KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 3746 à 3765

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3746

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3746, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Elloul 5715,

Brooklyn,

A tous les participants au Melavé Malka,

à l'issue du Chabbat Parchat Tétsé, à Monsey,

à leur tête, au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Pin'has Ha Cohen(1),

au distingué 'Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Guerchon, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J'ai appris, avec satisfaction, que vous vous réunirez pour partager le repas de David, le roi oint. A cette occasion, on prononcera sûrement des paroles de Torah, de sorte que ce sera un repas de Mitsva. Et, vous connaissez le dicton(2) de l'Admour Hazaken, selon lequel ce que peut accomplir une réunion 'hassidique, l'ange Mi'haël lui-même ne peut le faire. Vous verrez la longue explication que donne, à ce sujet, le recueil sur la lecture des Tehilim.

Me basant sur l'affirmation bien connue selon laquelle un lien existe entre la Sidra de la semaine et ses différents événements, de même que sur la nécessité d'en tirer un enseignement pour l'existence quotidienne, je rappellerai qu'à l'issue du Chabbat, la Sidra est: Et, ce sera, lorsque tu parviendras sur la terre, qui fait état de la Mitsva des Prémices. Ceux-ci étaient prélevés parmi les meilleurs fruits que produisait notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia'h, quand elle était un pays où coule le lait et le miel.

Avant même de consommer soi-même ces fruits, on en prélevait donc les tous premiers et on les conduisait dans le Temple, afin de louer Dieu pour la bénédiction qu'Il avait accordée à la terre. Ces prémices n'étaient pas brûlés sur l'autel, comme les autres sacrifices, mais donnés au Cohen.

Il en résulte un double enseignement. La récolte et les fruits poussent après que l'on ait labouré, planté, semé, effectué tous les travaux agricoles nécessaires. Or, on ne gardait pas les meilleurs fruits pour soi, on les sanctifiait en les offrant au Cohen. Certes, on pourrait, au moins de manière passagère, s'interroger sur une telle attitude. Tant d'efforts et de fatigue sont investis dans l'activité agricole et, s'il faut, en outre, consacrer une partie de la récolte, pourquoi doit-il s'agir de la meilleure et de la plus belle?

Néanmoins, à la réflexion, on comprendra qu'un tel argument peut uniquement être le fait de celui qui n'a pas conscience que Eternel, Tu m'as donné ces fruits, qui pense que ma force et la puissance de ma main m'ont permis d'obtenir tout cela. La méditation permet d'établir que cette idée va à l'encontre de la foi la plus pure, que possèdent tous les Juifs, sans aucune exception. Il suffit de l'exprimer pour qu'elle transforme l'existence quotidienne.

La même Mitsva délivre également un second enseignement. Ces fruits n'étaient pas brûlés sur l'autel, dans le Temple, mais offerts au Cohen, qui en faisait un usage personnel, conformément à la Hala'ha. Il en résulte que le plaisir physique, s'il est ressenti de la manière qui convient et dans un contexte sacré, peut s'intégrer au domaine de la Sainteté, par l'intermédiaire du Temple et du Cohen. On peut donc servir Dieu en consommant des fruits, au même titre qu'on le fait, pour les autres sacrifices, comme, par exemple, celui d'Ola, en les brûlant dans le Temple.

Il y a là un des principes fondamentaux de la Torah et de la 'Hassidout. On doit et l'on peut servir Dieu, non seulement en priant et en étudiant la Torah, mais aussi en mangeant et pendant que l'on mange, en faisant du commerce(3) et pendant qu'on le fait. Pour autant, il est clair que le service de Dieu, dans ces derniers cas, réclame une plus grande préparation. Et, la récompense en est d'autant plus importante.

De ce point de vue, la Mitsva des Prémices s'applique, même pendant le temps de l'exil, y compris à l'extérieur d'Erets Israël et en un simple jour du milieu de la semaine. Quand on prend conscience, du fond de son cœur, que tout ce que l'on possède est un don de Dieu, on le sanctifie et on le met au service de Dieu, sans aucun effort.

Quand on apportait les Prémices, dans le Temple, on recevait la bénédiction suivante: Tu en feras de même, l'an prochain, dans la joie. Et, il en est de même, à l'époque actuelle. En se servant des biens que Dieu accorde de la manière qu'Il désire, on révèle Sa bénédiction et l'on peut en faire de même, l'année suivante, dans une proportion accrue, avec une satisfaction et une joie encore plus intenses.

Je vous donne ma bénédiction pour prendre de bonnes décisions et les mettre en pratique durant les jours qui suivent, pour nous et pour tout Israël, de manière positive. Je vous souhaite également d'être inscrits et scellés pour une bonne et douce année.

Notes

(1) Vraisemblablement, le Rav M.P. Kats, de New York. Voir, à son sujet, la lettre n°3008. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3507. (3) En anglais dans le texte, business.

