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Iguerot Kodesh — lettres 3646 à 3665

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3646

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3646, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J'ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat 'Houkat Balak, qui faisait, encore une fois, suite à un long silence. Puisse Dieu faire que la présente vous trouve en meilleure santé, jusqu'à ce que vous alliez parfaitement bien, que vous soyez fort, Etan, au sens le plus littéral et également avec tous les commentaires que l'Admour Hazaken donne de ce terme, dans son discours 'hassidique intitulé Cantique d'Etan, qui figure dans le Kountrass Limoud Ha 'Hassidout.

Vous me décrivez de quelle manière vous vous efforcez d'influencer le plus grand nombre, grands et petits, pour rapprocher leur cœur de notre Père Qui se trouve dans les cieux et j'en suis satisfait. Vous favorisez l'action concrète, les lois qui sont applicables au quotidien et, à n'en pas douter, ces personnes amélioreront ainsi leur comportement.

Bien évidemment, tout cela ne vous dispense pas de faire en sorte que vous conserviez la santé, au sens physique. Vous devez donc vous en tenir aux instructions du médecin. Il est dit que la Torah a autorisé le médecin à guérir. Bien plus, comme le dit l'Admour Hazaken, au chapitre 7 du Tanya, il est nécessaire de servir Dieu également par son corps. C'est, en outre, ce qu'expliquent le Rambam, dans ses lois des opinions et le Tour Choul'han Arou'h, au chapitre 231, conformément au verset: En toutes tes voies, reconnais-Le.

Certes, il est très difficile de consacrer un jour entier, chaque semaine, uniquement à la santé de son corps. Pour autant, il n'est pas nécessaire de figer la répartition de son temps et vous pourrez avoir des moments de repos également pendant la durée de votre travail. Un tel repos permet un travail plus efficace et, de ce point de vue, il est donc partie intégrante de ce travail.

Concernant votre installation, qui peut déterminer où se trouvent les objets matériels auxquels il vous appartient d'apporter l'élévation et quel type de travail vous devez adopter? Néanmoins, en se fiant à la logique première et conformément à l'affirmation de nos Sages selon laquelle un travail féminin est considéré comme un âpre exil lorsqu'il est confié à un homme, qu'il ne concerne pas, même s'il est très simple, je suis surpris, jusqu'à ce jour, de constater que vous vous consacrez à garder les vignes des autres et non la vôtre, c'est-à-dire celle de 'Habad.

Il est clair que vous avez tissé plusieurs liens, dans l'endroit où vous vous trouvez et je ne dis pas que vous devez immédiatement aller travailler ailleurs. J'exprime seulement mon étonnement, à ce sujet et peut-être est-il même envisageable que votre travail actuel ne vous convienne pas pleinement, à cause de cela.

En tout état de cause, votre travail requiert beaucoup d'efforts et de forces. Puisse donc Dieu renforcer votre santé physique et également morale, de sorte que, par une intervention de la Cause de toutes les causes et de la Source de toutes les sources, les parcelles divines auxquelles vous auriez dû apporter l'élévation en un autre endroit se retrouvent, là où vous êtes actuellement. Ainsi, vous pourrez les transformer, dans la tranquillité et avec largesse d'esprit.

Je vous joins un fascicule, présentant la suite de l'emprisonnement, qui a été édité pour les jours de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, les 12 et 13 Tamouz, dates qui sont aussi celles de notre délivrance et de la liberté de nos âmes. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°3647

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3647, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir les exemplaires de la causerie prononcée le 20 Mena'hem Av 5715(1) et je vous en remercie. Je suis étonné et même très surpris que l'absence de relecture(2) n'en ait pas été signalée. Tout d'abord, peu nombreux sont ceux qui connaissent la signification du terme Ana'ha(3). De plus, on peut aussi imaginer qu'une Ana'ha soit effectivement relue, ce qui n'est pas le cas, en l'occurrence.

S'il vous en reste d'autres exemplaires, vous voudrez bien rectifier cette imprécision.

Nous attendons de bonnes nouvelles. Vous m'annoncerez donc que vous avez profité des jours de la libération, les 12 et 13 Tamouz, de la manière qui convient. Puisse tout cela se poursuivre, pendant le reste de l'année et avoir un effet concret.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) 1955, par le Rabbi lui-même, à l'occasion de la Hilloula de son père. (2) Par le Rabbi, s'agissant de notes rédigées par ceux qui étaient présents quand il prononça ces propos. (3) Désignant un texte rédigé par les auditeurs mais non relu par le Rabbi. Ce terme apparaissait sûrement sur la couverture de cette causerie.

Lettre n°3648

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3648, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 15 Tamouz.

Je constate, avec effroi, que vous ne me dites pas un mot des jours de la libération, les 12 et 13 Tamouz. Or, il y a sûrement eu une réunion 'hassidique. Vous avez dû vous sentir encouragé, au moins pendant la durée de celle-ci. Vous pourrez donc maintenir tout cela, durant tout le reste de l'année.

Est-ce donc pour cela que vous avez risqué votre vie, dans le pays où vous vous trouviez auparavant, pour cela que vous avez vécu tous ces miracles évidents, jusqu'à ce que vous parveniez dans l'endroit où vous vous trouvez actuellement? S'agit-il uniquement de se faire du soucis sur la manière dont vous allez assurer votre propre subsistance, de même que celle des membres de votre famille? Faut-il que, quarante huit heures plus tard, ait disparu de votre esprit, jusqu'au souvenir de la célébration de la fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, de notre délivrance et de la liberté de nos âmes?

Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez, à l'occasion de leur anniversaire, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Sans doute, chacun d'entre eux a-t-il, à sa manière, respecté les coutumes de l'anniversaire.

Puisse Dieu faire qu'ils connaissent tous une année de réussite, matérielle et spirituelle à la fois.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Je vous joins un fascicule présentant la suite du récit de l'emprisonnement. Celui-ci a été édité à l'occasion des 12 et 13 Tamouz. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.

