions font clairement la preuve que ces recherches ne sont que des hypothèses sans fondement(4). Nous ne développerons pas plus avant cette analyse ici.

Le mois de Tichri a une portée générale, qui insuffle la motivation et la joie pour toute l’année. Vous en avez donc sûrement profité pour exercer une influence sur votre entourage. Vous me préciserez tout cela, à la prochaine occasion.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav I.T. Heber, de Tel Aviv. (2) Période de réserve de l’armée israélienne. (3) A ces scientifiques. (4) Textuellement, “ bâties sur de l’air ”.

Lettre n°3869

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3869, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Betsalel(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan.

J’ai été satisfait de faire la connaissance de votre fils, ‘Hassid qui craint Dieu et a un comportement vertueux, le Rav Raphaël et celle de votre petit-fils. Dieu leur accordera longue vie. Comme vous le savez, ils m’ont rendu visite pendant la fête de Soukkot.

Conformément à votre demande, on vous a adressé, par envoi séparé, le discours ‘hassidique intitulé “ Comme la pomme parmi les arbres de la forêt ” et le Kovets Loubavitch, parus dernièrement, de même que la première partie du Tanya, en Yiddich.

Je ne sais pas si vous avez eu la réponse à la question que vous aviez posée, il y a quelques temps, à propos du Séfer Ha Maamarim 5703(2), page 180, troisième ligne, commençant par “ au dessus de ”. Je n’en possède pas le manuscrit original. Dans le discours ‘hassidique intitulé “ Car, la bougie est une Mitsva ” de 5668(3), il semble qu’il faille dire “ de la même façon que ”(4). A ce sujet, vous consulterez également le Or Ha Torah(5), à la page 291a.

En transmettant mes salutations à tous les ‘Hassidim,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav B.Wilshanski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°3744. (2) Du précédent Rabbi. (3) Du Rabbi Rachab, dans le Séfer Ha Maamarim 5668, page 72. (4) C’est effectivement ce que dit le manuscrit original. (5) A la Parchat Béréchit.

Lettre n°3870

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3870, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Le Baal Chem Tov enseigne que la divine Providence s’applique au moindre détail de l’existence d’un homme, en particulier pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Il est donc certain que tous reçoivent les forces nécessaires pour rectifier leur situation, chacun dans son domaine.

Nos Sages disent que le résultat est à la mesure de l’effort(1) et vous connaissez l’enseignement de nos maîtres selon lequel une action concrète est préférable à mille plaintes.

Vous me dites que l’on ne vous écoutera pas et que l’on n’acceptera pas vos directives. Or, qui sait? Nos Sages ne disent-ils pas, au traité Chabbat 55a, que “ si cela est révélé devant Toi…(2) ”. Il est donc difficile, pour un homme, d’établir avec certitude ce qu’il en est. Combien plus est-ce le cas lorsqu’il s’agit de personnes qui, d’une manière plus ou moins large, ont bénéficié du luminaire de la Torah, c’est-à-dire de l’enseignement de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses pratiques.

En fonction de tout ce qui vient d’être dit, il est clair que l’amélioration et le rétablissement de la situation dépend, pour une large part, de ceux qui se trouvent sur place. Et, aux plus grands, par leur sagesse ou par le nombre de leurs années, incombent une responsabilité et un mérite accrus. Nos Sages précisent la forme que doit prendre la remontrance, au traité Ara’hin 16b et ceux qui font des reproches, en l’occurrence, sont encore très éloignés de l’état qu’ils décrivent.

Nos saints maîtres, les maîtres de ‘Habad, ont déjà longuement décrit ce que doit être une remontrance. Celle-ci doit également être formulée de manière agréable. Il est sûrement inutile d’en dire plus, tant cela est évident.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Textuellement, “ la marque, sur le dos du chameau, dépend du poids de son fardeau ”. (2) Il n’en est pas de même, en revanche, pour l’homme. (3) Ont étudié la ‘Hassidout.