Lettre n°3747

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3747, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au distingué 'Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yé'hyel Mi'hel Yehouda Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch 'Hodech Elloul et je suis en attente de la suite des bonnes nouvelles que vous y rapportez. Concernant ce que vous dites des journées d'étude(2), si cela est conforme aux conditions qui se pratiquent en Terre Sainte, peut-être serait-il bon de les prévoir pendant 'Hol Ha Moéd Soukkot, lors du temps de notre joie.

J'ai été satisfait de ce que vous dites du séminaire d'étude de la 'Hassidout. Sans doute y consacre-t-on quelques minutes pour évoquer également l'environnement de la 'Hassidout, en particulier l'étude de son enseignement, la pratique de ses usages et de ses coutumes durant les jours qui suivent. Car, au final, c'est bien là l'essentiel.

Je suis surpris que vous ne parliez pas des larges activités des jeunes de l'association 'Habad, que vous soyez aussi bref également pour celles des femmes 'Habad. Puisse Dieu faire que ce soit uniquement un oubli dans votre lettre, mais non un manque effectif, ce qu'à Dieu ne plaise. Que Dieu vous accorde le succès de me donner de bonnes nouvelles également dans ce domaine.

J'ai reçu les numéros 22 à 24 de Ma'hanaïm. La première lettre, faisant réponse à l'article sur les danses mixtes, est effroyable. Est-il possible qu'il n'y ait pas eu de réaction(3)? Il serait bon de reproduire, en l'état, des extraits du Yearot Devach, en en précisant la référence et la page, puis de demander au rédacteur de les publier, en les assortissant d'une question simple: Comment, après que les Sages des dernières générations, acceptés comme Décisionnaires par tous les Juifs, se soient exprimés d'une manière aussi tranchée, peut-on encore mettre leur avis en doute, envisager qu'il en soit autrement, même si l'on ne savait pas, les conséquences, pourtant bien connues, de ces danses mixtes?

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année et que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Le Rav Y.M. Y. L. Zalmanov, de Terre Sainte. Voir, à son sujet, la lettre n°3712. (2) Pour les soldats de Tsahal. (3) Le Rabbi note, en bas de page: Je viens de recevoir les numéros 25 à 27 de Ma'hanaïm. Dans le premier, j'ai vu la lettre du Rav Y.Lachover. En effet, dans une lettre intitulée Complément sur les danses mixtes, le Rav Lachover établit, à partir de différentes références, que les danses mixtes sont interdites.

Lettre n°3748

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3748, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au distingué 'Hassid qui craint Dieu,

le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites qu'il est difficile d'organiser un office, là où vous résidez. C'est bien là la preuve que vous devez effectivement résider dans cet endroit et, par tous les moyens, y renforcer le Judaïsme et sa diffusion. En effet, vous vous trouvez sur place et il vous est donc plus aisé d'agir, directement et, encore plus, indirectement.

Car, vous avez eu le mérite d'être un des élèves de la Yechiva Tom'heï Temimim, auxquels le Rabbi Rachab a décerné le titre de lumières pour éclairer. Ceux qui se trouvent dans cet endroit vous viendront sûrement en aide. Mais, même si ce n'est pas le cas, ce qu'à Dieu ne plaise, votre responsabilité et également votre mérite n'en seront pas diminués pour autant. Bien au contraire, ils s'en trouveront accrus.

Rien ne résiste à la volonté. Bien plus, vous connaissez la décision du tribunal céleste(2) selon laquelle, grâce à l'abnégation de l'Admour Hazaken, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie auraient la main haute, pour tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bonnes actions. Ceci est imprimé dans les résumés et notes sur le Tanya, à la fin de la page 122.

Je suis surpris que vous ne disiez rien de votre étude de la partie révélée de la Torah et de la 'Hassidout, s'ajoutant aux trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le 'Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous me préciserez sûrement tout cela, à la prochaine occasion. En pareil cas, plus l'on donne des détails et mieux c'est.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav D.Shmulevits. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3429.

Lettre n°3749

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3749, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[7 Elloul 5715]

Je fais réponse à votre lettre de la fin de Mena'hem Av, dans laquelle vous me décrivez la nature et la qualité des élèves. Si vous relisez la copie de la lettre que vous m'avez adressée, vous conviendrez immédiatement, de manière spontanée, que le but de la direction d'une école et des enseignants est d'élever les élèves de la troisième catégorie vers la seconde, puis ceux de l'une et l'autre vers la première. Et, le fait que certains élèves appartiennent effectivement à la première catégorie permet d'atteindre plus facilement cet objectif, de sorte que tout ne dépend que de votre volonté.

Il est aussi une autre façon, comme vous le savez, d'obtenir un tel résultat. Il faut séparer les plus mauvais élèves. On sait, à ce propos, pour quelle raison Yossef fit arrêter Chimeon et combien plus doit-il en être ainsi, en l'occurrence.