Lettre n°3649

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3649, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, 'Hassid aux multiples connaissances,

le Rav Yossef Barou'h(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos lettres en leur temps et je pensais disposer d’un peu de temps pour répondre à vos interrogations sur les libations d’eau(2). Malheureusement, ce sont réalisés pour moi les termes de l’enseignement de nos Sages selon lequel : “ Ne dis pas, lorsque j’aurai le temps…(3) ”. Encore à l'heure actuelle, mes occupations sont nombreuses.

Bien plus, elles se multiplient.

Je voudrais, par ces quelques lignes, vous demander de m’excuser pour mon retard, imputable à la situation que je viens de décrire. Bien évidemment, je n’abandonne pas mon projet, ce qu’à Dieu ne plaise. Au final, je trouverai sûrement un moment. Néanmoins, comme le soulignent nos Sages, ceci dépend également du Mazal.

A l’occasion des jours de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, les 12 et 13 Tamouz, dates de notre délivrance et de la libération de nos âmes, a été édité un fascicule, présentant la suite de la description de l’emprisonnement, que je vous joins. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Y.B. Blumenfeld. Voir, à son sujet, la lettre n°3388. (2) Effectuées sur l’autel, dans le Temple, pendant la fête de Soukkot. (3) J’apprendrai, car peut-être n’auras-tu pas le temps.

Lettre n°3650

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3650, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Its’hak David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Depuis quelques temps, je n’ai reçu, de votre part, aucune nouvelle, ni de vos préoccupations personnelles, ni de votre activité communautaire. Puisse ce silence être le signe indiquant que tout va bien.

Vous avez sans doute connaissance de notre coutume, à l’occasion des jours de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, commémorant sa délivrance, à la suite de l’emprisonnement qu’il a subi pour avoir fait don de lui-même, dans le but de renforcer la Torah et les Mitsvot.

En son temps, il eut une merveilleuse victoire contre les forces opposées à Dieu et à Sa Torah. Et, il en est de même également pour les années suivantes, pour les générations futures. En effet, il délivre un enseignement clair et montre de quelle manière la Torah dirige l’existence, même si la logique première ne permet pas de le comprendre.

Notre coutume consiste à éditer un livre ou une brochure qui est d’actualité, particulièrement en cette période, alors que l’on se mobilise dans ce domaine.

Je vous joins le fascicule qui a été édité pour cette année. Il s’agit d’une partie d'une note de mon beau-père, le Rabbi, relative à son emprisonnement. En additif, on y trouvera les paroles du chef d’Israël, basées sur l’idée qu’en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, un Juif ou une Juive sont réellement libres. Seul Dieu se trouve au dessus d’eux.

Si le souvenir et la mobilisation sont nécessaires en la matière(2), faisant la preuve que les non-Juifs n’ont pas le libre arbitre, dans les décisions qu’ils prennent, pour lesquels ils ne sont que “ la cognée dans la main du bûcheron ”, combien plus le sont-ils pour les Juifs, possédant effectivement ce libre arbitre, ainsi qu’il est dit : “ Vois, J’ai placé devant toi la vie et le bien…(3) et tu choisiras la vie ”. Or, une requête de Dieu insuffle les forces nécessaires pour la mettre en pratique. Celle-ci consiste, en l'occurrence, à choisir la vie. Or, tout comme l’importance de la vie est soulignée, celle du choix l’est également.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav I.D. Gartner. (2) Voir la lettre n°3630. (3) La mort et le mal.

Lettre n°3651

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3651, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma lettre, adressée à l’occasion de votre anniversaire.

On vous interroge sans doute sur ce qu’il y a lieu de faire, lorsqu’une femme a peur d’être enceinte. Plusieurs responsa des Sages de Hongrie adoptent une position rigoriste, en la matière. Néanmoins, dans différents cas, tel n’est pas l’avis du Tséma’h Tsédek, dans ses responsa Even Haézer, au chapitre 89, que vous consulterez. Celui-ci a, en effet, une position plus conciliante, de différents points de vue(2). Il permet même l’utilisation d’un tampon(3), avant la relation conjugale, si le médecin le demande.

Car, il s’agit, en l'occurrence, d’éviter la faute que l’on sait(4). Or, si celui que l’on interroge conseille le retrait, on aboutira, dans la plupart des cas et, malheureusement, en particulier dans notre génération, à l’émission de semence en pure perte, ce qu’à Dieu ne plaise, ce qui va à l’encontre de l’intention recherchée par ceux qui adoptent une position rigoriste.

Certes, s’il n’y avait aucun moyen de permettre une telle pratique, on n’aurait pas le choix(5). Toutefois, ces responsa se trouvent devant nos yeux et, à mon avis, il n’y a pas lieu d'attendre que le médecin le réclame clairement(6). Le danger est beaucoup trop grand. En cette génération faible, tout particulièrement, le retrait agit sur les nerfs et, plus généralement, sur la santé, celle de l’homme comme celle de la femme.

Il fait expliquer au médecin que “ les Hébreux ne sont pas comme les Egyptiens ”, que même ceux qui trébuchent et perdent de la semence en pure perte le regrettent par la suite, en conçoivent de l’amertume et même de la tristesse. Au final, on ne sait pas ce qui peut en résulter. Si on lui précise tout cela, il(7) aura sûrement une position plus tranchée(8).

En conséquence, celui qui, quand il est interrogé, adopte une position conciliante, malgré la gravité du problème, clairement établie par la partie révélée de la Torah et par la ‘Hassidout, non seulement ne lèse pas la personne qui le consulte, car bien souvent celle-ci aurait, de toute façon, agi ainsi, mais, en outre, il évite l’autre éventualité, qui est beaucoup plus grave parce qu’elle permet de ne pas avoir recours à la personne qui conseille de se contenir. Il n’en est pas de même s'il s'agit de placer un tampon, qui ne dépend que de cette personne, plusieurs jours impurs s’écoulant entre temps.

Bien plus, tout cela sera salutaire à la santé physique et morale à la fois. Pour quelqu’un comme vous, ce qui vient d'être dit sera sûrement suffisant.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°3564. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3034 et 3713. (3) A usage contraceptif. (4) L’émission de semence en pure perte. (5) Il faudrait interdire cette pratique. (6) Le recours à la contraception. (7) Le médecin. (8) Prônant la contraception.

