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Iguerot Kodesh — lettres 3826 à 3845

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3826

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3826, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tichri 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav Yehouda Yo’hanan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai enfin reçu votre lettre, qui faisait suite à un silence particulièrement long. Or, vous ne me précisez pas ce qu’est votre activité, en général, votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, en particulier. Cette dernière doit s’ajouter aux trois études concernant chacun, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, qui sont bien connues. Sans doute, me préciserez-vous tout cela, à la prochaine occasion.

Tous ceux que vous mentionnez seront cités, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Il est sûrement inutile de vous rappeler, de même qu’à votre épouse, la nécessité, en tant que de besoin, de rapprocher de plus en plus le cœur de ceux que vous citez dans votre lettre de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Et, les paroles qui émanent du cœur pénètrent dans le cœur. Ces personnes connaissent sûrement les enseignements de la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques. Si ce n’est pas le cas, vous les leur ferez connaître. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, dans ce domaine également.

Quant à ce jeune homme(2), il faudrait lui expliquer qu’il doit se servir de ses possibilités, de son ardeur et de ses capacités afin de diffuser le Judaïsme dans l’environnement où il évolue actuellement. Car, le Judaïsme n’est pas seulement la foi du cœur. Il a, en outre, une portée globale, ainsi qu’il est dit : “ Craindre Dieu et respecter Ses Mitsvot est toute la finalité de l’homme ”.

Il est certain qu’un effort n’est jamais vain. Certes, tous les débuts sont difficiles, mais ce jeune homme a désiré, de son plein gré, s’installer dans un tel environnement. Par ce choix, il a donc pris l’engagement de se consacrer, par toutes ses forces, à la mission qui vient d’être définie. Puisse Dieu faire qu’il connaisse la réussite.

Conformément à votre demande, je vous joins une lettre pour ce jeune homme. S’il a besoin d’explications complémentaires, vous trouverez sûrement les mots pour les lui donner.

Je vous adresse ma bénédiction afin que vous ayez une bonne installation, matérielle et spirituelle, que votre maison soit un véritable foyer ‘hassidique, dans la largesse et en bonne santé.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête(3),

Du fait de la sainteté de la fête(4), le Rabbi Chlita ne signe pas cette lettre et je le fais à sa place,

Le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav Y.Y. Safranai, de Lod. (2) Il s’agit du destinataire de la lettre suivante. (3) De Soukkot. (4) Cette lettre est écrite pendant ‘Hol Ha Moed Soukkot.

Lettre n°3827

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3827, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tichri 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre demande(1) pour une prompte guérison et une bonne santé, par l’intermédiaire du Rav Yehouda Yo’hanan Safranai(2). Votre nom sera mentionné, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël.

La bénédiction est comparée à la pluie(3) et, de fait, nos Sages parlent de “ pluies de bénédiction ”. Vous devez donc, pour votre part, vous préparer à être un réceptacle pour intégrer cette bénédiction. Pour cela, vous intensifierez l’étude de notre Torah, Torah de vie et votre pratique des Mitsvot. De même, vous influencerez votre entourage en ce sens.

De plus, il est systématiquement nécessaire d’avoir recours aux voies de la nature. Vous consulterez donc, encore une fois, un médecin spécialiste et vous vous conformerez à son avis. Celui “ Qui guérit toute chair et fait des merveilles ” inspirera le juste conseil à ce médecin, qui vous guidera. J’attends une bonne nouvelle, à propos de tout cela.

Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, ainsi que celles de votre père.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

A. Kwint,

le secrétaire,

Notes

(1) De bénédiction. (2) Voir la lettre précédente. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3457.

Lettre n°3828

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3828, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tichri 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants de Kfar ‘Habad, en Terre Sainte,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Pour faire suite à ce que j’ai écrit(1), à propos d’une école pour les filles du Kfar ayant achevé leur scolarité à Beth Rivka, il y a lieu d’espérer et il est même pratiquement certain qu’il sera possible de mobiliser des fonds, pour une large part du budget nécessaire. Différentes administrations, en Terre Sainte, complètent sûrement le budget de telles écoles.

Tout ne dépend donc que des personnes du Kfar et en particulier de ses dirigeants. Si tous le veulent vraiment, ils ne ménageront pas leur peine et leur effort, dans leur recherche d’enseignants et d’enseignantes qui conviennent, afin que tout cela soit organisé au plus vite.

Avec ma bénédiction pour que vous puissiez donner de bonnes nouvelles de cela(2),

Notes

(1) Voir la lettre n°2905. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4123.

Lettre n°3829

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3829, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tichri 5716,

Brooklyn,

Au jeune homme David Avraham(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Tichri, dans laquelle vous évoquez l’ouverture d’une école de filles, sur le modèle de l’école professionnelle(2). Ces filles y apprendront, par exemple, la couture.

Il serait bon, en effet, d’étudier cette proposition qui, sur le principe, est excellente. Néanmoins, tout dépend des conditions qui prévalent, à l’heure actuelle, c’est-à-dire s’il y a des jeunes filles qui sont intéressées par ce projet, s’il est possible de trouver des enseignantes qui conviennent.

Après avoir vérifié tous ces points, vous voudrez bien m’informer et plus vous me fournirez de détails, mieux cela sera.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête(3),

Pour le Rabbi Chlita,

A. Kwint,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav D.A. Lesselbaum, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°3392. (2) De Kfar ‘Habad. (3) De Soukkot.

Lettre n°3830

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3830, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tichri 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

monsieur C. B., qui est appelé docteur Ulman,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 29/9, de même que l’imprimé qui l’accompagnait et dont je vous remercie.

Vous faites remarquer que les Juifs réformés ne manquent pas de moyens, ce qui n’est pas le cas, dans le domaine de la sainteté. Et vous concluez en disant : “ Pourquoi l’homme vivant se plaint-il ? ”. Peut-être doit-il simplement se contenter d’être vivant(1).