Ceci apporte également la réponse à la question que vous posez. Vous dites, en effet, que les élèves appartenant à la troisième catégorie sont dépourvus de toute sensibilité pour la 'Hassidout. Malgré cela, leur présence en cet endroit et l'effort en ce sens que l'on investira en eux exercera sûrement une influence positive. Puisse Dieu faire qu'il en soit ainsi, très prochainement.

Vous parlez des conditions d'internat et peut-être ce problème explique-t-il aussi la baisse de niveau des élèves. Vous formulerez donc une proposition détaillée pour l'amélioration de cette situation et peut-être cela aura-t-il un effet concret, en fonction des possibilités. Bien entendu, on ne doit pas savoir que les informations sur la situation émanent de vous.

Vous me dites que le fait d'enseigner dans des endroits éloignés des zones habitées dispense du service militaire et vous vous demandez si vous devez le faire. Vous ne donnez aucun détail, à ce sujet. En tout état de cause, il est bon pour vous, matériellement et spirituellement, de profiter du fait que la divine Providence vous ait conduit en l'endroit où vous êtes actuellement, afin de lui apporter toute l'élévation possible.

Or, si vous changez d'endroit, je ne sais pas ce que vous pourrez faire, en la matière, alors qu'en l'occurrence, une bonne part vous a été attribuée. Puisse Dieu faire que vous vous en réjouissiez, car elle est particulièrement enviable. Vous accomplirez tout cela avec une joie véritable, qui brisera les limites du corps grossier et en affinera la matérialité. Votre réussite sera accrue d'autant.

Lettre n°3750

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3750, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Voici ce qui fait l'objet de la présente. Vous gardez sûrement le souvenir de votre lettre relative aux vacances(1). Vous me disiez qu'il ne serait pas possible de retenir les élèves, à la Yechiva, à la fin d'Elloul et pendant les dix jours de Techouva(2) si ceux-ci n'avaient pas eu de vacances d'été.

En vous basant sur cette idée et sur cette évaluation de la situation, vous avez envoyé des centaines d'élèves en vacances, pendant quelques temps. Leur étude de la Torah s'en est sûrement ressentie et puisse Dieu faire qu'il n'en ait pas été de même pour leur pratique des Mitsvot.

Vous avez accordé ces vacances d'un cœur entier et vous vous acquitterez donc, avec le même sentiment, de la seconde partie de votre obligation, celle de maintenir le programme d'études pendant la fin d'Elloul et les dix jours de Techouva.

Avec ma bénédiction pour que vous donniez des nouvelles bonnes et détaillées de tout cela, et que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3521. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3680.

Lettre n°3751

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3751, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je voudrais répéter encore une fois l'idée que j'ai développée dans plusieurs lettres, adressées aux 'Hassidim et aux institutions. Dans la pratique, il est inconcevable que la survie d'une institution entraîne la disparition de la seconde.

La pérennité d'une institution 'Habad est donc totalement indépendante de la situation générale du mouvement 'Habad, en Terre Sainte. Cet élément ne doit donc pas être pris en compte. A fortiori, ceux qui appartiennent à cette institution ne doivent-ils pas se préoccuper d'améliorer le sort de 'Habad, dans sa globalité, en Terre Sainte.

Tout d'abord, une telle conception n'est pas acceptable pour des raisons morales. Même au sens le plus simple, celui qui se demande actuellement ce qui se passera demain ou après-demain, qui souhaite tenir compte également de ce qu'il advient à l'extérieur de ses quatre coudées, au sens strict, parviendra à la conclusion qu'une telle manière de voir les choses est dommageable, bien plus qu'elle met en danger l'institution dont la direction l'a adoptée.

En conséquence, si cette petite Yechiva considère uniquement son bénéfice et ce que cela lui rapportera immédiatement, elle peut effectivement prier et prolonger cette prière, jusqu'à ce que tout ce qui vient d'être décrit se réalise, ce qu'à Dieu ne plaise. Peut-être, grâce à tout cela, changera-t-elle d'optique, un peu avant.

Avec ma bénédiction afin que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela, que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°3752

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3752, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[8 Elloul 5715]

Il est effroyable que l'on n'ait pas poursuivi les études, au moins pendant une semaine, après la fin de l'année scolaire. En effet, il s'agit d'une question de principe(1), s'ajoutant à la valeur du souffle des enfants qui étudient la Torah(2).

Bien évidemment, les raisons que vous invoquez ne sont nullement suffisantes. Les difficultés que vous mentionnez auraient pu être aisément résolues.

Puisse Dieu faire que vous combliez le manque du passé, pendant la prochaine année scolaire et que vous y introduisiez, en outre, un ajout. Nos Sages disent, en effet, que l'on connaît l'élévation, dans le domaine de la Sainteté et ils précisent que à quiconque ajoute(3), on ajoute(4).

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3717. (2) Sur lequel le monde repose, selon l'enseignement de nos Sages. (3) Un effort. (4) Une bénédiction.

Lettre n°3753

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3753, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[8 Elloul 5715]

Tu me dis qu'une femme a écrit ici et qu'on lui a répondu que les Tefillin et les Mezouzot de sa maison devaient être vérifiées. Or, elle affirme que tout est cacher.