Lettre n°3652

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3652, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Tamouz 5715,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

issu d’une illustre famille, ayant de bons comportements,

le Rav Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du jour au cours duquel fut dit deux fois le mot bon(2). De même, j’ai été satisfait d’avoir de vos nouvelles par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Mena’hem Chmouel David Ha Lévi(3), émissaire des Sages(4), qui me dit qu’il vous a rendu visite, à différentes reprises.

Concernant le contenu de votre lettre, vous souhaitez rédiger un testament et c’est effectivement une bonne initiative, une pratique favorable pour avoir de longs jours et de bonnes années. Que Dieu vous accorde une vie longue, bonne et agréable. Vous commencerez à diffuser les sources(5), à l’extérieur, dans votre ville et vous connaîtrez la réussite. A n’en pas douter, l’extérieur existe également là-bas.

De façon générale, les sources et la Torah se trouvent en tout endroit, à chaque époque. Seul manque celui qui s’efforce d’en réaliser la diffusion. Le mérite de vos ancêtres et celui de la communauté, qui est dans l'attente d'une telle action, vous viendront en aide, dans votre ville.

Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout cela en bonne santé. Certes, dans un premier temps, il vous faudra agir par soumission, afin que vous puissiez introduire cette diffusion. Mais, par la suite, vos efforts seront récompensés. Alors, vos désirs et votre plaisir interviendront également(6).

Les penseurs notent que le début d’un processus est un simple point et qu'il en est de même pour son aboutissement, sa synthèse finale. Dès que l’on a dépassé ce point, on se trouve effectivement au milieu.

Avec ma bénédiction, pour vous et votre épouse, afin que vous ayez un été en bonne santé et joyeux, que vous donniez de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Bespalov. Voir, à son sujet, la lettre n°3112. (2) Lors de la création, c’est-à-dire le mardi. (3) Le Rav Raitchik. (4) En Californie. (5) De la ‘Hassidout. (6) Dans la réalisation de cette diffusion.

Lettre n°3653

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3653, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mena’hem Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai enfin reçu votre lettre de l’issue du Chabbat, qui faisait suite à un très long silence. Vous me donnez des nouvelles de la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion, de même que de la pose de la première pierre(2). Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous m’écriviez régulièrement et qu’Il vous accorde d’avoir toujours des nouvelles réjouissantes à m’écrire.

Vous évoquez les coûts de construction. A mon avis, vous devez profiter du fait qu’il y a, actuellement, de nombreux touristes, en Terre Sainte. Certains d’entre eux arrivent des Etats Unis. Il faut donc s’efforcer de les faire venir à Richon Le Tsion, de leur montrer le chantier et de les convaincre qu'ils y apportent leur participation, immédiatement ou bien ici, en la transmettant à notre bureau.

De cette façon, il ne sera pas impossible de collecter une large partie des fonds nécessaires à la construction. Bien entendu, cela ne vous empêche pas de vous adresser officiellement au centre des Yechivot Tom’heï Temimim, ici-même, afin d’obtenir une aide substantielle.

Vous parlez de la visite d’un collecteur de fonds, dans ce but, en Afrique du sud. A l’heure actuelle, un collecteur pour la Yechiva Tom’heï Temimim qui se trouve ici est déjà dans ce pays(3). Il y restera sans doute encore pendant quelques semaines. Je ne sais pas s’il est judicieux qu’un autre collecteur d'une institution Loubavitch arrive juste après lui, d’autant que lui-même mentionne également la Yechiva de Lod.

Tout ce qui vient d’être dit a pour but de répondre à la question posée sur l’origine des moyens financiers. Mais, concrètement, on a pu vérifier, depuis que Loubavitch est engagé dans l’action communautaire, qu’au final, on trouve toujours les moyens nécessaires et tout rentre dans l’ordre, pour peu que les responsables ne baissent pas les bras, que leur confiance et leur empressement ne soient pas diminués.

Heureux est votre sort, puisque vous participez à tout cela. Puisse Dieu faire que vous multipliez votre ardeur et vos efforts. Ainsi, Dieu révélera Sa bénédiction, qui apportera la réussite à cette entreprise.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.I. Melov. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3653 et la lettre suivante. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3658.

Lettre n°3654

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3654, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir la lettre du distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Mena’hem Israël Melov(2), me décrivant la cérémonie de pose de la première pierre du bâtiment(3) de la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion, sur le terrain que vous avez eu le mérite d’acquérir, à cet effet.

Il est, bien sûr, inutile de vous rappeler la valeur et l’importance de ce qui a été accompli. En effet, des fruits et des fruits de fruits en découleront, jusqu’à la fin du monde, au sens le plus simple et également de la manière dont on peut le comprendre, d’après ce qu’explique la ‘Hassidout. C’est ainsi que l’on met un terme au voile et à l’occultation.

Sans doute influencerez-vous également vos amis et vos connaissances, afin qu’ils participent aussi, financièrement, à la construction de ce bâtiment, au delà des dépenses courantes. Nos Sages décrivent l’importance de ceux qui, en donnant de la Tsédaka, agissent avec largesse, pour leurs propres biens et pour ceux de leurs amis(4). Que ce mérite vous protège, de même que tous les membres de votre famille.

Avec ma bénédiction pour donner, au plus vite, de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.Shmotkin. (2) Voir la lettre précédente. (3) Voir la lettre n°3548 et la précédente. (4) Les conduisant donc à donner eux-mêmes de la Tsédaka.

Lettre n°3655

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3655, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la fin du mois de Sivan, dans laquelle vous évoquez une personne qui a un différend avec quelqu'un et qui donne l'assurance, si elle obtient la victoire dans son jugement, de se rapprocher de la pratique juive.

Vous pourrez sans doute lui expliquer que l'on ne doit pas procéder de cette façon. Cet homme souhaite que Dieu, tout d'abord, lui fasse confiance et, acceptant son engagement, qu'Il accède à sa requête. Par la suite, lui-même aura le choix de tenir parole ou bien de ne pas le faire. En effet, chaque Juif a deux âmes, une âme divine et une âme animale, un bon penchant et un mauvais penchant, qui entrent en lutte.