Il est inutile d’expliquer longuement ce qui doit être une évidence, c’est-à-dire la nécessité d’exclure une telle conclusion. L’histoire du peuple d’Israël, pendant des millénaires, en fait la preuve. Le verset demande : “ Pourquoi la voie des impies(2) est-elle fructueuse ? ” et nos Sages rapportent que Moché, maître de tout Israël, se posait déjà cette question. Malgré cela, il reçut la Torah sur le mont Sinaï et la transmit, jusqu’à notre génération et pour les époques futures.

Car, elle est une Torah éternelle, de la même étymologie que Horaa, enseignement. Elle est immuable, en tout lieu et en tout temps. Et, ses directives s’imposent, constituent un mérite pour chacun.

Parmi ces directives, il y a celle qui figure dans la Michna, à la fin du traité Kiddouchin : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Il s’agit d’une Injonction perpétuelle, s’appliquant en tout lieu, à chaque instant de la vie de l’homme et l’on peut la mettre en pratique uniquement selon la voie qui nous a été tracée par le Créateur du monde, celle qui consiste à diffuser “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde, dans ses propres quatre coudées, au milieu desquelles se trouvent le corps et l’âme animale, dans l’environnement proche et même éloigné.

Toutes les interrogations qui troublent et parfois même voilent et obscurcissent, peuvent, pour la plupart, trouver une explication, avec l’effort et l’approfondissement qui conviennent, de même qu’avec l’aide de Dieu. Mais, même si l’on n’est pas parvenu à ce stade, d’autant que, comme on peut le vérifier, ceux qui sont susceptibles de connaître l’élévation et d’acquérir une profonde connaissance sont peu nombreux, on n’est en aucune façon dispensé pour cela d’assumer cette mission au quotidien.

Le Saint béni soit-Il attend cette action de votre part. Il vous a donc sûrement accordé toutes les forces nécessaires pour mener à bien cette mission. En conséquence, tout ne dépend que de votre volonté. En effet, une question que l’on se pose n’empêche pas de satisfaire les besoins physiques du corps, de manger et de boire. Combien plus ne doit-elle pas empêcher de satisfaire les besoins de la source de la vitalité du corps, sa nourriture spirituelle, qui est la Torah et les Mitsvot.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et pour donner de bonnes nouvelles,

Du fait de la sainteté de la fête(3), le Rabbi Chlita ne signe pas cette lettre et je le fais donc à sa place,

Le secrétaire,

Notes

(1) Sans chercher a agir dans le monde, en étant uniquement passif. (2) Qui sont passifs et ne servent pas Dieu, à l’image, en l’occurrence, des Juifs reformés. (3) De Soukkot.

Lettre n°3831

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3831, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tichri 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 13 Tichri, dans laquelle vous me décrivez ce qui est arrivé, à plusieurs reprises, à votre épouse(1).

Il faudrait vérifier si vos fiançailles n’ont pas eu pour effet d’humilier un Juif ou une Juive(2), si vous et votre épouse employez des termes qui vont à l’encontre de la bénédiction, ce qu’à Dieu ne plaise et, avant tout, si vous n’avez pas l’habitude de prendre de bonnes décisions, en ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, sans les honorer par la suite.

S’il en a été ainsi, de par le passé, vous prendrez immédiatement la résolution sincère de réparer tout cela, à l’avenir. Et, Dieu sonde les cœurs(3).

On doit systématiquement emprunter les voies de la nature et votre épouse consultera donc un médecin spécialiste dans ce domaine. Selon ce que l’on dit ici, le docteur Ocherman et le docteur Tsundek sont très compétents. Que Dieu vous accorde la réussite.

De même, il serait bon de faire vérifier vos Tefillin et les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer qu’elles sont toutes conformes à la Hala’ha. Et, votre épouse prélèvera quelques pièces pour la Tsédaka, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Elle en fera de même, dans la semaine, les lundis et jeudis matins.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Du fait de la sainteté de la fête(4), le Rabbi Chlita ne signe pas cette lettre et je le fais donc à sa place,

Le secrétaire,

Notes

(1) Vraisemblablement plusieurs fausses couches. (2) Auquel l’un ou l’autre aurait promis le mariage, puis rompu cette union sans présenter des excuses. (3) Il tient donc compte d’une décision dès qu’elle est prise et non à son application. (4) De Soukkot.

Lettre n°3832

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3832, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tichri 5716,

Brooklyn,

Aux membres de la synagogue de Lambord street,

à Dublin et à son responsable, monsieur Tsvi Mazlin,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai obtenu, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Chalom Mendel Kalmenson, le Cho’het, la bonne nouvelle de l’instauration, dans votre synagogue, de la pratique des premiers Sages, consistant à lire des Tehilim, chaque matin, en fonction de leur répartition mensuelle.

Heureuse est votre part ! Il n’y a pas de mots pour expliquer à quel point il s’agit d’un mérite considérable. De nombreux livres l’établissent, de même que la lettre du Rabbi Rayats, dont le mérite nous protégera. Une partie de celle-ci est imprimée à la fin des Tehilim Ohel Yossef Its’hak.

A titre de cadeau, je vous adresse, par envoi séparé, dix exemplaires de ces Tehilim Ohel Yossef Its’hak. Vous me confirmerez sûrement les avoir reçus.

Avec ma bénédiction pour que vous vous éleviez d’une étape vers l’autre, que votre synagogue soit une véritable maison de prière, conforme à Sa Volonté, béni soit-Il.

Avec mes respects, comme il convient,

Le secrétaire,

Lettre n°3833

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3833, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tichri 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, homme qui craint Dieu, aux multiples

accomplissements, assumant une mission sacrée,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille de la fête de Soukkot, dans laquelle vous m’interrogez sur la date de ma lettre, qui était “ Jours de Seli’hot ”, sans préciser de quel jour il s’agit(2). Ce que je voulais dire était très simple.

Une lettre est datée pour les raisons suivantes :

A) Une indication est ainsi donnée sur le moment de sa rédaction et ceci peut avoir des conséquences secondaires, par exemple pour les intérêts(3), comme le disent nos Sages. Aussi, plus l’on est précis sur cette date et mieux c’est, de ce point de vue. C’est la raison pour laquelle, à Jérusalem, on précisait également les heures.