Je ne sais pas qui a effectué cette vérification, si elle a été faite convenablement. Néanmoins, tu peux lui dire que quelque chose ne va pas et doit être rectifié. Elle prétend que tout va bien, mais cela n'est pas compréhensible.

Lettre n°3754

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3754, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu connaissance, il y a quelques temps, de ce qui s’est passé entre vous et cette personne. Il semble que celle-ci vous a présenté des excuses, mais que vous ne lui ayez pas répondu.

Si tout cela est exact, il est sûrement inutile de vous rappeler la loi de notre Torah, Torah de vie, relative à un homme qui a subi un affront et auquel on présente des excuses. Vous savez, a fortiori, ce qui est dit, à ce propos, dans la ‘Hassidout.

Combien plus cela s’applique-t-il en Elloul, lorsque l’on établit le bilan moral de tous les mois de l’année écoulée. Malgré ce qui s'est passé, le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il accepte de pardonner, souhaite qu’il ne reste pas de trace. Bien plus, selon Igueret Ha Techouva, de l’Admour Hazaken, au chapitre 2, “ Il accepte que l’on voit, de nouveau, la face du Roi ” ”.

Mais, l'on comprend la suite qui est donnée à une telle requête lorsque l’on adopte soi-même le comportement inverse. Et, s’agissant d'un affront qui est fait par un homme de chair et d’os, étant ce qu’il est, point n’est besoin de préciser ce qui est bien évident. Vous consulterez, à ce propos, Iguéret Hakodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 25.

Mais, peut-être cette information n’est-elle pas fondée. En tout état de cause, j’attends de vos bonnes nouvelles, par retour du courrier.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°3755

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3755, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Elloul 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Alexander Sender(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la fin du mois de Mena’hem Av, de même qu’à vos salutations, qui m’ont été transmises par le grand Rav Shtentsil.

Vous demandez une explication sur ce que j’ai écrit, à propos de l’action que l’on doit mener auprès de son entourage. Vous savez ce que dit, à ce sujet, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera : “ Selon toutes les explications possibles ”. En y réfléchissant, vous pourrez sûrement trouver un moyen d’agir, s’ajoutant à tout ce que vous m’écrivez et sachez que je fais également allusion à cela.

Cette feuille n’est pas assez grande pour que l’on puisse y énumérer tout ce qu’il est possible de réaliser, en particulier en notre génération, alors que “ il(2) se tient derrière notre mur ”. On peut vérifier concrètement que la réussite dépasse toute mesure, mais l’on observe aussi l’obscurité profonde, quand on ne fait rien, quand on ne profite pas du succès et des opportunités que Dieu accorde.

Vous dites que les ‘Hassidim et les élèves de la Yechiva doivent constituer une association fraternelle. Il est inutile de préciser à quel point cela est important. Les Sages des premières générations(3) le soulignaient déjà et que citer de plus probant que les discours ‘hassidiques de nos maîtres, tel celui intitulé “ Enrôlez d’entre vous des hommes ”, depuis l’Admour Hazaken jusqu’à mon beau-père, le Rabbi ? Il n’y a rien à ajouter à tout cela.

Pour autant, il est également évident que faire dépendre les actions qui sont nécessaires, au quotidien, de la constitution d'une telle association n’a pas de sens(4) ou même, pire encore, est le moyen de se supprimer d’emblée toute possibilité d’agir. Puisse Dieu faire, en effet, que cette association puisse être constituée un jour.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, selon ce que vous écrivez.

Que Dieu vous accorde le mérite et le succès de m’annoncer de bonnes nouvelles de tout cela et que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav A.S. Youdassin, de Tel Aviv. (2) Le Machia’h. (3) De la ‘Hassidout. (4) Textuellement “ est un moyen de se moquer du pauvre ”.

Lettre n°3756

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3756, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Elloul 5715,

Brooklyn, New York,

Aux participants à la 33ème réunion nationale

de l’organisation des jeunes d’Agoudat Israël,

en Amérique, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue grandement et vous bénis,

Je fais réponse à votre information, selon laquelle votre réunion nationale aura lieu du 15 au 18 Elloul.

Puisse Dieu faire que cette réunion soit un rassemblement empli de crainte de Dieu, de sagesse et d’intense action. Celle-ci aura des conséquences positives et concrètes. Elle permettra de renforcer le Judaïsme véritable et sa diffusion, dans l’existence quotidienne, en tous les endroits où vous exercez votre influence.

La prise de conscience de l’effroyable carence, dans le domaine des actions nécessaires pour améliorer la vie religieuse de la jeune génération, vous conduira sûrement à adopter la conclusion qui s’impose. La divine Providence a confié à chacun d’entre vous une mission sacrée et particulièrement importante, celle d’améliorer cette situation, par toutes vos forces et même au-delà de celles-ci.