Lettre n°3871

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3871, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Mar’hechvan, dans laquelle vous me demandez une bénédiction pour cette femme. Vous ferez donc vérifier les Mezouzot de sa maison pour vous assurer qu’elles sont toutes valables, conformément à la Hala’ha. Avant d’aller dormir, elle lira au moins le premier paragraphe du Chema Israël. Le matin, pendant la semaine, elle donnera quelques francs à la Tsédaka et elle ôtera de son esprit toutes les vaines pensées, relatives aux démons. Il est dit que “ il ne dort pas et ne somnole pas le Protecteur d’Israël ” et que “ Il te protège sous Son aile… Tu ne craindras pas la terreur de la nuit… Il m’appellera et Je lui répondrai ”.

De même, je mentionnerai le nom de cet homme afin qu’il gagne sa vie de manière satisfaisante, comme vous l’écrivez. Puisse Dieu faire que vous-même, qui m’écrivez à son propos, augmentiez votre étude de la Torah, avec crainte de Dieu et votre pratique des Mitsvot, de la meilleure façon.

Vous aurez le mérite de m’annoncer de bonnes nouvelles de tout cela,

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3872

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3872, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Mar’hechvan 5710,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 2 ‘Hechvan, avec la demande de bénédiction qui y était jointe. Conformément à votre demande, celle-ci sera lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il est dit que tous les Juifs ont une responsabilité collective et à ceci s’ajoute également la proximité familiale. Plus vous étudierez avec ardeur et empressement, plus vous prierez avec ferveur, plus vous accomplirez les Mitsvot de la meilleure façon et plus vous recevrez les bénédictions de Dieu que vous sollicitez dans ce courrier. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite et m’annonciez de bonnes nouvelles, à ce propos.

Je viens de recevoir votre lettre du 16 Mar’hechvan, avec les quatre demandes de bénédiction, qui seront lues, en un moment propice, près du saint tombeau. Vous me faites également part de votre état d’esprit. Or, une explication a déjà été clairement donnée, à ce sujet, dans le Tanya, à partir du chapitre 27.

Et, l’on peut observer concrètement que toute pensée que l’on peut avoir sur sa propre personne conduit à négliger l’étude de la Torah et suggère l’idée insensée de quitter la Yechiva. Il faut en conclure que ces pensées émanent du mauvais penchant, dont l’objectif est de lutter contre le bonheur matériel et spirituel de l’homme, en lui expliquant que celui-ci est rationnellement impossible.

De telles pensées existent uniquement parce que “ l’Eternel vous met à l’épreuve ”. Si l’on se renforce pour surmonter l’épreuve, on peut soi-même constater à quel point elles sont insensées.

Oubliez donc toutes ces pensées, sans même entrer dans la discussion, mais uniquement en les repoussant par une idée lumineuse. En effet, un peu de lumière suffit pour repousser beaucoup d’obscurité.

Vous demanderez à votre professeur et au recteur de la Yechiva d’organiser vos études de la manière qui convient et vous vous conformerez à leurs instructions. Que Dieu vous accorde la réussite.

Lettre n°3873

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3873, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez vos dissensions avec telles personnes(1). Or, on peut observer qu’en pareil cas, on connaît la réussite en n’en tenant aucun compte, c’est-à-dire en faisant comme si l’on ne voyait rien. C’est ainsi que se réalisent les termes du verset “ comme le visage se reflète dans l’eau ”(2).

Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, au plus vite. Si la paix se renforce, la bénédiction et la réussite de Dieu s’accroîtront. La Michna dit, en effet, que “ le Saint béni soit-Il ne trouva que la paix comme réceptacle de la bénédiction ”.

Bien évidemment, il convient de multiplier le nombre des élèves plutôt que de diminuer les heures(3).

Vous dites que les enseignants doivent surveiller les élèves pendant les repas. Cette proposition est très judicieuse et même tout à fait nécessaire. En effet, de nombreuses coutumes et lois juives réglementent le comportement pendant le repas. Il est, en outre, indispensable de leur enseigner à bien se ternir.

Je vous adresse ma bénédiction de considérable réussite pour multiplier le nombre de vos bons élèves et pour que vos efforts soient couronnés de succès, en bonne santé et en éprouvant également de la satisfaction dans vos préoccupations personnelles.