Il n'en sera pas de même s'il fait lui-même confiance à Dieu, Qui est tout puissant et, bien évidemment, ne subit aucune entrave. Même si, à titre exceptionnel, sa requête est exaucée, conformément à ce qu'il a demandé, il doit savoir qu'en tout état de cause, il reste tenu de mettre en pratique les Mitsvot, comme le demande notre Torah, Torah de vie. C'est ainsi qu'il connaîtra le bien, de même que les membres de sa famille, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3656

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3656, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Tamouz 5715,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav I.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Il y a environ un an, j'ai reçu la visite du Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, empli d'empressement, Rav Its'hak Gershtenkoren, fondateur de Bneï Brak, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, auteur, entre autres, du Neïm Zemirot Israël. Je lui ai promis de demander aux 'Hassidim qu'ils lui apportent leur aide, pour la diffusion de ce livre(2).

A la fois du mois de Tamouz ou bien au début de Mena'hem Av, celui-ci a l'intention de se rendre en Angleterre. En conséquence, je vous demanderais de lui réserver un bon accueil, lorsqu'il visitera Manchester. Dans la mesure du possible, vous l'aiderez à diffuser son livre. D'avance, je vous en remercie beaucoup.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

H. M. A. Hadakov(3),

Notes

(1) Cette lettre est vraisemblablement adressée au Rav Its'hak Dubov, de Manchester. Voir, à son sujet, la lettre n°3507. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2251 et 2661. (3) Le Rav 'Haïm Morde'haï Aïzik Hadakov, directeur du secrétariat du Rabbi.

Lettre n°3657

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3657, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu,

aux multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 15 Tamouz.

Je vous remercie de m'avoir annoncé une bonne nouvelle, puisque vous me dites que l'intervention chirurgicale subie par votre fils a été fructueuse. Je mentionnerai son nom, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu'il ait une prompte guérison et qu'il aille de mieux en mieux.

Je suis surpris que vous ne me communiquiez pas le contenu de la réunion 'hassidique du jour de la libération(2) et surtout les décisions concrètes qui ont été prises, à cette occasion. Comme vous le savez, des propos ne sont considérés comme inutiles uniquement lorsqu'ils sont vides de sens. Ils le sont également quand ce qui devrait modifier l'action concrète reste au stade de la parole et n'affecte pas du tout le comportement.

J'ai bien reçu votre livre, les Sippoureï 'Hassidim et je vous en remercie. Conformément à mon habitude et me basant sur la remarque de nos Sages, qui disent: Pensez-vous que je n'ai pas conscience qu'il ait bien parlé?(3), je vous joins quelques remarques, pour lesquelles vous voudrez bien m'excuser.

Vous avez sûrement reçu ma lettre, qui répondait à vos précédents courriers. J'attends de bonnes nouvelles, à propos de ce qui y est dit.

Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

N. B. Remarques d'ordre général:

A) En cette génération confuse, plus l'on peut clarifier et apporter des précisions, plus l'on est efficace. Dans l'endroit où l'on se trouve et de façon immédiate, cela peut ne pas sembler réellement utile. Cela le deviendra, en revanche, dans un autre endroit ou bien un peu plus tard. Il en est bien ainsi pour un recueil de récits sur les grands d'Israël, de toutes les époques et de tous les endroits(4).

Il est nécessaire de mentionner, en marge ou bien à la fin du livre, la référence de chaque histoire(5) et surtout son degré de fiabilité. S'il en est ainsi pour tous les chefs d'Israël, combien plus est-ce le cas pour les maîtres de la 'Hassidout. En effet, des informations imprécises et, parfois même, des falsifications, faites dans le but de nuire, ont causé beaucoup de tort à la diffusion de l'enseignement de la 'Hassidout, de ses usages et de ses pratique, auprès des cercles les plus larges.

Si l'on consulte les dernières lignes de votre livre et les deux pages de référence, quand on sait, en outre, à quel point vous êtes organisé, je suis sûr que vous connaissez l'origine de chaque récit que vous rapportez. Il serait donc judicieux de faire éditer maintenant les références de tous ces récits, sur un feuillet indépendant, ce qui réparera, au moins partiellement, cette lacune.

Dans la mesure du possible, il serait bon d'ajouter à cela quelques lignes pour exposer le degré de fiabilité des différents recueils de récits et de ceux qui les ont rédigés. Comme vous le savez, on retrouve ici deux situations extrêmes, c'est-à-dire, d'une part, ceux qui ont une fiabilité irréprochable et, d'autre part, ceux qui se trouvent dans le cas opposé. Mais, la plupart des auteurs se situent entre ces deux extrêmes.

Bien évidemment, on peut éditer un recueil de récits, même si l'on n'est pas certain de leur exactitude, dès lors que ceux-ci reflètent le mode de vie des 'Hassidim et de leurs descendants. Vous connaissez le dicton qui dit: Même si ce n'est pas vrai, cela aurait pu l'être. Néanmoins, compte tenu de la place que vous occupez parmi les 'Hassidim, il est à peu près certain que vos récits seront considérés comme parfaitement dignes de foi, d'autant qu'ils sont consignés dans un livre. Il est donc nécessaire d'affirmer une position claire, en la matière.

B) Pour faire suite à ce qui vient d'être dit, certains récits 'hassidiques suscitent l'étonnement. Quelques personnes qui les écoutent en déduisent que l'homme duquel il est question a agi à l'encontre de la Hala'ha ou, en tout état de cause, n'a pas adopté le meilleur comportement possible. Ceci modifie la manière dont elles perçoivent les détenteurs de la 'Hassidout et la 'Hassidout elle-même, alors que quelques adaptations, pour certaines expressions de ce récit, auraient permis de faire disparaître leur étonnement. Combien plus est-ce le cas lorsqu'il s'agit d'une traduction(6).

