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Iguerot Kodesh — lettres 3766 à 3785

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3766

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3766, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J'ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 20/8, dans laquelle vous me dites que vous vous sentez un peu mieux. J'espère que cette amélioration se poursuivra, d'autant que nous serons prochainement inscrits et scellés pour une bonne année.

Le fait d'observer le monde avec un sentiment de bonheur n'est pas, comme vous le dites, un moyen de se cacher la vérité, mais bien la manière de sa faciliter considérablement l'existence. Ce fait est bien connu et la science médicale l'établit, de plus en plus clairement. La situation d'un homme, y compris ses réactions corporelles et physiques aux événements de son environnement, dépend, pour une très large part, de sa propre vision, de la manière dont il perçoit ces événements.

Il est remarquable d’observer que les tenants d’une vie optimiste ont eu, bien souvent, une vie émaillée de ce que l’on appelle des ennuis. A l’opposé, de nombreux pessimistes eurent une vie agréable et rien ne leur manquait, si ce n’est la satisfaction intérieure, le bonheur profond.

Quand on connaît l’enfance qu’ont eu vos parents et ce qu’ils ont vécus, on peut voir en cela une illustration de ce qui vient d’être dit. En conséquence, il n’est nullement surprenant que la ‘Hassidout, dont l’objectif est de populariser ce qu’il y a de plus élevé et de meilleur, adopte comme principe fondamental le fait qu’en tout événement auquel on est confronté, on reçoit le moyen de servir Dieu. Or, on ne sert Dieu qu’avec une joie véritable. C’est uniquement à cette condition qu’on le fait pleinement.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je souhaite à vous-même et à tous les vôtres d’être inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matérielle et spirituelle.

Avec ma bénédiction,

On vient de m’apporter l’Ethrog et je vous en remercie.

P. S. Vous pouvez continuer à m’écrire en russe, bien que ma réponse soit rédigée en Yiddish, pour la convenance de mon secrétariat.

Lettre n°3767

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3767, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée.

Vous me demandez de vous pardonner de ne pas avoir pris part aux élections(1). Il est bien clair qu’il ne s’agit pas d’une préoccupation personnelle, qu’a fortiori, je ne vous en veux pas.

Je vous ai écrit et j’ai fait connaître publiquement ma position tranchée, selon laquelle quiconque peut voter, parce qu’il a accepté de posséder une carte d’identité, parce qu’il paye des impôts à l’état, parce qu’il apporte son concours dans les autres domaines, parce qu’il craint d’être emprisonné(2) ou bien de perdre le confort auquel il a été habitué, parce qu'il possède, par exemple, l’eau courante et ne se rend pas dans un puits, est, a fortiori, obligé de voter, ce qui n’aura pas pour conséquence de venir en aide à une quelconque administration.

En effet, une voix de moins sur la liste la plus orthodoxe augmente d’autant l’importance des listes s’opposant à Dieu et à Sa Torah.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) En Terre Sainte. Voir, à ce sujet, la lettre n°3559. (2) Parce que l’état a une police. (3) Pour refuser les services de l’état.

Lettre n°3768

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3768, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav N.N.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 6 Elloul. Je vous remercie de m’avoir annoncé de bonnes nouvelles, concernant l’état de santé des deux élèves et l’avis des médecins, à propos de tous les autres. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez immédiatement le bon et le bien, matériel et spirituel à la fois, pour vous-même et pour tous vos élèves.

Concernant ce que vous m’écrivez(2), vous connaissez mon avis. Vous tirez une preuve des élèves qui sont venus ici. Vous devez savoir qu’à quelques exceptions près, je n’étais pas satisfait de leur venue. Pour ma peine et pour ma douleur, j’ai pu vérifier qu’ils auraient été bien inspirés de m’obéir et de poursuivre leurs études en France ou en Terre Sainte.

Bien plus, si j’en avais la possibilité et si l’on me suivait, en cela, j’aurais renvoyé la plupart d’entre eux sur l’autre continent. Vous devez comprendre ce que je veux dire. Et, nos Sages constatent que “ nous nous désolons pour les premiers(3) ”.

Ce que je viens d’écrire pour les élèves s’applique, a fortiori, pour les jeunes gens(4) et, encore plus clairement, pour ceux qui ont déjà un certain âge. Je rajoute tout ceci, dans ma lettre, car vous pourrez, par la suite, le diffuser, dans le moment qui convient.

Il est dommage que l’on m’écrive encore pour cela, car je constate, de temps à autre, à quel point tout ce qui vient d’être dit est vrai. Or, si l’on ne veut pas obéir, pourquoi poser la question pour ensuite s’écarter de ce qui est répondu ?

Vous évoquez la coutume des élèves séfarades qui, tôt le matin, disent les Seli’hot depuis le début du mois d’Elloul. Il est bien clair qu’il faut leur permettre de maintenir cette coutume, qu’ils tiennent de leurs ancêtres, conformément à ce que la Torah décide, dans ce domaine. Vous me dites que cette pratique est dommageable à l’étude et je ne le comprends pas. N’y a-t-il pas assez d’heures durant la journée ? Bien plus, ils se lèvent plus tôt et ils disposent donc de plus de temps. Celui-ci ne peut être diminué.

Je vous adresse ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles, soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, prépariez les élèves, en ces jours favorables, de la manière qui convient, pour l’effort qu’ils doivent réaliser envers eux-mêmes et envers les autres.

Notes

(1) Le Rav Nissan Nemanov, directeur de la Yechiva de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°3434. (2) Vraisemblablement le désir de certains élèves de poursuivre leurs études aux Etats Unis. (3) Et ne devons donc pas permettre aux autres d’en faire de même. (4) Déjà mariés.

Lettre n°3769

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3769, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech du mois de la miséricorde, dans laquelle vous me dites que votre état de santé physique s’est amélioré. Vous attribuez ce résultat à l’amélioration de votre santé morale, à votre bon comportement. C’est effectivement le cas. Le matériel dépend du spirituel, en particulier pour un Juif ou une Juive, qui appartiennent au “ peuple unique sur la terre ”.

Car, c’est précisément sur la terre que l’on met en évidence l’Unité véritable, comme l’expliquent différents textes et comme l’indique le Rambam, au début de ses lois des fondements de la Torah. En ce domaine également, il est clair que l’acte est essentiel et non la théorie. Il faut donc oublier complètement vos défauts. De la sorte, peu à peu, ils disparaîtront.

Vous évoquez la faute bien connue(1) et le moyen de la réparer. A notre époque, il faut oublier tout cela, jusqu’au mariage, qui interviendra en un moment bon et fructueux. C'est ce qu'indiquent les responsa du Tséma’h Tsédek, imprimées dans la porte des additifs, tome 2, chapitre 62. Le simple fait de penser à réparer cette faute peut…(2), ce qu’à Dieu ne plaise.

De même, vous éviterez les mortifications et les jeûnes(3), comme l’indique Iguéret Hatechouva, de l’Admour Hazaken. En l’occurrence, ne pas les multiplier signifie, en fait les supprimer. En effet, ils font obstacle à la clarté de l’esprit, à la possibilité d’approfondir son étude de la Torah. Tout cela est donc bien au-delà de vos forces.

A la place de ces jeûnes, vous adopterez ceux qui sont définis par le dicton du Rabbi Maharach, imprimé dans le Séfer Ha Toledot(4), à la page 72, que vous consulterez. De même, vous multiplierez les mots de la Torah et de la prière, si possible à voix haute, à condition de le faire sans ostentation. De même, vous vous efforcerez de rapprocher le cœur des jeunes de notre Père Qui se trouve dans les cieux.

Il est clair que vous devez, en outre, appliquer tout cela joyeusement. Je suis surpris que vous vous plaignez tant de votre situation, dans votre lettre, alors que vous ne dites rien de votre intense étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, de même que de vos actions, dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad.

Avec ma bénédiction afin que vous donniez de bonnes nouvelles et soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) L’émission de semence en pure perte. (2) Conduire à la commettre. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3399. (4) La biographie du Rabbi Maharach dont le Rabbi est l’auteur. Il y est dit que le jeûne peut aussi prendre la forme d'un refus des paroles inutiles ou de la médisance.

Lettre n°3770

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3770, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du début d’Elloul, dans laquelle vous évoquez votre état de santé et surtout votre mauvaise haleine.

Comme vous le savez, d’après notre Torah, Torah de vie, chaque état physique qu'il convient d'améliorer doit l’être à la fois matériellement et spirituellement. Dans ce dernier domaine, vous redoublerez donc d’attention en tout ce qui est lié à la bouche. Vous rejetterez donc toute médisance, toute parole inutile. Vous ferez également attention à votre nourriture et à votre boisson.

De manière positive, vous multiplierez les mots de la Torah et de la prière. Vous encouragerez votre prochain. Vous renforcerez le Judaïsme, notre Torah et ses Mitsvot. Plus vous vous engagerez clairement en tout cela et plus vous hâterez votre guérison physique.

Vous consulterez un médecin spécialiste, qui vous prescrira un régime alimentaire et les médicaments qui vous conviendront. En effet, il y a tout lieu de penser que cette situation est liée au système digestif.

Durant cette période, en particulier, il faut faire vérifier vos Tefillin et les Mezouzot de votre maison. Vous porterez en permanence, si ce n’est dans des cas exceptionnels, un Talith Katan cacher, avec des Tsitsits vérifiées chaque jour, conformément à la Hala’ha.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Si vous me communiquez le nom de votre mère, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, afin que vous ayez une prompte et complète guérison.

Lettre n°3771

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3771, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

homme aux multiples accomplissements,

aux comportements généreux,

le Rav Aryé(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du quatrième jour du mois de la miséricorde(2).

J’y ai lu, avec plaisir, ce que vous me dites de vos visites, en différents endroits, de la mission que vous assumez envers tous les cœurs qui recherchent Dieu. Sans doute redoublerez-vous d’ardeur, en cela et Dieu vous accordera la réussite. En agissant de manière amicale, en appliquant le dicton de l’Admour Hazaken selon lequel “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est le réceptacle de “ tu aimeras l’Eternel ton Dieu ”, vous renforcerez “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah(3). Vous les dirigerez vers les coins qui sont matériellement égarés, dans lesquels vous réaliserez l’affinement et l’élévation des parcelles de Sainteté.

Pour cela, il faut mettre en éveil les cœurs de ceux qui résident dans ces endroits envers notre Père Qui se trouve dans les cieux, réveiller en eux, de manière concrète, la parcelle de Divinité véritable(4) que chaque Juif possède et qui reste toujours fidèle à Dieu. En leur expliquant tout cela, vous saurez les réconforter, de même que grâce au développement relativement long qui figure, en particulier, dans le saint Tanya, à partir du chapitre 28.

J’ai pris connaissance, avec plaisir, des explications que vous donnez, à la fin de votre lettre, à propos du commentaire de Rachi, à la fin du traité Ketouvot. Je vous remercie beaucoup pour ce que vous m’avez transmis et vous demande d’en faire de même, à l’avenir.

Dans votre précédente lettre(4), vous m’écriviez que Mi’haël est le grand Prêtre, là-haut et que Aharon assume cette fonction, ici-bas. Or, Aharon est cité le premier, en allusion, dans le verset : “ Car, aujourd’hui, Dieu vous est apparu(6) ”. J’ai recherché ce commentaire dans le Yalkout Chimeoni, en fonction de la référence indiquée dans votre lettre et, pour l’heure, je ne l’ai pas trouvé. Il semble qu’il s’agisse d’une erreur de celui qui en a effectué la retranscription(7). La référence est, en effet, le Megalé Amoukot, au début de la Parchat Chemini et le Chneï Lou’hot Ha Berit, à la même référence.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Par envoi séparé, vous a été adressée la description de l’emprisonnement de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui vous intéressera sûrement,

Notes

(1) Le Rav A.Lewin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3697. (2) Elloul. (3) La ‘Hassidout. (4) L’âme divine. (5) Il s’agit de la lettre n°3697. (6) Niré, anagramme de Aharon. (7) De la lettre adressée au Rabbi.

Lettre n°3772

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3772, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Elloul 5715,

Brooklyn,

Aux dirigeants du Talmud Torah de Sanhedrya,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du début d’Elloul, dans laquelle vous me décrivez la situation difficile de votre Talmud Torah. Vous-mêmes, avez sûrement connaissance également de la situation non moins difficile des écoles ‘Habad, y compris celles qui se trouvent en Terre Sainte.

Vous connaissez l’enseignement de nos Sages, à propos du verset “ Si tu prêtes de l’argent au pauvre qui se trouve auprès de toi ”. Malgré cela, il est dit que “ Je suis l’ami de tous ceux qui Te craignent ”. Je vous joins un bon d’envoi en port payé, à titre de participation symbolique aux dépenses de votre Talmud Torah.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, que vous formiez une génération craignant Dieu et intègre, grâce à “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même qu'au luminaire de la Torah. Tous ceux qui verront ces enfants reconnaîtront en eux une génération bénie de Dieu.

Grâce au réceptacle et au canal de l’amour du prochain, vous répandrez l’amour de Dieu, la clarté de la Torah et de ses Mitsvot, parmi les fils et filles d’Israël. Votre influence ira en grandissant, de même que l’étude, permettant la connaissance de Dieu.

L’attachement à l’arbre de vie, selon les termes du Raya Méhemna, dans le Zohar, tome 3, page 126b, ajoutera la vitalité, la lumière, la connaissance au quotidien. Et, ces valeurs se développeront de plus en plus, jusqu’à ce que se réalise la promesse selon laquelle l’un n’enseignera pas à l’autre, car la terre s’emplira de connaissance de Dieu.

Je vous adresse mes respects, ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, afin d’apprendre la Torah dans son intégralité, partie révélée et partie cachée, avec une crainte de Dieu pure et, que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année.

Lettre n°3773

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3773, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission divine,

le Rav Tsvi Leïb Halevi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Elloul, dans laquelle vous évoquez le nombre de lignes que comptent les Tefillin et la coutume des Sefardim(2), en la matière(3).

Il est, en chaque pays, deux catégories de coutumes, celles qui sont précises et doivent être pratiquées d’une certaine façon ou bien celles qui sont, en fait, des absences de coutumes, c’est-à-dire que chacun fait ce qu’il entend, sans que rien ne soit tranché.

Dans le premier cas, il faut, bien entendu, conserver la coutume de leurs ancêtres. Néanmoins, si l’initiative vient de leur part, il faut, à chaque fois, se demander ce qu’il y a lieu de faire.

Dans le second cas, en revanche, on doit, de manière sereine et pacifique, introduire notre coutume, qui ne contredit pas la leur. C’est bien le cas pour le nombre de lignes, d’après ce que vous écrivez.

Vous me demandez ce que vous devez faire pour le second jour de la prochaine fête(4). Vous êtes à l’extérieur d’Erets Israël, avec tous les membres de votre famille et je ne vois donc pas quel est le doute, en la matière. Vous célébrerez les deux jours des prochaines fêtes.

Vous me dites que votre enseignement progresse, que vous vous efforcez d’influencer les élèves également dans les domaines qui ne sont pas directement liés à votre enseignement et j’en suis satisfait. Au final, tout cela a bien une finalité unique, l’acceptation pleine et entière du joug de la royauté divine. Bien plus, il est expliqué que toutes les Mitsvot dépendent les unes des autres.

Je vous joins un recueil relatif à Elloul, dont vous mettrez sûrement le contenu à la disposition de tous. Le mérite public dépend de vous.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav T.L. Lewin, de Meknès, Maroc. (2) Au Maroc, où le Rav Lewin s’était rendu pour y ouvrir une classe de Sofrim et de fabrication de boîtiers des Tefillin. Voir “ Vingt ans de mission sacrée au Maroc ”, du Rav Lipsker, paru à New York en 5741-1981, à New York, à la page 14. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ On peut s’interroger sur ce que vous me dites, le fait que les Sefardim ne font pas attention à cela et qu’il y ait six lignes, dans les Tefillin de la tête. C’est le contraire de ce que préconise, a priori, Rabbi Yossef Caro, au chapitre 35, sans que nul ne conteste cet avis. Les écrits du Ari Zal émettent un avis rigoriste, en la matière et l’on sait qu’ils sont suivis par les Sefardim. Peut-être la coutume que vous avez rencontrée est-elle fondée sur une erreur. Il est donc bien clair qu’il faut écrire sept lignes, comme on l’a dit ”. (4) En effet, le Rav Lewin résidait auparavant en Erets Israël, où il célébrait un seul jour de fête.

Lettre n°3774

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3774, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris que vous ne disiez pas un mot, dans votre lettre, de la rentrée des classes, du nombre et de la qualité des élèves, cette année. Au final, tel est bien l’objectif profond de la Yechiva.

Comme vous le savez, nos Sages enseignent, au traité Ketouvot 112a, que “ la peau du cerf se contracte, après que l’animal ait été dépecé ”. Ainsi, plus l’on grandit profondément et plus la peau s’étire, superficiellement, c’est-à-dire dans tous les domaines que vous citez dans votre lettre.

Avec ma bénédiction afin que vous donniez de bonnes nouvelles, que vous connaissiez la réussite dans votre mission sacrée, dans la joie, que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°3775

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3775, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi, dans laquelle vous me dites que vous avez été l'élève d'une Yechiva 'Habad, pendant plusieurs années, puis, pour différentes raisons, vous l'avez quittée. Vous avez de bonnes aptitudes à l'étude, mais vous ne pouvez vous concentrer pendant un long moment, sur cette activité.

Je suis surpris que vous ne sentiez pas à quel point tout cela est effroyable. Vous me donnez diverses explications sur cet état de fait. Or, celles-ci ne sont ni différentes, ni nouvelles. Elles sont déjà mentionnés par notre sainte Torah et elles émanent d'une cause unique, le fait d'écouter le roi vieux et fou, c'est-à-dire le mauvais penchant, s'efforçant d'empêcher un Juif de s'engager à la pratique des Mitsvot du Saint béni soit-Il. Et, il est dit que l'étude de la Torah dépasse les autres Préceptes.

Je suis surpris que vous ne me disiez pas quelle est votre activité actuelle. En tout état de cause, vous vous efforcerez, dans toute la mesure du possible, de poursuivre vos études à la Yechiva et il est enseigné que celui qui te dit avoir fait des efforts, mais ne pas avoir connu le succès, ne le crois pas. Vous étudierez la Torah avec ardeur et constance et cela ne dépend que de vous.

Que Dieu vous accorde une année de réussite, en tout ce qui vient d'être dit et que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année.

Avec ma bénédiction pour une étude de la Torah emplie de crainte de Dieu,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3776

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3776, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez l'éveil spirituel du mois d'Elloul. Comme vous le savez, le Likouteï Torah, Reéh, page 32b, explique qu'en ces jours, tous peuvent accueillir le Roi, Qui reçoit chacun avec bienveillance. Tout ne dépend donc que de votre volonté. Néanmoins, le mauvais penchant assume sa mission de manière efficace, même si, en réalité, il souhaite lui-même être vaincu, comme le précise le Tanya, à la fin du chapitre 29. Il tente donc de convaincre chacun que les épreuves auquel il est confronté sont si graves qu'il est impossible de les surmonter.

Vous me dite que vous avez interrogé plusieurs personnes, mais que l'on ne vous a toujours pas expliqué comment cela est possible. Vous consulterez donc le Tanya, au chapitre 26, Iguéret Ha Kodech, aux chapitres 11 et 22. Ce qui est dit dans ces textes vous suffira, si vous ne laissez pas votre mauvais penchant vous convaincre que cela ne s'applique pas à votre propre cas.

De façon générale, le fait de mettre en avant ses propres défauts, qui sont, pour partie, imaginaires et, pour le reste, exagérés, de s'approfondir et de réfléchir à tout cela, n'est d'aucune utilité morale, ni même concrète.

Il en est bien ainsi, pour ce qui vous concerne. Vous dites que votre état de santé constitue, pour vous, un obstacle. Il faut, certes, s'en tenir à l'avis du médecin et respecter ses prescriptions. Néanmoins, cela ne doit pas affecter votre pensée et votre capacité de réflexion. Si vous n'y pensez pas, votre santé s'améliorera également.

Vous me signalez votre anniversaire(1). A cette occasion, vous adopterez sûrement les pratiques qui sont bien connues. Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite, matérielle et spirituelle, que vous vous consacriez à ce qui doit être l'objet de votre préoccupation, dans les trois domaines que sont la Torah, la prière et les bonnes actions. De la sorte, vous guérirez physiquement et moralement.

Avec ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

N. B. Vous évoquez l'attachement(2), conduisant à porter les Tefillin de Rabbénou Tam(3). Vous interrogerez, à ce sujet, celui qui vous enseigne la 'Hassidout.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3564. (2) Au Rabbi. (3) Puisque tel est le souhait du Rabbi. Le destinataire de cette lettre demande donc au Rabbi s'il doit les porter.

Lettre n°3777

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3777, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements,

le Rav David Nathan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J'ai bien reçu votre demande de bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous me dites que vous vous marierez en le jour lumineux du 18 Elloul(2), date qui, conformément à un ancien dicton rapporté par mon beau-père, le Rabbi(3), est également celle qui vivifie le service de Dieu du mois d'Elloul.

Ce service de Dieu inclut toutes ses formes possibles, se répartissant en trois catégories(4), l'étude de la Torah, tout d'abord, puisque les initiales du verset(5) Il a placé dans sa main et Je te fixerai forment le nom d'Elloul. Or, nos Sages disent, au traité Makot 10a, que l'on peut se réfugier dans les paroles de la Torah. Le verset Je suis à mon Bien Aimé et mon Bien Aimé est à moi, qui forme également le nom d'Elloul fait allusion à la prière. Enfin, le Arougat Ha Bossem cite également le verset l'un à son ami et des cadeaux aux pauvres, formant lui-même le nom d'Elloul, qui correspond aux bonnes actions. Le fondement de tout cela et son entrée en matière est la Techouva, qu'évoque le verset (Devarim 30, 6) ton cœur et le cœur, constituant encore une fois le nom d'Elloul, comme le remarque le Baal Ha Tourim.

Puisse Dieu faire que, encore pendant de nombreuses années, vous m'annonciez des nouvelles réjouissantes, à propos de tout cela, pour vous-même et pour tous les membres de votre famille, à la fois matériellement et spirituellement.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav D.N. Lesser. Voir, à son sujet, la lettre n°3578. (2) Date de la naissance du Baal Chem Tov et de l'Admour Hazaken. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°2934, 3780 et 3791. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°1191, 2220, 2229 et 3791. (5) Relatif aux villes de refuge.

Lettre n°3778

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3778, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au distingué 'Hassid qui craint Dieu,

le Rav Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n'était pas datée, dans laquelle vous évoquez le système éducatif dans les Yechivot, en général, dans les Yechivot élémentaires, en particulier et leur programme des études.

Vous rejoignez, en cela, les grands de notre peuple qui se sont déjà plaints d'une telle situation, dans de nombreux livres, depuis plusieurs centaines d'années. De temps à autre, au cours des réunions 'hassidiques ou à différentes occasions, je souligne moi-même la nécessité impérative de connaître les lois que l'on met en pratique au quotidien(2), d'introduire l'étude des traités de l'ordre Moéd ou bien du traité Bera'hot, dans le programme des Yechivot.

Vous consulterez l'introduction des fils de l'Admour Hazaken à son Choul'han Arou'h. L'ordre de l'étude y est défini, de façon précise. Certes, on assiste, dernièrement, à une prise de conscience, mais, bien entendu, cela n'est nullement suffisant.

Pour autant, il ne faut pas se décourager, ce qu'à Dieu ne plaise. Il faut mettre en garde, répéter une seconde, puis une troisième fois. Et, nos saints maîtres, chefs d'Israël, précisent que l'effort n'est jamais vain.

Bien que vous n'en disiez rien, vous avez sûrement une étude fixée de la partie révélée de la Torah et de la 'Hassidout. De même, vous gardez ou, tout au moins, vous le ferez à l'avenir, les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le 'Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez dans votre lettre, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.Winerski. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3515.

Lettre n°3779

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3779, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous dites que, selon le Rabbi Rachab(2), il doit y avoir deux orifices dans la partie inférieure du Mikwé, entre les deux bassins, qui se trouvent l'un au dessus de l'autre. Vous en énumérez vous-même les raisons possibles, la plus évidente étant que, si, pour une quelconque raison le premier orifice se bouche, le second doit permettre que le Mikwé reste cacher. On sait, en effet, que, pour tout ce qui concerne un Mikwé, on s'efforce toujours de pratiquer de la meilleure façon possible.

Vous évoquez l'impression du Choul'han Arou'h, avec des commentaires et des notes. Malheureusement, je n'ai pas le temps de m'en occuper moi-même, de la manière qui conviendrait. Néanmoins, j'ai demandé à ceux qui se consacrent à cela s'ils avaient des commentaires et des notes à ajouter. Bien évidemment, je ne fais pas allusion à des questions, mais à des explications, obtenues en comparant des références.

J'ai dit que tout cela devait être envoyé ici et, de la manière dont se fera l'impression, il sera peut-être possible de les intégrer. Le mérite de tous en dépend. Bien évidemment, si vous avez vous-même de telles notes, vous voudrez bien les envoyer ici, si possible écrites de manière claire et uniquement sur le recto de chaque feuille.

J'ai conservé ce que vous m'avez écrit, à propos du Choul'han Arou'h de l'Admour Hazaken. Néanmoins, dans ce texte, vous posez des questions et l'on n'y trouve pas ce qui vient d'être dit.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Garelik, Rav de Kfar 'Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°3564. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3639.

Lettre n°3780

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3780, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Elloul 5715,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Tom'heï Temimim(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Ce jour lumineux est celui de la naissance des deux grand luminaires, le Baal Chem Tov et l'Admour Hazaken.

En outre, nous avons eu le mérite de recueillir l'enseignement de mon beau-père, le Rabbi(2), selon lequel, à partir du 18 Elloul, chaque jour est consacré au bilan d'un mois de l'année(3).

Or, le début d'un processus inclut tout en lui. En l'occurrence, le 18 Elloul permet d'établir le bilan de Tichri, un mois de portée générale, pour toute l'année.

Il appartient donc à chacun, tout particulièrement à cette date, de méditer au bilan des jours, des semaines, des mois qui se sont écoulés. Bien entendu, la raison d'être d'un tel bilan est de tirer, pour l'avenir, les enseignements du passé, dans les deux domaines du service de Dieu que sont les Injonctions Ecarte-toi du mal et Fais le bien.

Si l'obligation de ce bilan incombe à chacun, combien plus est-elle un devoir pour les personnes capables d'exercer une influence sur leur entourage proche ou éloigné, dans tous les domaines pour lesquels le mérite public dépend d'eux.

Combien plus est-ce le cas lorsque cette influence se marque dans le domaine de l'éducation des enfants juifs.

Les enfants sont le pilier et le fondement de nombreuses générations, ainsi qu'il est dit: Car Je l'ai connu(4) afin qu'il ordonne à ses enfants et à sa maison, après lui, de garder le chemin de Dieu.

Comme tout bilan moral, celui-ci doit être exact et ne pas dévier, dans une quelconque direction. Il nous est enjoint, en particulier, de nous préserver de la tromperie, découlant du fait que l'amour-propre cache toutes les fautes. De nombreux moyens et conseils ont été donnés, pour ne pas tomber dans ce travers.

S'agissant de l'éducation, la manière la plus efficace est d'en observer les conséquences, d'en tirer les enseignements et d'en déduire ce qui, dans la pratique actuelle, doit être corrigé, supprimé, amélioré ou ajouté.

En fonction de tout cela, je formule la proposition qu'un tel bilan moral soit effectué pour l'institution éducative dont la divine Providence vous a confié la direction. J'ai bon espoir que ce bilan sera véritable, conforme à ce qui vient d'être dit. Et, pour se préserver de tout écart, il faudra réfléchir aux conséquences de l'éducation que vous dispensez, aux fruits qu'elle a portés, pendant toutes les années où cette école a existé dans votre ville.

Combien d'élèves sont-ils restés dans la tente de la Torah, celle de sa partie révélée et de la 'Hassidout? Combien d'entre eux ont-ils adopté, dans leur foyer et dans leurs activités extérieures, un comportement conforme aux instructions des fondateurs de la Yechiva, nos saints maîtres et à leurs espoirs? Combien d'entre eux respectent-ils la Torah et les Mitsvot, de la manière qui convient?

On en fera de même pour les élèves des petites classes, dont on sûrement conservé les coordonnées, dans les cahiers de la Yechiva. On établira donc le compte de ceux qui ont poursuivi leurs études à la Yechiva, jusqu'à la fin du cursus et de ceux qui y sont restés uniquement le temps qu'il fallait pour se tourner ensuite vers d'autres études ou d'autres occupations, n'appartenant pas au domaine de la Sainteté.

Pour ce qui est de la Techouva, du regret sincère de ce qui s'est passé, c'est actuellement, pour chacun à titre personnel, le moment d'agir. En revanche, pour ce qui est des décisions à prendre pour le futur, celles-ci sont un domaine, de portée générale, duquel dépend le mérite public, ou bien de ce qui va à l'encontre de ce mérite. On peut en déduire la grande responsabilité, qui incombe à chacun des dirigeants et, en particulier, aux directeurs proprement dits. D'un côté, ceux-ci ont un immense mérite. D'un autre côté…

Il est une certitude que nos maîtres, les fondateurs de la Yechiva, insufflent les forces considérables, nécessaires à tous ceux qui participent à son bon fonctionnement, bien plus, qu'ils invoquent la miséricorde divine pour que leur action soit couronnée d'un immense succès, au-delà de ce que ces forces peuvent accomplir.

Il est clair que si certains points, jusqu'à maintenant, n'ont pas été à la mesure de ce qu'ils devaient être, n'ont pas été conformes à l'objectif et au but assignés par notre maître, l'intermédiaire qui relie cette institution et ses élèves à l'Essence de Dieu, le problème ne peut émaner que de ceux qui reçoivent(5). Il est dit, en effet, que seul un verre vide peut être rempli(6).

A la lumière du dicton bien connu, à propos du 18 Elloul, date qui vivifie le service de Dieu de ce mois, avec toutes les allusions que l'on découvre dans son nom(7), puisse Dieu faire que chacun médite à tout ce qui vient d'être dit, en en appliquant les termes à sa propre personne, en le faisant de manière sincère. Ainsi, on pourra vivifier l'amertume qui pourrait en découler(8), disposer de l'enthousiasme et de l'ardeur qui permettront d'améliorer, de la manière qui convient, ce qui doit l'être et d'ajouter à cette institution tout ce qui peut l'être.

De la sorte, vous observerez sûrement les fruits de votre effort. Vous formerez des élèves auxquels on pourra décerner, à juste titre, la qualification que leur choisit le fondateur de la Yechiva Tom'heï Temimim: Des lumières pour éclairer.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite pour établir ce bilan, obtenir des conclusions véritables et surtout pour diriger la Yechiva, à l'avenir. Je vous souhaite également de pouvoir donner, au plus vite, de bonnes nouvelles de tout cela, d'être inscrits et scellés pour une bonne année.

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs Yechivot Loubavitch du monde. (2) Voir le Séfer Ha Si'hot 5703, à la page 177. (3) Les douze derniers jours de l'année permettent d'établir le bilan moral de ses douze mois. (4) Avraham. (5) L'aide de Dieu, mais non de Dieu Lui-même. (6) Alors que celui qui est plein de lui-même ne peut pas contenir la bénédiction. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°3777. (8) De ce bilan.

Lettre n°3781

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3781, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Elloul 5715,

Brooklyn, New York,

A l'homme de qualité et distingué,

'Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, au comportement

généreux, monsieur Its'hak Elmaleh(1),

Je vous salue et vous bénis,

J'ai bien reçu votre lettre et le compte-rendu de votre visite en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia'h.

Je trouve, malheureusement, dans ce compte-rendu, la confirmation des informations que j'avais obtenues, par différentes sources, ces derniers mois.

Vous avez sûrement connaissance des diverses assurances qui ont été données par les partis, à l'occasion des élections, mais qu'ils ne considèrent pas toujours comme des propositions sérieuses, qu'il est nécessaire d'honorer.

En conséquence, il est important que les immigrants, originaires du Maroc(2), qui résident déjà en Terre Sainte, exercent les plus larges pressions sur ces partis, afin qu'ils tiennent parole. Il est sûrement inutile de vous préciser la nécessité d'intervenir en ce sens, dans toute la mesure du possible.

Puisse Dieu faire que les efforts investis par vous pour améliorer la situation de nos frères, les enfants d'Israël, résidant au Maroc, ceux qui se trouvent déjà en notre Terre Sainte comme ceux qui sont encore au Maroc, soient couronnés de succès et qu'ils aient un apport concret.

Sans doute redoublerez-vous d'ardeur dans la poursuite de cette œuvre et dans son élargissement, en particulier pour ce qui concerne l'éducation basée sur les valeurs sacrées des fils et des filles d'Israël se trouvant au Maroc. Il est difficile de mesurer à quel point celle-ci est le besoin du moment.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, surtout dans le domaine de la bonne éducation et en vous souhaitant d'être inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°2333. (2) Pays dans lequel réside monsieur Elmaleh.

Lettre n°3782

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3782, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 10 du mois de la miséricorde(1), dans laquelle vous me posez les questions suivantes:

A) De quelle manière effectue-t-on le service de Dieu pendant cette période?

Le service de Dieu, en général et la Techouva, en particulier, dépendent de la personnalité et de la nature de chacun. On ne peut donc pas émettre de principes absolus, en la matière. Globalement, vous vous efforcerez donc de rencontrer ceux qui enseignent la 'Hassidout, en Terre Sainte(2). En fonction de leur expérience, acquise auprès de centaines d'élèves et de jeunes gens et de ce qu'ils ont eux-mêmes reçu de leurs propres maîtres, ils vous indiqueront ce qu'il y a lieu de faire.

Parmi les livres de la 'Hassidout, l'un convient particulièrement à cette période. Il s'agit du Dére'h 'Haïm, de l'Admour Haémtsahi, bien que, selon les termes de l'Admour Hazaken, dans l'introduction du Tanya, la vision et la lecture de livres ne peuvent être comparées à l'enseignement que l'on recueille de vive voix. En effet, l'intellect de l'un restera indifférent à ce qui provoque l'enthousiasme de l'autre. Vous consulterez ce texte.

Et, vous connaissez l'enseignement de nos Sages, qui dit: Acquiers-toi un ami(3).

B) Vous évoquez l'immersion rituelle dans le Mikwé et vous citez quelqu'un, qui vous a dit que, lorsque telle personne se rend au Mikwé, elle n'accomplit rien, car elle agit machinalement.

Cette affirmation va à l'encontre de la Hala'ha et elle constitue même une fausse interprétation de la Michna, aux traités 'Haguiga 18b, 'Houlin 31a et dans le Choul'han Arou'h, Yoré Déa, fin du chapitre 198.

Certes, se concentrer sur ce que l'on fait, quand on se trempe dans un Mikwé, est très important et le Sidour(4), au discours 'hassidique intitulé De l'intention du Mikwé, précise: Il ne suffit pas de se tremper. Il faut aussi se pénétrer de la finalité profonde de cet acte, qui est la soumission morale(5).

C) Concernant le fait de se rendre au Mikwé avant la prière, vous consulterez le Sidour, à la référence précédemment citée.

On peut également proposer une explication basée sur l'enseignement révélé de la Torah, celle du Rachba, citée par le Maguen Avraham, au début du chapitre 4. Ce commentaire compare l'homme qui se lève à un Cohen se préparant au service de Dieu(6), lequel commençait par une immersion rituelle. C'est également ce que dit la Michna, au traité Yoma 30a.

D) Vous évoquez également une réunion 'hassidique et vous faites remarquer que ce que l'on y consomme n'est pas essentiel.

C'est une évidence. Le but d'une telle réunion est de mettre en éveil à la Torah et aux Mitsvot, avec enthousiasme, joie et amertume à la fois. Pour autant, nos Sages constatent que le fait de manger ensemble est important, car il rapproche. On peut vérifier concrètement qu'il en est bien ainsi, même s'il convient, naturellement de rester vigilant.

On peut également déduire d'un fait négatif qu'il en est bien ainsi. En effet, nos Sages ont interdit, au traité Chabbat 17b, de boire le vin des non-Juifs car celui qui le fait pourrait, à terme, épouser leurs croyances. Combien plus en est-il ainsi, dans le domaine positif. En effet, tous servent le Dieu unique, en L'aimant, en Le craignant, en Le connaissant.

Pour cela, il faut étudier l'enseignement profond de la Torah, comme l'indique, en allusion, le Rambam, dans ses lois des fondements de la Torah, au début du second chapitre: Comment parvenir à L'aimer et à Le craindre?. On trouve la même affirmation dans le 'Hovat Ha Levavot, porte de l'Unification et l'Admour Hazaken, dans le Kountrass A'haron du Tanya, page 156b, dit: Savoir qu'existe un enchaînement de mondes est aussi une Mitsva importante et élevée. Bien plus, elle surpasse toutes les autres, ainsi qu'il est dit: Et tu sauras aujourd'hui… Connais le Dieu de ton père. Elle permet d'avoir un cœur intègre, ce qui est fondamental.

Puisse Dieu faire que vous méditiez à tout cela de la manière qui convient et, surtout, que ces propos exercent un effet concret, qu'ils vous conduisent à étudier la 'Hassidout, à suivre ses usages et ses pratiques.

Avec ma bénédiction afin que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela et que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

Le secrétaire,

Quelques uns de vos amis, élèves de la même Yechiva(7) que vous, se posent sûrement les mêmes questions. Si vous leur transmettez, de la manière qui convient, le contenu de ces réponses, ils ne seront plus confrontés à ces difficultés.

Notes

(1) Elloul. (2) Ou réside le destinataire de cette lettre. (3) Au sens, ici, de compagnon d'étude. (4) De l'Admour Hazaken, avec les commentaires de la 'Hassidout. (5) Pour autant, celui qui n'a pas cette conscience s'est, malgré tout, pleinement acquitté de cette immersion rituelle. (6) Dans le Temple. (7) N'appartenant pas au mouvement Loubavitch.

Lettre n°3783

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3783, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au distingué 'Hassid qui craint Dieu,

le Rav Nathan David(1),

Je vous salue et vous bénis,

J'ai reçu votre lettre, qui faisait suite à un long silence. Vous rappelez mon affirmation(2), selon laquelle je n'ai pas trouvé un autre avis que le Or Ha Chanim, qui compte l'émission de semence en pure perte parmi les Mitsvot(3). Vous êtes donc surpris que je ne fasse pas mention de ce qui est clairement dit dans le traité Nidda, à la page 13, rapportant l'enseignement qui était délivré dans la maison d'étude de Rabbi Ichmaël.

Il est bien évident que je n'avais pas oublié cet enseignement de nos Sages, qui est, précisément, celui sur lequel se fonde l'auteur du Or Ha Chanim, qui, du reste, en mentionne la référence. Je ne disais pas que ses propos ne sont pas fondés, mais j'expliquais que je n'avais pas trouvé un second avis, considérant également que l'émission de semence en pure perte doit figurer dans le compte des Mitsvot. En effet, le Rambam, Rabbi Saadya Gaon, le Ramban, n'en font pas mention. Or, tous connaissaient ce passage du traité Nidda.

Bien plus, nombreux sont ceux, parmi les premiers Sages, qui considèrent que cette interdiction est uniquement d'ordre rabbinique. Vous consulterez également le Séfer Ha Mitsvot du Tséma'h Tsédek, à la Mitsva de la procréation, qui cite uniquement l'auteur du Or Ha Chanim parmi ceux qui considèrent cette Interdiction comme une Mitsva.

Je suis surpris que vous ne m'ayez pas encore confirmé avoir reçu ma lettre, qui répondait à votre question sur les signes de vocalisation(4) et leur compte, d'après le Zohar et la Kabbala.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. De même, vous et les vôtres serez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav N.D. Rosenblum. Voir, à son sujet, la lettre n°3435. (2) Dans la lettre n°2642. Voir également, à ce sujet, la lettre n°3662. (3) Les Interdictions de la Torah. (4) Il s'agit de la lettre n°3435.

Lettre n°3784

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3784, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

ayant de bons comportements, le Rav Dov Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 14 Elloul, bien qu'il me faille être bref, du fait du contenu spécifique de la présente période. En effet, vous connaissez le dicton(2) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel, au sein du mois de bilan moral qu'est Elloul, les jours qui suivent le 18 Elloul permettent, plus spécifiquement, d'établir ce bilan pour les mois de l'année, chaque jour correspondant à un mois.

Malgré cela, compte tenu de la personnalité de celui qui pose la question et de l'importance du sujet, je vous adresse ces quelques lignes, qui sont concises, mais vous permettront sûrement de comprendre ce que je veux dire. Vous voudrez bien m'en excuser.

A) Vous m'interrogez sur ce que dit le Tanya, à la fin du chapitre 8, à propos des sciences profanes. S'agit-il uniquement de la philosophie, ou bien de toutes les sciences, en général?

Il semble que vous considériez qu'une distinction est à faire. Ainsi, l'étude de la philosophie serait interdite, du fait des concepts heurtant la religion qu'elle comprend, ce qui ne serait pas le cas des mathématiques, par exemple.

En fait, il est bien clair que le Tanya ne fait aucune distinction entre les sciences profanes. On peut, tout d'abord, l'établir en observant qu'il parle de sciences, au pluriel. De plus, il dit que l'impureté de ses sciences émane de la Klipat Noga(3). Il ne s'agit donc pas d'hérésie, interdiction absolue liée aux trois Klipot totalement impures, au même titre que tout ce qui a trait à l'idolâtrie.

Le Tanya dit aussi que l'on peut faire de ces sciences une hache pour trancher(4). Tout cela est encore plus clairement exprimé dans les lois de l'étude de la Torah, de l'Admour Hazaken, chapitre 3, paragraphe 7.

B) Vous citez la causerie du Chabbat qui a béni le mois d'Elloul, dans laquelle il était dit qu'un homme ne peut sauter dans le feu par inadvertance. Vous êtes surpris par cette affirmation, mais vous ne précisez pas la raison de votre étonnement.

Peut-être voulez-vous dire que l'on peut imaginer que quelqu'un se tienne sur un toit élevé et saute, parce qu'en ce cas, il n'a pas conscience de tomber dans le feu. Mais, ce n'est pas à cela que je faisais allusion et une telle action n'est pas réellement faite par inadvertance. Je voulais simplement dire que, pour se préserver de la faute, la réflexion n'est pas nécessaire. Le sentiment naturel suffit.

Ainsi, un enfant, même s'il n'a pas atteint la maturité intellectuelle, ne sautera pas dans le feu. En effet, il ressent, de loin, que le sentiment de chaleur lui est inconfortable et ceci lui suffit pour ne pas se rapprocher du feu. Il n'y a pas là une réaction réfléchie, mais bien un acte naturel.

De façon générale, tout concept de la partie révélée de la Torah est expliqué, d'une manière encore plus profonde, par son enseignement caché et ésotérique. De même, toute idée de la 'Hassidout trouve son équivalence dans la partie révélée de la Torah, qui parle, effectivement, à cet égard, d'une bête qui est devenue folle(5).

Vous consulterez, à ce sujet, en particulier, les Avot de Rabbi Nathan, au chapitre 16 et le traité Baba Kama 62b.

C) Vous évoquez la raison d'être et la finalité des punitions de la Torah. La 'Hassidout explique qu'elles ont pour but de réparer le défaut causé par la faute.

Ce défaut concerne l'homme qui a commis la faute et tout ce qui est lié à lui, de même que l'influence qu'il exerce sur son entourage. La réparation doit donc se marquer également dans ces deux domaines.

La réparation concernant l'autre, dans les versets que vous citez, est afin que l'on entende et que l'on voit(6). Vous consulterez la note, dans le chapitre 24 du Tanya et le Likouteï Torah, Bamidbar, pages 25c et 86b.

D) Vous cherchez à réconcilier les avis des premiers penseurs d'Israël, à propos du corps des anges. En effet, vous avancez que tous ont bien la même conception et divergent uniquement dans leur définition du corps.

Il est impossible de considérer qu'il n'y a pas de controverse, en la matière. En effet, selon un avis, les anges s'inscrivent dans la dimension de l'espace, comme l'explique longuement le Likouteï Torah, au premier discours 'hassidique intitulé Cantique, chant pour l'inauguration. Selon le second avis, en revanche, on ne peut faire de différence, pour ce qui les concerne, entre le corps et l'esprit, de sorte qu'ils sont des intellects séparés(7). Vous consulterez, à ce sujet, le Rambam, lois des fondements de la Torah, chapitre 2, à partir du paragraphe 3, avec les commentaires.

Vous envisagez qu'ils puissent avoir un corps plus élevé. Ceci ne correspond pas à ce qui est dit à la même référence, au paragraphe 5, de même que dans le Guide des égarés, tome 2, chapitre 3. Cette question est également posée par le Tsafnat Paanéa'h, sur le Yerouchalmi, chapitre 2 du traité 'Haguiga, paragraphe 4.

A l'occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, pour vous et pour tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav D.Y. Shochat. Voir, à son sujet, la lettre n°3485. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3780. (3) La force du mal qui conserve la possibilité de l'élévation. (4) Un instrument pour gagner sa vie. Il ne peut donc pas s'agir d'hérésie. (5) Et, qui peut alors se jeter dans le feu, alors qu'elle ne le ferait pas, si elle était normale, bien qu'une bête ne soit pas capable de raisonner. (6) Pour donner l'exemple. (7) De toute existence corporelle.

Lettre n°3785

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3785, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous faites référence à l'étude du Tanya, indiquant que vous ne possédez pas la brochure dans laquelle figure sa répartition, selon son cycle annuel, qui a été établie par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Je vous joins cette brochure et il est clair que cette étude possède une vertu particulière, au même titre que les deux autres, portant sur le 'Houmach et les Tehilim, qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Néanmoins, il est également nécessaire d'étudier la Torah, en particulier l'arbre de vie, son enseignement profond qui, à notre époque, a été révélé et commenté, de manière claire et profonde, par la 'Hassidout. Bien plus, cette étude doit être intense.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

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