Notes

(1) Vraisemblablement au sein de la direction d’une école. (2) Que l’autre adopte la même attitude. (3) D’étude, du fait de l’insuffisance numérique des élèves.

Lettre n°3874

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3874, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Its’hak Aïzik(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos de la Soukka. Vous me dites que, selon certains, celle-ci doit se trouver à l’extérieur de la maison et non pas “ comme là où vous habitez ”.

Je n’ai jamais entendu une opinion aussi surprenante. Vous savez qu’à Loubavitch, l’une des Soukkot se trouvait effectivement à l’intérieur, dans une pièce de la maison dont on ôtait le toit, pendant la fête(2).

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav I.A. Karasik, de Kfar ‘Habad. (2) On en faisait de même, lors d’un mariage, pour que le dais nuptial se trouve sous le ciel. Voir, à ce sujet, la lettre n°3928.

Lettre n°3875

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3875, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez le fait de réciter des textes de ‘Hassidout. De fait, la Torah fut donnée à la condition que la majeure partie des actions de l’homme soit livrée à son libre arbitre(1), ainsi qu’il est dit : “ et, tu choisiras la vie ” et non par des injonctions et des décrets(2).

L’homme doit agir par son libre choix parce que telle est la Volonté du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il et il en est donc de même pour le fait de réciter les textes de la ‘Hassidout. Il ne sied pas que l’on écrive, d’ici, à ceux que vous mentionnez dans votre lettre, pour leur demander d’aller réciter ces textes dans les synagogues. Eux-mêmes doivent prendre l’initiative de provoquer une réunion, au cours de laquelle chacun d’entre eux s’engagera et aura le mérite d’agir, dans un domaine dont l’importance est primordiale.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction pour que vous assuriez votre subsistance et donniez de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3864. (2) Sous la contrainte.

Lettre n°3876

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3876, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez sur le retrait(1).

A ce sujet, vous consulterez le Rav(2), car, de façon générale, je ne suis pas satisfait d’une telle attitude, pour différentes raisons.

Vous exposerez donc au Rav(2) toutes les justifications, tous les détails et vous vous conformerez à son avis.

Notes

(1) Par rapport à son épouse. (2) Textuellement, “ le maître du lieu ”.

Lettre n°3877

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3877, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Tsvi Hirsh(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris de ne pas avoir de vos nouvelles, depuis votre départ(2). Certes, vous avez réalisé les termes du verset “ Et, Yaakov avança sur son chemin ”, en emportant avec vous l’ensemble des acquis de Tichri, le septième mois(3) rassasié de tout le bien et le distribuant à tous les domaines de l’année qui vient. Sans doute compléterez-vous tout cela à la prochaine occasion. De même, vous m’adresserez les coupures des journaux dans lesquels des propos d’encouragement ont été publiés.

Je vous adresse un extrait du Morgen Journal(4), relatif aux livres distribués en différents endroits par l’association des rescapés(5). Vous voudrez bien vous y intéresser, comme l’ont fait certains ‘Hassidim, dans d’autres endroits. Ceux-ci, par des contacts, généralement officieux, ont pu échanger les livres rares se trouvant dans cette collection, qui, bien entendu, ne sont pas étudiés dans des pays comme l’Australie ou le Brésil, contre des ouvrages parus aux éditions Kehot. Ces livres ont été expédiés à la bibliothèque se trouvant ici(6), qui est au service du plus grand nombre.

L’avantage d’un tel échange est double. De la sorte, des livres de valeur ne resteront pas dans des endroits où ils ne serviront à personne et, dans ces mêmes endroits, on pourra consulter les livres de ‘Hassidout des éditions Kehot ou, tout au moins, les livres de prière. Il en découlera nécessairement des personnes supplémentaires qui prieront ou liront ces ouvrages et s’y intéresseront.

Je m’en remets à votre jugement pour déterminer de quelle manière mettre tout cela en pratique et je n’en dirai donc pas plus. Bien entendu, les frais d’envoi et de conditionnement seront pris en charge d’ici. Je vous en remercie d’avance.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Le Rav T.H.

