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Iguerot Kodesh — lettres 3846 à 3865

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3846

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3846, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de recevoir votre lettre du 24 Tichri, qui faisait suite à un silence particulièrement long, bien que, pendant ce temps, je me sois inquiété de votre état et j’ai obtenu indirectement de vos nouvelles. L’article que vous avez fait paraître dans Chearim y était joint. Je vous remercie d’avoir pensé à me l’envoyer.

J’ai bon espoir qu’il n’y aura là qu’un début. Je veux dire que vous vous servirez de vos capacités dans le domaine de la ‘Hassidout, en particulier, pour diffuser l’enseignement du Baal Chem Tov, de ses disciples et des élèves de ses disciples, ses usages et ses pratiques, par tous les canaux et tous les moyens dont vous disposez.

Rien ne résiste à la volonté, en particulier à notre époque, lorsque l’on peut observer, de ses yeux de chair, que la conception des ‘Hassidim et de la ‘Hassidout gagne du terrain et attire de nombreuses personnes, dans différents cercles, y compris les plus larges. L’aptitude de celui qui invite à le faire(2) et mène une action en ce domaine est donc déterminante.

Lorsque Dieu accorde à quelqu’un des capacités rédactionnelles, ce qui lui permet de faire parvenir ses propos à plusieurs milliers de Juifs, ses possibilités s’en trouvent décuplées. Sa responsabilité et son mérite le sont également.

Il est bien évident que l’action menée auprès de l’autre ne dispense pas de l’effort accompli sur sa propre personne, ainsi qu’il est dit : “ Si tu vois quelqu’un qui est dévêtu, couvre-le ”. Nos Sages expliquent que ceci fait également allusion à la Torah et aux Mitsvot. Et, le verset se conclut par : “ Ne te dérobe pas à ta propre chair ”.

Je vous joins une copie de ma lettre adressée à tous. J’espère qu’elle vous intéressera.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Le Rav D.Eisenberg, de Tel Aviv. (2) A adopter les conceptions de la ‘Hassidout.

Lettre n°3847

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3847, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 27 Tichri, dans laquelle vous me décrivez votre lutte profonde.

Vous devez placer votre confiance en le Créateur des mondes, Qui suscite tous les cœurs. Tout les éléments cachés Lui sont révélés. La victoire, dans ce combat est un fait certain et uniquement une question de temps. Si vous faites tout ce qui est en votre pouvoir, votre triomphe sera immédiat. Sinon, cela durera, ce qu’à Dieu ne plaise.

En tout état de cause, l’assurance nous a été donnée qu’aucun et aucune d’entre nous ne sera repoussé. Le Créateur est fier de chacun, l’appelle “ l’action de Mes Mains, dont Je m’enorgueillis ”. Pour autant, chacun et chacune reçoit le libre arbitre, afin de révéler ses forces et de mettre en évidence, par sa propre initiative, le point profond qu’il porte en lui.

Le simple fait d’avoir conscience et de se dire que la victoire est une certitude insuffle la force et la détermination nécessaires pour mener le combat et le conduire, au plus vite, à son terme. Je vous remercie de m’annoncer, très prochainement, de bonnes nouvelles, à ce propos.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous, qui vous intéressera sûrement. Elle est, de plus, liée à ce qui vient d’être dit.

Lettre n°3848

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3848, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de ce qui s’est passé pendant ce mois de Tichri(1), qui a une portée générale pour toute l’année. Chaque détail des lumières qui y sont révélées concerne l’ensemble de l’année, bien que la Techouva soit toujours valable(2) et que rien ne résiste à la volonté(3).

Il est différentes sortes de Techouva. La ‘Hassidout explique que celle-ci ne porte pas spécifiquement sur la faute, au sens littéral, mais qu’elle peut également être un manque. A un stade plus élevé, elle est, en outre, un retour vers la source, comme l’explique le Likouteï Torah, Haazinou et vous y consulterez également le discours ‘hassidique intitulé “ Comme sont belles tes tentes ”.

