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Iguerot Kodesh — lettres 3786 à 3805

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3786

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3786, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yé'hyel Mi'hel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Elloul, avec la demande de bénédiction qu'elle contenait. Vous évoquez la construction du Mikwé. Vous connaissez sûrement l'enseignement du Rabbi Rachab, le concernant(2), qu'il transmit au grand Rav Yaakov Landa, de Bneï Brak. Sans doute ce Mikwé sera-t-il conforme à ses instructions.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.M. Dabroskin. Voir, à son sujet, la lettre n°3106. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3782.

Lettre n°3787

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3787, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du vendredi, veille du Chabbat, dans laquelle vous m'interrogez sur l'affirmation de nos Sages, au traité Yebamot 61a, selon laquelle Vous êtes appelés Adam, hommes et la distinction faite par les Tossafot entre les expressions Adam, homme et Ha Adam, l'homme, que vous mettez en cause, en citant quelques versets. Vous consulterez, à ce sujet, la longue explication du Malbim, sur le verset Vaykra 1, 2.

Néanmoins, la mission essentielle d'un élève de Yechiva n'est pas de rechercher des questions ou même de développer des explications nouvelles. Si vous ne l'avez fait que de manière accessoire, c'est très bien. En revanche, si ce n'est pas le cas, il vous suffit d'apprendre avec ardeur et constance la partie révélée de la Torah et la 'Hassidout. Car, il est dommage de perdre du temps pour les deux points évoqués plus haut.

Vous faites référence au Moussar et à la manière de servir Dieu. Ceci est inclut dans ce qui vient d'être dit et je vous répète, encore une fois, que vous devez garder les trois études, concernant chacun, qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le 'Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous les garderez, au moins à l'avenir.

Avec ma bénédiction, afin que vous étudiez la Torah avec la crainte de Dieu, que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°3788

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3788, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au distingué 'Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel 'Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du 18 Elloul, avec ce qui y était joint. Il est bien évident qu'il est interdit d'emprunter un bateau israélien, voyageant pendant le Chabbat et dont l'équipage est juif(2).

Par ailleurs, je n'apprécie pas qu'un voyage soit organisé de telle façon qu'il faille se trouver sur le bateau pendant les dix jours de Techouva, Yom Kippour, Soukkot ou même une partie de cette période. Il est préférable d'opter pour un autre arrangement.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.H. Polner. Voir, à son sujet, la lettre n°3445. (2) Il devra donc, nécessairement, intervenir pendant le Chabbat et transgresser ce jour.

Lettre n°3789

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3789, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav et Juste, distingué 'Hassid qui craint Dieu, issu d'une illustre famille, le Rav Chalom Yé'hezkel Shraga(1) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre et à ce qu'elle contenait, une discussion sur la possibilité d'utiliser une épingle à nourrice(2), pendant le Chabbat.

J'ai été horrifié par la conclusion que vous envisagez. Non seulement vous considérez que cet usage est interdit, mais vous y voyez même une transgression d'un Précepte de la Torah, ce qu'à Dieu ne plaise. Comment quelqu'un qui est issu d'une famille comme la vôtre peut-il considérer que de nombreuses femmes juives vertueuses, de cette génération et des précédentes, ont été dans l'erreur, en la matière?

Qui est plus grand que le Korban Netanel, traité Chabbat, chapitre 7, paragraphe 6, que vous citez vous-mêmes dans vos responsa, qui s'est gardé de prononcer clairement une telle interdiction et marque uniquement son étonnement en constatant que cet usage s'est répandu? Or, tout comme la Michna dit qu'il est une Mitsva de maintenir les propos des Sages, elle affirme aussi qu'il en est une de conserver les usages des vieilles femmes juives, qu'elles ont adoptés depuis plusieurs générations, sans que personne ne cherche à les en empêcher.

On peut trouver plusieurs raisons de permettre cette pratique et il convient de les associer pour comprendre cette autorisation. Ces raisons sont les suivantes:

A) On ne peut pas coudre avec du fer ou du fil de fer. On ne peut le démontrer clairement, mais l'on peut y trouver une allusion dans le fait que tous les travaux interdits, pendant le Chabbat, sont déduits de la construction du Sanctuaire. Là, on brodait également avec du fil d'or, mais non avec des fils de fer. Si une pratique aussi surprenante avait été adoptée, la Torah aurait dû l'établir clairement.

Le traité Mena'hot 41a parle de piquets, selon l'interprétation du Arou'h. En fait, ceux-ci sont uniquement un moyen de lier et peut importe de quelle manière est réalisé ce lien, en cousant ou bien d'une autre façon. De même, dans le mélange des espèces, la Torah ne parle pas de couture, mais elle interdit leur présence conjointe. On ne peut donc pas en déduire qu'il soit interdit de coudre pendant le Chabbat.

Parfois, un lien est réalisé, d'une manière normale, sans couture et sans fils. Plusieurs textes établissent qu'un travail interdit est une transgression du Chabbat s'il est effectué de façon normale, mais non avec une modification ou bien de manière détournée. Ce n'est pas le cas pour le mélange des espèces.

Dans vos responsa, vous établissez une analogie entre le Chabbat et le mélange d'espèces. A mon sens, on ne peut pas formuler une telle affirmation et vous connaissez la preuve que l'on tire du traité Chabbat 48b, selon lequel ceci est un lien et cela n'en est pas un. Vous consulterez ce texte.

B) Rabbénou Yoël, dont la Hala'ha retient l'avis, dans le Choul'han Arou'h, Ora'h 'Haïm, chapitre 317, paragraphe 3, précise que le point de couture doit être définitif. De fait, on trouve, clairement défini, à propos du Chabbat, une notion de nœud définitif. Vous consulterez, à ce sujet, le Choul'han Arou'h de l'Admour Hazaken, au début du chapitre 317.

Il s'agit donc bien de ce qui est fait une fois pour toute et, là encore, on peut expliquer simplement que c'était bien le cas, dans le Sanctuaire. Tout ce qui était cousu et attaché l'était de manière définitive.

En l'occurrence, on peut ajouter qu'une épingle, surtout à nourrice est, à l'évidence, utilisée de telle manière que le lien ne peut jamais être définitif.

C) De façon générale, on utilise une épingle à nourrice pour les besoins de la journée. En pareil cas, les Sages les plus récents permettent cette pratique, même a priori, comme l'établissent différents textes.

A mon avis, en fonction de tout cela, on ne peut nullement interdire d'enfoncer une épingle à nourrice et l'on peut même penser qu'il est permis de le faire deux ou trois fois de suite(3). En tout état de cause, s'il y a une interdiction, elle ne peut émaner que des Sages.

Je n'ai pas précisé cette analyse comme il l'aurait fallu, car cela a déjà été fait par le Ginat Vradim(4), aux chapitres17 et 19, par le Tal Orot, qui adopte l'avis du Mechiv, par le nouveau Or'hot 'Haïm, au chapitre 340, par le Meassef Le 'Hol Ha Ma'hanot, le Ketsot Ha Choul'han du Rav Avraham 'Haïm Naé, partie Chemini, chapitre 146, paragraphe 12. Vous consulterez ces textes, qui apportent tous les détails nécessaires.

A ce sujet, vous citez une preuve du traité Mena'hot. Vous rejoignez, en cela l'avis des grands, puisque la même explication figure dans le Kountrass A'haron du Choul'han Arou'h de l'Admour Hazaken, à la fin du chapitre 301, comme le signale également le Ketsot Ha Choul'han.

Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

N. B. : Conformément à votre demande, je vous restitue votre responsa.

Notes

(1) Le Rav C.Y. S. Rubin Halbershtam, Rabbi de Tsheshinov. Voir, à son sujet, la lettre n°3397. (2) Textuellement une épingle de sûreté. (3) Pour pouvoir ensuite la refermer. (4) Ora'h Haïm, troisième partie.

Lettre n°3790

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3790, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m'écrivez que vous êtes un opposant à la 'Hassidout. Vous me pardonnerez de ne pas vous croire. En effet, l'Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul'han Arou'h, explique qu'un Juif ne veut pas et ne peut pas se séparer de la Divinité.

A l'heure actuelle, tous reconnaissent que la 'Hassidout et ses enseignements sont liés au Saint béni soit-Il, qu'ils permettent de s'attacher à Dieu. Un Juif ne peut donc pas s'y opposer. Une différence est envisageable dans la proximité de la 'Hassidout, l'attachement à elle. Or, il en est de même pour les autres parties de la Torah. Tous, y compris parmi les érudits de la Torah, n'en possèdent pas pleinement la dimension profonde, car elle transcende l'intellect. Certains la connaissent quelque peu, d'autres beaucoup plus. Et, il en est de même pour la 'Hassidout.

Que Dieu fasse, pour chaque Juif, que la nouvelle année surpasse celle qui vient de s'écouler, que l'on se pénètre plus, que l'on comprenne mieux, qu'on le fasse en bonne santé et dans la joie.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3791

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3791, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Elloul 5715,

Brooklyn,

Aux participants à la réunion ‘hassidique

du jour lumineux du 18 Elloul,

date de la naissance des deux luminaires,

le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’annonçant une bonne nouvelle, celle de votre réunion ‘hassidique, rassemblement d’amis, le 18 Elloul. A n’en pas douter, vous avez ainsi renforcé le contenu du mois d’Elloul, qui est globalement, selon la formulation de l’Admour Hazaken, dans le Likouteï Torah, Parchat Reéh, page 32b : “ Le Roi se trouve dans le champ et tous ceux qui le désirent peuvent aller à Sa rencontre. Il accueille chacun avec bienveillance ”.

Vous connaissez l’expression(1) des premières générations de la ‘Hassidout, que nous avons eu le mérite d’entendre de mon beau-père, le Rabbi, selon laquelle le 18 Elloul vivifie tout ce qui concerne ce mois, lequel se répartit entre les trois domaines du service de Dieu, l'étude de la Torah, tout d'abord, puisque les initiales du verset(2) Il a placé dans sa main et Je te fixerai forment le nom d'Elloul. Or, nos Sages disent, au traité Makot 10a, que l'on peut se réfugier dans les paroles de la Torah. Le verset Je suis à mon Bien Aimé et mon Bien Aimé est à moi, qui forme également le nom d'Elloul fait allusion à la prière. Enfin, le Arougat Ha Bossem cite également le verset l'un à son ami et des cadeaux aux pauvres, formant lui-même le nom d'Elloul, qui correspond aux bonnes actions. Le fondement de tout cela et son entrée en matière est la Techouva, qu'évoque le verset (Devarim 30, 6) ton cœur et le cœur, constituant encore une fois le nom d'Elloul, comme le remarque le Baal Ha Tourim.

Pour que tout ceci s’accomplisse sans difficultés et sans empêchements, Dieu doit faire disparaître tout ce qui fait obstacle, nous accorder tout le bien, qui nous renforcera, afin de mettre la Torah en pratique. Dès lors, selon les termes du Rambam, lois de la Techouva, début du chapitre 9, nous serons “ libres pour l’étude de la Torah et l’accomplissement de la Mitsva ”(3).

L’ensemble de tout cela est exprimé dans la formule répandue dans l’ensemble du peuple juif, “ une année bonne et douce ”.

Avec ma bénédiction afin que chacun d’entre vous, avec tous les membres de sa famille, soit inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3777. (2) Enoncé à propos des villes de refuge. (3) N’ayant pas d’autre occupation.

Lettre n°3792

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3792, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du 10 Elloul, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait. Vous me dites que vous vous efforcez de rester en contact avec les personnes sur lesquelles vous exerciez votre influence jusqu’à maintenant et j’en suis satisfait. Bien évidemment, vous vous efforcerez également d’en élargir le cercle, de la manière qui convient. L’édition, que vous citez, est effectivement un moyen d’obtenir un tel résultat.

Je vous joins un recueil sur Elloul, que vous pourrez sûrement utiliser, pendant qu’il en est encore d’actualité. A ce propos, vous me direz sûrement si le texte de notre causerie a été imprimé dans Ma’hanaïm. Depuis lors, une copie en a été adressée aux jeunes de l’association ‘Habad. Sans doute, le fait que je n’ai pas répondu a été interprété de la manière qui convient, c’est-à-dire comme un accord de l’éditer, sans modification.

De même, je suis satisfait de ce que vous me dites des actions des jeunes de l’association ‘Habad, en général, de celles qui sont menées dans certains endroits, en particulier. Là encore, vous diffuserez ce qui est fait, de la manière qui convient, afin de mettre en éveil la compétition des érudits dans les autres endroits.

Vous me dites que ce sera bientôt votre anniversaire et puisse donc Dieu faire que vous ayez une année de réussite, dans l’étude de la Torah, la pratique des Mitsvot et la prière fervente.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, puisse Dieu faire que vous et votre épouse soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Je viens de recevoir les fascicules sur les fêtes, pour les jours redoutables et pour Pessa’h 5713. Je vous en remercie. Vous continuerez à me les adresser, à l’avenir.

Lettre n°3793

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3793, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Israël Noa’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me parlez du Mikwé d’eau courante. A ce propos, vous rappelez que Roch Hachana a une portée générale. Vous avez, bien entendu, raison. Tichri, en général et Roch Hachana, en particulier, étendent leur influence sur toute l’année.

En effet, la ‘Hassidout, dans le Atéret Roch et dans d’autres textes, explique que l’on parle de “ tête ”(2) et non de “ début ” de l’année. Pour autant, la prière s’applique tout au long de l’année. Un office public est donc important et il faut savoir si ceux qui y participent sont des ‘Hassidim.

Que choisir entre ces deux éléments(3) ? Tout dépend de votre sentiment. Vous déciderez en fonction de cela.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

J’ai bien reçu vos trois demandes de bénédiction,

Notes

(1) le Rav I.N. Belinitski, de la Yechiva de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°2853. (2) Roch. (3) Faut-il, à Roch Hachana, prier avec la communauté ou bien prolonger seul sa prière par la réflexion ?

Lettre n°3794

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3794, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

se consacre aux besoins communautaires

et assume une mission sacrée,

le Rav Moché Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du treizième jour du mois de la miséricorde(2).

Vous me parlez de votre problème de logement. Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, aux multiples accomplissements et aux bons comportements, Rav H.M. A. Hadakov(3) vous a sûrement déjà transmis mon avis, selon lequel vous devez prendre conseil auprès de trois ‘Hassidim amis, connaissant les conditions de l’endroit où vous vous trouvez et les différents quartiers de Chicago. Ils vous indiqueront ce qu’il y a lieu de faire. Puisse Dieu leur suggérer l’idée juste.

Je vous adresse un recueil sur Elloul. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.

Je vous adresse ma bénédiction de bonne santé et de réussite dans vos activités communautaires, pour le Nom de Dieu. Vous consulterez la formulation de l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Arou’h, chapitre 70(4), paragraphe 4, qui dit : “ Même s’il ne sauve que leurs biens matériels(5) ”. Combien plus est-ce le cas lorsque l’on peut se servir de son influence, au sein de la synagogue, pour développer l’étude de la Torah, partie révélée et ‘Hassidout et pour le don de la Tsédaka, qui est fondamental et essentiel.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Je viens de recevoir votre lettre du 20 Elloul. Pour ce qui est de votre état de santé, tous les médecins s’accordent pour dire qu’une décision sera à prendre plus tard, lorsque Dieu vous aura d'ores et déjà inscrit et scellé pour une bonne année(6). Pour l’heure, oubliez donc tout cela.

Je vous joins un reçu pour le premier chèque. Vous me direz à quelle caisse il faut verset les autres chèques qu’il y avait dans votre lettre.

Notes

(1) Le Rav M.Shayevitch, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°3381. (2) Elloul. (3) Le Rav ‘Haïm Morde’haï Aïzik Hadakov, directeur du secrétariat du Rabbi. (4) Le Rabbi note Be ‘Haïm, terme dont la valeur numérique est soixante dix. (5) Par son activité communautaire. (6) Après les fêtes.

Lettre n°3795

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3795, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez votre propre nature et vous me la décrivez longuement(1). Vous devez connaître le proverbe de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel l’interdiction de la médisance porte également sur sa propre personne(2). Vous consulterez le Rambam, lois des opinions, chapitre 7, paragraphe 2.

Vous citez également le traité Ketouvot 17a, qui apporte, précisément, la réponse à votre question. Il est dit, en effet que “ l’avis de Beth Chamaï, par rapport à celui de Beth Hillel, n’est pas une Michna ”(3). Et, l’on peut résoudre la question qui se pose, à propos de Beth Chamaï, en fonction de ce que dit le Likouteï Torah, Chir Hachirim, au discours ‘hassidique intitulé “ Nos Sages ont enseigné : Comment danser devant la mariée ”.

Notes

(1) Mettant en avant ses propres défauts. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2056. (3) Et, ne doit donc pas être mise en cause.

Lettre n°3796

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3796, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 17 Elloul, dans laquelle vous évoquez le fait de dormir dans la Soukka(1). Vous me soulignez la coutume de quelques ‘Hassidim(2), en la matière, dans certains endroits.

Vous leur demanderez l’origine de leur pratique. En effet, ils sont sûrement connus pour leur respect des Mitsvot, qu’ils appliquent scrupuleusement.

Il faut savoir qu'il y aurait beaucoup à dire, sur le fait de dormir dans la Soukka(3), mais on ne le fera pas ici. Et, il y a certaines autres pratiques pour lesquelles il en est de même(4). Les plus anciens eux-mêmes ne le font(5) pas, bien qu’il s’agit d’une Hala’ha tranchée par le Choul’han Arou’h, que nul ne conteste. Bien plus, ces lois(6) peuvent même être encore plus importante que le fait de dormir dans la Soukka. C’est le cas, par exemple, de l’allumage des lumières de ‘Hanouka, “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”, selon l’obligation énoncée par la Guemara et par Rabbi Yossef Caro. Le Nimoukeï Ora’h ‘Haïm pose cette question, au chapitre 671.

Je suis surpris que vous vous contentiez, dans votre lettre, de poser une question. Vous ne me dites pas un mot de votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Bien plus, vous oubliez même une coutume adoptée par tout le peuple juif, mentionnée par les premiers Sages qui recensèrent ces pratiques, comme le Maharil. En effet, depuis le début d’Elloul, quand on écrit une lettre, on doit formuler des vœux pour la nouvelle année et il convient donc de le faire.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Qui n’est pas la coutume de ‘Habad. Voir le Likouteï Si’hot, tome 17, page 272. (2) Qui dorment dans la Soukka. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ L’un de ces points est le suivant. Il faut retirer de la Soukka tout ce qui va à l’encontre du respect qui lui est dû. De même, le fait de dormir dans la Soukka provoque la douleur ”. (4) Que l’on ne respecte pas. (5) Ne posent pas de telles questions. (6) Pour lesquelles la coutume semble être en marge de la Hala'ha.

Lettre n°3797

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3797, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 20 Elloul, qui faisait suite à une longue interruption. Vous me dites que votre amour et votre crainte de Dieu se sont affaiblis(1).

Comme vous le savez, l’Admour Hazaken écrit, au chapitre 31 du Tanya, que “ l’on se défera de la tristesse et l’on parviendra à la joie véritable. On accordera de la valeur à sa propre âme, afin que celle-ci se réjouisse plus clairement ”.

Bien plus, on méditera au contenu du chapitre 33, selon lequel on peut atteindre une telle élévation uniquement en comprenant le sens des mots que l’on prononce(2). En pareil cas, on s’emplit d’une grande joie, qui est même “ une joie double et multiple ”.

Plus précisément, on gardera la conscience de la Torah et des Mitsvot que l’on doit accomplir, pour soi-même et pour son entourage. Ainsi, on n’aura plus le temps d’être triste. Bien plus, ce sentiment fait obstacle au service de Dieu, comme l’expliquent le Tanya, au chapitre 26 et différents autres textes.

On connaît également le proverbe de nos maîtres, qui a été transmis par mon beau-père, le Rabbi, selon lequel chaque Juif peut tirer un enseignement du Tanya, même si les uns le considéreront de manière profonde et les autres, beaucoup moins. En effet, le verset “ car la chose est très proche de toi ”(3) s’applique à tous à la fois.

Puisse Dieu faire que vous vous raffermissiez sur la voie de la mise en pratique de l’Injonction : “ Servez Dieu dans la joie ” et que vous dirigiez les autres en ce sens. Dieu vous accordera la réussite.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Pendant la prière. (2) C’est-à-dire grâce à une manière de prier qui est accessible à tous. (3) Qui figure sur la page de garde du Tanya.

Lettre n°3798

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3798, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce mercredi.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

N. B. : Vous connaissez sûrement les instructions de notre saint maître, selon lesquelles, celui qui dirige l’office, en particulier pendant les jours redoutables(1), doit réviser les prières(2). C’est, en particulier vrai pour les cantiques. Et, il faut savoir au moins la signification des mots que l’on prononce.

Même si vous avez déjà été officiant l’an dernier, vous n’en respecterez pas moins cette précaution, chaque année, lorsque vous êtes l’officiant. Ainsi, Dieu vous conférera la réussite et vous serez un bon émissaire pour ceux qui vous ont mandaté. Vos prières seront pleinement exaucées.

Notes

(1) Roch Hachana et Yom Kippour. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3738.

Lettre n°3799

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3799, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été peiné d’apprendre que la paix ne règne pas dans le foyer de votre fille et de votre gendre. Je me demande s’il ne manque pas simplement un peu de “ colle ”. En effet, deux éléments durs ne peuvent adhérer pleinement l’un à l’autre. En pareil cas, on apporte une goutte, quelques gouttes, un très fin filet d’une substance liquide et souple. Et, dès lors, les deux éléments adhèrent.

Si quelqu’un pouvait expliquer aux deux partis, séparément, qu’il convient d’affaiblir toutes ces disputes, puis de les supprimer, à terme, en faisant preuve, de part et d’autre, de bonne volonté, nul ne le considérerait vraisemblablement comme un échec et tous deux commenceraient à agir en ce sens.

Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, très prochainement et sans difficultés, car la peine que vous avez eue, de par le passé, est bien suffisante. Vous pourrez donc m’annoncer de bonnes nouvelles, également en la matière.

Lettre n°3800

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3800, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je reçois avec plaisir, de temps à autre, vos salutations par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires et cumule de multiples accomplissements. De façon générale, savoir qu’un Juif est en bonne santé est effectivement une nouvelle réjouissante et l’un des moyens de mettre en pratique l’Injonction : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”.

Bien plus, le Rambam précise, en allusion, dans ses lois des opinions, au début du chapitre 4, que “ avoir un corps sain et intègre fait partie des voies du service de Dieu ”. Le verset définit clairement les Juifs comme appartenant à “ une nation sacrée ”, dont le corps est donc partie intégrante.

Et, il y a là bien plus qu’un simple motif de se réjouir. Il s’agit, en fait, d’un engagement accru dans le domaine de la Sainteté du monde. Car, le simple fait que le corps d’un Juif se trouve ici-bas suffit pour lui insuffler la Sainteté, pour préparer la matière à assumer sa mission, celle de constituer un Sanctuaire pour Dieu.

Comme sont belles les paroles de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 49 du Tanya, qui dit : “ Tu nous as aimés, d’un amour éternel… Car, Il a abandonné les armées célestes et saintes pour révéler Sa Présence en nous. Et, Tu nous as choisis, d’entre tous les peuples et toutes les langues. Il est bien ici question du corps physique qui, dans sa grossièreté, ressemble à celui des autres nations. Et, Tu nous as rapprochés… ”. Vous consulterez ce texte.

Parmi les Mitsvot, c'est bien la Tsédaka, au sens littéral, qui illustre tout cela de la manière la plus claire. Un homme la donne avec ce qu'il a acquis par son propre effort, qui aurait pu lui permettre de fortifier sa vitalité. Or, il prélève cette somme pour la consacrer aux besoins d'un pauvre ou bien pour renforcer des institutions auxquelles les pauvres doivent avoir recours. De la sorte, la matière reçoit l'élévation et la Divinité y apparaît à l'évidence. La Parole de Dieu qui la crée et la conduit à l'existence se révèle pleinement.

C'est la raison pour laquelle le profit moral de la Tsédaka est d'ores et déjà obtenu dans ce monde. En outre, cette Mitsva hâte la délivrance, car celle-ci sera obtenue en réalisant sa propre libération intérieure, conformément aux termes du prophète: L'honneur de Dieu se révélera et toute chair, ensemble, verra que la bouche de Dieu parle en tout ce qui intervient dans le monde.

En conséquence, j'ai bon espoir que la participation que vous avez apportée, grâce à la Tsédaka, à différentes institutions et à diverses causes, au cours de l'année qui vient de s'écouler, vous apportera, à vous et à tous les vôtres, la vitalité et la lumière, dans les domaines matériels et spirituels à la fois. A n'en pas douter, le Saint béni soit-Il tiendra Sa promesse, Prélève la dîme afin de t'enrichir, de sorte qu'à l'avenir, vous pourrez augmenter cette participation, avec joie, enthousiasme et générosité.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

J'ai bien reçu votre demande de bénédiction.

Lettre n°3801

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3801, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Elloul 5715,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l'association 'Habad

en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée

et rebâtie, groupement de Tel Aviv,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J'ai bien reçu votre lettre de l'issue du Chabbat, veille du 17 Elloul. Je suis surpris, encore une fois, par la longue interruption entre vos courriers. Dans celui-ci également, vous ne m'en expliquez pas la raison.

Vous me dites que des groupes d'études ont été organisés, en différents endroits, pour les jeunes et pour les enfants. J'en suis satisfait. Sans doute établirez-vous un programme, en ce domaine, dans le but de réunir tous ces groupes. Ceci s'ajoute à la nécessité de leur faire acquérir des connaissances et, surtout, de susciter en eux l'envie de poursuivre leurs études dans les écoles 'Habad.

En la matière, si l'on n'établit pas un programme précis, il n'y aura pas de limite. Il y aura alors lieu de craindre que votre action s'effrite, en l'absence d'un ou, tout au plus, de quelques éléments centralisateurs, qui serviront de fil conducteur, en la matière.

De même, j'ai reçu les premières informations sur la réunion 'hassidique du 18 Elloul. J'attends la suite, comme vous m'en avez fait la promesse. Même si vous ne le précisez pas, vous établissez sûrement un programme détaillé pour le mois de Tichri, qui approche. A titre de participation symbolique, vous recevrez, pour cela, de la caisse, un montant de cent livres.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, chacun d'entre vous, avec tous les membres de sa famille, sera inscrit et scellé pour une bonne et douce année, pour obtenir une réussite considérable dans l'action menée au sein des jeunes de l'association 'Habad, conformément au désir de notre chef, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°3802

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3802, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Jours de Seli'hot 5715,

Brooklyn, New York,

Au distingué 'Hassid qui craint Dieu,

Le Rav Touvya(1),

Je vous bénis et vous salue,

J'ai bien reçu votre lettre et votre demande de bénédiction.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Vous évoquez la possibilité d'établir un compte en fonction des dates des non-Juifs(2). Je ne sais pas quelle est, en la matière, la coutume de Jérusalem. En nos pays, en revanche, nous le faisons sans problème, lorsque cela est nécessaire ou bien pour une raison quelconque.

Il semble qu'à l'époque, on avait une autre coutume, comme l'indiquent les responsa du Maharam Shik, Yoré Déa, paragraphe 171 et les responsa Peri Ha Sadé, tome 1, chapitre 3. C'est la raison pour laquelle ces textes demandent de ne pas changer les dates.

Néanmoins, peut-on imaginer quelqu'un de plus grand que le Ramah, dans ses responsa, chapitre 51, Rabbi Akiva Eiger et le 'Hatam Sofer, dans Iguerot Sofrim, pages 93 et 105, les responsa 'Hatam Sofer Even Ha Ezer, tome 1, chapitre 43 et d'autres encore, qui sont cités par le Colbo sur le deuil, du Rav Greenwald, à la page 381(3)?

Notes

(1) Le Rav T.Blau, de Jérusalem. (2) De faire référence à l'ère vulgaire. (3) Qui permettent de citer une date de l'ère vulgaire.

Lettre n°3803

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3803, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Jours de Seli'hot 5715,

Brooklyn, New York,

Aux fils et filles d'Israël, en tout endroit,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue largement et vous bénis,

A l'occasion de la nouvelle année, je voudrais souhaiter à chacun et à chacune, au sein de tout Israël, une année bonne et douce, selon la très ancienne formule.

Roch Hachana, le début de l'année, a été fixé par notre Torah en la date de la création du monde, mais non en son premier jour. Il est, en fait, célébré en son sixième jour, lorsque l'homme fut créé.

Ainsi, la grandeur

du jour de la création ne se manifeste pas par l'apparition d'un être de plus, puis d'un autre, un peu plus élevé que le précédent, de sorte que les animaux surpassent les végétaux, qui se trouvent eux-mêmes au dessus des minéraux.

Cette grandeur se marque, en réalité, par l'apparition d'une créature qui n'est nullement comparable à toutes les autres, car elle met en évidence la Présence du Créateur, au sein de la création, bien plus, elle élève cette création vers la conscience de tout cela et la conduit ainsi vers la perfection.

En effet, la finalité ultime de la création est la perception et la vision de la Divinité, au sein des êtres créés.

*

*

*

L'un des caractères qui rend l'homme fondamentalement différent de tout le reste de la création est le libre arbitre que le Créateur lui a accordé.

L'homme peut faire usage de son libre arbitre de deux manières opposées. Il peut, ce qu'à Dieu ne plaise, se nuire à lui-même et semer la destruction autour de lui. A l'opposé, il peut faire le bon choix et, de la sorte, réaliser sa propre élévation et celle de toute la création, jusqu'au stade le plus élevé.

Et, la Torah nous a été donnée pour identifier le bon chemin et adopter, dans son existence, le comportement qui conduira vers ce but final.

La Torah est divine et immuable. Ses enseignements s'appliquent en tout temps et en tout lieu.

*

*

*

Par sa propre réflexion, l'homme n'atteindra jamais une telle élévation, car son intellect est limité.

La seule finalité de la compréhension est, en effet, de mettre en évidence et de révéler la conviction profonde et absolue que confère la foi pure, qui s'exerce sur tout ce qui transcende l'entendement. De la sorte, on peut vivifier son comportement et découvrir le bon chemin, au quotidien, qui est celui de la Torah et des Mitsvot.

*

*

*

A Roch Hachana, l'homme ne fait pas que se présenter devant le jugement divin. Il doit également se juger lui-même.

Il lui faut décider de s'engager à mener à bien le but et la mission qui lui sont confiés, à s'élever lui-même et à élever tout ce qui l'entoure, jusqu'à prendre conscience que: nous nous inclinerons, nous agenouillerons et nous prosternerons devant l'Eternel, Qui nous a créés.

Adam, le premier homme, le fit dès le premier jour de sa création, le premier Roch Hachana.

Tel est donc le sens d'une vie quotidienne menée en conformité avec la Torah.

Car, il ne faut pas emprunter la voie conduisant vers la désolation, la ruine et la destruction, ce qu'à Dieu ne plaise.

*

*

*

Nul ne doit se dire: Que suis-je et qui suis-je pour posséder un pouvoir aussi considérable?.

En effet, nous avons observé dernièrement ce qu'a pu accomplir une particule infiniment petite. La force atomique a détruit des villes et des pays entiers.

Ainsi, dans le sens négatif, une si petite quantité possède un tel pouvoir, alors que la destruction n'est en aucune façon la finalité de la création.

Il est donc, a fortiori, bien clair

que chaque homme possède, à titre individuel, la force nécessaire pour bâtir et pour s'élever. Le Créateur lui accorde, pour cela, des moyens particuliers, afin qu'il puisse accéder à la hauteur nécessaire et venir en aide aux autres, pour qu'ils le fassent également. De la sorte, on conduit l'ensemble de la création vers sa perfection.

C'est ainsi qu'au final, on parviendra à l'accomplissement de la promesse selon laquelle chaque créature saura que Tu l'as créée et quiconque possède une âme dans ses narines dira: L'Eternel Dieu d'Israël est roi et Son règne s'étend partout.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année,

Mena'hem Schneerson,

Lettre n°3804

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3804, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Fin d'Elloul 5715]

Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Douber(1),

J'ai bien reçu votre lettre de ce mardi, avec votre demande de bénédiction.

Vous évoquez des textes de 'Hassidout et des récits prêts(2), en anglais. Vous disposez sûrement des publications des éditions Kehot, dans cette langue. Vous choisirez donc ce qui conviendra le mieux, en fonction de l'endroit et de ceux qui y résident.

Si quelques modifications, légères, sont nécessaires, vous pourrez sûrement les faire réaliser sur place, à condition qu'elles soient introduites sous votre autorité.

Concernant le rite de la prière, vous avez bien fait d'adopter celui de l'Admour Hazaken, comme l'expliquent longuement le Chaar Ha Collel et son introduction. Vous expliquerez également à tous ceux qui vous écoutent la qualité de ce rite et la manière dont il a été choisi.

Dieu vous conférera la réussite.

Notes

(1) Le Rav D.Lewin. Voir, à son sujet, la lettre n°1955. (2) A l'édition, vraisemblablement dans un périodique locale.

Lettre n°3805

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3805, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Fin d'Elloul 5715]

Au distingué 'Hassid qui craint Dieu,

le Rav 'Haïm(1),

J'ai bien reçu votre lettre du 27 Elloul.

Vous me racontez, dans cette lettre, que votre père(2) avait coutume de se rendre, d'abord de Lyépli puis de Vitebsk, à Loubavitch, chez nos maîtres, dont le mérite nous protégera.

J'aimerais savoir si vous avez, en votre possession, des notes ou des écrits de 'Hassidout que votre père aurait conservés. Le cas échéant, j'aimerais connaître leur contenu ou bien en recevoir une liste.

Je vous en remercie d'avance

Notes

(1) Le Rav H.Aronson. (2) Lorsqu'il résidait en Russie.

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