Je citerai ici deux exemples:

1. Le récit n°301, à partir de la page 309: Il y a là un fait contradictoire avec la fonction du Maguid(7). Plusieurs en concluront donc qu'en ayant recours au service d'un Maguid, on entendait se passer de l'effort nécessaire pour étudier la Torah, ou bien, en tout état de cause, lui donner une forme minimale.

Pour dire vrai, je me posai moi-même cette question depuis longtemps, lorsque j'ai eu connaissance d'un récit rapporté par mon beau-père, le Rabbi, au nom du Tséma'h Tsédek. A ce dernier, lorsqu'il était jeune, l'Admour Hazaken proposa de lui faire cadeau de la connaissance de la Torah. De la manière dont ce récit est énoncé, le Tséma'h Tsédek lui répondit que la Torah devait être acquise au prix de l'effort, qu'il voulait l'étudier par ses propres moyens et qu'il entendait donc consentir cet effort.

Mais, par la suite, il regretta de ne pas avoir accepté ce cadeau et il en expliqua la raison. Après avoir acquis toutes ses connaissances, il aurait encore pu introduire son propre effort et les approfondir. En effet, la Torah est plus longue que la terre. De la sorte, le Tséma'h Tsédek aurait cumulé les deux qualités à la fois, une connaissance plus large et un plus grand effort.

2. Le récit n°313: Rabbi Mechoulam Zoussya fit ouvrir une tombe et il demanda d'y pratiquer une fouille. D'après le Choul'han Arou'h, il est difficile de justifier une telle pratique. Or, une petite modification eut été suffisante, en la matière. On aurait pu dire qu'il ne s'agissait pas, à proprement parler, d'une tombe, mais que l'on se trouvait à proximité de celle-ci, dans ses quatre coudées. Dès lors, il n'y aurait plus eu lieu de s'étonner. De fait, en rapportant ce récit, on n'a pas nécessairement précisé que cela se passait effectivement à l'intérieur de la tombe, comme le retiendra le lecteur de ce livre.

A ce propos, on cite, à ce récit, une référence claire dans le Yerouchalmi. J'aimerais savoir si vous la connaissez et, le cas échéant, je vous remercie, par avance, de me la communiquer.

*

*

*

Concernant le montant qui a été collecté pour la fille aînée de cet homme, il me semble judicieux de les placer dans une caisse de bienfaisance fiable, dont l'objet est de venir en aide aux mariages, en Terre Sainte ou ici-même, jusqu'à ce qu'elle se marie et qu'elle en ait besoin.

Se préoccupe-t-on d'éditer les manuscrits du Rav E.Y. Rivlin(8)?

Peut-être, sans remettre en cause cette édition, ses descendants peuvent-ils publier immédiatement son livre Ohaleï Yossef(9). Celui-ci est épuisé depuis plusieurs dizaines d'années. Or, une édition par offset peut être très rapide. Le quatre vingt dixième anniversaire de sa disparition vient d'être célébré. On pourra sans doute y ajouter(10) une brève description de sa biographie, évoquer ses parents, ses descendants, les manuscrits qu'il possédait dans sa collection, ses voyages à Loubavitch.

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin de Jérusalem, auteur de l'Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, la lettre n°3405. (2) Du précédent Rabbi, les 12 et 13 Tamouz. (3) Le fait de formuler des remarques sur un livre ne remet pas en cause la qualité du travail accompli. (4) Ce qui est l'objet des Sippoureï 'Hassidim. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°3405 et 3732. (6) Ces récits sont présentés en Hébreu, alors que l'original est parfois en Yiddich. (7) Les prédicateurs qui, à l'époque, visitaient les communautés et leur faisaient des remontrances. (8) Le Rav Elyahou Yossef Rivlin, Rav de Drivin. Voir, à ce sujet, la lettre n°3763. (9) Voir, à ce sujet, les lettres n°3026, 3215 et 3763. (10) A ce livre.

Lettre n°3658

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3658, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yossef Halévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Il est sûrement inutile de vous rappeler ce dont nous nous sommes entretenus(2), à propos de l'Afrique(3), il y a deux ans. Il serait bon d'y rechercher des livres rares ou des manuscrits se trouvant chez ceux qui en ont hérité ou encore dans les synagogues, sans que personne ne les utilise, afin de les envoyer ici.

Si cela s'avère nécessaire, on pourra les échanger contre des livres parus aux éditions Kehot, ce qui présentera un autre avantage, celui de placer des livres de 'Hassidout, au moins un Sidour ou un Ma'hzor, dans telle synagogue ou bien chez telle personne. Je vous remercie d'avance pour ce que vous pourrez faire, dans ce domaine.

Notes

(1) Le Rav Y.Weinberg. Voir, à son sujet, les lettres n°2213 et 3718. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°2213 et 2965. (3) Du nord. Voir, à ce propos, la lettre n°3653.

Lettre n°3659

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3659, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au distingué 'Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav 'Haïm(1), le Cho'het,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Pin'has. Vous avez sûrement déjà reçu ma réponse à votre précédent courrier.

J'ai appris, avec satisfaction, par votre lettre, que vous vous occupez du Maamad(2). De la sorte, vous connaîtrez sûrement une réussite accrue, pour votre état de santé et dans vos préoccupations personnelles.

J'espère que vous recherchez énergiquement un moyen d'enseigner publiquement la Torah, de la façon qui convient. Tout d'abord, l'apport moral en sera considérable. De plus, on peut espérer qu'avec le temps, il en résultera également un bien matériel.

Bien évidemment, tous les frais que vous occasionne le Maamad doivent être déduits de ce qui est collecté. Vous connaissez le récit que rapporta, à ce sujet, mon beau-père, le Rabbi. Lorsque son père, le Rabbi Rachab, dont le mérite nous protégera, confia une mission à Pétersburg au Rav Chmouel Gurary, qui était immensément riche, il lui donna un montant de sa caisse, pour couvrir ses frais. Or, ce 'Hassid, le Rav Chmouel était extrêmement aisé et, bien entendu, particulièrement satisfait d'avoir reçu une telle mission. Malgré cela, le Rabbi insista pour que les frais soient pris en charge par sa caisse. Certains textes en expliquent la raison.