Que Dieu vous accorde la réussite afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, avec une véritable largesse d’esprit.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Une même lettre fut adressée à de nombreuses personnes. (2) Et, non uniquement en Tichri. (3) Que la Techouva est donc possible à tout moment.

Lettre n°3849

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3849, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille de la fête de Soukkot. Vous racontez les louanges de Dieu, Sa bonté pour les fils de l’homme, les merveilles que vous avez pu observer du fait du retard qu’a pris votre voyage.

Puisse Dieu faire que ce cantique d’action de grâce se prolonge, tout au long de l’année. Sa signification est expliquée par les discours ‘hassidiques de l’Admour Hazaken et de l’Admour Haémtsahi. Il serait bon de les étudier avec l’attention qui convient, ainsi qu’il est dit : “ Nous compléterons par les bœufs de nos lèvres ”(1).

Vous avez sûrement participé à la réunion, organisée par les ‘Hassidim, pendant les jours propices(2) et la période joyeuse(3) du mois de Tichri, dont la portée est générale, pour toute l’année et qui est rassasié de tout le bien.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) L’étude peut, en l’occurrence, se substituer à cette louange. (2) Entre Roch Hachana et Yom Kippour. (3) Soukkot, Chemini Atséret et Sim’hat Torah.

Lettre n°3850

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3850, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous devez savoir que tout ce que vous évoquez n’est aucunement comparable au point essentiel, qui est la nécessité d’avoir une vie familiale ordonnée, comme l’explique clairement notre sainte Torah, Torah de vie. On peut observer concrètement à quel point il n’est pas bon qu’un homme soit seul. Il est inutile d’en dire plus, tant cela est évident.

En tout domaine, néanmoins, l’aide de Dieu est nécessaire, surtout pour se marier, ainsi qu’il est dit : “ la maison et la richesse sont l’héritage des pères, mais une femme avisée est accordée par Dieu ”. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit d’un second mariage, qui dépend des actions de l’homme.

Vous devez donc, au plus vite, intensifier votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, garder, sans en faire le vœu, les trois études, concernant chacun, qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.

Chaque jour, avant la prière, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka. De même, il serait bon de faire vérifier vos Tefillin. Dieu vous permettra d’annoncer de bonnes nouvelles de tout cela.

Vous me dites, à la fin de votre lettre, que vous n’avez pas écrit, jusqu’ici, parce que vous n’aviez rien de bon à raconter. Non seulement cette assertion ne répond pas à la question, mais, bien plus, celle-ci s’en trouve renforcée. Un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim se trouve en Terre Sainte et il va à l’encontre du besoin du moment, surtout en cette génération orpheline ! Il ne diffuse pas les valeurs juives, en général, l’enseignement de la ‘Hassidout, ses voies et ses pratiques, en particulier !

Vous devez donc vous consacrer à tout cela, au moins à partir de maintenant, dans toute la mesure de vos moyens et même au-delà de ceux-ci. En pareil cas, comme le tranche le Tribunal céleste, le succès est assuré. Puisse Dieu faire que cette situation soit réparée, au moins à l’avenir. Peu à peu, vous comblerez tout ce qui a manqué au cours des années passées.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°3851

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3851, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ‘Hol Hamoed Soukkot. En pareil situation, il faut prononcer de nombreux mots de la Torah et de la prière, placer ses efforts dans l’éducation ou dans des domaines similaires, pour lesquels la transpiration consécutive à la Mitsva est nécessaire.

Bien évidemment, il faut faire tout cela avec joie, en s’en remettant pleinement à Dieu, ainsi qu’il est dit : “ Servez Dieu dans la joie ”. Et, vous connaissez la réponse du Tséma’h Tsédek, à ce sujet, qui est imprimée dans la porte des additifs, chapitre 2.