Bien évidemment, la divine Providence, en transmettant à chacun d’entre vous cette obligation et ce mérite, vous a également donné les forces nécessaires pour assumer pleinement votre mission. Nos Sages disent, en effet, que Dieu demande uniquement en fonction des forces qu’Il accorde.

L’ardeur des jeunes convient à tout cela, puisqu’ils sont pleins d’entrain et de fougue. Mais, ils doivent mettre pleinement ces qualités au service des combats de Dieu, afin de renforcer le Judaïsme, en refusant le compromis et, a fortiori, l’association de toute autre cause au Nom de Dieu, à la Torah et aux Mitsvot. En effet, “ la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un ”.

La conclusion et le point culminant de votre réunion sera le 18 Elloul, date de la naissance du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. Tous deux nous ont frayé un chemin pavé d’amour de Dieu, d’amour de la Torah et d’amour du prochain. Ils ont montré que ces trois valeurs ne forment qu’une seule et même entité. Ils ont illuminé les cœurs d’Israël, pour de nombreuses générations.

Puisse Dieu faire que ce jour propice apporte la bénédiction et la réussite à cette réunion, dans laquelle on prendra de bonnes décisions, qui seront suivies d’effet.

Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année,

Lettre n°3757

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3757, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu des nouvelles de votre état de santé par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Ben Tsion Chem Tov, émissaire des Sages. J’ai bon espoir que tout va bien et que vous connaissez la réussite. Vous m’annoncerez de bonnes nouvelles, à ce sujet.

Il est sûrement inutile de vous rappeler l’affirmation de nos Sages, selon laquelle “ quiconque observe scrupuleusement(1) le Kiddouch avec du vin(2) et la Havdala avec du vin(3) renforce la clarté de ses yeux ”.

C’est en Elloul que l’on établit le bilan moral de toute l’année. Selon le commentaire allusif et le Moussar, on peut avancer qu’il est conseillé, dans ce texte, de respecter scrupuleusement le vin. Or, il est dit que “ lorsque le vin est intégré, le secret se révèle ”. Ainsi, le vin de l’intellect et de la compréhension permet de révéler le secret de l’homme et de la création. Il s’agit, en l’occurrence de celui du Kiddouch(4) et il faut effectivement sanctifier sa vie et la part du monde que l’on se voit confiée, grâce à la pratique des Mitsvot. Il s’agit également de la Havdala(5), faisant allusion à tout ce dont on doit se séparer par le respect des Interdits.

C'est tout cela à la fois qui renforce la clarté de la vision. De la sorte, on verra la vérité, dans tout son entourage. Au fond de soi-même, on aura pleinement conscience que “ Dieu est la Vérité immuable ”. Selon les termes de la Torah, au début des lois des fondements de la Torah, “ Lui seul est vérité. Aucune autre vérité ne l’est comme Il l’est Lui-même ”. Et, juste avant cela, il était dit que “ tous les êtres ne sont que par la Vérité de son existence ”.

Avec ma bénédiction de prompte guérison, afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

C’est seulement lors de la rédemption que “ Je supprimerai l’esprit d’impureté de la terre ”. En conséquence, ce qui accompagne la Havdala ne fait qu’empêcher le malheur(6), selon les termes des Pirkeï de Rabbi Eliézer. Ce malheur, en revanche, ne disparaît pas de la terre, ce que la Mitsva, elle, est capable de réaliser. Ce point ne sera pas développé ici.

Notes

(1) Voir à ce sujet la lettre n°3688. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Chabbat 113b et le commentaire de Rachi, à cette référence ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les Pirkeï de Rabbi Eliézer, le commentaire du Radal, à cette référence et le Iyoun Tefila sur le Sidour complet ”. (4) Qui signifie, textuellement, sanctification. (5) Qui signifie, textuellement, séparation. (6) Mais ne le transforme pas en bonheur.

Lettre n°3758

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3758, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi, dans laquelle vous formulez plusieurs propositions détaillées sur l'endroit dans lequel vous vous installerez, après votre mariage, qui sera célébré en un moment bon et fructueux. Vous sollicitez mon avis, sur cette question.

A mon sens, il faut, en premier lieu, considérer le fait de s'installer à Kfar 'Habad. En effet, j'ai bon espoir que ce lieu soit au début de son développement. Heureux sera le sort de tous ceux et de toutes celles qui y participeront, dans toute la mesure du possible.

Si, pour une raison quelconque, ou bien pour un motif que vous invoquez dans votre lettre, cela n'est, selon vous, pas envisageable, vous vous installerez le plus près possible de l'endroit où vous exercez votre mission sacrée. Ainsi, vous ne perdrez pas de temps dans les transports, à l'aller et au retour. Il en sera de même pour votre santé et pour les nombreuses pensées qui peuvent en résulter. Bien plus, il y a tout lieu de penser que votre future épouse trouvera là de larges possibilités de faire pleinement usage de ses capacités, telles que vous les décrivez.