Chitrik, de Rio de Janeiro. Voir, à son sujet, la lettre n°3506. (2) A l’issue des fêtes de Tichri. (3) A partir de Nissan. (4) Périodique en Yiddich paraissant aux Etats-Unis. (5) Après la Shoa, fut constituée une association nommée “ Reconstruction de la culture juive ”, qui avait pour objet de réunir les livres ayant été préservés des griffes nazies, afin de les répartir dans les bibliothèques juives publiques du monde entier. (6) Voir, à ce sujet, les lettres n°2965 et 3920.

Lettre n°3878

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3878, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

A l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad

en notre Terre Sainte, groupement de Tel Aviv,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

Je viens de recevoir votre lettre du 1er ‘Hechvan, avec ce qu’elle contenait, le compte rendu de votre réunion annuelle(1). Je suis surpris que celui-ci soit si bref et me parvienne avec tant de retard. Mais, bien entendu, le fait de rendre compte ici n’est pas essentiel. Il importe, avant tout, de ne pas réduire les activités.

J’ai lu avec satisfaction, dans ce compte-rendu, que la réunion s’était bien passée, quantitativement et qualitativement. Nos Sages enseignent que “ ce n’est pas l’étude, mais bien la pratique qui est essentielle ”. Sans doute, les actions ont-elles donc commencé peu après que l’on ait souligné la nécessité de les réaliser, afin de profiter pleinement de l’enthousiasme(2).

Peut-être aurait-il été bon d’éditer un petit fascicule reprenant le compte-rendu de cette réunion, un résumé des interventions, quelques photographies. La présentation devra, bien évidemment, être agréable, car le but est d’attirer de nouveaux membres dans votre organisation et d’intéresser celles qui en font déjà partie.

Il serait bon de vous concerter, à ce sujet. Si vous décidez de le faire(3), je trouverai le moyen de le faire publier, par un fonds spécial qui est à ma disposition.

Concernant les domaines d’action auxquels vous faites allusion, je voudrais souligner un point lié à la présente période. Il s’agit de la nécessité de se lier aux mères des élèves fréquentant les écoles du réseau(4) et de les guider. Cela est particulièrement important au début de l’année scolaire. Vous me préciserez donc ce qui a été accompli dans tous les domaines et en particulier dans celui-ci.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, en bonne santé et avec largesse d’esprit,

N. B. : J’ai bien reçu, en son temps, la lettre de la veille du jour sacré(5), avec ce qu’elle contenait.

Notes

(1) Qui eut lieu le troisième jour de ‘Hol Ha Moed Soukkot, dans les salons Yehouda, à Tel Aviv. Voir, à ce sujet, le Bitaon ‘Habad, n°10, pages 35 et 36. (2) Qui accompagne la prise de décision. (3) D’éditer ce fascicule. (4) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (5) Yom Kippour.

Lettre n°3879

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3879, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Avraham ‘Hano’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres des 3 et 5 Mar’hechvan.

Plusieurs éléments vous seront transmis par votre beau-frère(2). J’ai bien reçu les coupures de journaux, parmi lesquelles il y avait un article sur le Séfer Ha Si’hot et une description de la réunion des femmes et jeunes filles ‘Habad, en Terre Sainte. Je vous en remercie.

Vous évoquez la demande d’un inventaire bibliographique des livres et des fascicules de ‘Habad(3). Vous possédez sûrement le Kountrass Torat Ha ‘Hassidout(4), de même que le Toledot Maharach(5), l’index des discours et des commentaires du Rabbi Rachab. Je vous joins, en outre, le dernier catalogue. Tout ceci vous permettra de dresser l’inventaire qui convient, en fonction de la demande exprimée, qui vous préciserez sur place.

Sachez que cet inventaire, s’il est satisfaisant, sera annexé au Beth Rabbi(6), y compris à son premier tome, bien que celui-ci soit exclusivement consacré à l’Admour Hazaken. Il sera, néanmoins, édité à la fin de ce livre, sous forme d’additif.

Il est, bien évidemment, judicieux de faire paraître un article à propos du 19 Kislev.

Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, les lettres n°3641, 3907, 4082, 4188 et 4252. (2) Le Rav Ephraïm Wolf, qui avait passé le mois de Tichri auprès du Rabbi. Voir, à ce sujet, la lettre n°3907. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3971. (4) Du précédent Rabbi. (5) Ouvrage biographique dont le Rabbi est l’auteur. (6) La biographie de l’Admour Hazaken dont l’édition avait été préparée par le Rav Glitsenstein. Voir, à ce sujet, les lettres n°2762 et 4188.

Lettre n°3880

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3880, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dont vous avez commencé la rédaction à l’issue du Chabbat Béréchit. De même, j’ai bien reçu votre lettre de ‘Hol Ha Moed Soukkot.

Je vous remercie beaucoup de me décrire ce qui concerne le Kfar(2), même si vous ne le faites pas encore avec la précision qu’il faudrait. Comme je l’ai déjà écrit, plus l’on donne de détails, en la matière et mieux c’est. Puisse Dieu faire que vous procédiez de la sorte, au moins à l’avenir. Je vous en remercie d’avance.

Vous envisagez différentes possibilités, concernant votre activité. Je vous ai déjà écrit mon opinion, sur ce point. Chacun reçoit une mission qui est essentielle et tout le reste a un sens uniquement dans la mesure où il ne la contrecarre pas. Or, vous avez la responsabilité de la diffusion des livres(3), ce qui demande beaucoup de force et de détermination. En effet, cette diffusion est, pour l’heure, largement insuffisante. Vous devez donc écarter tout ce qui la dérange.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, selon ce que vous écrivez.

Vous conservez sûrement un lien épistolaire avec ceux que vous avez rencontré aux Milouïm(4). En effet, qui sait? Peut-être est-ce là une des raisons essentielles pour lesquelles vous y avez été envoyé. Vous deviez mettre en éveil et enflammer, chez ces personnes, la pointe de Judaïsme que chacun possède en lui.

Vous me communiquerez sûrement plus de détails à propos de la réunion ‘hassidique du Chabbat Parchat Noa’h. Avant tout, des modifications ont-elles été constatées et, le cas échéant, dans quels domaines?

Vous me dites que votre fille refuse de s’alimenter. Il serait bon de consulter un médecin, un pédiatre, qui vous indiquera ce qu’il y a lieu de lui donner pour mettre l’appétit en éveil. Peut-être certains éléments manquent-ils à sa nourriture et à sa boisson. C’est pour cela qu’elle manque d’appétit.

Puisse Dieu faire que vous l’éduquiez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, de sorte qu’elle soit une jeune fille juive.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

L’expédition de la présente a été retardée et, entre temps, j’ai reçu vos lettres du 7 Mar’hechvan, du dimanche et de l’issue du Chabbat Parchat Le’h Le’ha. Je remercie tous ceux qui écrivent, en détails, à propos de ce qui concerne le Kfar(2).

En effet, ceci est très important et suscite un grand intérêt, bien au-delà de ce que peuvent imaginer les habitants de Kfar ‘Habad.

Notes

(1) Le Rav Z.Wilimovski. Voir, à son sujet, les lettres n°3151 et 4010. (2) Kfar ‘Habad. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°3151. (4) Période de réserve de l’armée israélienne.

Lettre n°3881

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3881, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de mercredi soir, dans laquelle vous envisagez différentes hypothèses, concernant la proposition qui vous est faites d’être le surveillant des études à la Yechiva.

Vous avancez que vous êtes, par nature, trop timide pour assumer cette fonction. Vous dites que les élèves sont proches de vous et qu’ils ne vous écouteront donc pas.

Néanmoins, même si tout cela était vrai, vous pouvez, pour une large part, modifier cette situation. A mon sens, le moment est venu pour vous de chercher à vous installer et, le moment venu, d’avoir une vie familiale. Or, vous serez particulièrement heureux si vous parvenez à réunir la subsistance matérielle et la subsistance spirituelle, en effectuant votre travail dans la tente de la Torah.