Puisse Dieu faire que vous redoubliez d’ardeur, au point d’avoir cette transpiration de la Mitsva dans l’exercice de votre mission sacrée, celle d’éduquer les enfants juifs, “ descendance bénie de Dieu ”. Et, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”, mais de manière largement accrue.

Vous et votre épouse concevrez beaucoup de satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°3852

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3852, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Zeev Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous m’interrogez sur le sens de l’expression “ Recevez la Torah avec joie et de manière profonde ”(2). S’agit-il ici de la profondeur de la Torah ou de celle de la personne qui l’étudie ?

Il est évident que cette joie est bien celle de l’homme qui l’étudie. Il en est donc de même pour la profondeur. Car, l’homme doit intégrer profondément ce qu’il apprend.

Vous évoquez également une erreur d’imprimerie dans le Tanya. Je ne sais pas de quelle édition vous disposez. En tout état de cause, plusieurs erreurs ont été corrigées à partir de l’édition de 5660(3). D’autres encore ont été rectifiées dans celle qui a été publiée ici, dont un grand nombre d’exemplaires a été envoyé en Terre Sainte.

Vous dites qu’il vous arrive d’avoir du mal à comprendre le Tanya. Or, plusieurs ‘Hassidim et des élèves de la Yechiva se trouvent à Jérusalem. Vous leur exposerez donc votre propos et cet échange vous fera briller les yeux.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav Z.T. Weber, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°3710, 3806 et 4087. (2) Bénédiction que le précédent Rabbi avait coutume de donner à l’occasion de la fête de Chavouot. (3) 1900.

Lettre n°3853

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3853, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille de la fête de Soukkot. J’y ai lu avec plaisir qu’à l’occasion de la Bar Mitsva de votre fils, vous avez organisé une réunion ‘hassidique. Puisse Dieu faire que celle-ci se poursuive sur les semaines et les mois qui viennent. Ceci renforcera l’aide que Dieu accordera à votre fils, le Bar Mitsva, puisqu’il est à l’origine de tout cela.

Vous me dites que vous gagnez votre vie en courant, toute la journée. Il serait bon que vous connaissiez par cœur quelques chapitres de Michna et de Tanya. Vous les réciterez, oralement ou au moins par la pensée, lorsque vous marchez.

Vous connaissez les propos de mon beau-père, le Rabbi(1), dont le mérite nous protégera, sur la nécessité de purifier l’atmosphère par les mots de la Torah(2) et de la prière. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°132. (2) Récités par cœur.

Lettre n°3854

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3854, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos d’un jeune homme qui souhaite prier dans un endroit où la crainte de Dieu est forte, mais son père l’en empêche.

La Hala’ha, en la matière, est énoncée par le ‘Hamoudeï Daniel, cité par le Pit’heï Techouva, sur le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, à la fin du chapitre 240. Il ne doit pas écouter son père.

Mais, bien évidemment, il doit le faire de manière respectueuse et paisible.

Lettre n°3855

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3855, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous m’écrivez que vous n’avez pas compris ce que je voulais dire à propos de l’action que vous évoquiez. Faut-il vous en abstenir ?

Il est bien clair que mon propos n’est pas d’empêcher qui que ce soit de mener une action positive, surtout si elle concerne l’éducation de la jeune génération. Néanmoins, je constatais que vous négligiez, de ce fait, ce qui est votre rôle essentiel et la mission qui vous est confiée.

A mon sens, votre mission première, comme je vous l’ai maintes fois écrit, consiste à sauver les jeunes de l’emprise des forces du mal, à leur offrir une bonne éducation. Tous les autres accomplissements doivent être envisagés uniquement s’ils ne remettent pas en cause cette mission première. Si c’est le cas, que Dieu vous bénisse et comme votre part est enviable.

De façon générale, il est difficile de se déterminer, de se convaincre de ne pas faire une action positive, même si l’on n’en est pas directement responsable. C’est pourtant ce que l’on attend de nous. Et, la raison en est, précisément, le fait que l’on soit occupé, à ce moment précis et même avant cela, par une autre Mitsva, de laquelle on est spécifiquement chargé et qui ne peut être réalisée par les autres.