B) La date est également liée au contenu de la lettre. Ainsi, nos Sages disent que “ l’on confère un mérite à un jour qui est, par nature, propice pour cela ”. La date est alors liée à la révélation de ce mérite, que l’on peut n’obtenir que pendant un seul jour, ou bien pour une période plus longue, ainsi qu’il est dit : “ Ces jours étaient ceux de la vendange ”(4). Il est bien ici question de jours, comme le souligne le Targoum Yonathan.

Une lettre de bénédiction est essentiellement liée au second aspect et il est bon que le destinataire de la lettre le souligne également. C’est pour cela que j’ai écrit “ Jours de Seli’hot ”. C’était un moyen de vous souhaiter d’être inscrit et scellé pour une bonne année.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Du fait de la sainteté de la fête(5), le Rabbi Chlita ne signe pas cette lettre et je le fais donc à sa place,

Notes

(1) Le Rav I.Hutner. Voir, à son sujet, les lettres n°1868 et 4115. (2) Au sein de cette période de Seli’hot. (3) Pour déterminer à partir de quelle date ils courent. (4) Laquelle se prolonge pendant un certain temps. (5) De Soukkot, cette lettre étant écrite à ‘Hol Ha Moed.

Lettre n°3834

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3834, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tichri 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires,

aux multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat Chouva.

Je disais(2) qu’à notre époque, on a pu clarifier l’opinion de ceux qui interdisent les Ethroguim ayant subi une greffe. Vous considérez que cette clarification est déjà ancienne.

Je faisais allusion aux plus anciens, parmi les derniers Sages, autorisant les Ethroguim qui ont subi une greffe et c’est sur leur opinion que s’appuient les Décisionnaires les plus importants donnant cette permission et non sur l’avis d’auteurs contemporains. Or, si ceux-ci avaient vu l’argumentaire de ceux qui les interdisent, il n’est pas certain qu’ils auraient accordé la permission que l’on trouve dans leurs livres. En tout état de cause, il est impossible d’écarter totalement le doute, en la matière.

Et, le point essentiel est le suivant. Cette permission est donnée uniquement pour un endroit où il est impossible de se procurer un Ethrog qui ne soit pas greffé, ce qui n’est pas le cas, à l’époque actuelle.

Vous proposez d’ajouter(3) que ceci est valable uniquement lorsque les Ethroguim sont cachers. De fait, l’appel publié ici par l’union des Rabbanim est bien rédigé en ce sens.

Ceci peut être rapproché de ce que j’ai écrit à propos du Chevitat Yam(4). Bien plus, ce livre s’adresse aux érudits de la Torah, qui la comprennent, ce qui n’est pas le cas de l’appel. Avant de le diffuser, il faut donc se demander comment il sera interprété par ceux qui le liront. Peu importe, de ce point de vue, quelle était l’intention de ceux qui l’ont rédigé.

Vous devez savoir que celui qui lit un appel et sa conclusion n’en retient que l’idée centrale, en l’occurrence qu’il pourra se servir de l’Ethrog dont il est ici question. Les conditions à remplir, en revanche, sont formulées d’une manière peu claire, ce qui leur retire tout intérêt, d’un point de vue concret. Ainsi, on a écrit ici que ces Ethroguim sont cachers. Et, cela servira tout juste à se justifier devant le Tribunal céleste, en prétextant que l’on a fait ce que l’on a pu.

Si l’appel parvenait uniquement à ceux qui l’étudient et ne se limitent pas à le lire, si l’expression, peu claire, “ Ethroguim cachers ” était interprétée comme “ étant présumé ne pas avoir subi de greffe ”, si l’on tient compte du fait que l’on ne peut accorder cette présomption qu’à quelques vergers en Erets Israël, comme le disent les cultivateurs qui se trouvent ici et comme en attestent les ‘Hassidim, dans leurs lettres, on réduirait, de manière significative, le nombre des clients, ce qui va à l’encontre de l’intention des auteurs de l’appel. D’après les dires de ceux que je citais, les Ethroguim que l’on peut certifier ne sont qu’une petite minorité.

J’évoquais aussi, dans ma lettre, la cuisson pendant le Chabbat(5). Il est bien évident que je ne faisais pas allusion à une Mitsva obtenue au moyen d’une faute commise auparavant et que je ne comparais pas cette situation à celle, évoquée par le Talmud, de l’homme qui a effectué une cuisson pour le compte de son prochain, dans le passé, sans qu’il le lui demande et sans qu’il l’aide à le faire. En l’occurrence, il s’agit bien du présent et du futur. En outre, on l’aide effectivement à réaliser cette cuisson et même encore plus que cela. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

J’ai utilisé cette formulation(6) parce qu’elle est courante(7). En l’occurrence, il s’agit, en outre, vraisemblablement, d’une interdiction de la Torah(8). Point n’est besoin d’en dire plus sur le dommage qui en résulte, surtout pendant la fête(9).

Vous avez sûrement reçu ma lettre vous souhaitant une bonne année.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête(10),

Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita ne signe pas cette lettre et je le fais donc à sa place,

le secrétaire,

A. Kwint,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, les lettres n°3405, 4155 et 4223. (2) Dans la lettre du 10 Elloul 5715, qui n’apparaît pas dans le volume précédent et qui a été reproduite à la suite de la présente. (3) Dans l’appel concernant l’achat d’Ethroguim en provenance d’Erets Israël. (4) Un recueil de recherches sur la navigation et la présence dans un bateau, en mer, pendant le Chabbat, paru à Jérusalem, en 5710. (5) Parce que ces Ethroguim d’Erets Israël sont exportés dans des bateaux juifs, qui voyagent pendant le Chabbat. Ceci peut donc être comparé à la situation de l’homme qui cuit un plat, pendant le Chabbat, pour le compte de son prochain. (6) En comparant cette situation à une cuisson pendant le Chabbat. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Bien plus, il convient aussi de déduire l’interdiction, en la matière, du passage talmudique relatif à celui qui cuit pendant le Chabbat et des arguments avancés par ceux qui donnent une permission en la matière. (8) Voir, à ce sujet, la lettre n°3014. (9) Dont il ne convient pas d’obscurcir la joie. (10) De Soukkot.