Conformément à votre demande, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous soyez en bonne santé, que vous ayez de longs jours et de bonnes années.

Que Dieu vous accorde la réussite, afin que vous donniez de bonnes nouvelles, de vous-même, des membres de votre famille et de tout votre entourage.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav H.Plotkin. Voir, à son sujet, la lettre n°2044. (2) Collecte de fonds pour les réalisations spécifiques du Rabbi.

Lettre n°3660

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3660, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Its'hak Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie pour votre lettre du 14 Tamouz, dans laquelle vous me décrivez la réunion 'hassidique qui a eu lieu. Vous me dites, avant tout, que de bonnes décisions ont été prises, pour toute l'année et qu'elles devront être mises en pratique.

Puisse Dieu faire que se prolongent, tout au long de l'année, l'enthousiasme et également la joie. Comme vous le savez, une autre lecture de l'affirmation selon laquelle quand commence Av, on diminue sa joie affirme que: l'on diminue l'aspect malencontreux d'Av grâce à la joie.

En effet, l'Injonction Servez Dieu dans la joie s'applique tout au long de l'année, comme le précise également le Rambam, à la fin des lois du Loulav.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Vos remarques sur le recueil de lois ont été transmises à leur auteur(2).

Notes

(1) Le Rav I.Huberman. Voir, à son sujet, la lettre n°2629. (2) Il s'agit du Kovets Likouteï Dinim, du Rav Morde'haï Zeev Gringlass, paru aux éditions Kehot en 5611-1951. Voir, à ce sujet, la lettre n°1137.

Lettre n°3661

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3661, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Tamouz, dans laquelle vous me dites que vous avez beaucoup entendu parler de la 'Hassidout 'Habad et de ce qui la concerne. Vous aimeriez obtenir différentes précisions, à ce sujet.

Vous comprendrez qu'il est difficile d'expliquer une conception profonde dans un cadre épistolaire et, encore plus, de présenter les nombreux aspects d'un système aussi large que celui-ci. Vous pourrez sûrement vous procurer les fascicules et les causeries qui sont actuellement disponibles en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Vous y trouverez une explication satisfaisante sur tout cela. Vous consulterez, en particulier, le Kountrass Torat Ha 'Hassidout et le Kountrass Limoud Ha 'Hassidout.

Néanmoins, la lecture d'un livre n'est pas toujours suffisante et vous vous efforcerez donc de rencontrer les guides spirituels, enseignant la 'Hassidout, qui se trouvent dans la ville sainte de Jérusalem, à la Yechiva Tom'heï Temimim de Lod, à Kfar 'Habad. A n'en pas douter, ceux-ci apporteront des réponses à nombre de vos questions.

Vous me demandez si un homme doit rechercher et trouver quelqu'un qui l'écoutera. Vous voulez dire qu'il l'écoutera avec soumission. En effet, s'il obtient des explications logiques, on ne peut pas dire qu'il se soumet à lui, dès lors qu'il comprend personnellement pourquoi il doit en être ainsi.

La réponse à cette question est bien évidente. Elle est énoncée par la Michna: Fais-toi un Rav(1). Certains commettent l'erreur de penser qu'il s'agit là uniquement d'étude et de compréhension de la Torah. Or, ceci est partie intégrante de la Mitsva d'étudier la Torah et l'on ne peut pas réellement employer, à ce sujet, le verbe Fais, évoquant la contrainte et la soumission. Profondément, on met bien ce Précepte en pratique de la manière que vous avez décrite(2).

Conformément aux principes établis de l'enseignement, une action concrète(3) est plus forte qu'une loi tranchée. Or, dans la pratique, on peut observer que tous ceux qui adoptent cette règle appliquent scrupuleusement la Torah et les Mitsvot, avec crainte de Dieu. Ils ne s'en remettent pas uniquement à leur entendement, ne se fient pas à leur compréhension, en dernière instance. De fait, à eux également s'applique l'affirmation selon laquelle la corruption aveugle les yeux des sages. Combien plus…(4).

Cette règle ne signifie pas qu'en pareil cas, on comprend logiquement que l'autre a raison, mais l'on agit contre sa propre perception. En fait, la corruption altère l'intellect et, même en commettant une erreur, on est convaincu d'avoir raison.

Or, il s'agit ici d'un bien limité qui est accordé à un homme(5). Pour autant, le verdict s'en trouve modifié. Combien plus est-ce le cas quand il s'agit du corps et de l'âme animale, laquelle inclut en elle le mauvais penchant. Il est dit, en effet, que l'amour (propre) recouvre toutes les fautes.

De plus, comme je l'ai dit, il y a déjà une référence concrète, en la matière. Ceux qui ont raisonné de la sorte n'ont pas été capables de surmonter l'épreuve, lorsque celle-ci durait un certain temps. Il n'en a pas été de même pour ceux qui ont adopté le principe: Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons, non seulement à Chavouot(6), mais aussi tout au long de l'année.

Bien évidemment, j'ai été très surpris de lire, dans votre lettre, l'objection selon laquelle des centaines de Juifs rejettent la soumission. Car, c'est là le discours de ceux qui veulent détourner et écarter d'autres personnes du service de Dieu. C'est cette même objection qui fut soulevée devant le premier Hébreu, notre père Avraham. En effet, le Midrach dit qu'il fut appelé Avraham l'Hébreu(7), parce qu'il se tenait d'un côté, alors que le monde entier se trouvait de l'autre côté.

Certes, Adam, le premier homme, 'Hano'h, Mathusalem étaient également des Justes parfaits, mais ils possédaient plusieurs disciples. Il n'en fut pas de même, en revanche, à l'époque d'Avraham(8). Et, il est dit que Avraham était unique. Il hérita de la terre. Et, quiconque étudie, même superficiellement, la Boraïta qui est citée à la fin du traité Sotta y reconnaîtra la situation qui prévaut, à l'heure actuelle, jusque dans le moindre détail.