J’ai été satisfait de prendre connaissance de ce que vous m’écrivez, à propos des activités de votre épouse. Puisse Dieu faire qu’en vous deux s’accomplissent les propos de nos Sages, selon lesquels “ on s’élève, dans le domaine de la Sainteté ”, en bonne santé et avec une véritable largesse d’esprit.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°3856

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3856, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez que vous n’avez pas de temps libre et que vous ne parvenez pas à concentrer votre pensée. C’est précisément ce qui fait l’objet de la présente. En effet, on parvient à trouver du temps pour ce que l’on comprend par son âme intellectuelle. Il est inutile de préciser cette idée tant cela est évident.

Vous me donnez les causes justifiant que la paix entre vous n’est pas aussi solide qu’elle devrait l’être. Tout serait bien différent s’il y avait un homme faisant l’unanimité.

Chacun d’entre nous reçoit une mission, au moment qui convient, dans le lieu qui convient, en les domaines qui conviennent. Un verset (Kohélet 3, 11) établit clairement et il est un principe de la foi que “ la récompense est à la mesure de l’effort ”. La ‘Hassidout l’explique et la logique élémentaire suffit pour le comprendre.

Tous reçoivent donc les forces nécessaires pour mener à bien cette mission. Se demander ce qui se passerait s’il en était autrement est une réflexion certes profonde, mais qui n’a aucune implication concrète, bien plus qui peut affaiblir le désir de rectifier la situation actuelle, comme on peut le vérifier concrètement.

Bien évidemment, en pareille situation, quiconque le désire a la possibilité de mettre en pratique les termes du verset : “ Vois, J’ai

placé devant toi… et, tu choisiras la vie ”. Bien plus, tous les protagonistes sont, en l’occurrence, liés à la ‘Hassidout, dans une plus ou moins large mesure. Celle-ci est le luminaire de la Torah et sa dimension profonde. Votre action s’en trouve simplifiée d’autant.

Puisse Dieu faire que vous m’annonciez bientôt de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°3857

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3857, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham David(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu une nouvelle réjouissante. En effet, il y a eu, dernièrement, une réunion ‘hassidique à laquelle vous avez participé. Au cours de celle-ci, vous avez récité un discours ‘hassidique et les participants en ont été très satisfaits.

Puisse Dieu faire qu’il y ait là un bon début. Vous commencerez à faire usage de vos capacités et des connaissances que vous avez accumulées à la Yechiva Tom’heï Temimim également pour le bien des autres. Vous savez ce que dit l’Admour Hazaken, dans Iguéret Hakodech, chapitre 16, se basant sur le traité Nedarim 80b. Certes, ce texte fait référence à la Tsédaka matérielle, mais il en est de même pour la Tsédaka spirituelle(2), surtout à l’époque actuelle.

Il y aurait sûrement des occasions de le faire(3), dans les institutions dépendant des organismes de ‘Habad. Vous pourrez utiliser vos capacités de manière croissante. Je serais heureux d’obtenir de vos bonnes nouvelles, en la matière.

Puisse Dieu faire que ce soit au plus vite, car le temps perdu ne peut jamais être retrouvé.

Notes

(1) Le Rav A.D. Yanovski. Voir, à son sujet, les lettres n°3147 et 4025. (2) Le fait de mettre ses connaissances à la disposition des autres. (3) De donner cette Tsédaka spirituelle.

Lettre n°3858

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3858, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 25 Tichri, dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle, l’organisation d’une réunion ‘hassidique à l’occasion de Sim’hat Beth Ha Choéva(2). Vous avez prononcé des paroles d’encouragement devant les personnes âgées de votre entourage.

Puisse Dieu faire que vous preniez conscience de l’importance de tout cela. Vous avez été choisi pour être le canal, véhiculant la ‘Hassidout et ses usages, autour de vous, à des centaines de Juifs. Or, nos Sages affirment que celui qui sauve une seule âme est considéré comme s’il avait préservé le monde entier. Combien plus est-ce le cas en l’occurrence(3).

Vous avez sûrement eu l’occasion de vérifier que la réussite est accordée à votre action. Si vous poursuivez, en ce sens, de manière agréable, mais avec la détermination qui convient, votre succès sera encore plus grand. Puisse Dieu faire que ceci éveille en vous l’appétit du domaine de la Sainteté, afin que vous développiez de telles actions.

Vous me faites part de votre anniversaire. Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous vous consacriez à la diffusion, dans votre entourage, de “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que du luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde.

Avec ma bénédiction pour une année de réussite, dans la joie, avec votre épouse,

N. B. Bien évidemment, je serai heureux de recevoir votre photographie, comme vous me le proposez. Je vous en remercie d’avance.

Notes

(1) Le Rav C.Y. Findrik, maison de retraite de Netanya. Voir, à son sujet, les lettres n°3617, 4005 et 4177. (2) La joie commémorant celle qui marquait le moment où l’on puisait, dans le Temple, l’eau pour les libations, durant ‘Hol Hamoed Soukkot. (3) Puisqu’il s’agit de bien plus qu’une seule personne.

Lettre n°3859

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3859, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Tichri et aux points de celle du 20 Elloul que je n’ai pas encore abordés. Certes, la joie envahit une partie de mon cœur, du fait des actions que vous me décrivez. Pour autant, vous soulignez vous-même, dans votre lettre, que celles-ci sont insignifiantes, par rapport au potentiel et aux opportunités qui s’offrent actuellement dans le monde, en particulier en Terre Sainte.

Si nous en avions eu le mérite, nous aurions déduit cet enseignement du domaine de la Sainteté. Mais, dans la situation actuelle, il faut voir, en la matière, ce qui se déroule de “ l’autre côté ”, c’est-à-dire chez les hommes et les partis de gauche. Ceux-ci connaissent la réussite parce qu’ils ont des comportements et agissent avec les forces que prône la ‘Hassidout, pour le domaine de la Sainteté.

Je fais allusion, en particulier, à l’enthousiasme, à l’empressement, à l’action sans se préoccuper de sa propre rationalité, à l’obéissance aux instructions que l’on reçoit de son supérieur, en ne s’interrogeant sur leur explication que dans un second temps, à l’union au sein d’une même organisation pour atteindre les objectifs assignés, au renoncement à son intérêt et à sa préoccupation personnels, y compris ceux que l’on estime spirituels, pour le bien de tous.

Si, en ce qui les concerne, ces hommes sont parvenus à cela, même s’il s’agit uniquement, de leur part, d’une attitude empruntée et, qu’au final, ils reviendront vers leur origine, celle de la vie et de l’enthousiasme, combien plus doit-il en être de même pour nous, en particulier au sein de la communauté des ‘Hassidim, dont les maîtres, là-haut, sont toujours au service du peuple juif, comme ils l’étaient auparavant. Ces maîtres révèlent, ici-bas, une bénédiction et une réussite accrues, dans toutes les institutions, toutes les actions et chez tous ceux qui s’y consacrent.

Mais, pour notre malheur et notre peine, on ne profite pas de cette réussite et de cette bénédiction, si ce n’est de temps à autre et dans la proportion la plus réduite. Et, l’on n’est même pas motivé par des raisons que l’on estime importantes, au moins en fonction de la logique des hommes. En fait, on adopte cette attitude parce que l’on se consacre à ce qui n’est guère qu’un plat de lentilles(1) et l’on oublie ainsi ce qui a le droit d’aînesse(2). Parfois, on le fait à cause de la dissension, qui conduit à dire : “ Il ne sera ni à toi ni à moi ”. Entre temps, un jour se lève, puis s’écoule(3).