Cette lettre, rédigée en 5715, est liée à la précédente :

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples connaissances, le Rav C.Y.,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 Elloul et vous-même avez sûrement reçu mes deux précédents courriers. Vous me parlez de quelqu’un qui doit venir ici et d’un appel lancé à propos des Ethroguim d’Erets Israël. Par respect pour vous et pour qu’il ne soit pas dit que je n’ai pas accordé à votre lettre toute l’attention qui convient, je répondrai à ceci également.

Comment est-il envisageable qu’en l’endroit du maître, en l’occurrence du Tséma’h Tsédek, on puisse opter pour le contraire de ce qu’il tranche, dans ses responsa, Ora’h ‘Haïm, chapitre 64 et qu’en outre, celui qui le fasse soit l’un de ses descendants(1) ? A ceci s’ajoute la pratique concrète. On sait, en effet, à quel point, il était exclu, dans la maison du Rabbi, de se servir d’Ethroguim ayant subi une greffe.

Or, la majeure partie des Ethroguim provenant d’Erets Israël ont effectivement subi une greffe(2). Et, il n’en est pas ainsi uniquement pour une infime minorité de ces Ethroguim, mais peut-être ce point ne doit-il pas être diffusé.

Je suis surpris de constater que quelqu’un puisse se permettre de lancer un tel appel à des dizaines de milliers de Juifs, leur demandant de réciter une bénédiction sur des Ethroguim qui proviennent de tels pays, sans vérifier, au préalable, s’ils n’ont pas subi de greffe. Bien sûr, certains autorisent les Ethroguim ayant subi une greffe, mais, à l’heure actuelle, on a précisé les avis de ceux qui les interdisent. On peut donc les permettre uniquement si l’on ne dispose pas d’autres Ethroguim.

Ceci est valable également cette année, alors que la bénédiction sur l’Ethrog est récitée seulement à partir du second jour(3). En outre, il y a aussi, cette année, un doute sur la bénédiction, ce qui, selon différents avis, est une mention, en vain, du Nom de Dieu. Enfin, il est impossible d’annoncer que cette règle est valable seulement pour cette année, parce que l’obligation est introduite par les Sages, mais ne le sera plus l’an prochain.

Mais, tout cela ne nous suffisait pas, même si la diffusion qui a été donnée à cette affaire rend ce qui vient d’être dit encore plus grave. Un autre point s’y ajoute selon la majeure partie des derniers Sages. En effet, tous les articles religieux importés ici sont transportés dans des bateaux appartenant aux différentes autorités, en Erets Israël et voyageant également pendant le Chabbat, selon les informations provenant de voyageurs qui les ont empruntés.

Les marins conduisent le bateau, pendant le Chabbat, de la même manière qu’ils le font pendant la semaine. Ceci inclut le fait d’allumer du feu, d’écrire et se fait, bien entendu, de la façon la plus publique. Combien plus en est-il ainsi pour les bateaux de marchandises, dans lesquels il n’y a pas de passagers, mais uniquement un équipage.

Je dois dire que je suis scandalisé par le silence du rabbinat central, à propos d’un sujet aussi terrible. Bien plus, officiellement, on leur accorde une surveillance rabbinique(4). Je ne sais pas si elle émane d’un rabbin, à titre personnel, ou bien du rabbinat central, mais, en tout état de cause, le public, aux Etats Unis, considère qu’elle provient du rabbinat officiel, qui est représenté par le surveillant rituel.

Le Rabbinat ne fait donc pas que se taire. Il accorde même sa caution et personne ne se demande s’il surveille uniquement la cuisine ou bien tout le bateau. La preuve la plus tranchée de cela est le fait que des personnes, craignant Dieu et orthodoxes, empruntent ces bateaux en s’en remettant à cette surveillance.

J’ai consulté le Chevitat Ha Yam, qui traite de ce sujet. Or, je ne sais pas s’il est naïf à ce point ou bien s’il abuse délibérément le public, ce qu’à Dieu ne plaise, car tout ce qui est dit dans ce livre n’a rien à avoir avec la situation concrète. Pour le lecteur courant, il ne fait pas de doute que l’on fait bien allusion aux bateaux d’Erets Israël venant ici. Bien plus, le livre est rédigé de telle façon que l’on n’ait pas de doute, à ce propos. Or, il est bien clair que toutes les permissions émises en la matière ne s’appliquent pas, pour ce qui fait l’objet de notre propos. En effet, le bateau peut s’immobiliser pendant le Chabbat et même pendant le temps qui lui a été ajouté(5), sans courir aucun danger.

Il n’y a que quelques cas exceptionnels, dans lesquels ce principe n’est pas respecté. Or, d’après les indications données par les journaux, les conditions climatiques dans la région où s’effectue le voyage font que de telles exceptions n’arrivent jamais. Bien plus, un bateau doit, de toute façon, s’immobiliser quelques fois, pendant la durée du voyage. Il n’y a là qu’une question financière et tout dépend surtout du désir réel de ne pas transgresser le Chabbat.

Concernant les passagers et les marchandises transportés par le bateau, dès lors qu’il est possible de se déplacer sur un bateau au bord duquel le travail est effectué par un non-Juif, où trouver la permission d’emprunter celui qui est conduit par un Juif ? Bien plus, certains travaux n’ont d’autre but que de respecter l’ordre, sans avoir d’implication financière.

Il me semble que l’auteur de ce livre appartient au rabbinat central. Et, tout semble indiquer qu’il a étudié soigneusement ce problème. Puis, en diffusant ce livre, il a donné une permission à propos de ce qui est, de toute évidence, interdit. Il suffit de demander ce qu’il en est à l’un des voyageurs, s’exprimant en toute bonne foi. Les cheveux se dresseront sur la tête, en entendant son récit.

Il est difficile de croire que quelqu’un qui a fait une enquête minutieuse sur le moindre détail de ce qui se passe à bord du bateau n’ait pas eu l’idée de poser de telles questions, à ce sujet. Certes, il assortit sa permission, dans son livre, de plusieurs conditions et de préalables. Mais, comme je l’ai dit, ces précautions sont inutiles, puisque la pratique courante, depuis plusieurs mois et même plusieurs années, contredit ces conditions. Et, ce livre a pour objet de trancher concrètement la Hala’ha et non uniquement de faire un commentaire ou un exposé théorique.

Pour ce qui fait l’objet de notre propos, même si, selon certains, il n’y a “ pas de doute à avoir ”, en ce qui concerne les Ethroguim ayant subi une greffe, ceux-ci, dès lors qu’ils sont importés par ces bateaux, deviennent comparables à ce qui a été cuit, pendant le Chabbat, pour le compte de son ami. Et, il en serait de même pour d’autres marchandises.

A ce propos, vous savez sans doute que l’on a reçu ici des milliers de Mezouzot, ou peut-être plus encore et, semble-t-il, également des Tefillin, qui ne sont que des copies, faites sur du papier. Et, le problème se pose dans les mêmes termes, sous couvert du renforcement de la Terre Sainte. Je me rappelle, à ce sujet, d’un proverbe de mon beau-père, le Rabbi(6). Une certaine personne lui avait parlé de tout cela, en 5687(7) et lui avait demandé ce qu’il en pensait, avançant que, quand il s’agit d’éteindre un incendie, on ne fait pas de différence entre l’eau qui est suffisamment pure pour être bue et celle qui ne l’est pas. Mon beau-père, le Rabbi, lui confirma que c’était effectivement le cas. Pour autant, ajouta-t-il, il faut prendre garde ne pas éteindre le feu avec du kérosène. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Du reste, vous savez qu’il a une soixantaine d’années, ou un peu plus, un appel, ayant de nombreux signataires, avait également été diffusé, en Russie, à propos des Ethroguim d’Erets Israël. Alors, le problème des greffes se posait alors moins clairement et celui du Chabbat, pas du tout. Et, l’on avait également une certitude pour ce qui concerne la Chemitta et les prélèvements agricoles. Pour autant, à Loubavitch, cet appel n’a pas été signé, bien que je ne dispose pas de son texte. Et, il convient de noter que mon beau-père, le Rabbi et aussi, d’après ce que j’ai entendu, son père, le Rabbi Rachab, n’ont jamais signé une lettre ou un appel pouvant être interprété comme une approbation de ce qui appartient au domaine de la Sainteté.

J’ai écrit tout ce développement, bien que trois ou quatre lignes auraient pu être suffisantes, car je suis particulièrement affecté par cette situation effroyable. On peut observer l’accomplissement de l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ il n’est pas un jour dont la…(8) ne soit pas supérieure à celle de la veille ”, dans la situation terrible que connaît la Terre Sainte.

Je me souviens de la campagne qui a été faite à propos des enfants de Téhéran, bien que ce qu’on leur a fait soit insignifiant par rapport à ce qui est arrivé aux enfants du Maroc, à l’issue d’un accord honteux, signé également par les représentants des partis de droite, qui ont accepté le principe d’un compromis jusqu’à 75%. Dieu merci, grâce aux élections, ils envisagent de dénoncer cet accord.

Il en est de même pour la circonscription des femmes, surtout celles qui ont la vie la plus dissolue et il est bien évident que l’interdiction est alors d’autant plus grande. Or, à quoi s’accroche-t-on ? A l’interdiction de vendre de la viande de porc, de reptile ou de rat. Et, l’on fait le contraire, véritablement à l’autre extrême.

En ces jours de miséricorde, “ le Roi se trouve dans le champ ”, selon les termes du Likouteï Torah, Reéh, page 32 et cet endroit n’est pas celui où l’homme, créé à l’image de Dieu, peut résider. Lorsqu’Il s’y trouve, quiconque le désire peut aller Le rencontrer. Il accueille chacun avec bienveillance et lui montre un visage souriant. Puisse Dieu faire que cette révélation céleste inspire à chacun d’entre nous un esprit de pureté, afin de souhaiter le bien chez l’autre. Ainsi, tous “ formeront une assemblée pour accomplir Ta Volonté, d’un cœur entier ”.

Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année et, surtout, de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Votre silence semble indiquer que l’impression des livres et des manuscrits du grand Rav Rivlin n’avance pas(9). J’en suis surpris.

Notes

(1) En l’occurrence, le Rabbi lui-même, qui ne peut donc pas reconnaître ces Ethroguim comme cachers. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3056 et 4262, cette dernière énonçant les instructions du Rabbi, sur le prélèvement de graines, de pousses et de plants, qui proviennent des arbres d’Ethroguim de Calabre, non greffés, afin de les replanter en Terre Sainte, à Kfar ‘Habad. (3) Le premier jour de la fête étant un Chabbat. On est, en pareil cas, moins rigoriste sur la qualité de l’Ethrog, puisque l’obligation de réciter cette bénédiction est uniquement introduite par les Sages. (4) Sur les repas servis à bord de ces bateaux. (5) Avant son entrée et après sa sortie afin de transformer le temps profane en sainteté. (6) Voir les Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 1. (7) 1927. (8) Malédiction. (9) Voir, à ce sujet, les lettres n°3657 et 4229.

Lettre n°3835

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3835, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tichri 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

aux multiples accomplissements, le Rav Israël Zisel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille de Roch Hachana qui, pour une quelconque raison, vient de me parvenir. Sans doute avez-vous reçu mes courriers, vous souhaitant une bonne année.

Vous évoquez ma visite en Terre Sainte. Pour différents motifs, celle-ci n’est pas encore possible. Il a déjà été dit, pour chaque époque, que “ Dieu fit que tout vienne bien en son temps ”.

A cause de la sainteté de la fête(2), j’abrège cette lettre et vous voudrez bien m’en excuser.

Avec ma bénédiction,

Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita ne signe pas cette lettre et je le fais donc à sa place,

Notes

(1) Le Rav I.Z. Dvurts, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3517. (2) De Soukkot, cette lettre étant écrite pendant ‘Hol Hamoed.

Lettre n°3836

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3836, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tichri 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Moché Elyahou Gerlitski. De même, il m’a transmis votre demande de bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous me dites que vous ployez sous votre fardeau. Cela n’est pas surprenant, car il est dit : “ que Dieu a créé pour faire ” c’est-à-dire “ pour transformer ”. Il est dit aussi “ Et, l’Eternel Dieu créa (Vaïtser) ”. Le mot Vaïtser est écrit avec deux Youd, qui correspondent au bon et au mauvais penchants.

En conséquence, “ lorsque tu verras l’âne ”, si l’on observe attentivement la matière que l’on a en soi, c’est-à-dire le corps, on verra que celui-ci est “ de ton ennemi ”, qu’il éprouve de la haine pour l’âme qui a soif de Divinité et de spiritualité. On verra également qu’il “ ploie sous son fardeau ”, celui que le Saint béni soit-Il a confié au corps, c’est-à-dire la nécessité de s’affiner par la pratique de la Torah et des Mitsvot, qu’il ne met pas d’empressement à accomplir.

En pareil cas, “ peut-être voudras-tu ne pas lui venir en aide ” pour mener à bien cette mission et l’on préférera s’engager sur la voie des mortifications, afin de briser la grossièreté. Or, ce n’est pas de cette façon que l’on met en évidence la lumière de la Torah. Bien au contraire, “ tu lui viendras en aide ” afin d’élever ce corps et de l’affiner, sans le briser par les mortifications. C’est là un des enseignements du Baal Chem Tov, qui est reproduit dans le Hayom Yom.

En conséquence, il est bien évident qu’il n’y a pas lieu de se décourager, ce qu’à Dieu ne plaise. En effet, Dieu, Qui est la perfection du bien, ne veut pas que l’homme reçoive la satisfaction de ses

besoins, matériels ou spirituels, au moyen du “ pain de la honte ”(1). Il a donc instauré, au sein de la création, le principe(2) énoncé par le verset : “ Vois, J’ai placé devant toi, la vie et le bien…(3) ”, puis, tout de suite après cela, on ajoute : “ Et, tu choisiras la vie ”.

La ‘Hassidout explique qu’une requête de Dieu est également une force accordée et même accrue pour la mettre en pratique. Vous savez sûrement ce qui est dit, dans plusieurs passages du Tanya, en particulier, le chapitre 27, à propos des deux plaisirs de Dieu et surtout du second. Il serait bon d’y méditer encore une fois. Vous verrez également ce qui y est dit, à partir du chapitre 34. La réflexion à tout cela vous permettra de toujours servir Dieu avec une grande joie.

Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous, à l’occasion de Roch Hachana. Ma bénédiction y est donnée et je la réitère ici pour que vous ayez de longs jours et de bonnes années, afin de connaître la réussite dans le renforcement et la diffusion des valeurs juives, au sein de votre entourage, en bonne santé et avec une véritable largesse d’esprit.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Qui est donné sans contrepartie, qui n’est pas mérité. (2) Du libre arbitre. (3) Le mal et la mort.

Lettre n°3837

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3837, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tichri 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, une première information, puis la bonne nouvelle selon laquelle l’intervention chirurgicale de votre épouse s’est bien passée et a été une réussite. Puisse Dieu, Qui guérit toute chair et réalise des merveilles, faire en sorte qu’elle retrouve ses forces promptement et qu’à l’avenir, vous m’annonciez uniquement de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours.

Vous connaissez le sens de l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ toute année qui est pauvre, en son début, s’enrichit, en sa fin ”. Une différence est ainsi faite(1) entre le temps qui précède les sonneries du Choffar et les prières(2), d’une part, celui qui le suit, d’autre part.

Avant celles-ci, en effet, on est encore soumis au jugement. Puis, grâce aux sonneries du Choffar et aux prières, Dieu quitte le trône de la rigueur et Il prend place sur celui de la miséricorde. Alors, tous les enfants d’Israël, ainsi qu’il est dit “ Tout Ton peuple est fait de Justes ”, sont immédiatement inscrits et scellés dans le livre des Justes.

Puis, tout au long de l’année, chaque jour reçoit son apport spécifique, forgeant les réceptacles qui suscitent et intègrent le bien que l’on a obtenu à Roch Hachana. Ces réceptacles appartiennent à la Torah et aux Mitsvot. L’un d’entre eux est le fait d’exercer une influence positive sur son prochain.

Combien plus en est-il ainsi pour celui à qui Dieu a accordé des capacités dans le domaine de l’éducation. Un tel homme doit utiliser pleinement toutes ses capacités, afin de former des élèves ayant la crainte de Dieu, étudiant la Torah et mettant en pratique les Mitsvot.

Le mérite de ce qui est public vous vient en aide et vous permet de révéler une bénédiction abondante et la réussite, en tout ce qui vous concerne, de même que les membres de votre famille.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) C’est ce qui est ici appelé le début et la fin. (2) De Roch Hachana.

Lettre n°3838

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3838, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tichri 5716,

Brooklyn,

Aux jeunes filles ‘Habad de…

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu votre lettre, avec satisfaction, bien qu’avec un peu de retard. J’ai été heureux d’y apprendre que vous renforcez votre action, par différents moyens, auprès des élèves de l’école.

Vous me dites avoir interrompu cette action, pour une courte période. J’ai, néanmoins, bon espoir que vous l’ayez reprise, avec des forces renouvelées et un enthousiasme accru, conformément aux besoins du moment, qui sont de plus en plus importants.

Il est bien évident que je ne fais pas allusion uniquement à votre action auprès des élèves, mais, au moins autant, envers vous-mêmes, avec l’effort qui convient.

Vous connaissez l’explication que donne la ‘Hassidout, à propos du verset définissant un homme comme “ celui qui avance ”. Telle est précisément sa raison d’être, l’indication qu’il est bien en vie. Il doit, de jour en jour, grandir et se développer.

On peut vérifier, dans la pratique, que tout dépend uniquement de la volonté de l’homme. Celui-ci a toujours la possibilité d’améliorer sa situation d’aujourd’hui, par rapport à ce qu’elle était hier. Et, il en est ainsi, d’un jour à l’autre.

Si cela est vrai pour chacun, combien plus est-ce le cas de la jeune génération, dont l’enthousiasme n’a pas encore été émoussé et reste frais, qui est encore capable de prendre de nombreuses initiatives.