Bien plus, cette proposition vous est faite par une Yechiva dans laquelle on étudie une Torah intègre, à la fois sa partie révélée et son enseignement profond, en se pénétrant de crainte de Dieu. Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une tâche facile, mais, de façon générale, il n’est pas aisé de gagner sa vie, pendant le temps de l’exil, alors que l’on doit affronter différentes épreuves. En l’occurrence, néanmoins, ce n’est nullement le cas. Et, point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident.

Cessez donc de peser le pour et le contre, de réfléchir à ce qui ne doit nullement être débattu. De la sorte, vous pourrez investir votre force de concentration et de méditation dans le domaine où elle est réellement utile.

Pour ce qui est de l’influence exercée sur les élèves, vous vous considérerez comme le délégué du fondateur et directeur de la Yechiva, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il suffit donc que vous prépariez les réceptacles qui vous permettront d’intégrer la bénédiction et la réussite que l’on vous accorde.

Bien entendu, tout ce qui vient d’être dit ne concerne pas la question du salaire. Vous devez établir quel est celui que perçoivent d’autres personnes, occupant des fonctions similaires dans leur propre Yechiva. Il n’y a pas lieu de faire des concessions, en la matière, si ce n’est pendant les premières semaines, jusqu’à ce que vous soyez habitué à vos fonctions.

Vous évoquez également les connaissances qui vous font défaut. La réponse à cette question est donnée par notre maître, l’Admour Hazaken dans le Torah Or, au début de la Parchat Béréchit. Grâce à la Tsédaka, on obtient un cerveau et un cœur mille fois plus affinés.

Je vous adresse ma bénédiction afin que vous puissiez observer la situation telle qu’elle est réellement. De la sorte, vous prendrez la décision qui vient d’être décrite et qui est, pour vous, le bien matériel et spirituel à la fois. Vous connaîtrez la réussite.

N. B. : J’ai lu le mot que vous m’aviez laissé avant de partir. Différents points que vous y évoquez trouveront leur solution si vous vous consacrez à la mission sacrée de rapprocher les cœurs des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, en les enflammant pour l’étude de notre Torah, Torah de vie, ce qui, bien évidemment, inclut également son enseignement révélé.

Ceci facilitera et hâtera la solution des autres problèmes, grâce à l’effort qui convient, dans les domaines qui conviennent.

Lettre n°3882

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3882, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre datant d’avant Roch Hachana. Le temps dont je dispose ne m’a pas permis d’y répondre jusqu’à maintenant. Entre temps, vous avez sûrement reçu mon courrier vous souhaitant une bonne année.

J’ai pris connaissance avec satisfaction de ce que vous rapportez, à propos de la réunion ‘hassidique et des paroles d’encouragement qui y ont été prononcées. Tichri est un mois de portée générale, conditionnant toute l’année(2). Nos Sages expliquent qu’il est rassasié de tout le bien, afin de raffermir la motivation, de la préciser et surtout de l’approfondir, tout au long de l’année. Sans doute en avez-vous profité, de la manière qui convient.

Certes, chaque jour doit avoir son contenu spécifique et le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kora’h, précise la différence qui peut être faite entre le jugement de Roch Hachana et celui qui est prononcé chaque jour. Pour autant, il faut d’abord passer par le jugement de Roch Hachana et par le mois principal de l’année, celui de Tichri. Le mérite public vient en aide à tous ceux qui se consacrent à cette tâche.

Je conclus, dans les termes du maître, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en vous souhaitant un hiver en bonne santé, de même qu’à votre épouse et la réussite en tout ce qui vient d’être dit.

Notes

(1) Le Rav N.Horowitz. Voir, à son sujet, la lettre n°3506*. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3868.

Lettre n°3883

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3883, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

J’ai bien reçu ta lettre du 10 Mar’hechvan, avec ce qu’elle contenait. Je suis un peu surpris de constater que tu ne me dis rien de ton emploi du temps. J’espère que tu le feras à la prochaine occasion.

Je saisis cette opportunité pour te faire remarquer que, dans la mesure où tes parents ont décidé de te donner des cours particuliers d’anglais, tu aurais dû, pour ta part, tout mettre en œuvre pour connaître la réussite, en la matière, pour savoir parler et écrire couramment la langue du pays.

C’est à propos de toutes les études qu’il a été dit : “ Lorsque l’on fait des efforts, ceux-ci sont couronnés de succès ”. Le moment venu, ces connaissances te seront utiles non seulement pour que tu gagnes ta vie matériellement, mais aussi pour ta subsistance morale.

On peut constater, dans la pratique, que certains exercent une influence sur leur entourage parce qu’ils maîtrisent la langue du pays, c’est-à-dire, en l’occurrence, l’anglais. J’espère recevoir la nouvelle que tu as effectivement adopté cette attitude, que tu apprends cette langue et que tout se passe bien.

Je te joins un fascicule qui vient de paraître. Son contenu te servira sûrement pour renforcer la diffusion du Judaïsme, dans ton entourage.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3884

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3884, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’Association ‘Habad

en notre Terre Sainte, groupement de Tel Aviv,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris de ne recevoir aucune nouvelle de votre part, depuis une période particulièrement longue. Non seulement je ne connais pas le détail de ce qui se passe, mais, bien plus, je n’obtiens véritablement aucune nouvelle.

J’en suis d’autant plus surpris qu’il s’agit de la période de Tichri, un mois de portée générale, conditionnant toute l’année, pleinement rassasié de tout le bien, afin de le distribuer à l’ensemble de cette année.

Or, c’est précisément en cette période que vous avez décidé de vous taire et puisse Dieu faire que le manque affecte uniquement vos courriers, mais non les actions qui ont dû être menées pendant ce septième mois, avant lui et après lui.

Je vous remercie d’avance de bien vouloir m’adresser, au plus vite, une lettre avec tout le détail qui convient, en la matière.

Lettre n°3885

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3885, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn, New York,

A nos frères, les enfants d’Israël, qui chérissent et honorent

la Torah et les Mitsvot, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’adresse, par la présente, ma bénédiction à tous les responsables de la Yechiva, à ceux qui leur viennent en aide et à ceux qui participent à la préparation de la célébration annuelle du centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch, qui aura lieu, si Dieu le veut, le dimanche de la Parchat Vaygach, 3 Tévet.

Je salue les amis des Yechivot Loubavitch, de même que le mérite qu’ils ont acquis en apportant leur contribution à l’une des plus grandes institutions de Torah, pénétrée de crainte de Dieu, à notre époque.

Simultanément, me basant sur l’enseignement de nos Sages selon lequel “ on ne conseille l’empressement qu’à ceux qui le possèdent par nature ”, je vous lance un appel et vous rappelle la responsabilité spécifique reposant sur tous ceux qui comprennent l’importance fondamentale d’une Yechiva, en général, des Yechivot Loubavitch, en particulier.

Comme pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, l’action menée pour les Yechivot Loubavitch doit être effectuée avec empressement. On sait à quel point cette qualité est importante et notre père Avraham l’a implantée dans le cœur de chaque Juif, pour toutes les générations. Bien plus, elle doit être sans cesse accrue, comme tout ce qui vit. Concrètement, la caractéristique de la vie est de pousser et de se développer.

Nos Sages constatent que l’on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté.

Les principaux responsables ont, en outre, un mérite et une obligation spécifiques. Ils doivent donner le ton et guider, agir eux-mêmes et conduire les autres à le faire. La réussite de ce qui concerne la Yechiva dépend d’eux, pour une large part.

Ils doivent susciter chez les autres un sentiment positif d’abnégation et de dévouement, afin que chacun s’acquitte de son devoir, en fonction des forces dont il dispose, des forces révélées et de celles qui sont cachées. De la sorte, on assurera le maintien et l’expansion du centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch.

En prenant conscience de ce grand mérite et en s’acquittant de cette obligation sacrée, chacun recevra la bénédiction de nos saints maîtres, fondateurs de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch, qui invoquent, en permanence, la miséricorde divine pour ceux qui la soutiennent.

A la bénédiction selon laquelle “ ceux qui la soutiennent sont heureux ”, s’ajoute celle, triple, qui permet d’obtenir enfants, santé et prospérité.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

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