Et, l’on a une preuve que tout cela est vrai. En effet, en chaque endroit où l’on a, au moins, bougé le petit doigt, selon l’expression du Midrach, au début de Kohélet Rabba, on a pu observer une réussite considérable, bien au-delà de ce que l’on escomptait. Dans de nombreux cas, se sont également réalisés les termes du verset : “ Lorsque Dieu agrée les voies de l’homme, ses ennemis lui viennent en aide ”.

Bien évidemment, ceci ne s’adresse pas à vous personnellement, mais bien à tous les ‘Hassidim. De même, je ne cherche pas à faire de la morale ou à me plaindre du passé. Bien au contraire, j’exprime mon espoir que, peut-être, grâce à ces propos, se consacrera-t-on à sa mission de la manière qui convient. Alors, vous pourrez avancer, conquérir, conduire des dizaines, des centaines, des milliers de Juifs vers l’enseignement de la ‘Hassidout, ses pratiques et ses usages. Et, “ l’humble deviendra un millier ”.

Vous avez sûrement déjà reçu la lettre du secrétariat, concernant la succursale des femmes et jeunes filles ‘Habad de Bneï Brak(4).

Je suis surpris que vous ne parliez pas d’une campagne de diffusion des quatre espèces(5), comparable à celle qui est menée ici et qui, semble-t-il, l’a été, l’an dernier, également par les jeunes de l’association ‘Habad, en Terre Sainte. Celle-ci consiste à demander aux passants, dans la rue, de réciter une bénédiction sur ces quatre espèces.

Cette année, la campagne a été élargie, ici, aux maisons de convalescence et elle a connu une grande réussite. Peut-être compléterez-vous tout cela, à la prochaine occasion.

Notes

(1) Ce qui n’a qu’un rôle accessoire. (2) Ce qui est réellement essentiel. (3) Le temps passe. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°3482 et 3605. (5) Pendant la fête de Soukkot.

Lettre n°3860

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3860, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Alexander Sender(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris de ne pas avoir de vos nouvelles, depuis votre lettre du 19 Elloul. Le mois qui vient de s’écouler a une portée générale et il concerne toute l’année. Selon la ‘Hassidout(2), comme vous le savez, cela veut dire que l’on peut y connaître l’élévation. Ce mois est rassasié de tout le bien, comme le souligne le Midrach.

Néanmoins, un homme doit, pour cela(3), mettre en pratique le Précepte : “ Elargis la bouche et Je l’emplirai ”, c’est-à-dire forger des réceptacles larges. La ‘Hassidout souligne que cet élargissement est non seulement quantitatif, mais aussi qualitatif, ce qui souligne que ces réceptacles ont une nature totalement différente.

Puisse Dieu faire qu’il y ait uniquement là un manque dans votre courrier, mais non dans l’action concrète, en cette période propice, avec l’inspiration que Tichri suggère. Tout ceci se révélera, pendant le reste de l’année, avec une véritable largesse d’esprit.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Le Rav A.S. Youdassin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°3755, 4011, 4158 et 4238. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4187 et 4219. (3) Pour obtenir ce bien.

Lettre n°3861

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3861, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres des 2 et 5 Mar’hechvan, avec ce qu’elles contenaient. Je suis surpris que, pour l’heure, aucun de vous ne m’indique avec précision de quelle manière s’est passé le mois de Tichri, qui a une portée globale, s’étendant à toute l’année, qui est rassasié de tout le bien(2), qui est à l’origine du bien de toute l’année.

Combien plus en est-il ainsi pour vous, qui avez des élèves. Certes, en Tichri, les études sont partiellement suspendues. Néanmoins, un effort, en la matière, reste nécessaire, comme je le soulignais l’an passé. Il faut donc réunir les enseignants et au moins une partie des élèves. Même dans les conditions qui règnent actuellement, cela doit être possible, d’une manière qui convient.

Je suis étonné que le voyage en France(3) traîne à ce point. Il me semble, en effet, que l’on parle, depuis le 8 Elloul, du départ de dix élèves.