Néanmoins, il faut être prudent quant à la manière d’utiliser son enthousiasme et ses forces, de même qu’aux domaines de cette utilisation, en particulier dans les endroits et pour les questions qui présentent la lumière et l’obscurité de manière conjointe. Il faut alors interroger ceux qui ne sont pas directement impliqués, qui peuvent émettre un avis sans être corrompu par leur amour propre ou par leurs intérêts personnels. On pourra, auprès d’eux, établir ce qu’il convient de faire.

De même, il faut que la conception que l’on se fait de la vie soit basée sur la Torah, pénétrée d’un esprit de crainte de Dieu. Ainsi, bien souvent, on est instinctivement en mesure de distinguer le droit chemin et ce qui conduit à s’en détourner, même si l’on est incapable de l’expliquer logiquement.

Que Dieu vous accorde, à toutes et à chacune d’entre vous, en l’année qui vient de commencer, le mérite de connaître la réussite en tout ce qui vient d’être dit. Vous donnerez un bon exemple et vous guiderez les autres.

Avec ma bénédiction pour une grande réussite et dans l’attente de vos bonnes nouvelles, qui seront détaillées, autant qu’il convient,

Lettre n°3839

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3839, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tichri 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

aux multiples accomplissements, le Rav Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, que j’ai reçu à ‘Hol Hamoed Soukkot. J’espère que vous avez organisé une fête de Sim’hat Beth Hachoéva(2) pour les élèves de l’école que vous dirigez, que ces élèves se sont rendus dans la Soukka. Bien souvent, ce qu’ils voient alors reste gravé dans leur cœur. Une partie d’entre eux habite sûrement à proximité de la synagogue.

De même, j’aimerais savoir ce qu’il est advenu du projet de création d’une école dans le quartier de Chicago où de nombreux Juifs s’installent actuellement(3).

Notes

(1) Le Rav Y.Flyer, de Chicago. Voir, à son sujet, les lettres n°3436 et 3927. (2) La joie commémorant le moment où l’on puisait, dans le Temple, l’eau des libations. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°3436 et 3927.

Lettre n°3840

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3840, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan

5716, Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre d’Issrou ‘Hag, dans laquelle vous me dites que vous êtes né à Loubavitch et que vous conservez, dans votre esprit, diverses images de cette ville, à l’époque du Rabbi Maharach et de son fils, le Rabbi Rachab. Vos souvenirs portent sur la ville de Loubavitch proprement dite et également sur les invités qui s’y rendaient, de temps à autre.

Il serait bon que vous rédigiez ces souvenirs(2), car très peu nombreux sont ceux qui se rappellent précisément ce qui s’est passé à l’époque et savent qui étaient les invités et les personnages de la cour(3). Certes, tout ce qui est écrit ne justifie pas d’être imprimé. Pour autant, il est bon de conserver ces notes par écrit. Une partie d’entre elles pourra sûrement servir pour ce qui est édité, même si, a priori, il est difficile d’avoir des certitudes, en la matière.

Bien plus, plusieurs décennies se sont écoulées et ce qui n’est pas fréquent n’est pas toujours gardé à l’esprit. Dans votre souvenir, vous devez vous-même faire une différence entre ce qui ne fait aucun doute et ce qui n’est pas totalement certain, au moins par certains aspects. Il serait bon que vous précisiez tout cela dans vos notes.

Bien évidemment, je serais très intéressé à prendre connaissance de ces notes, car je collecte tout ce qui a trait à l’histoire de Loubavitch, surtout celle de cette époque, ayant trait au Rabbi Maharach et au début de la génération de son fils, le Rabbi Rachab, à laquelle personne ne se consacre, parmi les historiens de la ‘Hassidout.

Conformément à votre demande, un Tanya, d’un format de poche, vous a été adressé. Sans doute me confirmerez-vous l’avoir reçu.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Le Rav T.Har Shaffer, de Raanana, en Terre Sainte. (2) Un article intitulé “ Loubavitch, la ville où résidèrent les maîtres de ‘Habad ” fut édité dans Hé Avar, fascicule n°2, page 86, paru en 5714-1954. (3) Du Rabbi.

Lettre n°3841

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3841, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan

5716, Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

Je fais réponse à ta lettre du 26 Tichri, dans laquelle tu poses les questions suivantes :

A) Comment écarter les pensées qui ne sont pas souhaitables ?

La solution, en la matière, est bien connue : “ Un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité ”. Il faut donc se concentrer sur des pensées de Torah et de prière, connaître par cœur quelques chapitres de Michna, de Tanya et, si possible, quelques discours ‘hassidiques que l’on peut comprendre aisément. Grâce à tout cela, on peut se délivrer des pensées qui ne sont pas bonnes.

B) Que faire lorsque tout est effectué d’une manière intéressée ?

Il convient d’être prudent, en la matière, car, bien souvent, lorsque le mauvais penchant souhaite empêcher l’homme d’adopter un bon comportement, c’est sur ce chemin qu’il s’engage. Il tente de le convaincre qu’il n’est pas désintéressé et qu’il est donc préférable qu’il ne fasse rien.

Nos Sages tranchent que l’on doit adopter l’attitude inverse : “ Un homme doit se consacrer à la Torah et aux Mitsvot, même s’il ne le fait pas pour Son Nom. En effet, c’est ainsi qu’il parviendra à le faire pour Son Nom ”.

En conséquence, il convient, bien entendu, de faire en sorte qu’à terme, on agisse de manière désintéressée. Mais, d’emblée, il ne faut pas se retenir de faire toute bonne chose, ce qu’à Dieu ne plaise, de la manière qui vient d’être décrite.

En la matière, on reçoit pleinement l’aide de Dieu en venant en aide à ses amis et à son entourage, en les rapprochant des valeurs juives, en général et de la ‘Hassidout, en particulier. Il y a là une Tsédaka spirituelle et c’est à ce propos qu’il a dit : “ La Tsédaka élève une nation ”, comme l’explique le Torah Or, au début de la Parchat Béréchit.

Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec joie et crainte de Dieu,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3842

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3842, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan

5716, Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Tichri. J’ai bon espoir qu’à la réception de ma lettre, votre état de santé se sera déjà amélioré. En l’occurrence, votre pied est affecté et celui-ci correspond au “ pied ” de l’âme, c’est-à-dire à la foi et à la Tsédaka(1). Vous apprendrez donc par cœur au moins quelques chapitres du Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna(2), de l’Admour Hazaken.

De plus, vous connaîtrez également le contenu des autres chapitres et, sans en faire le vœu, jusqu’au 19 Kislev(3) prochain, vous prélèverez chaque jour, avant la prière, quelques pièces pour la Tsédaka.

Dieu vous conférera la réussite et vous donnerez de bonnes nouvelles de ce qui vient d’être dit et de ce qui vous concerne, en général.

Avec ma bénédiction pour que vous ayez un bon hiver,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°1688, 2181 et 2705. (2) Une partie du Tanya. (3) Le Roch Hachana de la ‘Hassidout.

Lettre n°3843

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3843, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan

5716, Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Nathan David(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre d’Issrou ‘Hag et j’y ai lu, avec satisfaction, que vous avez fait un discours public sur le Judaïsme. Bien évidemment, une seule intervention par an n’est pas suffisante. L’acte du service de Dieu effectué une fois par an, dans le temps et dans le Saint des Saints, dans l’espace, était Yom Kippour. Il était le fait du grand Prêtre, lui même qualifié de “ Saint des Saints ” par le verset (Divreï Ha Yamim, 1, 23, 13). Ainsi, se trouvaient réunis l’espace, le temps et l’âme(2). Et, cela suffisait(3) parce qu’il y avait eu un an de préparation, s’ajoutant à celle du jour même de Yom Kippour.

Certes, il est dit que chaque Juif possède une âme étant une parcelle de Divinité véritable, transcendant le temps et l’espace. Il peut donc agir en tout endroit, à toute époque, à tout instant, comme le faisait le Cohen Gadol, à Yom Kippour, dans le Saint des Saints. Et, pour cela, il suffit de se motiver comme il convient, de changer de nature.

Bien évidemment, cela ne dispense nullement de l’effort, tout au long de l’année et, selon les termes du Zohar (tome 3, page 94b) “ Chaque jour possède son contenu propre ” et “ Lorsqu’un jour manque, un vêtement manque ” (tome 1, page 224a).

Combien plus est-ce le cas de l’action menée envers les autres, qui ne se trouvent pas toujours près de vous, ne sont pas systématiquement prêts à recevoir votre influence. Dieu fasse que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles de cela également.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav N.D. Rosenblum, de Buenos Aires, Argentine. Voir, à son sujet, la lettre n°3435. (2) En Hébreu Olam, Chana, Néfech, dont les initiales forment le mot Achan, la fumée, en l’occurrence celle du sacrifice des encens, offert par le grand Prêtre, à Yom Kippour. (3) Bien qu’il n’en soit ainsi qu’une seule fois par an.

Lettre n°3844

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3844, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan

5716, Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yo’hanan(1), le Cho’het, secrétaire de

la synagogue Loubavitch de Loubavitch,

à Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

A la fin du mois de Tichri, qui a une portée générale affectant toute l’année, qui est rassasié(2) de tout le bien, afin de le conserver tout au long de l’année, je vous réitère mes bénédictions pour que, pendant de nombreuses années, vous assumiez vos fonctions de secrétaire de la synagogue Loubavitch de Loubavitch, dans un esprit ‘hassidique.

Ceci se traduira par une action fructueuse pour multiplier le nombre de ceux qui y prient, pour améliorer également leur qualité en y fixant des cours. Ceux-ci porteront sur la partie révélée de la Torah et sur la ‘Hassidout, comme le veut la tradition des communautés juives et surtout celle de ‘Habad. Ces cours peuvent sûrement être organisés en sorte qu’ils ne dérangent pas les temps d’étude de la Yechiva.

Et, l’on sait à quel point nos Sages soulignent, au traité Bera’hot 18a, l’importance de l’union des synagogues et des maisons d’étude. Le mérite de tous dépend de vous.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit, en bonne santé et avec une satisfaction ‘hassidique de votre épouse, puisse-t-elle avoir longue vie et de tous vos enfants,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Y.Gordon. Voir, à son sujet, les lettres n°2299 et 3943. (2) Tichri est le septième mois à partir de Nissan, Chevii, de la même étymologie que Moussba, rassasié.

Lettre n°3845

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3845, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mar’hechvan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

On m’a transmis, aujourd’hui, votre lettre, datée de la fin de Mena’hem Av, avec ce qu’elle contenait. Je suis un peu surpris qu’elle ait pris tant de retard.

J’ai pris connaissance de votre style avec plaisir, de la manière dont vous décrivez votre généalogie. Je suis convaincu que ce que vous avez écrit émanait de votre cœur. Ainsi, l’élévation est assurément présente, telle qu’elle découle de la tradition ancestrale et on la ressent concrètement dans sa vie.

En effet, le cœur est le “ roi ” de tous les membres. Les Juifs font le bien et ils considèrent les autres avec générosité. En conséquence, vous influencez sûrement les autres pour qu’ils en fassent de même.

Vous écrivez que votre grand-père appartenait à la maison d’étude du Tséma’h Tsédek. J’aimerais savoir s’il a laissé des notes ou des écrits de ‘Hassidout qui ne seraient pas encore imprimés. Le cas échéant, y en a-t-il une liste, qu’il soit possible de consulter ? Je vous en remercie d’avance.

Sans doute rencontrez-vous, de temps à autre, les ‘Hassidim de Tel Aviv et vous visitez les institutions ‘Habad de Terre Sainte, en particulier la Yechiva Tom’heï Temimim, à Kfar ‘Habad. Nos Sages émettent un principe : “ Décoche une flèche en l’air. Elle retombera sur sa pointe. ”

Avec ma bénédiction pour concevoir une satisfaction véritable, c’est-à-dire une satisfaction juive, de tous vos enfants, conformément à leur ascendance de laquelle ils seront fiers,

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