Vous connaissez la règle énoncée par nos Sages, à ce sujet et en pareil cas. L'homme n'a que ce qu'il voit de ses yeux, alors que Dieu sonde les cœurs. Chacun doit considérer que lui-même et le monde entier se trouvent sur une balance en équilibre. Par chaque action, y compris celle qui semble être la plus insignifiante, on peut donc les faire pencher du côté du bien.

Dès lors, les Juifs seront immédiatement libérés. L'honneur de Dieu se révélera et toute chair ensemble verra…(9). Toutes les questions que l'on peut se poser, en la matière, émanent de l'habileté du mauvais penchant, qui soulève une interrogation, lui donne une formulation logique, lui fait même porter un voile de sainteté. Et, si on l'écoute, ce qu'à Dieu ne plaise, aujourd'hui, il dit: fais cela…et(10) enfin, il dit: Va servir les idoles.

Que Dieu vous accorde la réussite afin que vous puissiez fixer, au plus vite, une étude de la partie profonde de la Torah, dont vous appliquerez les termes à votre propre personne. La condition, pour pouvoir intégrer notre sainte Torah, est l'acceptation de la règle selon laquelle nous ferons et (ensuite) nous comprendrons. C'est alors que vous serez heureux, non seulement moralement, mais aussi physiquement.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3394. (2) C'est-à-dire en se soumettant à ce Rav. (3) De la part du maître. (4) Est-ce le cas pour ceux qui ne sont pas encore des Sages. (5) Pour le corrompre. (6) Lorsque la Torah fut donnée parce que les enfants d'Israël firent cette proclamation. (7) Ivri, Hébreu, signifie également celui qui traverse pour aller de l'autre côté. (8) Qui était seul. (9) Que la bouche de Dieu parle. (10) Progressivement.

Lettre n°3662

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3662, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu

aux multiples accomplissements, empli d'empressement,

le Rav 'Hananya Yossef Yom Tov Lippa(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat et à celles qui la précédaient. Comme vous me le demandez, je mentionnerai le nom de tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu'ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, selon ce que vous écrivez dans votre lettre. Puisse Dieu faire que vous m'annonciez bientôt de bonnes nouvelles de tout cela.

J'ai demandé, à différentes reprises, ce qu'il en était du Mikwé de Postville(2). On m'a répondu que vous avez donné des instructions précises, à ce sujet et cela est sûrement vrai.

Vous me dites que vous avez également évoqué la question d'un Mikwé à Spring Valley et j'en suis satisfait. Néanmoins, votre lettre n'indique pas clairement qui est ce Rav Gordon. Plusieurs Rabbanim portent ce nom. Vous ne précisez pas de quelle ville ou de quel village il est. Vous le ferez sans doute, à la prochaine occasion.

Vous voudrez bien m'excuser de ne pas avoir répondu en temps et en heure à vos courriers précédents, du fait de mes nombreuses occupations. Pour la même raison, je n'ai pu consulter attentivement le sixième tome de votre livre(3), comme vous me l'avez demandé. Et, différentes activités se profilent encore, à l'avenir. Je dois, en particulier, préparer l'édition des ouvrages de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera. Ceci est, en effet, d'actualité. C'est un moyen de se préparer au mois d'Elloul, qui approche.

Dieu fasse que vous grandissiez la Torah, quantitativement et que vous l'embellissiez, qualitativement, avec une véritable largesse d'esprit.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Je vous ai écrit(4) que je n'avais pas trouvé cette même affirmation formulée par ailleurs. Vous mentionnez le compte des Mitsvot de l'auteur du Or Ha Chanim. Certes, je n'ai pas oublié le traité Nidda, à la page 13, référence sur laquelle se base cet auteur pour l'introduire dans le compte des Mitsvot, comme il le dit lui-même dans son livre. Néanmoins, d'après ce que j'ai pu voir jusqu'à maintenant, il est le seul, parmi tous ceux qui établissent le compte des Mitsvot, à être de cet avis. Il faut en conclure que, selon les autres, la Guemara n'est qu'un appui, qu'une allusion.

Je vous joins un fascicule, qui relate la suite de l'emprisonnement(5). Celui-ci a été édité pour les jours de la libération, les 12 et 13 Tamouz, dates de notre délivrance et de la libération de nos âmes. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.

Notes

(1) Le Rav H.Y. Y. T. L. Deutsch. Voir, à son sujet, les lettres n°2992 et 3705. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2992 et 3189. (3) Le Taharat Yom Tov. (4) Dans la lettre n°2642. Voir également la lettre n°3783. (5) Du précédent Rabbi.

Lettre n°3663

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3663, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Votre lettre du 16 Tamouz, qui faisait suite à un long silence, m'est bien parvenue. Vous évoquez l'attribution de prix(1) à ceux qui font preuve d'ardeur ou participent à la prière.

Vous devez déterminer ce qui se pratique dans les autres Yechivot. Il ne faut pas, bien évidemment, prêter à penser qu’on passe “ d’une sainteté élevée vers celle qui l’est moins ”(2). Il en sera de même pour les périodes de vacances, à la Yechiva. Et, de fait, on ne peut pas se contenter de ne pas être inférieur aux autres Yechivot. Dans votre ville, on doit, en effet, savoir ce qu’est une Yechiva ‘hassidique.

Vous me dites que telle personne vous propose d’étudier le Ets ‘Haïm(3). Il est clair qu’en le faisant, on apprend bien la Torah de Dieu et même son enseignement profond. Néanmoins, lorsque l’on étudie les mêmes concepts dans la ‘Hassidout ‘Habad, on les comprend de manière satisfaisante et l’on écarte les commentaires indésirables, ce qu’à Dieu ne plaise. Il n’en est pas de même lorsque l’on ne dispose pas de ces explications(4). Il convient alors d’être prudent.

De fait, vous reproduisez vous-même, dans votre lettre, le Choréch Mitsva Ha Tefila(5), au chapitre 2, citant le Baal Chem Tov et ceci permet de répondre à votre question sur la manière d’accorder ces propos du Baal Chem Tov avec ce qui est rapporté, dans différents textes, concernant la nécessité d’étudier la ‘Hassidout.