Je vous joins ce qui a été publié dernièrement. Sans doute en utiliserez-vous le contenu de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction de réussite,

M. Schneersohn,

Notes

(1) Le Rav C.Matusof, de Casablanca, Maroc. Voir, à son sujet, les lettres n°3160 et 4064. (2) Voir la lettre précédente. (3) Des élèves de l’école.

Lettre n°3862

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3862, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Aharon Morde’haï(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à la lettre dont vous avez commencé la rédaction à la veille de la fête de Soukkot. Vous envisagez l’organisation de cours pour les professeurs. Vous ne dites rien des journées d’étude(2) qui auraient dû avoir lieu en Tichri et je crains donc que celles-ci aient été encore une fois annulées.

Il est, bien entendu, particulièrement judicieux d’instaurer des cours pour les professeurs hassidiques. Toutefois, il faut se demander si, dans les circonstances actuelles, il est nécessaire que ces cours soient donnés par des Hassidim. Peut-être, parmi les cours existants, certains leur conviennent-ils, surtout si l’on expose aux organisateurs leurs besoins spécifiques, en précisant qu’ils concernent un groupe bien précis de personnes. Ils accepteront sans doute de prévoir des exposés spécifiques ou des aménagements de programme, en cas de besoin.

D’une part, les dépenses en seront considérablement réduites(3). De plus, cette manière de procéder aura un apport essentiel, puisque l’on percevra plus aisément un enseignement donné en présence d’autres personnes. Il ne sera donc pas nécessaire d’adjoindre à la classe ceux qui n’y ont pas réellement leur place, du fait des effectifs insuffisamment nombreux.

Autre point, qui est également important, si l’on s’intéresse à des cours déjà existants, il sera possible de commencer les études au plus vite. Il n’en sera pas de même s’il faut concevoir des cours particuliers.

A ce sujet, vous évoquez le nombre d’heures qu’il faut consacrer à cela et l’on peut, en effet, s’interroger, sur ce point. Où trouvera-t-on tant de temps libre? Chacun d’entre vous n’est-il pas occupé? Il est, bien entendu, inutile de vous préciser encore une fois que tout ceci ne dispense nullement les enseignants ‘hassidiques de se former et de se parfaire, dans toute la mesure du possible et au plus vite. Cette analyse porte uniquement sur la manière d’obtenir un tel résultat, dans les meilleurs délais et de manière efficace.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav A.M. Zilbershtrom, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°3403 et 4267. (2) A ce sujet, voir également la lettre n°3931. (3) Si l’on fréquente les cours existants au lieu d’en organiser de nouveaux.

Lettre n°3863

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3863, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la fin de Tichri, dans laquelle vous m’indiquez de quelle manière vous pourrez poursuivre l’étude de la ‘Hassidout et adopter ses pratiques et ses usages. Vous dites que tout cela ne doit pas trop se savoir. De même, vous ne pourrez pas consulter les livres de ‘Hassidout pendant plus d’une heure ou deux, chaque jour.

Concernant le premier point, il vous appartient personnellement de prendre cette décision, de déterminer comment vous progresserez, de la meilleure façon, dans la crainte de Dieu et dans la ‘Hassidout. Vous adopterez le comportement qui en découle. Pour le second point, en revanche, vous limitez le temps que vous consacrerez à l’étude des propos du Dieu de vie, c’est-à-dire à la partie profonde de la Torah et, même s’il est certain que ce que vous apprendrez est toujours mieux que rien, une approche de la sainte Torah de Dieu ayant pour effet de réduire l’étude d’un de ses aspects est un manquement au respect qui lui est dû, ce qu’à Dieu ne plaise.