J'ajouterais que, d'après ce que votre lettre semble indiquer, vous avez établi un large programme de ce que vous comptez faire, avant de vous marier. Je ne connais pas précisément les prix, en Terre Sainte. Néanmoins, les grandes lignes de ce que vous indiquez pourraient coûter très cher et je me demande donc si vous en aurez les moyens. Même si vous pouvez disposer d'une somme aussi considérable, il n'est pas certain qu'il soit judicieux de l'investir dans un pas-de-porte et dans des meubles.

Il est bien clair que la beauté extérieure des meubles ou même celle des murs de la maison ne sont pas les éléments fondamentaux d'un foyer juif. Point n'est besoin d'en dire plus, tant cela est évident, surtout pour quelqu'un qui a le mérite d'être un élève d'une Yechiva 'hassidique, de la Yechiva Tom'heï Temimim.

Que Dieu vous guide sur le chemin qui sera bon pour vous et pour votre future épouse, matériellement et spirituellement à la fois.

Avec ma bénédiction pour que vous donniez de bonnes nouvelles, d'un bien véritable, de tout ce qui vient d'être dit et afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

M. Schneerson,

Lettre n°3759

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3759, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la fin de Mena'hem Av, dans laquelle vous me parlez de votre fils et de ses études. Vous concluez en me posant une question, suscitée par le fait qu'il s'efforce de se couvrir la tête(1), conformément aux exigences de notre sainte Torah, Torah de vie(2).

Vous et votre épouse, avez le bonheur d'avoir éduqué votre fils sur cette voie, qui conduit vers le bonheur matériel et spirituel à la fois. Vous devez également en déduire à quel point il est nécessaire de le renforcer, de l'encourager, dans ce domaine comme dans tous les autres. Il faut, en outre, tenir compte du fait que, pour les jeunes, toutes les dispositions relatives au Judaïsme se cumulent pour former un tout. Si l'on affaiblit un pan de cette édifice, quel qu'il soit, c'est, bien évidemment, l'ensemble de cet édifice qui est remis en cause(3).

Bien plus, en l'occurrence, le fait de se couvrir la tête empêchera votre fils de prendre part à une compétition de football entre deux écoles. A mon sens, il faut voir en cela une intervention de Dieu pour le protéger d'un événement malencontreux, ce qu'à Dieu ne plaise, qui pourrait survenir pendant ce match ou ce tournoi entre les deux écoles.

Si, comme vous l'écrivez, le fait de ne pas participer à cette compétition fait mauvaise impression sur votre fils, il serait bon qu'il abandonne l'école qu'il fréquente actuellement, pour en rejoindre une autre, plus orthodoxe, dans la mesure du possible. Bien entendu, il n'est pas nécessaire d'en préciser la raison à votre fils. Ainsi, à n'en pas douter, il oubliera ce problème, peu à peu.

A cette occasion, je voudrais vous exprimer ma grande satisfaction à la nouvelle des actions positives que vous menez pour renforcer et développer la Yechiva. Je suis certain que mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et dont cette Yechiva porte le nom, invoque la miséricorde divine, pour vous et pour tous les membres de votre famille, matériellement et spirituellement à la fois.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année et que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3712. (2) Pourra-t-il donc le faire en poursuivant des études? (3) Le fait de ne plus se couvrir la tête aura pour effet d'abandonner également d'autres pratiques.

Lettre n°3760

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3760, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Elloul, dans laquelle vous me dites que, depuis que vous avez adopté les études que j'évoquais dans mon courrier, vous vous sentez mieux. Néanmoins, vous ne vous contentez pas de cela et vous n'êtes nullement satisfait, car vous souhaitez devenir une personne complètement différente.

La réponse à votre question figure déjà dans le saint Tanya, à partir du chapitre 27. Là, il est question du Beïnoni, de l'homme moyen, tel que la 'Hassidout le définit. Et, l'Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée du Tanya, auteur du Choul'han Arou'h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, dit, à son propos: Il ne doit pas se décourager, car il procure du plaisir à Dieu, en Le servant de cette façon. Vous consulterez ce texte.

La Michna définit la finalité de l'homme en ces termes: J'ai été créé pour servir mon Créateur. Qu'importe donc quelle mission est confiée par le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il? En effet, il est dit, à propos du plus haut accomplissement: Si tu as bien agi, que M'apportes-tu?. A l'opposé, l'acte le plus humble et le plus bas est également qualifié de Mitsva, de la même étymologie que Tsavta, le lien, car il permet d'entrer en relation avec l'Essence de Dieu.

Il est dommage de perdre du temps à rechercher un but, alors que vous auriez pu vous le consacrer à exercer une influence positive sur votre prochain, de manière joyeuse. De ce point de vue, on peut également entendre par prochain son propre corps et son âme animale. Et, lorsque l'on accomplit tout cela joyeusement, la réussite s'en trouve accrue, comme on peut le vérifier concrètement.

Puisse Dieu faire que vous influenciez vos amis, dans ce domaine. De la sorte, Dieu vous accordera une force accrue pour consentir l'effort que vous voulez investir en votre propre personne.