Vous expliquerez donc tout cela à cette personne, en des termes qu’elle pourra comprendre. Vous lui montrerez clairement que, si elle étudie le saint Zohar, elle doit, encore plus clairement, apprendre également l’enseignement de ‘Habad, conformément à la parole du Baal Chem Tov, précédemment citée.

Vous rappelez ce que dit le Choréch Mitsvat Ha Tefila dit, au chapitre 7, à propos de la phrase “ Que l’Attribut de Miséricorde se dévoile pour nous ”(6). J’en suis surpris car l’explication de ce passage figure dans différents textes, en particulier à la fin du fascicule n°115, à la page 48, dans une note(7). Vous trouverez la réponse à toutes ces questions dans les références qui y sont citées.

Vous évoquez le commentaire du Soulam sur le Zohar. Je l’ai uniquement consulté pendant quelques instants et cela est, bien sûr, insuffisant pour émettre un avis. Je ne possède pas ce livre. D’après ce que l’on dit, il introduit une manière spécifique d’interpréter le Ets ‘Haïm et le Zohar. Pour notre part, nous suivons la voie royale, celles qui est tracée par les maîtres de la ‘Hassidout.

Vous m’interrogez également sur l’enseignement profond de la Torah, que l’Admour Hazaken, au début du second chapitre de ses lois de l’étude de la Torah(8), inclut dans le tiers du temps d’étude que l’on doit consacrer au Talmud, alors que, selon le Likouteï Torah Vaykra, à la page 5c, il appartient au tiers consacré à la Loi Ecrite. En fait, tout dépend de la partie de l’enseignement profond que l’on étudie, selon qu’il s’agisse du commentaire des versets de la Loi Ecrite ou bien d’une analyse raisonnée(9). C’est ce qui peut être déduit des différentes formulations que l’on trouve dans le Likouteï Torah, le Rambam et le Sifteï Cohen. Le Choul’han Arou’h cite les références exactes.

On peut déduire de tout cela qu’il est possible d’étudier l’enseignement profond de la Torah comme on le ferait pour la Hala’ha tranchée, mentionnée par la Michna et le Talmud, lesquels sont liés au monde spirituel de Yetsira et appartiennent au tiers consacré à la Michna.

Ceci permet de comprendre ce que dit le Peri Ets ‘Haïm, porte du comportement de l’étude, page 84b et d’autres textes, selon lesquels le Midrach et la Haggada sont liés à Yetsira. Malgré cela, le Likouteï Torah écrit, à cette référence, que l’enseignement profond de la Torah appartient au monde d’Assya et à la Loi Ecrite, dont il est même l’aspect essentiel.

Le Talmud est lié à Brya et la Hala’ha tranchée qu’il comporte, à Yetsira. C’est bien évident.

Notes

(1) Aux élèves de la Yechiva. (2) Que les règles, à la Yechiva Loubavitch, sont inférieures à celles qui existent dans les autres Yechivot. (3) De Rabbi ‘Haïm Vital, l’un des ouvrages fondamentaux de la Kabbala du Ari Zal. (4) Celles de la ‘Hassidout. (5) Dans le Dére’h Mitsvoté’ha, du Tséma’h Tsédek. (6) Figurant dans le rituel de Yom Kippour, bien qu’il soit interdit d’adresser sa prière à un Attribut de Dieu, plutôt qu’à Dieu Lui-même. (7) Qui est reproduite dans le Séfer Haminhaguim ‘Habad, à la page 64. (8) Voir également le Likouteï Si’hot, 19 Kislev 5748, au paragraphe 3. (9) S’apparentant au Talmud.

Lettre n°3664

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3664, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva et du Talmud Torah

de Sfarya Kfar ‘Habad, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis satisfait que vous ayez intégré de nouveaux élèves, venus des écoles du réseau(1). Vous redoublerez sûrement d’ardeur afin qu’il en soit encore ainsi, à l’avenir. Pour différentes raisons, il serait bon de créer une classe réservée à de tels élèves.

Il est sans doute inutile de vous rappeler la nécessité d’avoir un programme spécifique pour la période des vacances. Et, celui-ci doit être préparé à l’avance. Conformément au dicton de nos saints maîtres(2) “ tout se passe de la manière dont cela a été engagé ”. Et, il en est bien ainsi pour les activités des vacances.

Pour différentes raisons, il serait bon qu’à Kfar ‘Habad, les études soient interrompues, durant les vacances, pendant le moins de temps possible, conformément à ce qui a toujours été la coutume juive. Car, si une telle attitude est positive dans toutes les villes et dans tous les villages, combien plus l’est-elle dans une implantation de ‘Hassidim.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3436.

Lettre n°3665

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3665, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Tamouz, dans laquelle vous me faites part de votre état de santé. Vous me dites que, par le passé, il est arrivé que vous ne parveniez malheureusement pas au terme de votre grossesse.

En pareil cas, il convient de renforcer sa confiance en Dieu, Qui accorde Sa divine Providence à chaque Juif et à chaque Juive. Il est la perfection du bien et vous prodiguera Sa bonté et Son bienfait, un bien visible et tangible.

Plus votre confiance sera grande et plus vous adopterez scrupuleusement le comportement des femmes juives vertueuses, en respectant la pureté familiale, la pudeur, en dirigeant votre foyer(1), de façon générale, plus vous hâterez et multiplierez la bénédiction, en tous vos besoins, globalement et pour avoir un enfant, en particulier.

En tout domaine, il faut systématiquement avoir recours aux voies de la nature. Vous interrogerez donc un médecin spécialiste, qui vous indiquera quel comportement il convient d’adopter, pendant la période de la grossesse. Vous éviterez, en particulier, de porter de lourds fardeaux, de courir plus qu’à l’accoutumée.

Lorsque vous serez enceinte, en un moment bon et fructueux, vous ne ferez pas connaître votre état(2), si ce n’est aux plus proches, jusqu’au début du cinquième mois de grossesse.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

N. B. : Si les Mezouzot de votre maison n’ont pas été vérifiées pendant les douze dernières mois, il serait bon de le faire maintenant.

Notes

(1) En y adoptant le comportement qui doit être celui d’une femme juive. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2436.

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