Certes, il n’est pas obligé que chacun étudie la ‘Hassidout pendant plusieurs heures, chaque jour, conformément à l’affirmation bien connue de nos Sages, à propos de la Torah, dans son ensemble. En effet, ceux qui ne peuvent faire autrement s’acquittent de leur obligation avec un chapitre, le matin et un autre, le soir. Néanmoins, ceux-là doivent savoir qu’il en est ainsi uniquement parce que la Divine Providence a fait en sorte qu’il ne puisse en être autrement, qu’ils n’aient pas le mérite de consacrer plus de temps à la sagesse de Dieu. Mais, que Dieu les garde de voir en cela une situation normale et une organisation définitive.

Il est sûrement inutile d’en dire plus tant cela est évident et vous savez aussi ce qui est dit dans le Kountrass Ets ‘Haïm, du Rabbi Rachab, soulignant qu’à l’heure actuelle, la guerre menée par le mauvais penchant concerne essentiellement l’étude de la partie profonde de la Torah, révélée, de nos jours, par l’enseignement de la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°3864

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3864, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat Bera’ha(2).

Vous avez sûrement reçu, en son temps, la réponse à la question que vous posiez dans votre lettre précédente.

Vous faites également allusion à votre frère et vous m’expliquez pour quelle raison vous n’avez pas répondu à mon courrier, demandant que l’on fasse vérifier ses Tefillin. Bien évidemment, la raison que vous donnez renforce ma proposition et je suggère que ses Tefillin soient vérifiées au plus vite, que l’on s’assure de la validité des parchemins. Vous le ferez le plus rapidement possible et, bien entendu, il est très important qu’il les porte, chaque jour de semaine, pendant quelques minutes au moins.

Dieu souhaite qu’un Juif accomplisse une Mitsva de son plein gré et non sous la contrainte et ceci est également vrai pour votre frère. Il convient, néanmoins, de lui expliquer que, lorsque l’on prescrit un médicament à un malade, il n’est pas une attitude rationnelle d’aller étudier la médecine, d’y consacrer quelques années, jusqu’à l’obtention du titre de médecin, de comprendre ensuite quel est l’effet de ce traitement et de le suivre seulement à l’issue de tout cela.

De fait, plus l’on retarde le traitement, plus l’état de santé se détériore et plus l’on aura des difficultés à percevoir la situation telle qu’elle est réellement, moins la vérité apparaîtra clairement.

Puisse Dieu faire que vous et vos amis trouviez les mots qui conviennent pour le guider sur la voie qui lui apportera le bien, matériel et spirituel.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) De la Parchat Ve Zot Ha Bera’ha.

Lettre n°3865

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3865, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez votre situation, pour tout ce qui concerne le service de Dieu. Vous me faites part de votre désir de vous attacher(1) et vous me demandez quel comportement vous devrez adopter, à l’avenir.

Il y est bien évident qu’il n’y a pas lieu de donner des directives précises, en la matière, lorsque l’on se trouve à distance(2). Tout dépend, en effet, des capacités de chacun, des conditions du moment et de l’endroit, si ce n’est dans des cas exceptionnels, quand on ne peut faire autrement(3).

Pour ce qui vous concerne, il vous suffira d’adopter l’idée de base et le principe fondamental qui ont également permis le don de la Torah dans son ensemble, c’est-à-dire de faire d’abord, de comprendre ensuite. En effet, cette règle s’applique également à toutes les parties de la Torah, y compris à son enseignement profond, de même qu’à ses usages et ses pratiques.

Afin d’exprimer concrètement cette soumission, dans son existence quotidienne, vous devez fixer un temps pour l’étude de la ‘Hassidout, effectuer une recherche sur les coutumes des ‘Hassidim et les adopter, participer aux réunions ‘hassidiques. Vous prendrez conseil, sur les modalités pratiques, auprès du guide spirituel, enseignant la ‘Hassidout à la Yechiva Torat Emet, de Jérusalem ou bien, si c’est possible, de celui de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Lod.

Vous connaissez sans doute les trois études, concernant chacun, qui ont été instituées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Tout au moins, vous les adopterez, à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Au Rabbi. (2) Le destinataire de cette lettre se trouvant en Terre Sainte. (3) Que de donner de telles instructions.

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