Vous évoquez également la méditation avant la prière. Il est difficile d'expliquer tout cela par écrit. Vous interrogerez donc les 'Hassidim âgés, ceux qui enseignent la 'Hassidout en Terre Sainte. Ils vous conseilleront.

Avec ma bénédiction afin que vous mettiez en pratique l'Injonction générale et permanente: Servez Dieu dans la joie et que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°3761

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3761, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

J'ai reçu avec satisfaction votre lettre du 8 Elloul. Vous me dites que vous vous sentez beaucoup mieux. Puisse Dieu faire que vous soyez pleinement rétablie, non seulement que le médecin vous le dise, mais que vous-même le ressentiez.

Bien évidemment, vous devez prendre vos vitamines et, si le médecin vous prescrit un régime alimentaire, il faudra vous y conformer. En effet, le corps juif est saint et, en disant Guérir, il guérira, la Torah fait du médecin son émissaire, dans ce domaine.

Vous évoquez les jeûnes(2). Je n'ai jamais entendu parler d'une telle manière d'agir, si ce n'est dans des cas exceptionnels, sauf, bien sûr, pour ceux qui sont mentionnés dans le Choul'han Arou'h(3) et seulement dans la mesure où le médecin considère qu'ils ne sont pas dangereux.

Il est préférable, au lieu de jeûner, de renoncer à d'autres pratiques que l'on aimerait adopter, par exemple le fait de prononcer des paroles inutiles ou, pire encore, d'être médisant. Ceci trouble le mauvais penchant, beaucoup plus qu'un jeûne, sans pour autant remettre en cause la santé. De la sorte, on dispose de plus de force pour mettre les Mitsvot en pratique, pour accomplir la Tsédaka et les actes de bonté, en particulier.

Que Dieu vous vienne en aide, de sorte que vous puissiez m'annoncer de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrite et scellée pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Cette lettre, rédigée en Yiddish, est adressée à une femme. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3399. (3) Les jeûnes publics.

Lettre n°3762

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3762, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez si le fait de penser à la 'Hassidout pendant la prière suppose la répétition exacte du texte original.

Ce n'est pas le cas. Bien au contraire, très souvent, lorsque l'on médite à une idée sans penser précisément à ce texte, on se concentre plus aisément et l'on en tire plus de vitalité.

En effet, cette méditation intervient après l'étude précise du texte, ce qui apporte la garantie que l'on ne se détourne pas de sa signification.

Vous me demandez si l'on doit méditer à la 'Hassidout également avant la prière. C'est une pratique judicieuse, conformément à la Hala'ha tranchée par le Choul'han Arou'h, selon laquelle on doit, avant de prier, méditer à la grandeur de Dieu.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3763

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3763, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Elloul 5715,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav,

distingué 'Hassid qui craint Dieu,

le Rav Mena'hem Mendel Chmouel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J'ai bien reçu votre lettre du 5 Elloul, avec ce qu'elle contenait, le manuscrit d'une lettre du Juste, Rabbi Hillel de Paritch et une autre du Rabbi Rachab. Je vous remercie beaucoup pour ce cadeau. Nous en avions ici des photocopies, mais il est clair que cela n'est nullement comparable(2).

Puisque vous avez pris cette initiative, vous ne manquerez pas, si vous possédez ou disposez de manuscrits de votre père ou, plus généralement, de membres de la famille, ou encore de lettres, de me les faire parvenir. Je vous en remercie d'avance, du fond de mon cœur.

Conformément à votre demande, je citerai les noms de ceux pour lesquels vous sollicitez une bénédiction près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Sans doute renforcerez-vous votre attachement en maintenant les pratiques qu'il a instaurées, en suivant la voie qu'il nous a tracée. Ceci s'ajoute aux trois études qui concernent chacun. Celles-ci portent sur le 'Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Or, à quiconque ajoute(3), on ajoute(4).

En vous réitérant, encore une fois, mes remerciements pour votre envoi et en vous adressant ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

N. B. : J'observe, dans votre lettre, que vous êtes également un descendant du grand Rav de Drivin(5). J'aimerais savoir si ses descendants publient effectivement les manuscrits qu'il a laissés(6). Je vous remercie de m'apporter toutes les précisions, à ce sujet.

Par envoi séparé, tout ce qui a été publié ici vous a été adressé. Vous voudrez bien me confirmer avoir reçu ce colis.

Notes

(1) Le Rav M.M. C. Slonim. Voir, à son sujet, la lettre n°311. (2) A l'original. (3) Un effort. (4) Une bénédiction. (5) Le Rav Elyahou Yossef Rivlin, auteur du Ohaleï Yossef. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°3657.

Lettre n°3764

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3764, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 10 Elloul.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai vos deux noms, de même que ceux de vos enfants, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous soyez en bonne santé, que vous gagniez correctement votre vie et que vous vous mainteniez tous en paix.

Il serait bon de faire vérifier les Mezouzot de votre maison, afin de s'assurer qu'elles soient toutes cachères, conformément à la Hala'ha. Vous ferez également vérifier vos Tefillin. Chaque jour de semaine, avant la prière, vous donnerez quelques cents à la Tsédaka. Après la prière, vous lirez, chaque jour, au moins un Psaume.

Vous faites référence à la relation de vos enfants avec leurs parents, qui n'est pas ce qu'elle devrait être. Il faut se demander si une telle situation ne provient pas, comme c'est bien souvent le cas, du fait que les parents n'ont pas respecté les lois de la pureté familiale, lors de la naissance de ces enfants.

Si c'est effectivement le cas, ce qu'à Dieu ne plaise, les parents doivent prendre la ferme résolution de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que leurs amis et leurs connaissances respectent et renforcent cette Mitsva, ce qui répare, jusqu'à un certain point, la faute grave commise par les parents, envers eux-mêmes comme envers leurs enfants, en ne respectant pas la pureté familiale.

Ainsi, le Saint béni soit-Il verra que les parents regrettent sincèrement ce qu'ils ont fait,

s'écartent d'une telle attitude et en écartent les autres, s'engagent encore plus fermement sur le chemin de la Torah.

Vous me dites que, ces jours-ci, votre épouse sera hospitalisée et mise en observation. Puisse Dieu faire que cela se passe en un moment bon et fructueux, qu'elle connaisse la réussite. Jusqu'à ce qu'elle quitte l'hôpital, elle placera, chaque jour de semaine, quelques cents dans un tronc de Tsédaka.

Dieu fasse que vous ayez le succès de m'annoncer de bonnes nouvelles, en tout ce qui vient d'être dit.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°3765

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3765, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Elloul 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J'ai bien reçu votre lettre de la fin de Mena'hem Av. Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu'ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, tels que vous les rappelez dans votre lettre.

Vous savez sans doute qu'en pareil cas, le canal véhiculant l'attachement(1) est le fait de suivre la voie qu'il nous a enseignée, d'adopter les pratiques qu'il a instaurées. Sans doute gardez-vous, ou bien vous garderez désormais les trois études qui concernent chacun. Elles portent sur le 'Houmach, les Tehilim, le Tanya, sont bien connues et ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi.

J'aimerais connaître, plus en détails, les actions menées par celui que vous citez et ses plans, pour l'avenir. Il est sûrement inutile de vous rappeler, de même qu'à votre frère, à quel point il est une obligation personnelle, en tout temps et en tout lieu, mais, a fortiori en notre génération orpheline et dans le pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l'année à la fin de l'année, d'apporter sa contribution au renforcement du Judaïsme et à sa diffusion, dans l'esprit de la crainte de Dieu la plus pure.

Combien plus cette responsabilité incombe-t-elle à ceux qui disposent du mérite de leurs ancêtres, ceux-ci ayant eu, eux-mêmes, un tel comportement, pendant les décennies de leur vie physique. Bien plus, nous avons eu le mérite d'obtenir la révélation de l'enseignement du Baal Chem Tov, de ses disciples et des élèves de ses disciples, la 'Hassidout générale qui a été approfondie et commentée par la 'Hassidout 'Habad. Celle-ci souligne l'importance de l'amour du prochain, explique qu'en réalité, les deux Préceptes Tu aimeras l'Eternel ton Dieu et Tu aimeras ton prochain comme toi-même n'en font qu'un.

En effet, Rabbi Akiva enseigne que Tu aimeras ton prochain comme toi-même est un grand principe de la Torah. Le maître de son maître, Hillel l'ancien, qui introduit la sanctification même dans ce qui est profane, puisqu'il exprime son enseignement en araméen, précise, au traité Chabbat 31a, que c'est là toute la Torah. Il souligne et enseigne que l'on doit aimer les créatures. Le Tanya l'explique, au chapitre 32 et le Séfer Ha Mitsvot(3), du Tséma'h Tsédek, à la Mitsva de l'amour du prochain.

Ce point est si important qu'il y a tout lieu de craindre que les forces du mal manifestent la plus vive opposition, de même que le dieu étranger que tu portes en toi, selon l'expression du traité Chabbat 105b. N'ayant d'autre alternative, le mauvais penchant prend l'apparence et l'argumentation d'un érudit de la Torah, empli de crainte de Dieu. Néanmoins, nos Sages disent que J'ai créé le mauvais penchant et Je lui ai créé une antidote. Ils nous ont fait connaître sa fourberie, dans notre Torah, Torah de vie et en particulier dans la 'Hassidout.

Si l'on fait preuve de la fermeté qui convient, émanant du domaine de la Sainteté véritable, on peut donc déjouer ses ruses et les arguments fondées sur elles.

Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d'être dit, de même que de ce qui vous concerne personnellement et que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Au Rabbi dont on sollicite la bénédiction. (2) En Erets Israël. (3) Le Dére'h Mitsvoté'ha.

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam