Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°3806
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3806, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin d'Elloul 5715]
Au distingué 'Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée,
le Rav Zeev Tsvi(1),
J'ai bien reçu votre lettre du 12 Elloul.
Vous citez l'affirmation de nos Sages selon laquelle il n'est pas un brin d'herbe, ici-bas, auquel ne corresponde un astre, là-haut. Vous me demandez donc comment l'astre peut se répartir en deux, accordant aux uns le bien et le mal à la fois, aucun bien aux autres. En effet, l'âme animale d'un Juif comporte du bien et du mal, alors que celle des nations est issue des trois forces du mal totalement impures.
Il est bien clair qu'en pareil cas, il ne s'agit pas du même astre(2), ce qu'à Dieu ne plaise. La Klipat Noga(3) joue un rôle intermédiaire et, au final, elle sera bien intégrée au domaine de la Sainteté. Il n'en est pas de même pour les trois Klipot, qui ne peuvent pas connaître l'élévation, ainsi qu'il est dit: Je supprimerai l'esprit d'impureté de la terre.
Si vous faites allusion, plus généralement, à la création du mal, vous consulterez le Torah Or, au discours 'hassidique intitulé Pour comprendre le sens des bénédictions et le Likouteï Torah, sur trois Parachyot, à la même référence.
Notes
(1) Le Rav Z.T. Weber. Voir, à son sujet, la lettre n°3710. (2) Le Rabbi note, en bas de page: Vous consulterez également les Tossafot sur le traité Avoda Zara 5a. (3) La force du mal qui conserve la possibilité de l'élévation.
Lettre n°3807
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3807, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Jours de Seli'hot 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu,
le Rav Barou'h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Elloul, avec ce qu'elle contenait.
A) Concernant la Meguila, notre coutume, conformément à une directive de mon beau-père, le Rabbi, est de la secouer deux fois, en disant cette missive et cette seconde missive de Pourim. Le mot cette a été omis, dans le Hayom Yom. Ceci a été corrigé dans le recueil de coutumes(2), qui se trouve à la fin de la Rechimat Esther, publiée par les éditions Kehot.
B) J'ai fait remarquer, à propos du calendrier mural du Collel(3), que ce qui est dit à propos de la phrase Inscris-nous dans le livre est une erreur(4). Je voulais dire que l'alternative suivante se présente. Ou bien l'on précise également de la vie, comme le dit le Ketsot Ha Choul'han, chapitre 21, paragraphe 4, ou bien il suffit de dire Inscris-nous, comme l'indique le Dére'h 'Haïm. La logique établit qu'il doit en être ainsi(5).
C) Je vous remercie pour les références que vous me donnez, à propos de Je Le rendrai favorable et Je Le séduirai(6).
D) S'agissant de vos remarques sur la ponctuation des cantiques du Ma'hzor de Roch Hachana et de Yom Kippour, il y a effectivement, de nombreuses vérifications à faire, dans ce domaine. Il semble que l'on y trouve plusieurs confusions, du fait des erreurs du copiste, qui n'y a pas prêté attention. Puis, lorsqu'une erreur s'installe, elle est conservée. Il est dommage qu'il n'y ait pas un expert, en la matière, qui puisse se consacrer à tout cela.
A l'occasion de la nouvelle année, qui arrive, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse la mienne, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
J'ai ajouté le mot Chabbat à la prière de Min'ha de Roch Hachana. Il est clair que je souhaitais exclure ce que dit le traité Taanit, puisque l'on récite alors une Haftara. C'est bien évident.
Vous m'interrogez sur le cantique de la Neïla, Nous sommes à Dieu et nos yeux sont tournés vers Dieu, basé sur le traité Soukka 53b(7). Il est bon de corriger la version qui s'est répandue. C'est sans doute pour cela que le texte a été modifié, par rapport à celui de la Michna, que l'expression nos yeux est intercalée afin de faire une interruption entre les deux Noms de Dieu, soulignant ainsi qu'il s'agit d'une idée différente.
De même, on peut dire qu'il n'en est pas de même pour une prière émanant de la communauté, comme l'explique le Baït 'Hadach, Ora'h 'Haïm, au chapitre 61, le Peri Megadim et le Ma'hatsit Ha Chekel, sur le Maguen Avraham, paragraphe 9.
J'ai vu également que les responsa Chéélat Chalom, dernière édition(8), traitent de ce sujet, mais je ne dispose pas de cet ouvrage.
Notes
(1) Le Rav B.Naé, de Jérusalem. (2) Et également dans le Hayom Yom, à partir de 5717-1957, qui dit: On secoue la Meguila en disant 'cette missive' et 'cette seconde missive de Pourim'. (3) Il s'agit du recueil des lois et coutumes de la synagogue, pour les 'Hassidim 'Habad, publié par le Collel 'Habad. Celui-ci fut conçu par le Rav Avraham 'Haïm Naé et il comporte quelques ajouts de son fils, le Rav Barou'h Naé, destinataire de la présente lettre. Ce dernier avait envoyé au Rabbi l'épreuve du calendrier de 5716 et le Rabbi le lui avait restitué, en y ajoutant ses propres commentaires. (4) A propos de la prière d'Arvit, à l'issue de Yom Kippour, il était dit que celui qui se trompe et intercale, dans son texte, la phrase Inscris-nous dans le livre doit terminer sa Amida, puis en faire une seconde, à titre d'offrande pour Dieu. Le Rabbi précisa donc que ceci était une erreur. (5) Que l'erreur porte ou sur une phrase entière ou sur un seul mot, mais non sur une demi phrase. (6) Le Maharil et le Tachbets ont une autre version de cette formule qui figure dans la prière des jours redoutables. Le Rabbi écrivait donc, dans les additifs aux coutumes de Roch Hachana et de Yom Kippour, Séfer Ha Minhaguim 'Habad, page 61, note 11: Il est surprenant qu'aucune remarque n'ait été faite, à ce sujet, par exemple dans le cantique
Oufad Me Az. Depuis, lors, le texte a été modifié dans les dernières éditions du Ma'hzor. (7) Qui dit: Nous sommes à Dieu et vers Dieu nos yeux sont tournés. Comment cette formulation est-elle possible? Rabbi Zeïra n'a-t-il pas dit que celui qui répète deux fois le mot Chema est comme s'il disait deux fois Modim (que l'on doit faire taire immédiatement)? Il faut donc dire ainsi: Nous nous prosternons devant Dieu et nos yeux placent leur espoir en Dieu. (8) Au chapitre 48.
Lettre n°3808
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3808, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Jours de Seli'hot 5715,
Brooklyn, New York,
Au distingué 'Hassid qui craint Dieu,
le Rav Alter Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse aux questions posées dans votre lettre.
A) Le calendrier du Collel(2) fait référence aux expressions Et, il implora et Exauce-nous(3). Il s'agit d'une décision du Tséma'h Tsédek, dans ses responsa, porte des additifs, chapitre 8. Vous verrez également sa décision hala'hique dans le Ora'h 'Haïm, chapitre 566, les responsa 'Hatam Sofer, Ora'h 'Haïm, chapitre 157, le Maharam Shik, chapitre 289, le Sdeï 'Hémed, coin du champ, recueil de lois, article Trois semaines, chapitre 2, paragraphe 3.
J'ai noté tout cela dans la liste des coutumes figurant à la fin des Rechimot E'ha(4), desquelles cette directive du calendrier est extraite. Néanmoins, les références ne sont pas citées, dans ce calendrier. Vous consulterez également les responsa Tsafnat Paanéa'h du Gaon de Ragatchov, tome 2, chapitre 31.
B) On dit: Il fait souffler le vent et tomber la pluie également à Cha'harit, après en avoir entendu l'annonce(5). A mon humble avis, c'est le cas uniquement si aucun autre office(6) n'est organisé. Ce n'est pas l'avis du Baal Hala'hot Guedolot, qui émet un doute à ce sujet(7), mais ce point ne sera pas développé ici.
On retrouve cet avis dans les responsa Chéélat Chalom, dernière version, fin du chapitre 197, d'après le Yerouchalmi, qui conclut: Cela est clair et évident. Et, le Baal Hala'hot Guedolot n'a pas vu ce livre, puisqu'il ne le cite pas.
C) A la veille du Chabbat 'Hanouka, la quantité d'huile(8) doit être suffisante pour brûler au moins une demi-heure après le coucher du soleil.
C'est effectivement ce que dit le calendrier. Je ne comprends pas quelle est ici votre difficulté.
D) On ne récite pas intégralement le verset Devarim 9, 7 dans les souvenirs(9). En effet, on cherche à réduire ce qui n'est pas à l'honneur d'Israël, comme l'expliquent les responsa 'Hatam Sofer, Ora'h 'Haïm, chapitre 10.
Néanmoins, on peut encore s'interroger sur le souvenir lié au don de la Torah. Il est judicieux d'adopter l'explication des responsa Maharam Shik, Ora'h 'Haïm, chapitre 24, selon lesquelles il y a là un cas particulier, puisqu'il ne s'agit pas de lire un verset entier ou tout un passage, mais seulement de se rappeler d'un certain fait. Pour autant, on adopte bien la formulation du verset, comme le dit le Maguen Avraham, au début du chapitre 282 et, dans le Yoré Déa, au chapitre 284, à propos du tracé des lignes(10).
E) Dans le grand Talith, on introduit le fil dans l'orifice percé sur le côté. Voici ce que dit l'Admour Hazaken, dans son Sidour: Après avoir fait le nœud supérieur de la manière qui convient.
F) Vous me demandez, à ce propos, ce que l'on appelle la longueur et la largeur. Vous consulterez, à ce sujet, la décision hala'hique du Tséma'h Tsédek, dans ses responsa, Ora'h 'Haïm, chapitre 11.
Notes
(1) Le Rav A.M. Raginski, de Paris. (2) Voir la lettre précédente (3) La lecture de la Torah du jour de jeûne et le passage supplémentaire qui est alors intercalé dans la prière. La première est faite en présence de trois personnes qui jeûnent. Le second, en revanche, est dit, s'il y a dix personnes qui jeûnent. (4) Voir le Séfer Ha Minhaguim 'Habad, page 45. (5) Le Jour de Chemini Atséret, avant Moussaf. Il s'agit ici de celui qui est en retard et n'a toujours pas dit la Amida de Cha'harit. (6) De Cha'harit. (7) Dans son commentaire de la Hala'ha, au chapitre 114. (8) Nécessaire pour allumer les bougies de la fête. (9) Dans les six souvenirs lus, chaque matin, après Cha'harit, on ne mentionne que la première partie de ce verset. (10) Sur un parchemin, pour en faire un Séfer Torah, une Mezouza ou des Tefillin.
Lettre n°3809
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3809, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tichri 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
De temps à autre, j'obtiens de vos nouvelles, mais j'ai, néanmoins, reçu votre lettre avec plaisir. Bien évidemment, je ne suis pas satisfait de l'état d'esprit qu'elle dénote, c'est-à-dire de votre découragement, inspiré par le fait que, selon vous, vous ne voyez pas le résultat de votre effort et de votre action menée auprès de la jeunesse.
Certes, une complète satisfaction, de la part d'un responsable communautaire, qui se veut efficace, n'a généralement pas de conséquences particulièrement favorables et elle est de nature à réduire son ardeur. En effet, le mauvais penchant pourrait lui suggérer qu'il en a fait assez, que cela est bien suffisant, que d'autres peuvent désormais prendre sa relève.
Pour autant, l'autre extrême, c'est-à-dire un sentiment de renoncement et même de profond découragement, aura également des conséquences négatives, qui seront même plus dommageables que celles de la situation précédente. En effet, l'affaiblissement qui en résultera sera encore plus important.
Pour en revenir à la question posée proprement dite, vous avez investi de grands efforts en ces jeunes qui, malgré cela, ont rejoint le courant éloigné de la pratique. Il est dit, cependant que un effort n'est jamais vain, même s'il ne réussit pas dans la mesure et sous la forme que l'on voudrait. De plus, pour différentes raisons, les conséquences, bien souvent, n'apparaissent que par la suite. Parfois, il faut attendre que l'élève s'installe et ait une vie familiale, qui est un élément de stabilité. Alors, il réfléchit à tout ce qu'il a vécu et à sa situation actuelle. Et, il tient compte de la période pendant laquelle il se trouvait sous l'influence de telle personne, en tel endroit. La balance peut ainsi pencher du côté du bien.
De plus, nos Sages racontent que Rabbi Akiva fut l'un des plus grands Sages de la Michna et des piliers de la Loi Orale. Il enseigna, guida, éduqua et dirigea pendant quarante ans. Il eut vingt quatre mille disciples, dignes de ce titre par leurs connaissances comme par leur personnalité, méritant d'avoir Rabbi Akiva pour maître et pour guide spirituel. Or, pour une certaine raison, tous moururent, malheureusement et le peuple d'Israël courut le risque d'oublier la Torah. Alors, Rabbi Akiva forma cinq disciples, qui rétablirent toute la Loi Orale et la diffusèrent en Israël, en leur temps à leur époque. Puis, celle-ci fut transmise, d'une génération à l'autre et elle parvint jusqu'à nous, à nos enfants et à nos petits-enfants, pour l'éternité.
Il est bien clair que notre Torah n'est pas un recueil de récits. Son nom est de la même étymologie que Horaa, enseignement. De fait, chaque élément qui la constitue délivre un enseignement, guide chacun et chacune.
Ce récit, en particulier, constitue un exemple vivant, établissant qu'un homme doit se servir de ses capacités, dans toute la mesure du possible. Quel que soit l'événement qui remette en cause son action, il n'a pas le droit de s'en affecter et de se décourager, même si celui-ci atteint les proportions précédemment décrites, ce qu'à Dieu ne plaise. En l'occurrence, l'effort de nombreuses années fut perdu, selon ce que perçoivent nos yeux de chair. Malgré cela, il faut poursuivre sa mission sacrée, avec empressement et joie. Au final, il est certain que l'on connaîtra la réussite.
Il est possible, comme on l'a dit, que, dans un grand nombre de cas, on ne connaisse pas le succès ou l'on n'observe pas le fruit de son effort. Pour autant, dans quelques cas au moins, on rencontrera une réussite considérable, qui comblera le manque et apportera la satisfaction de tout ce qui a été accompli. Rapportant ce récit, nos Sages citent(1) le verset suivant(2): Plante tes semences le matin et, le soir, ne laisse pas ta main inactive, car tu ne sais pas lesquelles germeront.
Certes, il faut éprouver de l'amertume pour chacun et chacune de ceux qui se sont écartés du droit chemin, celui de la Torah et des Mitsvot, même s'ils le font seulement pour quelques jours et uniquement dans des domaines mineurs, car chaque instant est précieux et chaque acte revêt une importance fondamentale. L'enseignant et l'éducateur, en particulier, doivent ressentir une telle amertume, mais celle-ci doit avoir pour effet de redoubler leur ardeur en ce qui a été accompli jusqu'à maintenant. Ils doivent compléter et parfaire l'action.
Nos Sages énoncent un principe général selon lequel rien ne résiste à la volonté. Il en est ainsi non seulement pour les nouveaux élèves, mais aussi pour ceux qui, à l'heure actuelle, ne semblent pas avoir intégré ce qui leur a été enseigné, pour lesquels le résultat n'est pas perceptible à nos yeux. Ces derniers sont encore plus clairement concernés.
Il faut se dire et tenir compte du fait que le compromis(3) n'apporte aucune réussite, en particulier auprès des jeunes. Car, ceux-ci ont un argument simple, en la matière. Si l'on peut introduire un compromis sur le tiers ou sur le quart, pourquoi ne pas aller au-delà et en faire de même pour la moitié ou même pour plus encore? Par ailleurs, si le compromis est possible, il ne peut pas s'agir de la vérité. En effet, le mensonge a des voies multiples, alors qu'il y a une seule et unique vérité.
Il est clair qu'un élève ne peut être transformé d'un instant à l'autre, pour atteindre la perfection. L'évolution ne peut qu'être lente et progressive. Au moment de l'effort, néanmoins, il faut lui expliquer que ce que l'on attend de lui n'est pas le stade final et ne représente pas la perfection. En effet, chacun et chacune est tenu de mettre en pratique les 613 Mitsvot. Malgré cela, compte tenu de sa situation, il commence par telle ou telle autre pratique, ne pouvant, d'emblée, tout faire à la fois.
De plus, la vérité ne peut être doublée. Pour ce qui concerne notre nation, peuple unique sur la terre, tout doublon est exclu, même s'il n'est introduit que pour une courte période et pour différentes raisons. Tout comme nous avons un Dieu unique, nous possédons une Torah unique, dont la sainteté du premier Commandement, Je suis l'Eternel ton Dieu, apparaît en toutes ses lettres et en tous ses mots, du début à la fin.
Il n'y a pas lieu de craindre que les jeunes ne reçoivent pas un tel message. La pratique établit que l'inverse est vrai, qu'ils acceptent la vérité affirmée, sans compromis, même si, dans leur existence, ils ne parviennent pas encore à surmonter toutes les épreuves auxquelles ils sont confrontés.
La conclusion de tout ce long développement est la suivante. Tous ceux et toutes celles qui sont susceptibles d'exercer une influence positive, en particulier dans le domaine de l'éducation judicieuse, doivent investir toute leur ardeur et toutes leurs capacités dans cette mission sacrée. Certes, il ne faut pas renoncer, même au plus mauvais des élèves. Pour autant, on n'a pas non plus le droit d'affaiblir son engagement en cette activité, qui est une mission divine, parce que l'on semble ne pas connaître la réussite. En effet, les paroles qui émanent du cœur pénètrent dans le cœur. Au final, vous verrez effectivement la rétribution de votre effort.
Bien évidemment, si, dans tous les domaines, l'aide de Dieu est nécessaire, combien plus est-ce le cas, lorsqu'il s'agit de l'éducation. Les forces luttant contre Dieu et contre Sa Torah se mobilisent, en la matière, par tous les moyens dont ils disposent et de toutes les façons possibles. Pour accroître cette aide de Dieu, il faut renforcer sa propre perfection et son engagement personnel, au sens le plus littéral, dans son existence quotidienne, conformément à notre Torah, Torah de vie et à ses Mitsvot. Et, cela ne contredit pas l'effort qui est réalisé en direction du prochain. Bien au contraire, c'est ainsi qu'on le renforce.
Vous me réjouirez en m'adressant un courrier dans
lequel vous m'apprendrez que vous poursuivez votre action, que vous exercez l'influence qui convient dans votre milieu et votre entourage, conformément à l'esprit de la Tradition d'Israël, avec une ardeur sans cesse croissante. J'ai bon espoir qu'au bout d'un certain temps, qui ne sera pas long, vous pourrez me dire également que votre effort porte ses fruits.
Au seuil de cette année, selon la formule courante et traditionnelle, je vous souhaite une bonne et douce année, une année de réussite en vos préoccupations personnelles, de succès, dans la bonne direction, en vos activités communautaires. Je vous remercie d'avance de transmettre ces souhaits à vos élèves, en particulier à ceux qui m'ont rendu visite avec vous.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Au traité Yebamot 62b. (2) Kohélet 11, 6. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°2100, 2563, 2812 et 2928.
Lettre n°3810
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3810, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tichri 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jeûne du septième mois(1), puisse-t-il être transformé en allégresse et en joie, très bientôt et de nos jours. Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom(2), afin que votre cœur et votre cerveau s'ouvrent.
Vous savez quel est le meilleur moyen d'obtenir un tel résultat. Nos Sages indiquent, en effet, que le Saint béni soit-Il agit mesure pour mesure(3). Ainsi, lorsque l'on s'efforce de convaincre son prochain d'ouvrir lui-même son cerveau et son cœur à l'étude de notre sainte Torah et, en particulier, de sa dimension profonde, qui en est l'arbre de vie, on obtient qu'il en soit de même pour sa propre personne et l'on reçoit, d'une manière considérablement accrue, la satisfaction de ses propres besoins, en la matière.
Ceci s'ajoute au fait que la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même, que une Mitsva en attire une autre. Puisse Dieu faire que vous me transmettiez prochainement de bonnes nouvelles de tout cela.
Je vous joins une lettre adressée à tous, qui vous intéressera sûrement, de même que sa traduction en anglais, que vous pourrez montrer à vos enfants, si vous l'estimez judicieux. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela également.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement inscrit pour une bonne année,
Notes
(1) Celui de Guedalya, le 3 Tichri. (2) Près du tombeau du précédent Rabbi. (3) De la manière dont l'homme agit lui-même.
Lettre n°3811
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3811, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tichri 5716,
Brooklyn,
Aux enseignants et enseignantes de
l'école Beth Rivka, à Kfar 'Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Elloul. J'ai bon espoir que vous redoublerez d'ardeur, comme vous l'écrivez, afin d'éduquer les élèves de votre institution, de sorte que, même lorsqu'elle la quitte, on puisse en observer l'influence, dans l'esprit de la Tradition d'Israël, comme il convient pour des jeunes filles juives. Et, rien ne résiste à la volonté.
Bien plus, nous nous trouvons en une période de laquelle il est dit: Recherchez Dieu quand Il peut être trouvé. Invoquez-Le quand Il est proche. Alors, toute demande d'aide formulée à Dieu, toute prière est mieux acceptée et plus efficace. Puisse Dieu faire que vous m'annonciez bientôt de bonnes nouvelles de tout cela.
J'adresse à chacun et à chacune d'entre vous ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellés pour une bonne année, que vous ayez une considérable réussite dans votre action, qui est une mission sacrée, celle de l'éducation pure et sainte. De la sorte, vous assumerez également votre mission profonde, selon les termes de la Michna: J'ai été créé pour servir mon Créateur.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°3812
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3812, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tichri 5716,
Brooklyn,
Au distingué 'Hassid qui craint Dieu,
empli d'empressement, ayant de bons comportements,
aux multiples accomplissements pour la Torah et les Mitsvot,
le Rav Its'hak Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
J'ai appris, avec joie, que le problème qui se posait a été réglé, dans votre synagogue et maison d'étude, avant même le début de l'année, lorsqu'une foule nombreuse s'y rassemble. Ceci renforce la valeur intrinsèque de cette solution. C'est, en outre, un moyen de raffermir publiquement la pratique du Judaïsme, ce qui constitue une sanctification du Nom de Dieu.
Comme on le sait, un comportement basé sur la Torah implique de ne pas accepter le compromis(2), même lorsque celui-ci est très largement répandu. On prétend, en effet, que c'est le seul moyen de rapprocher du Judaïsme le plus pur, les cœurs de ceux qui en sont éloignés. Or, il est nécessaire, bien au contraire, d'expliquer chaque idée telle qu'elle est et de redoubler de prudence, conformément à l'enseignement de nos Sages, qui, en quelques mots, ouvrirent la voie devant quiconque accorde de la valeur à la Parole de Dieu. Ils dirent, en effet: Il vit une plaine(3) et l'entoura d'une barrière.
En effet, lorsque l'on observe une négligence des Mitsvot, on doit, d'emblée, dresser une barrière de plus. Il n'en est pas ainsi uniquement pour la faute la plus grave, punie de lapidation, comme le dit le traité Erouvin 6a, ni même pour une interdiction nouvelle, dont le principe n'est pas accepté, selon les propos du traité 'Houlin 111, mais également pour une disposition de nos Sages, conformément au traité Erouvin 100b.
Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous puissiez réparer les brèches et restaurer la maison d'Israël, en particulier auprès des jeunes, qui sont l'avenir de notre peuple.
J'ai malheureusement appris que l'intérêt suscité auprès des jeunes pour les actions menées est en diminution, par rapport aux années précédentes(2). Je serais heureux de savoir que cette information n'est pas fondée ou, tout au moins, qu'il y avait là uniquement un phénomène passager et que vous redoublez d'ardeur dans l'influence que vous exercez sur ces jeunes, afin de leur conférer une crainte de Dieu pure.
Puisse Dieu faire qu'avec le temps, vous leur apportiez également la joie dans le service de Dieu, comme l'explique le Baal Chem Tov, commentant le verset: Servez Dieu dans la joie, ce qui est une Hala'ha tranchée par le Rambam, à la fin de ses lois du Loulav.
Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d'être dit et afin d'être définitivement inscrit pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav I.M. Bounim, de Brooklyn. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3809. (3) Ouverte, non protégée.
Lettre n°3813
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3813, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tichri 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille de Roch Hachana, dans laquelle vous vous plaignez de votre situation, vous évoquez votre tristesse, votre amertume et le nombre de fois que vous êtes saisi par le découragement.
Il est inutile de vous expliquer longuement que le découragement est un stratagème et une ruse du mauvais penchant, souhaitant vous détourner du service du Créateur, ce qu'à Dieu ne plaise. L'Admour Hazaken dit de la paresse et de l'indolence, au chapitre 26 du Tanya, qu'il est aisé de les vaincre et de les faire tomber. Combien plus est-ce le cas, pour le découragement, ce qu'à Dieu ne plaise.
Il est bien clair qu'il faut lutter contre les mauvaises habitudes, dans toute la mesure du possible. Pour autant, le découragement et tout ce qui s'apparente à lui sont interdits par la Torah. De plus, la logique établit qu'il n'a pas lieu d'être, comme le soulignent différents textes, en particulier le Tanya, à partir du chapitre 27, que vous consulterez.
Oubliez donc toutes ces pensées qui n'apportent rien à votre service de Dieu, basé sur la Torah et ses Mitsvot. Menez le combat de Dieu, comme l'explique le Tanya, à la même référence. Lorsque l'on conquiert un pays, au sens littéral, on met en pratique le principe Je le renverrai peu à peu. Et, il en est de même, dans la dimension spirituelle.
L'assurance nous a été donnée qu'au final, nous sortirions vainqueurs de ce combat. Combien plus est-ce le cas lorsque l'on a goûté l'enseignement de la 'Hassidout, ses pratiques et ses usages. Penser que quelqu'un n'est pas concerné par tout cela va à l'encontre de la logique la plus élémentaire et heurte, avant tout, les enseignements et les injonctions de notre Torah, Torah de vie.
Je vous adresse ma bénédiction afin d'étudier avec ardeur la partie révélée de la Torah et la 'Hassidout, de prier avec ferveur, de mettre en pratique, dans ce domaine, le Précepte divin Servez Dieu dans la joie et d'être définitivement inscrit pour une bonne année,
Avec ma bénédiction,
N. B. : Vous gardez sûrement les trois études qui concernent chacun, instituées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles portent sur le 'Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.
Lettre n°3814
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3814, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tichri 5716,
Brooklyn,
A Bat Sheva(1),
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre de la veille de Roch Hachana, dans laquelle vous me demandez de quelle manière vous pouvez exercer votre influence sur votre entourage, afin d'y renforcer la pratique juive, par l'intermédiaire de notre Torah et de ses Mitsvot.
Je suis surpris que vous puissiez vous interroger, à ce propos. Vous devez vous-même ressentir que vos amies exercent une influence sur vous. De façon générale, chacun est influencé par son entourage et nos Sages soulignent(2) que: Les amies font beaucoup. Combien plus doit être très efficace une action menée pour la Torah, les Mitsvot, pour la dimension profonde de la Torah, qui est son âme, c'est-à-dire pour l'enseignement de la 'Hassidout, ses pratiques et ses usages. En effet, l'attribut du bien est beaucoup plus puissant(3).
De façon générale, cette action comprend deux points:
A) Vous devez, vous-même, par votre comportement et par votre attitude, donner l'exemple de ce que doit être une jeune fille issue d'une famille 'hassidique.
B) Par des explications dans les termes qui conviennent, vous devez transmettre l'enseignement de la 'Hassidout et des récits 'hassidiques à vos amies. Vous trouverez, dans les Séfer Ha Si'hot et Likouteï Dibbourim(4), une matière riche et variée, à ce sujet. Si vous multipliez vos interventions en ce sens, il est certain que vos propos seront acceptés et qu'ils feront leur effet, pour peu qu'ils émanent de votre cœur.
Il serait bon que vous preniez conseil, à ce sujet, auprès des dirigeantes des femmes et jeunes filles 'Habad, à Jérusalem. Elles vous indiqueront ce qu'il convient de faire, concrètement.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellée pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) B. S. Lazarov, de Jérusalem. (2) Au traité Sotta, lorsqu'ils se demandent ce qui conduit une femme à l'infidélité. (3) Que celui de la punition. (4) Du précédent Rabbi.
Lettre n°3815
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3815, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tichri 5716,
Brooklyn,
Au Rav Yehouda Segal(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous(2) me demandez si un disciple a le droit de prononcer le nom de son maître, en lui décernant un titre d'honneur. Les détails et les différents avis, à ce sujet, sont mentionnés dans le Choul'han Arou'h, Yoré Déa, chapitre 242, paragraphe 15 et dans les commentaires de ce texte.
L'habitude des 'Hassidim, concernant leur Rabbi, est d'adopter une attitude très rigoriste, en la matière, y compris lorsque celui-ci n'est pas présent. Une telle pratique est, en apparence, permise sans le moindre doute. néanmoins, cet usage ancien est également fondé. De plus, il n'est pas uniquement la marque d'une position plus stricte. En effet, le paragraphe 16, à la même référence, précise que l'on s'efforce de ne pas le traiter comme toutes les autres personnes.
En conséquence, si l'on applique cette permission à son Rabbi, en le traitant comme tout autre Rabbi, on entre effectivement dans le cadre de ce qui est interdit au paragraphe 16. Et, qu'importe si on le fait en saluant, en parlant ou en écrivant.
Certes, on trouve les expressions Moché, mon maître(3) et Abba(4) Halafta(5). Celles-ci sont précisément l'origine de la permission donnée au paragraphe 15. Pour autant, Yochoua n'appela aucun autre homme mon maître et Rabbi Yochoua n'appela personne d'autre Abba(6). Cela est bien évident et ne sera pas développé ici. Néanmoins, j'ai approfondi cette analyse, par ailleurs.
Notes
(1) De Tel Aviv. Peut-être s'agit-il du destinataire de la lettre n°4045. (2) Ceci fut noté par le Rabbi, en post-scriptum à une lettre du secrétariat du Rabbi, adressée au Rav Segal. (3) Ces mots furent dits par Yochoua, disciple de Moché, qui prononça donc bien le nom de son maître. (4) Père. (5) De même, Rabbi Yossi était le fils de Rabbi Halafta, qu'il appelait donc Abba, père, tout en mentionnant son nom. (6) Le premier réservait ce titre à Moché et le second, à son père. De la sorte, l’un et l’autre ne leur manquaient pas de respect.
Lettre n°3816
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3816, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tichri 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mena'hem Zeev Ha Lévi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Votre lettre de la veille de Yom Kippour a bien été reçue. Vous y faites référence aux coutumes des quatre espèces(2). Je vous remercie pour cette note, bien que, concrètement, il soit difficile de déterminer quel était le comportement de telle personne, surtout lorsqu'il n'en a pas donné la raison et le descriptif détaillé, d'autant que ce comportement a pu avoir un caractère exceptionnel.
Concernant le fait de prononcer le Nom de Dieu(3), je suis également surpris car, selon le sens simple du verset, ce Nom porte sur ce qui est dit avant(4) et non sur ce qui est dit après. On peut donc se demander pourquoi il n'en serait pas de même, quand on secoue le Loulav, d'autant que le Nom Avaya est lié à l'Attribut de Miséricorde, qui tend vers la Bonté, au sud.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellé pour une bonne année et pour le temps de notre joie, matériellement et spirituellement à la fois.
Notes
(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, les lettres n°3559, 3905, 4166 et 4231. (2) De la fête de Soukkot. (3) Quand on secoue le Loulav, en lisant le verset Hodou du Hallel. (4) Le Rabbi note, en bas de page: C'est également ce qu'indique l'Admour Hazaken, dans son Sidour, avant le Hallel, puisqu'il précise le Nom de Dieu, bien que par la suite il dise seulement Hodou.
Lettre n°3817
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3817, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tichri 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu,
le Rav Pin'has Leïbish(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 4 Tichri et vous avez sûrement déjà reçu la mienne, qui vous souhaitait une bonne année.
Comme vous me le demandez, tous les noms que vous citez seront mentionnés près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que ces personnes aient une bonne et douce année.
Vous avez été l'émissaire pour transmettre leur requête et vous leur expliquerez donc sûrement ce qui est dit dans différents textes, et dont un extrait a été reproduit dans le calendrier Hayom Yom(2), à propos de la manière de s'attacher(3).
L'attachement est le canal par lequel on reçoit la bénédiction et, pour cela, il convient, avant tout, de garder les trois études qui concernent chacun et ont été instaurées par celui qui invoque, en l'occurrence la miséricorde divine(4), mon beau-père, le Rabbi. Elles portent sur le 'Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.
Pour ce qui est des femmes, elles donneront de la Tsédaka avant d'allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Tous feront vérifier leurs Tefillin et les Mezouzot de leur maison, afin de s'assurer qu'elles soient cachères, conformément à la Hala'ha.
Avec ma bénédiction afin que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela et soyez définitivement scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav P.L. Herzl, de Jérusalem. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4084. (3) Au Rabbi. (4) Pour ceux dont le nom a été cité près de son tombeau.
Lettre n°3818
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3818, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tichri 5716,
Brooklyn,
Au jeune Chalom Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la semaine passée, dans laquelle vous me décrivez votre état d’esprit, dans le nouvel endroit où vous vous trouvez. Vous me dites que vous avez organisé un office public.
Sans doute ne vous contenterez-vous pas de cela. Vous organiserez également un groupe d’étude de notre Torah, Torah de vie. Car, celle-ci protège chaque Juif, en tout endroit où il se trouve. Elle est, en effet, “ notre vie et la longueur de nos jours ”. Si vous faites, en la matière, les efforts qui conviennent, vous connaîtrez la réussite, car les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur.
A n’en pas douter, les jeunes de l’association ‘Habad vous viendront en aide, dans toute la mesure du possible, surtout si vous avez besoin de livres ou de paires de Tefillin. Et, qui sait ? Peut-être vous trouvez-vous en cet endroit et dans cet environnement afin de rapprocher les cœurs des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Tous les efforts, l’application nécessaire et le temps que l'on y consacre sont justifiés pour cela.
Vous connaissez sûrement ce récit, à propos du guide spirituel, le Rav Yossef de Bechenkovitch et de celui qui accéda grâce à lui à la Techouva, Reb Chlomo Leïb. Ce récit est relaté par une note de mon beau-père, le Rabbi, qui est imprimée dans l’avant propos du Pokéa’h Ivrim(2).
Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”, mais de manière largement accrue. Il ouvrira donc votre cerveau et votre cœur, afin que vous meniez à bien votre mission, conformément aux termes de la Michna : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ” en bonne santé et avec largesse d’esprit.
Vous voudrez bien saluer et transmettre ma bénédiction, à l’occasion de la fête(3) à vos amis et à votre entourage. La Mitsva de la Soukka entoure l’homme, de la tête aux pieds, ce qui inclut ses vêtements et ses chaussures. Bien sûr, cet homme connaît l'élévation dans sa Soukka et, en y mangeant, il accomplit une Mitsva. Il en fait de même en y buvant, en y dormant, en y accomplissant toute action. Selon les termes de nos Sages, “ vous vous y trouverez comme si vous y résidiez ”.
Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre eux connaisse la réussite, prenne conscience de la vérité, comprenne que chacun reçoit les moyens de servir le Créateur, non seulement pendant la prière ou l’étude de la Torah, mais en permanence, ainsi qu'il est dit: “ en toutes tes voies, reconnais-Le ”.
Tout dépend de vous. Si vous le désirez vraiment, vous vous apercevrez que tout cela est aisé, car Dieu attend des hommes ce qu’ils peuvent effectivement accomplir, en fonction des forces qui leur sont accordées.
Avec ma bénédiction pour une fête joyeuse et pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) C. L. Lerman, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°3890. (2) Ecrit par l’Admour Haémtsahi pour Reb Chlomo Leïb. (3) De Soukkot.
Lettre n°3819
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3819, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tichri 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav ‘Hananya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me parlez de vos fonctions. Vous êtes le gardien d’un immeuble de bureaux, parfois dans la journée et parfois pendant la nuit.
J’ai entendu, quelques fois, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, faire allusion à des personnes qui occupaient de telles fonctions et souligner qu’elles devaient connaître par cœur des passages de Torah, afin de les répéter, pendant leur travail. Dans la mesure du possible, il est bon que vous adoptiez cette pratique. Ces passages de Torah seront des Tehilim, de la Michna. Il serait bon que vous connaissiez également au moins un chapitre de Tanya. Plus vous multiplierez ces textes et mieux cela sera.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi. En cette année qui commence, Dieu vous accordera le succès et vous disposerez au mieux de votre temps. Le moment venu, vous trouverez les fonctions qui vous conviennent, matériellement et spirituellement à la fois, de même que les membres de votre famille.
Vous connaissez sans doute les trois études qui s’appliquent à chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. En tout état de cause, vous les adopterez, à l’avenir.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête(2),
Notes
(1) Le Rav H.Lugafy, de Jérusalem. (2) De Soukkot.
Lettre n°3820
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3820, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 12 Tichri 5716, Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Hillel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction pour cette personne(2). J’en donnerai lecture, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Il faudrait lui expliquer, de la manière qui convient, que ce qui lui arrive fait allusion à l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ la royauté terrestre est à l’image de la royauté céleste ”. Le sentiment que lui inspire un jugement prononcé par les hommes doit, a fortiori, lui fournir une indication sur l’état d’esprit qui aurait dû prévaloir pendant les dix jours séparant Roch Hachana de Yom Kippour.
Dieu, dans Sa grande bonté, considérant que le comportement pendant ces dix jours n’a pas été ce qu’il devait être, lui fait une allusion à cela en provoquant un jugement rendu par les hommes. Cette allusion sera donc suffisante, comme le souligne le Ari Zal, commentant le verset “ Il tendra la joue à celui qui le frappe et se rassasiera de honte ”. En l'occurrence, cette honte suffira pour s’acquitter de son obligation.
Puisse Dieu faire que cette personne donne de bonnes nouvelles de ce qui la concerne, en particulier de son ajout à la Torah, partie révélée et ‘Hassidout, de même que de sa pratique des Mitsvot.
Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête(3),
Notes
(1) Le Rav H.H. Azimov, de Paris. Voir, à son sujet, les lettres n°3587 et 4180. (2) Vraisemblablement déférée devant un tribunal. (3) De Soukkot.
Lettre n°3821
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3821, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tichri 5716,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. Vous avez vu l’un de mes courriers imprimé dans un périodique dont on peut craindre qu’il ne soit pas conservé(2). Or, des propos de nos Sages et un verset étaient cités dans cette lettre.
Je me base, en la matière, sur la pratique des Grands de notre peuple, dans les pays où nous nous trouvions auparavant(3) et également sur l’usage de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, lorsqu’il était aux Etats Unis. En effet, quand cela était nécessaire, celui-ci publiait des propos d’encouragement dans la presse et il y mentionnait des commentaires de nos Sages et des versets.
Bien évidemment, des précautions étaient prises, dans la mesure du possible. Ainsi, le Nom de Dieu n’était pas écrit en toutes lettres et nous adoptons également cette précaution, y compris dans l’édition de brochures et même lorsqu’elles sont publiées dans la langue du pays, comme l’expliquent les Décisionnaires, selon lesquels les Noms énoncés dans d’autres langues sont également saints.
Vous connaissez l’explication du verset(4) “ Sa bannière suscite mon amour ”, donnée par nos Sages(5), selon laquelle “ le fait d’omettre(6) le Nom suscite Mon amour ”.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellé pour une bonne année et ayez une fête(7) joyeuse,
Notes
(1) Le Rav M.Amsel, de Brooklyn. (2) Par ses lecteurs, ce qui a pour effet de jeter des paroles de la Torah. (3) En Europe de l’est. (4) Chir Hachirim 2, 4. (5) Dans le Midrach Chir Hachirim Rabba, chapitre 2, paragraphe 13. (6) Déguel, la bannière, est l’anagramme de Daleg, omettre. (7) De Soukkot.
Lettre n°3822
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3822, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tichri 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dont vous avez commencé la rédaction le 25 Elloul.
Je suis satisfait d’apprendre que vos relations avec les différentes administrations se sont améliorées. Ceci vous a sûrement apporté la preuve que l’on obtient gain de cause, au final, en agissant de façon amicale et en parlant de la même façon, même si, profondément, il faut faire preuve de la fermeté nécessaire et poursuivre son action en permanence.
Il n’en est pas de même si l’on intervient d’une autre façon(2). Vous continuerez donc à me donner de bonnes nouvelles, en la matière.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav D.‘Hanzin, de Peta’h Tikva. Voir, à son sujet, les lettres n°3307, 4073, 4406 et 4457. (2) Qui n’est pas amicale.
Lettre n°3823
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3823, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tichri 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la fin du mois d’Elloul, dans laquelle vous me demandez pourquoi les ‘Hassidim ne lisent pas, chaque jour, les treize principes(2) et pourquoi leur texte n’apparaît pas dans le Sidour de l’Admour Hazaken.
A) Votre seconde question apporte la réponse à la première. Nous ne lisons pas ce texte parce qu’il ne figure pas dans le Sidour de l’Admour Hazaken.
B) Pourquoi l’Admour Hazaken ne le mentionne-t-il pas dans son Sidour ? Je n’ai pas reçu d’explication spécifique, à ce propos. On peut présumer que ce texte ne figure pas dans notre prière pour les raisons suivantes :
1. Selon le Talmud, la prière a pour but de proclamer l’éloge du Saint béni soit-Il et de formuler les besoins de l’homme. Or, dire “ je crois ”(3) n’entre dans aucune de ces deux catégories.
2. De façon générale, une preuve doit être apportée pour que soit accepté chaque amendement au texte qui a été établi par les membres de la grande Assemblée et rapporté par les premiers Sages. En d’autres termes, celui qui modifie la prière, dans la manière de la réciter publiquement, doit citer une preuve claire et indiquer sur quoi il se base. En revanche, celui qui n’accepte pas un ajout n’a pas à se justifier, pour cela.
Et, l’on sait à quel point on est scrupuleux pour chaque mot, pour chaque lettre de la prière, dans laquelle figurent de nombreuses allusions. Du reste, ceux qui lisent ces treize principes le font uniquement après la prière. Mais, cela doit également être prouvé.
On sait la preuve qui est citée, à ce propos, par notre maître le Ari Zal. Celle-ci figure, dans le Ets ‘Haïm, au début de la première porte : “ Il(4) n'admettait pas tous les cantiques et tous les hymnes composés par les derniers Sages. Il acceptait uniquement ceux des premiers Sages, rédigés sur la base de la Vérité. Les derniers Sages, en revanche, ne connaissaient pas la Kabbala, ne savaient pas ce qu’ils disaient, se trompaient dans l’ordre de leurs propos, qui est dépourvu d’érudition ”.
C’est la raison pour laquelle, comme on l’a dit, il faut se méfier d’un ajout et le verset (Kohélet 5, 1) établit clairement que : “ Dieu se trouve dans le ciel et tu es sur terre. Tu limiteras donc tes propos ”. Vous consulterez le commentaire du Ibn Ezra sur ce verset. Du reste, celui qui souhaite multiplier les prières et les supplications peut lire, en abondance, les Tehilim du chantre d’Israël(5).
C) Ce qui vient d’être dit, à l’exception du paragraphe A, concerne l’ajout, à la prière, de manière générale. S’agissant, plus spécifiquement, des treize principes, ceux-ci n’apparaissent pas dans le Sidour du Ari Zal, comme dans de nombreux Sidourim des premiers Sages. Il faut donc se demander qui, le premier, instaura que ce texte soit lu, chaque jour.
De plus, on sait que certains, parmi les grands d’Israël, refusaient de distinguer certaines Mitsvot de toutes les autres pour les ériger en principes(6). Tous ne s’accordent pas non plus sur le nombre de ces principes et nombreux sont ceux qui n’adoptent pas l’avis du Rambam, selon lequel ils sont au nombre de treize. Tout cela est bien connu.
D) Je n’ai pas oublié ce que dit le Michméret Chalom, au nom du Juste, Rabbi Pin’has de Korets. Cet ouvrage affirme qu’il est une pratique favorable, pour connaître la prospérité matérielle, de lire, tôt le matin, la Paracha de la manne et les treize principes.
Mais, il est clair que les pratiques favorables énoncées dans tel endroit et à telle époque n’ont aucune incidence sur le texte de la prière de tout le peuple juif. En outre, l’enseignement donné en ce sens ne s’applique pas en tout lieu et en toutes les générations.
Au fait, “ Lorsque tes sources se répandront à l’extérieur ” fut la réponse du roi Machia’h(7).
Du fait de la sainteté de la fête(8), le Rabbi Chlita ne signe pas cette lettre et je le fais à sa place,
Le secrétaire,
N. B. : J’ai bien reçu le Divrat Chalom et je vous en remercie beaucoup. Je vous joins un bon d’expédition en port payé pour couvrir les frais d’envoi.
Notes
(1) Le Rav H.T. Eisenbach, de Jérusalem. (2) De la foi, énoncés par le Rambam. (3) Ainsi commence chaque paragraphe de ce texte. (4) Le Ari Zal. (5) Le roi David. (6) Pour leur accorder un rôle essentiel par rapport aux autres. (7) Au Baal Chem Tov qui lui demandait quand il viendrait. Ce n’est vraisemblablement pas ce qui figurait dans la lettre du Rav Eisenbach. (8) Cette lettre est écrite pendant ‘Hol Ha Moëd Soukkot.
Lettre n°3824
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3824, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tichri 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Israël Noa’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, avec la liste de récits relatifs au Rabbi Maharach, dont le mérite nous protégera. Je vous remercie beaucoup pour cette liste et sans doute en enverrez-vous d’autres, à l’avenir. Les paroles et les actions des Justes sont immuables et exercent leur effet.
Vous savez à quel point mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera accordait de la valeur à ces témoignages. Il demandait qu’ils soient consignés par écrit, il insistait pour cela, à condition que la rédaction en soit précise, que tous les détails soient bien indiqués et surtout que l’on précise qui les rapporte et dans quelle mesure cette personne est fiable.
Je vous joins une copie de ma lettre adressée à tous, à l’occasion de ce Roch Hachana. Sans doute utiliserez-vous son contenu de la manière qui convient.
Avec ma bénédiction,
Du fait de la sainteté de la fête(2), le Rabbi Chlita ne signe pas cette lettre et je le fais à sa place,
Le secrétaire,
A. Kwint,
Notes
(1) Le Rav I.N. Belinitski, de Brunoy, en région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°3793. (2) Cette lettre est écrite pendant ‘Hol Ha Moëd Soukkot.
Lettre n°3825
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3825, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tichri 5716,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille de Yom Kippour, avec ce qu’elle contenait. Vous-même avez sûrement déjà reçu la mienne, qui vous souhaitait une bonne année.
D’un côté, la joie se fait jour en mon cœur, parce que vous avez pris la décision, sans en faire le vœu, de concentrer tous vos efforts sur le réseau(1), comme je vous l’avais demandé, c'est-à-dire d’être un émissaire judicieux pour prendre part à son avancement et à son amélioration. Mais, de l’autre côté, les larmes montent dans mon cœur en m’apercevant que vous parlez de tout cela au futur(2).
Pour tout ce qui concerne le domaine de la sainteté, chaque minute est précieuse, comme le soulignent différents livres. Combien plus en est-il ainsi lorsqu’il s’agit de l’éducation des petits garçons et des petites filles. Chaque instant qui s’écoule sans que soit réalisée une action, de la manière la plus large, a pour conséquence que l'on
reçoit l’influence provenant de l’autre côté et des vents qui soufflent dans la rue.
Certes, nos Sages disent que l’on ne se plaint pas du passé(3). Mais, différents textes montrent qu’une bonne résolution, pour l’avenir, est directement conditionnée par le regret du passé. Or, il n’est pas aisé de prendre un engagement pour le futur si l’on n’a pas conscience de la vérité, pour ce qui concerne le passé. En l’occurrence, nous ne nous plaignons donc pas du passé. Il s’agit bien d’une requête, reformulée et réitérée à propos du futur.
Si l’on tient compte de l’avis de telle personne(4) pour ce qui concerne ses propres besoins vitaux et ceux des membres de sa famille, alors que Dieu, en la matière, accorde uniquement à celui qui est concerné le moyen de décider, combien plus doit-on le faire pour les affaires communautaires, d’autant que cette personne n’est pas personnellement impliquée et peut donc juger la situation sans parti pris. Il n’en est pas de même pour ceux qui se trouvent sur place et en sont les acteurs directs.
Puisse Dieu faire que, dans votre prochaine lettre, vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, de même que des autres points que vous mentionnez dans votre lettre.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête(5),
Du fait de la sainteté de la fête(6), le Rabbi Chlita ne signe pas cette lettre et je le fais à sa place,
Le secrétaire,
Notes
(1) Le réseau des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (2) Que tout cela n'aura pas un effet immédiat. (3) Car cela est inutile. (4) Du Rabbi lui-même. (5) De Soukkot. (6) Cette lettre est écrite pendant ‘Hol Ha Moëd Soukkot.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam